Lyhanna, 2027, Rassemblement national...Marion Maréchal est notre invitée
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et bonsoir Marion Maréchal. Merci d'avoir accepté l'invitation de France Info. Vous êtes député européenne, présidente de identité euh liberté.
Vous allez réagir évidemment dans un instant à cet électrochoc national suscité par le drame de l'affaire Liana. D'abord, je vous présente Luc Brisson pour notre séquence vrai ou faux que l'on retrouve chaque soir à 7h. Bonsoir Luc.
Luc, vous revenez sur une phrase que vous avez prononcé Mario Maréchal. vous proposer comme Éric Sioti que le fichier des auteurs d'infraction sexuelle soit consultable par le grand public sur le modèle anglais. On vous écoute et euh Luc nous explique après.
Il faut se poser aussi, me semble-t-il, la question euh de l'accessibilité euh des comment dire des dossiers, des fichiers plus exactement de prédateurs criminels et notamment pédophiles peut-être sur le modèle de la Grande-Bretagne puisque un citoyen peut à travers la police au commissariat demander à accéder à ce fichier lorsqu'il a un doute sur un profil. Alors Luc, c'est quoi ce système anglais ? Alors, en Angleterre, pour expliquer, il existe un fichier des auteurs d'infraction sexuelles, un peu comme le le modèle français, on a le fichier FIJ.
Sauf que contrairement à la France, en fait en Angleterre, et bien euh un citoyen peut demander à la police britannique si une personne qui côtoie ses propres enfants est dans ce fameux fichier des des délinquents sexuels. Ça s'appelle aussi la loi Sarah. Ça été promulgué en 2011 et loi Sarah, c'est un hommage à à une petite fille britannique qui a été assassinée par un pédocriminel récidiviste en en 2000 en Angleterre.
Alors attention pour bien comprendre, c'est pas un accès libre à tous les citoyens à se fichier des délinquants sexuels. C'est vraiment une demande qu'on fait à la police d'avoir d'avoir accès à des informations sur une personne en particulier dans un cadre précis. Regardez, on a on a fait le test sur le site du gouvernement britannique.
Quand on va sur le site, il y a un questionnaire pour commencer. Et si je clique par exemple sur savoir si un délinsexuel vit dans mon secteur ou si j'appuie sur savoir si une personne que j'emploie représente un risque, là ça marche pas. Ça ça donne pas suite.
Par contre, ça marche uniquement si on clique sur la première case. Je veux connaître des informations sur une personne qui côtoie mes enfants et ensuite on doit rentrer son adresse. Il y a un très long questionnaire derrière et c'est seulement à l'issue de ça que la police nous dit si oui ou non et bien nous donner l'accès à l'information qu'on cherche sur la personne en particulier.
D'accord. Et est-ce que c'est efficace ? On le sait ça ?
Alors, c'est très dur à évaluer. En 2013, donc 2 ans après l'introduction de ce dispositif, il y a un article de la BBC qui expliquait que 4700 demandes avaient été déposées par des citoyens auprès de la police et que 700 pédophiles avaient été identifiés parmi ces 4700 demandes. Ce qu'on se demande aussi, c'est est-ce que ce dispositif ça fait baisser la pédocriminalité ?
Là pareil, c'est c'est assez dur à dire parce que si on regarde par exemple la courbe de l'ensemble des infractions sexuelles sur mineur en Grande-Bretagne, on voit qu'au contraire, elle a plutôt eu tendance à augmenter depuis le début des années 2010, même si on sait qu'il y a eu le phénomène de libération de la parole. Donc forcément, ça fausse un petit peu les statistiques, mais du coup c'est vraiment difficile de savoir le réel impact de cette loi Sarah sur la la pédocriminalité en Angleterre. Et est-ce qu'il y a d'autres pays où ce système a fait ses preuves ?
Bah, aux États-Unis par exemple, alors là on peut consulter la liste des délinquants sexuels de chaque état sans passer par la police. Là, c'est complètement public. Tout le monde peut y avoir accès.
