"Comme souvent avec Emmanuel Macron, son discours était d’une parfaite rationalité"(Guillaume Ancel)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00RelanceRéponse partielle
Le président Macron prend-il assez d'initiatives pour la paix en Ukraine et pour le pouvoir d'achat ?
- 0:39OuverteRéponse directe
L'initiative de Macron est-elle suffisante face à la menace russe ?
- 2:03OuverteRéponse directe
Le président a-t-il convaincu sur le risque d'extension de la guerre ?
- 3:22OuverteRéponse directe
La réunion à l'Élysée avec les partis politiques a-t-elle marqué un tournant ?
- 4:03OuverteRéponse directe
La menace russe est-elle désormais une priorité pour les Français ?
- 6:02OuverteRéponse directe
Les mots prononcés par Macron sur les attaques de drone en France sont-ils nouveaux ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:03Emmanuel MacronFait
« La Russie considère que l'Europe c'est la profondeur stratégique de l'Ukraine. »
- 10:20Emmanuel MacronFait
« Total n'a pas fait de marge cette année en France. »
- 11:04Chiffre
« Il y a 91 % des stations totales qui sont qui ont au moins un carburant qui manque. »
- 11:41Chiffre
« L'équivalent de 10 milliards d'euros de profit de total depuis le début de cette guerre. »
- 18:03Emmanuel MacronFait
« Une attaque russe, c'est-elle possible en France ? La réponse est oui. »
- 18:45Emmanuel MacronPromesse
« Je ne regrette pas du tout le quoi qu'il en coûte. »
- 19:21Emmanuel MacronChiffre
« Les 54 milliards d'euros d'économie. »
- 20:04Jean Didier BergerFait
« Le président de la République a fait preuve de transparence et de pédagogie vis-à-vis de nos compatriotes pour leur dire l'état de la menace. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Alors, on va essayer d'avancer. On va parler évidemment de la Russie dans un instant de de l'Ukraine. On a une première réaction du Rassemblement national, Sébastien Chenu, député RN du Nord, qui dit finalement qu'il a vu un président ce soir qui prend peu l'initiative. Vous réagissez juste après, on l'écoute. Ce que je retiens, c'est un président qui prend en réalité très peu d'initiatives. Il prend peu d'initiatives pour la paix. Nous nous attendions évidemment du discours présidentiel des initiatives fortes pour essayer de rétablir la paix en Ukraine, pour essayer de rétablir la paix là où la France peut faire entendre sa voix et qui prend peu d'initiative, c'est le moins qu'on puisse dire, pour protéger le pouvoir d'achat des Français. On voit un président qui parle, qui fait des
discours, mais derrière de façon très concrète, ça reste assez fumeux. Guillaume, je voyais être épigné sur votre siège. Oui, c'est formidable d'entendre le Rassemblement national dire ça puisque la seule initiative du Rassemblement national jusqu'ici, c'est de fermer les robinets d'aide à l'Ukraine, c'estàdire de livrer l'Ukraine à la Russie. Donc, on se dit effectivement si c'est ça les initiatives qu'ils attendaient de la France en dehors de faire plaisir à Vladimir Poutine de disloquer l'Europe qui est probablement l'objectif stratégique de Poutine dans cette guerre. L'initiative a-t-il pris ce soir ? Ah ouais, il il l'explique, c'est que en fait il veut amener avec les autres pays européens, il a dit au tout début de son discours, mais c'est effacé par le sujet
des carburants, mais au tout début de son discours, sa question c'est de dire comment on empêche cette guerre de s'étendre. Je rappelle que si cette guerre s'étend en fait toutes nos questions sur le prix du carburant retrait contre l'Ukra contre l'Ukraine mais qui aujourd'hui menace de se comment dire de se propager un certain nombre de pays européens puisque tous les pays européens se retrouvent agressés à un moment ou un autre par la Russie. Alors, c'est la grande question aussi de la soirée. A-t-il convaincu sur le risque de cette extension de la guerre en Ukraine à d'autres fronts et sur la menace ? On va écouter le chef de l'État. La Russie considère que l'Europe c'est la profondeur stratégique de l'Ukraine,
