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Conférence de presseBreizh Lab des progressistes bretons· 21 novembre 2025 237 minAutoproduitFond programmatiqueInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprisesCulture, médias & sport

Et Si La Décentralisation Était La Solution ?

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Attaque 12 %Défensif 8 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:05:20OuverteRéponse partielle

    Est-ce que dans cette étude, il a été question des DOM-TOM et de la décentralisation à leur égard ?

  • 1:14:47OuverteRéponse directe

    Comment conciliez-vous votre ancrage breton avec votre appartenance à un gouvernement centralisé ?

  • 1:16:14OuverteRéponse directe

    Comment gérez-vous le grand écart entre votre ancrage profond sur la Bretagne et votre appartenance à un gouvernement centralisé ?

  • 1:21:20OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui peut être une vraie réflexion sur les questions de différence et le rôle de l'État ?

  • 1:23:10OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on peut parler d'un changement culturel politique d'un nouveau rapport à l'État ou simplement des choses qui s'installent de manière pérenne ?

  • 1:27:29OuverteRéponse directe

    Quelles sont les règles du jeu pour mettre en place cette transformation ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:07Locuteur 2Fait
    « Si la maternité de Gingan n'ouvre pas, c'est la faute du président de la République. »
  • 15:36Locuteur 3Fait
    « Notre pays doit se transformer considérablement et avoir un objectif qui est celui de l'efficacité de l'action publique. »
  • 17:04Locuteur 3Fait
    « Il faut qu'on se déconstruise. C'est enfin je le dis, c'est aussi simple que ça. »
  • 38:03Locuteur 5Chiffre
    « 68 % des Français considèrent que les collectivités locales aujourd'hui n'ont pas assez de pouvoir. »
  • 46:06Locuteur 5Chiffre
    « 76 % des Français souhaitent que les pouvoirs de décision se situent dans les régions versus 16 % à Paris. »
  • 1:57:29Chiffre
    « 500000 € à la DRAC. 500000 € on n'est même pas dans le trait de crayon. 500000 € par rapport au budget du ministère de la culture, hein. »
  • 2:03:25Fait
    « La première question n'est pas de savoir si on coupe des têtes ou si on supprime des choses. La première question, c'est de réfléchir à l'efficacité des politiques publiques. »
  • 2:07:46Fait
    « pour ces laboratoires de recherche, on a besoin de post doc, on a besoin de chercheurs, on a besoin de contrat court pour des chercheurs qui viennent du monde entier. »
  • 2:17:40Fait
    « le droit à l'expérimentation mériterait d'être plus utilisé mais ne règle pas tout. »
  • 2:23:31Fait
    « il faut rapprocher la décision du citoyen et garantir des services publics locaux, donc de la proximité, de la densité de vie locale et du lien social. »
  • 2:31:46Fait
    « pourquoi pas parler de décentralisation ? Parce que avec ce terme là, j'ai peur qu'on n'y arrive pas. »
  • 2:36:08Fait
    « aujourd'hui il faut qu'on passe par l'échelon régional. On a appliqué le ZAN en Bretagne comme nulle part ailleurs. »
  • 2:41:13Fait
    « les deux échelons préférés des Français, c'est les communes et les départements. »
  • 2:41:53Fait
    « il faut faire attention à ce qu'on tombe dans des jacobinismes régionaux. »
  • 2:42:36Fait
    « dans le centre Bretagne, dans le CR Braise, nous on aime bien les fesses snownos et on n'est pas des attardés. »
  • 2:43:14Fait
    « toutes les strates de collectivité souffrent d'une manière générale. Toutes les études le montrent financièrement. »
  • 2:45:14Fait
    « on nous donne le pouvoir mais pas totalement. [...] on ne peut pas décider seul et donc des réponses qui seraient utiles localement, on ne peut pas les délivrer. »
  • 2:47:55Fait
    « quand on transfère une compétence, il faut qu'elle soit complètement transférée avec les moyens qui vont avec. »
  • 2:52:41Fait
    « il y aura plus ces financements croisés et sinon ce qui fait le sel de la vie, ce qui fait ce qu'on arrive à être ensembleir enfin si on peut plus cofinancer des enftival interceltique de l'Orient euh je sais pas le Grand Prix de Pouet en cyclisme ou d'autres choses, bien ces événements-l qui sont des des phares ne pourront plus exister parce qu'une seule collectivité ne pourra pas seule les financer. »
  • 2:53:16Fait
    « il y a quand même du bon. Faut savoir ce qu'on met au niveau local et ce qu'on met au niveau euh au niveau euh national. »
  • 2:53:59Fait
    « la région Bretagne, elle a adopté sa contribution hein qui avait été demandée par Sébastien Lecnu. Oser la confiance dans les territoires en réponse donc au courrier du 19 septembre avec une ligne claire, assumer la subsidiarité, clarifier qui décide de quoi et puis donner les vrais moyens d'agir. »
  • 2:56:12Fait
    « Seuls les élus du Rassemblement national n'ont pas souhaité s'associer à ce travail. »
  • 2:56:55Fait
    « on avait beaucoup insisté déjà sur la nécessité de trouver des voies pour que notamment les régions de France qui assument un certain nombre de responsabilités de chefs de fil et ça a été évoqué à plusieurs reprises en matière de de mobilité et c'est la délégation que j'ai par ailleurs en particulier puis savoir les moyens financiers pour pouvoir assurer ses mobilités en région. »
  • 2:57:39Fait
    « si on a effectivement des des femmes et des hommes politiques qui ont des responsabilités nationales et qui sont au gouvernement et qui veulent tendre la main au territoire et aux élus en confiance, nous pouvons serrer cette main et y travailler. »
  • 2:58:22Fait
    « il n'a pas tout réussi mais le président Hollande avait donné la possibilité au territoire de France et et Jean-V le sait parfaitement bien de gérer les fonds européens en région. »
  • 2:59:03Fait
    « l'État préfère avoir à sa main la gestion de ses fonds européens pour venir financer ses propres politiques publiques nous inquiète fortement. »
  • 3:00:30Fait
    « pourquoi obliger tous les territoires de France ou toutes les régions de France en matière de mobilité de financer les mobilités de la même manière avec les même ressources fiscales alors que nous avons des différenciations qui sont majeures ? »
  • 3:01:56Fait
    « on ne demande pas plus de compétences. On demande juste de pouvoir exercer les compétences qui nous sont d'évolu dans de bonnes conditions. »
  • 3:02:35Fait
    « le conseil régional de Bretagne ne demande pas plus de compétences. On ne demande pas plus de compétences. Alors, peut-être parfois un peu à la marge, mais on ne demande pas plus de compétences. »
  • 3:03:20Fait
    « On demande juste de pouvoir exercer les compétences qui nous sont d'évolu dans de bonnes conditions. Et dans de bonnes conditions, c'est pouvoir disposer du pouvoir législatif, réglementaire, financier et fiscal. »
  • 3:05:26Fait
    « si on ne trouve pas cette France de solution au cœur des territoires, malheureusement, je le dis avec gravité, on aura le Rassemblement national au pouvoir »
  • 3:06:09Fait
    « les régions de France sont chefs de fil en matière de climat et de transition écologique. Le problème c'est que mais ça a été dit à de multiples reprises et c'est ce que disait David, c'est que on a beau être chef de fil, moi j'ai toujours un préfet à mes côtés aussi »
  • 3:07:38Fait
    « à un moment donné, vous vous retrouvez avec un pilote et un copilote qui ne vont pas à la même vitesse, ça marche pas. Ça ne marche pas et ça ne marche plus. »
  • 3:09:00Fait
    « on est en perte de substance. On est en perte de substance, on est en perte d'identité au sens au sens le plus le plus je dirais le plus noble du terme. »
  • 3:10:30Fait
    « Diwan n'est pas sauvé. Enfin, on va pas se raconter d'histoire. On est dans une situation qui est quand même un peu critique. »
  • 3:11:54Fait
    « il y a une profonde inéquité de traitement qui qui va se jouer entre les enfants qui pourront bénéficier de des étonnements immersifs avec le soutien de l'école publique et ceux qui n'en bénéficieront pas plein de sujets de cette nature »
  • 3:13:16Fait
    « on est dans des carcans qui nous permettent pas l'agilité que ce soit pour les langues ou plein d'autres sujets. »
  • 3:14:34Chiffre
    « les territoires de la diagonale du vide, moi j'appelle plutôt ces territoires les territoires de la diagonale où les dotations par habitant sont les plus faibles. Et quand on fait la carte du montant de dotation par habitant de c territoire là, il est entre 4 et 11 fois plus faible qu'ailleurs. »
  • 3:16:02Promesse
    « vous allez nous mettre 1 € de plus de dotation par habitant et nous ce service de proximité là, on va le faire, vous inquiétez pas, on va rendre du pouvoir d'achat en service public »
  • 3:20:23Fait
    « nous, on n pas une vocation à faire plus 3 4 % par an d'abugmentation de population. On va pas le faire. C'est pas notre job, il est participer à la souveraineté alimentaire, participer à la production d'énergie renouvelables et participer à la garantie de la qualité de l'eau. »
  • 3:22:08Fait
    « la politique de l'AGM MAPI justement, gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations qui nous est tombé sur les EPCI en 2016, mise en application en 2018 mais sans que l'État vienne nous donner 1 € pour porter cette politique sur le territoire. »
  • 3:23:36Chiffre
    « La Bretagne est la première région de France en résultat scolair et le Morbillant est le premier département dans la région. »
  • 3:24:57Fait
    « on a même proposé de mettre plus d'argent ce nous avez demandé Parce qu'en fait on est sourcieux sur un vrai point. »
  • 3:26:24Fait
    « La deuxième chose, c'est que la décentralisation, j'étais toujours défendu. Mais excusez-moi, c'est un mot un peu emmerdant. Si vous en parlez aux gens, ils commencent par changer de trottoir. »
  • 3:27:48Fait
    « L'État central a construit le pays. Vous croyez vraiment que les Bretons, vous avez quelque chose à faire avec les Marseillais comme moi ? Non, franchement. »
  • 3:28:27Fait
    « on est un peu dans la situation de 1958, y compris parce qu'il y a une guerre avec l'Ukraine. »
  • 3:29:40Fait
    « On est dans une société de la fin du patriarcat. Les hommes comme les femmes veulent réussir leur vie avec une vie professionnelle, une vie sentimentale, une vie sexuelle. »
  • 3:30:20Chiffre
    « 63 % des bébés n mariage dans ce pays. 63 % des bébés n mariage. »
  • 3:30:58Fait
    « Qu'est-ce qui nous ruine en ce moment ? Excusez-moi, c'est les vieux, c'est les mois. Mais c'est bien qu'on vive longtemps. »
  • 3:31:31Fait
    « La santé, vous l'avez dit, le logement bien sûr, les et la sécurité. question absolument centrale que souvent à gauche on a du mal à assumer et qu'à droite on surassume. »
  • 3:32:11Fait
    « La première, c'est que c'est la nature qui fait l'histoire, c'est plus nous. Donc ça c'est le vrai sujet. »
  • 3:33:26Fait
    « il y a une explosion, que les femmes se mettent à voter massivement à gauche et que les hommes votent massivement pour l'extrême droite. »
  • 3:34:06Fait
    « les métropoles sont mondialisées et elles sont écolo, socioalo, droite centriste, enfin bon tous ces gens raisonnables. Et puis leur métropole, bah leur métropole c'est la base du populisme. »
  • 3:34:48Fait
    « Pourquoi ils ont pas de droit de vote ? Là où il travaille, là où il vote serait quand même le base d'une démocratie reconstituée »
  • 3:35:28Fait
    « les gilets jaunes c'était des petits patrons, des ouvriers, des gens de d'Amazon, des tous ces boulots là et puis des femmes beaucoup de femmes, beaucoup de femmes divorcées. »
  • 3:36:02Fait
    « On a les mêmes communes qu'en 1789. Excusez-moi. »
  • 3:36:40Chiffre
    « les Français trouvent que 16 % et la confiance qui mettent dans les politiques 16 %. Macron est un peu mieux he, il frôle des 20 % mais les politiques sans trop c'est 16 % 18 % sur certains sondages. »
  • 3:37:15Chiffre
    « 40 % des gens ont une petite aventure au bureau. Donc vous voyez, il y a aussi des à côtés euh importants dans la le travail hein. »
  • 3:37:55Fait
    « l'IA, elle en est au moment quand on a inventé le train, c'était à Saint-Étienne. On a inventé d'abord le rail et on tirait avec un cheval. On en est à peu près là avec Lia au moment où le cheval tire sur le rail. »
  • 3:38:33Chiffre
    « 35 % des gens sont en télétravail. Les jeunes leur culture elle est numérique sauf quand il y a des rêves partis où on envoie la gendarmerie. »
  • 3:39:12Fait
    « plus vous êtes loin, plus les le proche et le le numé le le monde numérique sont écartés, plus vous avez peur. »
  • 3:39:51Chiffre
    « 10 % des gens meurent dans leur commune d'origine. 50 % ne vivent pas dans leur département de naissance. »
  • 3:40:34Fait
    « la première langue après le français c'est l'arabe en fait. Mais bon qu'il faut pas en parler mais c'est quand même la première langue véhic parler dans les cuisines de nos maisons »
  • 3:41:09Fait
    « Comment on va faire pour que la dénatalité soit relativement freinée ? Comment est-ce qu'on va faire pour qu'une société quatre générations trouve un équilibre ? »
  • 3:41:45Fait
    « il y a même pas le même système électoral dans les départements dans les régions, dans les communautés de communes. »
  • 3:42:15Fait
    « pourquoi c'est aussi compliqué ? Et après, on nous dit ça marche pas. Mais je dis mais ça fait des décennies qu'on produit de la bouillie de chat pour effectivement essayer de complexifier la démocratie »
  • 3:42:59Fait
    « La jeunesse ne participe pas aux élections local elle participe à la présidentielle parce qu'il y a un numéro il y a la télé tout ça et tout. »
  • 3:43:33Chiffre
    « 40 % des jeunes de 18 à 25 ans n'ont pas fait l'amour depuis un an. »
  • 3:45:24Chiffre
    « 50 % du temps de garde des petits enfants est fait par les grands-parents. »
  • 3:46:31Fait
    « L'État fait pas si vous faites policier, on vous envoie systématiquement à l'autre bout. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:01

On va parler de décentralisation mais dans une approche aussi globale que pointue, que serrée et que terrain. Ben, je vais simplement donner la parole à monsieur le ministre JV Ludrian, président du Brace Lab qui va nous faire évidemment une introduction générale. Merci beaucoup.

0:21

Merci Cécile et bonjour à toutes et à tous. Quelques mots d'introduction d'abord pour vous dire que vu le nombre, il faut que vous intégriez puisque nous sommes au stade de Rosen Park que nous jouons à guichet fermé et il nous a fallu augmenter le nombre de places possibles hier tant il y avait de demandes. ce qui monte, je ne sais pas honnêtement, sans vouloir faire de polémique à l'égard de quiconque dans la salle puisque certains d'entre vous sont membre d'un parti politique, donc je vais pas faire de polémique mais néanmoins, je ne pense pas qu'aujourd'hui en Bretagne, il y ait de lieux capable de réunir autant de monde

1:01

un samedi matin en plus en payant.

