Marine Le Pen présente son projet économique et social devant la CGPME
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Chapitres
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« les grands groupes payaient en moyenne 8% d'impôts, quand les PME, les PMI, elles, ont payé 33%. »
- 3:16Invité politiquePromesse
« j'ai proposé la prise en charge par l'État de 200 euros de la part salariale des cotisations sociales sur les salaires jusqu'à 1,4 fois le SMIC, jusqu'à 1500 euros. »
- 7:08Invité politiqueChiffre
« Ce fonds serait abondé par 15% des résultats des plus grosses capitalisations boursières. »
- 7:26Invité politiqueChiffre
« Ce fonds d'investissement va dégager en moyenne 12 milliards d'euros par an. »
- 32:32Invité politiqueFait
« la république ne reconnait aucune communauté »
- 36:15Invité politiqueChiffre
« l'état a versé 1400 milliards d'euros d'intérêts au marché financier »
- 36:32Invité politiqueChiffre
« si nous n'avions pas voté cette loi de 1973 nous aurions 300 milliards d'euros constants de dette »
- 44:49Invité politiqueChiffre
« 100 milliards de création monétaire par an »
- 44:54Invité politiqueChiffre
« 45 milliards dédié au remboursement des intérêts »
- 50:59Invité politiqueChiffre
« 7% de syndiqués »
- 58:01Invité politiqueFait
« l'apprentissage à 14 ans paraît essentiel »
- 58:37Invité politiqueFait
« il faut aussi qu'on libère dans notre pays la possibilité de créer de la richesse et de créer de l'emploi »
Temps de parole
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Vous savez très bien que j'ai été la première, parce que la différence, moi je ne fais pas de langue de bois, on n'est pas là pour ça, la différence du président de la République, j'ai pas découvert il y a 15 jours que les grands groupes payaient en moyenne 8% d'impôts, quand les PME, les PMI, elles, ont payé 33%. J'ai découvert ça il y a bien longtemps et je n'ai eu de cesse de le dénoncer, ça a été d'ailleurs au centre, cette rupture de compétitivité a été au centre de mon projet. J'ai été surtout la première à faire la différence dans ce que j'ai appelé, dans un discours que j'ai prononcé il y a plus de 4 ans maintenant, les vrais patrons et les patrons communs.
Le vrai patron, c'est le patron qui met son argent personnel dans son entreprise, c'est celui qui se paye quand il y a de l'argent, c'est celui qui parfois a un salaire inférieur, même ça peut arriver à ses propres salariés, qui licencie en ayant mal au coeur d'être obligé de le faire, c'est celui qui subit le propre si jamais sa société tourne mal, ou si les résultats ne sont pas au rendez-vous et qui perd son argent personnel. C'est ça, le vrai patron.
Le patron commis, bon Dieu, on les connaît, ils sont élevés en batterie dans les grandes écoles, ils sont comptés, ils mettent un centime de leur argent personnel, ils effectuent des licenciements boursiers à la demande de leurs actionnaires, et plus l'entreprise se porte mal, et plus ils se portent bien, puisque les parachutes dorés et autres stock options ne dépendent pas en réalité des résultats qu'ils apportent, on en a eu des exemples absolument terrifiants par le passé. Donc je viens ici parler aux vrais patrons, et d'ailleurs à chaque fois que je parle des patrons, je parle des vrais patrons, je ne parle pas, encore une fois, des patrons comme vous.
J'ai entendu ce que vous m'avez dit, je vais y répondre tout de suite, mais je voudrais tout de même commencer à vous expliquer quel est le parcours intellectuel et économique qui a été le mien dans la construction de mon projet. J'ai bien compris que les propositions que vous devez réclamer sont des propositions qui se coulent dans le moule du système actuel. Moi je pense qu'un principe ne se change pas en en changeant.
Or le principe qui a présidé à l'économie française depuis 30 ans est à mon sens un mauvais principe, dont, et je vais vous expliquer pourquoi, nous n'arriverons pas à sortir et qui nous plonge aujourd'hui dans un non-choix, le non-choix étant celui de l'austérité ou de l'austérité. Il n'y a qu'un malheur, c'est que l'austérité va être la perte, la mort d'un certain nombre de nos entreprises. Pour une simple et bonne raison, c'est que pour les entreprises vives, il faut qu'elles aient des clients. Et pour qu'elles aient des clients, il faut que les clients aient du pouvoir d'achat.
Et si toute la politique consiste à retirer du pouvoir d'achat vos clients, eh bien il y a un moment où vous allez évidemment vous retrouver dans des difficultés spectaculaires. C'est pour cela que j'ai proposé la prise en charge par l'État de 200 euros de la part salariale des cotisations sociales sur les salaires jusqu'à 1,4 fois le SMIC, jusqu'à 1500 euros. C'est un effort absolument considérable qui est fait par l'État. Mais la différence, et vous l'avez évidemment bien compris, la différence entre l'augmentation du SMIC et cette prise en charge de la part salariale des cotisations sociales, c'est que ça ne va pas peser sur vos entreprises.
Parce que moi j'entends des augmentations du SMIC qui sont proposées, mais je sais que derrière l'augmentation du SMIC, il y a l'augmentation des charges. Et je ne veux pas de cette augmentation des charges, parce que je sais que beaucoup d'entreprises ont déjà l'eau au niveau des narines, et que si on augmente encore les charges, eh bien elles disparaîtront, elles se noient. Pourquoi je donne ces 200 euros ? Ce n'est pas pour des raisons électoralistes. Ce n'est pas pour dire aux gens qui gagnent jusqu'à 1,5 fois le SMIC, vous avez vu, vous allez avoir moins, vous allez avoir plus d'argent.
C'est parce que je sais qu'il n'y a que ce plan de vigueur qui est capable de relancer l'économie dans notre pays. Sinon ce sera la crise à perpétuité. Sinon ce sera la contraction progressivement à perpétuité. Alors je finance ces 200 euros, qui pour eux et pour vous, de fait, grâce à une contribution sociale à l'importation, c'est un choix. C'est un choix. Je pense que ceux qui importent dans notre pays doivent contribuer à la vigueur de notre économie, ce qui n'est pas le cas, et ce qui évidemment n'était pas le cas de la proposition qui a été faite de TVA sociale. Pour sortir de la crise, il faut sortir de la voie de la rigueur. Et ça, tous les économistes le disent.
Et d'ailleurs, l'horizon, vous me direz, l'affiche de Nicolas Sarkozy a pris la mère égée, mais il est parfait pour cause, parce que l'horizon qui nous est proposé, en réalité, c'est la Grèce. Parce que vous savez très bien qu'en matière d'économie, les mêmes causes entraînent les mêmes effets. Et que si on applique à la France ce qu'on applique à la Grèce, eh bien la France terminera comme la Grèce. Alors bien sûr, elle mettra un petit peu plus de temps, parce qu'on descend le même escalier, mais on n'est pas au même palier. Nous sommes un pays plus puissant, plus fort que n'est la Grèce.
