Nicolas Dupont-Aignan invité de Restons Poli(tique)s
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 53 %Défensif 17 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:01OuverteRéponse directe
On va tâcher pendant une trentaine de minutes de rester politique.
- 1:09OuverteRéponse partielle
On commence cette émission par vous confronter à une image qu'on a exhumée d'un passé plus ou moins récent.
- 2:43OuverteRéponse directe
Est-ce que depuis la présidentielle, il y a quelque chose qui a changé dans votre rapport aux Français ?
- 4:26OuverteRéponse directe
On va parler de l'actualité du jour, etc. Mais on va quand même avoir un mot sur l'actualité de cette nuit, la mise en examen de Nicolas Sarkozy.
- 4:49FerméeRéponse directe
Nicolas Dupont-Aignan ?
- 5:40RelanceRéponse partielle
Vous pensez qu'il peut y avoir une forme d'acharnement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:08Invité politiqueFait
« si Macron a été élu, d'ailleurs, ce que je crois être la plus grande escroquerie politique des dernières années »
- 2:22Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron, tout en ayant en fait les vieilles recettes d'hier, a su faire croire qu'il était neuf »
- 5:16Invité politiqueFait
« on s'interroge quand même, suite à l'affaire Fillon, vraiment, et je suis sincère, on s'interroge sur cette justice, souvent partiale, à spectacle, qui cible toujours le même camp politique »
- 8:38Invité politiqueFait
« Le rêve de Bruxelles, ce sont des trains allemands avec des chauffeurs polonais, des conducteurs polonais, des travailleurs détachés. Sur la ligne française »
- 10:37Invité politiqueFait
« le statut du cheminot, c'est un prétexte »
- 12:16Invité politiqueFait
« ce gouvernement obéit à une logique du moins-disant social qui est de toujours faire souffrir les petits pour engraisser les plus gros »
- 15:11Invité politiqueFait
« je veux que demain, les Français ne payent pas le train comme les Anglais »
- 18:31Invité politiquePromesse
« Je suis pour. Je l'avais proposé pendant la campagne »
- 18:48Invité politiqueFait
« quand on voit que dans notre pays, les viols ne sont pas punis »
- 22:44Invité politiqueFait
« C'est la neutralité du net. »
- 23:35Invité politiqueFait
« la neutralité du net, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il y a des tuyaux et il y a du contenu »
- 25:15Invité politiqueFait
« la fameuse loi sur les fake news, qui est une imposture »
- 27:23Invité politiqueFait
« je trouve ahurissant que des responsables politiques concrets et d'extrême-gauche instrumentalisent la misère humaine et les difficultés de ces personnes »
- 27:57Invité politiqueFait
« « Mais comment vous pouvez vous s'offusquer ? On a mis tous ces gens-là à la fausse commune. » »
- 28:04Invité politiqueFait
« « C'est ce que j'appelle de l'extrémisme, de la volonté de dresser les Français les uns contre les autres. » »
- 29:12Invité politiqueFait
« « J'ai toujours détesté les extrémismes. » »
- 30:49Invité politiqueFait
« « Nous savons tous que les Français n'en peuvent plus d'une immigration incontrôlée. » »
- 30:55Invité politiqueFait
« « Des marchands de misère utilisent la misère en Afrique pour faire venir et faire croire qu'il y a un Eldorado en Europe qui n'existe pas. » »
- 31:15Invité politiqueFait
« « En fait, ce gouvernement prend sur les classes moyennes et populaires pour donner aux clandestins et pour donner aux privilégiés. » »
- 31:51Invité politiqueFait
« « Les pauvres front de gauche qui tombent dans le panneau. » »
- 33:35Invité politiqueFait
« « Idéologiquement, elle n'est pas d'extrême droite, et c'est pourquoi je l'ai soutenue à la présidentielle. » »
- 33:55Invité politiqueFait
« « J'estimais que Macron allait mettre la France dans une mauvaise situation, et je le maintiens. » »
- 34:07Invité politiquePromesse
« « Je pense qu'avec moi et Marine Le Pen, ou avec Marine Le Pen et moi, ça aurait été beaucoup mieux. » »
- 34:15Invité politiqueFait
« « Je ne suis jamais devenu Front National, et j'ai toujours dit, reprenez le discours de Villepinte et la photo que vous avez montrée, allez écouter le discours. » »
- 34:40Invité politiqueFait
« « Qui supprimait la taxe sur les importations, et qui avait exigé l'accueil des enfants de clandestins à l'école. » »
- 35:43Invité politiqueFait
« « C'est un scrutin à un tour, les Européennes. » »
- 37:21Invité politiqueFait
« « Dire qu'aujourd'hui, le Front National et celui de Jean-Marie Le Pen est absurde. » »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan69 %
- Présentateur14 %
- ?9 %
- Invité7 %
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Bonjour à tous et bienvenue dans Restons Politiques, la webémission politique de l'internet.com et du magazine L'Obs. Notre invité aujourd'hui est un homme de droite, se présentant comme souverainiste, gaulliste, qui a un parcours singulier sur l'éthiquier politique, admirateur de Chabon Delmas à ses débuts. Il a milité au RPR, tenté de prendre la tête de l'UMP, a créé son parti en 2008, député depuis 1997. Il a été deux fois candidat à
l
'élection présidentielle. Il fut le premier homme de droite, disons républicaine, à tendre la main au Front National dans cette élection. Il revendique aujourd'hui sa liberté et envisage une nouvelle union des droites. Notre invité aujourd'hui, c'est Nicolas Dupont-Aignan.
La
Systama est aujourd'hui un des vrais concerts de la société.
Mais
qui allait celle-là ?
La
meilleure façon de se payer un cossard,
c
'est de travailler.
Bonjour
Nicolas Dupont
-Aignan.
Bonjour Monsieur.
Merci
d'être avec nous dans Restons Politiques. On va tâcher pendant une trentaine de minutes de rester politique. Et on commence tout de suite par notre première séquence, ce qu'on appelle Face à l'image. C'est très simple. On commence cette émission par vous confronter à une image qu'on a exhumée d'un passé plus ou moins récent. Celle-ci n
'est
pas très vieille. Elle date de novembre 2017. Vous étiez au salon du Made in France. Je ne
sais
pas si vous vous souvenez de ce moment-là. Voilà. Et on s'est dit, on s'est dit, quand même la campagne c'est quelque chose,
c
'est quand même un moment particulier dans la vie d'un homme politique.
C'est sympa. Je vous souviens très
bien de ce moment. Oui, vous vous souvenez de ce moment ? Oui, cette jeune fille était très sympa. Et voilà, c'est des beaux moments de campagne. Vous savez, dans la vie politique, il y a le pire et il
y a
le meilleur. Et un homme politique qui dure ou qui survit,
c
'est un homme politique qui fait abstraction du pire et qui garde le meilleur. Voilà. Donc, vous savez,
vous
apercevez
en
fait que les Français sont très politiques. Parce qu'au-delà de vue à la télé, en fait, je pense que les Français attendent
quelque
chose de nous
et
qu
'on
ne leur donne pas assez. En tout cas, la politique a tellement déçu le peuple.
Et
si Macron a été élu, d'ailleurs, ce que je crois être la plus grande escroquerie politique des dernières années, mais c'est qu'il y
a
une raison quand même.
C
'est que
le monde politique d'avant,
si je puis dire, avait profondément déçu et qu'Emmanuel Macron, tout en ayant en fait les vieilles recettes d'hier, a su faire croire qu'il était neuf. Et je combats suffisamment depuis longtemps ce monde politique
pour
comprendre pourquoi il a été élu. Mais en même temps, j'aimerais qu
'il
y
ait
une autre politique.
