Nicolas Dupont-Aignan invité de France 3
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 5 %Attaque 60 %Défensif 35 %
Questions et réponses
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- 0:37OuverteRéponse directe
Vous-même, est-ce que vous n'êtes pas surpris de la tournure et de l'importance que prend le débat autour de la réforme des collèges ?
- 3:12OuverteRéponse directe
Vous étiez aussi contre la loi Taubira à l'époque, il y a deux ans. C'est plus qu'un symbole, là, ce qui vient de se passer, non ?
- 3:57OuverteRéponse directe
Nicolas Dupont-Aignan, quelle part la France doit prendre dans l'accueil des migrants ?
- 10:57OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pourriez vous rapprocher du Front National ou faire des alliances avec eux ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:42PrésentateurFait
« Vous-même, est-ce que vous n'êtes pas surpris de la tournure et de l'importance que prend le débat autour de la réforme des collèges ? »
- 3:17PrésentateurFait
« Vous étiez aussi contre la loi Taubira à l'époque, il y a deux ans. »
- 3:35PrésentateurFait
« Mais j'ai toujours été inquiet des conséquences sur l'enfant. »
- 3:45PrésentateurFait
« Et on a vu aujourd'hui la triste parole de Mme Taubira. »
- 3:51PrésentateurFait
« le tribunal de grande instance de Nantes a ordonné, il y a quelques jours, l'inscription à l'état civil de trois enfants nés par gestation pour autrui à l'étranger »
- 4:04PrésentateurFait
« Je l'assume et je le dis à haute voix. On doit protéger les enfants. »
- 4:20PrésentateurFait
« M. Valls a dit exactement l'inverse de Mme Taubira. Les parlementaires français ont solennellement refusé la marchandisation, car il faut bien voir ce que c'est la GPA. »
- 4:26PrésentateurFait
« C'est que l'enfant s'achète sur un catalogue et fabriqué dans le ventre d'une femme en Inde, en Ukraine ou ailleurs. »
- 5:09PrésentateurFait
« Mardi, les enseignants seront en grève à l'appel des syndicats, de gauche comme de droite »
- 5:31PrésentateurChiffre
« un élève sur 4 en classe de 3e qui ne maîtrise pas les fondamentaux de français, un élève sur 5 qui ne maîtrise pas ceux de maths. »
- 5:53PrésentateurFait
« Pour moi, l'école de la République, c'est celle qui amène l'enfant d'une famille modeste à l'excellence, pas l'école, qui ramène tout le monde au niveau du nivellement généralisé. »
- 6:18PrésentateurChiffre
« 150 000 décrocheurs, excusez-moi, ça mérite qu'on y travaille et qu'on y travaille sérieusement, ce que nous faisons depuis maintenant 3 ans. »
- 7:14PrésentateurFait
« Nicolas Dupont-Aignan, François Hollande, Manuel Valls ont dit « La réforme s'appliquera en septembre 2016 ». »
- 10:24PrésentateurFait
« Manuel Valls, comme Nicolas Sarkozy, qui disent pas de quotas, mais ils ont signé tous les traités européens qui font qu'aujourd'hui, les migrants arrivent dans notre pays sans contrôle et déstabilisent la société. »
- 11:46PrésentateurChiffre
« 75% des Français ne volent pas du PS, de l'UMP, du Front National. »
Temps de parole
- Présentateur66 %
- Locuteur 109 %
- Locuteur 48 %
- ?5 %
- Locuteur 53 %
- Locuteur 33 %
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Bonsoir et bienvenue dans ce soir 3 week-end. La réforme des collèges n'a pas fini de faire parler d'elle. Mardi, les enseignants seront en grève et ce sera un test pour le gouvernement qui fait bloc autour de la ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, devenue à l'inverse pour l'UMP une cible. L'UMP qui l'accuse de brader l'enseignement. Le président de la République et le Premier ministre sont intervenus pour dire que cette réforme verra bien le jour, quoi qu'il en soit, comme prévu en 2016. C'est en tout cas un des sujets sur lesquels nous allons revenir avec notre invité politique ce soir, Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France. Bonsoir. Bonsoir.
Vous-même, est-ce que vous n'êtes pas surpris de la tournure et de l'importance que prend le débat autour de la réforme des collèges ? Non, parce que l'école publique, elle appartient à tous les Français et puis elle fait partie du roman national. On a construit la République et la Nation à partir de l'école publique.
Et quand on la
détricote... Et on développera ça un petit peu plus tard. Deux ans après l'adoption du mariage pour tous. Tout n'est pas réglé, les religions ont été en tête de la mobilisation, on s'en souvient, contre la loi Taubira. Mais apparemment, les mentalités évoluent, puisque chez les protestants, la principale église protestante de France vient d'autoriser les bénédictions de couples de même sexe. Les explications d'Anne-Gaël Matoxy.
