Discours de Marianne Siv - Européennes 2019
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Marianne SivFait
« En 2005, on nous a présenté un référendum au sujet de l'UE. Je ne pouvais accepter ce texte, parce que je le trouvais opaque et vide de sens. »
- 1:00Marianne SivFait
« Je me souviens de ces soirées interminables où chacun exposait son avis, ses craintes, ses espoirs de reconstruction pour ce pays. »
- 1:45Marianne SivFait
« On s'en fout de nos avis. On doit d'abord reconstruire ce qui a été détruit. On a une obligation de résultats. »
- 2:30Marianne SivFait
« Ce que je veux dire par là, c'est que le credo est vraiment prioritaire sur nos affects. »
- 3:30Marianne SivFait
« Taxés d'extrême-droite, nous sommes de plus complotistes, racistes, sionistes, populistes. »
- 4:30Marianne SivFait
« Je pense notamment à l'UPR Gironde avec leurs T-shirts, l'UPR Sarthe pour leurs tutoriels en collage. »
- 5:30Marianne SivFait
« La république, pour moi, c'est ce qui se définit comme un idéal de cohésion et de solidarité nationale posé sur un régime démocratique. »
- 5:45Marianne SivFait
« En nous privant de plus en plus de notre souveraineté, l'UE assassine purement et simplement notre République. »
- 6:00Marianne SivPromesse
« Si comme moi, vous aimez la France, si vous souffrez de la voir détruite, démantelée, alors maintenez le cap ensemble pour le Frexit. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Eh bien bonsoir à tous. Je suis ravie d'être parmi vous ce soir. Donc voilà, je m'appelle Marianne.
J'ai 37 ans. Et je suis donc votre candidate n°52. (Applaudissements) Et à ce titre, je tiens à remercier notre président M.
Asselineau...
Il a disparu ? Non. Et le bureau national de m'avoir accordé en fait leur confiance et d'avoir accepté ma candidature sur la liste « Ensemble pour le Frexit ». (Applaudissements) Alors en dehors des présidentielles, je m'intéressais pas vraiment au sort politique de la France.
Je tentais de voter ce qu'on pourrait dire pour le moins pire, avec une tendance à gauche comme le cœur. Cependant, en 2005, on nous a présenté un référendum au sujet de l'UE. Je ne pouvais accepter ce texte, parce que je le trouvais opaque et vide de sens.
Je me demandais à ce moment-là comment on pouvait vouloir tenter de construire quelque chose avec les autres alors que nos banlieues ici sont en train de cramer. (Applaudissements) Les années suivantes furent pour moi un véritable désert politique, jusqu'en 2017, où mon meilleur ami Mohamed, qui est dans la salle ce soir, me parle de Frexit et du site « upr.fr ». (Applaudissements) Pour la première fois de ma vie, j'adhère sur le champ et je propose mon aide à la cellule de campagne pour les législatives 2017. (Applaudissements) Mais en réalité, j'ai baigné très très tôt dans la politique.
J'avais 9 ans quand ma famille suivait de très près la fin du conflit au Cambodge, au début des années 90. Donc je rappelle, pour ceux qui ne le savent peut-être pas, que le Cambodge est un ancien protectorat français. Et je me souviens de ces soirées interminables où chacun exposait son avis, ses craintes, ses espoirs de reconstruction pour ce pays.
ONU, Casques bleus, ministère des Affaires étrangères, négociations, communistes, royalistes : voilà les mots que j'entendais depuis ma plus tendre enfance. La mobilisation de tous les Cambodgiens de par le monde était primordiale pour une seule chose : le retour à la stabilité de ce pays. Tous refaisaient non pas le monde, mais refaisaient leur pays.
Mais ce n'était pas sans accroc. Mes parents eux-mêmes étaient dans des partis politiques différents. Alors une de mes questions était à ce moment-là : pourquoi vous n'êtes pas d'accord alors que vous êtes tous réunis ce soir ? (Applaudissements) Car vraiment, d'aucuns n'étaient d'accord, mais tous œuvraient dans le même sens.