On peut aussi entrer un nom, savoir si une personne qu'on recherche est dans le fichier des des délinquants sexuels recensés. Il y a une étude américaine du journal de criminologie et je terminerai par ça, qui a compilé 25 ans de recherche sur l'impact de ce dispositif sur la récidive. En fait, ils se sont demandés bah est-ce que le fait que tous les citoyens aient accès aux informations sur les délinquants sexuels, ça fait baisser la récidive de de ces délinquant ?
Et bah la réponse est non. Regardez la conclusion, les politiques sornes, donc registre des délinquants sexuels ne démontrent aucun effet sur la récidive. Donc cette transparence entre guillemets sur les criminels sexuels, elle existe à l'étranger.
Après la question est-ce que ça fait baisser la crimin la la pédocriminalité pour autant ? Ça c'est un petit peu moins évident à à déterminer. Merci Luc pour ces explications.
Le rendez-vous avec toute l'équipe, c'est bien sûr chaque samedi, chaque samedi à midi et chaque dimanche à 20h pour le vrai ou faux l'émission avec Julien Pain. Merci beaucoup. Mario Maréchal, on vous a entendu.
Donc vous votre proposition ça serait de s'aligner sur le modèle anglais. Donc ça veut dire que chaque français pourrait demander à la police de pouvoir avoir accès au dossier, je sais pas, de la nounou euh qu'on va employer. C'est c'est l'une des propositions parce qu'évidemment la réponse, elle est structurelle et elle est transversale.
Mais c'est vrai qu'on a aujourd'hui un fichier qui existe, fichier de délinquant sexuel mais qui est d'ailleurs très imparfait, il faut le noter puisque dans le fichier tel qu'il existe en France aujourd'hui ne sont pas intégrés par exemple tous les délinquants qui auraient été condamnés à moins de 5 ans de prison. C'est pas un petit sujet, je vais vous donner un exemple très concret. Il y a eu il y a quelques mois de cela euh une révélation médiatique par vos confrères qui avait prouvé qu'un référent Evars, donc un référent Evars, c'est une personne qui intervient dans le cadre des euh cours d'éducation sexuelle et affectif dans l'école, dans les écoles auprès de nos enfants, avait été condamné pour une détention d'images pédopornographiquait et bien condamné à moins de 50 de prison par la Forgest, il n'était pas dans ce fichier.
C'est-à-dire que même des administrations publiques qui qui gèrent qui accueillent des enfants n'ont pas une vue à 360 sur tous les types de délinquence sexuel et on sait que ce type de profil qui détiennent évidemment ce type d'imag sont des profils à risque. Donc déjà, il y a évidemment le sujet du contenu de ce fichier qui est central et c'est vrai de l'élargissement. Aujourd'hui, c'est relativement contraint.
Moi, je crois que le citoyen qui a un doute sur une personne euh un animateur ou un babysitter qui intervient auprès de ses enfants doit pouvoir lever ce doute à titre préventif, pas tant pour prévenir d'ailleurs la récidive. On a un exemple encore récent, bah typiquement d'un babysitter qui avait ses vies dans le sud d'abord puis ensuite à Lille. Donc il me semble oui que pour des raisons de transparence parce qu'aujourd'hui d'ailleurs on voit le flow d'affaires qui est révélé à travers le drame Liana et et qui crée une angoisse parentale tout à fait légitime.
On va écouter Sébastien Lecornu qui a réagi, qui met en avant un certain nombre de propositions. Vous réagissez après. Il vous sera proposé de débattre, s'il vous plaît, de débattre et de porter de 20 ans à la perpétuité pour les crimes sexuels commis contre les mineurs.
Et même la présidente de l'Assemblée, nous ouvrons la concertation pour aller plus loin que la seule question des crimes sexuels contre les mineurs, car je sais que c'est une demande qui émane d'un certain nombre de groupes transpartisans. La deuxième des choses, et ça ça répond très directement à l'affaire sur lequelle le garde des SAAU vous a répondu tout à l'heure, nous encadrerons dans un quantum de 3 mois, un quantum de délis de temps qui permettra aux enquêteurs, qui obligera et les enquêteurs et les parquets d'effectuer les premiers actes d'enquête qui permet ou non d'emmener un présumé coupable à la garde à vue. Voilà la perpétuité au lieu de des 20 ans encourd les criminels euh sériels, les criminels en série sexuel sur les sur les mineurs.
