L'Événement du Dimanche LCI du dimanche 22 décembre 2024
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bienvenue dans l'événement du dimanche LCI, ravi de vous retrouver. Bonjour Michel-Edouard Leclerc. Bonjour. Et merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation, président du comité stratégique des magasins Leclerc, avec moi pour m'accompagner et vous opérer, pour vous interroger évidemment, Arlette Chabot. Merci d'être à mes côtés. Nous évoquerons évidemment ensemble la situation politique, information du service TF1 LCI. L'annonce du gouvernement n'interviendra pas avant cet après-midi, au plus tôt, incertitude donc quant à une nomination aujourd'hui. François Bayrou a promis une annonce de gouvernement avant Noël.
On en parlera ensemble parce que vous vous êtes exprimé en parlant d'une séquence stressante, un peu inaudible, et votre voix compte aussi. Si vous êtes là d'abord, Michel-Edouard Leclerc, c'est que vous ne serez pas dans un gouvernement François Bayrou. Votre nom revient régulièrement. On sait que avec Michel Barnier, vous aviez discuté. Vous ne serez pas ministre.
Non, franchement, ça me plairait beaucoup. Je ne crache pas dans la soupe, malgré que la séquence ne la donne pas envie. J'aime le débat public. Je crois en l'action publique. Je crois au primat des choix politiques sur les choix d'entreprise. Je ne crois pas à la République des entreprises. Mais franchement, aujourd'hui, je pense que je suis beaucoup plus utile sur le terrain, y compris à accompagner des actions politiques, mais en tout cas pour créer des emplois, pour défendre le pouvoir d'achat. Je suis plus utile à accompagner des chefs d'entreprise, les 160 000 collaborateurs de mon enseigne.
Je suis plus utile à essayer de vendre moins cher que le carrefour d'en face, que le intermarché d'en face ou le système U. Et d'ailleurs, c'est cette concurrence-là qui fait qu'effectivement, on peut envisager une année 2005 avec des prix...
2025.
2025 sans inflation. Et ça, ce n'est pas le gouverneur de la Banque de France, ce n'est pas le ministre des Finances qui va le décréter. C'est cette saine concurrence de gens, d'hommes et de femmes, de terrain, dans leur métier. C'est nous qui gagnons les points, là. Donc, je suis plus utile, là, sur le carrelage des magasins ou dans les écoles, parce que je suis aussi président de deux écoles. Je suis à la tête d'une école qui s'appelle Néoma, une école de management entre Reims et Rouen et Paris. J'anime un centre de recherche qui s'appelle l'IRIS, créé par Pascal Boniface.
Mais on parlera de la situation...
Ce que je veux dire, c'est que vous me posez une question personnelle. Je me la pose, on me la pose. Je vous confirme qu'on me la pose. On vous la posez ? Tout le temps, mais souvent. Parce que Leclerc, c'est populaire, parce que Leclerc, c'est proche du public. Mais moi...
Mais quand je dis on vous la pose, les journalistes vous la posent,
mais est-ce que des membres du gouvernement,
des hommes politiques, vous ont fait des offres de service ?
Depuis Pierre Bérégovoy, Michel Rocard, etc. Même quand j'étais un jeune chef d'entreprise trituré déjà par Arlette, on me la posait. Mais franchement, je cherche l'utilité sociale. Il y a un moment où la popularité, la richesse, le pouvoir, ça doit être mis au service de quelque chose. Et je trouve qu'aujourd'hui, je suis plus utile dans l'action. Dans l'action.
Et on parlera de votre action, Arlette.
La situation est sérieuse, grave. Vous auriez aimé, par exemple, qu'il y ait un gouvernement d'union nationale, façon Général de Gaulle à la libération, tout le monde s'unit pour, guillemets, sauver la France. Là, par exemple, vous auriez pu trouver une place.
Alors, moi, pour moi, j'allais dire... Je ne sais pas trop les mots qu'il faut utiliser, parce qu'il y a les baselines en bas, là, qui restent. Je dirais que, quelles que soient les personnalités qui vont gouverner la France, je pense qu'il y a quand même, au-delà des personnes, deux ou trois sujets qui doivent faire une forme d'unanimité nationale, qui sont remettre l'ascenseur social en route, parce que depuis le débat sur les retraites, on a tout dit et n'importe quoi. Tout le monde dit qu'il y a des inégalités. Mais le plan d'action pour que les gens puissent, sans travailler plus, sans qu'on leur réduise leur retraite, tout ça, ça peut se discuter.
Mais gagner leur vie en travaillant, un travail qui paye, ça, ça mérite un vrai sujet. Les inégalités sociales, on parle toujours de taxer les riches, mais, en fait, une politique de revenu, comment ça s'articule, les dividendes, les salaires, vous voyez, la participation, les primes, ça, ça mériterait un sujet aussi. Pourquoi je dis ces sujets sociaux ? Parce que ça sécuriserait les Français, et le reste, ce serait après.
Et puis, pour les entreprises, aujourd'hui, on est parti, mais je ne sais pas si vous vous en rendez compte, j'écoute LCI le soir, souvent, vous avez ces sujets-là, mais toutes les entreprises françaises, alors des boîtes comme les nôtres, elles sont grandes, on a des compétences, on fait appel.
Et vous avez les reins solides.
On a les reins solides. Mais vous voyez, toutes les petites PME, même les ETI, ce qu'on appelle les entreprises de taille moyenne, et même les start-up, qui ont trouvé des moyens de se financer, aujourd'hui, elles doivent faire face à la révolution digitale. Ce n'est pas la même chose, à l'arrivée d'Amazon, ça modifie complètement la relation avec les clients, que vous vendiez du lourd, que vous vendiez aux entreprises, aux consommateurs, c'est une révolution pour toutes les entreprises. La décarbonation, la sobriété énergétique, dans mon secteur, c'est 11 milliards par an qui vont être investis par des boîtes.
Mais pour reprendre la question...
C'est pour vous dire, on a besoin... Juste, pardon. Non, non, bien sûr. On a besoin de gens qui portent des dossiers de long terme. On a besoin d'une planification. On est pour, on est contre. On discute, on enrichit. Mais ce débat, aujourd'hui, là, qui est un petit bout sur la taxe sur le sucre, un petit bout sur... Ça ne répond à rien pour les chefs d'entreprise, et ça stresse les Français, au-delà des personnes, de voir qu'il n'y a pas quelqu'un aux manettes, quoi. Et pas au sens gaulliste du terme ou gaullien. Ce n'est pas simplement la personnalité, le leader maximo. Maximal, c'est juste une équipe qui porte au moins les dossiers de fond.
Et donc, de ce point de vue, que ce soit Barnier, que ce soit Bayrou, ces hommes sont capables de le faire. Mais c'est un peu toute la classe politique, aujourd'hui, qui est prisonnière, prisonnière d'une vue sur elle-même, et prisonnière aussi du temps des médias. Parce que vous voyez, tout ce que je viens de vous dire, ça exige le temps long. Et même entre nous, nommer un gouvernement, faire un budget, c'est incroyable que tous les soirs, on discute sur tous les plateaux de télé, de savoir ce qu'il va y avoir dans un budget au bout de deux mois. Il n'y a personne qui est capable de faire ça.
Ça va trop vite,
vous dites. Mais personne dans nos boîtes, personne à Carrefour va vous sortir un budget en deux mois impliquant des milliards et des milliards. Donc, il y a des recettes, il y a des plans stratégiques à énoncer. C'est ça qui doit faire la communauté de gouvernance, la communauté d'intérêt. Et après, on a le temps sur un an de travailler, de présenter au Parlement des options.
Juste d'un mot sur les enjeux que vous venez de définir. On voit bien qu'il y a la chicaïa, du moi je veux ça, non je ne veux pas. Vous les trouvez globalement irresponsables quand même les politiques.