Toute taxation nouvelle, et vous le savez aussi, et là je parle des deux candidats du système, toute taxation nouvelle va plomber la croissance. Toute croissance plombée va entraîner la chute du PIB. Toute chute du PIB entraîne la chute des recettes fiscales. Et là, évidemment, c'est comme je vous le disais tout à l'heure, la crise à perpétuité. Alors, relancer le pouvoir d'achat par cette mesure des 200 euros, donc ça va évidemment donner de l'oxygène à nos entreprises. Moins une fois, ces entreprises qui vont avoir à nouveau la possibilité de se développer, vont devoir trouver du financement.
Et je sais aussi que le problème du financement est un problème considérable des entreprises aujourd'hui. Et pour cause, puisque les banques, il faut bien admettre, ont coupé le robinet de manière générale. Je fais des généralités, mais enfin, je pense que chacun d'entre vous est conscient que les capacités de crédit se sont considérablement réduites depuis la crise, puisque les banques sont plus intéressées à reconstituer leurs fonds propres qu'à participer, ce qui est normalement leur rôle quand même, au financement de cette nouvelle demande que je crée. J'ai proposé une méthode de financement qui nous permet de nous passer des banques et qui ne pèse pas sur l'État.
Parce que là encore, j'essaie d'avoir un positionnement rationnel et raisonnable. Elle consiste à créer un fonds de financement des PME, PMI, qui serait puisé dans les résultats des 50 plus grosses capitalisations boursières. Ce fonds serait abondé par 15% des résultats des plus grosses capitalisations boursières. Ça n'est pas une taxe, ça n'est pas un impôt, ça n'est pas un don, c'est un investissement de leur part. Et ce fonds d'investissement va dégager en moyenne 12 milliards d'euros par an.
Ce qui va permettre évidemment un financement des PME, PMI, qui en plus est juste et sain, parce qu'il est juste et sain, que les grosses entreprises participent en quelque sorte de l'effort national qui est demandé. Ce fonds, vous avez bien compris, va fonctionner en roulement. Et il ne sera pas une perte pour les grandes entreprises, il participera de l'investissement nécessaire. Alors ça, ça va répondre à votre besoin de financement pour vos investissements. Le but est aussi de réorienter la trésorerie vers l'économie réelle, alors que les autres favorisent l'économie financière virtuelle.
Moi, mon objectif, c'est de revenir au réel qui a été, il faut bien le dire, oublié, minimisé, abandonné, maltraité, depuis déjà un certain nombre d'années. Et puis, parallèlement à ces problèmes de financement, je sais que les entreprises ont des problèmes de trésorerie. Et nous nous retrouvons face à la difficulté d'emprunter aux banques. Bien souvent, des entreprises se portent bien. Elles se portent bien. Elles ont un carnet de commande, mais elles ont un énorme problème de trésorerie, qui parfois d'ailleurs entraîne leur chute. Une défaillance d'entreprise sur deux ou trois est liée à un problème de trésorerie. Il est quand même temps qu'on s'y intéresse.
Or, j'ai proposé en ce domaine d'agir sur la TVA. Vous le savez très bien, beaucoup mieux que moi d'ailleurs, les banques ne jouent pas le jeu. Or, les entreprises qui sont dans l'achat-vente, la TVA est versée à l'État dès la facturation des produits, à la différence des prestations de services. Ça veut dire qu'on demande aux entreprises, qui déjà sont dans une difficulté majeure, de faire la trésorerie de l'État. Permettez-moi de vous dire que je trouve ça profondément injuste. Et par conséquent, je propose que la TVA soit versée à l'encaissement, comme pour les services.
Cette proposition, j'ai essayé de faire des calculs, va évidemment être extrêmement positive pour un très grand nombre d'entreprises. Nous allons faire un calcul, une entreprise qui ferait 7 millions de chiffres d'affaires hors taxes, et qui a un an et demi de créances clients dans ses comptes, et bien permettrait de conserver 171 000 euros dans ses caisses. Et bien voilà une solution qui créera un décalage pour l'État, qui l'assumera, il faudra qu'il l'assume.
Mais c'est plus normal que ce soit l'État qui l'assume, plutôt que ce soit les entreprises qui soient en dévaillance, parce qu'elles font la trésorerie d'un État dont on sait par ailleurs qu'il a quand même une tendance certaine au caspillage. Parallèlement, j'ai lu évidemment vos propositions, de très près, et je pense, pour répondre tout de suite à votre première préoccupation, que l'insécurité juridique est un véritable drame pour nos entreprises. Mais pas seulement pour nos entreprises, c'est aussi un véritable drame pour les investissements étrangers.
Car enfin, ceux qui veulent investir dans notre pays, et qui sont étrangers, se disent, mais comment voulez-vous qu'on investisse en France, puisqu'on ne sait absolument pas à quelle source on va être l'engager d'entreprise. On a 200 exemples de cette manière de faire qui consiste à créer une exonération fiscale, puis la retirer. Créer une incitation fiscale, puis la retirer. Regardons d'ailleurs pour le diesel, ce qu'on a pu voir par le passé. On a poussé tout le monde à acheter des voitures diesel, et puis brutalement du jour au lendemain, on dit, oh mon Dieu, c'est épouvantable, on arrête tout.
Ça a été le cas aussi pour les auto-entrepreneurs, dont on pourrait discuter d'ailleurs, parce que je pense que la mesure a été faite en dépit du bon sens. Mais quoi qu'il en soit, là encore une fois, on a promis les exonérations fiscales, et puis brutalement, on est revenu sur ces exonérations fiscales. Il n'est pas possible d'investir et de prévoir dans un environnement juridique qui est aussi inconstant. L'état de droit, c'est ça aussi. L'état de droit, c'est la certitude de l'encadrement juridique, et c'est la raison pour laquelle j'ai proposé une grande réforme de simplification sur l'administratif et fiscal, et notamment, évidemment, pour les entreprises.
Vous avez parlé tout à l'heure de la nécessité de la fiscalité progressive. Ça tombe bien. On commence par les sujets où nous sommes d'accord. J'ai proposé moi-même dans mon projet la création de trois taux progressifs d'impôt sur les bénéfices, et que le taux soit selon le chiffre d'affaires et les bénéfices, c'est-à-dire 15, 25 et 34 %, je propose d'ailleurs un partage des recettes deux tiers pour le budget de l'État et un tiers pour le budget de l'État. Pour que tout le monde soit responsabilisé, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que je vais effectuer la fusion de l'IS et de la CET, parce que là encore, on vous prend deux fois d'une main ce qu'on vous a donné de l'autre.
Là aussi, il y a des promesses, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elles n'ont pas rempli leurs objectifs. Donc je crois que cette fusion de l'IS et de la CET m'apparaît beaucoup plus efficace, en l'occurrence, que ce qui a été effectué jusqu'à présent. Donc il y aura cette fiscalité progressive sur les entreprises. Mais je ne me suis pas arrêté là, puisque j'ai proposé pour les entrepreneurs individuels relevant des BIC, BNC, BAC, la taxation selon les trois taux d'impôt progressifs de l'impôt sur le bénéfice, 15, 24, 34, leur soit appliquée.