que parce que les Européens aident les Ukrainiens et bien que l'Europe peut être visée. Ça fait des années qu'on est attaqué. On est attaqué sur le plan informationnel avec des fausses informations qui sont circulées. On a été attaqué sur le plan cyber. Durant ma première campagne, j'avais fait l'objet d'une attaque cyber qui a été attribuée par nos services à la Russie. Elles se sont intensifiées ces dernières années. Aujourd'hui, il n'y a pas eu en France des attaques de ce du type de ce qui s'est passé à l'sich. Mais quand vous me posez la question est-ce que ça peut arriver ? Ma réponse est oui. Voilà. Je précise que c'est le tout début hein de l'interview du président de la République. Euh Nathalie Saintcric, est-ce qu'il a touché juste ce est-ce que les mots utilisaient les
bons pour que les Français, parce que c'était l'objectif, prennent conscience du niveau accrue ? J'ai l'impression que c'est un discours qu'on a déjà entendu mais et qu' il a raison de le terre. Mais après si les Français n'ont pas envie d'être convaincus, il y a quand même une accumulation de preuves ou de choses d'attaques qui ont peut être faites par les Russes et je pense qu'il y a eu un un renversement au moment de la zich parce que c'est effectivement quelque chose qui a qui a frappé les esprits. À partir de là, je pense que les Français sont inquiets. Mais quand on entend la réaction tout à l'heure de de Sébastien Chenu ou qu'on voit les réactions de la France insoumise en disant il a pas pris d'initiative, qu'est-ce que vous voulez qu'il fasse ? Il sait avec les
Européens, il laissait en parlant à à Donald Trump, mais faut quand même comprendre que quand on a Poutine face à soi, euh on peut prendre une grande initiative. Il lui a parlé, ça n'a pas marché, il lui parle plus. Enfin, c'est c'est c'est quand on décrète que c'est que ce qui ne prend pas d'initiative ou qui ne fait rien, là pour le coup, c'est je trouve ça assez malhonnête d'un point de vue international. Rien de nouveau dans ce que dans ce qu'on a entendu vous disz. Oui, oui, c'est de la pédagogie. Effectivement, il y a pas eu d'infos nouvelles en ce sens. En revanche, il y a eu quand même une information révélée par le chef de l'État qui confirme que selon les services de renseignement français et étranger, la Russie prépare une mobilisation massive de 300000
hommes, 300000 soldats russes à envoyer sur le front ukrainien et et peut-être ailleurs si ça déborde. Et moi ce qui m'a frappé personnellement car à l'image de ce qu'il avait dit au partis politiques et au candidats qu'il avait reçu l'Élysée pardon il y a une dizaine de jours, il a en quelque sorte on pourrait presque dire dramatisé la situation et moi, j'ai été frappé notamment après la réunion qui avait lieu à l'Élysée de la réaction du Rassemblement national qui a eu un communiqué qui a produit un communiqué extrêmement durre la Russie, tout à fait inédit, qui a d'ailleurs valu une réponse de de Dimitri Vedef qui a qualifié le le Rassemblement national qui était jusque-là prétendument amis
avec la Russie de de parti européiste et et russophobe. Donc il y a quand même un tournant et je pense que ce qu'il a fait avec les partis politiques il y a 10 jours, il a voulu le faire avec les Français ce soir. C'est-à-dire ouvrez les yeux, la menace elle est là et notamment elle est matérialisée par les 300000 soldats s passé la semaine dernière avec les chefs de parti était frappant. Il y avait une vraie division entre deux camps. Ceux qui disaient euh c'est très inquiétant, la menace est là, elle est grave, on a rencontré les chefs de renseignement, ce qui disait il y a une part de mise en scris Marine Tourel, on marine Tourel avès mais en tout cas, il y avait pas d'union sacrée. Là, c'est ce qu'il essaie de faire. Il a d'ailleurs appelé à l'unité. Peut-il y arriver en tout cas de
préparer les esprits. En tout cas, c'est vrai que pour le coup, cette réunion à l'Élysée a été plutôt a été plutôt un coup réussie. Et le plus emblématique, c'est la réaction de Marine Le Pen qui le jour même ironisait en disant à s rendu compte que c'était une erreur de ne pas être allée à l'Élysée et que vu la gravité des sujets, le boycotte de cette réunion par Jean-Luc Mélenchon [rires] Gill donc donc c'est alors voilà elle s'est elle a ironisé en disant mais si vous demandez à n'importe qui dans la rue il vous dira dira dira qu'il y a un danger russe donc assez méprisante plusieurs allersretours de Marine Le Pen ces derniers jour et le lendemain se communiquer elle a dû se rendre compte Marine Le Pen ne ne fait pas des communiqués pour faire plaisir au répond