C'est une proposition que vous approuvez sur le fond. Moi je je suis je défends depuis très longtemps que des profils comme le prédateur qui a tué Liana puissent mourir en prison. Donc j'ai pas de difficulté sur le fond.
Je vais vous avouer quand même que je suis assez mal à l'aise par la course à l'échalote des annonces politiciennes toujours après les drames parce que moi j'ai pas oublié que derrière aujourd'hui les positions de Gérald d'Armanin on est face à un ministre qui l'été dernier c'était pas si loin a ça a été révélé par vos confrères du monde a passé des consignes en sous-main au procureurs de la République en leur expliquant qu'il fallait vider les prisons et que cette consigne a abouti à ce qu'il y ait un record de libération anticipé autour de 740 de mémoire en un mois seulement l'été dernier. Voilà. Donc aujourd'hui Gérald Darmanin qui se fait le chentre de la fermeté et qui fait des grandes déclaration et bien il y a un an de cela il était en train d'expliquer au procureur qu'il fallait vider nos prisons.
Mais ça ça n'a pas de lien avec l'affaire Liana. Ça n'aurait pas empêché cette affaire aidieuse quand même un lien parce que à un moment donné quand on fait partie de la même majorité politique, c'est le cas de monsieur le cornu avec monsieur Darmanin et queon nous explique aujourd'hui après ce dramatroce qu'on est pour la perpétuité réelle. Donc pour une réponse ferme et que dans le même temps, un an avant, on poussait les procureurs à libérer les prisons parce qu'on voulait pas avoir à gérer les émulations au moment de la canicule au sort des prisons sur peuplé.
Quand depuis maintenant 10 ans on a cette génération qui est au pouvoir, qui a promis à minima 15000 places de prison, ce qui ne suffirait même pas d'ailleurs à être dans la moyenne européenne relativement à notre taux de criminalité, à notre nombre d'habitants et qu'on en a construit 3500, bon c'est vrai qu'on est toujours assez mal à l'aise. Voilà. Mais ça veut pas dire que c'est pas évidemment quelque chose sur lequel on doit tendre.
Ce type de prédateur doit mourir en prison. C'est une absolue évidence. Alors, avant de les mettre en en prison, il faut réussir à les faire condamner.
Il faut qu'il y ait une enquête. On voit que de dans ce genre d'affaires, dans les deux tiers d'écart, les plaintes des mineurs sont classées sans suite. Faute de preuve.
On a vu évidemment dans l'affaire Liana. Alors, il y a des enquêtes hein administratives qui sont en cours. On va bien sûr attendre les conclusions.
On a vu euh évidemment qu'il a voilà, il se sont déroulé des mois et des mois, 9 mois entre la plainte euh des éléments qui avaient été euh démontrés, qui laissaiit penser qu'effectivement euh la fillette euh pouvait effectivement avoir été violée et euh l'individu donc le suspect qui n'a pas été ne serait-ce qu'entendu. Est-ce que pour vous, parce que c'est le grand débat politique du moment, c'est une question de moyen. Est-ce que la police, la justice a suffisamment de moyens pour enquêter notamment sur les les criminels sexuels dans notre pays ?
Alors, la question des moyens indéniablement peut pas être évacuée parce qu'on a aujourd'hui deux fois moins de juges qu'en Allemagne et qu'on est 20e au sein de l'Union européenne en terme de dépense de justice par habitant. Donc, on est sous-doté sur le plan financier, c'est évident. Mais il n'y a pas que ça dans cette affaire.
Il y a indéiablement quand même un problème de de défaillance, d'information, de réactivité. Euh et c'est vrai que moi, je vais vous dire, je suis quand même un peu choquée par une la réaction d'une partie de la profession judiciaire. Euh je pense notamment à ces magistrat aujourd'hui qu'ils annoncent qu' vont se mettre en grève suite aux déclarations de Géral Derman.
