Le RN censurera sur des actes ! - Yoann Gillet (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Il ne vous a pas ignoré que le vote de la position de censure a eu lieu avant qu'il y ait confirmation de cette mesure.
- 0:05OuverteRéponse partielle
Ah donc vous allez peut-être censurer en fait alors ?
- 0:07RelanceRéponse directe
Le gouvernement, mais on a dit qu'on ne s'interdisait jamais de censurer et que nous censurions sur des actes.
- 0:13OuverteRéponse directe
Et si le gouvernement prend des mesures qui vont à l'encontre de l'intérêt général et qui viennent toucher toujours plus les Français, notamment les plus modestes et les classes moyennes, alors oui, nous serions en capacité de censurer.
- 1:59OuverteRéponse directe
Dans un instant, on parlera des propositions du nouveau Front populaire, puisque Aurélie Trouvé, vous avez proposé, je crois, 10 mesures sur la fiscalité.
- 3:45OuverteRéponse directe
Il peut tomber, le gouvernement Barnier, sur ce budget 2025 ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:21PrésentateurPromesse
« nous serions en capacité de censurer »
- 0:35PrésentateurFait
« Et c'était d'ailleurs l'une des lignes rouges fixées par Marine Le Pen, c'est très clair. »
- 1:38PrésentateurChiffre
« nous proposions lors de l'élection présidentielle, et nous avons réitéré encore dernièrement, sur la création d'un grand ministère de lutte contre la fraude. C'est 75 milliards d'euros qui sont à aller chercher. »
- 1:49PrésentateurFait
« réserver les aides sociales aux Français »
- 5:30InvitéChiffre
« Vous regardez sur les 15 dernières années, on est à peu près à 56% de dépenses publiques dans le PIB, dans la richesse totale. »
- 6:00InvitéChiffre
« on a creusé un énorme trou dans la caisse de l'État de 62 milliards d'euros supplémentaires par an, essentiellement au service des plus riches et des multinationales. »
- 6:33InvitéChiffre
« 15 milliards pour aller chercher de l'argent sur les super-profits supplémentaires des multinationales »
- 6:59InvitéChiffre
« le salaire réel a diminué de 3% à peu près en trois ans, en tout cumulé »
- 7:08InvitéChiffre
« la suppression de 2000 postes dans les écoles publiques »
- 8:36InvitéFait
« aujourd'hui, ce budget a dérivé, notamment à une dynamique de recettes fiscales qui n'est pas la bonne »
- 9:55InvitéChiffre
« On l'avait chiffré, c'est 50 milliards en plus, comme pour les retraites »
- 12:42InvitéPromesse
« ce budget, quelles que soient les évolutions, de toute façon, ce sera non et vous le censurerez si 49-3 il y a »
Temps de parole
- Présentateur25 %
- Invité19 %
- Invité 218 %
- ?12 %
- Invité 310 %
- Invité 48 %
- Invité 58 %
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Il ne vous a pas ignoré que le vote de la position de censure a eu lieu avant qu'il y ait confirmation de cette mesure.
Ah donc vous allez peut-être censurer en fait alors ? Le
gouvernement, mais on a dit qu'on ne s'interdisait jamais de censurer et que nous censurions sur des actes. Et si le gouvernement prend des mesures qui vont à l'encontre de l'intérêt général et qui viennent toucher toujours plus les Français, notamment les plus modestes et les classes moyennes, alors oui, nous serions en capacité de censurer. Donc l'avenir... Par exemple,
si cette
désindexation est maintenue... Mais on verra, les discussions budgétaires vont commencer. Nous, nous disons très clairement au Premier ministre qu'il ne faut pas taxer davantage les Français. Et c'était d'ailleurs l'une des lignes rouges fixées par Marine Le Pen, c'est très clair. Et les mesures qui sont visiblement annoncées, qu'ils seront dans les prochaines minutes, viennent toucher les plus modestes.
