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interviewRMC — Face à Face· 22 novembre 2024 22 min

Face à Face : Agnès Pannier-Runacher - 22/11

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC Face à Face Apolline de Malherbe Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Agnès Pannier-Runacher Bonjour Apolline de Malherbe Merci d'être dans ce studio ce matin et en particulier ce matin parce qu'on a besoin avec vous de faire le premier bilan bilan de cette nuit, de neige, de verglas les questions nombreuses sur l'électricité, le chauffage, les transports Vous êtes la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques précisément, premier épisode hivernal avec encore ce matin de nombreux points noirs le doux, l'A36, il y a encore 150 camions qui sont plantés par le verglas il y a également l'A28, il y a également le sud de l'île de France on va y revenir mais je voudrais qu'on commence par le doux parce que c'est là que ça a été le plus compliqué la nuit dernière et encore au moment où l'on se parle on parle de près de 1000 camions qui se sont engagés je voudrais que vous écoutiez le témoignage de Morgan Morgan il est directeur commercial, c'est donc un particulier il était bloqué, bloqué sans aucune aide toute la nuit sur l'autoroute il m'a appelé ce matin sur RMC

1:11
Auditeur

c'est du n'importe quoi, franchement les poids lourds ils se mettent sur les trois voies et ils sont au travers moi je suis bloqué au moins jusqu'à 10h ce matin les poids lourds sont à tarif de rouler avant 10h et comme ils ont un bien-être partout on ne pourra pas rouler dans le doux, franchement j'assure moi je vais énormément dans le doux il y a tout le temps de la neige, il y a du verglas et là il n'y a personne

1:29
Agnès Pannier-Runacher

il n'y a personne alors d'abord juste repréciser de quoi on parle c'est un événement hivernal précoce qui est remarquable mais qui n'est pas exceptionnel c'est pour ça que ça m'inquiète je vais vous dire deuxième chose lorsqu'on place à peu près un tiers de la France en vigilance orange c'est parce qu'il y a la volonté de faire appliquer des consignes de sécurité des consignes de sécurité qui ont vocation à s'appliquer à tout le monde et en particulier aux poids lourds lorsqu'on interdit la circulation des poids lourds c'est pour que cette circulation est dangereuse pour les poids lourds elle est dangereuse pour les autres véhicules donc ça c'est le premier point deuxième chose évidemment les forces d'intervention elles sont déployées sur tout le territoire et François Durouvray qui est le ministre des Transports était en cellule de crise hier soir tard pour s'assurer que là où on pouvait intervenir

2:29
Présentateur

les forces de secours étaient bien en intervention je vous arrête tout de suite sur un des points que vous avez immédiatement répondu à Morgane vous dites ça a vocation à s'appliquer à tout le monde sous-entendu et c'est ce que j'entends à la fois dans votre propos et dans celui de la directrice de cabinet du préfet du Doubs que j'ai eu en ligne ce matin sur RMC qui laissait quand même entendre qu'il y avait une forme de responsabilité des poids lourds à ne pas avoir suivi les consignes

2:54
Agnès Pannier-Runacher

vous imaginez bien que si on interdit aux poids lourds de circuler c'est parce qu'on sait que s'ils s'engagent dans les conditions climatiques météorologiques en l'occurrence sur la route c'est qu'il y a un risque pour eux et évidemment il peut avoir un risque ils n'ont pas suivi ces consignes une partie des poids lourds n'ont pas suivi ces consignes lorsqu'il y avait interdiction de circuler et qu'on a des poids lourds sur la route c'est que les consignes n'ont pas été suivies maintenant il ne faut pas pleurer sur le lait renversé il faut intervenir et c'est pour ça que les forces de secours sont en intervention et ces interventions sont rendues plus difficiles et moi encore une fois je mesure ce que c'est de rester coincé toute la nuit sous la neige dans sa voiture dans son camion parce qu'on s'est engagé sur la route peut-être on n'a pas eu la bonne information je peux l'entendre mais c'est aussi cette culture du risque que nous devons collectivement développer lorsqu'on donne des consignes de sécurité c'est pas pardonnez-moi l'expression triviale pour emmerder les gens c'est pour les protéger et on voit bien avec la répétition d'événements climatiques et encore une fois celui-là n'est pas exceptionnel que ces consignes elles sont importantes