Hein je pense à ce communiqué du Conseil supérieur de la magistrature qui est même en charge normalement de juger les juges et qui nous fait un communiqué que j'ai là dans lequel il met deux lignes d'émotion pour Liana et 14 pour expliquer que il faut pas d'instrumentalisation, que c'est scandaleux de jeter le propre sur la profession. Euh je pense aux déclarations du président de la conférence des procureurs qui nous explique euh que il ne partage pas la colère populaire, que la colère est mauvaise conseillère et qu'il a encore passe de très longues à expliquer que c'est scandaleux là encore de jeter euh l'eau propre sur toute sa profession. Enfin, moi, j'aimerais que tous ces gens baissent quand même d'un ton euh y aillent molo et et en fait nous explique, passe plus de temps à expliquer que oui, évidemment, ils vont s'attarder sur ce qui a pas fonctionné et qu'ils feront tout le nécessaire pour que ça se reproduise pas plutôt que d'être dans une espèce de réflexe quasiment corporatiste qui fait que on ne pourrait pas interroger aujourd'hui en France la responsabilité individuelle des magistrats.
Et moi je suis désolé, oui, la question des moyens doit être posée mais la question également de de fautes professionnelles éventuelles qui doivent être posées et sanctionnées doit pouvoir aussi être posé. Elle peut être posée cette question de la responsabilité des magistrats. Si des magistrats en fauté, il va y avoir cette enquête là qui va être menée avec on attend le 19 juin les les le retour de cette enquête.
On peut pas aujourd'hui dire que les magistrats font absolument tout ce qu'ils veulent en France et quand ils commettent des erreurs, ils ne sont pas sanctionnés. La réalité c'est qu'il y a aujourd'hui euh on verra dans le cadre de la Ferliana ce qu'il en est précisément, mais plus généralement en cours donc c'est difficile aujourd'hon plus généralement enfin manifestement il y avait quand même des preuves euh démontrant que il y avait une jeune fille avant même Liana qui avait été violée avec des séquelles physiques sans qu'il n'ait même été auditionné. Je vous dire je bon je vais vous donner un exemple très précis hein.
Vous savez où j'étais à 15h moi aujourd'hui ? Ben j'étais devant le juge auditionné. Voilà j'étais moi auditionné devant le juge.
Donc il a la justice a pris une heure de son temps pour m'auditionner sur un tweet que j'avais fait il y a 2 ans au sujet d'une polémique relative à la remise d'un prix euh euh comment dire de d'interprétation féminine à l'époque à une actrice transgenor. Bon donc la justice a trouvé le temp poursuit pour diffamation un genre public. Oui absolument.
Mais la réalité de ça, si vous voulez, c'est que donc la justice va trouver en l'occurrence une heure pour m'interroger et n'a pas trouvé en disant 1 heure pour interroger un homme qui était subissé de très graves plain. Il y a différents endroits Marion Maréchal, on peut pas. Oui, excusez-moi, il y a un petit il y a quand même un petit problème de priorité et de moyen me semble-t-il.
Mais pour répondre à votre question aujourd'hui sur la question de la responsabilité des juges, il y a quand même un débat parce que quand on regarde aujourd'hui les décisions du Conseil supérieur de la magistrature qui juge donc les juges, il y a quand même assez peu de sanctions relatives aux fautes professionnelles, encore moins de récusation d'ailleurs. Et donc ça pose la question de la composition de ce CSM et moi d'ailleurs je vous le dis, je suis pour que les magistrats qui siègent dans ce CSM ne soit plus élus par les juges mêmes sur des listes syndicales, ce qui forcément politise de fait cette représentation mais soit tiré au sort, ce qui rendrait, me semble-t-il cette décision moins probablement moins corporatiste. Voilà.