Et
les classes moyennes qui... D'ailleurs les classes moyennes, je n
'aime
pas utiliser ce terme parce que les classes moyennes sont devenues ces dernières années, en réalité les classes populaires, tellement elles ont souffert des mesures de la Macronie. Mais il y a aussi la mesure sur le malus pour les véhicules thermiques, où là on vient taxer, bien finalement, toujours plus les Français qui travaillent et qui ne peuvent pas s'acheter le dernier modèle de voiture électrique. Les
mesures
qui vont venir également augmenter
le prix des mutuelles. Et
tous les Français ont
besoin des
mutuelles. Moi,
ce
que je déplore, c'est qu'il n'y ait aucune mesure structurelle qui soit annoncée. Des économies, il y en a à faire. Et visiblement, Michel Barnier fait totalement l'impasse dessus. Sur la fraude
fiscale et sociale... Alors pardonnez-moi, mais quand on lit le programme du Rassemblement
national, on n
'est
pas ébloui par la quantité de mesures d'économie que vous proposez.
Pardon,
mais vous avez très
mal lu,
visiblement, puisque nous proposions lors de l'élection présidentielle, et nous avons réitéré encore dernièrement, sur la création d'un grand ministère de lutte contre la fraude. C'est 75 milliards d'euros qui sont à aller chercher. Il n'y
a
pas que ça.
Il y a aussi le coup de l'immigration.
Il
y a aussi le fait de
réserver les aides sociales aux Français. Voilà un sujet qu'il faut mettre sur la table aujourd'hui. Il y a des économies à réaliser parce que l'argent est mal dépensé.
Dans un instant, on parlera des propositions du nouveau Front populaire, puisque Aurélie Trouvé, vous avez proposé, je crois, 10 mesures sur
la
fiscalité. Juste avant, on est là à la trousse, Guillaume Tabard. Là, on voit à peu près ce qu'on va avoir en discussion dans l'hémicycle. Et ce qui est intéressant, c'est qu
'au
fond, c'est sans doute,
pas
une des premières fois, mais la copie qui va être présentée dans 40 minutes, elle ne ressemblera pas au budget qui sera voté d'ici quelques semaines, puisque précisément, il y aura énormément d'évolutions, parce que Michel Barnier, sinon, risquera de faire face à
la
censure. Oui, rarement un budget aurait été aussi dépendant de la discussion parlementaire, parce que le gouvernement n'a pas une majorité à lui seul qui lui permettrait de contrôler toute la discussion, sauf si, mais là on va entrer un peu dans la technique parlementaire, sauf si, in fine, on passait par un 49-3 qui permettrait au gouvernement de rétablir, en gros, ou en tout cas de retenir les six amendements qu'il veut choisir. Mais le problème,
c
'est qu
'on
voit bien qu'entre tous les groupes, que ce soit le Rassemblement National, le Nouveau Front Populaire, ou le groupe Ensemble pour la République, ou les Républicains, chacun a des exigences qui sont contradictoires entre elles. Et que si on met tout bout à bout,
c
'est que ceux qui disent, ne touchons pas au retraité, hop, ça va faire, donc, j'ai plus le montant exact de 2 milliards, bon, qu
'on
va supprimer. Mais
si on veut dire,
oui, mais pas touche aux collectivités territoriales, ça va faire encore les 5 milliards d'économies. Bon, et donc, à l'arrivée, on voit bien comment le débat parlementaire peut alourdir les dépenses, renier les économies. Personne ne va trop oser, en tout cas dans la majorité de la coalition, alourdir les impôts, j'imagine, ou j'espère. Mais voilà, à l'arrivée, on va plutôt sortir avec un déficit alourdi plutôt que rétréci. Néla Latrouze, Guillaume Tabard parlait du 49-3 il y
a
un instant.
On
voit mal comment Michel Barnier pourrait l'éviter. Il peut tomber, le gouvernement Barnier, sur ce budget 2025 ? Par définition, oui. Après, la question,
c
'est dans quelle mesure il retient des amendements proposés par les uns et les autres ? Dans quelle mesure il va récupérer des propositions qui peuvent être faites par Aurélie Trouvé ou par le groupe auquel elle appartient ? Dans quelle mesure est-ce qu'il peut laisser passer des amendements proposés par M. Gillet ou par le groupe auquel il appartient ? Et dans quelle mesure est-ce que les concessions faites aux uns et aux autres ? On entendait à l'instant Pierre Cazeneuve rire quand j'ai parlé des amendements portés par Mme Trouvé.
