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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 11 octobre 2024 14 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesBudget & impôtsRetraitesSolidarités & famille

Le RN censurera sur des actes ! - Yoann Gillet (BFMTV)

Au micro : Guillaume Tabard Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Il ne vous a pas ignoré que le vote de la position de censure a eu lieu avant qu'il y ait confirmation de cette mesure.

  • 0:05OuverteRéponse partielle

    Ah donc vous allez peut-être censurer en fait alors ?

  • 0:07RelanceRéponse directe

    Le gouvernement, mais on a dit qu'on ne s'interdisait jamais de censurer et que nous censurions sur des actes.

  • 0:13OuverteRéponse directe

    Et si le gouvernement prend des mesures qui vont à l'encontre de l'intérêt général et qui viennent toucher toujours plus les Français, notamment les plus modestes et les classes moyennes, alors oui, nous serions en capacité de censurer.

  • 1:59OuverteRéponse directe

    Dans un instant, on parlera des propositions du nouveau Front populaire, puisque Aurélie Trouvé, vous avez proposé, je crois, 10 mesures sur la fiscalité.

  • 3:45OuverteRéponse directe

    Il peut tomber, le gouvernement Barnier, sur ce budget 2025 ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:21PrésentateurPromesse
    « nous serions en capacité de censurer »
  • 0:35PrésentateurFait
    « Et c'était d'ailleurs l'une des lignes rouges fixées par Marine Le Pen, c'est très clair. »
  • 1:38PrésentateurChiffre
    « nous proposions lors de l'élection présidentielle, et nous avons réitéré encore dernièrement, sur la création d'un grand ministère de lutte contre la fraude. C'est 75 milliards d'euros qui sont à aller chercher. »
  • 1:49PrésentateurFait
    « réserver les aides sociales aux Français »
  • 5:30InvitéChiffre
    « Vous regardez sur les 15 dernières années, on est à peu près à 56% de dépenses publiques dans le PIB, dans la richesse totale. »
  • 6:00InvitéChiffre
    « on a creusé un énorme trou dans la caisse de l'État de 62 milliards d'euros supplémentaires par an, essentiellement au service des plus riches et des multinationales. »
  • 6:33InvitéChiffre
    « 15 milliards pour aller chercher de l'argent sur les super-profits supplémentaires des multinationales »
  • 6:59InvitéChiffre
    « le salaire réel a diminué de 3% à peu près en trois ans, en tout cumulé »
  • 7:08InvitéChiffre
    « la suppression de 2000 postes dans les écoles publiques »
  • 8:36InvitéFait
    « aujourd'hui, ce budget a dérivé, notamment à une dynamique de recettes fiscales qui n'est pas la bonne »
  • 9:55InvitéChiffre
    « On l'avait chiffré, c'est 50 milliards en plus, comme pour les retraites »
  • 12:42InvitéPromesse
    « ce budget, quelles que soient les évolutions, de toute façon, ce sera non et vous le censurerez si 49-3 il y a »

Temps de parole

  • Présentateur25 %
  • Invité19 %
  • Invité 218 %
  • ?12 %
  • Invité 310 %
  • Invité 48 %
  • Invité 58 %

≈ 46,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Il ne vous a pas ignoré que le vote de la position de censure a eu lieu avant qu'il y ait confirmation de cette mesure.

0:05
Locuteur

Ah donc vous allez peut-être censurer en fait alors ? Le

0:07
Présentateur

gouvernement, mais on a dit qu'on ne s'interdisait jamais de censurer et que nous censurions sur des actes. Et si le gouvernement prend des mesures qui vont à l'encontre de l'intérêt général et qui viennent toucher toujours plus les Français, notamment les plus modestes et les classes moyennes, alors oui, nous serions en capacité de censurer. Donc l'avenir... Par exemple,

0:26
Locuteur

si cette

0:27
Présentateur

désindexation est maintenue... Mais on verra, les discussions budgétaires vont commencer. Nous, nous disons très clairement au Premier ministre qu'il ne faut pas taxer davantage les Français. Et c'était d'ailleurs l'une des lignes rouges fixées par Marine Le Pen, c'est très clair. Et les mesures qui sont visiblement annoncées, qu'ils seront dans les prochaines minutes, viennent toucher les plus modestes.

