"Droit à la paresse" : "La vie ne se résume pas au travail", défend Sandrine Rousseau
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonjour Sandrine Rousseau bienvenue vous êtes député écologiste de de Paris un mot sur ces sur ces images ils sont à Bruxelles ils sont devant le Parlement européen les agriculteurs oui et la crise agricole est d'une ampleur rare elle couvre depuis des années et des années et là on arrive au point de de nons retour après la question c'est quelles sont les revendications des agriculteurs et moi j'entends beaucoup du revenu et je la réponse du gouvernement se contente de la question des normes et j'entends aussi qu'il y a des demandes sur les normes mais je j'alerte sur le fait que les normes sont des normes pour la plupart protectrices en réalité et de l'environnement et des consommateurs et que il va falloir que ça veut dire que c'est surnormme décrié par les agriculteurs vous vous dites qu'elles sont absolument nécessaires parce qu'on fait on est on est mieux disant que l'Union européenne pour dire les chose clairement sur certains sujets oui mais on a je rappelle un effondrement de la biodiversité euh d'une ampleur qui nous met en danger nous-même et donc on peut pas aller sur quelque chose qui aggrave le danger et pour la santé et pour et pour la planète et et en fait il y a une espèce de de mouvement composite dans le dans le mouvement des agriculteurs actuellement et je pense que de d'agriculteurs qui n'ont pas de quoi vivre et qui se suicident qui sont dans une détresse inouï on passe vers quelque chose d'autres qui est la destruction des normes environnementales donc je rappelle quand même qu'elles sont là pour protéger pas faire les deux on peut pas vivre correctement et protéger l'environnement faut ah bah au contraire je pense que c'est précisément les deux mais comme on a un gouvernement qui n'arrive pas à réguler qui n'arrive pas à poser le mot de revenu qui n'arrive pas à poser le mot de prix plancher qui n'arrive pas à prot il a fait avec une loi que personne n'avait voté avant la loi égalim 1 et 2 mais sauf que la loi égalim n'est pas n'est pas appliquée et que les entreprises de l'agroindustrie de l'agroalimentaire sont dans une un contournement des galimes qui aujourd'hui n'a jamais été réellement sanctionné donc en fait on a etgalim c'était une façade qui n'a jamais permis de garantir le le revenu des agriculteurs je rappelle que il y a il y a un chiffre qui m'a vraiment marqué moi dans les dans les semaines précédentes là c'est que sur 100 € de dépenses alimentaires des ménages de vous et moi sur 100 € il n'y a que 6 € qui va aux agriculteurs c'estàd qu'en fait les 94 autres euros vont à la grande distribution V au transport vous et en fait là on a un problème c'estàd que les Français et Françaises seraient d'accord pour payer davantage les agriculteurs je pense que sur leurs 100 € de dépenses d'alimentation ils seraient tous d'accord pour qu'on aille bien au-delà de 6 € pour les agriculteurs mais pour ça il faut accepter de réguler l'agroindustrie et l'agroalimentaire et la grande distribution il faut aller sur le profit de la grande distribution est-ce que le gouvernement en est capable aujourd'hui il n'a jamais montré auourd le maire a dit là on ira jusqu'à 2 % de pénalité sur le chiffre d'affaires des distributeurs s'ils ne font pas respecter la loi égalim ou signifie des dizaines de millions d' on a de multiples fois essayé de d'encadrer les surprofits de limiter la part de d'augmentation des produits alimentaires par la grande distribution on l'a fait de mil une manière à l'Assemblée on en est à trois ou quatre proposition de lois là-dessus le gouvernement et la majorité n'a jamais soutenu ces lois jamais donc en fait là nous on essae depuis maintenant des mois de d'éviter la casse et on l'a fait bien avant le mouvement des agriculteurs et quand je dis nous c'est toute la nuupese c'est et et en fait on n jamais eu le soutien du gouvernement il y a une loi sur les prix plananchés qui par exemple avait été soumise par je crois que c'est groupe insoumis et ça n'est pas passé à six voix il nous manquent les voix