s'est adressé à travers les journalistes aux français sur cette menace russe qui s'accroit en disant que ce qui est arrivé à l'ich qui est un attentat je trouve qu'il y a quand même des mots là Nathalie disait les Français le savaient je trouve que des mots ont quand même été prononcés le fait de dire il n'y a pas de d'attaque de drone en France mais ça peut arriver à ma connaissance c'est la première fois qu'on dit au fr j'ai dit que il le disait régulièrement pour essayer de convaincre si ça n'était pas entendu par un Ça peut ça peut arriver. Des attaques de drone en France peuvent arriver. Là pour le coup, les mots sont prononcés. Est-ce que ça changera quelque chose à la perception des Français ? Euh je nen je n'en sais rien. Mais les choses sont dites jusqu'à
présent. Un dernier mot, jusqu'à présent, on disait jusqu'à présent, on disait c'est les étabaltes qui sont menacés, c'est la Moldavie, c'est la Roumanie et cetera. Il y a eu la IPS et maintenant on dit quand il dit c'est la base arrière à la France, c'est la profondeur stratégique euh de l'Ukraine, ça veut dire bah voilà, c'est on est on est déjà considéré comme cobligérant et on pourrait être attaqué. Très rapidement Guillaume avant qu'on aille voir les Français. Il y a une très grande différence en ce que entre la séance qu'a fait l'Élysée le président Macron de faire briefer les chefs de parti et les présidentiables par les services de renseignement français. Et d'ailleurs tous dit ce qui nous a impressionné c'est d'entendre non pas le président mais le patron du
renseignement militaire le patron de la DGSE leur dire on est menacé et là aujourd'hui on est dans un exercice on a eu l'impression que c'est lui qui voulait nous mobiliser mais honnêtement le discours qu'il a prononcé comme souvent avec Macron est d'une parfaite rationalité mais quasi inentendable inaudible alors inaudible ou pas justement Céline Corata, on vous retrouve vous êtes cette fois-ci avec un agriculteur toujours dans dans la Creuse agriculteur qui qui pour le coup prend aussi ses menaces russes au au sérieux parce que ça peut avoir un impact en France bien évidemment. Alors venez, on s'assoit ensemble. Effectivement je suis avec Laurent. Laurent, vous avez entendu tout à l'heure le président de la République qui dit que voilà la menace russe est à
prendre au sérieux, que peut-être il faut se préparer. Qu'est-ce que vous en avez pensé ? Effectivement, je pense que on est tous les Français Français sont conscients que et lucides que il y a une menace aujourd'hui sur le pays et donc il faut il faut être prête à ben à faire face à cette menace. Alors comment vous à votre échelle comment vous seriez prêt à faire face ? Qu'est-ce que vous êtes prêt à faire ? Alors euh à notre échelle en tant que éleveur, en tant qu'agriculteur, euh on on est un peu surpris que le président Macron n'ait pas abordé la souveraineté alimentaire, c'est-à-dire pour que les Français soient autosuffisants au niveau
alimentaire, qu'on ait besoin de personne. Exactement. Puisque on sait qu'en période de de tension, comme on le vit en ce moment, euh la l'arme alimentaire est une arme redoutable. Et donc on cette dépendance par rapport à à l'alimentation est une priorité à à vraiment euh gérer. Et c'est vrai que quand on voit la décapitalisation, c'est-à-dire la diminution duptel puisqueen tant qu'éleveur, c'est c'est ma réaction hein, la diminution du chtel au niveau de la France, au niveau de l'Europe. Donc forcément dès l'instant où on diminue, on augmente notre dépendance par rapport au pays tiers. Merci Laurent. la dépendance, on en
