Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewMarine Le Pen (sur YouTube)· 22 mai 2026 31 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesRetraitesSécuritéEurope & international

Marine Le Pen, invitée d'Apolline de Malherbe dans la matinale de BFMTV et RMC

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Sur votre candidature présidentielle et les aides annoncées par Sébastien Le Cornu sur les carburants.

  • 0:15RelanceÉludée

    Est-ce que vous dites toujours que l'État est un profiteur de crise sur les carburants ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Si la fiscalité sur les carburants avait baissé dès mars, y aurait-il eu cette crise ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Les aides de 200 millions par mois sont-elles suffisantes pour les secteurs en difficulté ?

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    Où feriez-vous les économies pour financer une baisse des taxes sur les carburants ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Votre programme sur les retraites est-il toujours le même qu'en 2022 ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Marine Le PenFait
    « Je vous cite l'État se comporte comme un profiteur de crise. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Il est 8h 26 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Marine Le Pen. Bonjour.

Merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions. Vous y répondrez d'ailleurs jusqu'à 9h exceptionnellement. Beaucoup beaucoup de questions à vous poser sur votre candidature d'ailleurs également puisque vous êtes toujours au moment où l'on se parle candidate à l'élection présidentielle.

Vous êtes président du groupe RN à l'Assemblée nationale. Vous êtes député du Pas-de-Calais mais d'abord évidemment les aides annoncées hier par Sébastien Le Cornu. Je me souviens que le 24 mars dernier vous aviez dit "Je vous cite l'État se comporte comme un profiteur de crise." Vous pointiez du doigt des recettes indues liées à la flambée du carburant.

Hier Sébastien Le Cornu a dit "Les caisses sont vides." Et il a dit d'ailleurs qu'il n'y avait pas de cagnotte ni cachée ni pas cachée puisque 2 mois plus tard côté rentrées fiscales c'est quasiment rien. Il estime qu'il y a 10 millions juste d'euros qui sont rentrés dans les caisses depuis le début de la de la de la crise.

Est-ce que vous dites toujours que c'est un profiteur de ? Non mais nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude. La réalité c'est qu'on savait pertinemment qu'à partir du moment où le prix des carburants atteignait de tels niveaux, ça allait avoir un effet récessif, c'est-à-dire une un effondrement réel était de la consommation.

Donc les bénéfices que l'État souhaitait tirer, ce qui a été le cas dans les un premier temps, et bien en réalité reflue parce que à un certain niveau les Français renoncent. Voilà, ils renoncent à se déplacer avec toutes les conséquences que ça peut avoir sur l'activité économique. Donc vous n'êtes pas ?

Non, je suis pas surprise. Mais si comme nous le souhaitions il avait baissé la fiscalité sur les carburants, les Français auraient continué à consommer de des carburants dont ils ont besoin pour vivre, pour se déplacer, pour travailler. ce matin Marine Le Pen si effectivement il avait baissé les taxes dès le début dès le mois de mars en gros, on serait pas en crise ?

Ah bon, il n'y aurait pas en tout cas cette baisse de la consommation avec toutes les conséquences encore une fois avec le leur effet récessif sur l'économie, c'est sûr. La guerre sera longue, dit Sébastien Lecornu, on n'a pas fini de subir. Alors, il n'y aura pas de baisse de taxes, mais il y aura des aides toujours ciblées pour certaines, doublées.

Comment vous ? Oui, enfin, écoutez, franchement, le le le déploiement de moyens de cette conférence de presse hier est inversement proportionnel euh à à l'importance des annonces qui ont été faites, hein. Il aurait pu se contenter d'un communiqué de presse euh plutôt que amener cette ministre pour expliquer qu'en réalité l'État va faire un effort de 200 millions par mois. de 200 Oui, de 200 millions par mois euh à destination euh de de ceux qui s'ils ne les ont pas vont fermer boutique.

En réalité, c'est ça, parce que c'est vraiment on essaie de donner le minimum pour que un certain nombre de secteurs ne s'effondrent pas euh sur sur eux-mêmes. Euh mais c'est évidemment pas à la hauteur des difficultés qui sont celles aujourd'hui des Français et et même de ceux qui bénéficient des aides, parce que vous voyez bien que les aides qui sont euh accordées ne sont pas à la hauteur de l'augmentation auquel euh ces secteurs font face. Et d'ailleurs, par exemple, dans le transport, euh les les professionnels nous disent que ils sont incapables, en réalité, de répercuter la hausse du carburant sur leurs propres clients.