Parce qu'aujourd'hui, la taxation du revenu catégoriel, à l'IR, au taux maximum de 41%, si vous rajoutez 3% ou 4% avec la contribution 5% sur le revenu, ça revient à 45%. Je trouve que c'est injuste. Donc je pense que là aussi, il y a incontestablement une réforme à faire. J'ai proposé également la déduction à l'acquisition de l'amortissement du fonds de commerce et qu'il soit taxable à la cession sur plus de value. Là encore, je tiens compte de la réalité de ce que vivent les commerçants, les artisans, les PME et les PMI.
Enfin, j'ai proposé que ce soit réorienté vers les PME en fixant un plafond pour les grands groupes tout ce qui concerne le crédit impôt recherche parce que là encore, il y a eu des effets de baine absolument scandales. On va parler des choses qui fâchent. Pas des choses qui fâchent, pas vraiment d'ailleurs. Vous, eh bien, je pense que vous restez dans l'encadrement qui nous a été imposé par l'ultralibéralisme. Voilà. Par le refus de tout patriotisme économique dans notre pays. Et moi, je suis en désaccord avec ce système. Je pense que ce système est profondément mauvais et qu'aujourd'hui, il est un des plus grands dangers qui pèsent sur nos entreprises.
Je suis allé rechercher le coût de travail au Bangladesh. Alors, imaginons ensemble qu'il n'y ait plus de charge du travail. Il n'y ait plus de charge sur les entreprises. Du tout. Zéro. Eh bien, vous ne serez toujours pas compétitif.
Voilà.
Vous ne serez toujours pas compétitif. Pour deux raisons. Trois raisons. La première raison, c'est que nous sommes victimes d'un dumping monétaire et que si vous refusez de voir que c'est l'eurofort qui plombe en très grande partie la compétitivité des entreprises françaises, c'est que, en partie, vous refusez de voir la réalité en face. La deuxième raison, c'est que nous sommes l'objet d'un dumping social qui, encore une fois, est tellement puissant, tellement fort, que même si vous aviez zéro charge sur le travail, vous ne seriez toujours pas compétitif avec des employés qui sont payés. Alors, j'ai repris, au bec de la dèche, 300 euros par mois.
Bon, comme de toute façon, on ne paye pas nos salariés 300 euros par mois, de toute façon, vous ne serez pas compétitif avec la Chine, mais au Bangladesh, ça doit être, je crois, 50 euros par mois. Alors, comment est-ce que vous allez être compétitif avec des pays tels que ceux-là ? Vous ne serez pas. Voilà. Donc, je pense que limiter ce point de compétitif au coût du travail est, à mon avis, une erreur d'analyse. Deuxièmement, le coût du travail est lié au chômage. Le chômage dans notre pays, plus le coût qui pèsera sur les entreprises sera important.
Ça veut dire que si on ne met pas en place ce dont je vous ai parlé tout à l'heure, c'est-à-dire un plan de vigueur qui s'oppose au plan de rigueur, si on ne met pas en place les moyens de se préserver intelligemment de la concurrence déloyale qui nous est menée sur le plan monétaire, sur le plan social et sur le plan environnemental, parce que vous parliez des normes, il ne faut pas comment on peut être pour l'Europe et contre les normes. Parce que je n'ai jamais vu une machine à fabriquer des normes telles que l'Union européenne. C'est limite l'Union soviétique.
D'ailleurs, étonnant pouvoir se poser la question de savoir comment cette structure ultralibérale qui nous expliquait qu'il ne faut absolument aucun obstacle au commerce en aucune circonstance a été capable de fabriquer autant de normes, c'est-à-dire autant d'obstacles. On a tous les inconvénients sans avoir les avantages.
On a les inconvénients parce qu'on modifie les normes en permanence, il n'y a pas que les agriculteurs subissent ça, les pêcheurs subissent ça, tout le monde en réalité en France qui a une activité économique subit ces normes européennes, mais en même temps, les obstacles, en tout cas les régulations que nous pourrions attendre de l'Union européenne aux frontières de l'Union européenne n'ont jamais été mises en oeuvre et ne seront jamais mises en oeuvre parce que nous sommes là dans l'idéologie et pas dans le pragmatisme économique. Donc pour lutter contre le coût du travail, il faut aussi lutter contre le chômage. Il faut donc donner une priorité aux entreprises françaises.
C'est pourquoi j'ai depuis de nombreuses années proposé dans mon projet de mettre en place les Français et le Small Business Act. Depuis de nombreuses années, je réclame que l'État... Exemple, en toutes circonstances d'ailleurs, vous me parliez tout à l'heure des quotas de femmes, de vieux, etc. Je suis contre aussi, je me demande la parité, c'est pour vous dire qu'en matière politique, je suis contre ce phénomène des quotas et je pense que l'État doit donner l'exemple et que ça n'est pas aux entreprises de subir ce poids.
C'est la raison pour laquelle je vous signale au passage que j'ai proposé qu'une embauche sur trois dans la fonction publique soit à destination d'être plus de 45 ans ici du privé. Bon, d'abord, ça fera un peu bien au public d'avoir un petit peu de privé, un état d'esprit qui parfois est un peu différent et puis l'État permettrait ainsi de lutter contre le chômage dit des vieux parce qu'il paraît que maintenant à 45 ans on est vieux, il me reste deux ans pour rentrer donc dans cette catégorie puisqu'on y rentrera tous. Mais l'État doit aussi donner l'exemple du patriotisme. Pourquoi l'État ne le fait pas ? Parce que c'est interdit par les règles de l'Union Européenne.
Voilà, c'est ça la réalité. La réalité, c'est que c'est incontournable. Si on refuse de voir les interdictions qui sont posées par l'ultra-numéralisme européen, eh bien, on refuse de voir une fois de plus la réalité en face. L'État devrait faire travailler en priorité les entreprises françaises. L'État fait l'inverse. L'État pousse aux délocalisations. L'État ferme des usines. Elle ferme des faits fermés des entreprises françaises. Elle rend des contrats avec des entreprises françaises pour aller passer des contrats avec des entreprises étrangères.
C'est ce qui s'est passé avec les vêtements de l'armée ou à sa ferme de boîte qui ont été fermés en France parce que l'État est allé chercher de faire fabriquer les vêtements et les chaussures de l'armée en Tunisie. C'est le cas avec les scooters. La Poste, plutôt que d'acheter des scooters français, va acheter des scooters taïwanais. Et des exemples comme ça, on peut les multiplier. Bon, si l'État ne donne pas d'exemple, c'est parce qu'il ne peut pas le faire parce qu'il s'est soumis à un traité qu'il nous a imposé, d'ailleurs, qui s'appelle le traité de Lisbonne et qui, un lectionnisme national, tout patriotisme national au sein de l'Union européenne.
