1987 : Michèle Barzach, ministre pionnière de la lutte contre le SIDA | INA Politique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:19OuverteRéponse directe
Madame Michèle Barzach, bonsoir. On vous connaît peu et cette émission va sans doute contribuer à compléter un peu votre portrait.
- 1:00OuverteRéponse directe
Est-ce que le pouvoir qui est un compromis entre ses convictions, ses électeurs et la solidarité gouvernementale, est-ce que c'est pas très pesant ?
- 4:25OuverteRéponse directe
Être la seule femme ministre du gouvernement, est-ce que c'est une force ou est-ce que c'est une faiblesse ou un regret ?
- 5:10OuverteRéponse directe
La première fois que vous êtes allé au conseil des ministres, vous étiez intimidé ?
- 5:55OuverteRéponse directe
Imaginons que vous avez votre panthéon à construire où il y a trois places. Vous y mettez qui ?
- 6:39OuverteRéponse directe
Est-ce que ce n'est pas le moment au fond que la société française, que le gouvernement, que l'ensemble des Français parle de sexualité sans tabou ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:39Fait
« Je crois que c'est le moment de sensibiliser l'ensemble de la population au problème du sida pour plusieurs raisons. »
- 9:33Chiffre
« Un chiffre simplement 1800 postes à pourvoir cette année à l'hôpital je n'ai pu en pourvoir que 600. le tiers, c'est déjà le départ des médecins. »
Temps de parole
- ?100 %
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Euh je crois que euh c'est le moment de sensibiliser euh l'ensemble de la population au problème du sida. C'est un mal évitable. Évitable. Pour arriver à cela, il faut sensibiliser tout le monde. C'était il faut faire comprendre ce que ça signifie, faire comprendre comment on attrape le sida.
[musique]
Elle est femme, elle est belle, elle est ministre et ministre de cette santé que justement on se souhaite bonne en ce début du mois de janvier. Madame Michel Barzac, bonsoir. On vous connaît peu et cette émission va sans doute contribuer à compléter un peu votre portrait fait jusqu'ici de quelques points de repère. Naissance et enfance à Casablanca puis des études de médecine qui font de vous une gynécologue. En 1977, aux élections municipales démangées un peu par la politique, vous devenez conseiller du 15e arrondissement de Paris avant d'être plus tard adjointe au maire du 15e.
C'est l'année où Jacques Chirac devient maire de Paris car j'ai oublié de le dire, vous êtes RPR et initié en Shiraki par Jacques Toubon. En 1984, vous devenez délégué national aux relations sociales du RPR. En 86, on vous voit sur les affiches vivement demain, celle où Jacques Chirac et ses compagnons marchaient cravat en disant : "Paraît-il, sexe pour sourire plus naturellement." Alors, l'histoire ne dit pas si vous avez prononcé vous aussi cette phrase impérissable. Toujours est-il que le jour de la constitution du gouvernement, vous n'en êtes pas. Vous arrivez quelques jours plus tard comme un remord, seule femme ministre de ce gouvernement.
Depuis, si on essaie de cerner votre image, elle paraît contrastée. Premier temps, on fait de vous le portrait d'une femme plutôt conservatrice. Votre projet de réforme hospitalière qui rétablit le secteur privé à l'hôpital et qui s'attire les foudres de la gauche participe de cette image. Deuxème temps, ce portrait se tempère. On vous dit chaleureuse, généreuse, ouverte. Vous êtes visiblement consciente des grands débats du moment, sida, procréation artificielle et surtout drogue. On vous a senti plus que réservé sur le projet du garde des sauts renforçant la répression pénale pour les drogués.
Alors question simple, est-ce que le pouvoir qui est un compromis entre ses convictions, ses électeurs et la solidarité gouvernementale, est-ce que c'est pas très pesant ? Pouvoir, je crois que ce sont euh c'est une une suite d'artifice qui pour ma part m'intéresse pas vraiment. Par contre, les responsabilités euh on répond toujours ça. Vous vous aimez pas le pouvoir, c'est pas c'est pas déshonorant vousz. Vous saz, je crois que quand on est dans une charge comme celle-là, euh on est d'abord conscient de ce qu'il faut assumer. Et c'est vrai que ce sont les responsabilités.