Mario Maréchal, pour en revenir à l'affaire Liana et et aux réformes que vous vous souhaiteriez voir prise, le Rassemblement national prépare une proposition de loi visant à élargir l'inscription au FIJAS, donc ce fichier judiciaire dont on parlait des auteurs d'infraction sexuelles ou violentes à des personnes soupçonnées d'infraction sexuelle et non condamné. Est-ce que vous soutenez cette proposition ? Alors, quand il disent soupçonnés, j'imagine qu'il euh signifie des gens qui ont des plaintes en cours.
Euh mais [grognement] ça me paraît pas du tout illégitime pour une raison très simple, c'est que bah euh preuve en est dans le périscolaire, le scandale monstrueux aujourd'hui qui s'est vit euh à Paris, bon dont la majorité d'ailleurs semble assez peu répondre hein, puisque tous ces gens ont quand même quasiment dissimulé pendant 10 ans le fait des procès en cours. Emmanuel Grégoire, le maire socialiste de Paris, a de nouveau pris la parole. Oui oui très très bien.
Mais quand Emmanuel Grég non mais d'accord mais enfin Emmanuel Grégoire se réveille maintenant, je veux dire il a été aux affaires pendant 10 ans. Oui. Enfin il était excusez-moi quand même le le premier adjoint de madame Idalgo.
Voilà. Exactement. Absolument.
Donc c'est c'est pas un petit sujet que la responsabilité politique. Maintenant je vous donne un exemple très précis. quand typiquement une administration publique donc euh voilà va pour le périscolaire public recruter euh un animateur potentiel euh et que cet animateur en l'occurrence n'est pas condamné mais à des plaintes pour des raisons évidentes de précaution, on ne devrait pas recruter quelqu'un qui a des plaintes en cours.
Si ensuite ces plaintes sont classées sans suite, bon le problème n'est évidemment plus le même mais je crois que malgré tout il faut évidemment élargir de ce point de vue-là. Pour terminer sur ce point, vous disiez euh moi je n'ai aucun problème à voir euh ces prédateurs mourir en prison. Nicolas Dupoignan, lui est favorable à un référendum sur la peine de mort pour les crimes qui touchent les enfants.
Est-ce que vous êtes favorable vous à un référendum qui pourrait rétablir la peine de Alors, c'est pas ma position. Euh, c'est pas ma position. Non pas d'ailleurs que je je comment dire j'ai un tabou là-dus ou que je c'est vraiment une position une conviction personnelle parce que je n'aime pas l'idée qu'on puisse mettre la sur le comment dire les épaules d'un homme la décision de de vie ou de mort.
Mais en revanche c'est pour ça d'ailleurs que je défends la perpétuité réelle. Ça veut dire moi je pour le coup je suis plutôt d'accord avec les diverses déclarations publiques qu'on a entendu ces derniers jours qui consistent à dire que je ne crois pas à la réinsertion possible des gens qui sont capables de violer et de tuer des enfants. Ça c'est Gérald Armanin qui l'a dit.
Donc làdessus vous êtes d'accord làdessus. J'ai j'ai pas de difficulté. Et donc c'est vrai que je pense qu'il y a des profils aujourd'hui qui son qui ne sont pas sauvables et et dont on doit protéger la la société jus jusqu'au bout et donc jusqu'à la mort de ces personnes.
Il y a une autre proposition qui a été mise sur la table par Bruno Rotaillot, celle-ci si je ne me trompe pas, celle de la castration chimique obligatoire pour les les pédocriminels condamnés. Oui. Bah écoutez, j'ai envie de vous dire bon si ces gens-là sont en prison et meurent en prison, le le sujet sera plus secondaire.
Mais c'est vrai que je crois que toutes les options doivent pouvoir être ouvertes à partir du moment où on est face à des profils qui sont des profils extrêmement dangereux et la protection de nos enfants doit passer d'abord enfin avant plutôt la liberté individuelle de ce type de prédateur. C'est vous avez parlé de la la responsabilité des justes, il y a de la responsabilité politique aussi. Est-ce que vous faites partie de ceux qui appellent à la démission de Gérald Darmanin ?
Ah ben moi je moi moi je ne je ne dédouine pas du tout la politique hein là-dessus. Je considère qu'en effet, je n'attendais pas des excuses de Géraldin. J'attendais une démission de Gérald d'Armanin pour les raisons que je vous ai exposé tout à l'heure, les changements de pieds.