Tu as dû sur cette photo un rebond ?
Ça vous
arrive souvent, les selfies avec les gens, les Français, etc. Est
-ce que depuis
la présidentielle, il y
a
quelque chose qui a changé dans votre rapport aux Français ? Il y a un peu plus de notoriété.
Si, il y a une chose qui a changé, c'est que la décision que j'ai prise au second tour
a
crivé davantage.
Et
ce que je veux dire, c'est que c'est
moins
homogène. Il y a des gens qui ont été choqués, qui m'envolent. Et il y
a
à l'inverse, beaucoup de gens
qui
ont admiré ce qu'ils appellent un certain courage.
Et
ce qui est très intéressant,
c
'est que le jugement du milieu parisien, en grosso modo, n'est pas du tout celui de la population.
Et c
'est réconfortant, en tout cas pour moi, de voir que plus vous êtes dans, j'allais dire, dans des milieux populaires, plus le soutien est fort. Et notamment, j'y pense avec cette photo, notamment, et c'est ce qui m'a permis d'être réélu, il faut être honnête, dans toute la jeunesse,
et
notamment dans les quartiers populaires de banlieue, et de quelles que soient les origines des personnes,
parce
que j'ai été très meurtri, il faut être clair, à titre personnel, des attaques suite au second tour, parce qu'il y
a
eu une hystérie,
une
hystérie incroyable contre moi, parce que j'avais brisé un tabou, il
faut
être honnête. Et ce qui m'a réconforté, quand j'ai repris ma campagne législative, tout le monde pensait que j'étais mort politiquement, c'est que ce sont dans les quartiers populaires, les jeunes de toute origine, de toute couleur, qui venaient à mon secours, si je puis dire, en disant, tenez bon, vous avez raison, alors pas tous, bien sûr, mais c'était réconfortant. Et je suis certain
qu
'il y
a
une unité du pays pour une autre politique, et qu'on peut y arriver.
Alors
on va y venir, on va même parler
de l'actualité. C'est ces moments-là
qui vous donnent du courage.
On
va parler de
l
'actualité du jour, etc. Mais on va quand même avoir un mot, évidemment, sur l'actualité de cette nuit, la mise en examen de Nicolas Sarkozy, alors pour trois chefs d'inculpation, corruption passive, financement inégal de campagne, et recel de fonds publics libyens. On ne
va
pas faire l'histoire, on ne sait pas, on ne
va
pas rentrer dans le dossier judiciaire, mais si les faits sont avérés, on peut parler d'un scandale d'État, Nicolas Dupont-Aignan
?
Mais d'abord, je ne sais pas si les faits sont avérés, et je me garde une ligne simple.
Ce
que j'ai dit,
et
je répète, sur toutes les affaires,
on
a envie de la vérité.
On
veut que justice passe, et on veut savoir.
C
'est clair. Et personne
n'est au-dessus de la justice.
Personne n'est au-dessus de la justice.
Mais
en même temps,
on
s'interroge quand même,
suite
à l'affaire Fillon, vraiment, et je suis sincère, on s'interroge sur cette justice, souvent partiale, à spectacle, qui cible toujours le même camp politique. Voilà. Et on ne peut pas s'empêcher de s'interroger. Et je suis certain que la plupart des Français sont partagés. D'un côté,
ils
veulent que la justice passe, et ils veulent avoir confiance en leur justice, et de l'autre,
ils
se demandent pourquoi ça se passe comme
ça. Vous pensez qu'il peut y
avoir une forme d'acharnement ?
Écoutez, en tout cas, moi, je regarde le passé. Sur l'affaire Fillon,
c
'est quand même extravagant, ce qui s'est passé. Quand il y
a
eu l'affaire Fillon, moi, je n'ai pas crié contre les juges.
Je
n'ai pas non plus... J'étais candidat. J'aurais pu en rajouter pendant la campagne.
Je
n
'ai
pas accablé Fillon, mais je n
'ai
pas crié contre les juges comme certains à droite.
Mais,
a posteriori, je me dis,
pourquoi
la justice a été si vite
et
a si grand spectacle au mois d'avril
?
Et
pourquoi, depuis
le mois d'avril, il ne se passe plus rien
?
Donc, on ne peut pas s'empêcher de se dire, est-ce que notre justice
est
impartiale
?
Et ça nuit
à
la cohésion du pays.
Donc,
on verra ce qui va se passer là-dessus. Mais j'ai, en
fond
de moi-même, comme un petit doute.
On
entend aussi, de plus en plus, notamment chez Mediapart, Évou Plenel lancer
une
hypothèse selon laquelle,
en
tout cas, ses mots sont clairs, il parle d'intérêt personnel de Sarkozy qui aurait pu peser dans l'intervention libyenne. Alors là, on est sur des accusations...
Gravissimes.
Moi, j'ai
contesté l'intervention en Libye. Donc, je suis clair. J'étais un des sols. Vous pensez que c'est
possible
? Comme j'étais l'un des sols
à contester... Vous pensez que c'est possible
? Je n'en sais rien. Je suis incapable de vous dire. Je me garderais bien de formuler un avis tant que je n
'ai
pas d'éléments.
On est sur des accusations très graves.
Graves.
Là aussi, Mediapart, il y a des côtés positifs, mais en même temps, on a l'impression que c'est toujours deux poids,
deux
mesures.
Donc, j'aimerais
que Mediapart ait peut-être autant d'énergie à l'égard de tout le monde.
Est-ce qu'il ne
faut
pas une enquête parlementaire sur l'intervention en Libye ? En tout cas, le Parlement, vous êtes député.
Est-ce qu'il
ne
faut
pas un moyen de contrôle
?
En tout cas, ce qui est sûr, c
'est qu'il ne faut pas recommencer en Syrie. Et ce que j'aimerais, c'est qu'on sache exactement ce qui se passe dans la Gouta et qu'on sache ce qu'ont fait M. Hollande
et
M. Fabius en Syrie.
Allez,
on parle de toute autre chose. On va parler des manifestations qui ont lieu aujourd'hui contre la réforme de la SNCF et la mobilisation des fonctionnaires. Alors vous, vous êtes opposé à la réforme de la SNCF.
Bruno
Le Maire assure lui que le gouvernement ne pliera pas. Quoi qu'il arrive, c'est un fait annoncé. Qu'est
-ce
que vous lui répondez à Bruno Le Maire ? Il se trompe ? C'est de la provocation ? C'est irresponsable ? Non,
Bruno Le
Maire applique la politique de Bruxelles.
Voilà
la réalité. En fait, ce gouvernement est cohérent.
Il
est cohérent. Mais sur la méthode...
Non mais
attendez. D'abord, parlons du fond. Il applique une politique de Bruxelles qui vise
à
mettre la concurrence,
c
'est-à-dire le bazar, sur les
lignes
des voies ferrées. Voilà. D'ailleurs, le rêve de Bruxelles, ce sont des trains allemands avec des chauffeurs polonais, des conducteurs polonais, des travailleurs détachés. Sur la ligne française. C'est ça, le rêve de Bruxelles. C'est la désorganisation d'un service public
qui
avait le mérite de fonctionner, contrairement à ce qu
'on
dit, avec des tarifs
bas,
très bas, par rapport à l'Angleterre, qui a été privatisée, par rapport à d'autres pays.
C
'est un drame pour l'aménagement du territoire. Et je suis l'un des rares
cohérents à
contester cette privatisation et cette ouverture à la concurrence, parce que le monopole à la française,
que
ce soit d'EDF,
que
ce soit de la SNCF, avait une cohérence.