C
'est la première fois en France que le courant majoritaire d'une religion accorde une reconnaissance à l'union homosexuelle. Le tabou a été brisé aujourd'hui par l'église protestante unie de France.
Au
début de la matinée, je ne savais pas ce qu'allait décider le synode. Vraiment, tout était ouvert pour notre église. C'est une belle journée.
Les
pasteurs garderont toutefois la liberté d'accepter ou de refuser de procéder à ces bénédictions.
Je
n
'ai
pas d'appréhension en tant que pasteur de ce que cela donnera sur le terrain.
Je n'étais pas dans une disposition de leur appliquer le même genre de bénédictions que celles qu'on accorde aux couples hommes et femmes.
1985, le polémique pasteur Doucet bénissait déjà un couple homosexuel. Cérémonie condamnée par ses pères au nom de la Bible, mais aussi au nom de la loi qui réservait alors le mariage aux hétérosexuels. Car dans le protestantisme, le mariage n'est pas un sacrement. C'est une bénédiction donnée à un mariage, lui, civil. 30 ans plus tard, vous êtes unis
par
le mariage au nom de la loi. La donne a changé. Pour le sociologue Jean Bobéro, s'adapter à son temps fait partie de la philosophie du protestantisme.
Pour
l'église catholique, il y a une morale naturelle dont elle est le garante. Et cette morale naturelle, elle s'adresserait à tous les humains. Et dans le protestantisme, finalement, il y a toujours un débat au niveau théologique, mais aussi au niveau éthique. Et finalement, suivant les civilisations, suivant les périodes, ce qu'on appelle la fidélité à l'évangile en protestantisme se passe différemment.
La décision de ce synode n'engage toutefois pas les églises protestantes évangéliques, aujourd'hui beaucoup plus conservatrices en matière de mœurs.
Nicolas Dupont-Uni en face à l'église catholique qui refuse le mariage gay, qui était en tête des manifestations contre le mariage pour tous. Vous étiez aussi contre la loi Taubira à l'époque, il y a deux ans. C'est plus qu'un symbole, là, ce qui vient de se passer, non
? Oui,
je crois que c'est important et en même temps, c'est la liberté de chaque église de décider ce qu'il en est. Moi, j'ai toujours eu une position très simple. J'ai toujours été favorable à l'union civile, c'est-à-dire deux êtres qui s'aiment ont le droit, bien évidemment, de vivre librement et de
s
'aimer. Mais j'ai toujours été inquiet des conséquences sur l'enfant. Et j'ai contesté la loi Taubira, non pas pour le mariage homosexuel, mais pour les conséquences sur l'enfant. Et on a vu aujourd'hui la triste parole de Mme Taubira.
À
ce propos, justement, puisque le tribunal de grande instance de Nantes a ordonné, il y a quelques jours, l'inscription à l'état civil de trois enfants nés
par
gestation pour autrui à l'étranger, Christiane Taubira estime que les enfants qui sont nés de parents français ont, du fait du code civil, la nationalité française. J'assume cela, dit-elle. Je l'assume et je le dis à haute voix. On doit protéger les enfants. Alors c'est vrai qu'il y a les principes que vous avez rappelés, mais il y a la réalité des Français. Comment on fait pour rejoindre les deux ? D'abord, je constate qu'il
n'y a
plus de démocratie. M. Valls a dit exactement l'inverse de Mme Taubira. Les parlementaires français ont solennellement refusé la marchandisation, car il faut bien voir ce que c'est la GPA. C'est que l'enfant s'achète sur un catalogue et fabriqué dans le ventre d'une femme en Inde, en Ukraine ou ailleurs.
Sauf que ces enfants, ils existent. Alors qu'est-ce qu'on en fait ? Ces
enfants existent, ils ont la nationalité du pays dans lequel ils sont nés et de toute façon, ils peuvent avoir la nationalité française ensuite. En revanche,
ce que je n'accepte
pas... Oui, ce que je n'accepte pas,
c
'est que la ministre de la Justice aille contre la loi de la France. C'est très grave, c'est un déni de démocratie. Et c
'est
la première fois qu'on va accepter qu'un enfant soit acheté comme un objet. C'est particulièrement grave et Mme Taubira vraiment fait honte à son ministère.
On
va parler maintenant de la réforme des programmes des collèges, parce que ça a commencé avec les questions du latin et du grec, puis de l'allemand. Et puis ça s'impose aujourd'hui dans le cœur du débat politique. Mardi, les enseignants seront en grève à l'appel des syndicats, de gauche comme de droite, comme où le détaille Claudine Gilbert.
