Sébastien Lecornu échappe à la censure : Le Premier ministre gagne une bataille • FRANCE 24
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Questions et réponses
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On dirait que Sébastien Lecornu a survécu grâce à quoi ? À son doigté politique ?
- 2:57RelanceRéponse partielle
Olivier Fort annonce de grandes conquêtes. On va déjà voir s'il a celle-là.
- 3:41OuverteRéponse partielle
Le PS a-t-il été séduit par un miroir aux alouettes ?
- 5:08OuverteRéponse partielle
La motion de censure a échoué. Est-ce un retour à l'ordre ?
- 5:53OuverteRéponse partielle
Pourquoi Macron a-t-il choisi la suspension plutôt que la dissolution ?
- 7:15OuverteRéponse partielle
Sébastien Lecornu a-t-il réussi un tour de force ?
Temps de parole
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Bienvenue dans politique sur France 24. Alors à chacun sa victoire. Sébastien Lecornu a pour l'instant sauvé sa tête et son gouvernement. Olivier Fort a fait plier Emmanuel Macron sur sa réforme maire. Les retraites totem du macronisme après un spectacle de 15 jours signant le délitement de la classe politique, Emmanuel Macron, malgré une côte de popularité au plus bas, échappe à la dissolution. Il avait le choix entre le renimement et le risque fatal de conduire le Rassemblement national à Matignon, il a choisi le reniment. Quant aux socialistes, ils ont fait, selon Olivier Fort, le premier secrétaire du Parti socialiste, un paris risqué.
Le gagneront-ils jusqu'au bout dans la discussion budgétaire ou seront-ils pris à leur propre piège ? Comme le disent certains ? Réponse bien sûr dans les semaines qui viennent. Mais le gouvernement le Cornu 2 n'est pas sorti d'affaires. Il faudra faire avaler aux républicains les taxes sur les grandes fortunes et les mesures d'économie à la gauche. On en parle avec nos invités. Catherine Tricot, bonsoir. Directrice de la revue regard. Valérie Lecable, éditorialiste au journal.info. Merci d'être là. Carole Bargeon, bonsoir. Euh éditorialiste à la revue politique et parlementaire. Et Pierre Cessa, bonsoir. Bonsoir.
Vous êtes ancien au fonctionnaire notamment à la défense et vous êtes auteur du livre, moi qui m'avais marqué il y a quelques années surtout ne rien décider, manuel de survie en milieu politique, c'est chez Robert Lafond. Et au printemps, vous publierez petit traité de géopolitique pour les nuls, pour les vraiment nuls et les décideurs politiques. Et c'est aux éditions de l'aube. Alors, je vous pose la première question. On dirait que Sébastien Lecnu a survécu, a lu votre livre puisqu'il a survécu grâce quoi ? À son doité politique.
Non, je crois que c'est un c'est un consensus, c'est-à-dire tout le monde avait très peur parce que n'oubliez pas quand même que quand on est il y a une crise politique qui ne peut se résoudre que par la dissolution. Vous n'êtes pas tout à fait sûr d'être élu quand même. Donc on peut dire qu'il y en a certains qui ont fait jouer, qui se sont drapés dans leur dignité puis il y en a beaucoup d'autres qui ont pensé qu'il valait mieux que le cornu 2 passe quand même. Je pense que c'est ça l'explication. Maintenant, il reste à savoir qu'est-ce qu'il va pouvoir faire ou de pas faire.
Oui, ça c'est quand même je ne connais pas un homme politique que j'aurais en face de moi qui m'expliquerait qu'on ne peut pas réformer les retraites. Pourtant, ils sont tous prêts àexpliquer qu'on ne peut pas réform qu'il faut surtout ne pas toucher aux retraites. Donc c'est cette espèce d'indignité hypocrite de la classe politique que j'ai fréquenté pendant 40 ans. Alors il y avait le le macronisme qui penchait à droite. Désormais il penche à gauche. Olivier Fort, le patron du PS, a évité la guillotine politique à Sébastien Lecornu, déclenchant un déchaînement de critique et de cris d'or frais de leurs anciens amis de LFI.
Mais le premier secrétaire du Parti socialiste lui, assume son compromis. On l'écoute en acceptant d'entrer dans le débat comme nous le faisons, nous allons au contraire permettre d'amender et de corriger très sensiblement une copie qui n'est évidemment pas la nôtre, mais nous allons permettre donc de grandes conquêtes dans les prochaines semaines. Alors voilà, selon un sondage au doxa 57 % des militants et sympathisants ne voulaient pas d'une censure, ce qui donne raison en quelque sorte Catherine à Olivier Fort. Écoutez, il annonce de grandes conquêtes. On va déjà voir s'il a celle-là parce que pour l'instant, je pense qu'il y a rien de moins sûr. Il y a rien de moins sûr que ça.
C'està-dire que il y a une il a pour l'instant obtenu une promesse que ça serait inscrit dans le PLFSS, c'està-dire le projet de budget de la sécurité sociale. Cela supposerait donc pour que cela passe d'une part que les socialistes votent ce PLFSS avec cette promesse, c'està-dire qu'ils acceptent tout le reste. tout le reste c'est les 7 milliards d'économie notamment sur les remboursements de médicaments, de visites chez le médecin et cetera et cetera. Donc le budget de la sécurité sociale puis ça supposerait ensuite que au Sénat ce soit validé un Sénat qui est très à droite qui a chahuté le premier ministre hier parce qu'ils ne veulent pas de la remise en cause de cette réforme.