parle. Merci. Basteux sujet effectivement, parfois les l'écart est grand entre le entre le terrain et celui de de l'Élysée. Merci beaucoup Céline Couratin. Vous restez bien sûr avec nous. Euh il y a un passage de l'interview qui fait beaucoup réagir notamment à gauche euh et ce soir les les insoumis, c'est quand le président euh a fait les loges de l'entreprise Total euh en estimant qu'avec euh cette entreprise de plafonnement des prêts euh dans les stations en France, euh c'était un geste patriote. On va l'écouter euh mensonge, raconte LFI. Juste après, on va essayer de fact checker tout cela ensemble. Écoutez Emmanuel Macron. Alors, malheureusement, on n'a pas encore découpé le son, je vais vous le dire. Donc vous avez compris en substance Sophian Akouf peut-être vous
pouvez nous aider à résumer total qui plafonne. On lui pose la question de savoir si oui ou non il faudra peut-être bloquer les pri là encore très étonnamment il ne ferme pas complètement la porte mais il dit que Total n'a pas fait de marge cette année en France. C'est ça. Alors il dit c'est vrai c'est faux. Alors, il dit on a on va regarder les marges excessives. Le problème, c'est que ce qui est vrai, c'est que euh Total Energy euh a fait à dépenser 300 millions d'euros dans depuis le début de la crise dans ces prix euh bloqués dans plafonnés plus exactement dans ces stations plafon à 2 € environ 1,99 tout le monde y va. Il y a 91 % des stations totales qui sont qui ont au moins un carburant qui manque. C'est pour ça que le calcul est aussi
biaisé. C'est-à-dire ce que vous dépensez d'une main, bah vous le récupérez aussi en consommation parce que vous avez tous ceux qui ne venaient pas avant et qui allaient plutôt chez les distributeurs qui viennent chez vous. Donc déjà le calcul est un peu faussé et puis c'est vrai qu'il y a 10 l'équivalent de 10 milliards d'euros de profit de total depuis le début de cette guerre. Donc effectivement mettre les deux en parallèle dans le monde et c'est bien la différence. Est-ce que Total énergie fait des profits ? sans doute des profits. Une partie en France, 95 % des profits Total Energie sont à l'extérieur. C'est d'ailleurs toute la difficulté de les taxer. Mais vu ce qui se passe, en général, il y a pas beaucoup de profit sur le raffinage. C'est bien ça. Oui, en fait.
Mais là, euh avec ce qui s'est passé euh avec le Moyen-Orient, il y a voilà. Et là, euh effectivement le le point est n'est pas n'est pas correct. Juste pour qu'on avance quand ML Mac on dit le débat viendra. Le débat viendra sur total. Qu'est-ce qu'il veut dire ? Il dit on va on va regarder les s'il y a des marges excessives. Donc un moment donné est-ce que ça va être fromage dessert ? C'estàdire est-ce que on va leur demander de continuer le plafonnement des prix et en même temps les taxer au nom du fait que ce soit que c'est une multinationale de toute façon on ne peut pas faire ce qui va être très compliqué accessoirement avec un un président total monsieur Pouyané qui dit parce que c'est quand on n pas dans une économie administrée encore pas totalement pour
l'instant qui dit que si on ressort la taxe les super profits, il laissera filer le cours de l'essence c'est-à-dire que il là il laisse entendre alors il y a de la négociation entre total et et les pouvoirs publics mais il laisse entendre que s'il fait ça, c'est parce qu'il est alors patriote d'Emmanuel Macron lui dit "Je suis bien gentil de faire ça et de toute façon c'est pas un philanthrope, il est pas enfin une entreprise cette taxe elle va se réinviter dans le débat budgétaire de toute façon dans les super profit cette phrase le débat viendra c'est la gauche va la défendre exactement c'est comme tout à l'heure avec Marine Le Pen sur la baisse des taxes le débat viendra ça donne une légitimité au débat donc soit ce débat est légitime il faut taxer total et il y
a pas besoin d'attendre soit il n'est pas légitime il n'y a pas besoin d'ouvrir le débat en disant Le débat viendra de la même manière qu'il légitime la baisse des taxes en disant rien n'est exclu. Je trouve qu'il légitime l'idée très répandu à gauche qui lui est beaucoup reproché qu'il est beaucoup trop accommodant. Taxer les profiteurs de guerre. C'est l'pression qui a utilisé très bien bizarre de sa part de dire le débat viendra. Donc c'est une forme d'incohérence très claire pour vous en tout cas presque de de semidéfite à vous entendre qui sur les arguments ne concède jamais rien là sur la dissolution il a encore dit que c'était une bonne idée sur le quoi qu'il en coûte il encore dit que c'était une bonne idée je suis surpris qu'il dise le débat vous l'z vous avez reconnu le