Je dirait vous l'avez rappelé donc j'étais gynécologue dans le 15e arrondissement et que dans le cadre de ces responsabilités, j'ai été habitué à vivre des responsabilités de cas particulier à assumer, à régler. Et puis je me retrouve avec des responsabilités politiques, c'est-à-dire avec euh le devoir de mettre en place des mesures d'ordre général qui ne sont en fait là que pour régler un ensemble de cas particuliers. Et ça c'est le problème et c'est aussi ce qu'il y a de plus intéressant, c'est ce qui pour ma part dans mon expérience aujourd'hui me passionne, c'est-à-dire d'arriver à être encore à l'écoute des cas particuliers et de mettre en place des mesures d'ordre général.
Oui, c'est un peu la dualité qu'on retrouve. Euh la gynécologue, c'est s'occuper de la vie au fond, dans ce cas-là de de plus de plus concret, de plus pratique, de plus vrai. Et être ministre, c'est c'est n'approcher la vie que par des textes de loi. C'est un peu réducteur. Non, je crois que c'est approché la vie par beaucoup d'écoutes. Vous savez, euh on passe des journées à recevoir des gens, à écouter. Moi, pour ma part, vous le savez, je vais beaucoup sur le terrain. Je trouve que c'est très important parce que c'est le moyen de garder le contact avec toutes les réalités. C'est l'hôpital.
Ce n'est pas que l'hôpital, c'est l'hôpital sont des crèches, ce sont des villes, ce sont des endroits où je réunis euh des professionnels, où je réunis euh des personnes qui ont besoin de s'exprimer, que j'aime écouter et devant lesquelles j'aime aussi répondre aux questions qui posent. Alors, être la seule femme ministre du gouvernement, est-ce que c'est une force ou est-ce que c'est une faiblesse ou un regret ? Écoutez, c'est être une femme, c'est-à-dire c'est être euh finalement euh comme un homme pour un certain nombre de choses, c'est-être minoritaire avec ses avantages et ses inconvénients. Non, je crois que ça ça ne se règle pas en terme de de minorité ou de majorité.
c'est être à la fois comme les hommes qui sont là présents pour un certain nombre de de choses et puis c'est aussi peut-être avoir euh la richesse et puis des atouts euh différents de ce que les femmes euh possèdent et qui sont souvent très utiles. On parle de Oui, on pourrait l'être. Je pense qu'on le sera.
Vous savez, je crois que en politique aujourd'hui, il y a un petit décalage des responsabilités par rapport à d'autres professions, vous le savez, et qui sont d au fait que la politique impose une forme de vie qui est une forme de vie avec beaucoup d'abnégation, beaucoup de difficultés pour pour arriver à accumuler toutes les vies qu'une femme organise, c'est-à-dire sa vie de famille, sa vie de femme, sa vie de mère, ça et c'est peut-être pour ça qu'il y a pas beaucoup de femmes aussi. La première fois que vous êtes allé au conseil des ministres, vous étiez intimidé ? Oui, j'étais comme le premier jour à l'école, intimidé et puis en même temps les yeux écarquillés et puis un peu fier aussi.
Jacques Chirac, c'est votre grand homme ? [grognement] Oui. Oui. Euh vous savez euh mars euh c'était pas complètement évident de prendre dans le climat politique social qui existait avec un président de la République qui n'était pas euh là pour défendre la même politique que nous. C'était pas complètement évident de prendre la responsabilité d'être premier ministre, d'y aller comme on dit. Et je pense que ça décrit bien ce qu'il représente et pour moi c'est un c'est il représente quelqu'un que j'ai envie de suivre. Alors d'un mot pour finir ce portrait, oublions un peu les contemporains. Imaginons que vous avez votre panthéon à construire où il y a trois places. Vous y mettez qui ?