Le Small Business Act que je réclame depuis de nombreuses années va nécessiter évidemment que les collectivités territoriales, les collectivités locales jouent le jeu, que l'État joue le jeu et permettent aux petites entreprises de pouvoir accéder au marché public. Bon, c'est très bien la méthode qu'ils ont utilisée pour repousser les petites entreprises. On fait des lots énormes, auxquelles personne, évidemment, peut, comment dire, auxquelles personne ne peut répondre. Et puis comme ça, on est sûr que c'est que les grosses sociétés, les copines, qui peuvent bénéficier de ces marchés.
Donc là, il va encore une fois falloir agir de manière très claire pour permettre aux entreprises, aux petites entreprises de pouvoir venir au marché public. Je suis pour la priorité nationale pour les entreprises françaises, pas aussi pour les salariés françaises. Vous me direz, moi je suis cohérente avec moi-même. On ne peut pas en même temps demander à ce que ce soit les entreprises françaises qui bénéficient d'une priorité en France et en même temps que les entreprises françaises ne fassent pas profiter eux-mêmes d'une priorité d'embauche des français. Ça ne veut pas dire qu'il faut prendre un incompétent français à la place d'un compétent étranger.
C'est parce qu'on vous demande, évidemment, dans tous les pays dans lesquels il existe une priorité nationale, c'est à compétence égale, à diplôme égale, eh bien, on embauche en priorité un français par rapport à un étranger. Ça existe en Suisse, ça existe au Maroc, ça existe dans beaucoup d'autres pays et ça apparaît quand même comme une mesure assez de bon sens et qui vous bénéficie puisque plus vous embauchez les françaises, plus vous participez à résoudre le problème du chômage, plus vous participez à résoudre le problème du chômage, plus vous réglez le problème des charges qui pèsent sur le travail et que vous êtes obligés de payer.
Bon, franchement, je ne vois pas ce qu'il y a de scandaleux dans cette mesure. Elle m'apparaît, en l'occurrence, tout à fait légitime. Vous me disiez tout à l'heure qu'il y avait une proposition où vous étiez en désaccord, c'est ma proposition de réserve légale de titre. D'abord, je dois vous dire que cette proposition qui a vocation à se mettre en place sur les cinq années du quinquennat va d'abord être mise en place pour les très grosses entreprises. Quelle est l'idée ? L'idée, c'est que l'intéressement tel qu'il a été effectué en France, c'est vrai qu'il y a eu des incitations à des plans d'intéressement, m'apparaît plus problématique pour les entreprises que ce que je propose.
Je propose que les grandes entreprises réservent 15% dans le cadre des titres, dans le cadre d'une réserve légale de titres à l'ensemble de leurs salariés. Quel est le signal que je veux lancer aux grandes entreprises ? C'est que peut-être l'entreprise n'appartient pas seulement au capital. Peut-être qu'elle appartient aussi, somme toute, à la force de travailler des salariés. Peut-être que les salariés aujourd'hui se sentent complètement mis de côté, ne se sentent plus participés de l'avenir de l'entreprise, non plus ce sentiment familial qu'ils avaient quand ils rentraient avant dans une entreprise où il y avait un parcours. On voyait le parcours quand on rentrait dans une entreprise.
On souffrait avec l'entreprise, on se réjouissait avec l'entreprise, on en faisait partie. Aujourd'hui, ça n'est plus le cas. Et cette réserve légale de titre, qui évidemment ne donne pas de droit de vote, que les choses soient claires, elle ne donnerait pas de droit de vote, et elle appartiendrait globalement aux salariés. Alors, j'ai dit 15%, ça peut être 5 au début, ça peut être 10, l'idéal, mais l'idée c'est que globalement les salariés viennent au résultat de l'entreprise pour avoir véritablement le sentiment qu'ils participent du développement de cette entreprise.
ils ne sont pas propriétaires individuellement, c'est-à-dire qu'ils sont propriétaires à date fixe globalement et à part égale. Ça aussi, c'est important, parce que dans une entreprise, il y a des cadres supérieurs, il y a aussi des soutiers, et bien les soutiers, s'ils n'étaient pas là, l'entreprise fonctionnerait pas. Et l'idée qu'il y ait cette égalité dans le le versement d'un résultat globalement aux salariés m'apparaît être en même temps une belle idée, et une idée qui est capable de convaincre des patrons d'entreprise. Pourquoi ? Quel est l'intérêt de cette réserve légale de titre par rapport au plan d'intéressement ? C'est que ça n'influe pas sur le résultat de l'entreprise.
Et donc, c'est très intéressant, ça ne dévalue pas en quelque sorte la valeur de l'entreprise. Vous voyez qu'à chaque fois dans les propositions que je fais, je me mets toujours aussi du côté de l'entrepreneur, toujours du côté de la vitalité nécessaire de l'entreprise. Et puis, lorsque le salarié n'est plus salarié, eh bien, il n'a plus de droit. Et si quelqu'un le remplace, il vient au droit du salarié qui est parti. C'est un droit, c'est un des titres que l'on détient. Est-ce qualité de salarié de la société en question ? Eh bien, réfléchissez-y.
Parce que je pense que cette solution est plus intéressante que les plans d'intéressement des salariés et moins problématique sur le plan des résultats et donc de la valorisation des entreprises. Et puis, humainement, humainement, c'est peut-être une piste pour qu'on arrête cette concurrence, enfin, cette hostilité même parfois qui existe entre les salariés et les patrons.
Et c'est incroyablement fort et important dans une entreprise qui fait qu'on travaille ensemble et pas l'un contre l'autre et ça permettra de retirer aussi cet état d'esprit que les hommes deviennent des machines qu'on utilise et puis qu'on change au gré somme toute de considérations que les salariés ont parfois du mal à comprendre et à entrevoir. Je ne sais pas si j'ai fait le tour de vos questions. Maintenant, excusez-moi, j'ai peut-être été un petit peu longue. J'ai essayé de faire un petit peu le tour. C'est peut-être un petit peu décousu mais il faut dire que les problèmes que vous avez soulevés étaient également très vastes.
Maintenant, je vais répondre plus précisément à vos questions avec un très grand plaisir. Merci beaucoup,
Madame la Présidente. Merci. Une remarque avant de poser les questions. D'abord, la CGPM n'a jamais dit que la France par contre vous avez donné des explications sur la réserve.
Alors maintenant, je vais laisser aux chefs d'entreprise s'il y en a ça le choix.
Qui est-ce qui a de gestion ? Oui, il est plus en pays. Que vous soyez gentil de vous présenter lorsque vous vous posez votre gestion. Je voudrais vous poser deux petites questions. Vous avez parlé du financement mais vous savez très bien que ça me permet d'un peu d'adaptation de la commission de financement des entreprises de la CGPM mais je suis aussi patron de TPE. Vous avez parlé du financement et vous savez que le financement ce n'est pas l'accès crédit. Et j'aimerais vous entendre un peu plus précisément si vous me le permettez sur le petit crédit.