Donc, tout ça, ce sont des affaiblissements d'entreprises, hein. Il y a déjà euh euh il y a il y a déjà 70000 défaillances d'entreprises, c'est un record absolu euh et et donc euh voilà, le gouvernement n'est pas à la hauteur dans ce qu'il propose pour pouvoir euh permettre de le moindre optimisme. Vous vous vous vous en parlez presque avec une sorte de Vous dites de toute façon quoi, vous n'en attendiez pas autre ?

Bah non, je n'en attendais pas autre chose, puisqu'il avait dit lui-même qu'il refusait euh précisément de mettre en en place la baisse que nous souhaitons de des de la fiscalité sur le carburant puisque nous souhaitons que la TVA baisse de 20 à 5 5 nous souhaitons que les certificats d'économie d'énergie qui renchérissent le le prix soit supprimé et même qu'on puisse agir sur la TICPE de manière transitoire en revanche étant à notre sens nécessaire de manière définitive. Dans le contexte actuel en l'état de nos finances vous maintenez qu'il faut baisser les taxes. Bien sûr parce que en réalité tout ça est une histoire de choix de choix politique il s'agit pas de geler la situation parce que geler la situation ça veut dire que le gouvernement refuse de faire des économies.

Ouais c'est ça la réalité c'est qu'il refuse de faire des économies sur d'autres sujets et nous nous disons il faut faire cet effort fiscal pour les Français et par ailleurs nous l'avons fait dans le contre budget que nous avons présenté il y a énormément d'économie à faire sur ce que nous considérons Alors vous allez me dire vous allez me dire où vous feriez vous les économies mais quand je regarde nos voisins l'Espagne Italie l'Allemagne qui ont baissé les taxes l'Espagne a baissé la TVA à 10 % jusqu'à fin juin le coût c'est 5 milliards et fin juin mécaniquement l'essence va remonter mais alors d'un coup est-ce que vraiment c'est ? Non mais moi je vais pas l'essence n'augmenterait pas d'un coup puisque encore une fois la baisse de la TVA de 20 à 5 5 que nous souhaitons parce que l'énergie est un bien de première nécessité serait pérenne parce que il faut bien comprendre une chose c'est qu'à côté de l'augmentation des carburants il y a tout le reste. Mais regardez l'Italie l'Italie elle a baissé effectivement les taxes et juste après l'avoir fait elle s'est rendu compte que ça lui coûtait tellement cher qu'elle a déjà renoncé à le faire sur l'essence elle ne le fait plus que sur le diesel.

C'est leur problème mais est-ce que leur taux de fiscalité est le même est-ce que le taux est-ce que vous vous heurteriez pas au même réel que ? Non non non non est-ce que le taux de fiscalité de l'Italie est aussi important sur le carburant que celui de la ? Donc parallèlement encore une fois au carburant le fuel a pris 55 % aujourd'hui, les Français n'arrivent plus à remplir leurs cuves.

Ça veut dire que l'hiver prochain, ils ne vont pas se chauffer. Le gaz a pris 20 % en 1 an. Le soufre a a augmenté de 90 % l'urée de 60 % le le bitume de 40 % voyez, il y a un effet cumulatif en réalité qui aujourd'hui met honnêtement les Français dans une situation intenable.

Total va prolonger ses plafonnements finalement à ce weekend de grand départ de de Pentecôte, mais après on ne sait pas. Pour l'instant, c'est censé être le dernier weekend. Qu'est-ce que vous dites à Total ?

Bah c'est bien le problème. C'est pour ça que je préfère qu'il y ait une taxe sur les surprofits plutôt que d'attendre la bonne volonté de Total qui peut en avoir mais qui peut aussi décider de ne plus en avoir de bonne volonté, vous ? C'est plus simple à mon avis et plus juste de mettre en place une taxe sur les surprofits, c'est-à-dire les profits qui sont générés ont été sans que la qualité de l'entreprise, sa stratégie soit à l'origine de cette augmentation.

Et c'est aussi d'ailleurs plus juste que le super IS qui a été choisi, qui est la voie qui a été choisie par le gouvernement et contre laquelle nous étions. Dans les choix budgétaires qui sont faits, vous dites au fond l'État ne fait pas les bons choix, c'est une question aussi au fond d'attribution de l'argent public. Il y a quand même une chose qui coûte très cher à l'État, c'est la question des retraites.

Je voudrais vous interroger parce que je ne sais plus quel est votre programme sur les retraites. c'est le même que celui de de 2022 en l'état. Donc Donc vous êtes toujours pour un retour à la retraite à 62 ans voire 60 pour ceux qui ont commencé à travailler tôt. vous vous je je crois que Jean-Philippe Tanguy a raison, cette réforme n'a n'a pas été comprise par nos interlocuteurs.