0:46
Locuteur

Et

0:46
Présentateur

les classes moyennes qui... D'ailleurs les classes moyennes, je n

0:48
Locuteur

'aime

0:48
Présentateur

pas utiliser ce terme parce que les classes moyennes sont devenues ces dernières années, en réalité les classes populaires, tellement elles ont souffert des mesures de la Macronie. Mais il y a aussi la mesure sur le malus pour les véhicules thermiques, où là on vient taxer, bien finalement, toujours plus les Français qui travaillent et qui ne peuvent pas s'acheter le dernier modèle de voiture électrique. Les

1:07
Locuteur

mesures

1:07
Présentateur

qui vont venir également augmenter

1:10
Locuteur

le prix des mutuelles. Et

1:11
Présentateur

tous les Français ont

1:12
Locuteur

besoin des

1:13
Présentateur

mutuelles. Moi,

1:14
Locuteur

ce

1:14
Présentateur

que je déplore, c'est qu'il n'y ait aucune mesure structurelle qui soit annoncée. Des économies, il y en a à faire. Et visiblement, Michel Barnier fait totalement l'impasse dessus. Sur la fraude

1:25
Locuteur

fiscale et sociale... Alors pardonnez-moi, mais quand on lit le programme du Rassemblement

1:28
Invité

national, on n

1:28
Locuteur

'est

1:28
Invité

pas ébloui par la quantité de mesures d'économie que vous proposez.

1:31
Locuteur

Pardon,

1:32
Présentateur

mais vous avez très

1:32
Locuteur

mal lu,

1:33
Présentateur

visiblement, puisque nous proposions lors de l'élection présidentielle, et nous avons réitéré encore dernièrement, sur la création d'un grand ministère de lutte contre la fraude. C'est 75 milliards d'euros qui sont à aller chercher. Il n'y

1:44
Locuteur

a

1:44
Présentateur

pas que ça.

1:45
Locuteur

Il y a aussi le coup de l'immigration.

1:47
Invité

Il

1:48
Locuteur

y a aussi le fait de

1:49
Présentateur

réserver les aides sociales aux Français. Voilà un sujet qu'il faut mettre sur la table aujourd'hui. Il y a des économies à réaliser parce que l'argent est mal dépensé.

1:59
Invité

Dans un instant, on parlera des propositions du nouveau Front populaire, puisque Aurélie Trouvé, vous avez proposé, je crois, 10 mesures sur

2:05
Locuteur

la

2:05
Invité

fiscalité. Juste avant, on est là à la trousse, Guillaume Tabard. Là, on voit à peu près ce qu'on va avoir en discussion dans l'hémicycle. Et ce qui est intéressant, c'est qu

2:12
Locuteur

'au

2:13
Invité

fond, c'est sans doute,

2:14
Locuteur

pas

2:14
Invité

une des premières fois, mais la copie qui va être présentée dans 40 minutes, elle ne ressemblera pas au budget qui sera voté d'ici quelques semaines, puisque précisément, il y aura énormément d'évolutions, parce que Michel Barnier, sinon, risquera de faire face à

2:29
Locuteur

la

2:30
Invité

censure. Oui, rarement un budget aurait été aussi dépendant de la discussion parlementaire, parce que le gouvernement n'a pas une majorité à lui seul qui lui permettrait de contrôler toute la discussion, sauf si, mais là on va entrer un peu dans la technique parlementaire, sauf si, in fine, on passait par un 49-3 qui permettrait au gouvernement de rétablir, en gros, ou en tout cas de retenir les six amendements qu'il veut choisir. Mais le problème,