Irresponsables dans la situation actuelle. Je ne les trouve pas pro. Je ne les trouve pas professionnels. Il y a des belles personnalités. Il y a des gens qui, j'en connais, je connais presque autant que vous, Arlette, et je connais vraiment pour beaucoup d'hommes politiques, dans le privé et même sur le débat public, il y a des gens très riches et je ne veux pas nourrir l'antiparlementarisme. Mais est-ce que vous imaginez que moi je pense, par exemple, il y a un interview excellent de mon concurrent Alexandre Bompard dans Le Parisien. Il dit des choses très intéressantes. Il plaide pour sa boîte. Moi je plaide pour ma boîte.
Mais on ne se tacle pas en public en disant tu vends de la merde, c'est pas bien.
En vous attaquant publiquement même si peut-être vous pouvez avoir des désaccords.
Vous imaginez, vous êtes dans vos chômières là, il ne fait pas beau, il fait froid, la nuit tombe vite et vous voyez vos représentants, même quand vous êtes militants, quand vous voyez vos représentants se taper comme ça, se bloquer, mais d'abord c'est dans l'intérêt de personnes, ça ne leur profite pas et pendant ce temps-là il y a des forces extérieures aussi qui agissent sur notre pays mais pas simplement la Russie dans le conflit ukrainien, pas simplement les espions, la cyberattaque et tout ça.
Mais même, vous voyez bien aujourd'hui que Donald Trump, nos alliés nous trouvent ridicules dans nos divisions et du coup, lui qui est un négociateur, qui a un rente-dedans, on ne se met pas en pack pour parler rugbyman, je n'y connais rien en rugby mais on ne se met pas en pack pour aussi aller négocier les Mercosur, les...
Vous trouvez la France affaiblie, est-ce que vous diriez ?
Oui.
Vous trouvez la France affaiblie aujourd'hui ?
Oui, on a des valeurs, on a un soft power comme disent les pros qui existent toujours, on a une culture formidable, on a des écrivains, Kamel Daoud est en tête des livres, on a des beaux écrivains, on a des grands musiciens, on a... Même sur le plan politique, beaucoup de pays aspirent à ce que la France retrouve son rang, c'est nous, on se tire une balle dans le pied.
Est-ce que vous désignez Emmanuel Macron comme responsable de cette situation où dans le débat public revient régulièrement le fait de souhaiter sa démission ? Est-ce que vous dites que ce sont des propos irresponsables ? Ça ajouterait du chaos au chaos ou ça pourrait être une sortie de crise ?
Eh bien justement, vous voyez, pour ne pas rentrer dedans, je me refuse à toutes ces petites phrases sur les gens, je pense oui qu'il a fait des erreurs, mais en même temps, c'est... Vous voyez, bon, Hidalgo, Mme Hidalgo, porte toute seule sur elle toute la transformation de la plus belle capitale du monde et donc tout le monde la flingue. Macron, il a fait ses erreurs mais ce n'est pas lui la France. Enfin, il représente la France mais derrière, il y a des milliers de gens qui ont participé de ces décisions. L'accord Mercosur, allez, il y a bien des Français qui y ont participé quand même et pas simplement de l'administration, il y a aussi des professionnels.
Donc, vous voyez, moi, ma remise en cause, elle est plus sur le manque de professionnalisme. Je ne sais pas si c'est le mot mais je pense que quand on est élu, quand on est élu, on se doit, pas simplement vis-à-vis de ces militants mais on est élu de la France, on se doit vis-à-vis des Français à travailler ces dossiers, à ne pas sortir simplement ces petites phrases et on se doit à agir parce qu'aujourd'hui, c'est l'action qui est paralysée. Pardon, je te donne des leçons mais au fond, de là où je parle, il y a plein de gens qui bossent, il y a plein de gens qui sont dans l'action et qui ne gagnent pas des milliers de cents.
Moi, ça va, mais derrière moi, il y a plein de gens qui gagnent des milliers de cents. Ils aimeraient bien travailler avec fierté pour le pays.
Et on va parler de votre action justement, on est à quelques jours des fêtes de Noël. Vous êtes, considérez-vous, comme vous citiez aussi Alexandre Bompard à Carrefour, les patrons de la grande distribution comme un peu des baromètres pour mesurer un peu l'état d'esprit des Français. Est-ce qu'ils consomment ? Est-ce qu'ils consomment peu ? Est-ce qu'ils consomment moins ? Arlette Chabot sur finalement l'atmosphère générale. Oui,
est-ce qu'ils vont se faire plaisir les Français parce que c'est morose comme vous dites, les journées sont courtes, il pleut, il fait froid, ce n'est pas joyeux et on n'a pas de gouvernement et on ne sait pas où on va. Ils vont dépenser ou bien ils vont continuer à épargner ? Est-ce qu'ils vont dépenser chichement et moins que d'habitude ? On voit bien qu'ils épargnent beaucoup.
Ils se lâchent ou pas ? Pour cette fin d'année, on va s'offrir un Noël de consolation.
Consolation,
pas consommation. Oui, de consolation. La phrase, je crois, est d'Olivia Grégoire, ancienne ministre de la consommation et je crois que les Français se sont déconnectés, même les plus engagés et les plus militants se sont désengagés de ce Vaudville avant l'été et de cette dramaturgie là maintenant et les cercles familiaux, les cercles amicaux se regroupent et la consommation, pour parler macroéconomie, pour parler business, pour parler affaires, la consommation ne sera pas si mauvaise que ça à la fin de l'année. Je pense que les entreprises françaises auront trouvé leur débouché cette année. Pour 2024, c'est plié et ce n'est pas si mal. Vous dites
que ce n'est pas si mal.
Oui, ce n'est pas si mal vu tout ce qu'on a vécu, ce n'est pas si mal et il y aura de la joyeuseté dans les familles. Simplement, ce sera déconnecté du débat public et dans le fond, que le gouvernement soit nommé demain, après-demain ou début janvier, ce n'est plus le sujet dans les foyers français. Par contre, ce qui est très important de voir, c'est que depuis 2-3 ans, la structure de la consommation a changé et donc, elle n'est pas comparable à celle d'hier de l'année d'avant et de l'année d'avant.
Celle-là, on ne la retrouvera pas, cette consommation-là.
C'est une consommation différente et qualitativement différente. Vous voyez ? Il y a un taux d'épargne très élevé, presque autant élevé que celui des Italiens, qui n'ont pas ce stress politique d'ailleurs en ce moment, mais il y a un taux d'épargne énorme et qui est une épargne de précaution. Ce ne sont pas les plus bas revenus qui épargnent, mais quand même dans les classes moyennes, il y a plus de 150 milliards comme ça qui sont placés sans compter les assurances vives, les trucs qui sont un peu rémunérés. Et ça, c'est un potentiel de consommation et de croissance qui a été différé. Et ça, ça ne tient pas simplement au stress de la vie politique.
Ça tient aussi au fait qu'on se pose les achats lourds. Aujourd'hui, on ne sait pas s'il faut vraiment acheter ou pas. Par exemple, la bagnole, tous les jeunes de ma génération achetaient des bagnoles. Et vous, vous avez peut-être déjà acheté votre voiture, passé votre permis, mais la plupart de mes jeunes collaborateurs dans les centres nucléaires n'ont pas passé leur permis à 25 ans. Parce qu'aujourd'hui,
ils n'ont pas les moyens de le faire ?
Non, c'est aussi parce que la consommation change. On ne sait pas s'il faut acheter une voiture électrique, une voiture hybride. On ne sait pas s'il y aura une valeur de revente. Et donc, ils louent. Et l'addition des temps de location ne fait pas la valeur encore d'une voiture. Vous voyez ? Donc, le secteur automobile plonge un peu. C'est compliqué. Et d'ailleurs, ils ont tous alerté M. Deméo de Renault, M. Tavares. Oui, le secteur, effectivement, qui alerte. Par contre, la location de voiture, chez nous, Leclerc est devenu le premier loueur de voiture en France. Et système aussi marche très fort.