Ça n'est pas une réforme été inefficaces. Plus on demande aux gens de travailler longtemps, plus en réalité le déficit continue. Donc ça n'est pas la bonne technique.

La bonne bah ça veut dire qu'en fait on agit que sur l'âge de du départ à la retraite. Le la vraie question, c'est comment est-ce qu'on règle le problème de la retraite sur les fondamentaux qui sont ceux de notre système de répartition, c'est-à-dire comment on agit sur la productivité, comment on agit sur le taux d'activité en France qui est beaucoup trop bas et comment on agit sur la création de richesse. Voilà et tout ça c'est un ensemble.

Notre réforme à nous, elle part du principe que on n'est pas assez à travailler en France et c'est vrai, on n'est pas assez à travailler en France. Notre taux d'activité est 10 points inférieur Par exemple vous voulez que les gens commencent à travailler plus tôt notamment Voilà et donc donc cette réforme elle avait deux objectifs. D'abord, c'était faire rentrer les jeunes sur le marché du travail plus tôt parce que ainsi tout le monde le veut.

Quand vous écoutez le gouvernement, il vous dit qu'il veut bosser sur le chômage des jeunes et le chômage des seniors. Cette réforme de des retraites que nous proposons qui permet lorsque vous commencez avant 20 ans de cotiser 40 annuités et de partir à 60 ans, c'est une forte incitation pour les jeunes pour rentrer sur le marché du travail, c'est une vraie incitation. Donc il faut que les jeunes travaillent plus tôt, ça c'est une absolue certitude, il y a pas que ça, il y a l'apprentissage, il y a la réindustrialisation qui est nécessaire, il y a la baisse de la fiscalité de de production.

Il y a cet ensemble dans cet ensemble Marine Le Pen vous maintenez un départ à la retraite à 62 ans. Oui. Parce que la question a été posée à Jordan Bardella, vous l'avez j'imagine lu l'interview qu'il a donné à à nos confrères allemands du Frankfurter Allgemeine Zeitung.

La question c'est êtes-vous pour un âge de la retraite plus ? Jordan Bardella répond "Nous examinons actuellement cette question." Non, ce que nous examinons, c'est parce que il nous manque un un bout sur lequel ça ça mérite qu'on qu'on travaille encore et on sera prêt pour la présidentielle, c'est comment est-ce que on fait augmenter le taux d'activité des ?

Parce qu'aujourd'hui, c'est bien gentil de vouloir faire travailler les gens 64 65 voire 67 ans comme monsieur Édouard Philippe le souhaite, il y a qu'un malheur, c'est que les entreprises les virent à 55 ans, vous ? Donc je veux dire et ça pour l'instant nous sommes en train de réfléchir pour savoir comment on met en place des incitations soit pour que les seniors aient un avantage à continuer à travailler y compris à temps partiel alors qu'ils sont déjà à la retraite soit pour négocier avec les entreprises pour qu'elles arrêtent tout en réclamant une augmentation du de la durée de travail dans la vie qu'elles arrêtent de les considérer comme inemployables à 60 voire 57 ans. Est-ce que ça veut dire Marine Le Pen que si vous ne trouvez pas c'est-à-dire si vous vous heurtez effectivement au fait que en France même si vous arrivez au pouvoir imaginons vous êtes élu mais vous vous rendez compte qu'au fond vous mettez énormément de temps à réussir à prolonger à faire en sorte que les entreprises gardent en effet comme vous dites les gens en activité plus longtemps, ça veut dire que vous suspendrez ce retour à 62 ans ou vous le ferez quand ?

Mais vous savez cette réforme, c'est une très bonne réforme. C'est une réforme c'est une réforme qui est encore une fois juste et économiquement pertinente et performante. Elle est juste aussi parce que il y a quand même une forme d'injustice aujourd'hui c'est que celui qui commence à travailler avant 20 ans, il va cotiser un nombre d'annuités beaucoup plus importantes que celui qui commence à travailler à 30 ans et ça je trouve que ça n'est pas juste parce que ça veut dire que celui qui a commencé à travailler à 30 ans, il pourra partir à 62 ?

Mais non, celui qui non parce qu'il y a des annuités quand même nécessaires Donc vous faites le mélange quand même entre les ? D'accord mais vous savez qu'à compter de 67 ans il y a il y a il y a en quelque sorte un mais vous comprenez que celui qui commence à travailler avant 20 ans en règle générale un travail plus difficile que celui qui commence à travailler à 30 ans parce que celui qui commence à travailler à 30 ans a fait des longues études et donc en règle générale a un travail chose que je voudrais comprendre Marine Le Pen, c'est est-ce que le programme vous dites on sera prêt pour la ? On sait bien évidemment On améliorera si vous voulez tout est toujours améliorable.