2:52
Locuteur

c

2:52
Invité

'est qu

2:52
Locuteur

'on

2:52
Invité

voit bien qu'entre tous les groupes, que ce soit le Rassemblement National, le Nouveau Front Populaire, ou le groupe Ensemble pour la République, ou les Républicains, chacun a des exigences qui sont contradictoires entre elles. Et que si on met tout bout à bout,

3:07
Locuteur

c

3:07
Invité

'est que ceux qui disent, ne touchons pas au retraité, hop, ça va faire, donc, j'ai plus le montant exact de 2 milliards, bon, qu

3:14
Locuteur

'on

3:14
Invité

va supprimer. Mais

3:15
Locuteur

si on veut dire,

3:15
Invité

oui, mais pas touche aux collectivités territoriales, ça va faire encore les 5 milliards d'économies. Bon, et donc, à l'arrivée, on voit bien comment le débat parlementaire peut alourdir les dépenses, renier les économies. Personne ne va trop oser, en tout cas dans la majorité de la coalition, alourdir les impôts, j'imagine, ou j'espère. Mais voilà, à l'arrivée, on va plutôt sortir avec un déficit alourdi plutôt que rétréci. Néla Latrouze, Guillaume Tabard parlait du 49-3 il y

3:41
Locuteur

a

3:41
Invité

un instant.

3:42
Locuteur

On

3:43
Invité

voit mal comment Michel Barnier pourrait l'éviter. Il peut tomber, le gouvernement Barnier, sur ce budget 2025 ? Par définition, oui. Après, la question,

3:50
Locuteur

c

3:50
Invité

'est dans quelle mesure il retient des amendements proposés par les uns et les autres ? Dans quelle mesure il va récupérer des propositions qui peuvent être faites par Aurélie Trouvé ou par le groupe auquel elle appartient ? Dans quelle mesure est-ce qu'il peut laisser passer des amendements proposés par M. Gillet ou par le groupe auquel il appartient ? Et dans quelle mesure est-ce que les concessions faites aux uns et aux autres ? On entendait à l'instant Pierre Cazeneuve rire quand j'ai parlé des amendements portés par Mme Trouvé.

4:18
Locuteur

C

4:18
Invité

'est-à-dire que de fait, si Michel Barnier veut faire plaisir à tout le monde, il ne fera peut-être pas plaisir à son bloc central qui lui considéra qu'il a fait un peu trop de concessions aux autres groupes. Sur le 49-3,

4:28
Locuteur

il

4:28
Invité

y

4:28
Locuteur

a

4:28
Invité

aussi une question tout simplement stratégique de calendrier. Est-ce qu'il faut laisser la discussion se faire le plus longtemps possible pour dire

4:34
Locuteur

«

4:34
Invité

Je vous ai laissé la possibilité de discuter, ça ne fonctionne pas, on arrête tout de suite,

4:38
Locuteur

49-3 et

4:39
Invité

je reprends les amendements dans ce que vous avez proposé »

4:42
Locuteur

ou

4:42
Invité

est-ce qu'ils coupent court pour éviter précisément tout le débat ? Ou si par exemple des groupes proposent la réindexation sans recette supplémentaire des retraites au 1er janvier pour ne pas qu'ils donnent le sentiment à Michel Barnier d'être finalement le père fouettard, lui et lui seul. Partager la contrainte, c'est ce qu

4:57
Locuteur

'il

4:57
Invité

veut faire. Parlons des impôts dont Aurélie Trouvé et des propositions du nouveau Front populaire. J'ai bien lu « 10 propositions fiscales pour un montant total de 49 milliards d'euros

5:07
Locuteur

».

5:07
Invité

Tout à fait. Vous êtes pour le matraquage fiscal, 49 milliards d'euros payés par les particuliers et les entreprises ? D'abord, je voudrais dire qu'un autre budget est possible. C'est-à-dire qu'on n'est pas obligé de s'abrer à mort, et je dis bien à mort parce que ça va avoir des répercussions terribles pour les gens, on n

5:24
Locuteur

'est

5:24
Invité

pas obligé de s'abrer à mort dans les dépenses publiques. Et d'abord, tout ce discours sur « c'est la faute des dépenses publiques qui explose », c'est faux. Vous regardez sur les 15 dernières années, on est à peu près à 56% de dépenses publiques dans le PIB, dans la richesse totale.