On est parti des voitures de livraison et aujourd'hui, on loue des voitures à 6 euros par jour.
Et ça, c'est la preuve d'un changement de consommation. C'est un changement
de consommation. Et donc, voilà, j'aurais plein de possibilités de voir. Pendant le Covid, on a dit à tout le monde allez respirer l'air pur. Il y a un jardin chez votre grand-mère. Au lieu de revendre la maison de la grand-mère, on va vous donner des primes. Vous allez les isothermiser. Je ne sais pas comment on va dire. Et donc, vous avez intérêt à le faire. Et puis, deux ans après, ça, c'était pendant le Covid. Et là, on dit, on ne construit pas de lotissement, on ne construit plus c'est des immeubles maintenant, ce ne sont plus des maisons avec jardin, ça mange de la terre agricole et tout. Ah, qu'est-ce que je fais ? Voilà, j'avais un projet, on me dit non.
C'est ça le lien avec la classe politique. Il nous manque une sorte de planification des choses essentielles pour qu'on puisse se projeter dedans.
Et de réassurance. Juste pour filer la question de Tarlette sur Noël précisément, on parle de déconsommation des produits plaisir. Je n'y crois pas trop. Vous n'y croyez pas trop ? Non. Le fait est que selon une étude publiée dans le Figaro réalisée par l'Institut du CSA Research pour Cofidis, le budget moyen prévu pour cette fin d'année s'élève à moins de 500 euros, moins de 50 euros par rapport à l'année 2023.
Alors, ce n'est pas forcément une catastrophe d'un point de vue politique, philosophique, personnel.
Pour vous un peu quand même, vous distributeur.
sur le plan business, ça remet en cause bien sûr les stratégies commerciales, mais en même temps que les consommateurs consomment mieux, consomment moins, gâchent moins, ce n'est pas idiot. Et puis après, il y a des générations qui impriment leur existence avec d'autres formes de consommation. Ma génération achetait des grands crus, on est les leaders des foirovins, ma génération achetait des grands crus, les gardait dans les caves et à l'anniversaire de leurs enfants disaient, t'as vu, j'ai une bouteille. Et c'était des bouteilles qui pouvaient attendre 50, 100 euros, etc.
Aujourd'hui, mes enfants, les jeunes, ils achètent des vins nouveaux avec des nouveaux cuisiniers qui sont passés par Top Chef qui ont repris des vignobles, on boit du Pic Saint-Loup, on prend des vins de Bandol, on boit plus de rosé, on boit plus de bière que de vin. Avec modération, je rajoute tout de suite parce que c'est important de le rappeler. C'est fou la culpabilisation qu'on a en nous. Mais ce que je voulais dire, c'est qu'on peut se faire plaisir à moins cher. Et pareil, dans les hypermarchés, vous voyez, tous les commentateurs à la télé sur les gammes premier prix disaient, c'était des produits merdiques, on donne de la merde aux pauvres, etc.
Aujourd'hui, nos gammes de premier prix, mais c'est vrai chez Leclerc, chez Carrefour, chez Lidl, aujourd'hui, nos gammes premier prix, elles sont nutriscorées, il y a moins de sel, il y a moins de sucre. On a compris que même en mangeant, en buvant un très bon vin, on peut acheter des pâtes, on n'est pas obligé de prendre des pâtes qui ont augmenté de 40% depuis le Covid, depuis... Et donc, la structure de la consommation, il faut faire attention quand on la compare.
Moi, je trouve que la consommation continue à tirer la croissance, elle est en volume, il y en a moins, il y a moins de produits dans le caddie, mais en même temps, il y a une recherche de l'achat plaisir, il y a une recherche du bien-être collectif, et par contre, pour 2025, pour 2025, ça va être une autre histoire. C'est ça qui est important.
Alors justement, on y vient. Arlette Chabot, l'interview d'Alexandre Bompard, notamment dans Le Parisien, vous y faisiez référence, du président des groupes Carrefour, qui dit les prix devraient être stables en 2025.
Alors, c'est vrai, c'est la fin de l'inflation, ça va castagner, vous étiez le champion de la lutte contre l'inflation, et d'ailleurs, vous dénonciez les hausses des prix à investants. C'est fini l'inflation ? Elle est limitée ? On l'a jugulée ? Elle est contenue ?
Non. La grosse inflation spéculative, on lui a fait la peau. On lui a fait la peau chez Leclerc, on lui a fait la peau dans une saine concurrence entre Intermarché, Aldi, Lidl, Leroy Merlin, Decathlon, on s'y est tous mis. Parce que ça se passe dans nos boîtes, ça se passe dans nos magasins, on ne voulait pas non plus qu'on nous attribue cette inflation. Il y avait un enjeu politique, surtout après, nous, on a été aussi, il n'y a pas que le président qui a été traumatisé par les gilets jaunes. Nous aussi, ça nous a interpellés, on a discuté. Puis quelquefois, dans les ronds-points, c'était des gens, des familles, de ceux qui travaillaient dans nos magasins.
Donc on a mesuré le poids politique de la question du pouvoir d'achat. Donc aujourd'hui, alors, peu de députés nous ont suivis dans la lutte contre l'inflation. Vous voyez aujourd'hui le gouverneur de la Banque de France qui dit, ça y est, on a gagné.
2%.
Mais ce n'est pas la politique monétaire qui a fait baisser le prix des pattes et tout ça. On a respecté la loi.
On va y revenir quand même parce que ce n'est pas évident.
Ils ne sont pas convaincus. Non, non, non. Je ne sais pas s'ils seront un jour convaincus. Mais je vous dis qu'on l'a fait. Après, si on dépasse la ligne jaune, on se fait condamner et tout ça. Mais si vous regardez l'ampleur de la consommation française, on a préservé le bouclier agricole. Il y a une loi qui s'appelle EGALIME qui dit qu'on ne négocie pas les produits agricoles. Mais nous, on n'achète pas beaucoup aux agriculteurs, on achète aux industriels qui ont transformé ces produits. Et là, c'est eux qui ont joué la spéculation. Il y a un rapport récent de la Cour des comptes et un autre qui disent qu'ils ont augmenté leur marge de 45%, leur profit de 45% l'année dernière encore.
Donc, je vous dis clairement que normalement, macroéconomiquement, l'inflation, le taux d'inflation sera plat. Par contre, Leclerc va aller chercher des baisses. Nous allons négocier des baisses.
Vous êtes en pleine négociation. Là, ça va démarrer. On commence les négo.
On commence les négo. Tout le monde arrive avec des raisons d'augmenter les prix. Des charges, des taxes, des augmentations de coûts, etc. Enfin, une électricité qui baisse. On ne va pas nous la refaire comme ces trois dernières années. On part en mode combat, je le dis. Tous les patrons de magasins Leclerc, tous les collaborateurs, on a 160 000 collaborateurs dans le mouvement Leclerc, on veut aller chercher des baisses. Il n'y a pas que Trump qui doit être le négociateur de la vie mondiale. Nous, on a compris que les beaux argumentaires législatifs, c'était quelque chose, mais ce n'est pas la loi qui va fixer les prix.
Et en plus, avoir des prix et que ça ne se vende pas, ça ne sert à rien, ça ne fait pas de rémunération pour les agriculteurs. Donc, on va aller chercher des baisses. On va aller chercher des baisses chez toutes les multinationales. Et même s'ils ont des hausses de coûts, on va leur dire étalez-les, soyez politiques. parce qu'on a un argument pour nous. Les marques de distributeurs, notre marque Eco Plus, notre marque repère, elle a augmenté de 30% en deux ans. Donc, vous dites quoi ? Vous pouvez faire sans eux. Donc, on dit, exactement. Je crois qu'Alexandre Bompard dit la même chose et Thierry Cotillard d'Inter.