Avec Jean-François Rouveau nous avons mis en place un certain nombre d'interventions pour rappeler qu'aujourd'hui ce qui bloque la dynamique des TPE c'est les crédits moins de 25 000 euros et surtout ces petits crédits qui ne dépendent pas de Val 3 qui sont tout simplement liés au crédit comment dirais-je à la gestion des agences bancaires. Avez-vous des mesures précises pour faire en sorte de débloquer ces petits crédits qui bloquent le développement d'un certain nombre d'engagement des TPE ça c'est la première question.
La deuxième question est beaucoup plus polimique mais vous n'avez pas la langue de bois donc c'est pas ce qu'on nous a habitués à la suite du TME c'est donc tout simplement le goût des communautaristes dans les entreprises et dans un certain nombre de branches le goût des communautaristes parce qu'effectivement aujourd'hui les communautaristes dans l'entreprise peuvent pénaliser le fonctionnement de l'entreprise et nous n'avons pas de solutions législatives. Quelles sont vos solutions dans ces domaines ? Je vous remercie Mara.
Monsieur je pense avoir en partie au moins répondu au problème de financement parce que l'accès au petit financement serait inclus dans ce fonds qui serait mis à disposition des TPE des PME et des PME 12 milliards d'euros par an c'est quand même pas négligeable pour pouvoir accéder.
Il y a une autre proposition que j'ai faite dans mon projet dont je vous ai oublié de vous parler et qui répond d'ailleurs à deux de vos problématiques la problématique du financement et la problématique de la sanctification c'est que je veux créer une administration dédiée pour les PME ce qui existe aux Etats-Unis la small business administration je vous signale que d'ailleurs les règles de l'Union Européenne l'interdisent et c'est la raison pour laquelle peut-être ça n'existe pas en France ou alors personne n'a pensé mais c'est interdit de toute façon tout est interdit tout ce qui va dans le sens du développement des PME est interdit par l'Union Européenne et bien tant pis on le fera quand même il faut une administration il faut un guichet unique où les PME puissent aller avec des gens qui connaissent leur spécificité qui connaissent leurs difficultés qui puissent d'ailleurs être le relais aussi avec ce fonds de financement que je veux mettre en oeuvre que j'ai appelé fonds de réindustrialisation c'est assez vague on peut l'appeler autrement c'est pas le sujet et qui permettra également d'aider à la mise en oeuvre de ces ce que vous appelez les petits crédits qui bien souvent répondent à des problèmes de trésorerie dont j'ai parlé tout à l'heure je suis vraiment très très conscient que ces points de trésorerie sont considérables c'est à dire qu'on tue des entreprises qui fonctionnent à cause de ces problèmes de trésorerie et puis permettez-moi de vous rappeler quand même que l'état a un certain nombre de moyens aussi à l'égard des banques des moyens de pression encore faut-il les utiliser et pour l'instant je n'ai pas le sentiment que l'état les utilise réellement pour forcer les banques à faire leur travail c'est à dire le le financement de l'économie réelle et je ne passe pas excusez-moi je passe par la séparation entre les banques de dépôt et les banques d'affaires qui est absolument nécessaire je crois aujourd'hui pour sécuriser chacun et qui a été ces banques-là ayant été fusionnées par les socialistes vous savez que les charges des erreurs sont assez facilement partagées dans les 30 dernières années entre la droite et la gauche je vous remercie de poser cette question sur le communautarisme parce que là encore j'ai été la seule il faut bien le dire à poser le doigt sur cette difficulté j'ai parlé du communautarisme qui touche qui est un problème important pour notre société l'espace public mais je ne me suis pas lié à cela j'ai également évoqué le problème parce que j'en suis saisi tous les jours des entreprises les chefs d'entreprise sont complètement abandonnés face aux revendications communautaristes qui se multiplient au sein de l'entreprise et c'est la raison pour laquelle j'ai réclamé je réclame et je m'engage à inscrire dans la prostitution la république ne reconnait aucune communauté c'est pas tant pour faire appliquer la laïcité ça j'ai pas besoin d'inscrire dans la constitution j'ai déjà la loi sur la laïcité c'est pour donner aux chefs d'entreprise un appui constitutionnel pour s'opposer aux revendications communautaristes auxquelles ils sont soumis et il n'y a aujourd'hui juridiquement pas de réponse j'ai été saisie d'un cas et je vais me transmettre parce que il est très révélateur dans une ville de 25 000 habitants donc une petite ville un boulanger a engagé une jeune fille comme sérieuse nous sommes dans la ruralité quand même elle est partie en congé maternité elle est revenue avec un voile et il m'envoie un mail en disant qu'est-ce que je fais parce que les clients n'ont pas envie de venir acheter dans ma boulangerie parce que ça les gêne ça les choque et donc est-ce que j'ai le droit de la licencier et bien il n'y a rien dans les textes actuels zéro rien pour apporter une réponse à ces chefs d'entreprise objectivement c'est un véritable scandale il faut donc qu'il y ait aux horaires séparés aux jours fériés séparés aux spécificités alimentaires réclamées dans les cantines d'entreprise etc.