1:09

Ce qui montre qu'il y a besoin de lieux comme le Braiselab qui sont des lieux de de laboratoire d'idées, d'espace de travail collectif qui sont qui se veut un lieu de respect des engagements des uns et des autres qui se veut un lieu de liberté sans invective mais aussi un lieu d'élaboration et d'innovation politique que la Bretagne peut peut avoir. Ce sont les fondements que nous avions établis il y a déjà maintenant quelques années et vu le nombre que nous sommes aujourd'hui, ça montre que ça marche. En tout cas, nous je suis ravi de de cette présence et nous aurons l'occasion de faire en sorte que les comptes rendus soient transférés à qui de droit. Je vais en parler tout à

1:52

l'heure. C'est dans cet esprit-là que je dis cela pour ceux qui ne viennent pas tout le temps ou qui viennent spécialement pour aujourd'hui que nous avons accueilli des personnalités très diverses de de Barnier à euh de Michel Bernier à Bernard Casneuve. Bon de de Laurent Berger à Thierry Breton. Bon et puis aujourd'hui Françoise Gatel

2:18

parce que au moment entre autres il y a Jeanviard, il y a Jérôme Foca mais entre le moment où nous avons décidé de consacrer cette matinée à la décentralisation et aujourd'hui entre-temps il y a pas de lien personne ne va essayer de mettre un lien mais entre-temps Françoise Gatel a été chargé du dossier quand même et et elle été promue ministre chargé de la décentralisation. Je voulais vous faire quelques remarques complémentaires avant de précisément de qu'il prenne la parole puisque maintenant il est en charge de ce sujet. D'abord pour vous dire de deux impressions, deux considérations que j'ai déjà évoqué dans la presse mais que je veux reprendre devant vous rapidement sur la crise que nous traversons. Je pense que nous avons nous sommes en

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présence d'une double crise euh une crise de la distance et une crise de la verticalité. La crise de la crise de la distance, c'est le fait que une bonne partie de nos compatriotes se sentent éloigné des lieux de décision, se sent éloignés géographiquement, se sont éloignés socialement, se sont éloignés territorialement, se sont éloignés culturellement parce que le lieu de la proximité n'existe plus et donc une bonne partie de nos concitoyens et nos compatriotes ont le sentiment de de déclassement. Ça s'était vu au moment des gilets jaunes, c'était le moment le plus spectaculaire. Ça s'est vu dans les cahiers de doléances qui malheureusement, je dis que c'est un regret, n'ont pas été

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suffisamment exploité ou suffisamment utilisé. La demande de respect apparaissait à de nombreux moments de ces cahiers de doléance. Et donc cette crise de la distance entraîne une perte de repère, le côté impersonnel de la relation avec les services publics et une interrogation sur sur l'avenir, une espèce d'angoisse qui peut se traduire aussi par de la révolte. Ça c'est la crise de la distance et puis de mon point de vue, il y a aussi une crise de la verticalité. les l'État central qui normalement dans ses fondamentaux, dans ses fondements devait être le ciment est

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devenu le une fracture et Jérôme Fourquet nous expliquera, je pense tout à l'heure, je pas sûr qu'il soit déjà arrivé euh comment 90 % des Français dans ces études de l'IFOP montrent que 90 % des Français considèrent que l'État est déconnecté et distant de d'eux-mêmes. Alors cette crise de la verticalité, elle s'est renforcée aussi par le mode de fonctionnement institutionnel, la crise institutionnelle que nous traverson mais qui est pas nouvelle parce queà partir du moment où on passe au quinquena d'une part et à partir du moment où par ailleurs on inverse lors du calendrier que le temps du président est le même

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que celui du parlement, alors on renforce la volonté des des présidents de vouloir intervenir sur tout puisque ils n'ont pas tellement le choix puisqu'il y a les chances qui va arriver. Ce qui fait que l'État central qui avait déjà cette tentation de centraliser est renforcé dans cette centralisation par le fait que le président de la République quel qu'il soit dit "Bah il faut que j'agisse et j'ai pas beaucoup de temps pour agir. J'ai une assemblée quand il en a une pour agir, je le fais vite." Et donc du coup l'État devient responsable de tout. L'État devient responsable de tout et le président de la République, le bout commissaire de tout. Tout est de sa faute inévitablement quand on est dans cette logique là. Si la maternité de Gingan n'ouvre pas, c'est la faute du président

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de la République. Évidemment, c'est bien connu. C'est sûr que c'est de sa faute. Voyez, on est dans cette spirale là qui est une spirale anxiogène et qui peut provoquer des moments de de révolte ou d'incompréhension. Et moi j'ai connu les j'ai servi deux de ces présidents. J'ai bien connu l'autre Nicolas Sarkozi. Constate que les trois sont finalement en fin de mandat sur le bouqu émissaire de tout le responsable de tous ces toits. Pourquoi ? Parce que c'est l'aboutissement de tout ce que je viens de dire d'où les deux crises qui se conjuguent et qui aboutissent à une crise de la responsabilité et qui est aujourd'hui de devant nous. Et pour répondre à cette crise, la question que nous nous posons nous que nous voulons nous poser ce matin, c'est est-ce que la

6:36

décentralisation n'est pas la solution ? Donc posons-le. Alors, pourquoi est-ce qu'on le fait maintenant ? Euh d'abord parce que avant c'était un peu l'arlésienne, la décentralisation. Vous savez, l'arlésienne, on en parle partout mais elle ne vient jamais. J'ai j'ai souvenir du discours du président Macron à à Quimper en 2018, je crois c'était où il avait proposé qu'il y ait un pacte Girondin. Je crois que c'est 2018. Bon, on était plein d'espoir. Puis après, il y a eu les gilets jaunes, la COVID, la crise ukrainienne et cetera. Puis après, il y a une réapparition de la décentralisation lors des ce qu'on appelait les entretiens de Saint-Denis où le président de la République

7:19

réunissait l'ensemble des partis politiques, des composants de politique de la France pour dire qu'est-ce qu'on fait ensemble et cetera. Et là, on est parti sur l'initiative autour du du rapport Verz sur lequel d'ailleurs le Braisla réagi et travaillé et puis et puis bah après il y a eu la dissolution donc la dissolution a aussi dissou le rapport Ver mais on en est là. l'arlésienne de la décentralisation et ce qui mieux que les Bretons peuvent poser cette question avec ils l'ont déjà posé puisque au conseil régional de Bretagne, il y a eu un travail plur parti qui a été établi qui qui rendu à 52 conclusions. il y a déjà eu de l'élaboration et nous-mêmes

8:02

nous avions, rappelez-vous euh sous la l'attention euh vigilante mais pertinente de Romain Pasquier, nous avions fait des propositions euh établissant six principes de fond. le recentrage de l'État sur le régalien, la dévolution euh à la française des compétences auprès des collectivités susceptibles d'être en subsidiarité sur les grands sujets. La différenciation, chacun n'a pas besoin d'être paradis que l'autre puisque les histoires sont différentes. l'expérimentation, l'autonomie fiscale, la responsabilité fiscale, les compétences et la

8:45

responsabilité veulent que celui qui est responsable soit aussi le financier, mais aussi que les la visibilité des engagements financiers de la collectivité puisse se voir. Et le pouvoir réglementaire, nous avions établi ces six points-là et nous les avions transmis au àquis de droit à l'époque. On revient sur le sujet avec quand même une nouvelle dimension me semble-t-il, mais maintenant Françoise est beaucoup mieux placé que moi pour dire les choses. C'est que à l'époque, il ne s'agissait, me semble-t-il, que d'essayer d'imaginer comment on pouvait rendre les compétences de chacun plus lisibles et éviter les doublons. C'était ça dans dans la réflexion que nous avions sur les compétences qui

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étaient déjà transférées ou en voie de transfert. Et là il me semble mais Françoise tu nous diras si ou peut-être que pas encore nous dire enfin on verra là. Il me semble que ça on a changé de donne parce qu'à partir du moment où le premier ministre écrit au président de région, au président de département pour leur dire "Je veux poser aussi le problème de la santé, je veux aussi poser le problème du tourisme, je veux aussi poser le problème des mobilités, je veux aussi poser tous les grands sujets qui ne sont pas des sujets régaliens. C'est une nouvelle donne et moi ça me donne un peu d'espoir sur un combat que personnellement j'amène de depuis très longtemps. La nouvelle donne aussi me semble-t-il, c'est qu'on a une autre approche de la

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décentralisation ou de la dévolution, comme vous voulez, par le fait que la prise de conscience se fait que ce n'est pas d'abord un mode d'organisation que la dévolution ou ce que certains appellent le fédéralisme à la française, c'est d'abord le fait de reconnaître qu'un territoire c'est C'est une histoire, c'est une géographie, c'est une volonté d'être ensemble, c'est une un sentiment d'appartenance et c'est ça qui prime. Ensuite vient l'organisation. Mais c'est précisément parce que un territoire et tout cela en Bretagne, on est bien placé pour le savoir que ça peut se décliner en terme organisationnel et non pas et non pas l'inverse. Et donc du coup, moi j'ai le

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sentiment qu'il y a une apparaît une vraie ambition. Alors la question qu'on peut se poser, vous allez sûrement la poser, c'est j'essaie de l'anticiper, c'est est-ce que le premier ministre d'abord est-ce qu'il va rester ? J'espère que oui, mais bon, je donne mon avis personnel, mais est-ce qu'il aura le temps ? Le problème pour moi, c'est est-ce qu'on est en situation de créer un mouvement, une dynamique qui certes va avoir du mal à se transformer de manière ample avant les élections présidentielles, mais une dynamique qui va se poursuivre. Est-ce qu'on est en situation de de lancer cette dynamique là ? Je souhaite que oui. Je pense que oui, même si nous avons sûrement des

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blocages sur le sujet. Euh et en tout cas ce que me dit le président Chen Girard de la rencontre qu'il a eu avec le premier ministre avec les différents présidents de région il y a 3 jours, 2 jours, je sais plus, c'est que c'était cet état d'esprit là. Euh donc je me réjouis en vous alertant sur le fait qu'il y a vraiment aussi des adversaires. Il y a des adversaires. Euh faut le savoir. C'est pas c'est pas bisous cette affaire. Il y a des gros adversaires. Il y a l'adversité, c'est d'abord le les grands corps de l'État qui sont habitués, mais globalement c'est pasiment, c'est globalement à une gestion jacobine du territoire depuis tout le temps. Les adversaires, c'est aussi une

12:23

certaine conception jacobine de l'égalité des des citoyens, uniformité de territoire, ça date de la révolution et c'est un état d'esprit qui traverse d'ailleurs tous les partis, hein, honnêtement. Euh le parti auquel j'ai appartenu pendant longtemps euh avait aussi une partie de cette tradition-là. Heureusement qu'il y en avait d'autres. Et puis et puis il y a des adversaires déclarés. Je termine là-dessus parce que c'est un petit mot de politique. Généralement, on ne fait pas de politique ici mais là j'en fais un tout petit peu. Euh j'ai entendu monsieur Bardella annoncer il y a quelques jours que dans les 10 premières mesures qu'il prendrait lorsqu'il serait premier ministre, il y avait la suppression des régions. Voilà. Le l'extrémisme est inévitablement centralisateur.

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Je ne parle pas de l'autre extrémisme qui est du même genre. Voilà, merci d'être tous là et puis je vais proposer que Cécile continue ou je donne Non, vous continuez. Juste un petit mot pour introduire. Oui, déjà

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juste avant d'appeler madame la ministre pour rebondir sur ce que vous avez dit Jeanve Ledrillant, on a aussi une deuxième un deuxième cas d'école avec on a avec Thierry Breton qui était effectivement venu faire le Briselab et on a maintenant une ministre déléguée Marie-Pierre Veddren qui est aussi dans la salle et qui revient au Briselab. Donc bravo à elle et puis bien sûr madame Gatel, madame la ministre, si vous voulez bien nous rejoindre pour nous donner un petit peu le contexte de cette lettre-là. Bonjour à tous. C'est toujours un plaisir de secouer ces neurones le samedi matin grâce à Jeanve Ledrian que je salue avec beaucoup de plaisir. Je salue naturellement ma collègue Marie-Pierre et vous et vous tous en vos grades et

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qualités. Les grades sont nombreux les qualités aussi et la capacité à à phosphorer. Important. Je crois que Jean Leudan a tout dit. Peut-être que je démarrerai par la fin de son intervention. D'abord parce que nous sommes dans un moment extrêmement difficile, de très grande fragilité ou en dehors de la durée de vie du gouvernement qu'on ne connaît pas parce que plusieurs fois par jour, il peut arriver des accidents euh politico-climatiques. Voilà, c'est ainsi. Euh notre pays connaît euh une situation budgétaire et financière difficile. Ça fait 50 ans qu'on est en surendettement. Voilà donc cette idée que de la femme de la fontaine, la sigale et la fourmie, nous n'avons

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conjugué pendant 50 ans que plutôt euh la cigale que la fourmie, souvent pour des raisons euh on va dire euh positives. En tout cas, nous sommes là où nous sommes avec une nécessité d'avoir un budget parce que les choses deviendront très difficiles pour nos concitoyens, pour les entreprises et pour nos services publics. aussi Jean Lodrillant le sait beaucoup mieux que moi. Nous sommes dans un contexte international d'une violence inouie à la fois militaire euh et économique. Alors une fois qu'on a dit ça, on pourrait se dire "Bon, on va attendre que ça passe euh et voir si ça passe." Moi, je crois justement que le moment euh que nous traversons est un

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moment où nous n'avons plus le choix. Et quand je vois le le titre qui est donné à notre assemblée, est-ce que la décentralisation et la solution ? Je vous le dis comme je le pense, comme je le crois, c'est que je pense que notre pays doit se transformer considérablement et avoir un objectif qui est celui de l'efficacité de l'action publique. Parce que la crise que nous traversons, c'est une crise de confiance. Quel est le citoyen qui a confiance dans les institutions ? son maire peut-être et encore vous avez vu que même les maires les maires sont agressées. Je pense que plus personne ne sait qui fait quoi et on sait pas comment ça marche. Et je vais vous donner un

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exemple très simple. Nous inventons assez régulièrement des lois formidables, notamment la loi littorale. En Bretagne, on va pas se plaindre, on protège notre littoral, sauf qu'on le protège tellement qu'a le jour où le maire a eu la bonne idée de faire venir un agriculteur parce que il trouvait que des vaches qui allaient manger l'herbe, ça lui évitait de l'entretenir. En plus, allait donner du lait à Ouissan, c'était bien. Et ben il n'a pas pu construire une étable parce que la loi littorale faisait que à Ouan, vous pouvez pas avoir vous pouviez pas avoir d'état et heureusement, il y a eu un préfetacieux et un maire, un vrai breton. Euh, ils se sont pas laissés faire. Ils ont réussi à trouver des solutions. Donc, on est aujourd'hui euh on a qu'une porte de

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sortie, c'est euh renverser euh, on va dire notre modèle culturel. En l'occurrence, j'emploie un mot qu'une femme qui qui est pas ma tasse de thé emploie souvent, mais là je l'emploie dans le bon sens. Il faut qu'on se déconstruise. C'est enfin je le dis, c'est aussi simple que ça. Faut qu'on fasse les choses à l'envers. Mais culturellement révolution incroyable puisque nous sommes centralisés depuis la monarchie puisque la France s'est construite à partir de l'effacement de toutes les particularités. On ne voulait pas de ce qu'on appelait, rappelez-vous, les barons locaux. Il fallait unifier la France. C'est donc pour unifier la

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France, on gommait toutes les différences. Et donc c'est ainsi que depuis des siècles, nous nous construisons sur un modèle où il y a un pouvoir, appelons-le, de cette nature qui est un peu absolue, dominateur, qui vous explique à Paris que quand vous êtes dans la Creuse ou vous êtes à Ouessan, c'est pareil. Sauf que vous vous savez que ça ne marche pas. Et notre obsession aujourd'hui et notre obligation, c'est l'efficacité de l'action publique jusqu'au dernier kilomètres. Et en France, on a ceci de merveilleux et JVE Ledrian a raison de le dire, que on a encore des gens qui pensent que l'égalité c'est l'uniformité. Et moi, je l'ai vu au Sénat.