Et d'ailleurs Maluré qui est un des sénateurs a dit mais de toute façon c'est très simple le parlement le l'Assemblée nationale votera une chose nous on votera autre chose qui sera différent on ira en commission paritaire et nous sommes majoritaires. C'est-à-dire que pour l'instant, pour l'instant, je ne vois pas comment ça passe. C'est-à-dire que pour l'instant, je ne suis pas certaine que le Parti socialiste ne se soit pas fait vendre des enfin n'est pas été séduit par un miroir aux alhouettes. Oui. Alors eux, ils disent qu'ils vont faire des amendements. Oui, mais c'est mais ça ne change rien aux équilibres politiques entre le Sénat et l'Assemblée. Oui, c'est vrai.
Puisqu'il va y avoir une navette et on sait que le Sénat voilà sera pas tout à fait d'accord, ça va retourner en commission. mix paritaire puis à l'Assemblée nationale. Oui. Alors la la en en 2 minutes rapidement, il faut quand même se réjouir je crois quand même du fait que un compromis a été trouvé et que la motion de censure, les deux motions de censure euh n'est pas euh été votée. Celle du Rassemblement national, seulement 144 voix, c'est extrêmement faible. Ça veut dire que à part 3 LR, personne d'autre en dehors du Rassemblement national et de Sioti de la côté.
Et euh pour celle de la France insoumise, les règles de vote ont été suivies puisque il y a sep qui ont voté mais donc cinq ultramarins et seulement une LR. Donc en gros quand même on est après une semaine absolument cacophonie et complètement folle un petit peu revenu dans un certain ordre. Alors, c'est vrai que tout ne fait que commencer, mais Olivier Fort n'a pas donné un chèque en blanc au gouvernement le cornu. Il a dit s'il n'y a pas de suspension des retraites, il n'y aura pas de gouvernement, il y aura une censure. Ce qu'il donne, c'est sa chance au débat. En fait, le premier ministre s'est quand même engagé devant la France entière.
Il y a eu un record d'audience au moment de son discours de politique générale à suspendre cette réforme des retraites. En dehors de ce que vous avez très bien dit jusqu'à maintenant, il y a aussi d'autres possibilités. Il y a la loi spéciale, il y a les ordonnances, il y a tout un tas de possibilités constitutionnelles, on en découvre tous les jours, qui permettent de faire passer quelque chose qu'on a envie de faire passer. C'est pas ce qu'il annoncé, pardon. Ce n'est pas ce qu'il a annoncé à ce n'est pas ce qu'il a annoncé pour l'instant. Il a annoncé un amendement au PLFS, mais on verra. Il a d'autres armes à sa disposition si jamais ça ne tournait pas correctement.
Il s'est engagé devant le pays à le faire. Il considère que euh ça vaut mieux que la division et que la division aurait coûté infiniment plus cher que ça. La division coûtait 12 à 13 milliards alors que la suspension n'en coûte que 2,2. Donc ça a été son choix. C'est un choix de compromis. Pourquoi ? parce que vous avez raison, personne ne voulait de cette dissolution en dehors des extrêmes, du Rassemblement national et de la France insoumise.
Donc si vous voulez à l'heure d'aujourd'hui et avant de le le l'avenir va peut-être pas être facile mais pour l'instant ça se passe plutôt correctement et il y a 8 jours on vous aurait dit qu'on en serait là aujourd'hui vous auriez applaudi en disant c'est pas possible on va pas y arriver. Oui. Donc Carole tout de même Sébastien le cornu euh a réussi à à gagner, on va dire cette première bataille. Il y en aura d'autres bien évidemment, mais celle-ci, est-ce qu'on peut parler de tour de force quand même d'y être arrivé ? Alors, il a basculé complètement, il a renié la réforme du Macronisme.
D'abord, il a commencé par obtenir l'accord d'Emmanuel Macron pour effectivement abandonner ce ce le totem euh que Macron ne voulait absolument pas lâcher. Donc, il a déjà obtenu ça de Macron tout simplement en lui disant que de toute façon c'était la seule solution. euh sinon euh il ne pourrait rien faire et que donc on retombait dans la situation hantée euh c'est-à-dire celle de la semaine dernière où les Sébastien leur Sébastien Lecnu 1 avait euh expliqué que les conditions n'étaient pas réunies. Euh donc pour éviter et et on sait très bien ensuite ce que ça donnait.
Ça donnait probablement une dissolution et le et le chef de l'État euh des appels à la démission peut-être ensuite derrière. Donc il a réussi à le convaincre de ça. Donc c'est quand même déjà une victoire puis c'est aussi une victoire quand même pour Olivier Fort. Oui. Qui est arrivé à arracher cette concession. Très bien. Là on en est là maintenant.
Effectivement, ce que viennent de dire Catherine et Valérie et Valérie, c'est vrai qu'on en est qu'au début parce que euh ça peut aussi être un piège pour le Parti socialiste dans la mesure euh ou si c'est un amendement au PLFSS, il y a d'autres mesures puisque le Cornu et Rollant l'escur encore hier ou avantier, je ne sais plus, le ministre de l'économie Macroniste a bien précisé que de toute façon, il faudrait que le coût de la suspension de la réforme des retraite soit contrebalancé par des économie ailleurs. C'est ça qui va être difficile à faire. Et là, c'est là où on entre, on exactement, ça se corse, on entre dans le dur.
Et c'est aussi pour cette raison-là que le Parti socialiste a un tout petit peu changé de pied euh sur ce qu'on appelle le véhicule législatif pour faire passer euh cette suspension. Euh au départ, ils étaient tout à fait d'accord pour un amendement ou même ils l'ont même suggéré, je crois au départ, un amendement au projet de loi de financement de la sécurité sociale, le fameux PLFSS. Euh ce qu'a proposé euh le Premier ministre à l'Assemblée hier et là on est en train quand même de parler peut-être plutôt d'une loi spéciale. Ouais. Euh ce qui garantirait mieux euh cette suspension.