5:37
Locuteur

Ça

5:37
Invité

veut dire qu'il y a une stabilité en réalité des dépenses publiques dans

5:40
Locuteur

la richesse totale. On va y trouver,

5:40
Invité

reconnaissez-le, parmi la

5:42
Locuteur

part de dépenses

5:43
Invité

publiques la

5:43
Locuteur

plus élevée dans les pays de l'OCDE.

5:45
Invité

Je dis que simplement, depuis 15 ans, on a un État qui se tient très bien du point de vue macroéconomique.

5:51
Locuteur

Donc la France n'est pas un État dépensé ?

5:52
Invité

Jusque-là, non.

5:53
Locuteur

C'est le problème,

5:54
Invité

je vais vous le dire, de la France. Vous savez ce qui s'est passé depuis 7 ans et qui est le problème, et d'ailleurs qui est pointé par la Cour des comptes, c'est qu'en fait, on a creusé un énorme trou dans la caisse de l'État de 62 milliards d'euros supplémentaires par an, essentiellement au service

6:08
Locuteur

des plus riches et des

6:09
Invité

multinationales. C'est les chiffres de la Cour des comptes

6:12
Locuteur

qui disent qu'ils mangent 62

6:15
Invité

milliards d'euros supplémentaires par an

6:17
Locuteur

dans les caisses

6:18
Invité

de

6:19
Locuteur

l'État. Non,

6:19
Invité

vous vous trompez,

6:19
Locuteur

Madame. Je vous assure,

6:20
Invité

on fera les comptes. Par exemple, pour le crédit impôt...

6:23
Locuteur

J

6:23
Invité

'aurais aimé qu'on baisse les impôts

6:24
Locuteur

de

6:24
Invité

62 milliards par an,

6:25
Locuteur

malheureusement, mon bilan n'est pas celui-là. Je vous

6:27
Invité

assure. Et je finis là-dessus, si vous me le permettez. Je pense que là-dessus,

6:29
Locuteur

c'est effectivement pas 62 milliards

6:30
Invité

par

6:31
Locuteur

an. Je finis là-dessus. Donc sur les 49 milliards d'euros d'augmentation d'impôt. Sur

6:33
Invité

les 10 mesures que nous proposons. Par exemple, 15 milliards pour aller chercher de l'argent sur les super-profits supplémentaires des multinationales.

6:43
Locuteur

Vous ne l'avez pas voté quand on a proposé de la Cour des comptes ? 15 milliards

6:45
Invité

également sur un impôt sur la fortune renforcée, sachant que la fortune des plus riches a encore augmenté. Alors que de l'autre côté, vous le savez, le pouvoir d'achat d'une grande partie de la population s'est réduit. Et le salaire réel a diminué de 3% à peu près en trois ans, en tout cumulé. Voilà. Donc il est temps aujourd'hui d'agir pour éviter, je finis là-dessus, le désastre. Parce que par exemple, ce qu'il est prévu, là, on vient de l'apprendre ce soir, c'est par exemple la suppression de 2000 postes dans les écoles publiques. 2000 postes de surveillants, d'enseignants,

7:19
Locuteur

de d'avestage. Sur 2,4 millions d'agents en total. Oui, oui,

7:21
Invité

mais d'accord.

7:22
Locuteur

Vous savez, 0

7:22
Invité

,001%.

7:24
Locuteur

Oui, et parvenez

7:24
Invité

voir comment ça se

7:25
Locuteur

passe. C'est

7:25
Invité

l'école publique, par exemple,

7:27
Locuteur

en Seine-Saint

7:27
Invité

-Denis, il y a près d'un élève sur deux en situation de handicap qui

7:30
Locuteur

n'a pas d'AESH.