parce que sinon les chefs d'entreprise vont se retrouver dans une situation absolument épouvantable et j'avais même soulevé sur quelle chaîne c'était j'ai dit écoutez voilà votre présentatrice par congé maternité elle revient avec un voile on ouvre on tombe sur qu'est-ce qui se passe ah oui non mais d'accord je ne sais pas non mais je veux dire qu'à un moment donné
Jean-Pierre Roy vice-président de la CQPV en charge des affaires sociales et chef d'entreprise je voudrais vous entendre sur le financement de la protection sociale le niveau est-ce que nous devons garder un niveau de protection sociale et comment vous le financez et puis le vrai patron que je suis et qui sait bien qu'on ne peut pas financer plus que l'on d'un de nos sectes et l'Etat ne doit pas faillir à cette règle comment vous réduisez les déficits merci de l'Etat bien sûr ah non c'est un vaste sujet
excusez-moi sur votre première question parce que j'ai écouté l'année dernière le financement n'a pas effectivement radicalement différent de cette règle que ça fait 30 ans qu'on culpabilise les français sur leur niveau de protection sociale en disant que nous n'avons pas les moyens du niveau de protection sociale et des avancées sociales qui sont celles de notre pays or c'est faux nous avons les moyens voilà nous avons les moyens de notre système de protection sociale il y a deux conditions à ce que ce système de protection sociale soit viable premièrement il faut arrêter de se faire voler comme au coin d'un bois par les marchés financiers depuis 1973 et le monopole qui a été accordé aux marchés financiers et l'interdiction par la banque de France de prêter au public c'est-à-dire au trésor sans intérêt ou à un taux d'intérêt très faible l'état a versé 1400 milliards d'euros d'intérêts au marché financier 1400 milliards d'euros d'intérêts nous avons 1700 milliards d'euros c'est-à-dire que si nous n'avions pas voté cette loi de 1973 nous aurions 300 milliards d'euros constants de dette 300 milliards c'est-à-dire rien zéro donc on a mis en place le plus grand casse du millénaire c'est même pas le casse du siècle c'est le casse du millénaire revenons à un système éluqué après ses preuves le privé finance le privé le public finance le public et déjà croyez-moi si on a plus 1700 milliards d'euros de dette avec les intérêts dont on parle pas parce qu'on se félicite aujourd'hui on dit ah c'est extraordinaire on a 5,2% de déficit le PIB c'est super mais sauf que d'abord nous ne sommes pas intégrés dans ce déficit les remboursements des intérêts de la dette qui sont évidemment considérables et puis il n'y a pas de quoi se réjouir quand en même temps on cherche à nous faire signer un traité à 6 ans la deuxième condition c'est qu'on ne peut pas ouvrir un système de protection sociale au monde entier c'est juste pas possible voilà ce n'est pas ce n'est pas possible si nous ne faisons pas notre système de protection sociale un système de protection sociale nationale réservé à nos compatriotes et bien nous tuerons notre système de protection sociale moi encore une fois il n'y a dans les propos ni haine ni xénophobie ni je ne sais quoi d'autre il y a juste du bon sens on ne peut pas faire entrer dans notre pays alors qu'on a 5 millions de chômeurs 200 000 personnes par an légalement qui par définition sont des chômeurs puisqu'il y a 5 millions de chômeurs et qui donc on va être obligé d'assurer la subsistance parce que qui paye cette générosité des entreprises et ceux qui travaillent voilà c'est aussi simple que ça 200 000 personnes de plus par an où est-ce qu'on les loge comment on les soigne comment on assure leur sécurité et très bien mais tout ça ça a un coût et ce coût il est juste plus supportable aujourd'hui par conséquent revenir à un protectionnisme à un patriotisme social c'est-à-dire réserver une grande partie des aides sociales aux français il y aurait une sécurité sociale pour les travailleurs étrangers non je vous l'ai dit et et et arrêter cette ponction spectaculaire que représente le fait d'aller emprunter à des taux d'intérêt qui vont s'envoler d'ailleurs il ne faut pas rêver parce que là aussi il y a une spirale de sur-endettement que l'on connait tous parfaitement sont les deux seuls moyens de sauver notre système de protection sociale et à ces conditions-là moi je vous dis que le système de protection sociale est parfaitement tenable sur l'endettement des grandes économies à faire parce qu'il y a beaucoup de gaspillage de la part de l'État mais pas seulement là mais on ne tape pas sur la collectivité territoriale il n'y a qu'un malheur c'est quand on supprime des fonctionnaires d'État qui parfois ont quand même une utilité vous voyez les policiers des gendarmes enfin les gens qui luttent contre l'insécurité qui elle-même coûte 115 milliards donc pour faire quelques millions d'économies sur des salaires de policiers et de gendarmes on aggrave le coût en réalité de l'insécurité pour sans parler du coup moral pour la société mais dans le même temps qu'on en supprime un dans l'État on en embauche deux dans les collectivités territoriales parce que les collectivités territoriales c'est le retour des féodalités voilà disons-le clairement il y a des il y a des des seigneurs il y a le seigneur du département il y a le seigneur de la région ils se construisent des palais et puis quand on est seigneur il faut avoir un cours et plus la cour est importante c'est important alors on en veut on crée un pantouflage inimaginable il y avait déjà d'ailleurs eu un livre qui était assez spectaculaire sur ce sujet de la part d'un employé d'un conseil général alors il faut arrêter cela arrêter la clause de compétence générale qui fait qu'on ouvre des ambassades à Tombouctou ou je ne sais où des départements ou des régions compétence précise le département a des compétences précises limitées par la loi et vous n'avez pas le droit de dépenser plus que de temps et vous n'avez pas le droit d'aller plus loin que telle compétence même chose pour les régions on revient à des compétences dédiées avec une interdiction de pouvoir aller au delà de ces compétences et croyez moi là on va limiter considérablement le coût qui est dépensé par l'Etat deuxièmement on arrête les subventions clientélistes aux associations diverses et variées les copains qui sont des coquilles vides il y a un président d'association sa femme qui est secrétaire générale et son fils qui est trésorier voilà et là ça y va là ça là la coupe afrique ça marche pour vous dire que pour tout et pour rien qui est des choses qui ne correspondent absolument pas à un besoin d'ailleurs de la société et parallèlement les associations sportives qui sont nécessaires les associations qui font du lien social avec les personnes âgées et bien elles se voient couper les subventions parce que c'est pas intéressant et puis madame la grande économie de l'Union Européenne qui nous pique quand même 7 milliards d'euros par an 7 milliards d'euros par an qu'elle conserve on lui en donne 20 elle nous en rend 13 PAC comprise je vous rappelle que la PAC c'est notre argent parce qu'on nous dit l'Union Européenne est tellement généreuse elle donne aux agriculteurs non c'était l'histoire de Colu je donne moi ton portefeuille je te donnerai 120 et puis l'immigration qui est un coût spectaculaire