Alors, la réforme des retraites est donc suspendue et dans votre votre livre petit manuel de survie, vous expliquez que les Français brillent dans l'art de remettre au successeurs et bien les réformes. Et vous écrivez "L'art de la non décision consiste à se préserver avec assurance, détermination et méthode de toucher à toute réforme inévitable pour la léguer aussi intacte que possible à son successeur." Vous avez du métier ? Oui, absolument. C'est vrai. Donc, on refile la patate chose de la réforme à chaque fois depuis des décennies. Moi, je vous en petites listes dans le bouquin, le statut de l'accord, les régimes spéciaux et cetera.
Bon, donc si vous voulez, on a des des l motifs comme ça que tout étudiant de science pot étudie une fois ou moins dans sa vie pour expliquer que ça n'a rien changé. Donc le rappelez-vous quand même que la constitution de la 5e République était faite pour fournir au gouvernement dans les cas de blocage des lois spéciales et que c'était justement penser pour ça. Mais là on est dans un tel contexte politique que si jamais il avait décidé effectivement d'appliquer le 493 s'il décide d'appliquer des mesures d'urgence et cetera, que va faire l'opposition ? On a une classe politique totalement irresponsable. Ils sont prêts à provoquer une nouvelle crise politique. Hm.
Donc il y a un problème, ce pays a un gros problème avec sa classe politique. Mais ma question était pourquoi à chaque fois, puisque c'est pas nouveau ce que ce qu'on vit là, pourquoi chaque politique refile euh l'art justement de la non décision au au prochain ? Ah mais il refile pas le nom décision, il refile un dossier qui n'a pas eu le temps de traiter. C'est pas du tout pareil quand même. Regardez le statut de la Corse, ça fait 40 ans qu'on en parle mais enfin ça n'empêche que il a bien effectivement et chacun dès qu'il y en a un qui veut s'y attaquer si vous voulez euh les autres vont expliquer que c'est une bonne idée mais pas comme ça. Oui mais c'est un c'est c'est un art.
Ah bah absolument mais il faut faire de la politique pendant plusieurs années pour y arriver. Moi, je l'ai observé comme ancien au fonctionnaire, donc j'étais tranquille mais j'ai vu effectivement par exemple sur des crises après la disparition de l'URSS, des crises qui n'avaient plus d'enjeux stratégique où le ministre ne s'intéressait pas à la crise. On venait là, il y avait des mesures à prendre et cetera mais fondamentalement ce qui l'intéressait c'est si j'envoie du militaire, est-ce que je repasse ? Est-ce que je me suis réélu ? Voyez ce que je veux dire ?
Le mode de fonctionnement était complètement différent et c'était moi je l'ai connu dans ministère de la défense parce que là il y avait un enjeu véritable si vous voulez. Donc voilà, c'est un peu cette pour cette raison que j'ai essayé d'expliquer comment faire pour ce Vous dites en politique le ridicule ne tue pas. la seule la réforme et l'étale. C'est c'est assez amusant ce que vous êtes en train de dire parce que Sébastien Lecnu qui a été ministre de la défense depuis le début là quasiment euh il est passé l'art dans ma dans enfin il a l'art de mettre les gens ensemble hein quand même au ministère de la défense.
C'est le cas aussi entre l'armée de terre, la marine, l'armée de l'air, le DGSC, le GA, le machin et cera. Ils s'entendent pas trop tous ces gens. Chacun tire un peu à di pour essayer d'avoir le maximum de pouvoir possible. Et là, il a mis ensemble. C'est assez étonnant quand même de voir que il y a que un seul LR. On en a pas beaucoup parlé. Ce qui se passe à LR, c'est vraiment Non, mais de ce qui se passe à LR, c'est quand même absolument étonnant.
C'est-à-dire que malgré le départ de Bruno Rota du gouvernement, malgré le fait que Bruno Rotaillon patron des n'appelle pas l'ascension mais c'était tout comme en fait il a été tellement il a été tellement agressif et et contre le truc qu'on a bien compris qui était pas pour la censure et absolument il y en a une qui a voté la censure qui s'appelle l'Alexandra Martin. Elle a venté les deux elle a voté les elle a voté les deux les deux censures. Ouais, exactement parce que elle est proche de David Lissard qui était pour la censure en fait. Voilà. Mais je trouve que sinon il il a quand même réussi.
Vous souvenez au moment de de la du vote de défiance contre François Berou, ils étaient 13 je crois à l'époque à l'avoir voté alors que leur voquier avait dit de ne pas la voter. Il l'avait dit du bout d'élèves, il a fini par donner pas consigne de vot. liberté bonne mais mais ce que je veux dire c'est que là il a quand même réussi à mettre tout le monde dans les rangs et on y va quoi. Enfin je trouve Oui. Enfin il y a aussi la grande peur de la dissolution qui va jouer. Oui tout à fait. Non mais raison. Ouais. Donc là on peut dire que Voquier peut-être a un peu précédé le souhait de de ces troupes et qu'il a il a vu qu'ils avaient tous la trouille au ventre.
maintenant euh il se il se déjuge totalement parce que euh il y a on a c'était amusant d'ailleurs de de regarder les déclarations que un certain nombre de de médias ont ressorti où euh il expliquait que c'était la merde de toutes les batailles, qu'il était pas question euh de de qu'il fallait garder cette réforme et cetera et cetera. Donc il s'est déjugé et euh au fond les les LR là sont dans une situation assez catastrophique. C'est vrai parce que il y a un président de groupe Laurent Vaquier qui donc se se dédie complètement par rapport aux déclarations précédentes et à la position d'ailleurs des Républicains de manière générale.
et Bruno Retaillot qui a très mal joué cette séquence qui a donné le sentiment de partir sur une question de personne et non pas sur le fond alors que il en aurait eu l'occasion après la réponse que leur avait fait Sébastien le cornu aux exigences qu'il présentait et c'est vrai que cette réponse elle était absolument pas satisfaisante il y avait rien et là Bruno Retaillot pouvait plutôt se saisir de cette de ce manque de précision qu'ils avaient exigé pour dire que le compte n'y était pas plutôt que que de partir sur Bruno Lemire et une question de personne en fait.