7:31
Invité

Il y

7:31
Locuteur

a

7:31
Invité

des professeurs absents dans au

7:33
Locuteur

moins un tiers des établissements. Et c'est pas l'éducation. Oui, il y a des

7:35
Invité

informations dont nous disposons, effectivement... Oui,

7:39
Locuteur

mais

7:39
Invité

vous

7:39
Locuteur

allez aussi

7:40
Invité

sabrer

7:40
Locuteur

pour les collectivités locales. Il y

7:42
Invité

a visiblement cette baisse d'effectifs qui est prévue. Il faut aussi dire que la démographie fait qu'il y a aussi moins d'enfants à l'école. Mais il y a effectivement sans doute le débat qui aura lieu sur les effectifs de l'éducation nationale.

7:53
Locuteur

Vous

7:53
Invité

croyez que les Français sont heureux, là, de la situation de l'école publique ? Vous pensez qu'il y a assez de surveillants, de profs,

7:58
Locuteur

d'AESH

7:59
Invité

? Non. Pierre Casdave, je vous voyais, au fond, rire un petit peu des propositions d'Auréi Trouvé. Pardon, la situation financière dans laquelle on est aujourd'hui, c'est vous. Ça fait 7 ans que le président de

8:10
Locuteur

la

8:10
Invité

République est au pouvoir. Donc c'est un peu facile d'arriver et de dire, allez, hausse d'impôts, certainement pas. Il faut faire ça de telle manière. Quand on a un tel bilan sur le plan des finances publiques, vous avez, je ne

8:20
Locuteur

vais

8:20
Invité

pas dire ruiné la France, mais François Fillon disait en 2007, je suis à la tête d'un État en faillite. On en est quasiment là du fait de la gestion du président de

8:26
Locuteur

la

8:26
Invité

République ? Non, je pense déjà qu'il faut avoir toute proportion à regarder sur

8:29
Locuteur

ce

8:30
Invité

qu'on voit aujourd'hui du bilan. Aujourd'hui, ce budget a dérivé, notamment à une dynamique de recettes fiscales qui n'est pas la bonne. Et il faut regarder ça avec lucidité. Et aujourd'hui, avec 6,1% de déficit, personne ne

8:43
Locuteur

peut se réjouir. Ce n'est pas brillant.

8:44
Invité

Moi, je

8:44
Locuteur

ne

8:44
Invité

dis pas le contraire. Après, j'essaie d'aborder le sujet avec humilité. Et je me permets de rigoler parce que j'entends la gauche proposer 50 milliards d'impôts supplémentaires. On voit à quel point

8:54
Locuteur

c'est réaliste. Sur les pluris.

8:56
Invité

Non, ce n

8:56
Locuteur

'est

8:56
Invité

pas que sur les pluris.

8:57
Locuteur

Si, je vous assure, c'est uniquement sur les pluris et les multinationales. Et l'extrême droite qui donne des grandes

8:59
Invité

leçons, mais on surprend un

9:00
Locuteur

peu

9:00
Invité

leur programme. TVA à 0% sur l'électricité, la retraite à 62 ans, tout ce que vous voulez. C

9:06
Locuteur

'est des milliards

9:06
Invité

de dépenses

9:07
Locuteur

en plus supplémentaires. Mais nous, on propose de l'argent en plus dans les caisses. Excusez-moi, c'était votre programme pour la législative. 0%

9:11
Invité

de TVA sur le carburant,

9:12
Locuteur

0% de TVA sur l'électricité. Les nullités économiques

9:13
Présentateur

ici, autour de cette table, pour le coup, c'est vous. C'est vous qui avez le

9:16
Locuteur

pouvoir, c'est vous qui avez ruiné le pays. Excusez

9:18
Présentateur

-moi, mais...

9:18
Locuteur

On

9:18
Présentateur

va être tranquille. Mais remettez les choses calmement.