l'Emmanuel Macron que vous connaissez si c'est la preuve qu'on est dans une situation tout de même inédite et qu'effectivement s'il dit je n'exclus rien pour les taxes et je n'exclus rien pour le pour le pour la taxation de du débat
ça c'est comme ça vous l'aurez pas on parlera pas des taxes intériorise que paragez qu'il est dit ce soir on ne fera jamais de baisse des taxes on serait en train de dire mais comment c'est possible si le super est à 3 € donc évidemment qu'il laisse cette possibilité ouverte vu la la la fragilité de la situation aujourd'hui. Je vais le dire de manière simple en contenant à mon rôle d'analyse militaire. Cette crise peut euh s'amoindrir assez rapidement s'il y a un accord sur le détroit d'Ormouse. Parce qu'on peut pas forcer le passage sur le Dro3 d'ormous militairement. Personne ne sait le faire. Mais si on trouve un accord, les prix des carburants descendront d'autant plus vite que aujourd'hui on est face à une spéculation d'une tension durable. Et c'est ça qui fait monter les prix plus
que les problèmes d'approvisionnement. Par contre, cette crise peut durer très longtemps parce que les négociateurs qu'a envoyé Donald Trump sont à peu près les pires dont il dispose. Je rappelle que c'est Jarud Kouchner son gendre et Steve Wkov sont copain de golf. C'est eux qui négocient pour le détroit d'ormous. C'est eux qui négocient depuis pratiquement 2 ans avec Vladimir Poutine pour l'Ukraine et par conséquent deux, je pense qu'on obtiendra jamais rien. Donc il faut aussi anticiper, c'est ça qu'a fait le président Macron comme la plupart des pays européens cette crise s'installe et que par conséquent dans 3 mois on gera peut-être complètement différemment cette crise du carburant parce qu'on aura pas le choix parce que sinon ce sera inaccessible. La question
qui se pose, c'est si cette crise s'installe, comme vous le dites, quelle dure et qu'elle s'aggrave, est-ce qu'on a les moyens ? Parce que aujourd'hui, on a pas du tout la même situation économique que l'Allemagne ou même que l'Espagne ou même que l'Italie quand on compare nos taux d'emprunt. Donc euh est-ce que on on a une parole politique qui dit euh attention et c'est à l'éditorialiste économique que je me tourne euh attention à la crise financière et en même temps euh ça veut dire qu'on peut quand même ouvrir les vanes quand nécessité fait loi. Mais c'est pour ça qu'il ne veut pas se fâcher euh avec le patron le PDG de Total Energie parce qu'en fait la meilleure réponse c'est effectivement le le plafonnement des prix. ça ne coûte rien précisément à à l'État et donc
c'est une façon de dire faut surtout pas qu'il l'arrête déjà dans un premier temps et c'est d'ailleurs c'est un message à à Patricken ce qu'il dit hein c'est grosso modo continuez votre stratégie de plafonnement parce que sinon attention on vous pouvez vous retrouver dans le budget d'un point de vue politique pour amorcer la conclusion de ce premier plateau, est-ce que vous pensez que ça va donner encore plus de carburant à la censure dans le débat budgétaire qui s carburant vous dites à la censure ah ben j'ai l'impression que là les oppositions Non, je pense que ça n'aura aucun effet ni dans un sens ni dans un autre puisque à l'instard de Gill Benstein, beaucoup de gens ont dû penser qu'il s'est comporté en observateur ce soir et qu'il n'a qu'il n'a pas pu qui n'a pas les
moyens d'agir sur en amont pas l'illusion que la crise est française. Moi le hasard de la vie fait des reportages fait que j'étais en Norvège la semaine dernière. La Norvège est l'un des plus grands producteurs du pétrole en Europe. Et bien les coûts du pétrole en Norvège sont pratiquement les mêmes qu'en France. Ils auraient une idée géniale, ils l'auraient appliqué. Ne laissons pas croire qu'il y a une idée géniale qui va faire que le pétrole, le le prix d'essence va redescendre à ce qu'il était il y a un an. Pour l'instant, c'est pas possible. Allez, merci à à tous les 6 pour ce décryptage politique à chaud de cette interview d'Emmanuel Macron. 21h38 si vous nous rejoignez sur France Info, on est en train de décrypter la l'interview d'Emmanuel Macron que vous avez pu