Et donc, si on s'y met tous en parallèle pour faire ça, je pense que, outre la noblesse de notre métier de marchands, de commerçants qu'on revendique, d'épiciers en gros, mais en plus, politiquement, je pense qu'on fera œuvre utile.
Mais aux téléspectateurs qui nous regardent, juste, vous dites l'inflation et vous n'êtes pas le seul à le dire, à se faire ce constat qu'elle va durablement baisser. Non, non, non. En tout cas, le taux d'inflation, en effet, il est important d'être précis. Même le gouverneur de la Banque de France le dit. Sauf que, depuis 2, 3 ans, les prises dans les rayons se sont envolées. Oui. Très clairement. Beaucoup, 25%. UFC que choisir, je ne sais pas si on va pouvoir voir ce graphique, mais les aliments pour animaux, plus 26% en 2 ans, la crèmerie, plus 26,1%, l'épicerie salée, 24%, l'épicerie sucrée, le chocolat, plus 24%. vous dites, on ne retrouvera jamais les prix d'avant.
Mais d'abord, parce qu'il y a des lois qui nous empêchent de vendre moins cher. Vous allez recevoir Jean-Philippe Tanguy juste après. Absolument. Il a été, on en a discuté à l'Assemblée nationale, dans les commissions. On nous a fait augmenter, on nous a fait diminuer les promotions sur les produits d'entretien, sur les couches, sur les protections périodiques, etc. au point où on est quelquefois à 20 à 30% plus cher en France qu'en Allemagne. Et pourquoi on a fait ça ?
Tout simplement parce que derrière la vraie revendication des agriculteurs de demander une protection par rapport aux investissements qu'on leur faisait faire, il y a des multinationales qui se sont planquées, des proctaires, des Unilevers, à travers un lobby qui s'appelle l'ILEC, et qui ont réussi à faire voter, à trouver une majorité parlementaire qui ne s'est même pas s'expliquée là-dessus. Et donc, aujourd'hui, nous sommes obligés de fighter politiquement contre ce type de loi. On a d'autres lois qui... Alors, il y a des lois... Alors là, c'est pour ça, il faut que le gouvernement soit nommé assez vite.
Les tickets restaurants, vous savez, beaucoup de gens achètent avec les tickets restaurants. Ça aussi,
ça fait partie
des changements
de monde de consommation.
Oui. Alors, ce sont des aides, ce sont des plus. On peut discuter de ce que ça coûte à l'État. C'est un sujet. On peut étaler la discussion de ce sujet sans précipitation dans l'année qui vient, en 2025. Mais là, dans l'urgence, normalement, au 1er janvier, je ne sais pas si je peux prendre les tickets restaurants. A priori, je peux les prendre dans une liste de produits qui est prédéterminée. Là, je ne sais pas vous la réciter par cœur. Mais,
ça ne concerne pas les produits qui se consomment dans le temps long.
Ce que la loi avait autorisé. Ce que la loi avait autorisé, en effet. Vous voyez, dans le budget des ménages, ça va tanguer aussi. Et puis, vous avez...
Donc, ça, vous dites quoi au gouvernement ? Dépêchez-vous à agir, à légitérer,
à trouver... Je pense que le problème... Bayrou n'a pas tout à fait tort. Il a tort dans l'expression et dans le moment. L'interdiction de cumul de mandats fait qu'à l'Assemblée nationale, nous n'avons pas en face de nous, nous professionnels, quand nous sommes auditionnés, nous n'avons pas des gens qui ont dirigé des cantines. Nous n'avons pas des gens qui ont passé des appels d'offres. Ça manque. Parce qu'en fait, dans les municipalités, ça fonctionne bien. À Bordeaux, à Rouen, à Grenoble, à Lyon, à Lille, les rapports entre les professionnels et même les rapports entre majoritaires et oppositions trouvent des compromis. Vous voyez ?
Mais à l'Assemblée nationale, aujourd'hui, le pouvoir d'achat, on le voit de manière macroéconomique et on ne le voit pas assez à travers toutes ces petites taxes qui semblent bien intentionnées. La taxe sur le sucre, en soi, c'est vrai que c'est dans la lutte contre l'obésité, ça fait sens. Mais vous le sortez au moment où vous dites que c'est pour boucher les trous du budget, c'est loupé. Il n'y a pas de pédagogie qui va avec. Moi, c'est pour ça. Je pense qu'il faut des hommes politiques qui s'occupent du quotidien, qui soient plus pédagogues. C'est ce que j'appelle plus professionnels, au fond.
Je ne conteste pas la nécessité qu'ils regardent les choses en grand et qu'ils dialoguent plus avec nous. Il n'y a pas de lieu serein de discussion entre les professionnels. Le logement, on va vers une crise. Oui, le logement a été aidé et donc ça s'arrête parce qu'il n'y a plus de sous. Mais alors, tous ces emplois, ça va coûter encore plus cher.
Et ça, ça fait partie de tous les chantiers du gouvernement Bayrou qui devraient être nommés dans les prochaines heures.
J'insiste parce que ce n'est pas que les parlementaires. La décarbonation, l'argent mis sur la transition énergétique, le financement du nucléaire, tout ça, ce sont des débats de fond et il ne faut pas les sacrifier la suite de l'industrie automobile. Ce ne sont pas des débats de fond, ce sont des débats lourds, créateurs ou destructeurs d'emplois avec des mutations formidables. Il ne faut pas les sacrifier à des querelles de partis.
Michel-Édouard Leclerc, parce que le temps file, file. On évoquait rapidement les attentes du monde agricole Arlette sur ce point. Votre confrère, Alexandre Bompard, encore une fois, dit que la ferme France n'est pas assez compétitive. Il a raison.
Il y a plusieurs agricultures.
Je précise juste qu'on manifeste toujours. Il y a des agriculteurs qui en giront, par exemple, continuent à manifester devant des centres Leclerc en disant que vous n'achetez pas au juste prix. Vous parliez tout à l'heure des centrales d'achat à l'étranger. On dit que les centrales d'achat permettent de contourner par exemple la loi Egalim.
Nous sommes un petit peu concernés, mais les manifestations qui ont lieu en ce moment, c'est un peu comme à l'Assemblée nationale. C'est les coordinations rurales qui essaient de crier plus fort et JIA et FNSEA et Confédérations Paysannes qui n'ont pas envie de perdre des voix aux élections de chambre d'agriculture. Donc, le fait de venir dans un lieu public ou LCI ou BFM ou France Info vont vite venir dès qu'il n'y a 15 tracteurs. C'est pas mal joué. Je ne leur en veux pas. Par contre, si vous voulez, nous, aujourd'hui, on est dans l'action et dans une action longue. Par exemple, M.
Rousseau de la FNSEA avait demandé, avait plaidé pour que le revenu des agriculteurs ou la perspective de prix pour les agriculteurs soit acquise avant que nous allions négocier avec les industriels et pour que les industriels n'étaient pas transparents. Donc, par exemple, moi-même, je suis allé dans la région de Cholet signer des contrats pour 300 millions de litres de lait où il y avait les producteurs, il y avait la laiterie de Saint-Denis et il y avait même Andros pour les yaourts. Vous voyez ? Donc là, ça, c'est du concret. C'est 300 millions de litres. Ce n'est pas un effet de communication. Vous voyez, c'est au moins 40% du nombre de litres de lait vendus dans les centres Leclerc.
