DESARMER LA POLICE : QUAND LA PROPOSITION DE LFI REND FOU RETAILLEAU, BAYROU … ET LE PS
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Nouvelle polémique politique en cours concernant l'armement de la police municipale et la vidéosurveillance. C'est une déclaration de Mathilde Panot, la chef de file des Insoumis à l'Assemblée nationale, qui a donné le top départ. Dimanche dernier, elle s'est exprimée sur BFM, et depuis, c'est toute la classe politique qui s'enflamme. On fait le point en détail dans cet épisode. Alors je vous propose de commencer en visionnant la séquence qui a mis le feu aux poudres.
Vous dites aux habitants de communes qui nous écoutent qu'ils peut-être demain auront une liste à l'EFI dans leur municipalité, dans leur ville, si vous élisez un maire de la France Insoumise, nous désarmerons la police municipale de votre ville si elle est armée ? Oui, et nous nous battrons pour qu'au niveau national, ils soient réintégrés dans la police nationale, avec de la police de proximité. Et vous enlèverez les caméras de vidéosurveillance aussi dans les villes où vous seriez élus, où il y aurait des caméras ?
Écoutez, quand on arrivera et qu'il y a, vous savez, un certain nombre d'agents qui sont là de police municipale, on ne va pas les faire disparaître du jour au lendemain, ni leur enlever leur travail du jour au lendemain. Mais les caméras de vidéosurveillance ? On ne se bat pour l'intégration. Et quant aux caméras de surveillance, là aussi, il faut voir dans le cadre des contrats, mais moi, je le redis, je ne suis pas favorable à ce qu'on mette des caméras de surveillance partout qui n'ont, encore une fois, jamais prouvé leur utilité. Donc il y aura un plan pour enlever les caméras de vidéosurveillance dans les villes où la France Insoumise serait élue ?
Oui, mais en fait, ne faites pas semblant que c'est extrêmement choquant de proposer ça. Je vais vous dire, tous ceux qui ont mis de la police municipale à Touva, qui l'ont surarmé à Touva et qui ont mis des caméras de surveillance, qu'est-ce que ça a créé ? Qu'est-ce que ça a créé ? Vous ne faites que de dire que la situation sécuritaire est catastrophique.
Donc ce ne sont pas des solutions. C'est en fait un vieux serpent de mer qui réapparaît à la faveur de la campagne municipale et sur lequel tout le monde veut faire son beurre anti-LFI. Pour les Insoumis, rien de neuf sous le soleil. Le mouvement réclame de longue date une réforme de la police de la cave au Grenier. En juin 2020, Jean-Luc Mélenchon plaidait pour, je cite, « une police aussi désarmée que possible pour qu'elle inspire le respect aux citoyens ». Déjà, à l'époque, cette déclaration avait fait polémique. Tout le monde y était allé de son petit mot pour la discréditer, si bien que le candidat Mélenchon avait dû préciser sa pensée sur le plateau de LCI.
« Pas question de désarmer le RAID ou le GIGN », avait-il assuré, mais plutôt la police qui fait la circulation, la police qui vient dans les manifestations ou celle qui est au commissariat. » Je le cite. En bref, la police qui est au contact direct de la population. Quand Mathilde Panot aborde la question sur le plateau de BFM, elle ne lâche pas une bombe politique, loin de là. Elle se contente de rappeler une position que LFI défend depuis des années.
Aucun scoop, aucune rupture, et ça se voit d'ailleurs à sa réaction presque étonnée pendant l'interview, elle défend une idée simple, « Tout le monde a le droit à la sûreté dans notre pays », mais appelle à sortir du tout répressif au profit de la prévention et d'un accroissement des moyens humains. Elle s'interroge à haute voix. « Ceux qui ont surarmé la police municipale à tout va, qu'est-ce que ça a créé ? » Sa réponse, rien de concluant, « La surenchère est un échec patent », dit-elle. Et c'est là que le paradoxe saute aux yeux. Ceux qui ont fait le choix politique de l'escalade policière sont aussi ceux qui, quotidiennement, se plaignent d'un climat d'insécurité grandissant en France.