Vous voyez ce que je veux dire nous on s'arrête pas en disant on est les meilleurs, on a trouvé un truc génial et donc on arrête de travailler. On travaille tout le temps en permanence depuis 2022, on a énormément travaillé pour trouver des solutions améliorer celles qu'on avait d'ores et déjà proposé pour que les choses soient les plus performantes possible. Ma question c'est le 7 juillet, on saura si vous pouvez être candidate à la présidentielle.

Oui. Et si ça n'est pas vous, on l'a bien compris, ce sera Jordan Bardella. Le programme, que ce soit vous ou Jordan Bardella, il y aura zéro ?

Je peux pas vous dire ça parce que de toute façon nous allons être amenés à faire Jordan et moi les arbitrages. Là euh euh on démarre chez Avez-vous la même vision cycle extrêmement Avez-vous la même vision ? Oui, je crois qu'on a la même vision économique.

D'ailleurs, nous avons défendu le même programme et en 2022 et en 2024 sans que ça pose aucune difficulté. Alors je sais que le monde journalistique adore essayer de jouer le jeu des 7 différences. Ah oui mais là il a pas utilisé le même terme que nous avons les mêmes objectifs, nous avons le même projet, nous en discutons, parfois nous sommes amenés à faire des arbitrages, nous les faisons ensemble et nous entrons là dans une série de réunions qui vont être nombreuses, lui, moi et nos équipes pour effectuer les derniers arbitrages. est moins un jeu des 7 différences que de savoir au fond quel poids vous accordez à l'incarnation pour la présidence de la République.

C'est-à-dire est-ce que au fond le programme que ce soit vous ou lui de toute façon il est arrêté et donc ça ne changera rien ou est-ce que vous considérez que vous comme lui, vous avez des convictions, vous avez une manière de faire la politique qui est ? manière n'est pas la même. Encore une fois, le fait que nous soyons d'accord sur le fait que nous soyons d'accord mais mais mais évidemment qu'un candidat à la présidentielle a l'intégralité des marges qu'il veut, qu'il souhaite mais je crois que pour que on utilise ces marges, encore faut-il avoir des divergences et des divergences profondes.

Nous n'en avons pas, je suis désolée de le dire parce que je sens que ça plairait à certains qu'on ait vraiment des différences considérables. On n'en a pas, voilà. Et et si je suis candidate, il sera mon Premier ministre.

Vous imaginez bien qu'il est quand même mieux que nous ayons les mêmes convictions. pas l'inverse par contre. Non, ce sera pas l'inverse.

Qu'est-ce que vous ferez si le 7 on vous dit que vous ne pouvez pas être ? Et bien je ferai la campagne de Jordan Bardella. Vous n'arrêterez pas, vous ne vous retirerez pas, vous ferez la campagne activement à ses côtés, vous continuerez à être tous les deux euh parce que si vous voulez, je me suis jamais battue pour moi-même.

Euh je je me bats pour des idées, voilà, je me bats pour que nos idées euh arrivent au pouvoir parce que je pense qu'elles sont bonnes pour la France et et pour les Français. Donc euh il s'agit pas de dire je vais arrêter de combattre au au motif que c'est pas moi qui suis euh candidate. Vous savez, j'ai j'ai combattu euh j'ai j'ai j'ai défendu d'autres candidats, au moins un autre euh candidat pendant longtemps.

Jean-Marie Le Pen. si la justice que je considérerai quand même quand même comme un un un déni démocratique majeur euh m'empêchait d'être candidate, et bien je continuerai à défendre euh les idées auxquelles je crois. Vous présidente, il serait où le Charles de ?

Euh moi ça ne me pose pas une difficulté majeure qu'il soit là où il est actuellement. Je pense que euh le le le porte-avions est un est un élément de puissance de notre pays, c'est la raison d'ailleurs pour laquelle je me suis prononcée pour qu'il y ait un deuxième porte-avions. Je sais qu'un certain nombre de membres du gouvernement ont une vision euh un peu différente mais je pense que ce porte-avions il incarne en quelque sorte la puissance française.

Maintenant a-t-il une utilité autre que celle-là au moment où nous nous ? Manifèstement non. vous poser des questions évidemment sur les EDF y compris sur aussi des questions de société sur ce qui s'est passé la nuit dernière à Paris mais quand on regarde le contexte, il est évidemment dû à ce qu'il se passe là-bas.

Vous présidente, est-ce que vous resteriez par exemple dans le commandement intégré de l'OTAN ou est-ce que vous le quitteriez comme c'était votre programme ? Non, je pense qu'il faut sortir du commandement intégré de l'OTAN. Il faut rester dans l'OTAN.