On est allé signer avec dossiers, avec bons duels sur des haricots verts, sur des petits pois, avec les producteurs. Ça représente près de 1 300 producteurs pour l'un, 1 700 pour l'autre. Ils connaissent leurs revenus. Alors, ce n'est jamais idéal. Ce n'est pas forcément le revenu qu'ils voulaient. Mais au moins, déjà, un dialogue, un rapport de confiance et au contrat. c'est des contrats qui sont renouvelables.
Alors, moi, mon temps, aujourd'hui, ce que je veux faire, c'est que même si je passe sur les plateaux de télé et j'essaye de refuser de rentrer dans le jeu des petites phrases et des annonces médias et de valoriser le travail de fond parce que c'est au fond ça qu'attendent les agriculteurs. Lactalis avait supprimé 200 millions d'achats de litres de lait. Nous sommes allés combler ça. Vous voyez ? Et donc, après, j'accepte les critiques. il faut s'améliorer. Je suis resté en mode action et projet. Donc, Leclerc veut être pionnier de rapports avec les agriculteurs qui leur soient favorables.
Michel-Edouard Leclerc, on arrive quasiment à la fin. Vous dites, vous envoyez quel message aujourd'hui ? Ce gouvernement, on le disait, l'information TF1-LCI pas avant cet après-midi ou plus tôt. Il y a besoin d'une stabilité là aujourd'hui. C'est nécessaire pour vous, le chef d'entreprise que vous êtes mais aussi pour les Français, les salariés que vous embauchez. Il y a besoin de cela ?
Oui, on embauche 3 000 emplois nets nouveaux par an depuis 10 ans. Donc, vous voyez qu'on discute pas forcément... Quelquefois, je critique ça dans le patronat, il parle du salariat comme un coût. Pour nous, c'est un investissement.
Que vous êtes prêt à mieux rémunérer
aussi ? Alors, c'est pareil. C'est ce que vous disiez
tout à l'heure, il ne faut plus de travail.
Il faut remettre en place l'ascenseur social, juste, ce n'est pas le lieu, on n'aura pas d'écoute, mais franchement, aujourd'hui, mettre tout le financement de la sécurité sociale, des retraites et tout, sur les seules entreprises qui créent des emplois et qui en plus sont concurrencées par la robotique ou le digital, c'est une connerie.
Donc, juste vite, la grande réforme de fond, c'est de transférer les charges qui pèsent sur les salariés et sur les entreprises pour les faire porter sur le digital, sur la robotique, voire sur les produits importés de pays à bas main-d'oeuvre et du coup, sans augmentation de fiscalité, la masse qui serait taxée permettrait de rapprocher le salaire net du salaire brut. Déjà, c'est presque 30% de... Je ne sais pas le chiffre, mais ça permettrait en tout cas déjà sans coût supplémentaire pour les entreprises d'avoir des salaires nets qui augmentent et on sortirait de la trappe à bas salaire. Je n'ai pas le temps de déployer...
Le temps passe trop vite
et on retient cette idée.
Oui, c'est ça. On se demande pourquoi vous avez refusé d'entre-gouvernement.
Il n'y a personne, je vous fais signe et on y va.
Michel Édvoir-Leclerc, merci. Moi aussi. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation ce dimanche. Restez avec nous sur LCI. Dans quelques minutes, c'est Jean-Philippe Tanguy, le député Rassemblement National de la Somme qui sera sur notre plateau. A tout de suite. Retour sur le plateau de l'événement du dimanche avec notre nouvel invité Jean-Philippe Tanguy. Bonjour.
Bonjour, mesdames.
Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Député du Rassemblement National de la Somme, membre du Bureau National du RN. Arlet Chabot, toujours à mes côtés pour vous interroger avec cette information sur laquelle on reviendra longuement. Quel gouvernement ? François Bayrou, information du service politique TF1-LCI. L'annonce n'interviendra pas avant cet après-midi. Au plus tôt, aura-t-on un gouvernement pour Noël ? On verra ça avec vous. Est-ce que vous en pensez des premiers noms ? Les premières rumeurs.
Mais d'abord, avec vous, on aimerait vous interroger sur cette attaque qui a eu lieu hier en Allemagne à la voiture bélier sur le marché de Noël de Magdebourg qui a fait au moins cinq morts et plus de 200 blessés vendredi soir. Arlette ?
Oui, alors, très vite, après l'annonce effectivement de cette attaque, vous avez réagi au RN. Il y a eu deux réactions. Jordan Bardella et puis Marine Le Pen dénonçant un attentat islamiste. Il se trouve que vous auriez peut-être dû attendre un peu plus parce qu'on s'aperçoit aujourd'hui que c'est beaucoup plus compliqué et que l'auteur de cet acte insupportable est plutôt quelqu'un d'origine certes saoudienne mais qui n'aime pas du tout les islamistes. Donc là, vous avez fait totalement fausse route. Parfois, il faut savoir attendre, non ?
Le mode opératoire terrible de cet attentat indiquait malheureusement de tristes souvenirs que nous avons connus en France et d'ailleurs que les Allemands avaient aussi connu à Berlin. Il y a huit ans, en effet. Voilà, on verra ce que dit l'enquête mais parfois dans la prudence, il faut même avoir encore plus de prudence parce que vous savez, je me souviens de l'attentat d'Annecy où il avait été dit au début que l'attaquant était un chrétien d'Orient puis en fait c'était une fausse identité et il avait pris ce statut pour pouvoir pénétrer justement en Suède et puis ensuite errer de la Suisse vers la France.
Et là on voit Israël radical qui vise effectivement J'entends Madame Chabot, de toute façon les Français l'ont vu, évidemment, mais bon, moi je veux bien qu'on pense que le problème ce soit le tweet de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella, le problème de cette attaque, cette espèce de violence de mode opératoire vient de toute façon des pratiques islamistes. Lui-même peut-être est un opposant au régime saoudien, nous le verrons.
Mais l'enquête n'a absolument pas conclu à cela, du tout.
Oui, bien sûr, mais l'enquête n'a rien conclu du tout, vous avez raison. Elle n'a rien conclu du tout. Mais le mode opératoire veut bien qu'on refasse l'histoire des 20 dernières années.
Et Jordan Bardella qui aujourd'hui aspire à gouverner, ce manque de prudence, cette réaction extrêmement hâtive est à la hauteur du moment et de ce qui s'est passé vendredi soir.
Mais ce qui, comment dire, s'impose, c'était la solidarité envers les victimes, évidemment, et le mode opératoire et l'histoire, malheureusement, de la violence terroriste dans notre continent européen est d'une manière écrasante d'origine islamiste. Bon, le problème, si vous voulez, ce n'est pas le tweet des uns et des autres, c'est cette violence épouvantable qui surgit de manière bien trop régulière dans nos démocraties européennes, qui frappe des innocents et le mode opératoire, de toute façon, vient de cette mouvance, même si la personne peut être différente.
Vous savez, combien de fois aussi les plus hautes autorités parfois nous ont parlé de gens qui étaient déséquilibrés, de psychotiques, ça n'empêche pas, on peut être psychotiques, que l'étincelle, l'inspiration de leur malade... Mais vous considérez
quand même peut-être un manque de prudence de la part de Marine Le Pen et de Jordan Bardellat
par ses réactions. Moi, j'essaie toujours saoulé de prendre les choses avec un peu d'honnêteté intellectuelle sur le moment, nous avons discuté ensemble, on était tous frappés par cette violence, tout le monde a pensé, vu le mode opératoire, à un attentat islamiste, nous verrons, mais ce qui compte, c'est évidemment la violence qu'ont subi ces personnes, les morts, les proches, qui souffrent, alors que nous sommes dans une période de Noël et...
Et la prochaine fois, vous attendrez un peu plus longtemps avant de réagir ?
Je ne sais pas, mais...
En matière de terrorisme, il faut être prudent.