Et puis je considère d'ailleurs que Gérald Darmanin aurait dû démissionner 10 fois. En réalité, il aurait dû démissionner dans l'affaire Lola avec cette OQTF non comment dire mise en œuvre. Il aurait dû démissionner dans l'affaire de la finale de la Ligue des Champions qui avait totalement débordé où il avait dit souvenez-vous que c'était les supporters anglais.
Il aurait dû démissionner dans l'affaire de l'accueil de du bateau de l'occéan Viking qui avait accueilli des migrants clandestins qui sont tous partis dans la nature. Bon voilà. Donc votre avis est déjà fait sur cette sur cette question.
Autre sujet d'actualité ce soir, Marion Maréchal, Patrick Bruel qui est en train d'être déféré devant un juge. Le parquet de Nanterre a requis la mise en examen du chanteur ainsi que son placement en détention provisoire. Comment vous réagissez ?
Bon, écoutez, ça me paraît une décision judiciaire légitime. Voilà, on est face quand même à un profil manifestement là encore dangereux et ce qui d'une certaine manière comme quoi dans tout dans tout mal, il y a du bien. Vous ne mettez pas en avant la présemption d'innocence.
Bah, je pense que s'il y a une détention provisoire qui est décidée, c'est qu' y a manifestement suffisamment pas décidé. Alors si elle est décidée, je sais qu'elle est requise absolument, vous avez raison, elle est pas encore actée mais si elle devait être mise en œuvre, c'est que manifestement, il y a suffisamment d'éléments pour considérer qu'il y a un risque potentiel que Patrick Buel Bruel puisse se soustraire à la justice puisque ou qu'en tout cas qu'il représente une telle dangerosité que et bien il faut le mettre hors d'état de nuire. Voilà.
Bon, donc là-dessus, vous faites confiance au juge. Bah pour le coup, je je quand on voit la l'accumulation des affaires et au moins, on va dire qu'on pourra se féliciter de ce point de vue là qui est une forme de libération de la parole à travers à travers cela. Mais je vais pas vous dire dans même temps que je veux dire une sévérité absolue dans l'affaire Liana et vous expliquer que je trouve toutes les excuses à Patrick Buel pour qui je n'ai pas particulièrement de sympathie par ailleurs.
On va continuer à avancer et parler de l'élection présidentielle du Rassemblement national dans l'attente de la décision de la justice concernant Marine Le Pen qui aura lieu le 7 juillet pour savoir si elle pourra ou non être candidate à l'élection présidentielle. On a le sentiment qu'il y a une divergence en ce moment au sein du rassemblement national, une divergence de ligne notamment sur la question des retraites. Jordan Bardella affirmé l'âge de départ ne veut rien dire.
Pourtant pour Marine Le Pen, la ligne elle est assez claire. Progressivité du départ à la retraite entre 60 et 62 ans en fonction du nombre d'annuités. Vous votre ligne, elle est plutôt Jordane Bardella ou Marine Le Pen ?
Ben écoutez, moi pour l'instant je n'ai rien vu en terme de divergence programmatique. J'ai vu des interprétations, j'ai vu des discussions, mais ce qui est sûr, c'est que tout ça vous connaissez bien euh ce parti de l'intérieur. Voyez bien qu'il y a une divergence, je le connais très bien mais là où je ne suis pas d'accord sur la conclusion, c'est-à-dire aujourd'hui il y a un désaccord entre Jordan Bardella et Marine Lem, c'est très simple, c'est qu' d'ici quelques semaines, il y aura un programme présidentiel et ce programme présidentiel par nature, il va être le fruit d'une discussion et d'un consensus notamment entre Jordan Bardella, Marine Le Pen et les différents allies.
Et ça me paraît absolument évident puisque ce programme présidentiel, il va être marqué de manière précise, concrète euh et publique. Et donc de toute façon, il y aura une ligne qui sera la même que ce soit Jordan Barnela et Marine Le Pen. Bah le programme présidentiel qui est en train d'être travaillé à l'heure actuelle qui est d'ors et déjà en train évidemment d'être maturé, c'est évidemment le fruit d'un travail commun entre Jordan Berdela et Marine Le Pen.