Je le redis parce que parfois mes propos sont dénaturés. Il faut rester dans l'OTAN mais il faut sortir Exactement, il faut sortir du commandement intégré de l'OTAN et le fait de sortir du commandement intégré de l'OTAN n'empêche absolument pas d'avoir une interopérabilité entre les armées et les armées alliées. C'était le Vous en ?

Vous en sortiriez ? avant que Nicolas Sarkozy ne décide de réintégrer de réintégrer le commandement Ça veut dire Marine Le Pen que vous le feriez dès que vous arrivez au dès que vous arrivez au gouver La vraie la vraie question aujourd'hui c'est quid de l'OTAN surtout vous voyez au-delà de du commandement intégré. Vous vous interrogez même sur la suppression de ?

Est-ce que vous seriez favorable à la suppression de l'OTAN ou est-ce que vous la subiriez ? Non, je ne suis pas favorable à la suppression de l'OTAN mais j'ai entendu il y a plusieurs années le président de la République dire l'OTAN est une coquille vide et je m'attendais à ce qu'il fasse des propositions. Moi j'ai fait des propositions pour que l'OTAN se réoriente dans le cadre de la lutte contre le fondamentalisme islamiste parce que je pense que c'est un des plus grands dangers qui pèsent sur l'ensemble de nos pays.

Bon donc je propose quelque chose, lui dit c'est une coquille vide et puis point. Et donc en réalité on dépend de la décision de Donald Trump. C'est quand même un peu regrettable.

Vous quitteriez le commandement intégré de l'OTAN dès votre arrivée au ? Oui enfin dès notre arrivée au pouvoir, dans le quinquennat. Alors, vous allez encore me dire que je joue aux différences, mais c'était pas cette question-là.

Et ça mais il se trouve que c'est Jordan Bardella qui l'a dit. Lui, lorsqu'il a été interrogé la dernière fois là-dessus, il dit "On ne le ferait pas tout de suite, parce qu'on ne change pas les traités en temps de guerre." Mais oui, mais il a raison.

Il a raison. Tant qu'il y a la guerre et notamment la guerre en Ukraine à l'époque, je pense que ce n'est pas de bonne politique, mais c'est notre objectif. vos ?

Mais Donald Trump, Giorgia Meloni, est-ce qu'il faut reparler avec la ? Est-ce qu'il faut aller en ? Mais mais il faut parler à tout le monde.

Je vous dis, en fait, c'est ça le concept même de la diplomatie, c'est de parler à tout le monde. Parce qu'à force de ne plus parler à personne, eh bien, on ne joue plus en réalité aucun rôle. Et là, l'effondrement de l'influence française est aussi lié à à à une problématique qu'a Emmanuel Macron, c'est que il a tendance à se fâcher avec la terre entière.

J'ai la souvent l'occasion de dire, il a quand même réussi à se fâcher avec le Maroc et l'Algérie en même temps, ce qui en fait n'arrive jamais. Il va se réconcilier là avec ? Euh ou l'un ou l'autre.

Bon. Il veut se réconcilier avec ? Euh oui, mais Vous auriez envoyé vos ministres en ?

Oui non mais moi je crois que avec l'Algérie, il n'agit pas de la bonne manière, si vous voulez. Euh l'Algérie est un pays indépendant depuis 1962, hein, il y a ça fait donc l'Algérie indépendante a 64 ans, elle est adulte. C'est une nation souveraine, mais il faut qu'elle se comporte comme une nation souveraine.

Donc, s'il s'agit de se comporter comme une nation souveraine, en respectant le droit international, en arrêtant de faire peser sur la France des responsabilités qui sont la responsabilité du gouvernement algérien sur les difficultés notamment économiques et sociales qui sont les les les siennes. Nous, on est prêts à à discuter. Parce qu'il faut discuter avec tout le monde.

Mais s'il s'agit de continuer à voir nos compatriotes être traités de manière scandaleuse, comme ça a été le cas pour Boualem Sansal, comme c'est le cas pour les à se faire cracher au visage, à demander à la France des génuflexions ininterrompues, pour nous, ce sera non. Voilà, c'est aussi clair que ça. Gérald Darmanin parle d'un éventuel traité d'amitié.

Un nouveau traité d'amitié avec ? Mais tout ça ce sont des Tout ça ce sont des mots. Ce qu'il faut, c'est que l'Algérie récupère ses les OQTF algériens.