Non, mais il faut évidemment toujours être prudent, mais le problème, c'est le terrorisme. Ce ne sont pas les tweets des uns et des autres, c'est cette violence, c'est cet fanatisme. Et si vous voulez aller par là, moi j'ai eu lui aussi un certain nombre d'interprétations de Jean-Bien-Renseigny bien documentées, s'il a agi en contre-modèle de l'islamisme, l'inspiration de la source opératoire, de toute façon, provient de cette mouvance. Donc le problème fondamental, c'est évidemment de lutter contre l'islamisme le plus violent, mais aussi quand il se calme sous forme de taquillard, de dissimulation dans nos sociétés, prêts à surgir à n'importe quel moment.
Oui, que l'enquête se fasse par les enquêteurs et la police et pas par les politiques, c'est peut-être un bon début.
Si vous voulez aller par là, il y a beaucoup de phénomènes dont il est victime le Rassemblement National où nos opposants s'inventent à la fois des rôles de dénonciateur, d'enquêteur, de juge et même parfois de juge en appel. Donc je ne suis pas sûr que le Rassemblement National soit le problème dans le débat politique aujourd'hui sur la désinformation et les attaques gratuites.
Jean-Philippe Tanguy, je le disais, on attend l'annonce d'un gouvernement. Emmanuel Macron est rentré en métropole cette nuit, très tard dans la nuit, avant un passage à Mayotte. Avant de venir à la composition de ce gouvernement, le chef de l'État qui est allé à la rencontre des sinistrés à Mayotte après le passage terrible du cyclone Chido, il a été interpellé et il a eu cette phrase très en colère en disant vous êtes content d'être en France parce que si ce n'était pas la France vous seriez dix mille fois plus dans la merde.
Il n'y a pas un endroit dans l'océan Indien où on aide autant de gens a-t-il déclamé à des gens très en colère et il s'est expliqué de cette phrase parce qu'il a été très critiqué sur le sujet notamment à nos confrères de la chaîne Mayotte 1ère en expliquant qu'il avait face à lui des gens du RN de votre parti face à moi qui insultaient la France j'ai dit la vérité j'ai dit la vérité dit encore le chef de l'État Arlette Chabot
Alors il a raison vous pensez la même chose ils ont de la chance d'être français ils ont de la chance d'être français
nous aussi vous aussi nous sommes tous fiers d'être français mais le fait d'être fier de sa nationalité de sa culture de la communauté de destin que nous formons ensemble n'est pas une raison pour se laisser insulter par le président de la république qui est garant de la communauté nationale il y a deux éléments est-ce que oui ou non il a raison
s'il n'était pas français mais s'il habitait les comores ils ne seraient pas dans cette situation comme ça
je reviendrai à ce sujet là mais restons sur cette espèce de discours du président de la république est-ce que quand vous subissez un cyclone une catastrophe naturelle de cette ampleur on peine à imaginer peut-être malheureusement on ne le souhaite pas et on prie ensemble pour qu'il n'y ait pas des centaines voire des milliers de morts nous découvriront aujourd'hui le bilan est sans doute malheureusement encore très temporaire puisque la croix rouge par exemple a indiqué qu'eux-mêmes il leur manquait 200 personnes 200 bénévoles sur le terrain donc on peut craindre le pire même si on évidemment si les morts sont moins importants que ce que l'on peut craindre ce sera à prendre en compte mais on n'est pas là quand on a subi cette victime pour faire un débat politique avec le président de la république les maorais qui étaient sur cette place qui étaient venus à la rencontre du président de la république ils attendaient du réconfort ils attendaient de la solidarité ils n'étaient pas là pour avoir un combat de coq avec le président de la république
certains rappelaient beaucoup à cette démission c'était dans une espèce de cacophonie
ça madame c'est la vie quand vous avez des difficultés moi par exemple à une échelle qui n'est absolument pas comparable mais la détresse humaine dans ces moments-là même si elle est à une échelle différente peut-être la même quand vous avez tout perdu il y avait une mini tornade une fois à Conti et à Haute-Selle dans ma circonscription il y avait quelques personnes qui avaient tout perdu ces personnes-là j'étais là pour les écouter j'étais là pour les entendre j'étais pas là pour leur dire ma vérité ou quelque chose qui n'avait pas lieu d'être parfois il faut savoir s'effacer il faut savoir comment dire s'abandonner et s'appartenir dans sa fonction monsieur Macron systématiquement depuis maintenant 7 ans est toujours dans une espèce de show permanent veut toujours démontrer quelque chose prouver une forme de supériorité humaine, morale ou politique qui ne convainc que lui et c'est ce qui choque beaucoup les gens c'est ce qui a choqué je pense les maorais et quand il est pris sur le fait accompli c'est exactement ce qui s'était passé par exemple au salon de l'agriculture vous avez des gens qui contestent son bilan qui contestent son action et ils inventent des militants du rassemblement national qui sont en fait simplement des français qui contestent son action
vous ne dites pas comme une ancienne candidate à la présidentielle qu'il y a des colères saines
bien sûr qu'il y a des colères saines c'est ce que disait madame Royal elle avait bien raison sur ce sujet là bien sûr qu'il y a des colères saines la colère est une réaction qui si elle ne s'accompagne pas de violence évidemment vous en êtes coutumé
dans l'hémicycle
oui mais si vous voulez la palette des sentiments humains elle est noble et elle est digne en soi quand vous avez subi ce que les maorais ont subi avec cette catastrophe mais ce qu'ils subissent et je leur reviens à votre question depuis des années évidemment quand le roi est en colère les comores si autant de comoriens submergent le territoire de Mayotte c'est parce que Mayotte et la France la France avec un nombre de droits sociaux de la république est présente avec ses services publics et avec l'école ces personnes viennent pour espérer une vie meilleure et rendent un enfer l'île de Mayotte qui pourrait être un paradis et les maorais qui sont français sont maltraités par rapport à n'importe qui de l'hexagone mais vous conseillez que les conséquences
de ce cyclone dévastateur n'a pas de lien direct avec l'immigration les conséquences
si pas la cause évidemment c'est un phénomène naturel mais le fait que depuis des années depuis plus de 20 ans les services publics français soient débordés pour gérer cette submersion migratoire et que l'argent des français pour Mayotte et des maorais pour Mayotte n'aille pas aux canalisations d'eau à la protection contre les périodes naturelles parce que les cyclones les typhons malheureusement c'est un phénomène que connaissent bien sous ces climats l'argent il ne pousse pas sur les arbres donc quand on dépense des milliards pour s'occuper de clandestins qui n'ont pas à être là plutôt que s'occuper des maorais oui ça peut avoir des conséquences après pour se protéger contre les phénomènes naturels mais d'une manière générale ce que les maorais ressentent et ce que nos compatriotes des outre-mer ressentent et c'est vrai c'est que les dirigeants hexagonaux français depuis des années ne sont pas dans leur coeur et que par exemple la situation de l'eau potable que ce soit à Mayotte ou dans les Antilles françaises n'est pas à la hauteur et quand on voit qu'on a dépensé plusieurs milliards d'euros pour comment dire rendre l'eau de la Seine propre à une compétition sportive alors qu'on n'est pas capable d'assurer l'eau potable dans des départements français et même pour les territoires d'outre-mer qui ne sont pas des départements dans des territoires français c'est une honte et moi j'ai honte de ces arbitrages politiques qui ne font pas honneur à l'idée de la République et il faut bien reconnaître et d'ailleurs le vote
des habitants que nos habitants
et nos compatriotes d'outre-mer estiment que Marine Le Pen était bien plus apte à honorer les promesses de la République sur ce territoire malheureusement ça se paie trop souvent en morts et en blessés et en personnes aussi qui n'ont pas le destin qu'ils méritent
Jean-Philippe Tanguy je le disais en introduction de cette émission à gouvernement au plus tôt cet après-midi ce que fait savoir des sources à Matignon au service politique de TF1-LCI on aimerait revenir forcément sur cette nomination à venir ce que vous en pensez d'abord vous interrogez avec Charlotte sur la méthode méthode François Bayrou
la méthode François Bayrou Marine Le Pen a été reçue la première avec Jordan Bardella par le Premier Ministre à Matignon début des consultations premier groupe parlementaire deuxième rencontre avec tous les chefs de parti là le RN est exclu parce que vous n'avez pas vocation à participer au gouvernement mais dit le Premier Ministre finalement on pourra trouver des moyens de travailler avec le Rassemblement National comme avec la France Insoumise vous vous sentez quoi ? exclu ? discriminé à nouveau ? vous trouvez que cette méthode est la bonne ? ou vous ne comprenez pas ce que veut vraiment le Premier Ministre ?
