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Discours / meetingCNEWS (sur YouTube)· 15 octobre 2026 13 minAutoproduitFond programmatiqueAgriculture & alimentationEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesEurope & international

Revivez la prise de parole du premier Ministre Sébastien Lecornu sur CNEWS

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 12:28FerméeRéponse directe

    Vous avez été assez complet mais c'est sur donc je voulais bien vérifier c'est bien entre 500 et 700 millions pour le plan de relance ou le plan de rebond et c'est dans le budget 2027. C'est bien ça.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:40Invité politiqueFait
    « on va être capable de quantifier filière par filière et région par région les différentes pertes et on va pouvoir commencer à les chiffrer avec beaucoup plus de précision »
  • 0:40Invité politiqueChiffre
    « un plan d'urgence pour 1,3 milliards d'euros »
  • 2:03Invité politiqueChiffre
    « la décision que j'ai prise de libérer avec le président de la République 100 millions de de barils de gazol »
  • 4:01Invité politiqueChiffre
    « le plan d'urgence c'est 1,3 milliards d'euros »
  • 4:01Invité politiqueChiffre
    « on est quand même quelque part entre 500 et 700 millions d'euros qui on va réinjecter dans les discussions budgétaires »
  • 8:04Invité politiqueChiffre
    « il y a plus de 800 projets d'avenir agricole pour la souveraineté alimentaire qui ont été identifiés »
  • 8:48Invité politiqueChiffre
    « deux agriculteurs sur 10 en France comme dans le reste de l'Europe du reste sont assurés »

Temps de parole

  • Sébastien Lecornu100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Sébastien Lecornu

Vous savez que le monde agricole, les agriculteurs de France ont subi ces dernières semaines les effets de deux crises majeures. La première géopolitique à l'Ukraine, c'est évidemment ajouté le proche et le Moyen-Orient. C'est vrai évidemment pour le coût des carburants, mais peut-être encore de manière plus sensible sur le coût des intrans, des engrais et puis évidemment une crise climatique qui ne cesse de se confirmer avec la rencontre à la fois des phénomènes d'incendie dans certain nombre de régions et de sécheresse. Pour nous, c'est un des dossiers majeurs de la rentrée depuis la fin du mois d'août qui mobilise l'ensemble des membres du gouvernement avec plusieurs séries de réponses.

Déjà objectivé évidemment les pertes. à la fin du mois d'octobre, on sera en en fin de période de récolte. On va être capable de quantifier filière par filière et région par région les différentes pertes et on va pouvoir commencer à les chiffrer avec beaucoup plus de précision. Ça nous a permis de déclencher une première réponse avec un plan d'urgence pour 1,3 milliards d'euros. La première partie de cette réunion de ministres a d'ailleurs été consacrée à faire un suivi très précis de la consommation des crédits. Pour être complètement transparent, un certain nombre de guichets d'aide fonctionnent très très bien.

D'autres ont pris du retard, donc on a objectivé tout ça et les ministres évidemment y reviendront. La deuxième réponse que nous allons apporter, le ministre Serge Papain en dira un mot tout de suite, c'est évidemment une discussion avec la distribution parce que par définition notre modèle agricole repose aussi sur un un marché de consommation sur lequel il est pas question de faire n'importe quoi évidemment en matière d'augmentation des prix d'inflation des produits agricoles. On a déjà une inflation importée à cause des comment dire des produits énergétiques.

Donc c'est certainement pas le gouvernement qui va organiser le le n'importe quoi en la matière, mais justement nous préomptons sujet et le ministre Papin reviendra dans un instant mais va organiser une discussion assez inédite dans une forme de pacte de responsabilité justement entre l'amont de la filière et l'aval de la filière. Troisème volet de réponse évidemment c'est le plan de relance qui pour le coup lui va venir progressivement s'insérer dans les discussions budgétaires au Parlement.

Certains outils sont déjà dans le budget, d'autres vont faire leur apparition par amendement avec au fond des axes qui ont été travaillés par la ministre Annie Genevar et je la remercie sur le volet adaptation changement climatique, cela correspond aussi aux travaux menés par le ministère de de Monique Barbu mais notre capacité à être beaucoup plus indépendant et souverain. On le dit toujours mais je le redis sur engrais, on voit bien qu'on a une difficulté majeure. La décision que j'ai prise de libérer avec le président de la République 100 millions de de barils de gazol nous permet d'avoir un impact évidemment positif sur le coût du GNR.

Ce qui est vrai d'ailleurs pour l'agriculture serait vrai également pour la pêche. Le deuxième volet de ce plan de relance, c'est l'adaptation au changement climatique de la production agricole. Soit parce que les productions vont devoir s'adapter au changement du climat, soit parce qu'on peut adapter ces productions. Justement, on a tous été marqués par des images épouvantable l'été dernier des carrissages de volaill en Bretagne par exemple parce que justement les bâtiments d'élevage n'avaient en Bretagne n'étaient pas adaptés pour des raisons qu'on imagine et qu'on comprend à des charleurs aussi extrêmes.