Et l'issue de ce programme tel qu'il sera publié, ce sera le fruit d'une discussion et d'un consensus. Qu'est-ce qui l'ligera Jordan Bardella ? à discuter et à faire des compromis avec Marine Le Pen une fois qu'il sera le candidat.
Mais attendez, excusez-moi, mais moi je crois qu'il y a une volonté aujourd'hui très très claire de de d'aligner quelque chose qui soit cohérent entre les deux, ça me paraît évident. De plus, Jordan Bardella n'a jamais exprimé publiquement un désaccord avec Marine Le Pen. Alors, chacun interprète les signaux comme il veut et de fait aujourd'hui le programme présidentiel tel qu'il va naître et qui tel qu'il sera porté par lui ou par elle selon la décision pas exactement la même ligne, vous le savez bien Marine Le Pen, elle dit "Je ne suis ni de gauche ni de droite.
La plupart de mes électeurs à un moment sont des anciens électeurs communistes. Jamais Jordan Bardella dit ça et il dit même "Je n'ai pas la droite honteuse." Mais vous mais vous dites cela mais le programme présidentiel va arbitrer définitivement les suspicions que vous avez puisqueune fois de plus question c'est pas la cour d'appô c'est pas la cour d'appel plutôt qui va mais de fait ce programme présidentiel il est travaillé d'ors et déjà aujourd'hui.
Il n'y a pas d'attente de la décision du 7 juillet. Il y a pas des équipes différentes qui travaillent sur un programme de Marine Le Pen tandis qu'il y aurait des équipes de Jordan Bardella qui travailler sur il va y avoir une deuxième réunion entre les entre les équipes et qu'il y a quand même beaucoup de friture sur la ligne et que c'est difficile de se mettre d'accord. On peut dire beaucoup de choses.
Moi je peux vous dire que j'ai un regard interne comme vous l'avez relevé. Je suis aujourd'hui une allié du Rassemblement national donc je suis moi-même on va dire associé à tout cela. C'est la même équipe qui est évidemment associée et qui contient des gens qui peuvent être proches de Marine Le Pen comme de Jordan Bardella.
Donc ce canal de discussion, il existe et il aboutira à un programme présidentiel adapté évidemment au défi d'aujourd'hui à la situation budgétaire d'aujourd'hui et à toutes les questions d'avenir qui se posent. Vous venez de signer un livre si tu te sens Le Pen, on se dit si jamais Marine Le Pen est empêché d'être candidate à l'élection présidentielle, on en parlait avec cette condamnation judiciaire qu'on attend le 7 juillet. Est-ce que vous pourriez être l'autre Le Pen candidate à Non, écoutez là-dessus, j'ai apporté une réponse très claire.
Voilà, moi aujourd'hui je soutiendrai le candidat du Rassemblement national qu'il s'agisse, je l'espère bien sûr de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella. Je me positionne aujourd'hui en en allié du Rassemblement national avec un certain nombre d'ailleurs de singularités que je continuerai de porter bon sur les questions économiques, sur les retraites par exemple. Moi, je suis une adepte de d'une strade de capitalisation, d'une étape de capitalisation qui s'additionnerait à la répartition par exemple.
Donc plutôt ligne Bardella. On lit qu'il se méfie de vous Marian Marichéal. Vous le savez ça ?
Bon, écoutez, je sais que les choses sont plus compliquées en tout cas même sur les questions de la capitalisation qu'on y pense puisque j'ai échangé avec Jean-Philippe Tangy euh et qui plaidait notamment pour que le fond souverain défendu par Marine Le Pen qui est une position commune soit aussi évidemment un levier euh comment dire une capitalisation libérale que Jean-Philippe Tangui ou mais je crois que c'est ça la force c'est ça la force d'une coalition c'est justement d'additionner les singularités on est d'accord sur l'essentiel bien sûr sur la philosophie générale sur les grands objectifs et puis ensuite chacun bah va avoir une sensibilité particulière à porter. Il se méfie de vous. C'est ce qu'on lit dans certains papiers.