Leur propre stratégie n'a, semble-t-il, rien arrangé. C'est cette dissonance que Panneau met en lumière. À force de vouloir tout régler par la force, on oublie que la sécurité commence ailleurs. Elle le dit clairement. N'êtes-vous pas choqués qu'on enlève des médiateurs de rue qui faisaient de la prévention ? Les associations qui sont en train d'être asséchées financièrement, elles faisaient du lien social, de la prévention. C'est tout ça qu'il faut reconstruire. En face d'un discours dominant qui martèle sécurité égale répression, elle défend une vision plus large, ancrée dans le quotidien. Celle d'une sécurité qui passe aussi par le tissu social, la présence humaine et la médiation.
C'est un choix de société qu'elle défend en fait. Mais il n'en fallait pas plus pour que la machine à récupération politique se mette en marche. Du PS au RN, tout le monde se coordonne pour brailler à l'unisson contre la vision défendue par LFI. Gérald Darmanin, ancien ministre de l'Intérieur est désormais garde des Sceaux, tweet « Avec cette gauche, vous n'aurez plus le droit à la sécurité. » LFI fait le choix de l'insécurité dans nos communes, estime Valérie Pécresse, la présidente LR de la région Île-de-France. Retaillon en remet une couche avec le parti du chaos et appelle carrément au Front Républicain qui devra se dresser contre cette folie et ne souffrir d'aucune exception.
Rien que ça. Évidemment, l'ERN s'est aussi jeté sur l'occasion pour déballer ses éléments de langage sécuritaires. L'eurodéputé d'extrême droite Mathieu Vallée a tweeté « LFI en avant les voyous ». Un certain sens de l'ironie quand on connaît le CV du bonhomme, ancien commissaire et désormais membre d'un parti condamné pour ses malversations au Parlement européen. En 2022, alors qu'il est toujours policier, Mathieu Vallée provoque un accident avec sa voiture de service alors qu'il est sur un jour de repos. Aucune suite ne sera donnée à l'affaire. En 2023, le canard enchaîné révèle qu'il est soupçonné et d'avoir détourné des bons d'achat SNCF destinés à ses collègues de la BAC nuit.
Résultat, encore une fois, pas de procès, pas de mise en cause judiciaire, un simple blâme administratif et un remboursement discret d'environ 1000 euros. Pour certains, la loi s'applique, pour d'autres, elle s'adapte. Mathieu Vallée est le symbole de l'impunité policière qui place bien trop souvent les forces de l'ordre au-dessus des lois qui s'appliquent aux autres citoyens. Alors quand ce genre de personnage se permet de traiter les autres de voyous, il y a de quoi s'étrangler. Avec eux, la morale sécuritaire, c'est toujours pour les autres. Autre parti à être particulièrement monté au créneau contre panneau, le parti socialiste qui n'a pas fait dans la dentelle.
C'est du côté de l'aile droite du PS qu'on tape le plus fort. Pour le maire de Saint-Ouen, Karim Bouhamran, LFI n'est pas dans le réel des élus du terrain. Je le cite, désarmer la police municipale, supprimer la vidéoprotection, c'est porter atteinte à la sécurité publique pour ceux qui en ont le plus besoin, ceux qui vivent dans les quartiers populaires. Même son de cloche du côté du maire de Montpellier, Mickaël Delafosse, qui défend coûte que coûte l'armement de la police municipale ainsi que la vidéoprotection.
Pas étonnant de la part d'un édile qui a mis en place la police métropolitaine des transports, une unité armée jusqu'aux dents, alors Glock 17, gaz lacrymo, bâton télescopique, pistolet à impulsion électrique et même maître chien. En fait, c'est tout bonnement la plus grande unité de police dédiée aux transports en France. Le maire présente la création de la PMT comme un choix politique pour répondre à un besoin légitime de sécurité, je le cite, tandis que le préfet appelait en 2023 à nettoyer Montpellier de la délinquance. Ça donne le ton. Habituellement plus modéré sur ces questions, Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, se dit lui aussi en désaccord avec Mathilde Panot.