alors on peut discuter sur le coût d'immigration monsieur Lolland dit 70 milliards monsieur Burevitch dit 35 milliards quoi qu'il en soit c'est un coût et on en est tous conscients voilà que quand un pays est avec un taux de chômage tel que le nôtre et qu'on continue à faire entrer des gens légalement ou illégalement et qu'on leur accorde quasiment les mêmes droits qu'à nos compatriotes bah évidemment ça pèse sur les déficits de la sécurité sociale évidemment ça plombe l'hôpital évidemment ça plombe l'école ça plombe tout cela voilà c'est une évidence c'est une évidence et alors excusez-moi je termine là-dessus dans le plan des endettements que j'ai proposé je vous envoie d'ailleurs excusez-moi au chiffrage de mon projet parce que moi on m'est beaucoup tombé dessus mais j'ai été la seule quand même à faire un chiffrage avec 2000 cellules de chiffrage c'est pas une page qui est marquée on va gagner et on va dépenser j'ai fait pour ça beaucoup plus sérieusement et j'ai présenté un plan de désendettement de la France avec le retour sur la loi de 613 dont je vous parlais tout à l'heure nous allons retrouver la maîtrise de notre monnaie de toute façon nous y viendrons nous y viendrons l'euro ne subsistera pas voilà il ne tiendra pas l'euro il n'est pas viable et aujourd'hui personne ne veut l'admettre parce que ça veut dire qu'ils se sont trompés qu'ils nous ont emmenés dans le mur mais l'euro n'est pas viable il sera toujours viable comme monnaie commune et tout à l'heure vous disiez ça va être épouvantable le retour en monnaie nationale dans les échanges internationaux je vous rappelle qu'on a quand même vécu comme ça pendant des siècles et plutôt bien d'ailleurs on n'avait pas 75 milliards de déficit de la valence commerciale à l'époque on peut conserver l'euro monnaie commune on avait l'écule on n'avait pas l'air d'intéresser le grand monde d'ailleurs on peut imaginer cela mais l'intérêt aussi d'avoir une monnaie nationale c'est de pouvoir avoir la maîtrise de notre création monétaire voilà c'est ce que font 75% des pays du monde maîtriser notre création monétaire et adapter le niveau de notre monnaie à notre économie pour pouvoir à nouveau être compétitif quand on voit que l'euro était à 0,84 dollars en 2002 et qu'il est aujourd'hui à 1,30 si c'est pas à 1,40 on voit bien quand même le problème de compétitivité qui est lié directement au niveau de notre monnaie je vais donc récupérer la création monétaire et comme le disant ça va créer de l'inflation parce que la banque centrale européenne elle a payé 1000 milliards elle a injecté depuis décembre 1000 milliards bon personne n'a rien dit c'est à dire que tous ceux qui trouvent que c'est une très mauvaise idée de faire de la création monétaire en France trouvent par contre c'est une très bonne idée de le faire au niveau européen moi je veux bien mais encore une fois je suis pragmatique c'est parce que je suis avocat soit une solution est bonne soit elle est mauvaise mais elle ne peut pas être bonne à un niveau et mauvaise à un autre bon 100 milliards de création monétaire par an c'est très raisonnable c'est 5% de la base monétaire 100 milliards de création monétaire 45 milliards dédié au remboursement de la dette 45 milliards dédié au remboursement des intérêts 10 milliards réservés à relancer l'économie dans notre pays voilà voilà quelles sont les propositions qui sont les miennes avec un plan de désendettement qui permet de revenir à un équilibre budgétaire en 2016 et qui permet à l'horizon 2025 de revenir à un niveau de dette qui est parfaitement acceptable parce que vous êtes des chefs d'entreprise moi on tape dessus en permanence avec moi on est très sévère si on sait connaître la mécanique des fluides mais quand on vous explique au PS et à l'UMP qu'on va arriver à déficit dans le cadre actuel déficit zéro en 2016 faites un peu les calculs moi je les ai fait j'ai fait le plan de désendettement Marine Le Pen j'ai fait le plan de désendettement UMP j'ai fait le plan de désendettement PS ça représente en 2014 la nécessité de 120 milliards de plans d'austérité pas sur 5 ans sur 1 an 120 milliards de plans d'austérité et vous allez vendre à qui ?
à qui vous allez vendre ? avec un plan de rigueur comme ça voilà alors regardez allez sur mon site internet regardez ce plan de désendettement regardez les prix UMPPS sérieusement ces éléments sont entre vos mains et vous verrez qu'il est absolument impossible de pouvoir prendre ces engagements en restant dans le système actuel qui est le système en plein
merci une question ?
madame Le Pen monsieur Roubault bonjour je suis Jean-Marie Bertin je développe des logiciels pour les tablettes informatiques tout d'abord je voudrais dire juste très rapidement aux médias qui ne parlent pas suffisamment d'un CGPME et qui ne parlent pas suffisamment de Jean-François Roubault à la télé et dans les médias mainstream je rappelle que nous sommes les numéro 1 plus de la moitié de la valeur ajoutée de la France c'est nous les petites entreprises et deux tiers de l'emploi privé c'est nous voilà donc les médias normalement parlent des numéro 1 alors je précise que mes propos sont à politique Jean-François Roubault dans son livre en 2006 appelait un small business act à la française moi j'étais au CESE à Bruxelles mi-2008 quand a été mis en place le premier point de départ juridique d'un small business act européen Jean-François Roubault est encore à la manœuvre il y avait trois cabines de traduction qui étaient ouvertes il y avait une quinzaine de pays qui étaient là c'est européen je voudrais rappeler que la sidérologie a coulé moi je suis d'origine lorraine j'ai 50 ans j'ai vu la sidérologie couler le textile a été visé par trois l'informatique et le télécom la question dans les yvelines on est en train de mettre en place une convention de type small business act et je voudrais qu'ensuite ça soit généralisé à toute la France c'est une convention le mot small business act n'apparaît qu'une fois parce que c'est en anglais c'est pour les petites entreprises il faudra dire ça en français c'est une loi un système pour que les petites boîtes deviennent un jour très grandes on n'a pas en France de Facebook on n'a pas Apple on n'a pas Microsoft et ils ont démarré à deux ou trois est-ce que vous soutiendrez cette action ?
Merci beaucoup
alors d'abord votre introduction va me permettre effectivement de me réjouir de voir que quand même que la CGPME reste indépendante qu'elle le reste surtout qu'elle le reste parce que elle est effectivement la voix de très très nombreuses entreprises or ceux qui colonisent les plateaux de télévision bien souvent je le dis puisque vous n'oserez pas le dire ne défendent pas les petites entreprises ils défendent des grands groupes et les intérêts des grands groupes ne sont pas les intérêts des petites entreprises ça au moins les choses sont claires je soutiendrai bien entendu tout ce qui ira dans ce sens tout ce qui ira dans ce sens étant entendu que nous réfléchissons aussi à ce problème qui est un problème bien français et qui fait que les entreprises de 200 personnes ont du mal à passer l'étape supérieure et c'est aussi parce que bien souvent il faut le dire je pense que M.
Chara ça fait un peu de mal dans ce domaine il faudra peut-être revoir ses propositions pourquoi ?