de la majorité quoi donc en fait il y a pas de volonté d'aller chercher ce qui est au cœur de de du du sujet c'est-à-dire qui prend la valeur ajoutée qui prend la plusvalue sur le travail des agriculteurs aujourd'hui et aujourd'hui c'est la grande distribution et la grroosalimentaire madame rossseau cette actualité elle été marquée aussi par un un événement plus personnel vous êtes rendu avec Madame Tondelier à la rencontre de viticulteur vous avez été insulté g doublement insulte sexiste va faire la soupe insulte direct donc action justice contre le le viticulteur qui vous a insulté puis des élus du rassemblement national ont ont posté une photo qu'ils avaient pris devant cette banderole qui reprenait cette phrase vous aviez demandé une sanction à l'Assemblée nationale contre ces contre ces élus on en est où de ça mais j'ai fait la lettre lundi donc j'attends que le bureau de l'Assemblée nationale répondre mais je pense que dans la mesure où il posait en écharpe alors c'est pas cette photo là mais dans une autre ils sont en écharpe donc il représentaient l'Assemblée nationale je pense que aucun député aujourd'hui en France en 2024 ne peut représenter l'Assemblée nationale devant une pancarte disant va faire la soupe en fait ça n'est pas possible et donc les insultes sexistes ça reste quand même l'argument suprême quand on a plus aucun argument le rassemblement national devrait travailler ses arguments de fond parce que je pense que ça n'est pas acceptable en république d'avoir ce type d'insultee vous avez eu un échange direct avec eux avec les députés du rassemblement national non j'ai pas du tout d'une autre actualité de l'Assemblée nationale l'inscription dans la Constitution de la liberté l'IVG bon l'assemblée national a très très très largement voté ce texte le Sénat va se pencher dessus le président du Sénat dors et déjà dit qu'il trouvait que c'est je vais reprendre les les les mots de tête mais la loi fondamentale n'est pas en catalogue de mesures sociétales voilà ce qu'a dit Gérard Larcher vous avez tout de même bon espoir que le le Parlement en congrès fasse passer cette décision oui parce que Ben Gérard Larché ne représente pas heureusement tous les élus du Sénat et j'ai l'impression qu'il candidate au rôle de patriarche en patriarcal mais en fait il y a quand même d'autres manières de de voir cette loi et notamment la garantie du droit fondamental des des femmes à disposer de leur corps et surtout moi je je voudrais que ça passe et pour nous protéger protéger les femmes en France mais aussi pour envoyer un signal extrêmement fort à l'ensemble du monde en disant c'est possible c'est possible de le d'intégrer le droit à l'IVG dans les textes fondamentaux d'une république et en fait je suis sûr que d'autres femmes d'autres féministes ailleurs dans d'autres dans d'autres parlements se saisiront de cette occasion pour pouvoir faire passer la même chose et c'est comme ça que les luttes aussi progressent c'est par un espèce de bâton de relais invisible que nous nous passons de femme en F eu on a les chiffres ce matin d'interstat ce sont les chiffres du ministère de l'intérieur ils sont pas bons ils ne sont pas bons sur les violences intrafamiliales et beaucoup concernent les femmes ils ne sont pas bons aussi parce que la parole se libère est-ce que vous en faites cette interprétation ou est-ce que vous estimez que les violences contre les femmes continuent d'augmenter non non je pense que les violences continuent d'augmenter sur les femmes et sur les enfants particulièrement dans la sphère intrafamiliale et en fait depuis le covid on on les indicateurs explose et de dégradation de de la santé mentale des personnes mais aussi aussi de des violences et je pense qu'on ne mesure pas on ne mesure pas ce à quoi sont confronté les femmes et les enfants et on est dans une conjoncture économique et social très tendu il y a il y a énormément de personnes qui n'arrivent pas à à acheter des biens alimentaires on en parlait tout à l'heure il y a énormément de personnes qui ont des du des logements qui sont difficiles et et en fait la conjoncture économique et sociale on sait tant