Il a même exclu toute possibilité d'alliance avec LFI au municipal en cas de projet comportant la suppression de la vidéoprotection ou de l'armement des policiers. On l'écoute sur France Info. Jamais, en fait, je n'accepterais sur une liste des gens qui, enfin je ne me mettrais pas derrière un maire insoumis qui annoncerait qu'il va supprimer la vidéoprotection ou qu'il va supprimer l'armement des policiers. Ça n'a aucun sens. En 2021, Olivier Faure affichait pourtant un tout autre discours alors que Valérie Pécresse réclamait l'armement des polices municipales en réponse à la hausse des rixes entre bandes rivales. Le chef des socialistes se montrait alors catégorique.
Je suis stupéfait, l'en s'est-il, on va armer la police municipale pour tirer sur les jeunes qui se battent. Ce n'est pas raisonnable, il faut renforcer la police nationale. La répression, c'est déjà trop tard. D'ailleurs, le programme du NFP signé en 2024, entre autres par le PS, prévoyait le rétablissement de la police de proximité et une évaluation indépendante des dispositifs de vidéosurveillance en lien avec la défenseur des droits. Ce revirement illustre à quel point le débat sécuritaire a dérivé vers des postures beaucoup plus radicales. La polémique sur le désarmement des polices municipales en dit long sur l'état de fascisation du pays.
Rappelons qu'il y a encore quelques années, quasiment aucune police municipale n'était équipée d'armes létales. Aujourd'hui, d'après les chiffres du ministère, 58% des policiers municipaux sont armés en France. Sur X, Sébastien Rocher, sociologue au CNRS, ne tourne pas autour du pot. Armés, tous les policiers n'a jamais fait ses preuves, explique-t-il. Au contraire, les polices armées tuent plus et la délinquance était plus basse avant que les polices municipales ne se mettent à sortir les armes. D'ailleurs, aucune étude française ne vient confirmer un quelconque bénéfice à cette militarisation.
Manuel Bompard, coordinateur de la France Insoumise, a quant à lui réaffirmé et clarifié la position du parti sur ces questions. Pour lui, la sécurité relève avant tout des prérogatives régaliennes. Ce n'est pas aux collectivités locales de prendre en charge ces enjeux, mais bien à l'État, d'où la proposition d'intégration des polices municipales au sein de la police nationale. On l'écoute.
Sur la question de la police municipale et de l'armement de la police municipale. Nous, depuis des années et des années, nous avons toujours eu la même position sur ce sujet. Et d'ailleurs, c'était la position de nombreux maires socialistes. Je dis ça par rapport à la question que vous me posez sur Olivier Faure, qui a toujours été de dire qu'on considère que ces politiques de sécurité, ces enjeux de sécurité, ce sont des prérogatives régaliennes qui appartiennent à l'État. Et depuis des années et des années, l'État se désengage de ces prérogatives régaliennes et demande aux collectivités locales de venir se substituer à leurs prérogatives.
Et nous, nous ne sommes pas d'accord avec l'idée que ce soit les collectivités locales qui doivent se substituer à une prérogative qui est une prérogative régalienne. Parce que ça crée une rupture d'égalité sur le territoire national. Parce que vous allez avoir des villes où vous allez avoir de la police municipale avec beaucoup de moyens, des villes qui vont être des villes plus pauvres dans lesquelles il y aura moins de moyens. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que les gens qui vivent dans une commune plus pauvre auraient moins le droit à vivre en tranquillité, en sécurité que des gens qui vivent dans une commune dans laquelle il y a plus de ressources.
On ne peut pas être d'accord avec ce principe. Donc ce que nous disons sur ce sujet, c'est très clair et c'est très précis. C'est de dire que les polices municipales aujourd'hui et en particulier les polices municipales armées de notre point de vue, elles devraient être réintégrées au sein de la police nationale et redéployées sous forme de police de proximité.
L'autre volet de la polémique s'ancre autour de la vidéosurveillance. Le Premier ministre en personne a réagi aux propos de Mathilde Panot plaidant, comme tout son camp politique, en faveur des caméras dans l'espace public. On l'écoute.