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Quand on dit alors on va peut-être permettre que chacun trouve la solution, on me dit "Ah non, ça n'est pas possible parce que tu comprends, tu ronds avec l'unité de la République et tu rég l'égalité." Je vais vous donner un exemple très concret. Il y a pas très longtemps, j'ai fait une proposition de loi pour que les départements qu'il souhaitaaient, monsieur le président de département, puissent exercer la compétence médecine scolaire. On a un pays formidable où on a décidé il y a maintenant 50 ans qu'il fallait prendre soin des enfants de tous les enfants, prévenir des enfin prévenir les accidents de la santé, s'assurer que les enfants grandissaient bien. Franchement extraordinaire, c'est

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l'État qui a dit "Je le dis, je le fais." Alors moi, je m'intéresse au sujet et je vois que l'État qui s'est fixé une obligation n'accomplit que 20 % de son travail. C'est-à-dire, il y a 20 % des visites médicales à l'école qui sont faites et ce sont parfois les départements, monsieur le président, qui vont dans les écoles maternelles avec leur médecin pour faire la visite des 3 ans. Donc moi, je dis à un moment peut-être qu'on peut travailler autrement. Donc je dis on a un souci d'efficacité de l'action publique. Donc je propose que les départements volontaires prennent en charge la compétence médecine scolaire. Et là on m'explique. Alors la ministre qui est quelqu'un de formidable mais elle venait

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juste d'arriver. Elle me elle me fait une réponse. Alors j'ai dit c'est une réponse de cabinet. C'estàd il y a des gens très instruits qui ont fait la note pour la ministre qui est quelqu'un de très bien. Bon et elle-même me dit après oui, ils auraient pas dû m'écrire ça mais elle avait pas eu le temps. Non non mais je ne me moque pas d'elle parce qu'elle venait d'arriver la veille vous voyez. Bon euh et j'ai pitié des ministres pour connaître un peu le sujet maintenant. Bon bref, la réponse c'est Ah non mais comment peut-on oser penser quelque chose comme ça parce que vous allez rompre avec l'inégalité avec l'égalité que il y a des départements qui vont faire plus et des départements qui vont faire moins. Donc j'ai dit madame la ministre, bon j'adore votre réponse mais enfin sincèrement

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vous savez d'où on part c'està-dire vous vous êtes responsable d'eux vous faites 20 % du travail et vous venez me dire que si je propose une autre solution ce sera inégal. Vous voyez cette culture. Donc il faut qu'on sorte de ce modèle et je pense que l'heure est possible parce que nous sommes dans une sorte de NAS et quand on est dans une NAS, soit on est le liquidateur de la situation et je pense que ni les uns ni les autres ne sommes là en désespoir ou en liquidateur en attendant la fin de vie d'un truc quoi. Nous sommes là parce que nous pensons, nous savons que nous devons renverser la table en quelque sorte et remettre de

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l'efficacité de l'action publique. Alors, comment on fait ça ? Je pense que ça se fait d'abord par l'ensemble des acteurs. Il y a certes un gouvernement, mais le gouvernement, il peut gouverner. Vous voyez bien qu'aujourd'hui quand même ça godie un peu quoi. Voilà parce que c'est un peu compliqué mais que surtout je pense que ce sont les territoires qui aujourd'hui sont la réponse. C'est à partir des territoires qu'on doit inventer des choses. Et quand je le dis en Bretagne cher Jean Yve, il y a lesou et les Fou ont dit dans mon morbillant. Et bien nous sommes un territoire de feou. Quand il y a pas la solution on l'invente et on réussit. et on inspire, je prendrai l'exemple du

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Pinel Breton, le logement. Alors, c'est à Paris qu'on qu'on cadrille la France en zone et si vous êtes dans une zone dit tendue, vous pouvez faire de l'investissement locatif. Sauf qu'avec cette idée vue depuis le boulevard Saint-Germain, on a réussi à faire augmenter le prix du foncier dans les villes et on a réussi à les construire des immeubles dans un endroit où personne ne viendra jamais. Et à un moment les Bretons ont dit "Non mais nous on sait que on peut avoir dans des territoires enfin dans un territoire breton une petite ville où il y a une usine les jeunes arrivent pas à se loger. Il nous faut de l'investissement locatif, on va pas tout concentrer à

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Renn à Van et à Brest." On a réussi à le faire mais ça a été un combat parce que alors on nous a dit oui oui oui puis après la machine administrative a dit non non non faut qu'on garde tout parce que on peut pas en gros leur faire confiant. On l'a fait en Bretagne on a réussi d'une manière remarquable et on a quand même eu un moment un ministre qui me disait "Oui mais non c'est pas possible qu'on généralise ça alors en Bretagne ça marche mais ailleurs ça va pas le faire." Et alors à la fin, on a fini par convaincre tout le monde. Manque de chance, il y a plus de pinel. Bon, mais ça ne veut pas dire qu'il faut renoncer et que quand on parle de décentralisation, moi je parle encore une fois de l'efficacité de l'action

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publique jusqu'au dernier kilomètre. Ça veut dire qu'on prend les choses une par une et on dit qui fait quoi. La décentralisation c'est dire que les département peuvent gérer les routes, les départements peuvent gérer les collèges, les départements peuvent être des têtes de réseau parce que les départements ont avec la région beaucoup développé le très haut débit. Mais par contre, on a un vrai sujet. département, c'est la collectivité de la compétence sociale et aujourd'hui on conduit les départements un peu vers l'abîme puisque l'État qui a soi-disant décentralisé la compétence

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RSA mineure non accompagné. En fait, l'État n'a rien décentralisé. L'État a délégué l'exercice des compétences, c'estàd vous êtes, enfin moi je le dis comme je pense des exécutants, des sous-traitant d'une politique parce que c'est l'État qui a dit c'est votre compétence et en plus l'État vous explique comment vous devez le faire et c'est vous qui payez. Et au Sénat, moi j'ai toujours défendu le principe de qui décide paye et qui paye doit décider. Donc il faut dire au département ou aux régions, voilà, vous organisez comme vous le pensez à condition que vous atteignez un objectif parce que la décentralisation n'est pas l'émiatement

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de la République. Parce que si l'État doit se concentrer sur de régaliens, la justice, la police, la défense, l'État a un autre rôle auquel en Bretagne nous tenons beaucoup qui est un rôle de solidarité. Il doit être père ééquateur parce que quand vous êtes dans les où vous êtes en Île-de-France, vous n quand même pas les mêmes moyens que la Corè ou la Creuse. En Corèse et en Creuse, vous pouvez avoir un taux d'impôt formidable. vous ne ramasserez rien, il y a pas de richesse. Donc l'État doit être péréquateur. Donc on donne aux collectivités ce qu'elles veulent et Jean-Ive, tu l'as dit, il faut pouvoir permettre aux collectivités qui le souhaitent d'expérimenter. Et ben, on ne

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fait même pas ce qu'on dit puisque dans une loi qui s'appelle 3DS, on a permis aux collectivités d'expérimenter. On a eu cinq demandes. Les collectivités qui l'ont demandé n'ont jamais eu une réponse. Donc il faut permettre d'expérimenter. Si monsieur le président du département du Morbillant souhaite expérimenter la médecine scolaire dès lors que l'État lui donne les moyens en quoi ça gêne de le laisser faire ça ? Et puis peut-être que d'autres font autre chose. D'autant plus que ça existe déjà parce que la ville de Paris qui est département exerce la compétence médecine scolaire. Donc on décentralise, on expérimentalise et puis surtout il y a quelque chose d'essentiel dont on ne

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parle pas, on déconcentre. Déconcentrer, ça veut dire quoi ? Aujourd'hui, on a donné au préfet une autorisation de comment dire d'appréciation de la norme. Et bien, on sait qu'un préfet de département, un préfet de région, il a le droit de poser la question à son administration centrale, mais c'est l'administration centrale qui dit que oui, à Wessan, la norme, elle peut être adaptée, bah ça peut pas marcher. Donc François Baot avant de partir, il a fait un truc révolutionnaire. Alors, personne l'a vu mais vous allez voir, ça va transformer nos vies, sincèrement. C'est-à-dire, il a dit, c'est le préfet qui représente l'État dans les territoires et qui parle d'une seule

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voix. Ici, il y a des tas d'élus, vous connaissez une histoire vraie, c'est de dire "Vous avez un projet, vous allez voir cinq administrations, vous avez trois avis contradictoires et vous vous sortez de là, vous savez pas comment faire et vous rencontrez votre concitoyen qui dit et alors et vous avez les agences." C'estàdire que l'État a pu démembrer son action. Moi je dis pas qu'il faut supprimer toutes les agences parce qu'il faut faire attention aux idées simples, mais qu'en tout cas dans les départements et les régions, il doit y avoir un patron, un chef d'orchestre, une voix de l'État, c'est le préfet. Le recteur ne doit pas prendre des décisions sans que le préfet soit au

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courant. la encore moins et je prendrai d'autres exemples de ses natures. Donc le préfet c'est la voix de l'État, c'est au niveau local qu'on peut agir et il fait de la différenciation. Et ensuite il y a ce mot de différenciation. On en a parlé. J'étais hier avec le président l'Assemblée de Corse. Bon ben voyez, c'est comme les Bretons. D'ailleurs, elle bretonne m'aide à lui parler. Euh et non mais c'est vrai. Non non mais vous voyez bien que ici on a des besoins, on a des solutions, il faut qu'on ait la capacité de faire et il faut que l'État considère que les élus locaux et les territoires

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et les chefs d'entreprise sont des solutions. Il faut que l'État se détende. C'est-à-dire l'État qui s'occupe de tout, il s'occupe de tout mal. Non mais moi je j'assume de dire ça aujourd'hui. Et Sébastien Lecornu que je connais bien, il sait ce que je pense. Sébastien Lecornu, c'est en plus un élu local. Il a été président de département, il était ministre des collectivités quand moi j'étais rapporteur de texte. Euh le premier ministre dont on ne connaît pas la durée de vie gouvernementale en tant, il pourrait se contenter de dire "Bon, faut déjà que je sorte du budget et après on va Non." Et c'est la force d'une

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situation de crise chers amis, c'est que quand il y a la crise, c'est synonyme d'opportunité. Notre pays se grandit, se transforme quand il y a des crises. Et Sébastien Lecnu, il a deux occupations 25h sur 24. C'est là le budget, c'est quand même très utile. Voilà, vous avez bien vu l'exercice. C'est un vrai marathon cette affaire et c'est l'horizon, c'est-à-dire se dire que tirons les leçons de ce qui ne marche pas. Quand dans un épad vous avez deux patrons, vous avez le département et vous avez l'État, chacun met un budget et la directrice de l'ÉPAD, elle peut pas mélanger le budget. Mais comment

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voulez-vous que ça marche ? Donc on a de la perte en ligne, la perte d'efficacité, ça nous coûte une joyeuse fortune et le rapport qualité- prix n'est pas bon et on perd la confiance de nos concitoyens. Donc je ne serai pas plus longue parce que je déborde de mon temps. Et le dernier exercice, je le dis parce qu'il y a des parlementaires dans la salle, si on peut simplifier, c'est-à-dire moi j'ai été et je le serai sans doute demain parlementaire et je n'arrête pas de de raller en oh là là, ils nous ont encore pondu d'énormes, c'est pas possible. Ah oui, mais sauf que quand on est au Parlement, on en produit parce qu'on pense tous avoir une bonne idée. Donc alors dans un texte, on va mettre un truc qui va pour parler simple emmerder le monde partout. Moi je

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le disais à des collègues quand j'étais rapporteur, je dis non mais tu me demandes d'apporter une modification dans un texte parce que chez toi dans ton territoire vous n'êtes pas sûr régler l'affaire et donc vous voulez qu'on mette ça dans la loi mais que ça va venir paralyser le reste de l'univers. Donc il faut qu'on se détende, il faut que les lois Non mais c'est vrai franchement euh il faut que les lois permettent facilitent au lieu d'avoir des lois qui interdisent et qui obligent. C'estàdire aujourd'hui un élu local, il cherche ce qui n'est pas interdit. Quand à la porte, vous avez vos concitoyens, les chefs d'entreprise qui vous disent "Non mais on va quand même pas attendre 3 ans pour construire un bâtiment, vous voyez." Et donc moi je crois que enf

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c'est pas je crois mais je sais et Sébastien Lecnu le porte avec fort. Ça n'est pas boulevard Saint-Germain que moi je vais inventer le remède qui va nous guérir tous. des tas de ministres avant moi plus brillant que moi. Je je suis très humble. Je dis juste qu'aujourd'hui Sébastien Lecorn le dit, il le fait c'est nous tous là où nous sommes qui allons pouvoir avoir l'énergie de défendre la solution. Et avant-hier, on a fait un travail avec les régions de France. Sébastien Lecornu n'est pas venu faire un discours. On a passé 2 heures en échange direct avec les régions pour dire comment on fait. Donc c'est un ouvrage collectif à la

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bretonne. Il nous faut la volonté, on l'a, le besoin, il est là. et qu'aujourd'hui, quelle que soit la durée de vie de ce gouvernement, cette histoire, elle dépasse les hommes et les femmes. C'est un enjeu de réussite pour la France, pour nos concitoyens, pour que encore une fois que vous habitiez euh au bout du bout ou que vous habitiez au cœur de la France, vous ayez la même égalité, la même promesse républicaine. Donc le sujet, il est sérieux et au-delà d'être sérieux, on peut le faire. J'ai visité 51 départements depuis un an. Je suis allée dans des endroits et je vais pas dans les métropoles, je suis allée dans des endroits où on se dit alors déjà on se dit nous en Bretagne faudrait pas trop se plaindre parce que moi je

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peux vous emmener faire des classes découvertes, vous allez voir les trucs. Non non mais je je Jérôme Fourquet il le sait j'envier aussi et que là vous avez des gens qui ont inventé des choses des entreprises extraordinaires au fin fond d'un endroit je citerai pas le département un lycée il y a plus que 140 élèves, 46 communes des servies la mère elle dit c'est pas possible faut qu'on sauve notre lycée elle invente un truc qui est l'option métier santé dans un lycée et voilà il y a des jeunes du bout du bout qui découvrent qui vont pour pouvoir être médecin un jour. Ça c'est les élus locaux qui l'ont fait et qui ont secoué les administrations pour le faire. Donc vraiment, moi je vous le

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dis, euh aujourd'hui, il s'agit de faire euh une révolution culturelle et de ne rien lâcher. Et je pense que c'est par la force de nos concitoyens et ensemble qu'on va construire les choses parce que une fois que la porte va être ouverte, on ne pourra pas la fermer parce qu'il y a pas d'autres solution et qu'il s'agit pas d'être résignant en disant bon ben on va le Non, moi je trouve formidable la période que l'on vit. Alors bon, c'est sûr que c'est plus facile comme tout le monde est content du gouvernement. Bon ben voilà, mais c'est comme ça. Mais que moi je trouve que c'est une période formidable parce que nous sommes dans une transition de la réussite de l'efficacité de l'action publique avec la volonté de faire ensemble et c'est pourquoi moi je suis

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heureuse de participer aujourd'hui à ce BR là. Moi j'apporte pas la vérité. J'en ai pas, j'ai juste une contribution à faire, c'est de contribuer à ce que on se mette en route pour que tout ça ça marche. Et je suis très heureuse qu'ensemble on échange, on discute et je suis surtout très fière d'être bretonne parce que quand j'étais au Sémain et queil y avait un mot qui est arrivé sur la Bretagne, alors là on se levait tous au au Sénat et moi j'avais des mots du président. Bon ben, il faudrait que vous arrêtiez. Bah j'ai dit bah non euh parce que fallait pas venir nous chercher en gros et nous on va vous expliquer comment on fait mais on vous demande pas de faire pareil on vous dit juste laissez-nous fairenous confiance vous allez voir ça

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va bien se passer et ça va mieux marcher. Je vous remercie

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madame la ministre, je dois dire que si c'était pas déjà le cas, je pense que cette assemblée du Braz vous confierez la décentralisation au gouvernement. Autant vous dire que vous êtes très attendu, hein. Ça fait peur. On va continuer. On va ben on va rentrer en fait tout simplement dans le sujet par le par les les les factuel, par les chiffres avec les données IfOP qui sont donc par cet été. Vous avez dû le les voir sur l'étude décentralisation identité territoriale revendication, le régionalisme français à l'épreuve du temps. Donc on a observé une bascule nette. 86 % des Français disent faire davantage confiance à leur région qu'à l'État. signe d'un désir donc de proximité, d'efficacité, mais 55 % jugent que les moyens des collectivités sont insuffisants. La

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question des compétences va de paire avec celle du financement, on vient de le dire à plusieurs reprises et 80 % souhaitent renforcer les rôles des régions dans la gestion des fonds européens. Une attente très transpartisane. Des chiffres qui donnent donc le ton du moment. Et ben pour en parler, détailler tout ça, on va accueillir Jérôme Fourquet qui est directeur du département opinion de l'IFOP et qu'on retrouvera tout à l'heure pour des questions. Vous pouvez l'accueillir. Merci beaucoup.