mais objectivement je pense qu'il n'y a rien à comprendre c'est illisible moi j'étais en circonscription ces jours derniers personne ne comprend rien de ce que fait M. Bayrou on est reçu en premier pour une raison factuelle nous sommes la première force politique de France après on nous explique qu'on peut recevoir le parti communiste français et pas le Rassemblement National comme si le parti communiste français avait une légitimité à gouverner la France suite aux élections législatives ou les verts les écologistes de Mme Tondelier et autres bon ça n'a aucun sens en fait on voit bien que M.
Bayrou qui pourtant aspire au pouvoir depuis des décennies ne semble pas prêt ou en tout cas de ne pas avoir une idée vraiment fiable de ce qu'il veut proposer à la France moins bon que M. Barnier par exemple allez moi je trouve ça ressemble beaucoup sincèrement moi je ne vois pas beaucoup de différence bon j'avais été très dubitatif sur les capacités de M. Barnier à répondre aux enjeux du moment sous une forme excessive à l'époque je m'étais excusé mais sur le fond mes craintes étaient justifiées moi je vois à peu près la même chose la façon dont M.
Bayrou a répondu aux députés aux questions au gouvernement mardi était très fuyante très imprécise très laborieuse et par rapport aux défis urgents vraiment aux difficultés aux décisions très importantes qu'il faut prendre pour redresser les comptes pour relancer les salaires pour assurer la sécurité pour évidemment répondre à la crise de Mayotte ça ne paraît pas à la hauteur donc on se perd et on perd beaucoup de temps et notre pays perd un temps précieux dans une espèce de casting politique qui n'intéresse pas grand monde justement ça n'intéresse pas grand monde mais pardonnez-moi ça n'intéresse pas grand monde
ça vous intéresse il y a des noms sur lesquels vous avez mis que ligne rouge sur lesquels vous avez évolué aussi on aimerait avec Arlette vous interroger Bruno Retailleau il semblerait que ce soit acté il reste au ministère de l'Intérieur c'est une bonne nouvelle
c'est mieux qu'un ministre de l'Intérieur de gauche enfin j'ai lisé son interview aujourd'hui chez vos confrères du GDD c'était très long c'était très vide donc monsieur Retailleau à un moment d'ailleurs il dit je ne suis pas à vendre bah oui il a déjà été acheté il ne peut rien à vendre
Bruno Retailleau acheté
bah oui il a cédé toutes ces écoutez je peux vous reprendre ça a été fait d'ailleurs des montages de ces dizaines de déclarations disant que jamais il ne serait lié à des macronistes que jamais il serait sous l'autorité d'Emmanuel Macron que jamais il ne travaillerait avec des gens qui avaient mis sur la situation migratoire et sécuritaire dans le pays dans de très grandes difficultés bon bah il a fini par rentrer dans un gouvernement où le ministre de la justice était monsieur Migaud ancien socialiste et où il avait beaucoup de collègues macronistes seulement qu'on puisse dire voilà aux élections monsieur Retailleau n'a jamais appelé à voter pour Marine Le Pen contre Emmanuel Macron et n'a même jamais par exemple voté à appeler pour un candidat souverainiste autre que Marine Le Pen par exemple au premier tour il a soutenu la dernière fois Valérie Pécresse bon qui était une macroniste avec le logo LR d'autres donc et ce qu'il propose dans cette interview il n'y a rien voilà il n'y a rien il dit quand même toujours une loi immigration qu'il la souhaite qu'il la veut il a déjà changé d'avis notamment dans cette interview il dit moi je veux bien rester même si je n'ai pas de loi du moment qu'on prend quelques mesures
il dit qu'il n'est pas fétichiste de la loi immigration parce que
il a tort et vous savez pourquoi parce que pourquoi la dernière fois la loi immigration énormément des dispositions pour limiter l'accès aux aides sociales des immigrés qu'il soutenait a été censuré
par le conseil constitutionnel
c'est que maintenant avec l'interprétation du conseil constitutionnel de la notion de cavalier législatif s'il n'y a pas une loi justement à part entière on ne peut pas prendre de mesures fortes voilà derrière des mots qui changent une phrase qui est arrangée d'une manière un peu différente quelques nuances derrière c'est l'abandon de toute ambition de vraiment réformer l'immigration pour monsieur Rotaillot sans loi on ne peut pas par exemple revenir sur les aides sociales aux immigrés ou on ne peut pas prendre de grandes dispositions par exemple il veut revenir sur le décret sur le comment dire le délit de séjour irrégulier c'est à dire qu'aujourd'hui depuis François Hollande quand vous avez des clandestins des immigrés illégaux en France et bien c'est pas un délit d'être d'enfreindre la loi et d'être présent sur le territoire de manière illégale il voulait le rétablir et bien on ne peut pas le rétablir sans une grande loi sur l'immigration donc c'est encore un mensonge d'ailleurs il annonce et j'en finirai là qu'il va changer le décret de monsieur Valls sur la régularisation des clandestins or monsieur Rotaillot historiquement avait dit qu'il ne voulait aucune régularisation donc encore à petit part donc il faut prendre
l'indigence pour lui
non parce que monsieur Rotaillot s'est toujours prévalu de positions très fortes donc évidemment j'ai un niveau d'exigence je le reconnais peut-être plus dur avec lui qu'avec d'autres parce qu'il avait promis un changement il avait promis des mesures très fortes et à petit pas sous son air de ne pas y toucher en fait il renonce à tout et il devient exactement comme monsieur Valls finalement c'est dur très dur dans les paroles dans les prises de position assez martial parfois même des provocations qui seraient à la droite du rassemblement national que je trouve excessives
Laure Lavellette dit que c'est votre porte-parole porte-parole du RN
parce qu'il comment dire il banalise un certain nombre de choses que l'on dit depuis longtemps sous les colibés et sous les cris d'orfraie qui en fait n'avait rien de scandaleux mais lui-même parfois est à notre droite pour compenser le fait que dans son comportement il se gauchise sur le casting
et vous avez lu la presse visiblement comme nous ce matin des noms circulent Xavier Bertrand par exemple c'était une ligne rouge une censure immédiate de votre parti s'il était nommé à Matignon s'il est dans le gouvernement ça change quoi ?
ça change qu'il ne dirige pas le gouvernement quand même Madame Chantret donc si vous voulez nous M. Bertrand il y avait du personnel parce que c'est vrai que M. Bertrand a un comportement depuis des années dans les Hauts-de-France très dur avec des intimidations physiques où il dit qu'il va casser la mâchoire du RN où il refuse toutes nos propositions même quand c'est dans le bon sens je pourrais vous citer le nombre hallucinant de sujets vous êtes des opposants politiques oui mais il y a un comportement M.