4:04
Présentateur

j'ai envie de dire raison de plus si cet épisode-là n'est en effet pas si exceptionnel au fond qu'il neige dans le doux c'est pas non plus très surprenant et ça n'est que le premier effectivement de l'hiver qui arrive Agnès Pannier-Runaché est-ce que désormais en tirant justement les leçons et on va refaire un point dans un instant parce que l'épisode n'est pas non plus derrière nous et il y a également la 28 et il y a encore des camions coincés sur la 36 mais en commençant à tirer les premières leçons est-ce que ça veut dire qu'il faut peut-être davantage de sanctions pour ceux qui ne respecteraient pas les alertes les consignes la discipline demandée moi ce qu'on va faire

4:37
Agnès Pannier-Runacher

avec François Durovré qui est le ministre des transports c'est d'abord de faire un retour d'expérience de cet épisode et de voir si effectivement dans notre communication on doit être encore plus clair si c'est les bons canaux de communication mais effectivement c'est un appel aussi à la responsabilité individuelle et c'est ce message que je veux marteler lorsqu'on donne ces consignes de sécurité lorsque ce sont les forces de secours qui les donnent lorsque ce sont les préfectures c'est fait pour protéger les français c'est pas fait pour être contraignant inutilement il y a une réalité d'intervention de secours une réalité de prise en compte du risque derrière et donc vraiment j'invite chacun à les respecter c'est un sanction ?

pas sanction ? on n'y est pas moi je veux dire encore une fois les gens aujourd'hui

5:22
Présentateur

ils sont coincés sur la route parce qu'après la responsabilité dont vous parlez effectivement quelqu'un comme Morgane mais j'ai eu de très nombreux auditeurs qui m'ont appelé cette nuit qui se retrouvent effectivement parce que certains semble-t-il si j'écoute le scénario qui s'est dessiné à la fois à travers vos propos et ceux de la directrice de cabinet du préfet du Doubs c'est qu'effectivement certains ont été non seulement imprudents mais même ont bravé les interdits et avec les conséquences de très nombreux naufragés qui ont dû passer la nuit dans la voiture

5:48
Agnès Pannier-Runacher

mais si vous le permettez Apolline de Malher d'abord on va intervenir pour faire en sorte que ces personnes arrivent à bon port c'est l'urgence et on le fait et ensuite on regardera concrètement ce qui s'est passé moi je ne suis pas là pour donner des bons points et des mauvais points je suis là pour que ça se passe bien et mon collègue au transport

6:03
Présentateur

avant de faire le bilan sur l'électricité le bilan humain également on reste sur les transports il y a également donc l'A28 notamment sur le tronçon entre Rouen et Le Mans où il y a eu là encore de nombreux naufragés de la route qui m'ont appelé pour alerter ce matin est-ce que vous savez où ça en est ce matin ?

6:19
Agnès Pannier-Runacher

Alors c'est là aussi encore compliqué les forces de secours sont en intervention je n'ai pas précisément le nombre de véhicules qui sont encore bloqués puisque ça évolue vraiment de minutes en minutes mais ça n'est donc pas terminé

6:35
Présentateur

au moment où l'on se parle Agnès Pannier-Runacher il y a également le sud de la région parisienne la N104 intérieure au sud de Paris qui est coupée suite à un important accident lié aux conditions météo de verglas il y a des automobilistes qui sont bloqués derrière je crois que juste avant que je rentre dans ce studio on me parlait d'un bouchon estimé à deux heures minimum est-ce que vous savez là encore quelles sont les perspectives qu'on peut donner à ceux qui nous regardent ou qui nous écoutent ?