C
'est-à-dire que les excédents... Non, mais j'insiste.
C
'est fondamental si on ne comprend pas ça. On n'en a rien compris au dossier. Les excédents sur les lignes rentables permettaient de financer les déficits sur les lignes pas rentables, c'est-à-dire de faire l'aménagement du territoire. Une fois qu'on a vu ça, la réforme, c'est la conséquence de ce choix. Et entre nous, les syndicats, les dirigeants syndicaux
qui
sont à genoux devant l'Europe de Bruxelles, la CFDT et tous les autres, ils sont incohérents parce qu'ils adulent un système et après ils se plaignent de ces conséquences. Alors maintenant sur la réforme, ce que je déteste, mais vraiment ça me choque,
et
pourtant je ne
suis
pas suspect d'être à la CGT, ce qui me choque,
c
'est cette...
Comment
dire ? Énergie incroyable du gouvernement à s'attaquer aux plus faibles
et à les faire passer pour
privilégiés, pour diviser les Français et les monter les uns contre les autres. C'est dégueulasse. Voilà, je suis désolé de le dire, j'emploie ce mot vulgaire, parce que je n'aime pas
qu
'on fasse des cheminots, les boucs émissaires. Et je sais que c'est populaire. Et je sais qu'en disant ça, je perds des voix.
Mais je
connais les cheminots, j'habite près de la ligne D, ma ville, hier, du RER. Je sais qu'ils travaillent le soir tard, je sais qu
'ils
travaillent le week-end, je sais qu'ils travaillent le jour de l'an, la SNCF, même avec le statut du cheminot, n'arrive pas à recruter. Donc, le statut du cheminot, c'est un prétexte. Et le gouvernement cherche l'affrontement. Alors, il n
'y a
pas que ça dans
la réforme. Il cherche l
'affrontement pour
faire
de la politique et se donner l'image de la
fermeté. Mais pourtant... C'est pipo. Voilà. Donc, pour vous, il n
'y a
pas besoin de réformer la SNCF.
C
'est
-à
-dire
que dans les structures, mais qu'est-ce qu'il faut faire ? C'est pas la bonne réforme. En deux,
trois mots, c'est quoi
la bonne réforme ? Oh, c'est très
simple. Il faut changer la direction. Et de la haute direction de la SNCF. Il faut revoir le fonctionnement de
la
SNCF. Il faut parfois demander des efforts au personnel et même aux cheminots. Donc, je ne suis pas du tout pour dire que tout
fonctionne
bien. Je suis même pour, à terme, la suppression de tous les régimes spéciaux pour qu
'il
y
ait
une égalité et qu'il y
ait
des primes pour ceux qui travaillent dur à la SNCF. Mais dans certains bureaux, je ne pense pas qu
'il
y
ait
besoin d'avoir des billets gratuits et des choses comme ça. Donc, moi, je suis pour une égalité.
Je
suis pour une réforme des services publics. Mais je veux qu'on garde l'unité des services publics car j'ai vu la catastrophe EDF
et
je sais que la privatisation et l'ouverture à la concurrence des lignes vont faire augmenter les tarifs des Français de la SNCF de manière considérable. Et si on a dans la SNCF demain, comme dans le transport routier, des travailleurs détachés qui ne payent pas les charges sociales françaises,
qui
travaillent à la place des cheminots, eh bien, tout le monde y perdra. Et je veux dire aux Français
qui
jalousent les cheminots que ce sera leur tour après. Et
que ce gouvernement... C'est la crainte que vous avez sur... Ce
gouvernement va détruire tous les acquis sociaux parce que ce gouvernement obéit à une logique du moins-disant social
qui
est de toujours faire souffrir les petits pour engraisser les plus gros. Voilà la réalité de ce gouvernement. C'est un gouvernement réactionnaire.
C'est ce
qu'on va entendre aujourd'hui dans les manifestations, ce jeudi. Vous les soutenez, vous,
les
manifestants ?
J
'aimerais que les manifestants aussi comprennent, ne tombent pas dans ce piège. Je comprends qu'ils protestent. Mais s'ils sont dans l'immobilisme
et
s'ils paralysent
les
transports pour les petites gens, pour tous ceux... Moi, je suis vieux mineur...
C'est un peu l'essence de la grève. Il faut montrer sa
capacité de
nuisance. Mais qu'ils
paralysent Bercy, qu'ils entourent Bercy, qu'ils paralysent les ministères, qu'ils aillent militer contre la commission de Bruxelles. Le problème... Et ça me fait penser à un militant extraordinaire. Je me souviens très bien pendant la campagne législative. Quinze jours après la présidentielle, un militant devant la gare de hier, CGT ou communiste, je distribue à mes tracts et qui me dit il faut lutter contre la politique de Macron. Mais je lui ai
dit
mais il
y
a quinze jours, vous avez appelé, votez pour eux.
Vous
êtes complètement incohérent. Donc, le problème de ces gens-là, de ces dirigeants syndicaux, c'est qu'ils ne combattent pas l'Union européenne réellement. Ils ont voté Macron et maintenant, ils hurlent parce que Macron applique la politique qu'il avait promis d'appliquer.
Moi, j
'étais clair, j'ai combattu Macron et
je
continuerai à le combattre. Il y a douze parties de gauche qui ont appelé à manifester...
Oui, mais qui
soutiennent Bruxelles
la plupart
du
temps. Mais pourquoi la droite n'est pas dans la rue pour soutenir les... Parce que si vous êtes contre la réforme...
Parce que... Si vous soutenez... Parce qu'il y a
aussi beaucoup d'hypocrisie dans cette espèce de gauche qu'a voté tous les traités européens. Florian
Philippot, il y est.
Oui, bah Florian Philippot,
il
fait ce qu
'il
veut. Mais moi,
je ne suis pas à la
remorque de partis de gauche hypocrites.
Mais quand même... Parce que c'est
facile de se refaire une virginité contre Macron alors qu'ils ont voté tous les traités européens. Deuxième point, je ne suis pas pour l'immobilisme
et
je pense qu'il y
a
des réformes à faire. Et je pense que
si
les services publics
sont
démantelés aujourd'hui, c'est parce qu'il y a eu des excès, parce qu'il y a eu des rigidités et qu'il faut aussi assouplir certaines choses. Moi, je ne suis pas pour défendre tous les...
Comment
dire ? Tous les privilèges. Je veux simplement qu'il y
ait
une réforme concertée. Et je suis certain que le gouvernement veut mettre de l'huile sur le feu pour se donner une posture politique.
Et
c'est toujours dangereux de jouer à
ce
petit jeu.
Toujours
dangereux.
Le
rôle d'un président de la République, ce n
'est
pas de provoquer le peuple, c'est d'essayer d'accompagner le mouvement. Ce qui ne fait pas là, on voit très bien que l'objectif, c'est de créer un rapport de force, de créer des incidents, de provoquer les syndicats et ces derniers tombent dans le
piège. Donc, je n'irai pas
manifester.
Donc, je n'irai pas manifester.
Mais en revanche, les cheminots savent et les agents du service public qu'à Debout la France, nous défendons une autre politique pour garantir des services publics parce que je tiens à l'aménagement du territoire. Je veux que demain, les Français ne payent pas le train comme les Anglais. Regardez le prix du train pour les Anglais. C'est considérable. C'est une multiplication. Je ne voudrais pas dire un faux chiffre parce qu'après, vous allez vérifier. Mais
c'est
considérable. La différence entre le prix du train en France et en Angleterre, c'est considérable. Ça veut dire que les Français vont se déplacer comment
?