Comment fait-on pour que de manière très pragmatique l'été prochain ne ressemble pas à l'été que nous avons connu ? la question évidemment des stockages d'eau, notamment des citternes, bref, autant de sujets sur lequels il faut avancer, plus aussi des sujets assurentiels parce que malheureusement la question agricole, le monde agricole n'est pas toujours convenablement assuré, soit parce que c'est difficile d'accéder à l'assurance, soit parce que les produits d'assurance sont pas toujours adaptés évidemment aux problématiques que nous connaissons. Puis enfin un volet aussi de simplification notamment sur le volet fiscal avec aussi une nouveauté.

On connaissait le pact du tril pour les transmissions d'entreprises dans le milieu familial. On connaissait le pacte papin depuis maintenant quelques semaines sur la transmission vers les salariés et donc aussi on va compléter nos dispositifs par le pacte du Genevar qui permet justement d'avoir des mécanismes de transmission des exploitations pour faire en sorte justement que aucune exploitation ne trouve pas un repreneur. On va continuer de travailler avec une concertation assez précise et assez territoriale sur ce plan de de relance sur des sommes qui sont importantes hein. Le plan d'urgence c'est 1,3 milliards d'euros.

vous disais-je le plan de relance en fonction de ce que la concertation va donner des discussions parlementaires, on est quand même quelque part entre 500 et 700 millions d'euros qui on va réinjecter dans les discussions budgétaires. Certains sont déjà dans la copie, d'autres vont faire l'objet d'amendement du gouvernement dès l'Assemblée nationale et dès le Sénat. au moins quatre amendements d'ailleurs du gouvernement ont été intégrés mais on a globalement 15 jours devant nous qui vont nous permettre justement de mener une concertation efficace. Dernier point, la vraie relance passe aussi par les décrets d'application de la loi d'urgence agricole. Heureusement qu'on ne parle pas de rien.

Heureusement que le gouvernement a décidé cette loi. Elle a été décriée sur le terrain politicien. Enfin, je note qu'aujourd'hui plus personne n'ose la contester parce que pour cause regarde la situation dans laquelle on se trouve. Si on avait pas emmené la loi euh jusqu'à son adoption finale et jusqu'à son euh au journal officiel au mois d'août dernier, bah on serait dans une grosse difficulté. Donc là, pour le coup, les ministres mènent un travail important pour que l'ensemble des décrets d'application de cette loi soit pris avant Noël, publication fin août au journal officiel de la loi.

L'ensemble des décrets d'application, la prédation, l'eau, les simplifications de construction de travaux dans les bâtiments d'élevage. Bon, beaucoup de sujets qui sont attendus sur lequel on doit aller vite. Et puis bien sûr en toile d'écran, peut-être moins connu du grand public, mais une discussion importante actuellement avec l'ensemble des pays membres de l'Union européenne, sur le budget de l'Union européenne et donc aussi sur la politique agricole commune. Et c'est pas qu'une affaire de montant, c'est aussi une affaire de critères, de capacité à transformer aussi notre nos exploitations agricoles.

Et désormais l'adaptation au changement climatique, on le voit bien, n'est pas seulement le sujet de quelques régions du sud de la France, mais aussi du nord de la Loire, sans oublier évidemment aussi nos outresem qui méritent aussi toujours une attention particulière. Voilà, pour donner quelques points en transparence sur un sujet qui parfois occupe beaucoup l'espace médiatique lorsque nous sommes définitivement en crise, je me permet de le dire et c'est pour ça qu'on on cherche nous régulièrement, avec beaucoup de transparence à rendre compte de ce qui est fait parce que c'est beaucoup d'argent public, c'est une question de souveraineté importante savoir d'où vient notre nourriture.

C'est aussi une question évidemment de pouvoir d'achat parce que un choc avec cette cette sécheresse, pardonnez-moi, par définition peut aussi avoir impact sur le pouvoir d'achat des Français. Et donc c'est ce qu'on cherche à régler très en amont justement de ces discussions budgétaires. Peut-être laisser la ministre de l'agriculture préciser de trois éléments. Bien après l'été que les agriculteurs viennent de traverser qui est terriblement traumatisant et y compris d'ailleurs sur le plan psychosocial. Nous sommes très attentifs à l'état de la profession.

Pour autant, il faut à la fois traiter l'urgence, c'est-à-dire soutenir nos paysans dans cette épreuve, leur permettre de relancer la production, bref, leur donner des perspectives malgré malgré les les mois difficiles qu'ils viennent de traverser. Pour autant, traiter l'urgence ne doit pas dispenser et je dirais même au contraire doit nous engager à aborder l'avenir et la relance de la production agricole en tenant compte bien sûr de la donne climatique. Il faut se mettre dans l'hypothèse que l'été prochain peut-être difficile donc dès maintenant amener les agriculteurs à pouvoir être plus résilient.