7:02
Agnès Pannier-Runacher

Là aussi la situation évolue de minute en minute les forces de secours sont en intervention notre objectif est de dégager le plus rapidement possible la chaussée de façon à rendre la circulation plus fluide on sait que le matin c'est un moment de tension puisque beaucoup de voitures sont sur la route et je le redis si on peut éviter de circuler et je sais que c'est pas facile et je sais que tout le monde n'a pas cette liberté mais ça facilitera aussi l'intervention des forces de secours le dégagement des arrêts

7:31
Présentateur

Votre appel à ceux qui le peuvent de ne pas s'engager sur ces secteurs je rappelle qu'il y a toujours 29 départements en vigilance orange qui vont de la Normandie jusqu'à la Franche-Comté bilan humain est-ce qu'il y a à déplorer des accidents graves ou des blessés ?

7:47
Agnès Pannier-Runacher

À ce stade nous n'avons pas d'informations en ce sens et nous sommes toujours à compter et puis on est en train de regarder surtout la dimension électricité puisque vous savez que nous sommes montés au milieu de la nuit jusqu'à 270 000 clients coupés de l'électricité foyers privés d'électricité nous sommes intervenus en pilotage de réseau c'est-à-dire que compte tenu des conditions de sécurité des conditions météorologiques il n'était pas possible de faire des interventions partout même s'il y a 2600 agents d'Enedis et sous-traitants qui sont aujourd'hui sur le terrain mais toute cette nuit c'est par pilotage à distance qu'on a pu récupérer 70 000 foyers 70 000 foyers

8:34
Présentateur

récupérés ça veut dire qu'il en reste 200 000 qui sont pris d'électricité au moment où on se parle

8:38
Agnès Pannier-Runacher

200 000 à 7 heures donc on continue à dépanner moi mon point date de 7 heures il a dû s'améliorer l'objectif d'Enedis c'est de rétablir l'électricité d'ici demain soir demain soir demain soir pour 90% des foyers et dimanche soir pour la totalité pourquoi ? parce que le phénomène de neige que nous avons la neige est lourde elle verglace elle casse les lignes et donc ce sont des interventions qui sont complexes il faut rétablir les lignes quand c'est un arbre qui tombe sur une ligne on y arrive rapidement lorsque c'est la neige et qu'elle casse la ligne façon puzzle c'est malheureusement

9:18
Présentateur

on entend bien on entend bien même si ça doit être terrible pour ceux qui peut-être nous écoutent sur une radio à pile et qui se disent qu'ils vont devoir attendre encore peut-être 24 heures

9:27
Agnès Pannier-Runacher

nous nous faisons le maximum 2500 personnes déployées des hélicoptères des drones pour faire la reconnaissance c'est vous dire la nature des moyens qui sont déployés Enedis c'est sur le terrain en cellule de crise 24 heures sur 24 mais effectivement 200 000 foyers privés d'électricité à cette heure est l'objectif de résoudre la situation pour 90% d'entre eux d'ici demain soir

9:51
Présentateur

Quel premier bilan vous pouvez tirer aussi de la question de la prévention je le disais vous êtes non seulement la ministre de la transition écologique mais également de la prévention des risques est-ce qu'effectivement face à un épisode qui doit être un épisode relativement banal de début d'hiver vous vous dites il y a quand même des choses des leçons à tirer des choses à améliorer pour que les prochains épisodes neigeux à venir ne provoquent pas une telle pagaille d'abord redire

10:13
Agnès Pannier-Runacher

que c'est un épisode qui a touché une grande partie de la France on était à peu près à la moitié voire la moitié du territoire deuxième chose effectivement il faut améliorer notre culture du risque le fait que ces consignes de vigilance de comportement ne soient pas respectées par tout le monde est un problème et il faut balayer devant notre porte encore une fois

10:37
Présentateur

vous dites pour l'instant il n'y aura pas de sanctions mais ça veut dire qu'effectivement ceux qui n'ont pas respecté ces consignes vous espérez qu'en quelque sorte les conséquences que cela a eu suffisent à plaider pour les respecter la prochaine fois je veux surtout comprendre