Catherine moi je crois qu'on est dans une situation qui est compliquée parce que ça entremêle des circonstances, des enjeux personnels et des recompositions politiques qui sont beaucoup plus profondes.
Je dirais que la grenade dégoupillée lancée par Emmanuel Macron au mois de juin de l'année dernière continue de produire ses effets et en l'occurrence, je crois que les LR sont très profondément divisés sur l'attitude à obtenir pas simplement par rapport à la réforme des retraites mais par rapport à le au voilà à la la pression qui est faite et qui est maintenant une douce pression qui est menée par des groupes, des partis, des médias et cetera sur l'idée on va faire l'Union des droites et que on sait bien quand même ce que Bruno Retaillot dans de quel côté DLR il se situe et je crois que la division à l'intérieur des LR elle va passer par là elle va ça va pas être la question d'un c'est pas la question c'est pas une ligne de fracture entre Rotaillo et Voké ça non ben tout à fait Vok Voké c'est lui qui avait mis Sioti en place donc Sioti c'est quand même l'homme de Voké moi je pense que Vok et Retaillo sont d'accord pour aller faire l'alliance avec les LR mais par contre chez LR avec le RN chez les dans les LR tout le monde n'est pas d'accord avec ça.
Moi, j'ai entendu Goselin par exemple qui est un député qui a dit "Si ça, il y aura fracture à l'intérieur des LR et il y aura fracture." C'est pour ça que je dis que c'est la et on parle des LR mais si on se met à regarder de l'autre côté du côté de la gauche peut dire aussi que la grenade dégoupillée pour faire exploser la gauche, elle est bien lancée. Et comment vous voyez cette recomposition politique ? reconnaissant à à l'ône de ce qui se passe aujourd'hui. Moi ce qui m'étonne dans vos analyses, enfin m'étonne, je suis très admiratif parce que vous vivez la vie politique de près.
Moi, je la vis de loin et je suis sûr que le corps électoral réagit comme moi, c'est-à-dire qu'il n'y comprennent plus rien, il n'y comprennent plus rien. Et donc de toute façon, queles que soient les alliances, quels que soient les changements de casquette, quel que soit les trucs, ça donne une espèce de discrédit général sur la classe politique qui est extrêmement inquiétant. Alors bon moi cela dit j'ai une une analyse personnelle parce que je connais beaucoup des gens qui à la sortie de l'ENAT ont choisi la voie politique. Or la France a une caractéristique Oui. Oui. La France a une caractéristique c'est que ces élites si vous voulez sont labellisées universitaires.
C'estàd si vous avez fait classe prépa normal sub sciences pot ENA grand corps, cabinet vous avez des gens qui à 25 ans ou 26 ans vont être en charge de la gestion de la France. Ils n'ont jamais posé les pieds par terre hein. Je veux dire ils ont jamais traversé la planète. Ils se sont pas cassés la tête sur des voyages en autostop et cetera. Mais ils sont en charge et le label est vous êtes conseiller d'État, vous êtes cours des comptes et cetera. Mais ça veut dire qu'on a des élites qui a la différence des États-Unis si vous voulez les élites vous avez les élites de la côte est les élites de la côte ouest.
Ils peuvent pas être de la même formation, ils peuvent pas être toujours sur les mêmes bases. Nous on a une homogénéité si vous voulez du processus décisionnel qui est extrêmement déroutant parce qu'encore une fois quand vous leur dit c'est pas grave, on va vous faire ce que j'ai fait c'estàdire on va vous écrire des discours, on va vous préparer des mesures, on va vous préparer des rapports et cetera et cetera mais le contact avec la réalité est complètement perdu. rapport qui pour la plupart du temps finissent dans les tiroirs. Ah oui oui oui oui oui oui oui. C'est le principe de la pile. Combien il y a de cadavres ?
Le principe de la pile c'est-à-dire quand vous arrivez effectivement dans un nouveau ministère, il y a une pile et puis vous mettez au-dessus celle que vous voulez faire croire que vous allez prendre en priorité si vous voulez mais si c'est le plus embêtant bon ben vous la pile descend par le bas par le haut. Ouais c'est il y a il y a quand même une ou deux leçons fortes qu'on peut tirer de ce qui vient de se passer. La première si vous voulez c'est que certes la gauche est fracturée, mais ça fait un petit moment qu'elle commence à être fracturée.
Mais Olivier Fort en obtenant le repli d'Emmanuel Macron sur cette histoire de retraite qui était son totem sur lequel il voulait pas lâcher, c'està-dire en gagnant ce rapport de force et cetera, a quand même prouvé ce qui est l'essence même d'une gauche de gouvernement par rapport à une gauche d'opposition, c'est que en négociant, en mettant impression, on peut obtenir des choses. il est dans une démarche de dire pour l'instant on va obtenir des choses, on va obtenir des choses pour 3 millions et demi de français qui sont concernés par ce recul de l'âge. Alors que en restant dans l'opposition extrême et en disant toujours non à tout, on nobtient pas grand-chose.
