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Podcast / conversationBLAST (sur YouTube)· 21 décembre 2022 13 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

AVEC MACRON, LES DÉPUTÉS NE SERVENT À RIEN

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 95 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:14OuverteÉludée

    Alors finalement, pourquoi avez-vous si peur du débat ?

  • 11:05FerméeRéponse partielle

    Est-ce que vous vous y opposez ? Est-ce que vous déposez une motion de censure ?

  • 11:23RelanceRéponse directe

    Et donc ?

  • 11:25FerméeRéponse directe

    Mais vous déposerez une motion de censure ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:06InvitéPromesse
    « Pas, nous n'utiliserons pas le 49.3 sur cette référence. »
  • 0:08InvitéFait
    « Mais ce serait mentir que de vous dire par principe qu'on l'écarte. »
  • 0:24InvitéFait
    « Nous vivons aujourd'hui un des hold-up les plus graves de l'histoire française. »
  • 0:55InvitéFait
    « Lentement mais sûrement, élection après élection, le pouvoir a étouffé la démocratie française pour la transformer en une monarchie présidentielle. »
  • 2:10InvitéFait
    « Cette année, à la différence des autres élections législatives, aucune majorité absolue n'est présente au Parlement. »
  • 2:15InvitéChiffre
    « Il y a bien un groupe en tête, ensemble, mais il ne parvient pas à dépasser la barre fatidique des 289 députés pour prétendre à être une véritable majorité parlementaire. »
  • 2:27InvitéFait
    « Beaucoup avaient pensé que le camp macronien serait obligé de céder pour gouverner. »
  • 2:55InvitéFait
    « On a vu, par l'usage répété des outils de direction de l'action du Parlement, le 49-3, le contrôle des amendements, la procédure accélérée, etc. »
  • 3:10InvitéFait
    « Il y a des gens qui trouvent que ce n'est pas bien, mais on s'en fout. »
  • 3:24InvitéFait
    « Coup de semonce dans l'eau, hein, 49-3 sur 49-3 sur 49-3 sur 49-3 sur 49-3... »
  • 6:37InvitéChiffre
    « Majorité requise pour l'adoption de la motion de censure soit la majorité absolue des membres composant l'Assemblée 288. »
  • 6:45InvitéChiffre
    « pour l'adoption 101. »
  • 6:49InvitéFait
    « En conséquence, le projet de loi de finances pour 2023 est considéré comme adopté en lecture définitive. »
  • 11:10InvitéFait
    « Tout est question une fois encore de calendrier, mais je pense qu'agiter ce chiffre de 65 ans aujourd'hui, alors qu'on ne fait que le gouvernement ne fait aucun effort par ailleurs de réduction de la dépense publique, ça ne serait pas compris par les Français. »
  • 11:27InvitéPromesse
    « On n'en est pas là, mais oui, ça fait partie des hypothèses sérieuses. »

Temps de parole

  • Invité78 %
  • Invité 25 %
  • Invité 35 %
  • Invité 44 %
  • Invité 52 %

≈ 4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Invité

Pas du tout, c'est France ! Pas, nous n'utiliserons pas le 49.3 sur cette référence. Mais ce serait mentir que de vous dire par principe qu'on l'écarte. Ce ne serait pas compris par les Français, ce serait compris comme une provocation. Alors finalement, pourquoi avez-vous si peur du débat ? Tu vas la fermer. La séance est levée, bonne fête de fin d'année à tous. Nous vivons aujourd'hui un des hold-up les plus graves de l'histoire française. Alors bon, couvert par l'habitude, normalisé par les médias, neutralisé par les partis, cet assassinat politique pur et simple ne nous choque même plus. C'est devenu notre quotidien.

Le pouvoir français n'est plus démocratique et notre pays a basculé sans heurts et sans cris. On dit qu'il y a des députés en France, on murmure même qu'il y aurait un Parlement. En réalité, sans se le dire, on sait tous que ce sont des boniments sont dispensés pour nous faire croire en un système tordu et vicié. Lentement mais sûrement, élection après élection, le pouvoir a étouffé la démocratie française pour la transformer en une monarchie présidentielle. L'égo, l'hubris, la démesure de pouvoir de nos politiques, de droite comme de gauche, ont conduit notre pays dans une impasse que nous payons chèrement aujourd'hui. Encore plus cher que l'électricité ? Merde ! Déjà qu'on se les pelle.