10:53
Agnès Pannier-Runacher

pourquoi ils se sont engagés sur le nouveau des termes

10:56
Présentateur

d'aller bosser

10:57
Agnès Pannier-Runacher

c'est à dire que

10:57
Présentateur

pour nombre d'entre eux ce sont des chauffeurs routiers

10:59
Agnès Pannier-Runacher

est-ce qu'il faut voir avec leur patron est-ce que c'est au niveau des entreprises qu'il faut agir est-ce qu'il se fait au niveau particulier est-ce que l'information n'est pas arrivée jusqu'à eux est-ce que le fait qu'on soit régulièrement en vigilance orange finit par donner l'impression que ce n'est pas grave et que du coup on s'engage quand même il faut comprendre il faut analyser très simplement on n'est pas là pour donner des leçons on est là pour que ça se passe mieux la prochaine fois et on fera le point encore une fois avec mon collègue ministre de transport puisqu'on a un sujet transport ensuite il y a le sujet électricité sur le sujet électricité là on est sur un sujet technique c'est à dire comment fait-on pour protéger les lignes électriques lorsqu'il y a du vent lorsqu'il y a de la neige la seule manière de les protéger c'est de les enterrer c'est un coût d'investissement considérable et ça pose aussi un sujet puisque lorsqu'on les enterre c'est au moment des inondations qu'on a des problèmes vous voyez bien qu'il n'y a pas de solution miracle dans ces moyens-là par rapport à ça et ensuite est-ce qu'on a les bons moyens et là Enedis est en train de déployer des moyens importants moi je suis en relation avec la patronne d'Enedis avec ma ministre déléguée à l'énergie qui est sur le pont pour suivre cela pour voir si aussi on peut mieux s'équiper pour permettre de traiter ce type de situation

12:16
Présentateur

Agnès Pannier-Inaché vous évoquiez à l'instant le ministre des transports vous êtes plutôt ministre des transports ou ministre de l'économie je vais repréciser pour ceux qui ne l'auraient pas en tête hier matin dans les colonnes du journal Le Parisien le ministre de l'économie qui est pourtant normalement censé défendre son propre budget met tête en garde contre des taxes qui sont dans son budget alors c'est difficile à comprendre mais en particulier il parlait de l'impôt de trop si je le cite et l'impôt de trop c'est en particulier une taxe qu'on appelle taxe mobilité qui sera payée par les entreprises pour financer justement notamment des transports publics etc et donc sur mon antenne sur RMC hier matin le ministre des transports a non seulement défendu sa propre taxe cette taxe mobilité mais il a aussi taclé les propos du ministre de l'économie estimant qu'il n'avait pas à si je puis me permettre laver le linge sale hors de la famille de la famille du gouvernement

13:12
Agnès Pannier-Runacher

alors alors Apolline de Malher moi je suis solidaire du gouvernement et j'appartiens à une famille politique ensemble pour la république qui est la famille politique d'Antoine Armand le ministre de l'économie ce que pointe Antoine Armand et avec beaucoup de mesures et de responsabilités c'est la question de la compétitivité de nos entreprises c'est la question de leur capacité à créer de l'emploi à un moment où l'économie est en train européenne est en train de tousser et où il faut faire attention à ne pas créer des chômeurs donc je suis évidemment

13:45
Présentateur

vous n'êtes même pas tiraillé en fait vous êtes du côté du ministre de l'économie vous partagez la même vision de la politique et de la dépense publique que lui

13:53
Agnès Pannier-Runacher

nous avons une conviction depuis 7 ans maintenant qui est de dire il faut faire en sorte qu'il faut donner aux entreprises

14:01
Présentateur

sauf que vous bossez pour un premier ministre qui est issu des rangs de l'air

14:03
Agnès Pannier-Runacher

de Malher il faut donner les moyens aux entreprises de créer de l'emploi on est à un moment où on commence à avoir des plans sociaux où le taux de chômage repart à la hausse il faut être extraordinairement vigilant je ne crois pas que c'est faire de la polémique de poser ce sujet là qui intéresse les françaises

14:21
Présentateur

quand on est le ministre de l'économie et qu'on alerte sur les dérives de son propre budget c'est vrai que c'est saugrenu non je crois que c'est important