Et justement, c'est le mouvement dur.
Qu
'est
-ce
qu'on fait ? Est-ce qu'il faut changer un peu les règles du service minimum ?
Est
-ce qu'il faut... Mais non, mais si le mouvement... La vraie question, c'est que le
gouvernement
veut que le mouvement dure. Le gouvernement veut faire croire qu'il est réformateur, qu'il est ferme et fait de la politique sur le dos des
Français.
Quel intérêt voit le gouvernement à ce que le mouvement dure ?
Mais si, parce que le gouvernement veut que les Français disent... Ah ben, vous voyez, ils ne cèdent pas face à des privilégiés. Mais c'est curieux, le gouvernement s'attaque toujours aux petits privilèges, mais jamais aux gros. Les stock options, ceux qui abusent, les 3 000 familles qui ont profité de 4 milliards
d'euros du gouvernement, ça,
ça ne le gêne pas. Les gros privilèges ne gênent pas le gouvernement. Mais les petits privilèges
ou
les petits acquis, ça, ça le gêne. Alors,
qu'on réforme les
acquis, oui, mais pas en faisant baisser les exigences sociales.
Nicolas Dupourgnan, si les nuisances se perdurent pendant des semaines, est-ce qu'il ne faudra pas à un moment donné mettre sur la table des règles, des nouvelles règles de services minimum pour assurer un minimum de services ? C
'est
la question qui
va se poser. Elle arrive
tout de suite et
puis on va se poser dans les prochaines semaines. Sauf
que la vraie question, la vraie question, et je voudrais que les Français le comprennent, même si ce n'est pas populaire ce que je dis, la vraie question, c'est que l'ouverture à la concurrence des lignes SNCF est un leurre, est une escroquerie et je veux les mettre en garde et on pourrait très bien dire on réforme la SNCF,
on
demande plus de productivité à certains agents,
mais
en échange, on garantit un monopole qui permet de financer sur le... Le Paris-Lyon est excédentaire, eh bien l'argent du Paris-Lyon, je ne
veux
pas qu'il soit écumé par des entreprises privées étrangères, je veux qu'il reste à la SNCF pour financer le
Bergerac... Pourtant le combat aujourd'hui,
c
'est la réforme du gouvernement face aux syndicats, aux grévistes, etc. C'est
un jeu de rôle que
le
gouvernement fait
pour tromper les Français. Et la réalité, c'est qu'on est en train de détruire un nouveau service public et que demain, des millions de Français en province, dans les villes moyennes, n'auront plus de transport.
Et
quand ils n'auront plus de transport, ils feront comment
?
Leur voiture, ils ne peuvent pas l'utiliser
parce que le dièse, Le remplacement de lignes
de bus, le remplacement de lignes de petites lignes
de bus... Alors je croyais qu'on
luttait contre la pollution et on va nous mettre des lignes de bus
alors qu'on n'a
pas de gare routière. Et on va voir des gares vides et on a des lignes de bus. Il suffit de voir les fameux cars Macron qui déchargent les passagers au milieu des rues avec d'ailleurs des fusions de lignes de bus parce qu'on s'aperçoit qu'en vérité, c'est une escroquerie.
Allez,
on passe à toute autre chose. Notre séquence pour ou contre, c'est facile, ça porte bien son nom, c'est une petite proposition. On vous demande rapidement si vous êtes pour ou si vous êtes contre. Avec un mot de justification, en fait, on va le consacrer à un texte de loi qu'a présenté Marlène Schiappa hier en Conseil des ministres sur les violences faites aux femmes. Et on va vous demander deux, trois choses. Est-ce que vous êtes pour ou contre la fixation de l'âge du consentement sexuel à 15 ans
? Pour
?
Il
paraît une bonne initiative. Est-ce que
vous êtes
pour ou contre l'outrage sexiste tel qu'il est fini ?
Je suis pour. Je l'avais proposé pendant la campagne et j'ai toujours eu un programme extrêmement dur contre ces attaques, ces violences.
C
'est une violence. Simplement, ce que je dis,
c
'est qu'il faut après se donner les moyens de l'appliquer. Et quand on voit que
dans notre pays,
les viols ne sont pas punis,
quand
on voit qu'il y a une omerta considérable, que la justice est faible, laxiste, eh bien,
il
y a du boulot. Parce qu'il y a du boulot. Il y a du boulot. Tant qu'on ne renforcera pas l'arsenal judiciaire en France, construire les places de prison qui manquent, avoir des peines alternatives appliquées, avoir une réinsertion organisée,
on
pourra multiplier les lois, les outrages, et j'en suis... Je l'ai demandé.
Eh
bien, il n
'y
aura pas de suivi derrière. Parce que la justice est totalement débordée. Si je comprends bien, vous allez voter la loi... Totalement.
Vous
allez voter la loi...
Totalement.
Et je l'ai dit, cette femme a raison. Et j'ai suffisamment, pendant la campagne présidentielle, et ça fait des années que dans ma ville, je suis le premier maire à avoir organisé des foyers d'urgence, j'ai sept appartements pour les femmes victimes de violences, j'ai toujours milité contre cette omerta monstrueuse pour me réjouir de ce qui se fait. Et le texte...
Ça
dépasse la politique. Oui. C'est une moitié de la population qui est victime d'une injustice incroyable.
Et
le mouvement Balance ton corps est très positif. Même si après, c'est la justice qui doit prendre le relais plus que la dénonciation.
Mais en
tout cas, on retient que selon vous, le texte proposé par le
gouvernement pour le temps d'abattir... C'est une chose que j'avais
proposée. Je
ne
vais pas dire que j'avais proposé la même chose pendant la campagne et à l'époque... Non. Et Marine
Chappas... À l'époque, j'étais
dans...
Pour raconter sur votre soutien,
elle appuiera sur le bout dans aucun doute. Donc maintenant,
on
va passer à la séquence Tu signes ou tu signes pas ? On va vous présenter une pétition fictive ou une proposition étayée, un projet, une idée de la société civile qui peut avoir une réalité ou complètement une fiction. On va vous demander si vous signez ou pas.
Par
exemple, une pétition pour demander le retour en politique de Marion Maréchal Le Pen. Est-ce que vous signez ? Elle existe, cette pétition en plus. Elle est petite. Petite audience, mais
elle existe. Oui,
pourquoi pas. De toute façon, tous les talents sont les bienvenus.
Donc,
pourquoi je ne signerai pas ?
Oui, elle manque peut-être au paysage politique
français.
j'ai toujours été... Comment dire
?
Je pense que
la
vie politique française manque de diversité, manque de... Comment dire ? Très uniforme.
Et
quand... Et Dieu sait si je l'ai combattu, l'ancienne ministre de l'Éducation nationale. La jeune de
l
'Oubertesselle. Voilà. On
n
'est plus là. Je trouve que c'est dommage. Comme Mme Marion Maréchal, comme d'autres. Voilà. Pourquoi en fait ? C'est curieux d'ailleurs, cette vie politique française où
il
faut disparaître pour être populaire.
Oui,
c
'est un des
faits... C'est curieux. Ça veut bien dire que la vie
politique est malade.
C
'est-à-dire que certains hommes politiques estiment qu'il faut faire semblant de disparaître
pour
qu'on vous aime. Pour mieux revenir, en tout cas. Pour mieux revenir.
Voilà.