parce que à un moment donné les entreprises ils ont aussi besoin c'est ce que c'est des difficiles c'est du temps incroyable c'est un sacrifice de vie privée c'est des responsabilités très importantes c'est des bon et et tant en temps ils ont oublié aussi de profiter et si on ne les aide pas à avoir une entreprise plus grosse et bien voilà ils ferment boutique ils disent bon maintenant moi j'arrête parce que j'arrête bien de bénéficier aussi un petit peu de toute cette puissance de travail que j'ai mis en oeuvre et c'est pour ça que je pense qu'il va falloir peut-être réfléchir à une modification des dispositions de M. Chara ce qui a peut-être été un petit peu raide Merci Frédéric Riveau
et ensuite Bonjour madame Frédéric Riveau explique un sujet de vous juste une question vous avez pu constater ces dernières semaines que les corps intermédiaires avaient été mis à mal que ce soit de droite comme de gauche vous venez de reconnaître je dirais la potentialité et la puissance de la CGPME mais quelle est sur le puissance de les corps intermédiaires votre position et sur particulier sur le respect de leur rôle
alors moi je suis pour une grande entreprise de libéralisation de liberté notamment syndical je pense alors c'est quelque chose de très clair que le monopole des syndicats notamment de salariés est juste maintenant insupportable il ne correspond plus à rien et 7% de syndiqués ça veut quand même vous dire quelque chose ça veut dire que les salariés ne se ressemblent pas du tout représentés et si on tient compte que probablement la moitié de ceux qui sont syndiqués dans les syndicats le sont parce qu'on leur a promis de leur trouver un logement de leur offrir une promotion de défendre telle ou telle assiette personnelle dans l'entreprise on s'aperçoit que c'est une machine qui tourne à vide qui coûte quand même très cher alors d'abord on va s'adresser on va mettre une grande loi de transport du financement alors là ça compte pour les syndicats de patronat pour le syndicat les syndicats des patrons mais aussi pour les syndicats vous savez qu'il y a eu un rapport qui a été fait c'est ça et qui est parti à la poupelle ils brûlent les rapports maintenant ils ont tellement peur de la vérité qu'ils brûlent les rapports alors moi le bras de fer que je me présente dans la République aujourd'hui en disant ah voyez voyez moi les syndicats ce que je leur dis ce que je leur dis le meilleur moyen c'était de laisser sortir ce rapport parce que là les français auraient pu se rendre compte de la manière de l'opacité totale dans laquelle fonctionnent les syndicats de la puissance volée qui est la leur volée parce qu'elle ne correspond à rien on finance la puissance de syndicats qui ne représente on pourra créer demain un syndicat exactement comme un parti politique ils viendront aux élections ceux qui font plus de 5% auront des représentants et tout le monde des négociations parce que moi quand j'ai appris il y a longtemps je n'ai pas appris ça il y a un mois mais quand j'ai appris il y a longtemps que quand il y a des menaces de grève il n'y a que les syndicats grévistes qui sont autour de la table je trouve ça je trouve ça aller brissant évidemment ça leur donne une puissance qui est quand même assez considérable donc il va falloir libérer totalement les syndicats dans notre pays moi je crois au dialogue social j'y crois mais vraiment profondément je suis sûr que l'on ne peut pas obligatoirement avancer dans la confrontation dans l'hostilité dans la guerre je crois sincèrement que l'on peut avancer dans la concertation encore faut-il avoir en face de soi des gens qui représentent quelque chose qui représentent la véritable aspiration des salariés et aujourd'hui les syndicats ne représentent pas la véritable aspiration des salariés de la même manière le MEDEF squat avec un certain nombre d'autres structures chacun dans son domaine squat l'ensemble des plateaux de télévision de radio à une ultra visibilité quasiment Madame Parizeau est quasiment ministre de Nicolas Sarkozy depuis 5 ans elle parle de son nom elle écrit des livres d'ailleurs contre moi ça a été la médaille de la campagne je le porte en bandoulière la petite médaille Madame Parizeau a écrit un livre contre moi j'en suis absolument ravie mais c'est vrai que vous êtes des invisibles en quelque sorte dans votre domaine vous représentez l'immense majorité mais cette immense majorité reste invisible dans une grande partie de ses revendications parce que le système parle entre lui le système s'interpénètre et reçoit et ceux qui ne participent pas du système et bien on les rejette on les écoute pas on les met de côté ben ça aussi il va falloir que ça change et je vous le dis encore une fois sans aucune langue de bois comme sans aucune langue de bois je suis allée au congrès de la FNSEA la semaine dernière pour dire précisément ce que je pensais de la FNSEA et de son patron au passage parce que je pense que de temps en temps il faut aussi avoir le courage de dire ce que chacun pense au fond de lui mais n'ose pas dire parce que je ne sais pas que ce n'est pas politiquement correct donc moi comme je ne suis pas politiquement correct de toute façon ça ne peut pas être pire oui on peut dire
oui bonjour madame Jean-Pierre Bolliard je préside la fédération du diagnostic du bâti et intervence IGVNE ma question partera sur la formation professionnelle comment dire la formation professionnelle nous en avons besoin aussi pour former des gens qui n'ont pas d'emploi et c'est une masse d'argent qui ne sont pas extensibles comment pensez-vous pouvoir financer les deux parce qu'il ne faut surtout pas perdre les gens dans les entreprises pour faire des futurs chômeurs donc il faut avoir les fonds de formation continue suffisante et de notre côté il faut aussi apporter de l'ambiance à des gens qui n'ont pas de façon à pouvoir entreprise
oui je me demande d'ailleurs enfin je veux dire pour avoir regardé ça après quand j'étais conseiller régional je me demande s'il n'y a pas aussi un audit à faire je vous le dis très clairement un audit à faire sur l'avenir dont fonctionnent aussi les CFA à mon avis ils ne fonctionnent pas à plein c'est à dire qu'on ne tire pas les CFA le maximum de ce qu'on pourrait en tirer alors parce qu'il y a des lourdeurs parce qu'il y a des habitudes parce qu'on ne veut rien changer parce que mais ça c'est quelque chose qui pourrait parfaitement se faire en concertation moi je suis pour la concertation je pense que je crois à l'intelligence collective je pense que les CFA ne correspondent pas dans leur fonctionnement qu'il y a sûrement énormément d'améliorations à faire pour que ça colle encore plus à l'utilisation que vous avez besoin en l'occurrence d'en faire vous savez que j'ai proposé également que comment dire les ah le terme ne vient pas on voit qu'on est en fin de campagne je ne suis pas tombé sur la tête mais que l'apprentissage soit autorisé à partir de 14 ans bon ça c'est fondamental ça a l'air d'être une mesurette c'est pas une mesurette parce qu'un gamin à 16 ans qui pendant ce qu'on a laissé pendant 2 ans à l'école alors qu'il n'y trouve pas sa place alors que c'est pas son truc ici on nuit il ennuie tout le monde d'ailleurs au passage et quand vous le récupérez en apprenti à 16 ans il est trop tard il est trop tard parce qu'à 16 ans on n'est plus justement assez maléable pour se voir imposer des règles et quand pendant 2 ans ou 3 ans on a vécu sans règles on a rejeté les règles c'est pas à 16 ans qu'on peut récupérer un gamin qui a un problème avec le fonctionnement le fonctionnement de la société avec les obligations qui sont celles du monde du travail je vois régulièrement des reportages où on nous dit qu'on prend des jeunes qu'est-ce que vous leur faites faire dans un moment on leur apprend à se lever le matin c'est sûr que c'est un bon début pour le monde du travail mais ça ça veut dire qu'il y a quelque chose à changer au départ donc l'apprentissage à 14 ans paraît essentiel il faut effectivement donner les moyens de la formation encore faut-il qu'il y ait de l'emploi derrière parce que j'entends beaucoup du discours aussi permettez-moi des gens qui disent on va investir dans la formation on va investir dans la formation oui mais former à quoi ?
il faut aller former à quelque chose où il y a un débouché aussi or il y a quand même 5 millions encore une fois de chômeurs dans notre pays donc c'est bien de penser à la formation c'est utile je pense qu'il faudra remettre ça sur la table tous ensemble avec tous les acteurs économiques qui sont touchés par ces problématiques mais il faut aussi qu'on libère dans notre pays la possibilité de créer de la richesse et de créer de l'emploi parce que sinon on les formera à des métiers qui n'existeront pas je vous signale d'ailleurs que je suis venu avec Philippe qui est également très investi dans les problématiques du bâtiment et notamment d'apprécier qui est chef d'entreprise lui-même avec lequel nous nous penchons régulièrement sur ces problématiques
merci merci merci madame de la paix les journalistes
vous attend on voudrait vous remercier et vous remercier
pour comme vous l'avez vu de voir les 100 millions de voix et je pense que ça a été apprécié par l'ensemble merci
Marine Le Pen