Écoutez, j'y mets une femme et j'y mets une femme qui a été ministre il y a longtemps qui m Julio Curry. et on n pas le temps d'en parler mais je pense que c'est vraiment ça a été quelqu'un de très très important. Et puis euh j'y mets euh j'y mettrai euh pour ma part un créateur. Alors là, je crois que ça m'est impossible comme ça de vous dire qui, mais je pense que la création est est fondamentale et je pense qu'on en reparlera dans l'émission. Elle est elle est fondamentale et c'est le moteur de la vie. Alors à propos de télévision, vous allez l'utiliser pour de grandes campagnes d'information. Pour le sida par exemple, que vous avez déclaré cause nationale pour 87.
Est-ce que ce n'est pas le moment au fond de de que la société française, que le gouvernement, que que l'ensemble des Français parle de sexualité sans tabou ? Est-ce que c'est pas une formidable occasion ? Je crois que c'est le moment de sensibiliser l'ensemble de la population au problème du sida pour plusieurs raisons. Vous savez, d'abord je suis exaspérée qu'on parle d'épidémie comme si c'était une maladie qui s'attrape comme le tifus ou comme le choléra. C'est un mal évitable. évitable. Il suffit pour cela de changer un certain nombre de comportements. Donc qu'est-ce qu'il faut pour arriver à cela ? Il faut sensibiliser tout le monde.
C'était il faut faire comprendre ce que ça signifie, faire comprendre comment on attrape le sida, faire comprendre aux jeunes qu'ils ont aujourd'hui apprendre à réfléchir à ce que sera leur vie sexuelle et à faire les choix qui seront les leurs. Il y a donc, si vous voulez, tout un travail d'une sensibilisation collective qui est importante et elle est d'autant plus importante Anne Saintcler que on est en train de voir poindre, vous savez, des vieilles lunes qui sont celles du rejet, qui sont celles de la quarantaine, qui sont celles de et et et face au sida, on va le voir poindre encore plus fort que le reste.
Et donc, il faut à tout prix éviter cela et pour cela il faut faire de l'information par tous les systèmes. La télévision, c'est un système formidable pour faire de la sensibilisation de masse et et rapide. Vous savez, je l'ai déjà, je viens de l'utiliser pour un spot drogue et en deux mots, je veux vous dire que avec ça, il y avait un téléphone vert et donc la possibilité d'appeler. En 20 jours, il y a eu 13000 appels. C'est formidable. Un appel sur 5 était pour demander des adresses de soins. Ça sert vraiment à quelque chose de très très positif.
Alors, on a vu le président de la République présenter ses ses vœux tout à l'heure et il avait fait un certain nombre de réserves sur votre projet de de réforme hospitalière et notamment sur la réintroduction du secteur privé à l'hôpital. Est-ce que vous comprenez que cette réintroduction du privé a pu choquer certains ? Alors, d'abord, je voudrais revenir sur ce que le président de la République a dit. Il a souhaité que les Français restent gardent une égalité face à la maladie. Pour moi, c'est parce que c'est la critique qui avait été faite de la réintroduction du privé en disant c'était la médecine à deux vitesses. Les les riches pour se faire soigner par les secteurs privés.
L'égalité face à la maladie, c'est fondamental. C'est notre vraie richesse. C'est la richesse de notre système de santé de protection sociale et je serais la dernière à faire quoi que ce soit qui risque d'y porter atteinte. Et c'est d'ailleurs pour cela que je me bat et que Philippe Segin se bat pour que la protection sociale reste ce qu'elle est. Alors le secteur privé, l'hôpital c'est l'inverse. C'est pas je comprends que ça choque. D'abord il faut comprendre que c'est quoi ? C'est un système qui existe déjà.