C'est leur choix. Je respecte leurs choix divers. Mais je pense que plus il y a de talent et plus il
y
a de diversité politique,
mieux c'est dans une démocratie. Donc voilà. Une dernière question sur ce sujet-là. Est-ce que vous avez des contacts avec Marion Maréchal-Le Pen ?
Vous lui envoyez des messages ? Vous l'avez regardé aussi ?
Nous devions nous voir, mais je ne l
'ai
pas revu
récemment. Mais
je serais ravi de
l'avoir.
Sur cette pétition, on est connu pour une heure. Ce qui est curieux, c'est que la pétition s'appelle pour que Marion Maréchal rejoigne un nouveau parti politique. Alors
vous m'avez plégé,
parce qu'après, ça va être interprété si je me
dis. On
va rester
sur le retour.
N'y voyez pas des arrières-pensées.
Il n'y a pas malice, en tout cas. Il n'y a aucune
malice, en tout cas dans mon fond.
Allez,
on
passe
à un espace de liberté dans cette émission politique. On consacre souvent une petite minute à laisser les politiques s'exprimer sur le sujet qu'ils veulent. On sait souvent que les journalistes politiques sont critiqués pour ne pas parler des vrais sujets ou de ce qui se passe vraiment dans l'opinion publique, etc. On a décidé, nous, dans cette émission, de vous laisser une minute de carte blanche pour vous exprimer sur le sujet
que
vous souhaitez.
Il
y a tellement de sujets
sur
lesquels j'aimerais m'exprimer. Mais il y en a un, puisqu'on est à l'internaute. C'est la neutralité du net. On en parle moins. Il y
a
quelques articles. Mais le net a révolutionné la vie politique française et la vie générale. Mais aussi la vie politique. En tout cas, moi, par exemple, Debout la France n'aurait pas pu exister sans le net.
Et
on n'aurait pas pu se développer sans argent,
sans
le net.
Et
ce qui m'inquiète aujourd'hui, c'est de voir que la neutralité du net, qui est fondamentale,
qui
est la liberté du net, qui est la puissance du net, qui est sa confidentialité, quelque part aussi, est en train d'être battue en brèche et que cette invention merveilleuse, parce que c'est merveilleux, cette invention est en train d'être cadenassée par des grands groupes financiers, industriels.
Et
je pense qu'il
y a
un vrai danger. Parce qu'à partir du moment
où
les tuyaux veulent maîtriser le contenu,
je pense
que la neutralité du net, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il y a des tuyaux et il y a du contenu. À partir du moment où c'est celui qui est propriétaire des tuyaux qui va décider
quel
contenu va passer et à quelle vitesse,
eh
bien cela veut dire que
c'est
la fin de la liberté.
Et
nous arrivons à la situation de la Chine.
Et
quand je vois certaines grandes entreprises américaines qui commencent à vouloir faire payer
l
'utilisation des tuyaux
et faire
payer une différence de débit, cela veut dire le choix, cela veut dire la fin de la liberté sur le net.
Et
s'il
y a
la fin de la liberté sur le net, comme déjà il n
'y a
plus beaucoup de liberté dans la presse, comme déjà 7-8 familles sont propriétaires de la presse en France, les médias, c
'est
la réalité. Le fonctionnement oligarchique, c'est la réalité.
On
peut juger ces familles bien ou pas bien, mais c'est la réalité. Cela veut dire que les moyens d'information seront contrôlés. Donc il y a un vrai danger et
j'allère l
'opinion. De la même manière, il y a la vraie question des GAFA, c'est-à-dire qu'on ne peut pas accepter un monde où quelques entreprises, Google, Facebook et autres, quels que soient leurs mérites, sont en situation de monopole. Et d'ailleurs, le duopole qui va arriver, c'est la Chine qui a créé ses propres GAFA, si l'on peut dire, et puis de l'autre côté, les États-Unis. Et vous voyez bien que de manière géopolitique, il y a deux puissances qui sont en train de préparer la domination du 21e siècle. Qu'est-ce que devient l'Europe ? Qu'est-ce que devient la France ? Quel est l'idéal de notre liberté ? Voilà l'enjeu. Ça, c'est un enjeu majeur.
Merci Nicolas Dupont-Aignan pour cet espace. Ce n
'est
pas très grave.
Mais ça me tient à cœur. Et j'ajoute la loi sur les fake news,
la fameuse loi sur les fake news, qui est une imposture. Parce qu'on ne me dise pas que s'il y a des... Il y a une loi qui existe, alors qu'on l'adapte pour pouvoir agir. Mais si c'est un tribunal, un juge qui décide de la liberté de penser...
Il y
a
une risque, selon vous,
d'autoritarisme.
Mais considérable. Le fait que ça se passe en période électorale, en plus, qu
'il y a
un contrôle en force. Mais bien évidemment,
considérable.
C'est
une
vraie mauvaise idée ou c'est
une
vraie
mauvaise idée ? C'est une volonté de contrôler Internet. En fait, ils ont acheté les médias.
Et
puis, comme les gens ne regardent plus leurs médias et vont sur Internet, ils se disent, il faut contrôler Internet. C'est un vrai danger. Et je vous assure, et j'ai écrit un livre là-dessus, je me demande si, parfois, nous ne sommes pas en train de vivre la fin de la démocratie.
Est
-ce que la démocratie n'a
été qu'une parenthèse de deux siècles
? D'un siècle. Parce qu'en vérité, des puissances d'argent, des multinationales, une oligarchie est en train de réduire la démocratie.
C
'est un vrai enjeu pour les Français.
Allez, on passe à Assume ton tweet. Une séquence où on exhumait un tweet récent ou vieux. Ah,
mais
il va s'afficher à
l
'écran.
Alors,
ça,
c'est un tweet
qui demande l'explication. Parce que c'est assez récent. Ça date de quelques jours. Donc, vous aviez dénoncé une occupation des sans-papiers à la Basique Saint-Denis avec la complicité honteuse des militants et des élus d'extrême-gauche. Et vous avez demandé l'expulsion de ces clandestins qui piétinent nos racines et notre histoire. Alors, on a beaucoup... Cette histoire a été beaucoup relayée avec beaucoup de tech news aussi,
on
peut vous le dire, Nicolas Épont-Aignan. En fait, ce qui s'est passé, c'est que
des
sans-papiers manifestés contre la loi des gouvernements et l'immigration et se sont réfugiés pendant une heure dans la Basilique Saint-Denis avant d'être évacués. Le diocèse a indiqué qu'il n'y avait eu aucune dégradation. Alors, sur les réseaux sociaux, on a beaucoup parlé, beaucoup de responsables politiques ont parlé de profanation. Mais
je n'ai pas parlé. Ce n'est pas le cas de
ce
message-là.
Non, pas moi. Mais je mets un peu en contexte ce qui s'est passé. Est-ce que vous pouvez nous expliquer pourquoi vous avez ces propos-là ?
Parce que je
trouve ahurissant
que
des responsables politiques concrets
et
d'extrême-gauche
instrumentalisent
la misère humaine
et
les difficultés de ces personnes. Parce que moi, je n
'ai
jamais eu des propos dégradants sur les sans-papiers pour dresser les Français les uns contre les autres. Ce n
'est
pas par hasard
qu
'ils ont été à la Basilique de Saint-Denis qui représente l'histoire de France.
Ce
n
'est
pas par hasard. Et d'ailleurs, Mme Autain a fait un tweet encore plus scandaleux après
en
disant « Mais comment vous pouvez vous s'offusquer ? On a mis tous ces gens-là à la fausse commune.