On attend Alors, j'ai entendu j'ai entendu notre cher Mathilde Panu dire queon allait qu'elle allait déposer une destitution du président de la République mais qui n'aboutira pas. Et l'autre chose quand même dont il faut tirer la leçon, c'est que ça fait quand même des mois et des mois qu'on nous parle de la starot, de cette réussite fulgurante et météorique et cetera et cetera. Il est redescendu encore plus vite qu'il était monté. C'est hallucinant. C'est-à-dire que il s'est complètement euh scraché en fait euh en en rien de temps tout simplement parce que il a voulu jouer le vice-premier ministre et qu'il a complètement perdu le contrôle de la situation en fait.
Et ça sont des choses qui ou qu'il a été naïf ou qu'il a été naïf et le renvoquer. Il est trop content parce que de toute façon son seul objectif c'était que Rota plus au gouvernement. Donc alors sur ce que vous avez dit sur le Parti socialiste et sa décision de faire ce ce paris.
Catherine disait non de la tête mais on va écouter Mathilde Panot de la la France insoumise qui crie ce soir bien évidemment à au sociraite à la trahison et elle appelle à la résistance on l'écoute et à la destitution je le dis là aussi solennellement aux militants et aux électeurs du Parti socialiste qui depuis plusieurs jours ont dit leur dégoût de voir la direction du Parti socialiste rompre avec le programme du nouveau Front populaire sur lequel ils ont été élus rompez les rangs Ne laissez pas le parti, la direction du Parti socialiste vous entraîner dans une alliance avec la Macronie. Il existe un pôle de résistance dans ce pays, celui que nous incarnons à cette heure. Voilà.
Donc la France insouise de toute façon ce que disait Valérie, c'est non à tout et finalement leur argument et leur leur essence, on va dire profonde, c'est de résister quoi qu'il arrive toujours et et encore. Rassurez-vous, rassurez-vous. Je veux dire le problème c'est que nous sommes dans une crise politique. Monsieur disait tout à l'heure deux choses que je retiens. C'est un les gens n'y comprennent rien. De la classe politique se recrute sur elle-même dans un monde dans lequel Olivier Fort connaît très bien Emmanuel Macron avec qui il a joué au bridge tous les samedis soirs et cetera. Si si, je vais dire ça. Ben d'où ça sort ?
Enfin for Fort et Emmanuel Macron était quand même copain au moment de du gouvernement de François Hollande, oui ou non ? Oui, donc on le sait mais enfin évidemment alors rappelons que Emmanuel Macron était conseiller du président Hollande quand Olivier pour ça qu'ils sont copains.
Non, ce que bah si c'est pour ça qu'ils sont conna qui sont copains qui se connaissent très bien et surtout ce que je veux dire par là, je dis pas qu'ils sont surtout c'est qu'ils sont dans un même univers et que ce que je dis ce qui est en train de se passer on a le droit de dire la France a soumise, elle ne veut rien et la et le Rassemblement national veut tout détruire, ça ne convaincus et que si vous pensez qu'on va continuer à reconstituer que si l'avenir de la France est de reconstituer le cercle de la raison qui avait été ventué par Clément Bone avec le succès que l'on sait, On ira nulle part la confusion politique et ça je crois que ce qui est en train de se passer ce n'est pas une victoire ce que vient d'arracher François j'allais dire François Holland Olivier Olivier Fort président de la République.
Non mais je ne mets rien. Je veux dire ils sont il là ils se sont ils se sont rabibochés assurément. Ce que vient de faire Olivier Fort constitue constitue un trouble très profond à l'intérieur de la gauche. C'est-à-dire que le seul pôle un le seul pôle de stabilité, c'est maintenant le Rassemblement national. C'estàd que la gauche n'apparaît plus comme étant ayant une force politique unie capable de proposer une alternative capable de proposer, je termine capable de proposer une alternative à la Macronie. Donc il n'y a plus que le Rassemblement national alors que l'urgence absolue.
Et d'ailleurs, c'est pour ça que les socialistes n'ont pas voulu de la censure, c'est parce qu'ils disent que sil y a censure, il y aura le Rassemblement national. Donc l'urgence Absolument. Donc l'urgence c'est de proposer une alternative au Rassemblement national. Donc il une alternative au Rassemblement national c'est une force politique. Donc vous n'êtes pas du tout d'accord avec ce que dit Valérie ? Absolument pas. Donc vous êtes du côté enfin vous pensez que les filles mais moi non je ne suis pas les filles. Non pourtant elle est pas les filles. Ah bon ? Elle est pas ben non mais vous connaissez ma madame. Mais pourtant avir des mec Non mais je ne suis pas fille.
Je suis de la gauche de gauche mais je ne suis pas éléfie. Ici certains ont la mémoire pour savoir qu'il n'en est rien. Ce n'est pas le cas. Donc remisez remisez votre jugement remisez votre jugement à priori. Non pas de bataille de sac à main. Remisez votre jugement. Ce que je vous dis c'est que ce qui vient de se passer fracture la gauche, crée de la confusion et nous affaiblit. Toute la gauche, toute la gauche est affaiblie et conforte le rassemblement national. C'est le contraire de ce que vous voulez. C'est le contraire de ce que vous voulez faire Olivier.
Juste dire une phrase juste dire une phrase c'est quand à sa rentrée politique fin août LFI dit on déteste le PS on déteste le PS on déteste le PS que c'est le mot d'ordre de leur rentrée politique que dans la moindre manifestation ils mettent dehors les gens du parti socialiste et comment vous voulez qu'on débauche ça tout ça ne date pas d'hier matin les deux gauches irréconciliabl sont pas je suis pas d'accord avec ce slogan Bon, alors je voudrais je voudrais je voudrais juste finir et et en plus on sait parfaitement que depuis toujours Jean-Luc Mélenchon et ses amis euh pour à leurs yeux les les socio-démocrates sont des sociaux traîtres.