suivre en direct sur France info et sur France 2. On va faire rentrer nos invités politiques. Mais juste avant pour vous qui nous rejoignez, les temps forts de cette interview, c'est avec Gaspard de Florival. 40 minutes d'entretien durant lesquelles le chef de l'État a d'abord évoqué la situation internationale. À la question "Une attaque russe, c'est-elle possible en France La réponse est oui. Aujourd'hui, il faut être très clair, la Russie considère que l'Europe c'est la profondeur stratégique de l'Ukraine. Ça fait des années qu'on est attaqué. On est attaqué sur le plan informationnel avec des fausses informations qui sont circulées. On a été attaqué sur le plan cyber. C'est plus de la guerre hybride, c'est de la guerre point. C'est de la guerre. sont des actes hostiles qui en effet
peuvent tuer. Emmanuel Macron considère par ailleurs qu'une nouvelle mobilisation russe de 300000 hommes est un scénario crédible. Des tensions internationales en Ukraine et au Moyen-Orient qui pèsent sur le prix des carburants en France. Alors, combien de temps cette crise durera ? B chaque jour et je suis on est tous ensemble et je suis à leur côté. Et donc moi, ma priorité c'est vraiment de baisser les prix. Et donc pour baisser les prix, on doit régler ces sujets. D'abord éviter les surraaccidents. Donc pas de d'interdiction d'export américaine, essayer de libérer des stocks et d'essayer de recréer de la fluidité à Ormous, en mer rouge et cetera. Pas question pour lui de baisser les taxes sur le carburant à ce stade, mais il n'exclut rien si les prix venaient à
s'envoler. Interrogé ensuite sur le montant de la dette publique, le président assume son choix de n'avoir pas regardé à la dépense au moment du Covid. Je ne regrette pas du tout le quoi qu'il en coûte et d'ailleurs, je constate qu'au moment où on l'a fait, il y avait pas un responsable politique pour nous dire il faut baisser ceci ou cela, pour nous dire "N'aidez pas les restaurateurs, ne faites pas du chômage partiel, n'aidez pas ici ou là." Pas un. Ce que je regrette, c'est que les réformes que j'avais engagé à côté pour améliorer les finances publiques, elles ont bloqué. Côté budget, le chef de l'État soutient les mesures du gouvernement et les 54 milliards d'euros d'économie. Et ensuite, il fera son chemin parlementaire. Il fera son chemin. Est-ce que c'est un budget qui est
excessif, qui un budget d'austérité ? Non, c'est un budget de responsabilité. Et donc les axes qu'il a définis me paraissent justes parce qu'il demande des contributions proportionnées à peu près à tout le monde par le plan. chef de l'État a enfin exclu de dissoudre à nouveau l'Assemblée nationale. Jean Didier Berger, bonsoir, merci d'être avec nous. Vous êtes ministre délégué à l'intérieur. Alexandre Touzet, bonsoir. Vous êtes vice-président les républicains de l'essonne et également maire de Saint-Yon. Vous allez décrypter avec nous cette parole présidentielle. Et Henry Vernet nous a rejoint. Bonsoir Henri. Bonsoir. Éditorialiste politique et international France Info. Sopian Clouf pour l'économie, Gilbornstein pour la politique sont restés avec nous. Monsieur Berger, vous travaillez à
l'intérieur. Vous avez sans doute des informations que nous n'avons pas. Les renseignements intérieurs notamment dans ce moment particulièrement grave dont a parlé le président et notamment cette menace russe qui s'accroit. Que pouvez-vous dire aux Français ? Ce qui est arrivé à l'SI va nous arriver, peut nous arriver ? Sonne-nous prêts en cas d'une attaque similaire ? Je rappelle ce que c'était l'ips pour nos téléspectateurs. C'est un attentat raté avec un drone armé d'un engin explosif qui finalement se détache mais qui aurait pu en percutant un avion cargo faire plusieurs morts. Je crois que le président de la République a fait preuve de transparence et de pédagogie vis-à-vis de nos compatriotes pour leur dire l'état de la menace. Une menace qui n'est pas