»
Je ne
sais
pas si vous réalisez. C'est-à-dire que c'est ce que j'appelle de l'extrémisme, de la volonté de dresser les Français les uns contre les autres. Je suis républicain profondément, mais la Basilique de Saint-Denis représente l'histoire de France. C'est là où sont enterrés les rois de France. C'est mille ans d'histoire. Et ce n
'est
pas par hasard que cette extrême-gauche de manière provocatrice a fait cela. Et il est normal que les Français, quelle que soit leur origine, vous savez, Michelet, tous les grands historiens ont considéré qu'il y avait une histoire du pays. Donc ce n
'est
pas par hasard cette volonté de destruction de nier l'histoire de notre pays.
Moi, je suis
attaché à
l
'histoire de mon pays. Et ces images ont beaucoup choqué les Français.
Et
c'est normal que
je réagisse et que je dise ça suffit. Est
-ce
que ce n
'est
pas en contradiction avec le message de l'Église sur l'accueil des migrants, sur l'humanité ?
Parce que ce n'est pas
la première fois que des migrants viennent, des sans-papiers viennent à la basique. Là, ce n'était pas ça du tout. L'Église est dans son rôle d
'autorité.
Une Église,
c
'est un lieu d
'accueil. Mais bien évidemment. Mais l'État, l'État est là pour faire respecter la loi. Et quand l'anarchie gagne, et quand des forces politiques comme du Front de Gauche acceptent cela, eh bien je pense qu
'ils ne le font pas. Vous
savez, Nicolas Dupont-Édouard.
Vous
savez, j'ai toujours détesté les extrémismes.
Mais
c'est curieux, dans notre pays, l'extrême-gauche a le droit de faire ce que, à juste titre, on
interdit à l'autre extrême. avec l
'occupation soit illégale, on ne
sait
pas le sujet. Mais est-ce que ça aurait été plus choquant ?
Parce
que c'est ça,
en
fait, on creut, la vie des cryptiques qui vont émerger sur ce genre de polémique. Est-ce qu'on creut si ces immigrés, si les migrants étaient des chrétiens, par exemple...
Non, ça n'a rien à voir.
C'est... On n'a pas à occuper...
Les chrétiens d'Orient qui occupent
la basilique, ça vous aurait moins choqué ?
Non, c'est pareil. C'est un lieu sacré
et
qui doit être respecté.
Mais
il n
'y a
pas un pays au monde
qui
accepterait que ces lieux sacrés soient piétinés. Aller au Moyen-Orient occuper une mosquée.
Et
à juste titre, vous ne pourrez même pas rentrer un doigt dedans. Donc ça veut dire... À juste titre. C'est-à-dire qu'il y
a
une question de respect. Et je dirais la même chose d'une synagogue, je dirais la même chose d'une mosquée.
Il
y a une question de respect. Mais c'est curieux, en France, piétiner l'histoire du pays, piétiner ses racines, piétiner ce qui
est
important dans le cœur des Français, dans l'âme des Français, pour une certaine extrême gauche, c'est jouissif. Eh bien moi, je me battrai contre cet esprit de destruction.
Quand il est comme qu'elle dit, pour réagir à ce propos, que les sans-papiers ont voulu rappeler symboliquement qu'une Église
est
du côté du droit d'asile et du démuni, vous pouvez vous accorder au moins sur ce...
Non.
Je dirais que l'Église est dans son rôle, mais un homme d'État doit éviter l'anarchie. Et aujourd'hui, le Front de Gauche est dans un délire migrationniste, complètement irresponsable. Nous savons tous que les Français n'en peuvent plus d'une immigration incontrôlée. Nous savons tous
que
des marchands de misère utilisent la misère en Afrique pour faire venir et faire croire qu'il y a un Eldorado en Europe qui n'existe pas. Et à la fin du compte, c'est beaucoup de malheur des deux côtés. Du côté des sans-papiers et du côté de ceux qui souffrent parce que tout l'argent du gouvernement va aux plus riches ou aux clandestins. En fait, ce gouvernement prend sur les classes moyennes et populaires pour donner aux clandestins et pour donner aux privilégiés. Les mêmes privilégiés qui se donnent bonne conscience en disant que
les
clandestins sont très gentils. Évidemment, ils ne vivent pas dans leur quartier et ce n
'est
pas à eux qu'on leur prend l'argent. Donc, on a une espèce d'alliance des privilégiés
qui
sont ravis de faire venir une main d'œuvre bon marché pour les servir. Et au milieu, il
y
a les classes moyennes et populaires qui n'en peuvent plus d'être taxées, surtaxées et de ne plus avoir de boulot. Parce que c'est ça la réalité des migrations.
C'est
une exploitation humaine par
les plus
riches. Un tout autre sujet.
On
va changer de...
Et les
pauvres front de gauche qui tombent dans le panneau. C'est pathétique.
C
'est-à-dire, c'est quand même curieux de voir le front de gauche et les communistes ne plus défendre leur peuple dans une fausse générosité. Il ferait mieux d'aller en Afrique aider parce que l'enjeu, c'est le développement de l'Afrique,
c
'est les milliards d'habitants en plus qui va arriver. Et là, je propose qu'on ait un vrai plan Marshall, c'est-à-dire un plan gigantesque d'aide à l'Afrique. Parce que, si on ne stabilise pas les populations et si on leur fait croire qu'en venant à la basilique de Saint-Denis, ils vont avoir un avenir, c'est une espèce de charité des dames patronaises, des grands patrons. C'est curieux, d'ailleurs, le front de gauche devient comme les grands patrons du XIXe siècle qui avaient leurs pauvres. Moi,
je ne suis pas du tout comme ça. Ils devraient prendre des leçons de
marxisme. Et ça fait longtemps qu'ils n'ont pas été formés
au
marxisme. Sur une inférence de Marx, on va changer de séquence. La séquence est Souviens-toi il y a un an. Donc, on va revenir sur un événement important qui est survenu il
y a
un an pour vous. Donc, forcément, c'est lors de l'élection présidentielle. Et c'est quand vous avez apporté votre soutien à Marine Le Pen via un accord. Et donc, nous, on se pose la question « Et maintenant, est-ce qu'aujourd'hui, vous vous parlez ? Est-ce qu'aujourd'hui, vous prenez des cafés ? Vous vous téléphonez ? Est-ce que vous avez regardé le congrès ? Est-ce que vous lui avez dit que c'était bien, que ce n'était pas bien ? »
Je
n'ai pas la prétention de lui donner des conseils. Nous avons des rapports
francs,
réguliers,
mais
pas non plus très fréquents,
parce
que je respecte Marine Le Pen,
parce
qu
'elle
fait l'objet d'une critique permanente que je crois parfois excessive,
et
parce que comment dire, idéologiquement, elle n'est pas d'extrême droite, et c'est pourquoi je l'ai soutenue à la présidentielle. Même quand on... Et, pour autant,
j
'ai fait un choix pour protéger les Français de Macron, parce que j'estime, j'estimais, j'estime toujours qu'à une élection présidentielle au second tour,
quand
soi-même on a été candidat au premier tour, on ne peut pas arriver et dire aux Français « Je m'en lave les mains, je ne
sais
pas.
» C
'est incroyable. J'estimais que Macron allait mettre la France dans une mauvaise situation, et je le maintiens. Et même s'il est le roi de la communication, je pense que les Français vont beaucoup souffrir avec lui.
Ah non, après, vous pensez
qu'il aurait été
mieux avec Marine Le Pen ?
Je pense qu'avec moi et Marine Le Pen, ou avec Marine Le Pen et moi, ça aurait été beaucoup mieux. maintenant, je n'ai jamais adhéré au Front National, contrairement à ce qu'a dit la presse.