La réponse était simple. On s'en fout de nos avis. On doit d'abord reconstruire ce qui a été détruit.
On a une obligation de résultats. On n'a pas une obligation d'être d'accord. (Applaudissements) C'est de cet aspect du militantisme que j'aimerais vous parler ce soir, chers adhérents, militants et sympathisants.
On n'a pas une obligation d'être tous d'accord à l'UPR. L'essentiel est de maintenir notre adhésion au credo qui est de sortir de l'UE, de l'euro et de l'OTAN ! (Applaudissements) On est d'accord ? — {Du public, en chœur :} « Ouais ! » Alors vraiment, ne vous éparpillez pas, ne cédez pas aux clivages tels que le passé politique des uns, la religion des autres, l'orientation sexuelle ou que sais-je, le meilleur fromage.
Ce que je veux dire par là, c'est que le credo est vraiment prioritaire sur nos affects. Ne cédez pas aux tentatives de division, car l'UPR ne manquera jamais de détracteurs. Resserrez les rangs.
Défendez-vous les uns les autres. Combattez ensemble les fake news, car nous sommes en présence d'un gouvernement et d'une opposition composés de beaux parleurs, de menteurs, de mythomanes, de traîtres à la nation ! (Applaudissements) Taxés d'extrême-droite, nous sommes de plus complotistes, racistes, sionistes, populistes. (Huées) J'ai presque envie de dire : « Bienvenue en France ! ». (Rires et applaudissements) Eh oui, car on rassemble large à l'UPR.
J'ai d'ailleurs rencontré des gens formidables que je voudrais remercier : Adrien, Rémi, Arnaud, Fabien, Sylvain, Catherine, Benjamin, Romain, Jean-Baptiste, Nicolas, Alexandre, Olivier, Mathieu...
Jean-Baptiste – pardon – également, Richard Fleifel, et tous...
Je dois sûrement en oublier. Mais surtout, je suis fascinée par le courage et la conviction qui anime chacun d'entre eux. (Applaudissements) Je pense aussi à tous les adhérents qui ne sont pas avec nous ce soir et qui font preuve d'astuces, d'initiatives et de bonnes idées en tout genre.
Je pense notamment à l'UPR Gironde avec leurs T-shirts, l'UPR Sarthe pour leurs tutoriels en collage. Et je pense aussi à ceux qui agissent en coulisses pour le site internet, UPR TV, pour les revues de presse. Grâce à vous tous, qui collez, tractez et informez, je me dis qu'il y a peut-être une chance de sauver notre République. (Applaudissements) — {Scansion du public :} « Espoir ! » La république, pour moi, c'est ce qui se définit comme un idéal de cohésion et de solidarité nationale posé sur un régime démocratique.
Ce régime pour lequel nous nous battons à l'UPR ne peut s'exercer que dans le cadre de l'État-nation. En nous privant de plus en plus de notre souveraineté, l'UE assassine purement et simplement notre République. (Applaudissements) Et en réalité, il ne s'agit de l'UE, mais plutôt de la France.
Je ne poserai qu'une seule question : la France, tu l'aimes ou tu la quittes. (Applaudissements) Donc si comme moi, vous aimez la France, si vous souffrez de la voir détruite, démantelée, alors maintenez le cap ensemble pour le Frexit. (Applaudissements) Pour finir, je vais vous citer un extrait d'un film de Mathieu Kassovitz de 1995 qui s'appelle « La haine ». (Légers applaudissements) C'est l'histoire d'une société qui tombe et qui, au fur et à mesure de sa chute, se répète sans cesse « Jusqu'ici, tout va bien », « Jusqu'ici, tout va bien », « Jusqu'ici, tout va bien.
L'important, ce n'est pas la chute. C'est l'atterrissage ». Je sais pas vous, mais moi, ça fait longtemps que j'atterris.
Et je ne reconnais plus mon pays. Alors comme l'a très bien dit ma colistière Julia Vincenzi : « Frexit, et vite ! ». (Applaudissements) (Applaudissements) — {François Asselineau :} Bravo. — Merci. — {Scansion du public :} « Le bisou ! »