Voilà, c'est c'est assez simple comme comme concept. Il faut qu'elle arrête de refuser d'appliquer le droit international. Il faut qu'elle arrête, encore une fois, d'accuser la France de tous les maux, alors que une grande partie des responsabilités sont les leurs dans la situation de l'Algérie.

Et si elle se comporte en nation mature en nation majeure, au sens qu'elle n'est pas dans la minorité dans la Elle n'est pas Elle a la majorité, vous voyez ce que je veux ? Et et bien, il y a très certainement moyen de que la situation s'améliore. de la question des OQTF. c'est non, voilà.

En l'état, c'est non. Laurent Nuñez, qui était mon invité cette semaine, disait que son homologue, c'est-à-dire le ministre des Affaires des de l'Intérieur algérien, allait venir, probablement la semaine prochaine, en France. Est-ce que vous êtes favorable, vous, justement, au ?

Vous seriez pour ce genre de ? Est-ce qu'il faut ? C'était l'inverse que demandait Bruno Retailleau.

Il faut dialoguer avec toutes les nations, parce que ça permet de défendre les intérêts de la France. Donc, il faut dialoguer, mais il ne faut pas s'agenouiller. C'est c'est là où je crois que le gouvernement a du mal à voir la différence.

Nous n'avons pas à nous agenouiller devant l'Algérie, qui, faut bien le dire, a, à l'égard de la France, un comportement qui est éminemment critiquable. Vous avez vu, sans doute, les images qui ont été diffusées par le ministre de la Sécurité intérieure israélien, où on voit des militants d'une flottille pro-palestinienne qui ont été menottés, à genoux, plaqués au sol, la tête baissée. L'ambassadeur d'Israël en France a été convoqué officiellement par le Quai d'Orsay, même si lui-même, comme Benjamin Netanyahu, condamne les les les agissements de leur ministre de la sécurité intérieure.

Quelle est la position que doit avoir la ? Ben, je je crois que la France doit condamner ce type de comportement. Euh, ce comportement est inadmissible.

Voilà, c'est inadmissible et je pense que le gouvernement israélien euh l'a lui-même admis. Voilà, c'est Je Faut espérer maintenant qu'il en tire les conséquences. Il y a 37 euh Français parmi euh ces militants qui ont été arrêtés euh en en Israël.

Oui oui, mais je pense que la France a bien fait d'exprimer sa très vive réprobation euh de ce type d'agissement. Marine Le Pen, euh les ZFE, ben finalement, c'est rétabli. Le Conseil constitutionnel a rétabli les ZFE, les zones à faible émission, hier, au motif qu'il s'agissait d'un cavalier législatif.

En gros, l'idée, c'est que ce soit un morceau de loi qui n'a rien à voir avec la loi principale. Comment est-ce que vous ? Ben, je pense que c'est une analyse éminemment politique de la part du Conseil constitutionnel, parce que euh le fait de permettre à des gens qui sont interdits d'aller travailler, d'aller rencontrer leurs clients dans les grandes villes au motif qu'ils ont une voiture trop vieille, euh si ça n'a pas de lien avec euh euh la simplification de l'économie, je vois pas avec quoi ça a un lien.

Donc, euh le Conseil constitutionnel avant avait une vision restrictive euh de ces cavaliers législatifs. Aujourd'hui, il en a une vision extrêmement extensive. C'est ainsi d'ailleurs que il a pu considérer par le passé, il y a quelques mois, que le fait euh de repénaliser le séjour irrégulier des immigrés n'avait rien à voir avec la loi immigration.

Il y avait ni lien direct, ni lien indirect. Bon, ça me pose un problème, moi, je vais vous dire, parce que quand il a été auditionné, monsieur Ferrand s'était engagé à quelque chose. c'est le président du Conseil constitutionnel.

Voilà. Le président du Conseil Enfin, à l'époque, le candidat euh à la présidence du Conseil constitutionnel s'était engagé à ne pas se prendre pour un législateur et à ne pas se prendre pour un constituant. Or, c'est exactement ce qu'il fait aujourd'hui.

Et je pense que le Conseil constitutionnel a tort et affaiblit beaucoup son autorité en se comportant ainsi parce que ce que veut le peuple français doit être respecté et ça n'est pas par des arguties juridiques du type de celle utilisée par le Conseil constitutionnel qui l'empêchera les Français d'obtenir ce qu'ils veulent. Alors, nous allons demander à la présidente de l'Assemblée nationale de d'inscrire à l'ordre du jour de l'Assemblée de la semaine de l'Assemblée une PPL sur la suppression des ZFE pour que l'Assemblée puisse à nouveau exprimer sa position. votre chance, j'allais j'allais dire.