Je
ne suis jamais devenu Front National, et j'ai toujours dit, reprenez le discours de Villepinte et la photo que vous avez montrée, allez écouter le discours. J'ai dit à tous les militants Front National, j'aurai ce que je suis, je suis gaulliste, républicain, et j'ai fait évoluer, et j'avais fait évoluer de manière considérable le programme.
Donc
ce n'était pas un soutien au Front National, c'était un soutien à une candidate contre un autre. Et
avec
un programme de gouvernement qui faisait évoluer sur l'euro, qui supprimait la taxe sur les importations,
et
qui avait exigé l'accueil des enfants de clandestins à l'école. J'avais fait évoluer de manière considérable. Cet accord
ne
s'est pas poursuivi puisqu'il y a eu un second tour un peu périlleux,
et
je n'y reviendrai pas. Il y a eu parfois des désaccords entre nous. Maintenant,
je
suis convaincu et je maintiens
qu
'il faut une grande coalition qui aille des républicains qui
ont
évolué sur l'Europe. Un Front National rénové ou un Rassemblement National rénové qui évolue aussi.
Qui
évolue aussi, et c'est très important.
Et
qu'on aille sur un chemin commun, un programme commun, comme François Mitterrand avait fait, un programme commun de la gauche, en enlevant les excès du Parti Communiste et en faisant évoluer les sociodémocrates à l'époque. C'est ce que vous essayez de faire avec les Amours de la France.
Oui. C'est
l'avenir. J'en suis
convaincu. Vous allez en être convaincu.
Et dans
un
an,
un peu plus d'un an, il y
a
une prochaine échéance électorale,
les
Européennes.
Est
-ce que c'est la première étape pour...
Je ne sais pas.
C'est une étape difficile parce que c'est un scrutin à un tour, les Européennes.
Mais
qui a un enjeu national.
Oui, c'est un
scrutin à un tour. Or, dans mon esprit, dans l'esprit de la coalition, c'est plutôt le deuxième tour qui est un esprit de coalition. Je ne suis pas pour la fusion. Je veux qu
'on
soit clair.
Et alors là, c'est pas le bon scrutin. Je suis pour la coalition. Ça
tombe
pas
très bien. Ce n'est pas le bon scrutin. C'est un scrutin... Moi, je ne suis pas pour la fusion. Je ne serai jamais Front National. Et je l
'ai
dit aux militants.
Simplement, la
presse n'a pas voulu
le voir. Un
accord... Attendez. La presse n'a pas voulu le voir parce qu'il fallait me caricaturer. Il fallait abattre Marine Le Pen. Il fallait dire que j'étais
un monstre. C'est là
où on a pris un peu de recul.
On a pris
du recul. Tout le monde a vu d'ailleurs que je restais indépendant, que mon parti progresse partout.
Toutes
les élections partielles Debout la France progresse. Que les Français ont très bien compris que j'étais un patriote différent de celui du Front National. Simplement,
il
y a plus de points en commun entre un Républicain,
un
Front National, un Debout la France
que
de différences. Et M. Macron a réunifié les mondialistes. M. Mélenchon a réunifié la gauche radicale. Entre nous, entre les communistes et les écolos. Ce n
'est
pas toujours facile.
Eh bien, pourquoi
nous, alors qu'on est d'accord sur l'essentiel, on ne bâtirait pas, non pas une fusion, chaque parti reste indépendant,
mais
une coalition.
Une
liste commune.
Je
ne
parle
pas des européennes, je parle de l'avenir. Une coalition. Les européennes,
est
-ce qu'il y aura des listes communes entre les européistes républicains et les européistes en marche ? Je ne
suis
pas sûr. Je ne
sais
pas ce qu'il y aura.
À gauche, il y
aura
peut-être des
scrutins un peu. Est-ce qu'il n'y aura pas des listes différentes
à gauche ? Je ne
sais
pas. C'est
un
scrutin de premier tour. Et c
'est très proche. Moi, je veux dire
l'avenir. C'est-à-dire, je pense, comme en Italie demain, comme en Autriche,
que
le Front National est évoluant. Et il évolue. Dire qu'aujourd'hui, le Front National et celui de Jean-Marie Le Pen est absurde. Est absurde. Marine Le Pen a eu le courage d'évacuer son père, a eu le courage de faire évoluer les choses. Et il faut continuer. De l'autre côté, les républicains évoluent puisque la moitié des républicains sont partis soutenir Macron.
Et
que ceux qui
restent,
ceux qui restent,
sont
très proches de ce que
je dis.
Alors justement,
Nicolas Dubourgnant, il
y
a
un
espace. Un changement historique
qui est en train de se produire. Justement, on se demande, finalement, l'UMP, en tout cas, cette formation politique
à droite.
Voilà. On avait l'habitude, en France, que ce soit la grande force de droite.
C'est
fini. Est-ce qu'aujourd'hui, les républicains incarnent encore la force de droite
? Non. Parce que les républicains courent de lièvre à la fois.
Il
y a les républicains qui, au fond, approuvent la politique
de
Macron puisque c'est une politique qui
obéit à Bruxelles. Donc, pour
dire différemment, l'avenir de la droite, ce n
'est
plus le LR.
LR. Quel LR
? LR
de Mme Calmels qui approuve la réforme SNCF et le déménagement du territoire ou le LR de M. Auber qui dit « Je ne
veux
pas de Mme Calmels parce qu'elle est pro-européenne
et moi, je suis gaulliste. » C'est une
partie de Laurent Wauquiez.
Donc, ce que je veux dire, LR, aujourd'hui, il y a deux jambes. Il y a une jambe qui est un pied chez Macron qui gouverne avec le MoDem, avec l'UDI, qui soutient Macron. Et puis, il y a un LR qui est très proche de moi. Eh bien, je suis convaincu
que
ceux qui vont vers Macron vont soutenir Macron puisque c'est un homme de la droite de l'argent. Donc, ils vont aller chez Macron.
Et
puis, il y aura un LR qui va nous rejoindre. Non pas qui ne
va
pas fusionner, mais avec lequel nous sommes d'accord tous les jours. Donc, je suis convaincu qu'il va se passer un peu comme à gauche.
Il
y
a
une partie des socialistes qui sont partis vers Mélenchon. Eh bien, il va y avoir une
partie des
LR qui vont travailler avec nous. Mais je respecte LR, ils vont rester LR. Mais je suis certain qu'on aura des accords.
Ils
seront obligés, de toute façon. Ça veut dire commun, quoi.
Vous
avez une
vocation à discuter. Regardez dans les partiels.
En Haute-Garonne, on a quasiment fait le même score qu'LR à Debout la France. Et puis, le Front National évolue. Ce n
'est
pas le Front National caricatural d'une époque. C'est plus
facile. Donc, tout ça va
évoluer.
Et moi, je suis au milieu. Le nouveau nom, Rassemblement National,
c'est plus facile. Vous pensez que ça va...
Ou
c'est compliqué encore parce que c
'est
le nom de Marine Le Pen. Attendez. Moi, je ne me fixe pas sur des totems
et des images. Je regarde le fond des choses. C'est son but. Ça sera... Moi, je travaillerai sur un programme commun.
Je
ne suis pas pour la coalition pour la coalition. Si le parti de Marine Le Pen ne change pas du tout et revient des vieilles lunes, ça ne sera pas possible. Mais je ne le crois pas. Et je suis convaincu qu'il faut travailler autour d'une table sur un projet. Quand je regarde les discours de M. Wauquiez, de M. Aubert, de M. Ciotti, de M. Larivet,
ils
disent exactement ce que nous
disons. Qu'est-ce que vous lui
dites aujourd'hui à Laurent Wauquiez
? C'est une chance historique ?