9:21
Locuteur

Je parle juste de votre programme. Sans exagérer, sans mentir. Vous donnez des grandes... À 60 ans, s'il vous plaît. Parce que là, vous inventez

9:26
Présentateur

des mesures qui ne sortent de nulle part. Ah pardon.

9:28
Locuteur

Votre programme aux législatives n'était pas la TVA... Attendez, attendez,

9:30
Invité

on va pas refaire le débat d'électricité.

9:32
Locuteur

C'est à cause de vous terminer. Et ensuite, Joanne Gillet vous donne l'appareil. Je suis accusé de

9:33
Invité

menteur par M. Gillet, alors que c'est votre programme, c'est Marine Le Pen. Marine Le Pen est une menteuse ? Jordan Bardella est un menteur ? Vous caricaturez. Non, mais je caricature. Non, mais on

9:40
Locuteur

va répondre. Vous

9:43
Présentateur

parlez de la retraite à 62 ans. Dites-moi où nous avons

9:45
Locuteur

un projet de retraite à 62 ans. M. Gillet, je vous ai parlé de la

9:47
Invité

TVA à 0% ou à 5,5% sur les séances et sur l'électricité. Est-ce que c

9:50
Locuteur

'était dans le programme des législatives ? Une

9:51
Présentateur

baisse de la TVA sur l'électricité et

9:54
Locuteur

le carburant, évidemment. On l'avait chiffré, c'est 50 milliards en

9:56
Invité

plus, comme pour les retraites. Donc, les grandes leçons d'économie de ceux qui veulent ou 50 milliards d'impôts en plus, ou 50 milliards de dépenses

10:01
Locuteur

en plus... Sur les plus

10:02
Présentateur

riches.

10:02
Invité

Arrêtez. Je

10:03
Locuteur

n

10:03
Invité

'ai pas à les recevoir non plus. Donc nous, ce qu'on propose, on soutient déjà Michel Barnier dans le budget d'urgence extrêmement difficile qu

10:09
Locuteur

'il

10:09
Invité

va porter. Je veux le redire, on soutient Michel Barnier dans sa démarche qui

10:12
Locuteur

fait...

10:12
Invité

Donc vous

10:12
Locuteur

ne dites

10:12
Invité

pas comme Gérald Darmanin, par exemple, le volet recette, si ça reste tel quel, je ne vote pas

10:15
Locuteur

?

10:15
Invité

Non, parce que je pense qu'il faut être dans une dimension un peu plus constructive. Et encore une fois, il y a des choses qui ne nous plaisent pas, aujourd'hui, dans ce budget. Et Michel Barnier a accepté, il a dit, deal, s'il y

10:24
Locuteur

a

10:24
Invité

des choses qui ne vous plaisent pas, proposez des choses, mais à iso-périmètre de finances publiques. Yohann Gilly, Aurélie Trouvé disait à un instant, un autre budget est possible. Vous, donc, votre budget, sur le plan de la fiscalité, sur le plan des économies de dépenses,

10:37
Locuteur

quelle

10:38
Invité

mesure principale vous allez porter auprès de Michel Barnier, pour voir si précisément cette influence que vous criez sur tous les plateaux et sur les tribunes, pour voir si cette influence est effective auprès du Premier ministre

10:49
Présentateur

? Mais il y a tout à changer. Est-ce que la France dépense trop ? La réponse, eh oui, évidemment. Et on ne

10:54
Locuteur

peut

10:54
Présentateur

pas dire que la France ne dépense pas suffisamment. Ce qu'il faut, c'est pouvoir préserver aussi notre modèle social. Mais pour pouvoir agir concrètement, économiquement, et que ça tienne la route, il faut faire des économies là où il faut les faire. On parle aujourd'hui d'économies réalisées sur les collectivités territoriales.