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Merci beaucoup messieurs, mesdames les ministres. Bonjour. Merci de votre invitation. Je suis très heureux d'être parmi vous aujourd'hui. Très honoré aussi d'être en Bretagne, région dont ce ne suis pas originaire mais que j'apprécie énormément. Euh je suis juste Sarttoi, hein, je suis pas très loin mais voilà m'accepter dans la famille. Voilà. Voilà. Euh voilà. Donc euh je je je vais vous restituer pour l'essentiel. mon propos va se concentrer sur les les résultats d'une enquête que l'IFOP a réalisé pour région et peuple solidaire cet été euh qui a été publié début septembre. Euh mais les résultats de cette enquête ont été confirmés par un autre sondage que l'IFOP vient de réaliser pour l'association des régions

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de France euh qui confirme là aussi une très forte demande alors on va peut-être débattre des mots si ce n'est de fédéralisme au moins de décentralisation et pour reprendre les mots de la ministre il y a une très forte attente que l'État central se détende et qu'il passe la balle on est ici au stade Ren à ceux qui sont au près au plus près du terrain et qui peuvent prendre les décisions. Alors euh juste rapidement, on va euh je vais rappeler la la méthodologie de cette enquête sur la voilà donc c'était une une enquête ambitieuse. On a interrogé 2000 français et puis on avait fait des suréchantillons dans toutes les régions, on va dire à fort particularisme

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régional. Donc euh la Bretagne historique à cinq départements, le Pays-Basque nord, la Catalogne, la région Occitanie, vous les connaissez, les Savoie, la Corse et l'Alsace Moselle. Et euh à ce à cet éch à ces échantillons-là, on leur a administré toute une série de questions. Euh le premier volet de cette enquête porté sur le rapport au centralisme et au fédéralisme. Donc on peut le voir sur la diapositive suivante. Euh et premier résultat de la question, 68 % des Français considèrent que les collectivités locales aujourd'hui n'ont pas assez de pouvoir. On est à 2 tiers des Français et quand on regarde les évolutions par rapport à d'autres enquêtes précédentes, en 2012, c'était simplement 50 % des

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Français qui partageaient ce constat là. Euh donc on voit comment les choses ont évolué très fortement euh et euh on explique cela notamment par les résultats la question suivante qui montre que euh une écrasante majorité de Français 90 % qu' adhèrent à l'idée que l'État central est trop déconnecté non c'était bien c'était c trop déconnecté des des réalités locales. 90 % des Français partagent ce diagnostic. Alors, ce diagnostic, il est pas tombé de nulle part, hein. On est un vieux pays centralisé. Normalement, on devrait pas avoir ces chiffresl mais nous avons connu une série d'événements, notamment un qui, je pense, de ce point de vue-là a

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énormément marqué les Français, c'est ce qui s'est passé pendant le Covid que nous rétrospectivement nous analysons comme un espèce de gigantesque crash test qu'on a fait subir à l'État central. et l'État central a complètement raté son crash test et tout le monde l'a vu. Euh alors, j'en parlais en aparté juste avant de d'arriver quelques quelques images marquantes. D'abord au début de cette pandémie quand il s'est agi d'aller chercher des masques, quand une fois qu'on a admis que c'était utile de porter des masques, vous souvenez que certains présidents de région assez agiles se sont débrouillés pour passer des commandes aller chercher des masques et nous étions tous

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confinés. Donc on était planté devant nos postes de télévision et les images qu'on a vu étaient les suivantes. C'était des avions qui arrivaient sur des aéroports régionaux en grande pompe avec FR3 local, France 3 local. Le président ou la présidente de région venait prendre livraison des cargaisons de masque et le préfet de région encadré par des gendarme venait récupérer et d'autorité les cargaisons de masque l'État central lui-même n'avait pas été en capacité de approvisionner ou de faire venir dans les délais imparties. Ça c'était le début du Covid, sortie de Covid quand on a commencé à retrouver une un début de liberté de de

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mouvement. exemple breton mais qui a été relayé partout en France des maires breton maires de commune demandent l'autorisation de reouvrir à la population certaines plages pas toutes parce que il considère que c'est bien que les Bretons comme les autres mais peut-être plus encore les Breton prennent l'air et le droit d'aller se promener sur leur plage. Et là, on apprend que Bovo doit donner son imprimature plage par plage, commune par commune. Et donc les Français te disent mais ils ont pas été foutus de nous protéger mais la seule chose qui ça faire c'est de nous fliquer et de nous visser. Et donc ça ce n'est plus possible parce que encore une fois sous la 3e République

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ici on peut en parler en Bretagne le modèle était très centralisé euh très rigide interdit de cracher par terre et de parler Breton é inscrit sur tous les préotes écoles de Bretagne. Mais euh le consentement était obtenu parce que il y avait une efficacité de cet appareil d'état très centralisé. Aujourd'hui, il y a toujours, j'allais dire ce cette ce surmoi qui impose le contrôle avec une idée très centralisé, très jacobine, mais qui est aussi le produit d'une idéologie de la haute fonction publique qui consiste à dire dès qu'on va lâcher un peu le l'est aux

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entreprises, aux collectivités locales, aux citoyens, ça va être le fouttoir et ils vont faire n'importe quoi. Et donc si on n' pas l'abride courte en France, c'est comme ça, on ne peut arriver à rien. Et donc cette idéologie là, elle est encore très présente, sauf que aujourd'hui ça ne marche plus comme ça et ça ne fonctionne plus. Et donc les Français de mais vous voyez les scores, c'est 90 % c'est énorme. Euh autre autre sujet qui passe qui est en particulier, est-ce qu'on adhère à l'idée que l'activité des médias se concentre trop sur ce qui se passe à Paris et pas assez sur ce qui se passe sur le territoire ? 82 % d'opinions positives. Alors, il se trouve que j' je participe parfois à des plateaux télé à Paris et

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donc on nous dit "Mais regardez ce qui se passe sur la ligne 4." Vous connaissez la ligne 4, la ligne 4 du métro à Paris. Voilà. Donc, on est à Brest, on est à Ouessan, on est au M. Dis mais qu'est-ce que de quoi on nous parle ? Bon 82 % et donc on est ici à Brest et donc on a la première télé soutenue par le groupe West-Fance qui va être faite autre part que depuis Paris. Et ça c'est une révolution culturelle en France. Mais vous voyez les attentes très fortes euh qui s'expriment là-dessus. Alors sur la la diapositive suivante euh est-ce qu'on a est-ce qu'on a est-ce qu'on considère que euh le gouvernement national prend en compte les besoins de notre région ? On est qu'à 35 % d'opinions positives sur ce sujet et voyez que ces scores sont

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encore un peu plus faibles dès qu'on s'éloigne géographiquement de de Paris. on est seulement à 29 % ici en Bretagne, 24 % Catalogne Nord et cetera. Euh est-ce que les institutions font mieux ? 30 % seulement. Donc la solution passe pas par le haut, elle passe par le bas. Euh et donc voilà ce qu'on peut dire sur ce rapport euh euh au centralisme français qui euh c'est quand même, il faut le mesurer, une rupture historique par rapport à notre longue histoire et nos mentalités collectives. Et c'est pas uniquement dans les régions qu'on a coloré sur cette carte qui serait un peu spécifique. C'est tout le pays qui qui raisonne et qui pense de cette manière-là. Deuxème grand chapitre qu'on nous avait demandé d'investiguer dans cette enquête, le soutien au fait

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régional et à certaines revendication régionaliste. Alors, on va le voir sur cette première diapositive. Là, c'est les résultats sur l'ensemble des Français. Euh 87 % d'entre eux sont favorables à la mise en place de référendum d'initiative citoyenne permettant aux habitants de se prononcer sur des enjeux locaux qui les concernent directement. 87 %. Alors encore faut-il que quand on mette en place ce type de référendum, après on applique la décision qui a été prise, hein. Donc je vais pas remuer le couteau dans l'appel, mais ce n'était il avait pas droit à s'appeler référendum. Il y a une consultation en Loire Atlantique euh où 50 % des électeurs ont pris part, hein. Donc c'est quand même pas rien. Les gens un dimanche, ils peuvent faire autre chose, ils vont voter et

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majoritairement, ils disent "Il faut faire Notre-Dame des Landes." Bon et on décide qu'on fait pas Notre-Dame des Landes. Bon euh est-ce que vous êtes favorable à ce que les régions, madame la ministre, puissent adapter les lois nationales pour tenir compte des réalités locales ? 73 %. C'est pas les chiffres Breton, hein, c'est France entière ça. 73 %. à ce que la alors à ce que la France devienne fédérale et renforce considérablement le pouvoir et les moyens des régions. 71 %. Alors attention, ce terme a été beaucoup repris là dans les la dépêche là. On veut une France fédérale. Peut-être qu'il y a on s'emballe un petit peu. Je pense que c'est surtout le deuxième membre de la phrase qui est cité, c'està-dire qui est à plébiscité, c'est davantage de pouvoir aux région.

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Alors, je vous le disais tout à l'heure, ces chiffres là sont corroborés que par une enquête qu'on vient de publier pour l'association des régions de France qui dit exactement la même chose. 76 % des Français souhaitent que les pouvoirs de décision se situent dans les régions versus 16 à Paris. 76 16. Du côté des régions, on prend 30 points par rapport à une enquête de 2002. 30 points, 20 points sur Paris et - 6 points sur Bruxelles. Donc c'est rapprocher la décision. Alors, il y a le trauma qu'on a évoqué sur le Covid, mais il y a plein d'autres choses. Il y a la thrombose politique actuelle, mais il y a aussi les surtranspositions de normes et le fait que tout le corps social, les

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associations, les dirigeants d'entreprise, les collectivités locales se voi aujourd'hui complètement freinés dans leur esprit d'autonomie, d'initiative euh avec le le développement de comportement qui était jusqu'à présent assez peu fréquent ici en France et et également en Bretagne. Moi, j'ai changé avec des maires bretons de petites communes qui du Morbillant, donc on n pas dans la zone la plus révolutionnaire de France et des mes qui nous disaient "Mais aujourd'hui, aujourd'hui moi maintenant je regarde plus si j'ai le droit de faire, je fais parce que si je regarde si j'ai le droit de faire, dans 3 ans j'y suis encore." Et donc, il me citait

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l'exemple de sa cantine scolaire, petite commune rurale. Et donc il dit moi nous on nous demande du circuit court et donc il se trouve que j'ai une maréchère dans ma commune et donc on a contracté avec elle et donc elle va nous livrer quelques cajot de légumes pour préparer les repas des enfants. Elle me dit heureusement que elle ne fait pas partie de ma famille sinon j'aurais des soucis. Et je n'ai pas passé d'appel d'offre parce que normalement je devrais passer un appel d'offre. Et si j'avais passé un appel d'offre, elle aurait pas été la mieux disante. Elle aurait pas eu forcément les disponibilités techniques de répondre à l'appel d'offre et c'est pas elle qui aurait été retenu. Et donc ce maire me disait très tranquillement et bien aujourd'hui sur d'autres

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initiatives maintenant je regarde pas si j'ai le droit parce que on ne s'en sort plus et je fais voilà et donc c'est ce qu'on voit à à tous les étages de la la société. il y a un besoin de respiration et donc c'est pas tant forcément une aspiration au fédéralisme qu'une remise en cause de euh enfin l'inefficacité ou la grande incapacité de l'État central et de notre organisation administrative à répondre aux besoins quotidiens des Français. Donc ils disent si le modèle historique ne marche plus, il faut changer de modèle, il faut passer à autre chose. Euh la cette enquête de l'association des régions de France nous dit aussi que 64 % des Français sont favorables à un fédéralisme régional où

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chaque région pourrait créer ses propres lois dans certains domaines. Dans certains domaines et ça c'est en progression de quasiment 30 points là aussi par rapport à une enquête de 2006. C'est pas + 5 ou + 10, c'est + 30 points. Donc on est passé dans un autre référentiel. Autre autre sujet, à ce qu'une demande majoritaire des populations concernées, certaines grandes régions soient redécoupées pour tenir compte des des réalités culturelles et historiques. 68 %. On va le voir ensuite, on est on va décliner ça territoire par territoire. Et vous voyez que là en revanche où il y a un certain nombre de garde fou, c'est à ce que certaines régions françaises puissent bénéficier d'un statut d'autonomie régionale. Là on est qu'à 55 %. C'est majoritaire mais qu'on est à 55

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%. Donc c'est d'abord une respiration administrative et démocratique qui est demandée plus que le grand soir fédéraliste. Alors sur la diapositive suivante, on va justement voir des focus région par région. Donc le serpent de mer habituel, la Bretagne a cinq départements. Est-ce qu'on en veut ou pas ? Alors vous voyez qu'on est à 48 % si de sur l'ensemble Bretagne administrative plus lo atlantique, on était à 44 % en 2012. Et si on on découpe cela géographiquement, en Bretagne administrative, on a 46 % de favorable et en Loire Atlantique, on est à 53 %. Avec une loi qui fait que plus on s'éloigne de la loi atlantique, plus on est favorable. Les Brestois, ils sont

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beaucoup plus favorables que les Renais. Peut-être parce que il y a une histoire de concurrence et de et de compétition qui peut se J'ai rien Je n'ai rien dit. Je n'ai rien dit. Euh alors, on va passer sur la diapositive suivante et puis encore sur celle d'après, s'il vous plaît. Euh madame la ministre parlait de son sa discussion avec les Corses. Donc là, le processus est encore plus engagé là-bas. 76 % d'entre eux sont favorables à un statut d'autonomie de plein droit et de plein exercice euh dont vous voyez quasiment un sur de qui est tout à fait favorable. Euh les Bretons, les Corses, autres autres groupe les Alsaciens sur la diapositive suivante, 80 % des Alsaciens sont favorables à ce

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que la collectivité européenne d'Alsace redevienne une vraie région hors du Grand Est. la pilule n'est toujours passer. Euh en 2019, c'était 68 %. Aujourd'hui, on est à à 80 % qui le qui le souhaite. Et donc, on a réalisé nous à l'IFOP pour un certain nombre de collectifs qui vous ressemblent mais qui sont encrés en Alsace, plusieurs enquêtes de ce type depuis la mise en place de la fameuse grande région. Et euh et bien on voit que le sujet n'est pas du tout purgé, que les demandes sont toujours très fortes. Autre endroit où on pourrait redécouper les les cartes euh ou les réassembler les les départements, les deux Savois, 51 % des Savoyards souhaitent la création d'une

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région Savoie qui regroupait Savoie et Haute Savoie. Plus fort en Savoie que en Haute Savoie. Et euh dernier territoire, on termine notre Tour de France des régions à forte identité, le Pays-Basque français. 62 % des basques sont favorables à la création d'une collectivité à statut particulier euh au Pays-Basque. Donc on était à peu près dans ces eau-là en 2000 et donc vous voyez que ces revendications là ne se sont pas éteintes loin sans faut. Si on repasse maintenant sur l'ensemble de la population française, et bien vous voyez que c'est pas uniquement des redécoupages administratifs, c'est aussi du contenu. 84 % des Français sont favorables à l'enseignement à l'école de l'histoire régionale en complément de l'histoire

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nationale. On peut nous dire on le fait déjà un peu mais on voudrait qu'on en fasse davantage. La possibilité donner à chaque élève d'apprendre une langue régionale 81 %. La reconnaissance officielle des langues régionales 77 %. la cofficialité. Alors là, on est en Bretagne mais vous êtes dans le Berry quand on parle de la cofficialité des langues régionales. Bon, pour beaucoup de gens, c'est pas trop de ça pas trop de signification. Et puis vous voyez que les mesures les plus engageantes, enseignement obligatoire de la langue régionale pendant l'horaire normal, on est qu'à 55 %. Donc c'est sur le à la carte hein, c'est au libre choix. Et puis la possibilité donner aux élus de s'exprimer dans leur langue dans les enceintes publiques, on est qu'à 51 % hein. Donc on voit quand même les les

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limites à tout ça. Et on reviendra tout à l'heure sur la question de la langue. Donc on va avancer de de deux ou trois slides s'il vous plaît. Voilà. Et on va être sur celle-ci. Donc vous voyez le taux d'adhésion à l'enseignement obligatoire de sa langue régionale. En Bretagne historique, on a 57 % qu'il souhaiterait. Euh Pays-Basque et Catalogne 64 %. Encore 76 % mais c'est déjà en partie le cas. Euh et en Alsace Moselle en Savoie, on a à 49 %. Tout ça j'anticipe sur la fin. Attention, ces revendications sont d'autant plus fortes que le phénomène des langues régionales, hormis la Corse, a quasiment disparu à l'heure où on se parle aujourd'hui en France. Et donc il y a un espèce de

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surmoi et c'est un peu le syndrome du membre manquant, une demande très forte mais aujourd'hui ces revendications doivent se lire à l'ône, on va le voir avec les chiffres, de la disparition concrète de la pratique de ces langues régionales dans la majeure partie des territoires à forte identité. Euh donc on va passer sur la la slide les deux slides suivantes et arriver directement justement à la dernière partie sur le le grand C sur le rapport à son identité régionale ou locale donc sur la la diapo suivante euh le degré d'attachement à sa région par rapport à la France. Alors là aussi que euh Paris se détendent. Voyez qu'une grande majorité relative de Français 41 % nous disent moi je me sens autant habitant de

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ma région que français. Et c'est pas contradictoire. C'est pas fromage ou dessert. Ça peut être les deux pour beaucoup de Français. Néanmoins, une fois qu'on a enlevé ces quatre français sur 10, il y en a à peu près deux autres groupes qui pèsent le même poids. Une partie qui se sent plus attachée à sa région qu'à la France, 20 %. 36 chez vous, 39 en Alsace Moselle, 55 % en Corse. Voyez qu'on est qu'à 22 % dans l'espace occitant. Donc l'espace occitant euh agite encore des fantasmes d'une partie de de militants régionalistes, mais cette identité-là, elle est quand même assez effacée aujourd'hui. C'est un peu plus le cas au Pays-Basqu et puis vous êtes plus attaché à la France qu'à votre région. 25 %. Vous voyez que dans nos régions

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qui sont sorties des scopes qu'on a fait, donc en gros le grand espace central, on a que 17 % des gens qui se disent "Moi, je suis plus attaché à ma région qu'à la France". Et donc dans ces coins-là aussi, je déborde un petit peu, c'est aussi un des éléments, un des ressorts du vote pour le Rassemblement national. C'està-dire que il y a pas d'autres il y a pas d'autre identité disponible que l'identité française dans ces coins-là. Et donc c'est pour ça qu'on s'y cramponne aussi fortement dans d'autres endroits. Si on dit bon l'identité française est un peu malmenée en ce moment, c'est pas grave. Moi, j'ai euh j'ai mon canau de sauvetage à côté, je suis Breton et donc les Corses, les Catalans idem, tous ceux qui habitent dans les régions à plus faible identité

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régionale, et bien ils le prennent ils le prennent de de plein fouet. Euh justement sur cette la diapo suivante, sur le le sentiment d'identité territoriale, on se considère d'abord comme un un Breton, un savour, un occident. Donc, vous voyez qu'ici en Bretagne, c'est 34 %, 54 % en Corse, 24 % en Alsas Mosè. Le cas de la Corse est intéressant hein. Euh on est aujourd'hui à peu près à 350000 habitants en Corse. Il y a une forte attractivité de ce territoire démographiquement parlant. Et euh les spécialistes nous disent que avec 36 guillemets des corses de de souche s'il y en a 150000 ou 200000 c'est le bout hein. Et donc malgré ça vous avez 50 % des gens qui sont sondés parce que nous on n pas fait le tri quand on a sondé.