totalement nouvelle mais une menace qui s'intensifie, une menace face à laquelle nous devons tous être préparés. Le ministre de l'intérieur Laurenè a demandé au préfet de prendre les mesures appropriées pour se préparer en cas de difficulté encore plus que nous ne le sommes déjà aujourd'hui. À quoi peut-on s'attendre très très concrètement ? On entre évidemment de plein pied dans la campagne présidentielle. Écoutez, on va pas faire de politique fiction mais en tout cas on sait ce à quoi d'autres ont été confrontés. On sait ce à quoi nous sommes déjà confrontés notamment en terme de tentative de désinformation ou tentative d'intervention dans notamment les processus électoraux. Mais demain, on voit à travers cet exemple allemand que des faits euh plus graves encore
susceptibles de se produire. On va pas euh inventer euh une menace précise quand elle ne l'est pas. Euh voilà, on tient compte des exemples et on se prépare à la fois dans les institutions de la République mais également euh auprès euh des population et nous allons avec le ministre de l'intérieur piloter des exercices de résilience territorialisés pour faire en sorte que euh en cas de difficulté, alors ça ça pourrait être des difficultés climatiques, mais ça peut être aussi des attaques du type de celle qu'on a connu dans d'autres pays européens que la population soit prête à faire face à ce type de difficulté. Alexandre Touset, est-ce que la menace qu'a évoqué le président, vous l'avez trouvé suffisamment pédagogue quand il l'a expliqué au français ? Je crois qu'il était extrêmement
sincère. Là-dessus, on peut rien lui enlever. Effectivement, on voit ce qui est arrivé en Allemagne, ce qui arrive sur les câbles sous-marins internet, ce qui arrive sur des entreprises de désinformation. On a vu euh euh les croix juives bleues, enfin toutes sortes de manipulations qui ont été plutôt identifiées par plusieurs pays. Donc on peut pas dire que ça soit un grand complot. C'est c'est évident, c'est manifeste. Après, est-ce que le chef de l'État a sur les 10 ans préparé l'État à être suffisamment robuste, à avoir une économie suffisamment forte, à avoir une industrie suffisamment puissante, à avoir un budget suffisamment équilibré, à réhausser le niveau moral de la population aussi par rapport à ces risques ? Ça c'est une vraie question qu'on peut se poser aujourd'hui.
Le budget de la défense a très nettement augmenté quasiment à son doublé. Je parle d'économie, je parle d'équilibre budgétaire, c'est-à-dire est-ce qu'aujourd'hui on est en capacité en parler, on va reste un moment sur la menace russe et sur l'Ukraine. On aura dans un instant Philippe Ballard, député de l'Oise et porte-parole du RN. Mais mais justement Gilles euh euh Henri Vernet, pardon, euh vous nous rejoignez euh sur cette prise de parole solennelle. Le président a démarré par ça, par la menace russe. Euh, il a plus parlé des carburants, mais il a démarré par la menace russe. Est-ce que cette hiérarchie, j'allais dire, de l'information dit quelque chose ? Oui, absolument. Ça dit euh vraiment c'est c'est une une espèce de stratégie qui est menée depuis quelques mois. En
réalité, on avait vu il y a moins d'un an chef d'état-major des armées, hein, qui ne parle pas comme ça au hasard, qui a toujours une espèce d'avale du président qui avait lui-même eu un langage très dramatique pour dire à quel point aujourd'hui les Français bah tout simplement pourraient se préparer à perdre des enfants. Et c'est vrai que cette menace russe, elle est clairement identifiée par le président. C'était même l'objet de son discours du 14 juillet, enfin du 13 juillet il y a un an. là aussi en en ciblant bien, en exposant bien ce qu'est cette menace russe et depuis ce n'est que Kreschendo. Et donc ce soir, on a une nouvelle manifestation parce que entre-temps, il y a eu en effet désormais le conflit en Iran et donc les Dormous. Il y a cette guerre Ukraine Russie qui fait rage.
D'ailleurs là aussi, il a mis l'accent en disant en évoquant la mobilisation actuellement possible par Poutine de 300000 hommes supplémentaires à mettre dans la guerre. Ce qui est une façon pour Emmanuel Macron de montrer que vraiment cette affaire-là malheureusement n'est pas prêt de la tension n'est pas prête de baisser. Et là, il joue même les experts militaires en disant bah dans la mesure où Poutine est en difficulté sur ce front ukrainien, il fera d'autant plus pression, d'autant plus de menaces sur les pays européens dont la France. Hono.
Emmanuel Macron