Donc tout ça est vraiment ancré dans leur ADN quoi. C'est pas nouveau, on s'en fout. Il faut que la gauche gagne peut-être mais il faut d'abord qu'il s'entendent. Oui, mais on s'en fout de ces salades. L'intervention de Mathilde Pano, il y a deux choses qui sont caractéristiques de la vie politique française. D'abord euh les extrêmes vivent sur le mythe de la révolution 89, 1830, 1848 et cetera et cetera. Bon, le grand soir. Le grand soir, c'est-à-dire l'idée qu'il ne peut y avoir que rupture. Et le deuxième thème, c'est le thème de la résistance. Oui, vous savez bien qu'en fin la France c'est pas caractérisée par sa résistance pendant la guerre, mais ça fait rien.
L'idée de la résistance, c'est contre un régime qui ne peut être que dictatorial, fort, excessif et cetera et cetera. Or, on retrouve cette thématique partout. La résistance pour des parlementaires, c'est de faire vivre la vie parlementaire. c'est pas de se proposer tout à coup comme s'il fallait absolument faire tout tout exploser. Donc ça, je trouve que c'est très étonnant parce que nous on a encore deux extrêmes. On a effectivement le Rassemblement national et la France assoumise et on a au milieu une espèce de magma qui n'arrive plus à se retrouver par rapport à ça et qui ne peut faire que des alliances avec les gens sont pris entre les mâchoires des deux extrêmes avec les deux extrêmes.
Et donc s'ils arrivent pas à faire une alliance au centre, il va falloir qu'il s'allie avec l'un ou avec l'autre ou en tout cas qu' laisse la porte ouverte et c'est a des fortes chances que ce soit le Front National, le rassemblant national plutôt que la LFI qui l'emporte hein. L'alliance au centre, c'est ce que voulait Macron, je veux dire, c'était quand même le projet de Macron en même temps. C'est c'était Et d'ailleurs euh on a on a on a on a beaucoup dit à l'époque quand Emmanuel Macron a été élu en 2017 que au fond, avec son en même temps, il réalisait le vieux rêve de François Bairou euh qui qui est centriste, comme chacun le sait et c'est ça qui vole en éclat.
Alors ce qui moi moi je suis sincèrement sincèrement il y a il y a d'autres possibilités que le centrisme. Je veux dire la France a été depuis des années des années de droite et de gauche. Enfin je veux dire la droite je suis d'accord je suis d'accord avec Catherine Tricot pour dire queil y a la droite et puis il y a la gauche que c'est pas la même chose.
simplement simplement la seule chose qui s'était inversée depuis l'élection présidentielle de 2022 et dans la continuité de la fin du quinquena Hollande, c'est que au lieu que ce soit les socio-démocrates 2017, alors ça s'est fait en plusieurs étapes, ça s'est fait en 2017 et ça s'est amplifié en 2022 avec le résultat de Mélenchon des 22 % l'élection présidentielle. Et là, on a assisté à quoi ? On a assisté à une domination extrêmement forte euh de la gauche par Jean-Luc Mélenchon et par les insoumis. Et c'était ça le le le enfin, j'allais dire l'erreur, c'est pas l'erreur, mais le enfin ce qui était surprenant dans l'histoire de la gauche.
Dans l'histoire de la gauche, ça se passe pas comme ça. Ce sont les soci Non, mais ça dépend si on veut prendre mais ça dépend des époques. Il y a eu des époques, il y a eu des époques entre Ça dépend des époques. Les époques où le parti communiste était plus fort que le Parti socialiste. Ça a été de 1945 jusqu'à 1975. Ça a duré 30 ans donc je veux dire ça dépend finalement c'est bien mais ce que je veux dire c'est que le fait que si on parle de l'histoire de la gauche c'est vrai que la gauche elle est bipolaire et des fois le parti communiste a été plus forte elle a deux pôles. Elle est pas bipolaire.
Oui elle a deux pôles si vous voulez mais ce que vous avez pas passé dans ce qu'a dit Mathilde Panneau tout à l'heure c'est qu'elle demande la destitution des Macron. Mais on a pas changé en fait elle continue sur révolutionnaire. On va on va le chercher à l'Élysée, on va le sortir et cetera. Bah voilà, il y a ceux qui veulent être copains avec personne, donc la France insoumise et il y a ceux qui dénoncent donc Rassemblement national qui eux voulaient à tout prix la dissolution qui eux parlent carrément de nos rouges. On écoute Jean-Philippe Tangi.
Hélas, pour le plus grand malheur des Françaises et des Français, euh ils ont assisté euh aux rouges entre tous les membres du Parti unique, l'UMPS que Marine Le Pen avait prophétisé il y a tant d'années. On savait que cela existait. On savait que les Français ont payé chèement les conséquences et maintenant c'est officiel. Comme l'a dit Marine Le Pen, monsieur Vauquier, toute honte bu a choisi de se dissoudre dans le socialisme et les socialistes ont choisi une fois encore de trahir les travailleurs français. C'est une journée bien triste pour notre pays.
Carole, bah les noces rouges, je trouve ça un peu étonnant honnêtement parce que le Parti socialiste en général, la couleur du PS c'était plutôt le rose. Euh et quant à Emmanuel Macron, on sait pas très bien, c'était le bleu bleu mélangé, un peu de rose puisque il vient quand même de l'univers social. Il Ouais, mais là, il reprend le vieux slogan.
éursigine à l'origine Emmanuel enfin pardon, il a été secrétaire général adjoint de l'Élyée de François Hollande bon il a été ministre il a été ministre de François Hollande donc bon son en même temps a toujours été assez il avait un bon ami Jean-Pierre Jouillet qui s'est forcé d'oublier rapidement mais quand même un un mot sur le D'accord mais c'est pour ça que je trouve que le le la remarque de Jean-Philippe Tangui n'est pas n'est pas juste. C'est pas des noces rouges du tout. Les noces rouges, ce serait l'alliance totale et absolue entre la France insoumise, le Parti communiste et euh et le Parti euh socialiste.