Sans que cela ne soit vraiment discuté, notre système politique vole et détruit la voie des citoyens de notre pays. C'est probablement le hold-up le plus grave, parce qu'à la différence des autres, pas de grands méchants, pas de pétain, pas de pinochet, pas de coup d'éclat, mais une série de dérives qui, progressivement, en normalisant la place d'un président illégitime, décideur de tout mais responsable de rien, ont transformé une démocratie vivace en parodie digne de Chaplin. La situation de notre démocratie est critique. Nous sommes au bord du précipice. Depuis une dizaine d'années, la confiance des Français dans leurs institutions politiques s'effondre.

Bientôt, nous serons une majorité à penser que rien ne vaut une bonne dictature. Puisqu'on y est déjà, autant y aller à fond. Cette année, à la différence des autres élections législatives, aucune majorité absolue n'est présente au Parlement. Il y a bien un groupe en tête, ensemble, mais il ne parvient pas à dépasser la barre fatidique des 289 députés pour prétendre à être une véritable majorité parlementaire. Comme toute majorité relative, elle serait obligée de transiger. Beaucoup avaient pensé que le camp macronien serait obligé de céder pour gouverner. Sauf que Manu, il sait de rien. Le beau garçon est un salopard, un gros salopard. Alors finalement, pourquoi avez-vous si peur du débat ?

Et on a vu, par l'usage répété des outils de direction de l'action du Parlement, le 49-3, le contrôle des amendements, la procédure accélérée, etc., que cet usage a permis au gouvernement soutenu par cette majorité toute relative de ne pas trop s'encombrer avec ses oppositions. Déjà que pendant 5 ans, quand il avait une vraie majorité, il ne s'était pas privé. Il y a des gens qui trouvent que ce n'est pas bien, mais on s'en fout. Dis-moi ton, je te tape ! Cette situation est d'autant plus crispante pour les Français que les législatives semblaient avoir donné un coup de semonce à la politique présidentielle.

Ouais, ben, coup de semonce dans l'eau, hein, 49-3 sur 49-3 sur 49-3 sur 49-3 sur 49-3... Cette pratique capricieuse et dominatrice de la politique macronienne pourrait bien être le dernier clou dans le cercueil de la confiance démocratique française. Au bord du gouffre, cerné par une extrême droite apparemment irrésistible et un gouvernement dirigeant par la force, il est grand temps de faire un point sur cette machinerie politique, de voir avec plus de clarté à quoi elle devrait normalement servir, autrement dit, comment ça marche une vraie démocratie.

Dans ce dernier épisode de cette série de vidéos pour 2022, nous allons revenir sur nos institutions représentatives qui nous représentent si mal ces derniers jours. Car au fond, si on en est là, est-ce vraiment parce que... Pour légitimer notre parlement et s'assurer du caractère démocratique de notre pays, on dit souvent que tout ne tient que parce que le parlement représente le peuple. Et avec quel talent ? Je voterai contre l'interdiction de la corrida. Tu vas la fermer. C'est pourquoi les républicains, pardon ? Les déménageurs, les couvois, les gens dans les travaux publics sont équipés d'exosquelettes, ils sont équipés de matériaux. Aujourd'hui, la pénibilité n'est plus la même.

Et c'est la question qu'il faut se poser. En quoi, nos représentants, nous représentent-ils vraiment ? On sait depuis le début de notre démocratie moderne qu'il est impossible que nos représentants, nos élus, nous représentent exactement comme un miroir. Ce n'est pas possible parce que cela supposerait de les élire tout le temps. En gros, de leur dire exactement quoi dire à chaque fois. Moi je suis partant, démocratie directe, mandat impératif et basta. Certains d'entre vous ont réagi à la dernière vidéo où on disait que la démocratie directe n'était matériellement pas possible.

On a pu lire que certains étaient prêts à siéger plus ou moins en permanence pour décider de notre avenir collectif. Bravo à vous, c'est rare et précieux un tel sens de la citoyenneté. De plus en plus rare malheureusement. Et pour donner des institutions à un pays de près de 70 millions de personnes, il faut penser à la majorité de nos concitoyens qui, comme on le voit, élection après élection, même quand les enjeux sont critiques, comme en juin, ne s'y intéressent pas. Il faut donc des institutions stables qui nous permettent d'être représentés le plus fidèlement possible. Mais soyons clairs, aucune institution représentative ne peut être le miroir d'un peuple de 70 millions d'individus.