C
'est-à-dire que de fait, si Michel Barnier veut faire plaisir à tout le monde, il ne fera peut-être pas plaisir à son bloc central qui lui considéra qu'il a fait un peu trop de concessions aux autres groupes. Sur le 49-3,
il
y
a
aussi une question tout simplement stratégique de calendrier. Est-ce qu'il faut laisser la discussion se faire le plus longtemps possible pour dire
«
Je vous ai laissé la possibilité de discuter, ça ne fonctionne pas, on arrête tout de suite,
49-3 et
je reprends les amendements dans ce que vous avez proposé »
ou
est-ce qu'ils coupent court pour éviter précisément tout le débat ? Ou si par exemple des groupes proposent la réindexation sans recette supplémentaire des retraites au 1er janvier pour ne pas qu'ils donnent le sentiment à Michel Barnier d'être finalement le père fouettard, lui et lui seul. Partager la contrainte, c'est ce qu
'il
veut faire. Parlons des impôts dont Aurélie Trouvé et des propositions du nouveau Front populaire. J'ai bien lu « 10 propositions fiscales pour un montant total de 49 milliards d'euros
».
Tout à fait. Vous êtes pour le matraquage fiscal, 49 milliards d'euros payés par les particuliers et les entreprises ? D'abord, je voudrais dire qu'un autre budget est possible. C'est-à-dire qu'on n'est pas obligé de s'abrer à mort, et je dis bien à mort parce que ça va avoir des répercussions terribles pour les gens, on n
'est
pas obligé de s'abrer à mort dans les dépenses publiques. Et d'abord, tout ce discours sur « c'est la faute des dépenses publiques qui explose », c'est faux. Vous regardez sur les 15 dernières années, on est à peu près à 56% de dépenses publiques dans le PIB, dans la richesse totale.
Ça
veut dire qu'il y a une stabilité en réalité des dépenses publiques dans
la richesse totale. On va y trouver,
reconnaissez-le, parmi la
part de dépenses
publiques la
plus élevée dans les pays de l'OCDE.
Je dis que simplement, depuis 15 ans, on a un État qui se tient très bien du point de vue macroéconomique.
Donc la France n'est pas un État dépensé ?
Jusque-là, non.
C'est le problème,
je vais vous le dire, de la France. Vous savez ce qui s'est passé depuis 7 ans et qui est le problème, et d'ailleurs qui est pointé par la Cour des comptes, c'est qu'en fait, on a creusé un énorme trou dans la caisse de l'État de 62 milliards d'euros supplémentaires par an, essentiellement au service
des plus riches et des
multinationales. C'est les chiffres de la Cour des comptes
qui disent qu'ils mangent 62
milliards d'euros supplémentaires par an
dans les caisses
de
l'État. Non,
vous vous trompez,
Madame. Je vous assure,
on fera les comptes. Par exemple, pour le crédit impôt...
J
'aurais aimé qu'on baisse les impôts
de
62 milliards par an,
malheureusement, mon bilan n'est pas celui-là. Je vous
assure. Et je finis là-dessus, si vous me le permettez. Je pense que là-dessus,
c'est effectivement pas 62 milliards
par
an. Je finis là-dessus. Donc sur les 49 milliards d'euros d'augmentation d'impôt. Sur
les 10 mesures que nous proposons. Par exemple, 15 milliards pour aller chercher de l'argent sur les super-profits supplémentaires des multinationales.
Vous ne l'avez pas voté quand on a proposé de la Cour des comptes ? 15 milliards
également sur un impôt sur la fortune renforcée, sachant que la fortune des plus riches a encore augmenté. Alors que de l'autre côté, vous le savez, le pouvoir d'achat d'une grande partie de la population s'est réduit. Et le salaire réel a diminué de 3% à peu près en trois ans, en tout cumulé. Voilà. Donc il est temps aujourd'hui d'agir pour éviter, je finis là-dessus, le désastre. Parce que par exemple, ce qu'il est prévu, là, on vient de l'apprendre ce soir, c'est par exemple la suppression de 2000 postes dans les écoles publiques. 2000 postes de surveillants, d'enseignants,
de d'avestage. Sur 2,4 millions d'agents en total. Oui, oui,
mais d'accord.
Vous savez, 0
,001%.
Oui, et parvenez
voir comment ça se
passe. C'est
l'école publique, par exemple,
en Seine-Saint
-Denis, il y a près d'un élève sur deux en situation de handicap qui
n'a pas d'AESH.