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On on va regarder les noms de famille et cetera. 54 % nous disent nous on se sent d'abord Corse et donc on voit que cette cette ce mécanisme d'identification fonctionne très bien. Euh alors on va passer sur la diapositive suivante et puis on va arriver donc du coup euh quasiment à ma dernière question sur la suivante qui était juste voilà sur le fait ou non de comprendre la langue régionale. Alors si on veut se rassurer, on prend la carte qui est en gros où on a fait le total bien plus assez. Je comprends bien où c'est. Donc avec ça, on arrive péniblement à 9 % en Bretagne historique, 10 % dans l'espace occitant, 15 chez les Basques, 22 en Catalogne Nord, 15 % en

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Savoie, 48 chez les Corses, donc encore une fois, ils sont à part et 38 en Alsace Moselle. Euh et ce qu'on constate c'est que bien évidemment les régions qui sont adossées comme les Basques, les Catalans ou les Alsacien à d'autres espaces linguistiques frontaliers ont pu maintenir une connaissance linguistique un peu plus forte. Pour les autres, c'est beaucoup plus compliqué. Et si on veut se faire un peu mal, on regarde ce qui nous déclare bien comprendre la langue. On est à 3 % en Bretagne, 8 % chez les Basques, 6 chez les Catalans. Voilà. Donc je vais pas employer le mot qui fâche, mais on est maintenant sur du folklore he si on se dit les choses. Donc on peut mettre tous

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les panneaux indicateurs en deux langues et cetera et cetera. Ça donne du boulot aux gens qui font le Capèz de Breton à Villejan. Mais dans la vraie vie, dans la vraie vie, ces langues là, elles sont quasiment mortes aujourd'hui. D'où le fait qu'il ait une volonté affichée par la population de maintenir cette flamme éventuellement en en en l'enseignant. Mais quand vous vous promenez en Bretagne, en Catalogne ou ailleurs, vous entendez pas dans la rue, vous entendez plus au marché les gens se parlerai entre eux dans cette langueel. Alors vous peut se dire que Paris a tout fait pour que tout ça soit éradiqué mais donc tout ça a bien hélas fonctionner et donc il y a ce surmoi qui reste néanmoins, c'est-à-dire

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qu'on est quand même attaché à cette identité, à cette culture. On est bien conscient que ça passe quand même par le substrat de la langue et donc il faudrait qu'elle soit un minimum encore un peu transf un peu transmise. Et puis donc dernière diapositive, à défaut de parler la langue, il nous reste les prénoms. Et donc je vous ai fait figurer sur ce graphique le l'évolution du pourcentage de nouveaux nés qui reçoivent un prénom Breton en Bretagne, donc c'est la courbe noire depuis 1900 jusqu'à nos jours et puis en rouge en Loire Atlantique. Alors c'est cette cette courbe est intéressante parce que vous savez que pendant très longtemps, ça a été interdit en France. On revient maintenant sur ce débat. C'est de

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nouveau la matrice jacobine. Napoléon 1803 avait légiféré sur les prénoms qui étaient éligibles à l'état civil. Il s'était pas embêté, c'était le bottin, c'était le calendrier. D'où alors Fnat c'était plus dans les dans les colonies mais et donc vous voyez que sur toute la première partie du du 20e siècle, on est sur des taux qui sont très alors ça n'empêchait pas. en Bretagne comme dans d'autres régions qu'on a qu'on ait un prénom pour dehors et un prénom pour à la maison et que les fanges et autres était quand même était quand même assez fréquente. Et puis vous voyez dans les années fin des années 60 années 70 le réveil breton sur le plan

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culturel. Donc vous connaissez par cœur cette histoire et donc on voit comment dans les familles on commence à donner davantage de prénom. C'est aussi parce que très timidement l'état s'était c'était un peu détendu madame la ministre. C'estàd qu'en 1966 il y a une instruction ministérielle qui donne possibilité au préfet dans certaines conditions d'accepter les prénoms Breton. Mais encore une fois on desserre très très timidement parce qu'on a peur que ça parte dans tous les sens. Et donc les Bretons, une partie des familles bretonnes s'anisissent et on monte jusqu'à 15 % de nouveaux nés qui reçoivent des prénoms breton au grand moment des tubes de Trian et autres. Donc c'est dans ces années-là.

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Ensuite, la vague se retasse un petit peu et puis on a une remontée dans les années 2010 et aujourd'hui, on est encore à peu près à 15 % de prénom Breton parmi les nouveaux nés qui naissent ici en Bretagne. Vous voyez, phénomène intéressant, c'est que notre courbe rouge est parallèle à la courbe noire et à l'ône des prénoms, on peut trancher le vieux débat, c'est-à-dire que la Loire Atlantique aujourd'hui est en Bretagne. vous souvenez de euh

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vous souvenez d'une chanson de de Trian qui dit "À à cette heure, des enfants naissent en Bretagne seront-ils même breton Euh donc ça venait de Nant et donc la réponse venant de Nant et si on faisait la courbe de prénom breton en Mayenne qui géographiquement aussi proche de la Bretagne administrative que l'UR atlantique, on n'a pas du tout les mêmes scores. Et donc vous voyez que de quand vous donnez naissance à un enfant, vous avez le sentiment que vous êtes seul au monde avec votre conjoint à être aux manettes et en fait vous êtes transperscé par énormément d'influence et notamment des influences régionales. Le fait que deux populations vibrent à l'unisson sur un choix qui est aussi intime, ça dit quand même énormément sur la persistance de d'un fond culturel

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breton. Alors ça peut dire aussi qu'il y a pas mal de bretons administratifs qui sont partis travailler à Nant peut-être aussi. Mais donc c'est à l'ôre de ses prénoms, on voit quand même des choses. En Corse aujourd'hui, c'est plus de 35 % des nouveaux nés qui reçoivent ce que nous on appelle des prénoms corsau italiens. Alors, c'est plus les anges et les Toussins d'avant, c'est des prénoms qui sonnent beaucoup plus italiens. Et donc, quand vous avez à peu près 20 % de la population Corse qui aujourd'hui est issue de l'immigration, euh ces familles ne donnent pas des prénoms corsau italiens à leur à leurs enfants. vous vous enlevez ça. Vous enlevez ce qu'ils appellent les pinzout hein, les continentaux qui sont venus s'installer. Donc quasiment tous les corses de souche

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aujourd'hui donnent des prénoms des prénoms cors à leur à leurs enfants. Et donc cette question des prénoms, elle est aussi assez intéressante pour voir la persistance ou le regain d'un certain nombre d'identités. Donc ça c'est pour la la question de l'identité régionale. Mais l'autre partie de l'enquête sur lesquelles on a aussi lourdement insisté c'est la montée en puissance de cette aspiration si ce n'est au fédéralisme au moins une nouvelle grande étape de décentralisation face à la crise totale de fonctionnement de notre état central que aujourd'hui plus personne ne peut nier ou contester. Et donc beaucoup de Français, queles que soient leurs origines politiques aujourd'hui se disent il faut faire autrement, il faut casser le moule parce que on n'y arrive

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plus. Et dans une société, dans un monde qui va de plus en plus vite, il faut davantage d'agilité et il faut faire confiance aux acteurs, à la société civile et il faut arrêter ce paternalisme étatiste qui fait que on ne on n pas confiance dans les acteurs locaux et qu'il faut toujours leur tenir la bride courte. Sinon, nous engageons vers des des chemins assez glissants et dangereux. Donc voilà, un peu à grand trait euh les les données que je voulais partager avec vous. J'espère que j'ai pas été trop long. Euh d'habitude, c'est les sondeurs qui posent des questions, mais si vous en avez, je suis à votre disposition. En tout cas, merci de votre attention.

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Merci beaucoup pour ce ce consommer consumé consommer résumé aussi d'études. Il y avait beaucoup de choses he je vous invite à aller sur le sur le site internet de l'OP. On retrouve avec la possibilité de télécharger effectivement l'ensemble de ces deux études. Celle paru au mois de de septembre et puis celle paru récemment. Euh juste une petite question, vous avez beaucoup parlé là des territoires, des régions. Euh est-ce que dans cette étude-là, il a été question aussi des domes euh la décentralisation au regard des domes ? Alors euh très bonne question, on l'a pas abordé euh dans les enquêtes dans l'enquête région et peuple solidaire euh en grande partie pour des raisons techniques et et budgétaires parce que c'estàd sonder dans les DOMES euh c'est

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tout de suite plus compliqué et donc et puis on est sur des problématiques qui sont encore euh ce qu'on voit pour les Bretons, les Basques ou les Catalans. Là si on va aux Antill ou ailleurs, c'est encore une autre histoire mais on peut penser que c'est encore plus fort dans ces dans ces territoires là. Euh on on est d'accord que le sondage et ces études que vous faites sur le long terme, hein, c'est aussi ça qui est intéressant à répétition, ça permet de voir que c'est ces résultats là, 76 %, on a vu plus de 30 points sur la volonté que les le le pouvoirs soient plutôt décentralisés en région, plus de proximité. C'est pas une réaction conjoncturelle à ce qui se passe. C'est vraiment quelque chose qui s'installe, un changement culturel, politique qui s'installe.

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Alors, comme l'a rappelé madame la ministre, effectivement le contexte politique très actuel et l'espèce de de sur place auquel le pays est soumis incite sans doute à ce type de réponse. Mais c'est ces changements d'opinion, ils viennent de loin, ils ne sont qu'accentués sur la la dernière période. Je pense que un gros moment de bascule, j'insiste encore une fois, c'est le Covid où les gens étaient complètement stupéfaits. Euh alors comme nous étions confinés, on avait tous un peu de temps pendant cette période. Donc j'avais relu c'est pas très long, l'étrange défaite de Marc Block. Euh si certains d'entre vous ne l'ont pas lu, je vous conseille la lecture, c'est en poche. Et donc cet officier français écrit dans ses carnets

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euh relate l'effondrement de la France et de son armée en 40 et euh le diagnostic qu'il porte mais raisonnait de manière très très cruelle avec ce qu'on a vécu pendant le Covid. C'est-à-dire qu'on avait un état major qui s'en tenait à la doctrine et au plan qui était fixé. et Bloc qui est déjà un certain âge, lui il était à l'arrière, il était au il était affecté aux essences, donc il était au il devait organiser les les les stocks d'essence. Il disait que chaque jour les Allemands étaient derrière eux et donc il fallait décamper à chaque fois mais l'étatmajor ne pouvait pas donner l'ordre de décamper parce que c'était pas dans le protocole et donc les Allemands allaient plus vite que ce qui avait été prévu. Donc c'était inacceptable et

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insupportable. C'est comme le Covid qui ne s'est pas comporté comme le plan blanc l'avait prévu et c'était insupportable. Il fallait que le Covid revienne à la raison et donc on voit on voit comment ces mentalités, ces modes de fonctionnement dans toute une partie de nos élites n'ont absolument pas changé en en quelques décennies. Et donc c'est cette sans doute cette révolution là manifestement sans faire de populisme ou de démagogie, la société civile, elle y est prêtre. C'est c'est là-haut que les choses mais mais vous voyez le la violence culturelle pour accepter que nous n'ayons pas toujours raison tout seul. Rappelez-vous encore une fois pendant le Covid euh c'est conseil de défense

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euh alors on a dit tout à l'heure que les titres les titres de presse étaient étaient très centralisés. Donc je vais prendre le Parisien mais qui était très relayé à l'époque et je me souviens d'une manchette c'était un jour de conseil de défense et on disait le titre c'était 66 % 66 millions de français suspendus aux décisions d'un homme. C'était ça c'était ça qu'on a vécu. Et beaucoup de gens disent plus jamais ça. Et on en parlait tout à l'heure il y a fort à craindre que si demain il y avait une nouvelle pandémie, on repartirait sans doute dans les les mêmes travers. rappelez-vous le euh les hélicoptères et les TGV médicalisés qui envoyaient des patients alsaciens en Allemagneou parce que l'Alsace avait été très

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durement touché et on apprend dans la presse locale que certaines cliniques privées alsaciennes disposent de lead de réanimation. Donc on là on revient à Marc Bloc. La RS dit plan blanc risque épidémique on ne mobilise que l'hôpital public. Voilà. Et donc on payait des trains médicalisés pour amener les patients en Allemagne parce que alors que les cliniques étaient là euh l'inénarable Didier Raout. Donc donc il y a d'autres vous allez le citer vraiment je parle sous le contrôle de Jeanviard, l'autre marseillais très connu euh euh et qui au début alors on peut débattre he de de ce qu'a faitout mais au début lui il a pris le taureau par les cornes et dans son institut ils ont testé à

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tour de bras comme nulle part ailleurs. Il a raconté comment il a fait. Il a contacté des collègues, camarades de promo qui étaient vétérinaires et qui avaient des stocks de réactif. Sauf que la RS interdisait au labo vétérinaire de prêter leur concours parce que il est dit qu'on doit pas mélanger les deux circuits. C'est exactement le même réactif. Et rout a dit on passe outre. Alors avec le tempérament qu'il tient et donc nous on va tester et donc vous avez vu comme les présidents de région àout ou d'autres qui des maires qui sont allés faire le tour des zones industrielles de leur commune récupérer des stocks de masque qui sont allés chez Decathlon chercher des masques de plonger pour équiper les hôpitaux pendant que comme dans le livre de Mark Block l'étatmajor

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général était complètement pétrifié et débordé par rapport à la à la situation qui nous avait qui nous avait dépassé. On était en pleine dystopie clairement. Tout à fait. Hélas. Hélas. Avant de de passer à ta banche, je me dis que ça, il y a beaucoup de réaction qui s'entendent. Voilà. Ben, je voulais justement proposer juste dire un mot par rapport à la période du Covid parce que il se trouve que moi j'étais membre du conseil de défense. Il y était j'y étais. Mais il fallait qu'il a un breton hein. Mais mais j'avais j'avais d'autres d'autres complications parce qu'il fallait aussi interdire au Covid de passer la frontière parce que de ça c'était moi c'était ma c'était ma responsabilité. Non, mais pour reprendre, vous n'étiez pas arrivé dans dans mon intervention de

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départ, mais la raison du conseil de défense euh c'est devant l'inepsie et l'inefficacité de la haute administration que je à qui je je ne veux je ne veux rien de mal, mais c'est constatant que ça ne marchait pas, que le président de la République dit "Moi, je vais faire des conseils de défense parce que c'est finalement c'est à moi de m'en charger puisque le reste ne marche pas." C'est ça qui s'est passé. Donc c'est ça renforce encore plus le propos que je tenais tout à l'heure sur le fait que Infiné, c'est le président de la République qui est responsable de tout, que ça que ça marche ou que ça marche pas. Donc il devient le bouquet émissaire et à mon avis ça a en particulier commencé là. Alors pour pour aller dans votre sens sur deux réalisations dont le président a pu se se targuer sur

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l'année 2024 euh les JO et la réouverture à l'heure de Notre Dame. Oui. Ces deux ces deux réalisations ont été rendues possibles par des lois d'exception. C'est que l'État lui-même se dit si j'applique ma propre législation à mes projets, je sais moi-même que je n'y arriverai pas. Et si c'était en salle de conseil de défense, c'est pour montrer que ça s'appliquait en fonction de la défenseur. Voilà, je vais donner la parole à David Lappartien. Vous avez cité son département tout à l'heure. Vous avez le président du département du Morvillan qui est là. Bonjour à toutes et à tous. J'interviendrai tout à l'heure mais sur le Covid deux choses. J'étais au début pendant le Covid, j'étais maire de ma

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commune de de Sarzo euh et on a vu les pour les masques, j'avais en tant que président de la Fédération internationale de cyclistes quelques relations en Chine. Je trouve des masques et je dis voilà, on va pouvoir avoir des vasques beaucoup plus rapidement parce qu'on en aura pas au niveau national. Je commande les masques, on me dit pas de problème, vous allez être livré, faut les payer. Et là, envoyer un ribe d'une entreprise chinoise. Le le trésorier me dit "Je ne payerai pas." Bah je lu dis "Mais je peux pas avoir mes masques si je paye pas." J'ai dis "Mais je paye, je suis certain, je connais l'interlocuteur, je suis sûr qu'il va me délivrer." Je vous fais même un courrier comme quoi j'engage ma responsabilité personnelle et que les 30000 € de masque, je les payerai personnellement

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si l'argent est perdu pour la commune. Plus d'une semaine pour avoir le paiement de la somme en question. Il a fallu monter jusqu'au préfet pour que ce soit le cas. Une journée après le paiement, les masques arrivent en France. Ça c'est rapide. 3 semaines, les masques bloqués à la frontière parce qu'on voulait pas me les délivrer exactement ce que vous avez dit. Bloqué, on a voulu me les récupérer. Et donc entre le moment où j'ai négocié les choses, ils auraient pu être là 2 jours après, et bien il a fallu 5 semaines en fait pour que ce soit le cas. Deuxème deuxème élément puisque maintenant je suis président du département, il s'avère qu'on a un laboratoire départemental d'analyse avec tout un tas de de de machines ultra modernes. On dit "Non, non, vous vous êtes pour les

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bestiaux euh et vous êtes pas du tout pour les humains." Mais on dit "Mais on sait faire, il y a pas de problème, on sait faire, on peut faire ça dans des quantités astronomiques et ça coûtera bien moins cher." Non non. Donc ce qui s'est passé, on est passé par des laboratoires privés qui comme ils avaient pas les moyens de faire, nous sous-traitait l'affaire. Donc il nous sous-traitait. On a gagné 5 millions d'euros le laboratoire départemental d'analyse et on vendait sans eux sans doute le vendaiit trois fois plus. Donc vous imaginez les marges qui ont été faites et c'est comme ça que ça s'est s'est passé. Donc on voit que localement il y a parfois des solutions qui existent qui peuvent aller très vite beaucoup moins cher mais on dit c'est pas le protocole.