Donc ça n'est pas créer de toute pièces quelque chose, c'est prolonger quelque chose qui a permis euh d'amener euh à nos hôpitaux un niveau de technologie et de qualité de soins extraordinaire ouvert à tout le monde. Si demain ce système disparaît, c'est là qu'on verra l'inégalité revenir car c'est là qu'on verra les médecin repartir vers les cliniques privées comme il y a 20 ans et qu'on verra donc la médecine avec les médecins de qualité dans les cliniques privées et l'hôpital avec une médecine qui se fera avec infiniment moins de médecins. Un chiffre simplement 1800 postes à pourvoir cette année à l'hôpital je n'ai pu en pourvoir que 600. le tiers, c'est déjà le départ des médecins.
Alors, je dis pas que c'est le secteur privé, la panassée, c'est un petit bout d'un projet hospitalier qui va avec beaucoup d'autres choses dans un projet de à la fois de modernisation, de continuation de la modernisation et de faire que l'hôpital reste ce qu'il est, c'est-à-dire formidable. Le projet discuté au printemps, je crois. Au printemps. Alors, la drogue, on va y revenir chez nous. Alors, qu'en pense le médecin Michel Barzac ? Écoutez, ce que j'en pense, c'est d'abord qu'il y a de nombreux moyens pour essayer de sortir de la drogue et que il n'y ait aucune critique à porter sur un moyen plutôt qu'un autre. Il est peut-être efficace.
Simplement 70 % de guérison en principe dans dans l'ensemble du monde, on est à 30 % à peu près. 3/ 10, c'est pas beaucoup. Alors peut-être que c'est un des moyens. Ce que je veux dire, c'est que ça pose quand même le problème de la drogue. Sortir de la drogue, c'est un contrat. C'est un contrat à passer et on le sent bien là. C'est une fois, on a plus le droit d'y revenir. Et ce contrat, il est nécessaire. La sollicitation de ce contrat est nécessaire car c'est le seul moyen de retrouver ce qui est perdu chez un drogué, c'est-à-dire l'identité, la volonté et la notion de l'espace et du temps, c'estàd de la rigueur. Et il faut un contrat.
Et donc toutes les structures, tous les moyens qui peuvent amener ce type de contrat sont fondamentales. Alors, revenons en France, question inévitable. On a eu le sentiment que vous étiez pas tout à fait d'accord. C'est moins qu'on puisse dire avec les mesures plutôt répressives annoncées par Albain Chalandon. Je crois qu'il faut reprendre le problème sur deux plans. Un mot du plan international. Ça, je crois que c'est il faut maintenant que les pays commencent à essayer de régler le problème sur le plan international. C'est ce qui commence à être fait. Vous savez que premier ministre a écrit au président Rigan que au niveau européen commence à bouger. Ça c'est très important.
Sur le plan national, il y a deux choses différentes. Il y a les enfants et les adolescents qui touchent à la drogue. Alors, vous savez, il y en a un sur deux ou trois dans certains dans certaines villes, il y en a un sur cin ou six dans les autres. Et là, je crois qu'il faut que tout le monde comprenne à quel point il faut être concerné. Et et si vous voulez, j'ai presque envie de m'adresser un peu solennellement aux familles là pour dire que finalement les familles sont complètement concernées. Il faut lever le tabou de la drogue et pouvoir en parler, pouvoir apporter. Chaque famille a son rôle à jouer là-dedans et je m'emploirai à les aider.
C'est mon rôle de ministre de la famille, je dirais ministre de la santé. Mais c'est important, il faut éviter, c'est là qu'on peut être positif, c'est d'éviter à ces adolescents de de croire que c'est un geste anodin, que c'est un comportement social normal. Il y a un interdit de la drogue, mais c'est pas un interdit ni du gouvernement ni C'est un interdit qu'il faut se poser à soi-même. Il y a quand même deux manières d'aborder le problème. Il y a la manière de considérer les drogués comme des malades et la manière des considérés comme des délinquants. Il veut pas mettre un coin dans la solidarité gouvernementale mais quand même ça ce sont les vrais les drogues dures.
