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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 28 juin 2016 2 minAutoproduitActualité / polémiqueTravail & emploiInstitutions & élections

Loi El Khomri : «Valls ne peut pas gouverner seul contre tout le monde» - Mélenchon

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous pensez que le fait qu’il y ait certains syndicats qui vont être reçus par le gouvernement demain c’est peut-être un tournant qui est en train de se jouer ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Le discours que vous adressez, justement, aux personnes qui sont venues manifester c’est : « tenez bon, continuez » ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Jean-Luc MélenchonFait
    « les gens ont compris que c’est une loi qui va leur rendre la vie impossible »
  • 0:20Jean-Luc MélenchonFait
    « un accord dans une entreprise pourrait s’imposer à tous les salariés de l’entreprise quand bien même il serait moins bon que l’accord de branche ou que la loi »
  • 0:30Jean-Luc MélenchonFait
    « Les gens que vous voyez là, ils ont perdu des journées de salaire »
  • 0:40Jean-Luc MélenchonFait
    « Personne ne peut citer un seul grand patron qui ait perdu un euro depuis le début du mouvement »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

On en est à la dixième mobilisation et pourtant nous sommes encore là. Et dans les sondages, qui se recoupent tous, l’opinion des Français est majoritairement hostile à cette loi. Parce que les gens ont compris que c’est une loi qui va leur rendre la vie impossible.

Ils l’ont compris. Le coeur de l’affaire, c’est l’article 2, c’est à dire le fait que la hiérarchie des normes, comme on dit, serait complètement renversée : un accord dans une entreprise pourrait s’imposer à tous les salariés de l’entreprise quand bien même il serait moins bon que l’accord de branche ou que la loi. Ça revient à dire qu’on fait la loi entreprise par entreprise et que les salariés peuvent être jetés, tout simplement, s’ils n’acceptent pas les nouvelles conditions de l’accord.

Le gouvernement ferait bien de mettre de l’eau dans son vin. Il n’y a pas de déshonneur, dans une démocratie, à dire : « on fait une pause parce que c’est une bataille rangée généralisée ». On a connu des gouvernements de droite qui le faisaient.

Le journaliste : Est-ce que vous pensez que le fait qu’il y ait certains syndicats qui vont être reçus par le gouvernement demain c’est peut-être un tournant qui est en train de se jouer ? Jean-Luc Mélenchon : Peut-être. Peut-être.

Peut-être que le gouvernement va devenir raisonnable. Vous savez, moi si je ne raisonnais que d’une manière politicienne, je dirais : « que monsieur Valls continue » parce que chaque fois qu’il apparaît, je gagne un point dans les sondages. Mais c’est pas ça le sujet.

Le sujet, c’est qu’on ne peut pas gérer un pays dans des conditions pareilles. Clairement, la masse des gens qui travaillent… Il ne faut pas oublier qui est là ! Qui est là ?

C’est les gens qui font tourner la boutique. C’est eux, là. Personne ne peut citer un seul grand patron qui ait perdu un euro depuis le début du mouvement.

Les gens que vous voyez là, ils ont perdu des journées de salaire. Donc là, ici, c’est, comment dire, la France réelle, celle qui fait marcher le bazar. On ne peut pas gouverner contre elle.

Contre ! Contre tout le monde ! Contre les jeunes, contre les ouvriers, contre les salariés, contre les ingénieurs.

Enfin où ils sont là, dans leur tête ? Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. Le journaliste : Le discours que vous adressez, justement, aux personnes qui sont venues manifester c’est : « tenez bon, continuez » ?

Jean-Luc Mélenchon : Bah évidemment ! Mais les gens ils n’ont pas besoin que je leur dise quoi que ce soit : ils savent ce qu’ils ont à faire. Ils savent qu’il faut tenir bon, ils savent que ce n’est pas facile.

Mais les gens n’ont pas désarmé. D’une semaine à l’autre, ce qui croît, c’est la compréhension. C’est à dire les gens, de plus en plus nombreux, y compris ceux qui s’intéressaient à rien, ils disent : « ah mais c’est quoi ce bazar, pourquoi ça dure ? » Un passant : Pas de primaire !

On a notre candidat il est là ! Jean-Luc Mélenchon : Oh ben dis donc ! Le journaliste : C’est comme un grand meeting pour vous aujourd’hui presque ?

Jean-Luc Mélenchon : Non pas pour moi parce que moi, là, j’essaie de me faufiler. Mais enfin, oui, j’ai des amis ici quand même.