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Voilà juste pour illustrer les propos bloc. Merci. On va pas pouvoir prendre toutes les les questions. Je reprends encore une peut-être de madame. Euh on arrive, on va vous donner un petit micro. Ga va vous donner ça. Sinon, je peux parler plus fort. Le micro est là a fait un sprint pour vous. Catherine Filler. Et j'ai une question sur l'impact des réseaux sociaux par rapport à la décentralisation, enfin le le fédéralisme et également euh est-ce que le fait d'avoir des mobilités interrégionales peut jouer sur ces ces résultats ? Euh alors, j'ai pas de moi je ferai pas le lien euh peut-être sur la pour

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rebondir sur ce que disait monsieur le le président du conseil départemental. Une des incidences des réseaux sociaux, c'est que ce genre d'affaires historiquement pouvait sortir dans le Télégram ou Ouest France dans le Morbillant, mais aussi ça va sortir maintenant sur les réseaux sociaux. Et ce type de gabji ou de cascaïen peut devenir viral sans jeu de mot et donc circuler que les gens se disent voilà l'information aujourd'hui circule et toutes ces choses-là se savent au bout d'un moment et donc renforce la prise de la prise de conscience. Une dernière question mais vous allez voir que de toute manière tous les sujets qui sont abordés là on va avoir l'occasion d'en reparler. Monsieur je vous redonne j'ai posé le micro je vous le redonne.

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Bonjour. Euh ma question s'adresse à messieurs, mesdames les ministres. Comment conciliez-vous ? Comment pouvez-vous gérer le grand écart entre votre ancrage profond sur notre Bretagne et votre appartenance à un gouvernement, c'est-à-dire ce fameux gouvernement, ce fameux Étatstrueux, incompétent. Vous l'avez pas volé, dirait quelqu'un. Non, j'ai essayé de m'en sortir vivant. Euh moi je je merci de votre question d'abord. Moi, je n'ai pas d'état d'â parce que quand on m'a demandé de rejoindre le gouvernement sur ce sujet, chacun connaît ce que je pense, ce que j'ai dit notamment depuis que je suis

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sénatrice qui se trouve que j'ai participé à des groupes de travail, il y en a eu deux, piloté par Gérard Larch pour répondre à une demande du président de la République qui après les gilets jaunes souhaitait avoir des contributions. Donc moi, chacun me connaît, je ne renoncerai pas et je pense qu'on m'a choisi pour ça. Et moi je n'ai pas j'ai pas d'état d'armes quoi parce que d'abord je suis une citoyenne comme chacun. Euh je suis euh un colibri de l'efficacité de l'action publique avec une obsession, c'est l'efficacité de l'action publique jusqu'au dernier kilomètres et j'ai vu ce que les élus font sont des inventeurs de possible. Et pour continuer sur ce qui était dit par Jérôme Fourquet et David l'appartient

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sur la crise sanitaire, c'était fascinant parce que rappelez-vous quand l'État et c'est très bien a décidé qu'il fallait vacciner et ça c'est de la stratégie nationale de santé, qu'est-ce qui s'est passé ? Donc l'ordre est descendu jusqu'au jusqu'aux ARS. On dit aux ARS, vous vaccinez mais vous n'allez pas faire venir les gens de Mnac Morvent à Renn parce qu'il y a des gens ils peuvent pas se déplacer à battre un comment on fait et alors je le dis avec beaucoup de respect pour les ARS qui sont de grands fonctionnaires. Un ARS ne connaît pas les maires du département donc lui il se retrouve avec un truc obligé de vacciner d'organiser la vaccination pour un million de personnes. il sait pas où ça peut se

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faire et comment ça va se faire. Qui il appelle ? Le préfet et le préfet il appelle qui ? Les maires parce que le c'était particulièrement vrai dans le Morbillant où il y avait un super préfet Patrice Fort. Le préfet il connaît chaque commune il dit là c'est pas mal le maire il est allant il y a du monde on va pouvoir se rabattre des tous nos concitoyens. Et ce sont donc les élus locaux qui ont organisé les choses. Ce qui veut dire que moi je n'affronte pas l'État comme un adversaire. Je suis à la fois bretonne et française parce que la nation c'est la nation et je crois la République une est

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indivisible. Sauf que ça se fait ensemble et il peut pas y avoir quelqu'un qui décide pour vous parce que son bras est trop long pour que ça marche. Et je pense que l'État quand je dis qu'il se détendent, il doit se nourrir et profiter de l'énergie des territoires et que mais les moi je ne connais pas un élu local et je vous dis depuis un an, j'en ai vu à peu près 7000. Je n'en ai pas vu un qui n'est pas débrouillard, qui avente pas des trucs et qui est pas capable d'aller secouer son préfet comme l'a dit et ben écoutez moi euh voilà je me débrouille et je vais vous donner un dernier exemple. Mon prédécesseur à Château-Géron avait un épad qui était

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pas aux normes sécurité ou incendie. Donc un jour, il y a une commission qui vient et qui lui dit "Voilà, faut vraiment fermer votre épat quoi." Bah le maire qui avait du caractère Pierre Leeut, il appelle le préfet, il dit "Écoutez, il y a pas de problème. C'était le 21 décembre. Écoutez, monsieur le préfet, vous venez les chercher, ils vont tous vous attendre sur le trottoir devant les pades." Non non mais vous voyez et le préfet dit "Ah non, on n pas voulu dire ça." Bah non mais vous l'avez dit, comment on fait ? Vous voyez, ça veut dire qu'il faut, moi je crois et vous l'avez vu ici partout et en Bretagne, Jean-Ive Ledrian est un excellent exemple. Quand on dit qu'on a du caractère, c'est du caractère pour trouver des solutions. Et donc moi je

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pense que on doit travailler comme ça. Et il m'arrive il m' arrivé deux fois dans ma courte carrière Jean d'avoir une administration qui m'a dit ça ne va pas être possible. Alors s'il y a un mot qu'il faut pas employer, c'est celui-là. Et alors je leur ai dit euh alors évitez de me dire ça parce que moi je vais devenir un peu têtu et obstiné parce que vous me dites ça, je vais vous dire on va le faire. Ah non mais vraiment ça n'est pas possible et on sait pas faire. Bah je dis écoutez, vous allez faire comme moi. Moi, j'ai été nommé ministre il y a 6 mois, je ne sais toujours pas bien faire mais j'essaie, je trouve des solutions. Vous voyez, moi je pense que c'est notre ancrage territorial qui pousse l'État à se détendre et qui nous pousse ensemble à faire des choses qui

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marchent mieux. En tout cas, merci.

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En tout cas, on est rassuré sur le fait que vous allez être vigilante. Vous aurez votre fa compte, votre truculence et ça ne devrait pas voilà, on va vous entendre. Parfait. Et on va passer de Merci d'abord. Je vous demande aussi d'applaudir et de remercier grandement Jérôme Fourquet qui s'est rass hein. Mais euh

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ça ça va nous aider aussi à rentrer très concrètement dans le débat. L'appui de chiffre est toujours très important. On va maintenant parler de solutions parce que c'est le titre quand même de cette assemblée qui nous réunit aujourd'hui. On va essayer de voir comment cette envie de décentralisation, de transformation, on peut la la transformer justement en décision lisibles, en résultat un petit peu concret pour les habitants. Donc je demande à me rejoindre. Romain Pasquier qui est politologue, directeur de recherche au CNRS, titulaire de la chairé MAPA science pourenne qui va nous aider à poser les règles du jeu. Julien Carmona qui est président du Crédit Mutuel Arkea et de la coalition territoire et transition pour le regard opérateur économique. Je

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vous en prie. Et puis bah peut-être pour se mettre juste à côté de moi, Jean-Michel le Boulanger, président du festival Étonnant Voyageur, écrivain. Je vous laisse vous asseoir ici Jean-Michel et puis et puis il a eu quelques fonctions à la région, à la culture pendant quelques mandats. Euh on va pouvoir parler du rôle culturel aussi et du récit collectif, hein, dans l'adhésion d'une d'une vitalité un peu contemporaine de décentralisation. Puis en plus, on a vu que le sujet avait été éminemment abordé, détaillé avec Jérôme Porquet. Juste pour vous dire, elle n'apparaît plus non plus. On a effectivement une un plateau assez masculin, ce qui est quand même assez rare au Braislam. On avait invité Laurence Lemousi qui est directrice de l'Institut de la gouvernance

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territoriale et de la décentralisation. Malheureusement, elle a un impératif familial, elle a pas pu venir, mais c'est vrai que voilà, le l'organisation du Brasil est toujours très attentif aussi à cette représentation là. Donc, une femme aurait pu être présente à vos côtés messieurs. Euh, on va commencer avec vous Romain Pasquier, si vous en êtes d'accord. Euh, on l'a entendu, la confiance va au aux régions. On a vu des chiffres hein, si on prend les Français pléblicitent désormais les formes plus poussées de décentralisation que qu'avant. 64 % se disfavorable à un fédéralisme régional. Est-ce qu'on peut changer parler donc d'un changement culturel politique d'un nouveau rapport à l'État ou simplement euh des choses qui s'installent de manière pérenne par

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des cas très concrets qu'on a pu voir ? Mais est-ce que culturellement il y a des choses qui s'installent ? Je sais pas si ça fonctionne si je pense. Oui. Non. Ah pardon. Grave. Euh, je vais les allumer. C'est Alors, ils sont pas allumés. Si celui-là, allô. Il y a toujours un petit une petite lac. OK, merci beaucoup. Euh, alors pour répondre à votre question, je pense que on on a déjà des éléments. Je pense que la toile de fond, c'est quand même la défiance. C'est-à-dire qu'il y a une défiance politique qui s'est installée vis-à-vis de nos institutions et ce depuis pas mal de

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temps. au CVIPOF à Science Poau. Ils ont un baromètre sur la confiance politique qui doit être à sa 19e édition. Et on voit bien que tendantiellement la défiance politique des Français vis-à-vis de leurs institutions et plus elles sont on va dire verticales et plus la défiance est forte et ce qui reste d'une certaine manière et et la défiance est très différente en France par rapport au à d'autres exemples étrangers. Par exemple, si on reprend ce que disait Jérôme sur la crise du Covid, pendant la crise du Covid, bien sûr la France était dans une situation difficile, mais c'était le cas aussi des de nos partenaires étrangers. Or tout, il y a toujours eu une majorité de population qui faisait confiance à son

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gouvernement en Italie, en Allemagne ou en Espagne pour résoudre la crise. Ce n'était pas le cas en France. Donc il y a bien une défiance, on va dire euh forte qui s'est installée depuis une vingtaine d'années. Alors est-ce que les Français sont favorables au fédéralisme ? Je sais, je pense qu'ils savent pas trop ce que c'est quand même, que beaucoup d'entre nous ne savons pas exactement ce que c'est, mais qu'effectivement il y a une volonté de de plus de liberté, de capacité à à décider par nous-même. Il faut aussi bien voir que la société a profondément changé. La la démocratisation de l'enseignement supérieur fait qu'aujourd'hui la plupart

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des jeunes ou ou ou ont des niveaux de de de diplomation qui sont bien plus élevés qu'il y a 40 ou 50 ans où effectivement on respectait avec déférence la parole préfectorale, la parole de l'ingénieur et cetera. Aujourd'hui, ces niveaux de diplomation se sont beaucoup horizontalisés et donc on regarde avec un peu plus d'esprit critique, on va dire, aussi les les cadres que l'on entend nous imposer. Donc la société a beaucoup changé, les solutions institutionnelles, je pense qu'elles sont à construire. Je pense que dans l'histoire française, le mot fédéral fait quand même un peu peur. Dans l'histoire républicaine, les jacobins ont diaboliser les les

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fédéralistes. Donc il faut faire attention avec les mots. La sémantique a aussi son importance. Moi, je suis plus attaché à ce que disait Jean-V au mot de dévolution. Pourquoi ? parce que la décentralisation, je crois qu'elle est devenue un peu technique, un elle s'est un peu ringardisée quelque part et que je préfère le terme de d'évolution qui d'ailleurs qui n'est pas un terme angloaxon se dire "Ah oui, mais c'est c'est non pas du tout, ça existe en français le terme d'évolution. Il s'agit de donner de l'autonomie tout simplement, hein." Voilà. Donc, on demande toujours à nos jeunes plus d'autonomie le plus tôt possible, à nos anciens d'être autonomes le plus tard possible, mais à nos territoires, on ne le veut pas. Donc je pense que c'est sur cette voie-là qu'il faut aller.