Alors les drogues dures, je crois que chacun a son angle de vision. Moi, je suis ministre de la santé, je suis médecin et c'est vrai que sur le fond, je crois qu'il faut être beaucoup plus ferme et qu'il faut une répression ciblée pour les trafiquants, pour les dealers, mais que sur la forme, il faut trouver les moyens de structure qui correspondent au fait qu'aider un drogué, c'est d'aider un malade. Alors question simple aussi, la propagation du sida était des dit-on par euh le fait que les les jeunes drogués se repasse entre eux des seringues. Est-ce que vous avez ou non l'intention de euh permettre la vente libre des seringues en pharmacie ? C'est pas diton.
Vous savez, il suffit d'une piqû euh d'une d'une injection pour un jeune pour qu'il ait soit porteur de d'autant plus la vente libre des seringues en pharmacie éviterait cette propagation décid. Oui, enfin sur le fond je crois qu'il faut aller vers cette vente libre. Je suis en train de consulter l'ensemble des organismes euh qui sont parties prenantes dans cette histoire comme les ordres et cetera et j'attends une réponse 2 pour les jours qui viennent ou les semaines qui viennent. Mais je suis favorable.
Al moi, je voudrais vous montrer quelque chose que m'ont apporté mes mes camarades du mini journal de Patrice Drevet qui est cette seringue, je crois que Jean-Claude de Lanoix va pouvoir nous la montrer. Une seringue en plastique qui coûte 1 franc, qui est vendue dans les boulangeries, qui est fabriqué en Hollande et qui contient du sucre tout à fait anodin. Mais c'estabord, c'est une seringue qui peut faire office de seringue et d'autre part c'est comment expliquer à des jeunes que la seringue égale danger si pendant dès leur plus jeune âge on leur a dit la seringue ça peut être du plaisir je je vous la donne.
Écoutez, moi je trouve ça très grave parce que je viens de le dire, il faut absolument faire passer le message que euh il y a un interdit encore une fois qui vient pas de l'extérieur mais qu'il faut s'imposer à soi-même et euh donc euh associer le geste de prendre une seringue euh au plaisir. Je crois que c'est complètement inverse de la démarche que nous sommes en train de faire parce que vous savez même libéraliser les seringues, ça va pas régler le problème. Le problème c'est qu'il faudra encore et longtemps convaincre que l'échange de la seringue, le passage d'une seringue, ça peut être complètement dramatique. Alors que le ministre de la santé et quelque sur les boulangers.
Alors très vite parce que nous arrivons au terme de de l'émission, est-ce que vous étiez ou non d'accord avec les recommandations du comité d'éthique sur les manipulations génétiques comme on l'a dit euh euh rapidement, c'est-à-dire le moratoire de 3 ans en ce qui concerne les recherches ? Tout d'abord, je trouve que les procrations médicalement assistées, c'est un un exemple euh de ce qu'est la science et la recherche extraordinaire. D'abord parce que c'est l'espoir, c'est la vie mais c'est aussi le risque. Et c'est ce qui a déterminé l'attitude du Comité national d'éthique que je suis pour ma part totalement.
Je voudrais simplement que le moratoire ne soit pas pris vous sa moratoire c'était quoi ? Une pause pour ne pas pendant 3 ans faire de manipulations génétiques dégradantes. C'est-à-dire au fond de ne pas risquer d'aller vers le génisme ou vers quelque chose qu'on ne veut pas voir apparaître. Mais je ne voudrais surtout pas qu'on l'interprète comme une pause dans la recherche. Car si chaque fois qu'on avait eu peur de découverte et de la recherche, on avait arrêté la recherche, on en serait resté loin derrière à l'âge de pierre. Donc je crois qu'il faut expliquer tout ça très bien et je me chargerai de le faire à répétition.
[musique]
Ah.
[musique]