Nos députés ne sont pas des machines. Et encore heureux ! Vous imaginez si on laissait des algorithmes écrire les lois ? Ben ça a pas été un algorithme McKinsey pendant 5 ans peut-être ? Nos députés sont des individus avec leur propre idéologie, intérêt, biais et culture politique. Mais alors, en quel sens peut-on dire que notre parlement nous représente s'il n'est pas un miroir de nos propres idées ? La plupart du temps, on recourt à une petite fable, celle de l'auteur et de l'interprète. Les députés sont les représentants du peuple parce qu'ils interprètent la volonté de l'auteur, le peuple, telle qu'elle est issue des urnes pour la transformer en politique concrète et applicable.

Le problème de ce système, c'est justement que c'est une fable. On voit bien aujourd'hui à quel point la représentativité de notre système politique est d'un vide abyssal. Nos institutions ne permettent pas à la voix du peuple de triompher et l'interprétation que nos représentants font de notre volonté populaire est sévèrement distordue. Et c'est probablement un des problèmes les plus compliqués des démocraties contemporaines. Les peuples ne se retrouvent pas représentés par leurs représentants. Majorité requise pour l'adoption de la motion de censure soit la majorité absolue des membres composant l'Assemblée 288. pour l'adoption 101.

Donc la majorité requise n'étant pas atteinte, la motion de censure n'est pas adoptée. En conséquence, le projet de loi de finances pour 2023 est considéré comme adopté en lecture définitive. Prochaine séance, lundi 9 janvier à 16h. La séance est levée, bonne fête de fin d'année à tous ! Eh bien super, formidable, bonne année, bonne santé, qu'est-ce qu'on peut y faire de toute façon ? Allez, tchin tchin ! Et c'est notre problème. Les garanties au fonctionnement démocratique des institutions françaises sont très affaiblies et c'est ça qu'il faut changer. Pour les changer, nous devons renforcer ces garanties.

Comme disait Montesquieu, le pouvoir va jusqu'à ce qu'il trouve des limites et pour l'instant, il semble ne pas en avoir. Il nous faut donc contrôler et encadrer nos élus sans méfier. Et le meilleur moyen, c'est de les rendre responsables, c'est-à-dire de les obliger à rendre des comptes devant le peuple régulièrement. Vous ne dites pas, nous n'utiliserons pas le 49.3 sur cette référence. Mais ce serait mentir que de vous dire par principe qu'on l'écarte. Moi, j'espère qu'on n'est pas à l'utiliser. Je le redis, on a aujourd'hui une majorité de textes, hors le texte du budget qui a réussi à être adopté 149.

En vérité, tous les autres textes, que ce soit sur les questions de sécurité intérieure, que ce soit sur les questions de pouvoir d'achat, nous avons réussi de manière systématique à trouver des compromis. Pourquoi on n'y arriverait pas sur ce sujet ? Alors qu'en vérité, tous les Français savent aujourd'hui pertinemment que cette réforme doit se faire. En fait, les politiques n'ont pas à décider comment le peuple a à s'exprimer. Ils doivent permettre au peuple d'exprimer le plus librement sa volonté, éclairée par un débat public, contradictoire et de qualité. Bref, sans Bolloréland et son mystérisation collective généralisée, quel que soit le sujet.

Monsieur Barthez s'est permis de dire à l'antenne, euh, ta gueule, ta gueule, c'est ce qu'il a dit. Et que tu parles, il te ferme ta gueule, allez ! T'es sérieux ou quoi ? Bon, et déjà, le petit bobo de Blas qui boit des cafés au café de flore, qu'est-ce que ça ? Proposez d'autres, qu'est-ce que ça ? Ah, si seulement on pouvait imaginer un organe collectif où le peuple pourrait envoyer des gens qui seraient chargés de vérifier que tout se passe comme il le veut, qu'il chargerait de contrôler les autres organes de l'État et à qui il confierait le soin d'organiser un débat public intelligent et contradictoire. Un parlement. Un parlement. Et normalement, tout ça, c'est un parlement qui le fait.