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Alors quel euh on va avoir du mal avec je peux vous passer le mien ? Ben on va on va faire ça. C'est un peu ridicule mais euh on va on va tourner avec un micro on va venir voir. Ah le vote marche très bien Julien Carmonaard. Merci. Non, pour rebondir à ce que vous dites, du coup, on a cette envie-là, ce qui s'installe avec des gens effectivement davantage acculturés comme on dit, davantage de formation, davantage de regard aussi à serrer sur les les situations. Le Covid a sans doute effectivement accéléré aussi cette compréhension là parce qu'on est passé dans des situations parfois un peu cafïennes. Quelles sont les règles du jeu qu'on peut poser dès le départ pour mettre en place effectivement cette transformation ? Si on veut véritablement à mon à mon avis renverser

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le logiciel euh il faut inverser le logiciel de la décentralisation. C'est-à-dire que la décentralisation a été pensée en dépit de ce que l'on peut imaginer du haut vers le bas de que c'est bien l'État qui dit bah vous vous allez faire c, vous vous allez faire ça et cetera et cetera. Bon, je pense que c'est ça qu'il faut casser. C'estàd que le le logiciel descendant de la décentralisation, il faut l'inverser. Il faut que ce soit un processus ascendant. Comment on peut faire ? Il y a l'idée qu'on a développé au Bréselab qui serait d'appliquer véritablement le principe de subsidiarité pour les compétences non régaliennes. C'est-à-dire que sur toutes les compétences non régaliennes et évidemment il faut se mettre d'accord sur quelles sont-elles et bien c'est à l'échelle régionale que les

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collectivités territoriales se répartiraient ses compétences. Donc c'est bien un mouvement ascendant ou entre collectivité territoriale, entre personnes sérieuses et matures, mais peut-être aussi avec un un droit de regard des citoyens, on peut l'imaginer hein, un dispositif participatif et bien on se répartirait les responsabilités politiques sur les compétences norégaliennes, donc sur la santé, sur l'éducation, sur l'emploi, sur la culture, sur les mobilités. Donc il y a un champ quand même très large. Ce serait en plus à mon avis une grande expérience de démocratie concrète, hein. Ça a été dit. Euh effectivement, on voit ça à distance. Euh il y a il y a une

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véritable défiance. Ce serait un moyen de reconstruire euh un lien entre les citoyens, les institutions et les services publics. Parce que derrière tout ça, c'est quand même nos grands services publics. Voyez qu'est-ce qui a fait la République ? l'éducation nationale, bon la santé publique, tout ces regardez les classements internationaux aujourd'hui. Bon, on dégringole lentement mais sûrement, on peut mourir en bonne santé, voyez hein. Donc je pense que les les défis aujourd'hui, on ne se considère plus comme les meilleurs du monde. Heureusement Heureusement, on on s'est quand même considéré longtemps comme les meilleurs du monde sur plein de sujets. On ne l'est plus du tout sur aucun sujet qu'il soit régalien ou non régalien d'ailleurs. Il est temps de se reprendre

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et sans alors ça fait pas rêver l'organisation mais c'est ce qui a fait le succès de la 3e République. C'est ce qui a fait le succès du modèle républicain. Il était violent et centralisé mais il il a rempli un certain nombre de missions. C'est pour ça que en dépit de sa violence on a adhéré. Donc là on adhère plus et il est plus efficace. Donc il faut changer. Si on imagine du coup une effectivement une une France à plusieurs vitesses et ce concept de subsidiarité dont on va sur lequel on va sans doute revenir plusieurs fois, est-ce qu'il y a pas aussi le risque d'une d'une crise de cohésion nationale ? Est-ce que ça peut fragiliser un peu ça ? Oui, faut il faut pas croire. Souvent quand je discutais avec des

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collègues britanniques qui ont évalué le le processus de dévolution en Grande-Bretagne, bon tout le monde était favorable à la dévolution en Grande-Bretagne. Ils étaient tous favorables, les Galois, les Écossais, les Anglais, les Irlandais du Nord, mais ils voulaient pas que les services publics soient différents dans toutes les enquêtes d'opinion publique. C'était ça. On veut plus de pouvoir mais quand même on aimerait pas trop de différence. Donc il y a une prise de risque toujours dans ce genre de effectivement euh il faut accepter la différence. Il faut accepter que les services public ne soit pas toujours organisé et délivré de la même manière. Mais l'essentiel c'est ce que disait Françoise, c'est on évalue le résultat, c'est l'efficacité. S'il y a de la

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différence mais il y a plus d'efficacité et bien allons-y. Alors si effectivement et aujourd'hui c'est le cas, il y a soi-disant pas trop de différence mais l'inifficacité est souvent au rendez-vous. Donc on n' pas tellement le choix. Il voilà on a tout essayé sauf cela. Donc prenons Oui. Qu'est-ce qui peut être un on va dire aussi une vraie réflexion sur les questions de différence et le rôle de l'État ? qu'il arrête de s'occuper de tout mais qu'il fasse l'essentiel, c'est-à-dire la péréquation. Donc là, il y a une voilà l'éléphant au milieu de la pièce, c'est la fiscalité. Qui connaî qui qui comprend la fiscalité française aujourd'hui ? Voyez ? Bon, qui comprend les finances locales

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aujourd'hui ? Il y a une espèce de de de de voile hein, d'ignorance sur comment on réparti, comment on donne plus aux pauvres, au territoire en difficulté. Voilà. Voilà, c'est un circuit qui est en Allemagne he les fonds interrégionaux de péréquation sont débattus au Bundesrat et ça fait l'objet de débat dans la presse. Et effectivement, les bavarois sont pas contents de donner autant aux land de l'Est mais politiquement c'est clair hein. Effectivement ça fait mal de donner mais les Catalans, c'est pareil, ils aiment pas mais en même temps c'est voilà, nous on sait pas exactement ce qui se passe. On sait pas c'est une boîte noire. Donc

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là aussi, voyez, si on veut donner un un message positif à la dévolution, c'est qu'il faut redonner aussi une clarté dans les mécanismes de redistribution, me semble-t-il. C'est vrai que plus c'est nébuleux, moins on a envie de mettre les pieds dedans en disant bon, je suis pas d'accord, c'est pas très bien ce qui se passe mais je sais pas quoi proposer. Ouais. Voilà. Lou, il y a un loup, il y a un mystère. Donc et donc là le le complot n'est pas loin, voyez. Est-ce que vous parlez vous parlez dans dans vos vos études et vos notes qui qui sont d'ailleurs accessibles si les gens veulent aller voir et lire d'un fédéralisme à la française ? Qu'est-ce que vous mettez derrière ce ce concept là qui est pas toujours très bien compris, pas facile à définir ? C'est pas un concept, c'est un une idée

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de mouvement. Encore une fois, on fera pas l'Allemagne en France, on fera pas l'Espagne en France. Il faut trouver notre voie, notre notre chemin, chemin effectivement où on va essayer de trouver et de donner plus d'autonomie au territoire, hein. Donc encore une fois, il faut avancer avec ce que l'on peut faire. Encore une fois, je le dis souvent à mes étudiants ou à mes doctorants, la France est une République fédérale qui s'ignore. Regardez la Constitution française aujourd'hui, c'est un empilement de statut particulier. La seule région, on va dire hexagonale qui a un statut particulier, c'est quand même l'Île-de-Fance où où 16 % c'est ça des gens se sentait voilà. Donc faut faut arrêter quand la République estime que c'est nécessaire,

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elle crée des statuts particuliers. Voilà, elle va créer un état dans l'État en Nouvelle-Calédonie ou quelque chose comme ça, hein. Donc donc il faut être beaucoup plus à mon avis ferme sur l'idée qu'effectivement on veut une autonomie, une autonomie dans la République autour d'une nouvelle répartition entre les régaliens et le régalien. On veut mieux d'État. On veut pas moins d'état, on veut mieux d'État. Donc s'agit pas et et Jérôme l'a dit, c'est on sait très bien dans beaucoup d'enquêtes que dans toutes ces entre guillemets ces régions un peu particularistes souvent les gens ont deux trois identités. l'identité est plurielle, elle est acceptée, hein. Donc

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faut pas avoir peur. Mais effectivement, nous on en a pas peur ici, je pense, mais dans effectivement la grande fonction et puis la grande fonction publique d'État et n'oubliez pas aussi, il faut le dire, dans les grands syndicats hein, les grands syndicats qui cogèrent beaucoup de ministères. Je vais pas citer l'agriculture en Bretagne, on peut le dire. Bon voilà, les forces agricoles en Bretagne, elles aiment bien le centralisme. Bah oui, c'est plus facile d'aller négocier avec un ministre et son cabinet que avec 16 régions. Voyez, on peut imaginer. Donc effectivement, c'est pareil pour l'éducation nationale, c'est pareil pour la santé publique, hein. Donc c'est un changement sociétal, c'est une révolution culturelle comme le disait euh Jérôme, il a raison de ce point de

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vue-là. Euh mais je vois pas tellement d'autres solutions. Vous disiez justement euh euh que le le il y a plusieurs idées qui circulent he très concrètement pour rester dans le concret. un pouvoir fiscal propre aux régions, renforcer le rôle du Sénat comme chambre des territoires, permettre des réglementations différenciées sur les besoins locaux. Euh si c'est réaliste, comment ça peut se mettre en place très concrètement là sur euh une solution qui pourrait émaner euh dans les prochaines années ? Si si Françoise le pouvait, si le premier ministre le pouvait, ce qu'il faudrait dans le temps qui nous reste et Jean il l'a dit, on a peu de temps, ce serait au moins qu'on nous accorde le droit d'expérimenter cela,

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hein. Michael en parlera sans doute, hein. Alors, pas peut-être pas simplement en Bretagne, mais dans deux trois régions volontaires d'expérimenter ce que pourrait être l'organisation de l'État français du 21e siècle. Voilà, si déjà on avait on ouvrait cette porte-là, on avait alors tout ne marchera pas dans les expérimentations, faut aussi voilà hein, mais euh je pense qu'on peut faire confiance au territoire. Il s'agit moins de dire "On va supprimer c, on va supprimer ça" que d'engager véritablement une réflexion et une expérimentation sur ce qu'on pourrait faire mieux à partir des territoires. Voilà. Surtout que des expérimentations, il y en a eu et il y en a. On va le voir avec Jean-Michel le Boulanger après. Puis je veux avec vous Julien Carmona. Je l'ai dit, vous êtes

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président du Crédit Mutuel Arqua, du Crédit Mutuel de Bretagne, mais vous avez été initiateur de coalition territoire et transition qui a un réseau qui fait remonter du terrain des solutions concrètes pour justement financer et piloter les transitions au plus près des réalités locales. Euh j'ai j'ai bien envie justement que vous me donniez un petit peu des exemples parce qu'il y a quelques sujets qui vous tiennent particulièrement à cœur et pour lequel vous avez ouvré notamment au niveau du logement. Euh en plus, il y a des choses qui ont été évoquées tout à l'heure dans dans les propos de de l'entrée. Vous disiez le régalien à l'État et tout le reste au local. Ouais. D'abord bonjour bonjour à toutes et à tous. Merci au Breslab pour l'invitation. Alors je viens

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effectivement, je vais commencer par d'où je parle comme on disait en M68. Donc euh deux casquettes effectivement, bon une de chef d'entreprise, on y reviendra, est d'une banque bretonne décentralisée et l'autre cette coalition territoire et transition. Donc un laboratoire d'idées avec un certain nombre de d'entrepreneurs, de décideurs, de chercheurs tous basés en région dont romain qui nous fait le plaisir d'y participer. Et donc un fingt tank moins connu que le Braislab mais complémentaire et pas que breton même si on en a quand même pas mal. Alors effectivement le parti prix c'est de dire bon on aimerait bien changer le système et peut-être que on est là pour ça aujourd'hui mais en tout cas à notre niveau, le système étant ce qu'il est,

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il y a énormément de solutions qui existent déjà au niveau local qu'on peut diffuser, qu'on peut développer. Il y a une espèce de viralité des bonnes idées, des bonnes pratiques et déjà si on peut promouvoir tout ça et ben on améliorera beaucoup les chose. Donc on l'a fait pour le logement alors avec beaucoup d'exemples, des exemples en Bretagne, vitrée communauté, ça fait longtemps que c'est un exemple. On a aussi Isabelle le Calenec parmi nos membres et on voit qu'effectivement sur la question du logement du bâtiment industriel des énergies renouvelable en mutualisant les choses en voilà tirant le maximum du collectif existant même avec les réglementations contraignantes qu'on a, on peut faire des choses formidables. On peut faire du développement économique,

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social, humain et en plus environnemental à l'échelle d'un territoire pertinent. On a ensuite travaillé effectivement ben sur le financement de la transition énergétique. C'est sujet bah par exemple de contrat d'achat commun d'énergie par des entreprises. C'est autorisé, c'est atrocement compliqué en pratique. Là c'est en Nouvelle Akitaine qui est un peu notre deuxième région notre deuxième pilier. On a eu des exemples, c'est le club des ETI et entreprise de taille intermédiaire locale qui a réussi à faire exister ça. On travaille enfin sur l'eau. On va produire un rapport d'ici un mois. Donc un sujet pas simple parce que un sujet à angueelade. Donc il y a une dimension économique, il y a une dimension de recherche développement. Il faut aussi plus d'argent pour cette

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ressource vitale et il y a la question de la décentralisation de quel est le bon échelon je dirais pour s'engueuler de façon constructive pour reprendre une expression voilà utilisée par l'actuel et l'ancien président de la région Bretagne. Donc voilà, un peu pour donner ce qu'on essaie de faire en disant on va pas faire le grand soir en tout cas à un autre niveau de chef d'entreprise, de chercheurs et autres des du cadre légal et réglementaire mais on peut déjà vraiment faire avancer les choses. Mais en fait, ce que vous dites, c'est que le le pouvoir des entreprises, c'est aussi ça, c'est finalement de commencer à faire de la décentralisation et c'est et c'est déjà le cas avec les exemples qu'on va qu'on va aborder et on découvre un peu le pouvoir du local quand

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effectivement les entreprises, le TI, l'avantage des ETI, c'est que c'est pas des collectivités territoriales, donc elles peuvent elles peuvent effectivement s'émanciper de certaines réglementations. Euh je je vous je m'adresse à vous, chef d'entreprise pour le coup. Euh on a vu euh quelques chiffres en 2024, le marché français a chuté d'environ mo- 41 % en crédit immobilier. Euh vous avez indiqué d'ailleurs vous que la baisse a été deux fois moins dans vos réseaux grâce à un lien de proximité. Euh qu'est-ce que concrètement pourquoi et qu'est-ce qu'une banque coopérative territoriale comme la vôtre pour le coup, celle que vous défendez peut permettre de réguler ce que l'État ne parvient pas forcément à faire ? Merci. Alors réguler, je ne sais pas mais en fait on on a tout simplement pas

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le choix. On a notre siège en Bretagne, on a notre gouvernance essentiellement en Bretagne, c'est nos sociétaires, nos élus et puis le siège au relè caron à côté de Brest. Donc le fait de dire pour des raisons financières, réglementaires ou autres, je vais laisser tomber la Bretagne, c'est tout simplement pas possible. Donc on a effectivement accompagné nos clients, nos sociétaires dans leur projet de crédit immobilier. à un moment, c'était 2022-2023, il y a des mécanismes, il y avait à la fois la hausse des taux et puis des mécanismes techniques liés au taux d'usure à la française, des choses comme ça qui faisaient que les banques n'avaient plus du tout intérêt à prêter. Donc on s'est dit ben nous on va le faire, enfin il y a une forme de d'obligation. Euh

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ensuite, comment on peut le faire et comment on peut absorber ça dans notre modèle économique, dans notre modèle d'affaires ? parce qu'on a aussi évidemment le devoir d'être rentable et de générer du résultat pour le développement futur. Je dirais on a réussi mais là finalement c'était pas ça a pas tellement été un débat en réalité compte tenu de ce qu'on est c'estd une bl une une banque implantée en Bretagne. Et je me permets justement de d'élargir un tout petit peu là-dessus en 3 minutes pour dire que bah pour notre entreprise donc Crédit Mutuel de Bretagne Arquin, la décentralisation c'est à la fois notre crédau par définition et ça aussi été notre combat puisque voilà on est on va en parler. Donc on est voilà on est né sous la forme d'une coopérative à

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Landerna en 1911 tous les centres de décision sont ici. On a ça marche plutôt pas mal. la croissance continue. On a 11500 salariés dont 7500 en Bretagne. La Bretagne c'est la moitié de notre bilan et le reste sur l'ensemble du territoire national. Et donc dans ce contexte-là, on est devenu ben je dirais un peu à notre corps défendant, voilà, des les défenseurs ou des acteurs du combat des centralisateur parce qu'on s'est retrouvé dans une organisation du Crédit Mutuel national poussé par Paris, poussé par Bruxelles et Francfort et poussé aussi, il faut bien le dire, par le les présidents successifs du groupe majoritaire, c'est-à-dire Paris-Strasbourg dans un moment où on risquait de perdre totalement notre

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autonomie de faite. qu'on s'est effectivement bagarré mais pas pour euh un voilà une espèce de de rêve ou de fantasme tout simplement pour notre survie et pour garder notre proximité, nos centres de décision. Ici, on est arrivé pour aller tout de suite à la conclusion à quelque chose de très satisfaisant. On n'est pas devenu indépendant, on est devenu autonome ou plus exactement ce qu'on appelle notre autonomie stratégique a été reconnue à la fois de manière contractuelle par l'ensemble des composantes du crédit mutuel et par les autorités politiques et on a des nouveaux statuts et c'est intéressant je crois pour les juristes que c'est le seul texte en droit français qui part du principe de subsidiarité parce qu'effectivement tout

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part de là effectivement le fait que les choses sont faites et beaucoup mieux faites quand elles sont décidées localement et ça n'est que des questions de solidarité ou de sauvetage bancaire qu'on qu'on peut être amené à traiter au niveau national. Une seule observation quand même par rapport au à l'établissement parisien qui nous a pas voulu du bien. Donc il nous a pas voulu du bien d'abord par conservatisme et aussi parce que on est une banque ben un peu différente des autres ne serait-ce que par son implantation régionale et que j'ai l'impression tout simplement ça ne faisait pas bien dans le paysage, ça ne faisait pas sérieux dans le paysage. Et donc on a eu pas mal de on a eu du de la de une forme de brutalité mais surtout une forme de mépris amusé. C'était voilà

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le village d'Astérix et puis voilà, on se fait des clins d'œil en disant voilà ils sont encore là-dessus les Bretons ou ce genre de choses et on a survécu à ça. On est même arrivé, comme je vous disais à une bonne solution, mais je peux dire que c'est quand même voilà particulier de dire vous faites la banque c'est un métier sérieux. Comment vous pouvez imaginer faire ça dans vos régions dans vos contrées éloignés ? Oui, ça a été un cas cas d'école hein, ça a été beaucoup débattu. C'est une affaire d'état même, on peut le dire. Est-ce que ça ça a créé vous en interne ? Est-ce que vous avez vu effectivement les prémises de de changement et de se dire tiens en fait ça fonctionne ? Oui, ça fonctionne parce que ça crée ce genre d'expérience crée beaucoup de solidarité,