14:30
Agnès Pannier-Runacher

d'être en responsabilité je sais que le premier ministre il est à l'écoute moi j'avais alerté sur mon budget il y a un mois vous aviez d'ailleurs alerté

14:37
Présentateur

à ce même micro vous aviez dit combien il était important pour vous d'avoir un budget plus conséquent vous estimiez que le budget qui vous était octroyé n'était pas suffisant est-ce qu'au moment où l'on se parle Agnès Plunier-Runacher vous avez obtenu un certain nombre de garanties

14:55
Agnès Pannier-Runacher

le premier ministre en tout cas était à l'écoute il a augmenté le fonds qui permet d'accompagner l'adaptation au changement climatique de 30% c'est le fonds Barnier il a et c'était aussi un combat de mes collègues Marc Ferracci et Antoine Armand à l'industrie à l'économie débloquer une enveloppe d'1,6 milliard d'euros pour la décarbonation de l'industrie c'est essentiel si on veut continuer à être compétitif et créer de l'emploi on a de bonnes discussions sur le fonds Chaleur donc bien sûr qu'il est à l'écoute et je sais qu'il est à l'écoute de la famille politique qui aujourd'hui représente le plus grand nombre de députés

15:31
Présentateur

à l'Assemblée nationale au-delà de l'attitude politique sur la taxe mobilité est-ce que ça veut dire que vous estimez que cette taxe mobilité c'est la taxe de trop pour les entreprises ?

15:40
Agnès Pannier-Runacher

Moi je vais vous dire très simplement ce qu'il faut regarder c'est l'ensemble de la taxation sur les entreprises et nous sommes particulièrement vigilants ensemble pour la République avec Gabriel Attal à dire attention sur les allègements de charges et attention aux taxes additionnelles après c'est des questions

15:58
Présentateur

les allègements de charges l'idée c'est de réduire ces allègements de charges donc en gros de rajouter enfin en tout cas de rajouter des charges

16:03
Agnès Pannier-Runacher

d'augmenter le coût du travail pour les entreprises et du coup de les mettre dans une situation où peut-être elles n'ont pas les moyens de recruter ou elles peuvent se séparer

16:13
Présentateur

de certaines personnes vous êtes inquiète des conséquences que le budget pourrait faire peser sur les entreprises je peux vous dire que les arbitrages n'ont pas été en faveur de l'emploi

16:21
Agnès Pannier-Runacher

ce n'est pas du tout ce que je dis ce que je dis c'est qu'on est dans une situation qui est complexe moi j'adorerais être dans un moment de croissance un moment où les finances publiques sont en forme un moment où les rentrées fiscales sont en rendez-vous c'est pas la situation et donc il faut essayer de trouver un équilibre et il est compliqué et on le fait en conscience et le Premier ministre est à l'écoute il faut aussi le dire il est à l'écoute des différentes forces politiques qui composent sa coalition il faut trouver un juste équilibre entre l'effort de réduction de nos dépenses parce que celui-là risque de nous risque de nous priver de moyens d'accompagner les services publics pourquoi ?

parce qu'on va nous demander de payer plus d'intérêts si on apparaît comme n'étant pas sérieux sur les finances publiques vis-à-vis de nos prêteurs donc ça ça serait perdant et de l'autre côté de faire en sorte d'avoir une politique économique qui continue à créer de l'emploi donc on voit bien qu'on est sur un chemin étroit évidemment toutes les oppositions sont très confortables elles nous disent faites ceci faites pas cela et leur budget n'est pas équilibré à la fin donc ce sont des débats compliqués on le fait au sein d'une coalition on le fait en responsabilité moi je suis confiante sur le fait

17:33
Présentateur

qu'on trouvera un bon point d'équilibre deux points encore à voir avec vous ma prime rénov' et le chèque énergie ma prime rénov' c'est un c'est un naufrage quand même parce que les gens ne s'y retrouvent plus on a donné les chiffres sur RMC le parisien les donne encore ce matin il parle d'une année noire pour la rénovation énergétique en 2023 et encore 40% de moins du nombre de rénovations aidées par le dispositif ma prime rénov' cette année et le problème c'est tout simplement que les français ne s'y retrouvent plus les acteurs du secteur ne comprennent plus je cite les évolutions incessantes de la réglementation c'est quand même un comble c'est à dire on veut aider les gens mais en fait on leur complexifie la vie