C'est par exemple un programme destiné au bâtiment d'élevage pour les rendre mieux adaptés à la canicule. Pouvoir débloquer rapidement les projets de stockage et d'irrigation tout en respectant naturellement la ressource eau qui est précieuse et qui doit être utilisée à boncient. euh c'est pouvoir déployer rapidement, comme l'a dit le premier ministre, les décrets d'application euh de la loi d'urgence. Et puis euh c'est amener aussi à plus long terme, à moyen et long terme euh la réalisation des projets d'avenir agricole. Il y en a beaucoup, on a fait un Tour de France, il y a plus de 800 projets d'avenir agricole pour la souveraineté alimentaire qui ont été identifiés.

Il faut lancer dès avant la fin de l'année un appel à projet pour que ces porteurs de projet puissent trouver auprès de l'État mais pas que des des supports, des aides, de l'aide à l'ingénierie par exemple parce que ce sont des projets parfois compliqués à mettre en œuvre. Et enfin, il faut sécuriser. Sécuriser par l'assurance, cela a été dit. Aujourd'hui, deux agriculteurs sur 10 en France comme dans le reste de l'Europe du reste sont assurés. Or, l'assurance, c'est un outil pour dérisquer la production agricole. Il faut qu'il soit mieux compris et mieux sollicité. Et puis bien sûr, encore et toujours travailler à la transmission.

Alors, tous ces sujets trouvent une traduction dans la négociation que nous menons aujourd'hui au niveau européen dans la future Pâqu. La position de la France est très claire. C'est la position qui sera défendue dans ce qu'on appelle la NGOBX, la négociation, la boîte de négociation des États. Pas 1 € ne doit manquer à la PAC. Nous nous devons alors même que les enjeux de souveraineté alimentaire sont tellement importants dans un contexte géopolitique très [grognement] bousculé, il faut que nous soyons souverains. C'est une question de liberté et de sécurité pour l'ensemble des Européens et singulièrement pour les Français.

Et puis il faut que la PAC soit là au côté des agriculteurs pour sécuriser le revenu, pour renouveler les générations, pour simplifier les procédures et puis pour apporter aux différents secteurs de production l'aide que légitimement elles peuvent ils peuvent attendre. Sergeous. [soupir] Bien, le premier ministre et le ministre de l'agriculture ont parlé de d'un contexte difficile pour nos filières agricoles. Va s'ouvrir le 1er décembre les négociations commerciales.

Donc en amant de ces négociations, comme l'a dit le premier ministre, je vais inviter autour de la table dès la semaine prochaine toutes les parties prenantes pour trouver un pacte de responsabilité, d'équilibre entre la nécessité de la souveraineté agricole bien sûr qui est vie un contexte difficile de notre appareil aussi agro à gros alimentaire et je pense en particulier au PME et bien sûr concilier tout ça avec le pouvoir d'achat comme l'a dit le premier ministre qui est aussi au cœur des attentions de ce gouvernement. Donc voilà le l'enjeu c'est un peu inédit. On va en amont de l'ouverture de Sénégé et bien convier toutes les parties prenantes pour assumer ces enjeux tous ensemble.

il y va euh de l'intérêt général du pays par rapport à à sa souveraineté et son indépendance alimentaire. [raclement de gorge] Bien pour compléter un petit peu le tour de table, tout d'abord bien sûr on se tiendra au côté du ministère de l'agriculture pour les premières adaptations, je dirais des exploitations agricoles pour l'été 2027. Un petit peu comme l'ensemble du grand plan adaptation que j'ai soumis au premier ministre avec des volets de très court terme, c'est préparons-nous immédiatement pour l'été prochain au cas où et des mesures plus structurelles que nous avons commencé à discuter aujourd'hui et qui apparaîtront aussi dans ce programme d'adaptation.

C'est quel type de culture pour le climat de demain ? et aussi quel type de sécurité pouvons-nous donner aux agriculteurs peut-être avec des des extensions de de paiement pour écosystè pour pour services rendus aux écosystèmes qu'on devra effectivement discuter à l'intérieur de la PAC en particulier et donc des volets assez larges sur l'ensemble de ces thématiques. Merci beaucoup. Avez-vous des questions mesdames et messieurs ? Oui, je partirai avec les ministres fonction des thèmes. Bon, vous avez été assez complet mais c'est sur donc je voulais bien vérifier c'est bien entre 500 et 700 millions pour le plan de relance ou le plan de rebond et c'est dans le budget 2027. C'est bien ça. Ouais.

plan d'urgence 1,3 milliards et nous l'avons financé essentiellement par des redéploiements de crédit sur C'est