Il ne se passe pas un jour, hier encore, sans que les caméras de vidéosurveillance permettent de résoudre des délits et des crimes. Des crimes. Hier encore. Et donc, par exemple, il y a quelques jours à peine, un dissident politique d'un pays d'Asie était dans notre ville. Un tueur à gage a été envoyé contre lui. Et l'a égorgé. Heureusement, il a survécu devant sa compagne. Et en 48 heures, on a pu, grâce aux caméras, repérer ce tueur à gage qui était néo-zélandais. Simplement, grâce aux images. Il ne se passe pas de jour. Je dis ça souvent à François Réves-Savène qui a vécu la même chose. Il ne se passe pas de jour sans que la justice
nous demande des images. L'exemple mobilisé par Bayrou est forcément frappant. Mais dans les faits, au quotidien, les apports de la vidéosurveillance sont clairement à nuancer. Une étude menée par le Centre de recherche de l'École des officiers de la Gendarmerie nationale en 2021 met en perspective l'efficacité réelle de la vidéosurveillance. En analysant près de 2000 affaires entre 2017 et 2020 dans des communes de l'Isère, l'étude montre que les images de vidéosurveillance n'ont permis de résoudre que 22 enquêtes, soit à peine 6% des cas élucidés. C'est une enquête sur 20.
Cette faible utilité est un peu plus marquée pour les cambriolages, 11%, que pour les violences, 5%, mais reste globalement marginale. Encore une fois, rien de très nouveau. Déjà en 2018, le sociologue Laurent Muccelli pointait du doigt cette contribution minime des vidéosurveillances aux enquêtes, la qualifiant d'évidemment pas nulle mais marginale. Bref, la vidéosurveillance n'est pas loin de là la panacée sécuritaire vantée par certains. La Cour des comptes arrive aux mêmes conclusions. C'est ce qu'a mis en avant le député LFI Aurélien Lecoq sur le plateau de BFM. Je vous propose de l'écouter.
Sur la vidéosurveillance, la réponse est très simple. Ah bon ? Ça ne marche pas. Ah bon ? Ça ne fonctionne pas. Et ce n'est pas moi qui le dis, c'est la Cour des comptes qui par exemple en 2020 publie un rapport dans lequel elle explique qu'il n'y a aucune corrélation entre le nombre de caméras de surveillance et l'évolution de la délinquance. Et pour résoudre un crime ce n'est pas utile ? Eh bien non. Et savez-vous qui vous répond ? Eh bien c'est une enquête commandée par la gendarmerie elle-même. Oui, dans un rapport commandé par la gendarmerie on nous explique que les caméras de vidéosurveillance permettent d'élucider des crimes des déliés des affaires dans 1,13% des cas.
Et dans le même temps, 1,13% des cas élucidés, dans le même temps les caméras de surveillance représentent 50% de l'investissement du fonds interministériel de lutte contre la délinquance. Donc on y met. Donc c'est un insoumis et ça ne sert à rien.
Manuel Bompard a également clarifié la ligne du mouvement sur cet aspect. LFI souhaite mettre en place un moratoire pour juger de l'efficacité des caméras de surveillance.
Sur la question de la vidéosurveillance je vais prendre les deux aspects. C'est de la vidéosurveillance et pas la vidéoprotection qui est souvent le langage au contraire utilisé par les partisans du développement et de la multiplication des caméras. C'est de décider d'installer des moratoires sur le développement des caméras de vidéosurveillance pour que les choses soient claires et précises. Pour quelles raisons ? Parce qu'en fait, nous, on ne fait pas d'idéologie sur ce sujet.
On regarde l'efficacité des processus, l'efficacité des outils qui sont mis en place pour pouvoir y répondre et répondre à cette question qui est une question centrale, qui est le droit de vivre en tranquillité, en sécurité, en sûreté, évidemment, que ça fait partie des objectifs que l'on partage. La réalité, c'est qu'aujourd'hui, vous avez même une enquête de la gendarmerie qui vous dit que les caméras de vidéosurveillance n'ont permis, selon les propres chiffres de la gendarmerie, de participer à l'élucidation et pas à la prévention d'un crime ou d'un délit, à l'élucidation d'un crime ou d'un délit dans 2% des cas. Or, aujourd'hui, les caméras de vidéosurveillance, ça coûte très cher.