18:14
Agnès Pannier-Runacher

juste pour quand même expliquer ce qui se passe à ceux qui nous écoutent en fait ce qui a été fait c'est qu'en mai 2024 Christophe Béchum mon prédécesseur a précisément pris la décision de ne pas faire les modifications qui inquiétaient le secteur et qui effectivement ont expliqué que les 5 premiers mois de l'année les acteurs du secteur de la rénovation thermique étaient un peu perdus sur les mesures et qu'on a constaté un très faible nombre de dépôts de dossiers de rénovation il a mis un terme à ça en mai 2024 Valérie Létard qui porte ce dossier avec moi aujourd'hui a très clairement dit qu'on ne changerait pas les règles pour qu'il y ait de la stabilité ils ont cru qu'on les changeait donc ils ne savent plus non non on a été très clair ça a été dit dès les premières semaines de la prise de fonction est-ce que le nombre de dossiers remonte ?

et le nombre de dossiers remonte donc ce matin vous pouvez nous dire significativement et je veux juste vous dire un chiffre on aura 1,7 milliard à peu près peut-être 1,8 milliard d'euros consommés cette année pour la rénovation thermique on a une enveloppe l'année prochaine de 2,3 milliards c'est-à-dire qu'on se donne l'espace budgétaire de faire plus et mieux et 1,7 milliard d'euros ce n'est pas une petite performance par rapport à il y a 4 ou 5 ans encore faut-il qu'il soit utilisé encore faut-il qu'il soit demandé par le secteur 7,7 milliards c'est ce qu'on aura consommé c'est ce qui aura été utilisé donc je le redis on a multiplié par 10 en 6 ans le nombre de rénovations thermiques en France c'est un succès il faut aller plus loin parce que je voudrais

19:46
Présentateur

que ceux qui nous écoutent qui peuvent peut-être prétendre 270 euros du chèque énergie et qui ont jusqu'au 31 décembre pour le déposer puissent le faire au moment où l'on se parle sur un million de nouveaux bénéficiaires potentiels de ce chèque énergie il n'y en a que 53 000 53 000 ménages qui ont fait la demande les autres ne savent pas qu'ils peuvent y prétendre oui tout à fait alors deux choses c'est la même question

20:07
Agnès Pannier-Runacher

c'est la confusion Apolline pour expliquer première chose pourquoi n'ont-ils pas le chèque de manière automatique parce qu'avant c'était fondé sur la taxe d'habitation c'est un fichier qui est vieux de 5 ans en 5 ans vous avez dit divorce des mariages des séparations des déménagements des décès ce fichier n'a plus de valeur on enverrait n'importe quoi aux gens on est en train de recréer cette base et d'envoyer automatiquement cette base de données et d'envoyer automatiquement le chèque énergie aux gens dont on connaît et l'adresse et le revenu fiscal et qui y ont droit ça c'est la première chose et la deuxième chose c'est qu'avec ma collègue Olga Giverney nous sommes en train de mobiliser notamment les collectivités locales les énergéticiens ceux qui fournissent l'électricité pour qu'ils battent le rappel en disant où on peut aller chercher le chèque qui est de droit et automatique pour les personnes qui ont des revenus modestes et je leur dis c'est 5 millions plus de 5 millions de ménages qui ont droit à ce chèque demandez-le tous les éléments sont sur notre site demandez-le et il faut le faire avant le 31 décembre à votre fournisseur d'énergie demandez-le à votre CCAS ils ont les éléments on est là pour vous soutenir c'est jusqu'à 270 euros et on souhaite vraiment que ce chèque soit demandé merci Agnès Pannérunach

21:25
Présentateur

et ministre de la transition écologique d'avoir répondu à mes questions 8h53 sur RMC BFM TV