Inébranlable, la ministre de l'Éducation, soutenue par François Hollande, veut appliquer telle quelle sa réforme du collège à la rentrée 2016. Najat Vallaud-Belkacem invoque les méfaits du statu quo. Ça signifierait continuer
à avoir chaque année un élève sur 4 en classe de 3e qui ne maîtrise pas les fondamentaux de français, un élève sur 5 qui ne maîtrise pas ceux
de maths. La droite a fait de la ministre de l'Éducation sa nouvelle cible. Nicolas Sarkozy s'en prenait hier une nouvelle fois à sa réforme, se posant lui-même en défenseur de l'excellence.
Pour
moi, l'école de la République, c'est celle qui amène l'enfant d'une famille modeste à l'excellence, pas l'école, qui ramène tout le monde au niveau du nivellement généralisé. Voilà l'école de la République.
Ces
attaques ressoudent la majorité des Verts jusqu'aux radicaux de gauche de Manuel Valls qui soutient sa ministre dans une tribune dans Libération ce lundi jusqu'au frondeur du PS.
150 000 décrocheurs, excusez-moi, ça mérite qu'on y travaille et qu'on y travaille sérieusement, ce que nous faisons depuis maintenant 3 ans.
Mais les premiers concernés ne désarment pas. 7 syndicats représentant 80% des enseignants appellent à la grève mardi pour renégocier la réforme et notamment l'autonomie accordée aux chefs d'établissement.
On pourra dire qu'un élève aura 5 heures de maths en 5e mais qu'il n'aura que 2 heures d'histoire. et puis qu'il faudra qu'en 3e on change. Ce qui vous voyez est extrêmement complexe.
Je
suppose que personne ne bouge, les élèves ni les professeurs. Et puis on sait que quand on laisse tout se gérer au niveau de
l
'établissement, on augmente les inégalités.
Après la grève, les syndicats menacent d'occuper des établissements, voire de bloquer les épreuves du brevet.
A
plus de 60%, les Français se disent eux aussi hostiles à cette réforme du Collège.
Nicolas Dupont-Aignan, François Hollande, Manuel Valls ont dit « La réforme s'appliquera en septembre 2016 ». Vous pensez vraiment que le gouvernement peut revenir en arrière sur cette réforme ? Mais, attendez, c'est l'intérêt de la France qui est en jeu. Comment on peut accepter de voir détruire notre école ? Et ce n
'est
pas le premier gouvernement
qui
le fait. C'est un abaissement des savoirs, c'est une limitation des horaires de cours, c'est le développement d'activités pseudo-pédagogiques qui n'ont aucun intérêt. Et ce qui est terrible dans ce qui se passe, je suis élu de banlieue, je suis maire d'une ville de banlieue, qui va en pâtir ? Ce sont les enfants défavorisés.
Est-ce que vous vous demandez que la réforme soit retirée ?
Mais bien évidemment.
Et
vous pensez vraiment que le gouvernement va entendre ça ? Est-ce que le gouvernement veut continuer à foncer dans un mur ? Ce qui est en cause, au-delà de la droite et de la gauche, qu'est-ce qu'on fait de notre école ? Comment on apprend à lire, à écrire à nos enfants ? J'entendais la ministre dire « il y a 150 000 décrocheurs ». Mais la faute à qui ? À toutes ces réformes depuis 15 ans, quels que soient les gouvernements, qui ont réduit les horaires d'apprentissage. Quand on n'apprend pas quelque chose, on ne peut pas le deviner. Et ce sont les enfants favorisés, ceux qui ont des parents enseignants ou ailleurs, qui ont des cours particuliers qui s'en sortent.
Alors, est-ce qu'on va revenir à l'école du mérite, de l'effort, une école qui élève ? C'est
ça l'enjeu. Vous parliez de
la ministre
Najat Vallaud-Balquassem,
qui est critiquée, attaquée même par l'UMP. Est-ce la bonne méthode ? Mais ce n
'est
pas la question de la ministre.
Luc Châtel... Oui, mais l'UMP fait aussi l'enfer de question de personne. Attendez,
Luc Châtel a fait la même chose de droite pour le lycée. On a vu le résultat. Mme Vallaud-Balquassem continue en fait la même œuvre. Il faut bien voir que le ministère de l'Éducation nationale est pris en otage par des pédagogistes, des gens qui détestent l'excellence. Nous sommes l'un des seuls pays au monde à vouloir baisser le niveau. J'étais en Asie il
y
a quelques semaines. Partout, que ce soit un pays communiste, un pays libéral, partout,
c
'est l'excellence, c
'est
l'effort, c'est l'apprentissage. Et nous, on baisse le niveau. On réduit les horaires de français, de maths. Et de surcroît, on casse l'histoire de France. Mais est
-ce
que vous croyez qu
'on
va rassembler les français comme ça ? C'est l'inverse.