Enfin, en fait, le nouveau Front populaire euh qu'on a vu au moment de le de la dissolution pour faire barrage au front au Rassemblement national. Mais là, je trouve ça pas juste pas juste du tout. H le Rassemblement national aujourd'hui, le Front républicain, c'est c'est c'est terminé. Je veux dire, il est on l'a déjà enterré 1000 fois, mais là pour le coup euh aujourd'hui le rassemblement, on a vu euh ce que disait Valérie tout à l'heure, il y a quand même on commence à avoir un rapprochement quand même entre certains LR et le Rassemblement national. Est-ce que c'est comme ce qui s'est passé en en Italie du du temps du MSI ?
Est-ce que la la droite extrême peut se peut se fondre à un moment avec la droite républicaine ? Écoutez, est-ce que c'est un scénario que c'est un scénario qui est largement envisageable ? Enfin, il y a une poussée à droite qui est vraie dans beaucoup des pays démocratiques pour des différentes raisons, l'immigration, les crises économiques, les difficultés politiques, enfin bref, peu importe. Et effectivement, jusqu'à maintenant, ce les pays dans lesquels cette droite c'est assez trumpiste d'ailleurs dans ces démarches est au pouvoir, on attend le résultat.
Donc on peut pas se positionner uniquement par rapport à nos critères à nous en nous disant il y a un champ politique est structuré comme ça et donc c'est par rapport à ça qu'il faut juger. Si on a effectivement demain des gens qui s'alignent sur des positions proches du Front National mais en gardant la l'étiquette républicain, qu'est-ce qu'on va faire ? Il y a des il y a des il y a aussi des thèmes si vous voulez qui vont se populariser les encore une fois cette cette caractérisation aux extrêmes de la vie politique française est très préoccupante parce que ça veut dire qu'il y a encore des gens qui croient qu'il y a des miracles possibles si tout à coup il y a une rupture.
Cette rupture elle peut être révolutionnaire, elle peut être parlementaire, peut être politique mais encore une fois dans les autres pays ils arrivent bien à s'entendre et le bipartisme a survécu. Pourquoi est-ce que chez nous il a explosé ? H bah question qui peut comment je sais pas c'est une lecture que vous faites mais je trouve pas que dans les autres pays européens ça très bien. Si vous regardez en Angleterre pour l'instant ce qui est en train de se passer c'est quand même une poussée extraordinaire de l'extrême droite. En Italie, c'est l'extrême droite qui est au pouvoir mais qui une extrême droite qui s'est un peu recentrée. Non non non, ça c'est une fable. Ça c'est une fable.
C'est une fable qu'on veut bien raconter mais mais non vous regardez à côté de avec qui blague madame Mélonie quand elle est dans les rencontres internationales. Je Il faut regarder ce qui se passe en Italie. En Italie, c'est un c'est une pratique d'extrême droite du pouvoir et qui est en en phase avec euh Donald Trump quand bien même elle est en Europe, dans d'autres traditions, dans d'autres histoires. C'est l'extrême droite qui est au poids. Moi, je regrette profondément queon banalise le le le l'accession au pouvoir du MSI et de cette dame qui nous dit qu'elle est une Dona qui est Christiana et cetera. Non, non, non.
C'est une c'est une femme d'extrême droite qui prend le contrôle sur les médias, qui prend le contrôle sur la culture, sur l'histoire de l'Italie et cetera. Donc voilà. Donc il y a moi je trouve Non, il y a pas que l'Italie. Regardez la FD. Regardez la FD en Allemagne partout partout regardez en haut en dans les Pays-Bas, c'est l'extrême droite qui est qui est en force partout l'extrême droite est en force. L'extrême droite, elle est en force. Moi, je pense que c'est pour Et ben oui, tout à fait. Pourquoi ? Moi, je pense que nous crevons d'une de de d'une dilusion du débat politique. Vous vous dites c'est la rupture.
Moi je pense que à force de rassembler de rassembler tous les touous tous les savants au milieu qui font qui ont la même vie mêmes écoles, je pense que nous ne savons plus il y a il y a quelque chose il y a quelque chose qui s'est passé aujourd'hui à l'Assemblée nationale qui n'a pas été assez relevé je trouve c'est que la motion de censure déposée par le Rassemblement national n'a recueilli que entre guillemet 144 voix c'est-à-dire 130 voix de moins à peu près que la motion de censure qu'a déposé la France insoumise et je trouve que c'est lourd d'enseignement en fait parce que ils arrêtent pas de nous dire on va dissoudre, on va être les premiers, on va gagner et puis de toute façon vous inquiétez pas, il y en a qui vont venir nous rejoindre et on aura la majorité absolue et cetera.
Ce dépos de renfor, ils ont moins de renforts à droite qu'à gauche. Bah à droite, il y a trois LR qui ont voté. Il y a le donc il y a le Rassemblement national Sioti et trois LR qui ont voté la motion de censure du Rassemblement national. Point final. Alors que la motion de censure de LFI, elle a été votée par la gauche, sauf le Parti socialiste, les communistes, les écolos et cetera, plus euh sepalistes quand même, plus une LR. Donc ce que je veux dire c'est que on n'arrête pas de dire euh que et eux ils disent toujours qu'ils sont aux porte du pouvoir, que ils sont totalement légitimes. Donc là, c'est une là, vous diriez comme Catherine, c'est une fable.