les choses à l'intérieur des foyer donc ça aggrave la l'exposition aux violence ça n'est pas le seul facteur évidemment mais là je crois qu'il faut vraiment faire un plan d'urgence de protection des personnes à l'intérieur de la famille c'est pour ça que nous on dit le privé est politique parce que en fait des mesur madame Rousseau il y a des Rousseaux qui il y a des mesures madame Rousseau qui ont été prises des maisons départementales pour accueillir les femmes sans conditions leur offrir des ressources pour qu'elle puissent se mettre à l'abri la multiplication des des bracelets grav danger des téléphones grav danger pardon non non mais ça ça fait partie des des mots qui sont posés mais dans lesffet il y a pas de on voit les les féminici diminue pas massivement les violences conjugales augmentent les violences sexuelles augmentent aussi aujourd'hui on a des mots comme grande cause voilà qui sont des mots dont se dont se gargarise vraiment le gouvernement on a l'habitude mais à la fin ça ne TR ça ne se traduit pas par des politique publique d'ampleur et là moi je voudrais vraiment dire qu'il y a des enfants en danger aujourd'hui et des femmes en danger Gabriel Atal au cours de son discours de politique générale a dit et je le cite personne ne revendique un droit à la Parisse en France auquel vous avez répondu par un tweet un jour je vous parlerai vraiment du du droit à la paresse et de son intérêt majeur pour penser l'avenir on va pas avoir le temps de faire un exposé sur le droit à la paresse c'est un livre de Paul lafard qui était lui-même de la famille de Carles Marx ind directement dans une époque alors le droit à lappisse Monsieur Therre crée le droit au travail donc à avoir un travail et poussé par une partie de la gauche monsieur lafarg développe toute cette théorie sur le droit à faire autre chose donc à profiter en fait de l'immédiateté contre le travail qui serait une projection pourquoi est-ce que ce que vous dites vous ne passe pas aujourd'hui Pourquoi est-ce que votre droit à lappisse à priori agace moi je pense que contraire c'est ça agace parce que ça prend c'estd que le droit à lapparesse on le voit dans toutes les statistiques il y a une personne sur deux en France qui imagine pouvoir démissionner de son travail tout tous les métiers à contrainte je pense à tous les métiers du soin sont boudés aujourd'hui et les métiers de la restauration et cetera sont des secteurs en tension ils sont boudés par les personnes là j'étais hier encore dans un dans un hôpital psychiatrique on me disait qu'il y avait une crise énorme de la psychiatrie notment parce que les G mais bien sûr je pense que c'est prendre soin de nous en fait et le modèle que nous a présenté Gabriel hatal lors de lors de son discours de politique générale c'est un modèle économique et social des années 50 où il faut toujours produire plus produire plus produire plus aujourd'hui on arrive à la limite de la planète et de nous-même et combien de personnes sont en mauvaise sé ser un de droit opposable non ce serait une diminution du temps de travail et c'est un droit on on c'est un temps où on a le droit de prendre soin de soi où on a le droit de ne pas être productif et ça on a l'impression et d'ailleurs ça n'est pas qu'une impression quand on voit que la S va être supprimé que les il y a plein de personnes qui vont passer au RSA quand on voit que les allocations chômage sont attaqué que tout le modèle social d'une manière générale est attaqué que Gabriel hatal n'a qu'un seul mot à la bouche c'est aller travailler aller travailler aller travailler moi je dis c'est aussi un c'est aussi un outil de libération pour beaucoup de gens le travail c'est aussi un moyen de sassumer de vivre plus librement évidemment évidemment mais la vie ne se résume pas au travail la vie ne se résume pas au travail aujourd'hui la question du bien-être est au doit être au centre de notre sociét et de notre modèle ah bah oui j'aimerais bien dire vous avez envie de vous reposer un peu j'aimerais beaucoup avoir des temps oui détachés de la politique mais c'est vous savez bien que c'est compliqué ou merci Sand
Sandrine Rousseau