Mais ça veut dire que aujourd'hui, vous considérez que le Conseil constitutionnel, que les juges font de la politique. Ah bah, en tout cas, ils ils contraignent la démocratie. Enfin, je veux dire, le le Parlement est la représentation du peuple français.

Or, pour encore une fois, avec des arguments très contestables sur le plan juridique, ils contraignent zèle pour vous, le Conseil ? Oui, certainement. Ils contraignent la volonté exprimée par le peuple.

C'est quand même très problématique parce que c'est vrai sur les ZFE, c'est vrai sur le ZAN, c'est vrai sur l'immigration, ça commence à faire beaucoup. Sur la question des nominations, Emmanuel Moulin confirmé comme gouverneur de la Banque de France. Oui.

Bon, on voit bien que il y a là une kyrielle de nominations de macronistes à tous les postes qu'il considère comme étant importants parce qu'en réalité, l'objectif d'Emmanuel Macron, c'est de faire survivre le macronisme après la fin du macronisme. Alors, je vais lui dire quelque chose de très clair, il n'y arrivera pas. Voilà, il n'y arrivera pas.

Ça veut dire ? Ça sert à rien d'aller multiplier les nominations des copains fois qu'ils seront là, vous n'allez pas les vous n'allez pas les virer. Oh, il y en a un certain nombre qu'on peut changer, si si quand même. pouvez ? il y en a quand même un certain nombre qu'on peut changer, je peux vous le dire moi.

Donc, il n'arrivera pas à contraindre, à empêcher l'expression, encore une fois, de la volonté politique du peuple. Parce que ça, c'est très condamnable. Vous voyez ce que je veux ?

C'est-à-dire quand on était, on met des gens vous estimez que c'est ? sûr, parce qu'on met des gens à des postes qui sont vos copains, en se disant ils vont être autant d'obstacles à la mise en œuvre d'une autre politique que celle que j'aurais euh euh euh exercée, euh alors que les Français auront voulu une autre politique. C'est vraiment, je trouve voilà, un une une manière de voir les choses qui est très anti-démocratique, ouais.

Marine Le Pen, est-ce que Patrick Bruel peut encore donner des ? Ah il peut donner des concerts, mais personne n'est obligé d'aller les voir. Vous iriez ?

Ah non, moi j'irais pas. De toute façon, je j'aurais j'y serais pas allée même si seriez pas allée parce que parce que je l'aime pas. Je sais Pardon, j'ai encore le droit ou Non non, mais c'est Donc, vous Il m'aime pas non plus, vous me direz donc en fait quelque chose quelque part.

C'est voilà. Est-ce qu'il faut aller plus loin, c'est-à-dire pas juste dire il a le droit d'y aller mais euh les gens ne sont pas obligés d'y aller ou est-ce qu'il faut, comme un certain nombre de maires, s'engager à lui demander vraiment de ? Mais le problème c'est qu'on peut pas, parce que si on fait ça, on rompt avec l'État de droit.

Voyez, moi je suis avocat. Euh euh je sais que ça peut déplaire à certains, mais il y a un principe fondamental dans notre droit, c'est la présomption d'innocence. C'est-à-dire que tant que vous n'êtes pas définitivement condamné, vous êtes présumé innocent.

Ça n'empêche pas que chacun peut avoir sa conscience personnelle, son intime conviction sur les faits de de de la cause. Mais en l'espèce, si vous voulez, faire cela, ça veut dire euh et c'est lui ou pour les autres d'ailleurs, ou pour quiconque d'autre, c'est condamner quelqu'un à la mort professionnelle ou à la mort sociale avant que la justice se soit prononcée. ça veut dire, par exemple, prenons l'exemple de Patrick Poivre d'Arvor.

Patrick Poivre d'Arvor, un certain nombre de témoignages de femmes, mais pas de procès, parce que les faits étaient euh prescrits. Est-ce que vous considérez que Patrick Poivre d'Arvor, en fait, aujourd'hui, il pourrait euh et et ce serait la présomption d'innocence. Mais non, mais c'est pas Euh, aller, euh, je sais pas, présider des des festivals de lecture, avoir même peut-être une émission sur la lecture.

Est-ce que Mais encore une fois, madame, c'est pas Ça vous choquerait ? C'est pas la présomption d'innocence. Ça peut me choquer à titre personnel.

Mais ça vous choquerait à titre ? me suis Mais oui, moi je considère que tous ces gens qui se comportent comme Enfin, qui sont en tout cas, euh, accusés de se comporter comme des porcs avec les femmes, euh euh, c'est une véritable honte. très choqué par les par les témoignages des femmes sur Patrick Bruel.