11:12
Locuteur

Je

11:12
Présentateur

suis désolé, mais les collectivités territoriales n'arrivent plus aujourd'hui à tenir leurs compétences correctement, parce que vous leur avez déjà fait les poches ces sept dernières années. Bien sûr,

11:22
Locuteur

mais bien

11:22
Présentateur

sûr...

11:23
Locuteur

C'est quoi le montant de la DGF ? La dotation globale de fonctionnement a essayé

11:27
Présentateur

? Vous

11:29
Locuteur

l'avez

11:30
Présentateur

baissé au début

11:31
Locuteur

pour l'augmenter ensuite. Mais là, je vous pose une

11:34
Invité

question sur les économies, et vous

11:35
Locuteur

commencez par me dire là où il ne faut pas

11:36
Invité

économiser.

11:37
Présentateur

Non, mais je vous dis là où on

11:38
Locuteur

peut économiser aussi.

11:39
Présentateur

Le millefeuille administratif, voilà un sujet de fond. Toutes ces agences gouvernementales qui ont été créées par milliers, par milliers, on peut faire des

11:48
Locuteur

économies dessus. Le millefeuille, vous supprimez qui, par exemple

11:50
Présentateur

? Mais c'est tout un tas d'agences gouvernementales.

11:52
Locuteur

Non, mais vous parlez du millefeuille. Le millefeuille, vous supprimez quelle est son territorial ? Je vais

11:55
Présentateur

y venir. On peut avoir une réflexion, par exemple, sur les régions. Les régions, aujourd'hui, on les a fusionnées il y a quelques années pour faire de prétendues économies. Résultat, moi, dans ma région Occitanie, la fusion des deux anciennes régions, c'est plus 39% en termes de fonctionnement. Ce n'est pas acceptable, alors que les compétences pourraient très bien être gérées par les conseils départementaux. Et donc, nous pourrions là faire concrètement des économies. Mais les économies,

12:20
Locuteur

il

12:20
Présentateur

y

12:20
Locuteur

a

12:20
Présentateur

aussi, je vous le disais, sur l'immigration, sur le fait de réserver les aides sociales aux Français. Voilà, il y a tout un tas de mesures qui sont concrètes et où les économies se chiffrent en dizaines de milliards d'euros.

12:32
Locuteur

Il

12:33
Invité

vous reste 20 secondes, Aurélie Trouvé. Vous nous confirmez que ce gouvernement, ce budget, quelles que soient les évolutions, de toute façon, ce sera non et vous le censurerez si 49-3 il y

12:42
Locuteur

a.

12:42
Invité

À moins qu'il soit profondément revu pour qu'effectivement, la très grande majorité, la plupart des économies, soit faite sur les plus riches et les profits des multinationales, qui, voilà, c'est là où on peut aller chercher l'argent pour pas que tous les autres souffrent.

12:58
Locuteur

Pourtant, vous n'avez pas voté la taxation des super profits. Par exemple, là,

13:01
Invité

s'il vous plaît,

13:02
Locuteur

par

13:02
Invité

exemple, dites

13:03
Locuteur

-le aux électeurs que vous les avez trahis. S'il vous plaît, vous pouvez me laisser parler. Allez-y.

13:07
Invité

Merci. Je vais finir sur la taxe sur l'électricité. Ce n

13:11
Locuteur

'est

13:11
Invité

pas un retour à la normale. C'est que vous allez faire perdurer la normalité pour les Français. Merci. Voilà. Ils vont continuer.

13:18
Locuteur

Bien, pardon.

13:18
Invité

Si, si, parce que votre taxe, vous allez énormément l'augmenter. Merci. Et donc, les Français vont se retrouver quelque part le même prix de l'électricité qu'ils ont depuis maintenant un certain nombre d'années. Et ce n

13:28
Locuteur

'est

13:28
Invité

pas normal.

13:28
Locuteur

Et

13:28
Invité

on continuera à évoquer, bien sûr, tous ces sujets. Je précise quand même que les prix de l'électricité baisseront, même si cette taxe va

13:36
Locuteur

augmenter.