Bertrand il est toujours très agressif excessivement agressif et surtout on ne peut pas travailler avec donc à Matignon c'est sûr parce qu'on ne pouvait pas travailler avec comme chef du gouvernement c'était pas les ministres
c'était acceptable
bon il est sous l'autorité de M. Béroud donc comme M. Armand ministre de l'économie s'était fait rappeler à l'ordre puis finalement m'avait reçu avec Mathias Renaud député de la Somme et comme moi sur les questions économiques et budgétaires M. Armand avait plié devant la volonté de M. Béroud pour être plus républicain et démocrate M. Bertrand s'il est sous l'autorité de M. Béroud il acceptera de travailler avec nous
François Béroud qui c'était un gouvernement Arlette de poids lourd avec d'autres noms qui reviennent ça et là là encore chez nos confrères notamment de la tribune dimanche ce dimanche
oui c'est retour d'Elisabeth Borne au gouvernement oui vous n'êtes pas emballé non plus ah non là c'est moi qu'on puisse dire c'est ça arrivé de François Ripsamane pour donner une petite tonalité de gauche moi plus je vous écoute plus je me dis ça sent la censure très rapide non ? parce que si Bruno Retailleau n'a plus certaines qualités à vos yeux vous savez Bertrand vous vous en moquiez totalement vous critiquez la méthode de François Bayrou vous faites l'amour quand Elisabeth Borne son nom est évoqué pour revenir on se dit pour vous ce gouvernement est condamné avant même d'avoir été formé
Mme Borne sa personne il y aurait beaucoup de choses à dire sur son irrespect de la démocratie mais ça veut dire qu'une fois de plus M.Bérou ne rompt pas en fait avec le macronisme d'ailleurs Michel Barnier je l'avais dit à l'époque je crois d'ailleurs sur votre plateau s'était mis sur ce qu'on avait appelé le chemin de censure quand sur TF1 d'ailleurs il avait dit je suis dans la continuité du macronisme or à partir du moment où M.Barnier ne s'est pas présenté comme une rupture ou en tout cas un changement fort avec le macronisme qui avait été sanctionné au niveau européen très fort aux élections européennes et aux législatives il refuse le sens des élections le sens profond parce que les élections c'est pas juste changer des têtes bien sûr ça peut être important changer des têtes changer des personnalités changer des parcours politiques mais c'est surtout changer de ligne politique des mesures qu'on prend or s'ils s'inscrivent en nommant Mme Borne forcément il s'inscrit encore plus qu'il ne l'est déjà dans le macronisme donc c'est ça le problème
et c'est ça le sens des déclarations de Marine Le Pen qui le dit je me prépare à une présidentielle anticipée encore une fois relancée dans le débat public l'hypothèse d'une démission du président de la république un Jean-Luc Mélenchon qui ne vous répond pas directement mais qui le dit ça se finira entre le RN et nous parlant de la France insoumise c'est ce que vous souhaitez aujourd'hui une présidentielle anticipée
c'est-à-dire le fait qu'on le souhaite paradoxalement peut gêner sa réalisation qu'est-ce que je veux dire par là c'est qu'il ne faut pas que la démission de Macron soit une vengeance des partis politiques comme le présente par exemple M. Mélenchon qui essaie de faire oublier qu'il a tellement soutenu M. Macron qu'il est dans l'excès
et vous vous le présentez différemment ?
oui je vais vous expliquer pourquoi c'est le sens en fait de la 5ème république la 5ème république est très claire quand il y a une crise politique quand il y a un blocage le général de Gaulle avait prévu 3 solutions le référendum M.
Macron en parle beaucoup depuis ses temps il se refuse toujours à l'employer la dissolution il l'a utilisé et il l'a perdu il reste la démission c'est exactement ce qu'avait fait et ce qu'avait choisi le général de Gaulle à la fois en théorie et en pratique puisqu'il est parti quand il a été désavoué par les français si et je reviens avec la rupture avec le macronisme si les différents premiers ministres que choisit Emmanuel Macron sont incapables de mettre en place une politique qui satisfait les français et qui tienne compte des élections la logique est que M. Macron devient le problème et jamais la solution c'est ça la nuance et M.
Mélenchon en voulant le destituer de manière illégale parce qu'en fait la loi n'est pas faite pour ça la constitution n'est pas faite pour ça donne du crédit en fait à M. Macron et nous on ne veut pas avoir cette position
vous êtes d'accord avec la formule ça s'unira entre eux et nous
oui c'est vrai c'est vous
vous êtes d'accord avec ça
oui mais en fait c'est ancien voilà c'est vrai moi c'est une analyse que je partage depuis longtemps avec plusieurs forces souverainistes par exemple M. Guénaud avait fait cette prophétie si je puis dire en 2012 vous êtes d'accord entre eux et heureux ? oui tout simplement parce qu'en fait nous sommes les deux seules forces politiques à proposer quelque chose de vrai aux français voilà un vrai programme fondé sur une vraie analyse du monde M.
Mélenchon évidemment je combat tout ce qu'il propose mais il propose quelque chose voilà quand je confronte les députés insoumis à l'Assemblée nationale je m'oppose à une ligne politique à des mesures qui ont une cohérence même si je les combats nous même nous avons une vision nationale souverainiste démocratique républicaine de la France contrôle des frontières exercice de la souveraineté populaire et ça on l'a bien compris
mais Jean-Luc Mélenchon il prédit que le gouvernement de François Bayrou ne passera pas l'hiver il dit que finalement discours de politique générale le 14 janvier deux jours plus tard ce gouvernement tombera est-ce que vous vous associerez au vote de cette motion de censure comme vous avez fait tomber le gouvernement de Michel Barnier ?
non juste sur des faits M. Barrou nous a reçus il a été à l'écoute Marine Le Pen et Jordan Bardella nous ont raconté à tous les porte-parole évidemment ce qui s'était passé sans trahir de secret pour avoir la compréhension de ce rendez-vous il a duré longtemps on a eu le sentiment d'être écouté bon après les faits de la semaine d'inverse ont montré que ça allait dans tous les sens surveillance bienveillante c'est sur les faits M. Mélenchon il veut censurer quoi qu'il arrive et je pense que même si M. Bérou avait dit on revoit la retraite M. Mélenchon aurait quand même censuré voilà si vous voulez le fond de ma pensée nous on veut voir ce que M.
Bérou veut proposer il a choisi le 14 janvier moi je trouve que c'est loin je regrette et je tiens à le dire que les députés soient encore mis en congé forcé pendant un mois parce qu'on avait déjà été mis en vacances quand même deux mois forcés cet été et je peux vous dire que sur le terrain les françaises et les français ils sont très en colère de voir que les députés qu'ils ont élus ne siègent pas et ne travaillent pas alors que nous on veut travailler et on a demandé à travailler ça ça pourrait changer vous pensez mais non ils l'ont fait ils nous mettent devant le fait accompli je suis désolé vous pouvez fêter Noël pour les agents de l'Assemblée aussi ils ont le droit aussi mais on aurait très bien pu travailler le 26, 27, 28, 29 et le gouvernement 31 décembre par exemple pour voter juste pour voter parce que j'ai entendu Michel-Edouard Leclerc qu'en parlait la prolongation des tickets restaurant qui a déjà été voté à l'Assemblée mais on a mis 4 heures à le voter donc il y a quand même des choses importantes pour les français qui sont sabotées
et qui sont mises à l'arrêt en effet c'est scandaleux
et c'est inacceptable
effectivement vacances de Noël très belle fête à vous merci d'avoir accepté notre invitation ce dimanche à suivre évidemment sur LCI un gouvernement ou pas pour ce dimanche en tout cas pas avant cet après-midi au plus tôt selon des sources concordantes jointes par le service politique TF1-LCI restez sur LCI justement on suit la nomination de ce gouvernement à tout de suite sur notre antenne qui est en train de se faire
la nomination de ce gouvernement qui est en train de se faire sur le service qui est en train de se faire la nomination de ce gouvernement
Jean-Philippe Tanguy