Bah, je trouve que ces 144 voix sont extrêmement faibles. Elles sont extrêmement faibles ces 144 voix. Comment est-ce qu'on peut prétendre ? Parce que les les députés, c'est les électeurs qui ont voté pour eux. Donc en fait, ils représentent les Français ces députés-là. Et ces députés-là et bien euh il en a 144 qui ont voté. On devrait on devrait passer des repas ensemble parce que vous me rassurez là si vous pensez que si vous pensez que le que bah si vous pensez que le RN n'est pas en progression et en ascension, vous êtes rassurant. Je pense je pense qu'il reste une vraie en France, c'est pas le cas partout mais qu'il reste quelque chose qui qui fait que il passe pas quand même.
Voilà, c'est tout. Un plafond de verre. Je me suis peut-être mal exprimé. Moi, je c'est pas que je j'approuve le fait qu'il y a une poussée de l'extrême droite dans un certain nombre de pays démocratiques et que le bipartisme souffre. C'est le fait que c'est un c'est un fait, il faut le constater. Donc, on peut toujours le dénoncer. La question c'est plutôt qu'est-ce qu'on fait pour le gérer ? gérer aussi parce que s'il arrive au pouvoir, il vient une manière de se comporter et pas seulement se se lancer dans la dans la diatri la dénonciation. La dénonciation se sert pas à grand-chose.
Alors peut-être pour pour finir Carole, que va-t-il se passer à partir du je crois que c'est le 20 octobre ça va passer non mais ou alors qui veut répondre exactement un peu qu'on comprenne un peu où où on arrive ? C'estàd que le l'étude du budget va en fait ce sont les le projet de budget va être examiné en commission h h euh pendant 4 ou 5 jours, enfin pendant la la semaine. Et après quoi euh ça vient dans les myycles, la discussion démarra dans les myicycles la semaine. Oui. Est-ce qui va faire douleur par exemple pour les socialistes ? Ce qui va faire douleur pour les socialistes, ça va être mesuré parce que dans ce PLFSS c'est explosif pour les socialistes.
Enfin, je veux dire, il y a 7 milliards d'économies dans le pays. Non, non, mais d'accord, mais parlons parlons de mesures concrètes. Il y a le doublement des franchises médicales. Donc, est-ce que ça ils vont l'avaler ? le la hausse du coût des soins. Il y a aussi les le gel des retraites allocation et puis la 10% professionn. Exactement. Donc ça va on va fiscaliser le ticket restaurant, on va fiscaliser les emplois des étudiants quand ils font des jobs pour payer leurs études. Ça je veux dire c'est ceux qui vont passer à la caisse pardon. Mais là les socialistes vont vont pas être d'accord là-dessus.
Moi je pense que c'est je pense que c'est c'est une folie c'est pour ça que je pense que les socialistes se sont mis dans une situation don je vois pas que je disais tout à l'heure qu'à partir du moment plutôt que de prendre le package si j'ose dire de la suspension de la réforme des retraites qui va de paire avec un certain nombre de de mesures extrêmement douloureuses y compris pour les les plus modestes enfin et même parfois surtout pour les plus modestes les socialistes. C'est pour ça qu'il commence à parler d'une loi spéciale, la fameuse loi spéciale parce que parce que parce que tu penses que le cornu va trouver que c'est une bonne idée.
Tiens, je te donne la la suspension rien, je ne préjuge pas. Non, ce que je veux dire, c'est que le cornu leur a mis le PLFSS, leur a dit je vais faire un amendement au PLFS pour les forcer à avaler le PLFS. Il va pas aujourd'hui leur dire "Bon ben finalement tiens, tu es sympa, je te donne". Enf, il est quand même toujours sur la menace d'une censure, hein. Il est toujours sur la menace d'une censure, mais il mais il obtiendra pas de toute façon, le Sénat ne votera pas ça. Merci. Euh à venir au printemps, petit traité de géopolitique pour les vraiment nuls et les décideurs politiques. Petit teasing en 2 secondes. Oh ben non, c'est très simple.
C'est simplement que quand qu'on ne se s'intéresse pas aux questions de géopolitique, on n'est pas obligé de connaître les 164 pays de l'ONU plus les deux États qui siègent à titre et cetera comme le Vatican et l'autorité palestinienne. Mais par contre que les hommes politiques justement je reviens sur le mécanisme de la décision politique qui fait pour avoir assisté à des réunions avec des ministres où la crise ne les intéresse moins que la façon dont ils seront jugés en fonction de la mesure qu' prenent qu' prennent. Donc regardez depuis le choc a été la guerre du golf. la guerre du golf. Tout à coup, on a gagné contre la 4e armée du monde en 120h.
Il y a une espèce d'ivresse guerrière qui s'est emparé des occidentaux qui a pensé qu'en envoyant du militaire, on ferait peur à tout le monde. On a envoyé des soldats anglais, des soldats français à Sarahevo, on pensait que ça allait arrêter. On a perdu 23 types à cause des snipers. Donc vous rendez compte que le décalage, si vous voulez, entre l'analyse de la crise, la mesure qu'on va prendre et pensez que du militaire, c'est toujours obéissant, donc ils yont, c'est quand même grave. Et quand après le 11 septembre, alors là George Bouche décide l'Afghanistan, l'Irak et la Syrie, vous vous rendez compte queil y a quelques allumés sur la planète qu'il faudrait arrêter quoi.
Trump étant probablement la la nouvelle la nouvelle génération. Bah, ce sera un autre débat. Merci à tous. Donc surtout ne rien décider. Manuel de survie en milieu politique avec exercice pratique corrigé. Donc cette édition Robert Lafond, merci. On vous lit dans le journal.info regard et la revue civique et parlementaire politique et et parlementaire. Merci à tous. Merci à Flor Simon pour cette émission et ce passionnant débat. À très vite.
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