Évidemment que oui. Mais encore une fois, les principes, ils doivent être appliqués même quand ils vont, euh, comment dire, à rebours de votre sentiment personnel. C'est ça la force d'un principe.

Et si vous n'appliquez le principe, euh euh, au bénéfice de vos propres amis, euh, mais pas au bénéfice, euh euh, de de de gens avec lesquels vous n'avez pas de points communs, alors vous n'avez plus de principe. Et moi, j'ai des principes, j'y tiens et on peut pas, encore une fois, parler de l'état de droit en toute circonstance sans les respecter. Même si ça fait mal, même si, euh, euh, ça dérange.

Une trentaine de de témoignages, euh, et une dizaine de plaintes déposées. Euh Comment vous ? Vous Vous vous vous croyez ces ?

Non, mais moi je suis pas, euh, je suis pas, euh, magistrat. Euh, je ne suis pas chargée, euh, de cette affaire. Je n'ai pas entendu, euh, en en instruction, euh, l'ensemble, euh, de ces, euh, plaignants.

Euh, voilà, je pense qu'un certain nombre de personnages ont évolué dans des milieux où, en réalité, bien souvent, tout le monde savait, peu ou prou, qu'il se comportait mal. Euh, j'ai entendu une attachée de presse qui évoquait ces sujets-là. C'est pas la première fois.

Donc, aussi, peut-être, la prise de conscience qui doit être, euh, celle de chaque citoyen et de chaque milieu, c'est de se dire "Est-ce que on n'a pas fermé les yeux aussi sur ces ? Gilles Lelouch a été interrogé sur vous sur le RN, c'était en marge de la présentation de son film, le biopic sur Jean Moulin. Il est interrogé par un journaliste qui se réclame du média Parole d'honneur qui lui dit pensez-vous qu'il est aujourd'hui primordial pour ne pas trahir la mémoire de Jean Moulin de combattre résolument le Rassemblement National et il ajoute une seconde question, pensez-vous également que la France insoumise majoritaire à gauche est aujourd'hui le meilleur rempart à l'extrême droite, son programme étant aussi inspiré du programme du Conseil National de la Résistance OK.

Jean-Luc sort de ce corps. Et et Gilles Lelouch a répondu "Elle est pas un peu un peu orientée cette ? Je n'ai pas de réponse à ça, monsieur." Bah ouais, il a bien fait.

Il a bien fait. Mais bien sûr qu'il a bien fait. Enfin, écoutez, l'outrance de la question était telle que il a eu raison de ne pas répondre à cela, enfin.

Mais sur la question, est-ce qu'il faut combattre le Rassemblement ? Mais est-ce que c'est son ? Je veux dire, est-ce que c'est le rôle d'un ?

Le rôle d'un acteur, c'est de jouer. Euh, c'est de voilà, le jeu Le rôle d'un scénariste, c'est de faire des scénarios. Alors, il chacun a le droit comme citoyen de donner son avis, mais personne n'est obligé de le faire.

Et ce qui est incroyable, c'est que quand il refuse de le faire, quasiment il est suspecté de je ne sais quoi. Euh On pourrait avoir un peu de liberté là quand même ou vraiment on est en train de se faire enfermer par l'extrême gauche dans une sorte de procès d'intention permanent. Euh, je trouve que il faut combattre ça parce que la liberté, c'est c'est fondamentalement français.

Une dernière question sur ce qui s'est passé cette nuit à Paris, 65 personnes ont été interpellées, il y a des blessés, six blessés dont un grièvement. Euh, visiblement un rassemblement de supporters de l'OGC Nice et une bagarre. Euh, est-ce que aujourd'hui on arrive quand même à ce qu'il n'y ait pas trop de débordements autour du ?

Bah non, euh à un moment donné ça s'était calmé puis manifestement ça repart. Enfin, j'ai envie de vous dire que de manière générale, il faut vraiment avoir une réflexion, nous l'avons eu nous, euh sur l'aggravation des peines quand il s'agit d'atteinte à l'intégrité physique parce qu'en réalité, il faut revenir dans nos sociétés à une sacralisation de l'intégrité physique. Aujourd'hui, il n'y a plus de sacralisation de l'intégrité physique, c'est-à-dire que on tape, on frappe, on manque de de tuer tout ça pour un regard, une cigarette ou un désaccord sur le football.

Là, il faut faut vraiment être très rigide parce que c'est un danger majeur, je crois, pour notre sécurité de peuple. Merci Marine Le Pen d'avoir répondu à mes questions ce matin. Vous êtes bien sur RMC BFM TV.

Et sur BFM TV, je poursuis avec avec vous. On est ensemble jusqu'à 10h. Au revoir Marine Le Pen.

On est en