Il y
a
des professeurs absents dans au
moins un tiers des établissements. Et c'est pas l'éducation. Oui, il y a des
informations dont nous disposons, effectivement... Oui,
mais
vous
allez aussi
sabrer
pour les collectivités locales. Il y
a visiblement cette baisse d'effectifs qui est prévue. Il faut aussi dire que la démographie fait qu'il y a aussi moins d'enfants à l'école. Mais il y a effectivement sans doute le débat qui aura lieu sur les effectifs de l'éducation nationale.
Vous
croyez que les Français sont heureux, là, de la situation de l'école publique ? Vous pensez qu'il y a assez de surveillants, de profs,
d'AESH
? Non. Pierre Casdave, je vous voyais, au fond, rire un petit peu des propositions d'Auréi Trouvé. Pardon, la situation financière dans laquelle on est aujourd'hui, c'est vous. Ça fait 7 ans que le président de
la
République est au pouvoir. Donc c'est un peu facile d'arriver et de dire, allez, hausse d'impôts, certainement pas. Il faut faire ça de telle manière. Quand on a un tel bilan sur le plan des finances publiques, vous avez, je ne
vais
pas dire ruiné la France, mais François Fillon disait en 2007, je suis à la tête d'un État en faillite. On en est quasiment là du fait de la gestion du président de
la
République ? Non, je pense déjà qu'il faut avoir toute proportion à regarder sur
ce
qu'on voit aujourd'hui du bilan. Aujourd'hui, ce budget a dérivé, notamment à une dynamique de recettes fiscales qui n'est pas la bonne. Et il faut regarder ça avec lucidité. Et aujourd'hui, avec 6,1% de déficit, personne ne
peut se réjouir. Ce n'est pas brillant.
Moi, je
ne
dis pas le contraire. Après, j'essaie d'aborder le sujet avec humilité. Et je me permets de rigoler parce que j'entends la gauche proposer 50 milliards d'impôts supplémentaires. On voit à quel point
c'est réaliste. Sur les pluris.
Non, ce n
'est
pas que sur les pluris.
Si, je vous assure, c'est uniquement sur les pluris et les multinationales. Et l'extrême droite qui donne des grandes
leçons, mais on surprend un
peu
leur programme. TVA à 0% sur l'électricité, la retraite à 62 ans, tout ce que vous voulez. C
'est des milliards
de dépenses
en plus supplémentaires. Mais nous, on propose de l'argent en plus dans les caisses. Excusez-moi, c'était votre programme pour la législative. 0%
de TVA sur le carburant,
0% de TVA sur l'électricité. Les nullités économiques
ici, autour de cette table, pour le coup, c'est vous. C'est vous qui avez le
pouvoir, c'est vous qui avez ruiné le pays. Excusez
-moi, mais...
On
va être tranquille. Mais remettez les choses calmement.
Je parle juste de votre programme. Sans exagérer, sans mentir. Vous donnez des grandes... À 60 ans, s'il vous plaît. Parce que là, vous inventez
des mesures qui ne sortent de nulle part. Ah pardon.
Votre programme aux législatives n'était pas la TVA... Attendez, attendez,
on va pas refaire le débat d'électricité.
C'est à cause de vous terminer. Et ensuite, Joanne Gillet vous donne l'appareil. Je suis accusé de
menteur par M. Gillet, alors que c'est votre programme, c'est Marine Le Pen. Marine Le Pen est une menteuse ? Jordan Bardella est un menteur ? Vous caricaturez. Non, mais je caricature. Non, mais on
va répondre. Vous
parlez de la retraite à 62 ans. Dites-moi où nous avons
un projet de retraite à 62 ans. M. Gillet, je vous ai parlé de la
TVA à 0% ou à 5,5% sur les séances et sur l'électricité. Est-ce que c
'était dans le programme des législatives ? Une
baisse de la TVA sur l'électricité et
le carburant, évidemment. On l'avait chiffré, c'est 50 milliards en
plus, comme pour les retraites. Donc, les grandes leçons d'économie de ceux qui veulent ou 50 milliards d'impôts en plus, ou 50 milliards de dépenses
en plus... Sur les plus
riches.
Arrêtez. Je
n
'ai pas à les recevoir non plus. Donc nous, ce qu'on propose, on soutient déjà Michel Barnier dans le budget d'urgence extrêmement difficile qu
'il
va porter. Je veux le redire, on soutient Michel Barnier dans sa démarche qui
fait...
Donc vous
ne dites
pas comme Gérald Darmanin, par exemple, le volet recette, si ça reste tel quel, je ne vote pas
?