Qu'est-ce que vous avez envie de lui dire pour le je crois pas du tout qu'il se méfie de moi. Prouvendait d'ailleurs, il était présent à la soirée de lancement de mon livre. Aujourd'hui, nous avons un dialogue resserré.
Nous avons eu un accord aux élections municipales, nous avons des listes communes avec des candidats communs et je serai évidemment un soutien comment dire dynamique et enthousiaste de la campagne présidentielle. Donc qu'est-ce votre place dans le dispositif ? C'est un peu tôt pour le dire.
Assez variable avec le par. C'est un peu tôt pour le dire, ne serait-ce que parce que une fois de plus la campagne n'a pas été lancée, mais je serai là où je dois être utile et notamment en portant ce réseau européen qui est le mien au Parlement européen, au côté de Georgia Méloni et d'autres partis aujourd'hui au gouvernement qui s'agent des Suédois, des Belges parce que je pense que ce sera un atout très important dans le cadre de la campagne à venir. Euh une image euh qui témoigne euh quand même euh des par ses réactions du fait que euh il y a peut-être pas forcément une si bonne ambiance autour aujourd'hui de Marine Le Pen et de Jordan Bardella.
Certains euh proches dans l'entourage de Marine Le Pen ont critiqué euh cette image qui date de dimanche, donc le jour de la marche Blanche. Euh en en hommage à Liana, Jordan Bardella était en tribune du Grand Prix de de Monaco au côté de de sa campagne. Certains ont été choqués ou au moins ont trouvé cette cet affichage maladroit.
Bon, écoutez, moi je je vais vous dire franchement, je suis pas là pour commenter les offs de je ne sais qui dans la presse. Ça m'intéresse pas. C'est une erreur politique selon vous sincèrement.
Je veux dire qu'on puisse reprocher à Jordan Bardella d'avoir une activité extérieure avec sa compagne m'apparaît totalement à côté du sujet. On pourra pas reprocher à Jordan Barda d'être quelqu'un de particulièrement impliqué dans le combat politique. Je crois pas qu'on pourra lui reprocher d'être désinvesti des sujets régaliens et judiciaires très honnêtement.
Donc je pense que c'est un mauvais procès. Et voilà, je me mets des propos rapportés par ailleurs en off. Bon non mais bon vous vous dites pas attention peut-être à ne pas renvoyer une image un peu trop bling bling à un moment où il y a beaucoup de Français qui souffrent.
Moi, vous savez ce que je me dis, c'est plutôt quand je vois le meeting de Jean-Luc Mélenchon, attention euh comment dire à ce candidat à ce à ce voilà. Exactement. C'est pour ça que ça m'intéresse davantage euh parce que je pense que en effet, attention à ce candidat qui reprend, on va dire, des formules un style plus inoffensif alors qu'il n'a fait que souffler sur les braises de la haine antifrançaise, du racisme antiblanc, du communautarisme islamiste.
Il n'a jamais de de racisme antiblanc. Ah bah oui, évidemment. Tout blanc, tout moche, ça vous dit rien dans ces meetings ?
Oui. Bah, il s'en est expliqué bien sûr. Voilà, de la même manière que Bali Bagayoko là encore derrière ses attraits sympathiques, drôles, voilà, on descend dans le toboggan on mange du Tasti Crusy.
Voilà, est un homme qui a eu des des accointances douteuses quand il défend monsieur Iisen et qu'il s'oppose par exemple à son expulsion, quand il défend le CCI notamment. Alors on va pas partir dans une mise en cause de quelqu'un qui n'est pas là sur plateau par tout ce que je dis est public très facilement traçable. Il y a pas de difficulté.
Voilà. Bon merci beaucoup Marion Marcha. En tout cas c'est la fin de l'interview.
On a plus le temps. Merci d'avoir été notre invité. Merci Camille.
Excellente soirée sur France info. Les informer dans un instant. Mhm.
Marion Maréchal