Alors, je voudrais qu'on en vienne à autre chose. Vous allez mener la campagne. J'ai écrit
juste un point. J'ai écrit une lettre à tous les enseignants de France. Parce que, justement, il faut dépasser la droite, la gauche. Il faut parler de ce qu'on veut pour l'école publique. Il n
'y
aura pas d'avenir sans l'école publique. On va parler d'autre chose maintenant. Oui, j'ai bien entendu. C'est les quotas de migrants. C'est une question qui a été relancée après les propos de Manuel Valls, se disant contre cette idée émise par Bruxelles. Thierry Mandon, le ministre chargé de la réforme de l'État, a précisé que la France n'avait pas d'objectif précis d'accueil de réfugiés dans un sens comme dans un autre.
On
n
'a
pas d'objectif d'augmenter le nombre de personnes accueillies ou, au contraire, refuser, et pas plus celui de les expulser. Mais oui, la France est un État de droit. Il y a des règles. Il faut être très précis. C'est une des raisons pour lesquelles la décision européenne perturbait ces règles existantes. Et les règles s'appliquent pour le meilleur, pour ceux qui souhaitent rester, comme pour ceux qui doivent retourner chez eux parce qu
'ils
n
'ont
pas de raison à être en séjour régulier en France.
Nicolas
Dupont-Aignan, quelle part la France doit prendre dans l'accueil des migrants ? Mais actuellement,
c
'est porte ouverte.
D
'ailleurs, ce qui est extraordinaire, c'est que Manuel Valls, comme Nicolas Sarkozy, qui disent pas de quotas, mais ils ont signé tous les traités européens qui font qu'aujourd'hui, les migrants arrivent dans notre pays sans contrôle et déstabilisent la société. Donc moi, je demande le contrôle aux frontières. Je demande que les migrants soient sauvés de la noyade parce qu
'ils
sont en train de mourir en Méditerranée.
Et qu'on les
raccompagne dans leur pays de départ. C'est la seule solution. Si on laisse des quotas se mettre en place, ça veut dire quoi ? Un formidable appel d'air ? Et qu'est-ce que souhaitent les passeurs, les criminels qui les exploitent, qui les noient en Méditerranée ? C'est qu'on continue comme ça. Une dernière question qui vous concerne. Dans le journal de dimanche, le numéro 2 du Front National, Florian Philippot veut rassembler, dit-il, au-delà du Front National. Et il s'adresse à vous.
Il
faut continuer de travailler, de rassembler. Nicolas Dupont-Aignan veut l'alliance des patriotes, ça c'est vrai. Il y voyait un obstacle avec Jean-Marie Le Pen. Je suis intéressé de savoir ce qu
'il
dit aujourd'hui, puisque Jean-Marie Le Pen n'est plus au Front National. Est-ce que vous pourriez vous rapprocher du Front National ou faire des alliances avec eux ? Écoutez, à Debout la France, nous, il n
'y a
pas de feuilleton familial. Il n'y
a
jamais eu de propos de rejet. Il y a la volonté gaulliste de rassembler les Français.
Et moi, je dis à M.
Philippot, d'ailleurs, je dis à M. Philippot, je pense qu
'il
serait beaucoup plus heureux chez nous. Il se sentirait beaucoup plus à l'aise que dans ce feuilleton un peu glauque. Voilà, donc ça ne m'intéresse pas.
Moi, je trace ma
route. Et pour vous, il est hors de question de faire
des alliances avec le Front National.
On va voir la fin du feuilleton. Maintenant, moi, je suis leader d'un parti gaulliste, un parti qui répond, je pense, à l'attente des Français. Vous avez vu le sondage dans Marianne. 75% des Français ne volent pas du PS, de l'UMP, du Front National. Est
-ce qu'on ne peut
pas inventer dans la vie politique française quelque chose de nouveau ? Juste une chose.
Jean-Marie Le
Pen était l'obstacle.
C
'était un obstacle important. Et je me réjouis, parce qu'il faut être franc, je me réjouis que, enfin, Jean-Marie Le Pen quitte la scène politique, parce que ce n
'est
pas ma tasse de thé, vous le savez. Mais est-ce qu'on ne peut pas imaginer pour la France autre chose que ce trio qui fonctionne ensemble et qui fait que
les
Français sont écoeurés de la politique ? Donc, moi, je crois à une autre alternative. Celle de Debout la France,
en l'occurrence, votre parti. Eh bien oui, sinon, je ne serai pas là.
Merci, Nicolas Dupont-Aignan, d'être venu sur l'Operto de Sors 3 Weekend. Merci.