Ça coûte très cher à l'installation, ça coûte très cher à l'entretien, ça coûte très cher à la maintenance, ça coûte très cher parce que vous devez avoir des effectifs qui, au lieu d'être sur le terrain, sont dans des centres où ils sont là toute la journée à regarder des caméras de vidéosurveillance. On estime aujourd'hui que quand vous installez 4 caméras de vidéosurveillance, vous pouvez avoir à la place un effectif de police qui est présent sur le terrain.
Cette controverse autour de l'armement des polices municipales et de la vidéosurveillance révèle avant tout un clivage politique profond. D'un côté, une vision sécuritaire fondée sur la répression et la surveillance accrue. De l'autre, une approche axée sur la prévention, le renforcement du tissu social et un contrôle démocratique des forces de l'ordre. Ce débat dépasse largement les questions techniques. Il incarne un véritable choix de société entre une gestion fondée sur la peur et le contrôle et une autre portée par la confiance et la justice sociale.
L'insécurité ne reculera ni par l'armement systématique ni par la multiplication des caméras mais par un engagement fort contre la précarité croissante, un réinvestissement dans les services publics essentiels, l'éducation, la santé, la culture, mais aussi la reconstruction du lien social détruit par des décennies de politiques néolibérales. La sécurité ne se décrète pas par la force ou la surveillance. Elle se construit en combattant les inégalités et en bâtissant une société plus juste et plus solidaire. Voilà où se trouve le vrai défi. Dans l'actualité également, le Sénat alerte sur les aides aux entreprises.
211 milliards d'euros, c'est le coût des aides publiques aux entreprises en 2023. Il s'agit d'un des premiers postes de dépense de l'État et pourtant, personne ne l'avait évalué. L'administration a été incapable de nous dire combien elle donnait, à qui et à quoi cela servait. Donc c'est un des premiers enseignements et d'ailleurs, je tiens à le dire, un des premiers gros travails de cette commission d'enquête qui sera un des points forts, c'est que pour la première fois, nous donnons un chiffre objectivé.
Le rapport de la commission d'enquête sénatoriale chargée du dossier propose une série de mesures et épingles des entreprises comme Michelin qui a reçu 2,8 millions d'euros d'exonération et crédit d'impôt en 2023-2024 mais a annoncé un plan social de plus de 1250 salariés. C'est vrai qu'il y a un vrai sujet de l'évaluation et de savoir et c'est bien là notre souci si chaque euro alloué à l'aide aux entreprises trouve quelque part son efficience est efficace et permet c'est quand même bien l'altern de la guerre de créer de la richesse.
La commission appelle donc à la responsabilisation des entreprises en imposant le remboursement total si l'entreprise délocalise après avoir reçu une aide ou une déduction des aides si elle distribue des dividendes.
On poursuit avec le climat et les températures qui ont atteint des records dans le mois de juin dernier.
Localement, les températures ont dépassé régulièrement les 40 degrés dans plusieurs pays d'Europe et atteint jusqu'à 46 degrés en Espagne ou au Portugal. Et non, il ne fait pas juste chaud parce que nous sommes en été. D'après les scientifiques, la vague de chaleur aurait été de 2 à 4 degrés moins intense sans le changement climatique causé par l'homme. L'étude centrée sur 12 villes européennes estime également que cette hausse des températures a probablement causé environ 2300 décès prématurés entre le 23 juin et le 2 juillet. Alors oui, le réchauffement climatique tue.
On termine avec l'actualité internationale et le sinistre plan israélien pour déplacer les palestiniens de Gaza.
Déplacer 2 millions de palestiniens. Voici le plan d'Israël Katz, le ministre de la Défense israélien. Alors que Netanyahou et Donald Trump enchaînent les rendez-vous à Washington depuis 2 jours pour évoquer un potentiel cessez-le-feu, le plan d'Israël reste d'exclure les Gazaouis de Gaza. Dans un premier temps, il veut contraindre 600 000 palestiniens à se rendre dans ce qu'il appelle un camp humanitaire sur les ruines de Rafa, au sud de l'enclave. Une zone contrôlée par des organisations internationales de laquelle les Gazaouis n'auraient pas le droit de sortir. Pour des experts juridiques, ce plan est une violation grave du droit international équivalent à de l'épuration ethnique.
L'avocat israélien, Mikael Sfard, parle de plan opérationnel pour un crime contre l'humanité.
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Mathilde Panot