Alors pourquoi ça coince ? Classiquement, un parlement a deux ou trois fonctions principales. Voter les lois, décider du budget et contrôler l'action du gouvernement. Autrement dit, un parlement décide de ce qu'on va faire, comment on va le faire et contrôle ceux qui exécutent. Et un parlement est censé être une parfaite arène pour ça, si tant est qu'elle soit dotée de pouvoirs réels. Dans un parlement, il y a plusieurs courants d'idées et d'options politiques qui proposent des visions et des méthodes différentes pour régler les problèmes de la communauté. Les personnes secourues se trouvent dans une situation d'urgence absolue.

Les prévisions météo indiquent une détérioration significative du climat. Pas du tout. C'est France. Cette assemblée doit être dotée, dans les faits, de larges pouvoirs pour rendre ces débats féconds et utiles. Or, à ces trois fonctions, notre parlement faillit gravement. Et c'est ça notre trafalgar à nous, le peuple. Pas un trafalgar avec ses coups de canon et autres tintamars. Non, un trafalgar en loose dé, en scred, pour que tout le monde s'arrange comme il faut. Voter les lois, le parlement en est largement dispensé. L'essentiel des lois votées sont d'origine gouvernementale, ou rédigées par lui, puis présentées par un député de la majorité. C'est pratique, le député à Libye.

Le lien entre le gouvernement et le parlement est si dysfonctionnel que l'essentiel de notre droit, qui doit régir notre vie de français, est décidé par des ministres et hauts fonctionnaires. Tout le bénéfice d'un débat contradictoire, engagé et rationnel est largement perdu. Sa fonction législative et parlementaire est ainsi méprisée sous la cinquième. Je te méprise. Voilà, je reste un point que je fais pour toi. C'est pour ça que je ne t'aime plus.

10:34
Locuteur

Je te méprise.

10:35
Invité

Voter le budget, si quelqu'un en doutait encore, ce n'est plus qu'une vaste blague. Avec ses 49-3 à répétition, le gouvernement décide et le parlement s'exécute. Et en plus, en matière budgétaire, le gouvernement peut en utiliser autant qu'il veut de 49-3, alors que pour le reste, c'est une fois par session. En plus de tout ça, quand il s'agit de contrôler l'action du gouvernement, ou l'origine historique du parlement, des maîtres, les rois et les tyrans, son action est réduite à peau de chagrin. Attention, les députés en ont le pouvoir, mais ils n'en font rien. Ou si peu.

11:05
Présentateur

Le gouvernement reste sur ses 65 ans. Est-ce que vous vous y opposez ? Est-ce que vous déposez une motion de censure ?

11:10
Invité

Tout est question une fois encore de calendrier, mais je pense qu'agiter ce chiffre de 65 ans aujourd'hui, alors qu'on ne fait que le gouvernement ne fait aucun effort par ailleurs de réduction de la dépense publique, ça ne serait pas compris par les Français. Ce serait compris comme une provocation.

11:23
Présentateur

Et donc ?

11:24
Invité

Et donc, on ne soutiendrait pas cette réforme.

11:25
Présentateur

Mais vous déposerez une motion de censure ?

11:27
Invité

On n'en est pas là, mais oui, ça fait partie des hypothèses sérieuses. Ça fait partie des hypothèses sur lesquelles, effectivement, on ferait entendre notre désaccord avec les moyens dont nous disposons. Peut-être est-il temps d'enterrer la crise de la représentation pour mettre au devant de la scène le vrai protagoniste, la crise des représentants. Le gouvernement devrait être véritablement contrôlé et dirigé par l'Assemblée. Et les députés devraient vraiment représenter les intérêts des Français. Et qu'est-ce qu'on fait du Président ? Je laisse à cette citation inspirante de Clémenceau le soin de vous le dire.

La vie m'a appris qu'on peut très bien se passer de deux choses, la présidence de la République et la prostate. Si cette vidéo vous a plu, n'oubliez pas de vous abonner et d'activer la petite cloche. Si des sujets vous troublent encore ou si vous n'êtes pas d'accord, n'hésitez pas à nous le dire en commentaire, on essaiera de répondre. Blast est un média indépendant des puissances d'argent, mais dépendant de votre sens citoyen. Alors pour les fêtes, au lieu d'acheter un rasoir à papa ou à maman, payez-leur un petit abonnement à Blast ! Mais nous, nous avons de l'argent ! Nous avons de l'argent ! À très vite pour de nouveaux épisodes et bonne fin d'année les cocos !

Alors d'abord je ne suis pas ton petit coco ! Je suis le petit coco de personne ! Est-ce que j'ai une tête de petit coco ?