Publiquement, je lui dis, il y a une chance historique de bâtir un beau programme commun. Ce n
'est
pas une fusion pour une fusion, c'est un programme. Chacun fait un pas vers l'autre. Mais si M. Wauquiez croit qu'il va gagner tout seul
en
faisant 5% des voix en Haute-Garonne, il se met le doigt dans l'œil. Si
Mme Le
Pen croit qu'elle va gagner tout seul en refaisant un congrès en changeant de nom, elle se trompe. Et d'ailleurs, je crois qu'elle a compris. Si moi, je croyais que tout seul j'allais gagner,
c
'est impossible. Donc, est-ce qu'on n'a pas intérêt à travailler ensemble sur un projet ? Et comme ils ne veulent pas pour l'instant, eh bien,
on
va travailler à la base sur le terrain. Et ça marche. Je vois tous les jours, j'ai des conseillers régionaux, Front National qui m'ont rejoint. J'ai M. Duick, ancien député LR qui
m'a rejoint.
M. Mariani, pour la première fois,
il reste
au LR. Mais un ancien ministre de Nicolas Sarkozy dit exactement ce que je dis. Je
ne suis plus tout seul comme
avant.
Preuve qu
'il
y
a
de plus en plus de passerelles. Marine Le Pen appelle maintenant à voter une fois
à
voter
LR. Mais c'est très positif.
Juste pour l'anecdote, mais quand même, on a beaucoup entendu UMPS, UMPS, UMPS.
Le
Front National va s'appeler RN et il y a un publicain, c'est LR. Est-ce qu
'on
ne
va
pas avoir désormais du LRN à Bouchon
?
J'espère qu'il y
aura
aussi du Dubout la France. Moi, je suis un accoucheur de coalition. Et je ne le suis pas comme ça. Je le suis parce que je veux qu'on offre une alternative à Macron. Et ce n
'est
pas Mélenchon avec des dingues qui vont arriver au pouvoir. Donc M. Macron, Emmanuel Macron, a intérêt à avoir Mélenchon en face de lui. Emmanuel Macron ne survivra que si nous restons dans nos divisions et s'il est en face-à-face avec Mélenchon. C'est ce qu'il veut. Donc la seule alternative, c'est
l'union des droites.
Ce n
'est
pas l'union des droites, pardonnez-moi, parce qu'il
y
a une droite
qui
soutient Macron et Macron, il est un peu de droite aussi.
C
'est une union des amoureux de la France,
des
patriotes
et des
républicains qui tiennent à l'exception française, qui veulent une France libre
et
un peuple dans
une démocratie où l'argent n'est pas le roi de tout. Vous posez quoi comme condition à la création de cette grande coalition ? Je n
'ai
pas posé
les conditions. C'est d'adhérer au programme d
'Amour et la France et de... Non, mais je n'en suis pas là. Ouh là
là. Si
j'arrivais
avec des conditions,
c
'est qu'on enlève les excès de partout, les excès d'européisme, des LR,
parce
qu'il faut renégocier les traités européens, il faut arrêter cette soumission à une machine folle
qui
détruit l'exception sociale française.
Il
faut retrouver notre liberté de politique étrangère, notre défense nationale, etc. Mais il faut construire une Europe. Moi, je ne
suis
pas anti-européen. Et il faut que, de l'autre côté Front National, on arrête de croire
que
le Frexit, par exemple, serait la solution.
Il
faut un compromis, une culture de compromis.
Et
si on a ce compromis, comme Macron a fait, d'ailleurs, entre le Modem et les socialistes, je crois que Macron, je combat sa politique, mais dans la démarche... C'est un bon stratège. Ce n
'est
pas un stratège. Il a été cohérent. M. Bayrou et M. Collomb étaient opposés alors même qu'ils défendaient la même Europe
et
donc le même moins-disant social,
la
même soumission, le même fédéralisme. Eh bien, moi, je ne veux pas du fédéralisme qui va tuer la France. C'est tout. Et je veux, en revanche, une alternative. Donc, ça veut dire qu'il
y a
un travail à faire. Je ne
vais
pas vous dire que c'est fait. Ce serait malhonnête. Et les Français ont le droit de savoir... Ils restent 4 ans. Ils restent 4 ans et il y a 3 pôles. Il y a Debout la France. Il
y
a Les Républicains. Il y
a
le Front. On a su le Rassemblement National.
Ça
ne
va
pas être facile. Mais est-ce que c'était facile
pour M. Mélenchon quand il a commencé ? Philippe, dans ce
dispositif, il y a sa quatrième
pôle... Mais il est bienvenu à la
condition de ne pas partir dans l'avis, dans cette... Comment dire ?
Il est bienvenu du
Frexit que les Français ne veulent pas.
D'accord. Allez, on va finir cette émission avec une séquence bienveillante.
Exactement. Pour une fois, on va vous accorder deux personnalités que vous n'appréciez pas forcément. On vous propose de dire de bien soit de Jean-Luc Mélenchon ou de Nicolas Hulot. Vous pouvez choisir l
'un
ou l'autre. Ah ben,
je
veux dire de Jean-Luc Mélenchon.
Jean-Luc Mélenchon, c'est sans doute l
'un
des meilleures analyses de la vie politique française.
C
'est un homme qui est courageux.
C
'est un homme qui dit la vérité sur beaucoup de choses
mais
qui, malheureusement, n'a pas les bonnes solutions. C
'était
10 secondes pour dire de bien.
Oui,
mais... Parce qu'après, vous allez utiliser ça. On
va lui
dire que vous lui disiez du bien de lui.
Mais
il le sait.
Mais c'est déjà pas
mal. Courageux, donc bon analyste.
Mais qu'en revanche, les solutions qu'il propose ne correspondent pas, à mon avis, aux... Vous avez parlé de toute qualité ? Il est beaucoup libre. Mais tout le monde l'a vu dans les débats que c'était un homme qui avait une stature. Et quand il parle à l'Assemblée nationale, même si on n
'est
pas d'accord, on peut reconnaître la stature d'un homme. Une thébocratie.
Elle
est riche
de
personnalités politiques qui incarnent des Français, des courants d'idées, une culture, une histoire. Voilà pourquoi j'ai été très choqué sur l'affaire de la basilique, comme je serais très choqué si on s'attaquait au symbole républicain issu de la Révolution française. L'histoire est un bloc, comme disait Clémenceau. Voilà. Donc, Jean-Luc Mélenchon joue son rôle dans la vie politique.
Vous
pensez qu'il réveille un peu le Parlement, l'Assemblée nationale ? Oui, j'aimerais... Et vous voyez, on parlait de l'Union.
Je trouve dommage
que
du côté des patriotes,
des
républicains patriotes, il n
'y ait
pas un groupe politique. Voilà pourquoi il est très important d'avoir un peu de proportionnel.
Parce
que ce Parlement, ce Parlement, voilà, il n
'est pas
représentatif de la diversité politique française. Et
la
démocratie française se meurt. Elle se meurt. Et j'insiste là-dessus. Avec Macron, il y a vraiment un danger de propagande et d'autoritarisme.
C
'est dangereux.
On
en parlera au cours d'une prochaine émission. Merci Nicolas.
Merci beaucoup. Merci d'avoir
été avec nous dans Restons politiques. On se retrouve au même endroit, même heure, semaine prochaine.
Nicolas Dupont-Aignan