Non, parce que je pense qu'il faut être dans une dimension un peu plus constructive. Et encore une fois, il y a des choses qui ne nous plaisent pas, aujourd'hui, dans ce budget. Et Michel Barnier a accepté, il a dit, deal, s'il y
a
des choses qui ne vous plaisent pas, proposez des choses, mais à iso-périmètre de finances publiques. Yohann Gilly, Aurélie Trouvé disait à un instant, un autre budget est possible. Vous, donc, votre budget, sur le plan de la fiscalité, sur le plan des économies de dépenses,
quelle
mesure principale vous allez porter auprès de Michel Barnier, pour voir si précisément cette influence que vous criez sur tous les plateaux et sur les tribunes, pour voir si cette influence est effective auprès du Premier ministre
? Mais il y a tout à changer. Est-ce que la France dépense trop ? La réponse, eh oui, évidemment. Et on ne
peut
pas dire que la France ne dépense pas suffisamment. Ce qu'il faut, c'est pouvoir préserver aussi notre modèle social. Mais pour pouvoir agir concrètement, économiquement, et que ça tienne la route, il faut faire des économies là où il faut les faire. On parle aujourd'hui d'économies réalisées sur les collectivités territoriales.
Je
suis désolé, mais les collectivités territoriales n'arrivent plus aujourd'hui à tenir leurs compétences correctement, parce que vous leur avez déjà fait les poches ces sept dernières années. Bien sûr,
mais bien
sûr...
C'est quoi le montant de la DGF ? La dotation globale de fonctionnement a essayé
? Vous
l'avez
baissé au début
pour l'augmenter ensuite. Mais là, je vous pose une
question sur les économies, et vous
commencez par me dire là où il ne faut pas
économiser.
Non, mais je vous dis là où on
peut économiser aussi.
Le millefeuille administratif, voilà un sujet de fond. Toutes ces agences gouvernementales qui ont été créées par milliers, par milliers, on peut faire des
économies dessus. Le millefeuille, vous supprimez qui, par exemple
? Mais c'est tout un tas d'agences gouvernementales.
Non, mais vous parlez du millefeuille. Le millefeuille, vous supprimez quelle est son territorial ? Je vais
y venir. On peut avoir une réflexion, par exemple, sur les régions. Les régions, aujourd'hui, on les a fusionnées il y a quelques années pour faire de prétendues économies. Résultat, moi, dans ma région Occitanie, la fusion des deux anciennes régions, c'est plus 39% en termes de fonctionnement. Ce n'est pas acceptable, alors que les compétences pourraient très bien être gérées par les conseils départementaux. Et donc, nous pourrions là faire concrètement des économies. Mais les économies,
il
y
a
aussi, je vous le disais, sur l'immigration, sur le fait de réserver les aides sociales aux Français. Voilà, il y a tout un tas de mesures qui sont concrètes et où les économies se chiffrent en dizaines de milliards d'euros.
Il
vous reste 20 secondes, Aurélie Trouvé. Vous nous confirmez que ce gouvernement, ce budget, quelles que soient les évolutions, de toute façon, ce sera non et vous le censurerez si 49-3 il y
a.
À moins qu'il soit profondément revu pour qu'effectivement, la très grande majorité, la plupart des économies, soit faite sur les plus riches et les profits des multinationales, qui, voilà, c'est là où on peut aller chercher l'argent pour pas que tous les autres souffrent.
Pourtant, vous n'avez pas voté la taxation des super profits. Par exemple, là,
s'il vous plaît,
par
exemple, dites
-le aux électeurs que vous les avez trahis. S'il vous plaît, vous pouvez me laisser parler. Allez-y.
Merci. Je vais finir sur la taxe sur l'électricité. Ce n
'est
pas un retour à la normale. C'est que vous allez faire perdurer la normalité pour les Français. Merci. Voilà. Ils vont continuer.
Bien, pardon.
Si, si, parce que votre taxe, vous allez énormément l'augmenter. Merci. Et donc, les Français vont se retrouver quelque part le même prix de l'électricité qu'ils ont depuis maintenant un certain nombre d'années. Et ce n
'est
pas normal.
Et
on continuera à évoquer, bien sûr, tous ces sujets. Je précise quand même que les prix de l'électricité baisseront, même si cette taxe va
augmenter.