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voilà, entre les salariés, les élus mutualistes et puis énormément de clients de chefs d'entreprise, d'élus et ça c'est une très bonne chose. Ensuite, notre principal argument, c'était pas juste de dire "Bon ben, ça fonctionne comme ça et c'est légitime parce que les vous savez l'ingrédient, le carburant de la banque, c'est les fonds propres." Et les fonds propres, ils sont pas à Paris, ils sont dans les caisses locales, ils sont ici, ils sont à Saint-Grégoire, ils sont à V, ils sont à Horé, ils sont à Brest. Voilà. Donc là, où va l'argent ? Et normalement, c'est celui qui a l'argent qui décide. C'était aussi ça notre notre argument. Mais le principal argument c'est ça marche. Il faut que ça marche. Et d'ailleurs, on a montré que ça marchait. Alors je dis pas mieux que les autres

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mais que en tout cas avec un modèle de banque de taille moyenne, un modèle d'affaires différent, pas de banque de marché, pas de banque d'investissement, pas d'international, on faisait aussi bien et parfois mieux que les autres. Et effectivement, il faut que ça marche. Alors, justement maintenant que Crédit Mutuel Arquea, notamment sur le logement social et la rénovation, est-ce que vous pouvez nous parler de ce que vous avez mis en place euh pour justement permettre ce que le l'effort l'effort public qui n'est pas toujours là, bah vous puissiez initier des choses. Vous avez à créer ARA banque entreprise institutionnelle et puis vous avez des outils maisons. Il y a le sur l'habitat notamment Armoric habitat, je crois. Ouais. Ouais. Donc sur le logement qui

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n'est pas le seul secteur mais qui est quand même un secteur enfin je dirais un besoin absolument vital partout dans le pays mais singulièrement en Bretagne avec cette dynamique migratoire d'ailleurs fortement composé de seiors. Voilà un de nos enjeux c'est dire on aime bien les seniors mais on voudrait quand même des actifs. C'est c'est un sujet mais en tout cas tous ces gens-là il faut les loger. Les nouveaux bretons et aussi les Bretons actuels. Donc là je reviens pas sur la crise immobilière. Bon, elle est multifactorielle, multiforme et sérieuse. Mais effectivement, nous on se dit on va pas rester juste dans notre case de on fait des crédits immobiliers et c'est déjà pas mal. Donc effectivement, on a depuis l'origine un bailleur social, Armoric Habita, ça marche bien, c'est en plein

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développement et il faut faire du logement, du locatif social, de l'accession à la propriété. En même temps, on se saisit de beaux de belles innovations comme le BRS, le bail réel solidaire qui existe à Renn et on a inventé d'autres choses comme un système bah justement d'apport que nous faisons nous en tant que banque à au jeune ménage qui a le projet d'accéder à la propriété avec un système en fait de coinvestissement. Voilà. Donc là aussi c'est pas prévu par la loi mais c'est pas interdit non plus. Donc on fait ça au-delà, je crois que le sujet du logement, c'est une question, il faut trouver des modèles, des nouveaux modèles économiques. Si on est sur le modèle économique qui était justement celui du PINEL dont vous avez parlé

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Françoise, c'est un modèle qui était quand même subventionné. Voilà. Et je comprends l'État pour le coup dans la situation des finances publiques qui dit "Oui, alors c'est des subventions qui étaient là pour compenser aussi de l'impôt excessif." Bon, c'est système affreux, pompe aspirante, pompe refoulante où voilà où plus personne n'y comprend rien effectivement. Mais globalement, moi voilà quelqu'un de territorial, social et libéral, je ne veux pas qu'on demande des subventions aujourd'hui. Donc je trouve que ces systèmes ont fait leur temps. Du coup, il y a des nouveaux modèles économiques à inventer où il faut de l'argent public, il faut de l'argent privé, il faut lui trouver sa rentabilité et puis il y a tout un tier secteur avec justement des mutuels, des collectivités

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locales, des institutionnels, de l'argent patient qui va pas chercher des rentabilités stellaires ni sur le logement mais ni sur l'agriculture quand on parle de mettre de l'argent privé dans l'agriculture. Et quelle peut être un peu la rentabilité de ce capital à impact de ce capital patient ? Peut-être du 3 % 4 % certainement pas le fameux de 15 % des fonds d'investissement. Ça oublions sur des sujets comme celui-là mais il faut chercher voilà la rentabilité financière et la prise en compte de l'impact positif social environnemental territorial de ce qu'on fait. sur donc une l'envie d'une décentralisation, d'une fédéralisation, vous verriez le le pouvoir public où s'inscrire sur ces questions de logement

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justement ? Alors ben peut-être pas que sur le le logement si vous voulez bien Cécile, c'est vraiment en fait voilà tout ce qui tout ce qui n'est pas régalien, moi je souscris totalement à ce qui a été dit parce qu'on est aussi des gens qui financent la santé. On voit voilà l'horreur de la balcanisation du système de santé. on finance euh justement les les sujets d'énergie, c'est très compliqué. Et puis en fait tout projet, dès lors qu'il a une certaine ampleur, tout projet d'infrastructure, c'est très compliqué. Je prends un exemple à l'autre bout de la Bretagne, le nouveau stade de Brest. Voilà, on est partie prenante du projet, il existera, ça je peux vous l'affirmer, mais quand je ne peux pas vous l'affirmer, il s'appellera Arch. Et là, on est dans des

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collectivités qui sont très allantes dans un état, enfin un préfet, un sous-préfet qui sont vraiment très bien, mais on se retrouve dans le reste, c'est-à-dire l'inflation de normes contradictoires et face à cette contradiction, le juge les jug et je ne leur jette pas la pierre. Ils sont là pour faire leur métier mais avec un pouvoir d'appréciation qui est devenu considérable. Comme vous avez des textes contradictoires, le juge, il n'est pas la bouche de la loi comme on disait sous la révolution. et ben il devient eff il fait des arrêts de règlement comme on disait sous l'ancien régime. Et donc là le juge dit "Ah mais vous ne prouvez pas de manière mathématique que ce stade est utile au point de compenser les quelques escargots. Vous allez probablement gêner

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avec ça." Bon c'est quand même très très problématique là-dessus. Donc oui, on veut un grand mouvement de décentralisation. Enfin, nous on n' pas de légitimité politique pour ça, mais on pense que nous en tant qu'entreprise, il faut des choses qui marchent, il faut des circuits courts. Ça c'est vraiment quelque chose qui voilà que tout entrepreneur voit. Et il faut, si vous me permettez, voilà mesdames les ministres, que ça coûte moins cher qu'aujourd'hui. Voilà, là le banquier qui parle dit le problème des finances publiques de la France à court terme, ne soyons pas catastrophiste. La France se finance sur les marchés heureusement mais à moyen long terme dans 5 ans, c'est probablement pas du tout la même chanson. Donc il faut que ce système nous permette aussi de faire

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des économies et je crois vraiment qu'il y en a. Faire des économies mais aussi avoir des des subventions et des financements quand même sur la notamment sur la culture. On va en parler avec vous Jean-Michel le Boulanger. Mais la culture c'est autre chose on dis. Mais oui mais oui mais chacun son précaré pour l'instant en tout cas sur le sur cette tableau ronde là. En tout cas Jean-Michel alors je sais plus lequel marche. Oui on en a deux. Bon, on verra tout à l'heure si on peut corriger ça. Jean-Michel, vous êtes là parce que on on l'a évoqué là beaucoup avec Jérôme Fourquet sur sur le l'importance de ce sentiment régional que peut avoir la Bretagne, les Corsees, l'Alsace, on a vu de manière encore plus forte avec les frontières. Cette importance de remettre

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aussi une culture d'appartenance en région. La décentralisation, c'est pas juste des faits, des actes politiques ou des des arrangements économiques, on est bien d'accord. C'est quelque chose de très profond, d'ancré. On l'a vu ici. Tout le monde parle beaucoup avec ces tripes. Il y a eu des exemples de décentralisation culturelle que vous avez porté vous. Est-ce qu'on peut revenir sur cet épisode là ? Parce que c'est un épisode qui est très parlant dans ça a duré 6 ans quand même et ça fonctionnait et c'était franchement pas des gros budgets. Oui, je peux raconter. C'est une c'est du vécu et ça part du terrain. Voilà, une décentralisation, une nouvelle organisation qui vient du terrain. C'est sous la responsabilité de de Jean-Ive Ledrian. On est au début des

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années 2010 et dans le cadre des politiques culturelles, nous avons créé ce que nous avons appelé dans le jargon. Il faut toujours qu'il y ait des sigles, autrement, c'est pas bon. Et ça s'appelait le Conseil des collectivités pour la culture en Bretagne. On a inventé ça, c'est-à-dire qu'on a mis autour de la table euh la région, les quatre départements, les deux métropoles, les collectivités territoriales à leurs différents niveaux en présence du Drac parce que l'État participe évidemment aux politiques culturelles. C'était piloté par la région et progressivement ça a pris ça a pris d'une manière tout à fait étonnante parce que tout le monde était volontaire autour de la table et on avait je peux prendre des exemples extrêmement précis deux départements de gauche et deux

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départements de droite. La première réunion c'était pas évident de rentrer dans les cuisines et pas évident du tout de rentrer dans les arrières-cuisines he sur la composition de leur budget sur la manière dont ils travaillent et cetera. Donc c'était prudent au début et puis ben voilà, on a fait les choses à la bretonne tranquillement en s'écoutant et ça a pris avec des petits détails qui ne seront jamais dans aucun texte de loi, qui ne seront jamais nulle part. Mais enfin, d'abord un café, des vieilloiseries pendant une demi-heure et puis après la réunion, on fait un repas et tout le monde se retrouve autour de la table, tout le monde discute, il y a de l'interpersonnel, on crée des liens et au bout de 2 ans,

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on voyait des gens qui étaient dans leur opposition, enfin des opposants les uns les autres qui construisaient ensemble. Et bien cette expérience là qui est toute simple et qui est venue du terrain vraiment, elle a nourri la réflexion. J'ai eu l'occasion d'aller au Sénat pour une audition. Il y a des parlementaires plusieurs fois qui sont venus pour voir si ça marchait et ça va nourrir ce qui va devenir la CTAP et donc la conférence territoriale d'action publique. Voilà. Et donc la CTA va être créée par l'État un peu sur ce modèle, on va dire qui avait été initié en Bretagne. Et sauf que bah une fois que la CTAP est construite, l'État nous dit "Bah, vous annulez votre 3CB et vous

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faites une CTAP sur la base voulue par l'État." Voilà. Donc nous, on avait construit un truc qui fonctionnait parfaitement bien, tout le monde était d'accord autour de la table et puis ben l'État l'a analysé et nous a dit "Ben, il faut faire les choses différemment maintenant." Bon et donc nous on a dit non, hors de question. Et ça tombait bien parce que moi j'étais que petit soldat évidemment, mais celui qui était juste devant moi, mon N +1 comme on dit dans les entreprises, il était ministre de la défense donc ça peut servir. Et donc bah par l'intermédiaire de Jean-Ive Ledria, on a dit non et le 3CB est resté en Bretagne. Voilà, il est devenu CTAP culturel pour la Bretagne avec un fonctionnement un peu atypique à la Bretonne et ça fonctionne toujours.

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Bonité sur le livre et le alors alors deuxème élément c'est que on a demandé par l'intermédiaire et en accord avec l'ensemble de ces collectivités. Je rentre un peu dans des détails mais enfin ils sont tout à fait intéressants. Je crois, j'ai la prétention de le penser. On a demander qu'il y ait une décentralisation des politiques du livre et du cinéma qui était porté par la Draque, par l'État déconcentré et que ça soit décentralisé à la région. livre et cinéma. 500000 € à la DRAC. 500000 € on n'est même pas dans le trait

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de crayon. 500000 € par rapport au budget du ministère de la culture, hein. Et par rapport au budget de l'État. Bon, 500000 € euh on touchait un symbole. Ça n'avait jamais été fait. Il n'y avait jamais eu de délégation de compéten en France métropolitaine touchant le ministère de la culture. Et je reprends ce que disait Julien tout à l'heure. Là, on est au cœur du cœur. C'est le ministère de la culture et là c'est la grandeur de la France et on touche pas à ça. Il y a eu mois de combat pied à pied pour 500000 € et en face de nous une ministre qui a menacé à

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trois reprises de démissionner parce que 500000 € qui étaient gérés par la Draque pourrait peut-être au scandale être géré par la région. 500000 €. Madame Philippe pour répondre à la question. Moi je ne je ne je ne je ne voulais pas citer, c'est moi qui le fait. Voilà, je n'ai rien dit. Et donc il a fallu des interventions multiples. Et là encore je reboucle sur ce que disait Julien dans un autre domaine et Françoise le poids des syndicats. Grand syndicat dans le monde de la culture le Saintc de de plein fouet et c'était tonique on va dire bien. Euh

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un jour je raconte l'anecdote. Un jour, je suis avec Pierric Maot, président par intérim de la région Bretagne. Nous sommes tous les deux et en face de nous, il y a une dame formidable, très cultivée, très bien formée, qui est la directrice de cabinet de la ministre. Une personne vraisemblablement remarquable. Je ne veux pas, je ne peux pas dire autre chose mais sauf que on plaide on plaide on plaide 500000 €. Bon et elle me dit, je vous jure que c'est vrai parce que je prends des notes, j'ai cette déformation de prendre des notes. Elle me dit et je note donc en direct mais vous ne vous rendez pas compte

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virgule, vous menacez la République. La phrase est sortie, vous menacez la République. Et Pierric Macio, je ne sais pas si vous le connaissez, un certain nombre d'entre vous l'ont vraisemblablement fréquenté. S'est immédiatement transformé en sphinx. J'étais à sa droite, je ne pouvais pas voir son regard, mais j'imaginais le regard. Là, pulvérisé façon puzzle, mais sans un mot, vous menacez la République. Et donc Pierre, moi je je suis très respectueux des positions de chacun. Je ne suis que vice-président, donc j'attends la réponse de mon président devant cette menace là. On menace la République et il

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ne dit rien. Il répond par un silence mais c'était sa réponse. Donc je me suis autorisé à prolonger le propos en disant "Je ne savais pas la République si fragile, madame." Et elle me dit "Mais vous vous ne vous rendez pas compte." Voilà vous ne vous rendez pas compte. C'est exactement ce que disait Julien tout à l'heure. Voilà, il a fallu là encore que le ministre de la défense intervienne pour une délégation de compéten sur le livre et le cinéma qui a été obtenu infin. C'est absurde. Un temps passé des dizaines d'heures et des dizaines d'heures pour obtenir ça. Pour obtenir 500000 €. Qu'est-ce que ça veut dire pour les acteurs ? Pour tous les acteurs ? Parce que il y a ça une fin, c'est de la politique publique. Il y a

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des acteurs derrière, il y a des citoyens. Et bien au lieu de faire, imaginez vous êtes porteur d'un projet de librairie à Méonec ou à Gourin, et bien il faut faire un dossier à la région, faut aller voir la région, faut ensuite faire gnagter et cetera et cetera. Vous avez des bénévoles, faut faire du et puis mais oui, mais il faut faire la même chose auprès de la Draque, le même mais en double et repartir à Rennes. Alors voilà et vous habitez à Gourin, faut prendre la bagnole pour arriver ici à 8h30 à l'invitation de Lodrillant euh au Braiselab quand vous habitez dans le Finistère. C'est il est formidable. Voilà. Bon et donc la délégation

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la délégation fonctionne. La délégation tout le monde en est content. L'État vient faire des évaluations, elles sont positives, interroge tous les acteurs culturels en Bretagne, c'est positif. Et au bout normalement de 6 ans de délégation de compétence, il doit y avoir transfert ou pas. C'est-à-dire ça marche et il y a transfert et c'est fini. Voilà, les crédits sont définitivement à la région, ça marche pas et ben on revient à la situation antérieure. Et donc tous les avis sont positifs et donc le président de région demande le transfert, l'actuel président de région et ben non, il y a pas de transfert. Il y a pas de transfert. Et on revient à un truc enfin bon bref parce que on touche à du symbole. Voilà.

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Waouh !

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On espère que les choses vont bouger. Est-ce que j'entends à demi mots et je l'ai entendu à plusieurs reprise par certains acteurs culturels, ça remet une décentralisation efficace et et productive. Ça remettra en question justement la la les draques. On peut se poser cette question là ? Oui, mais je je dirais exactement la même chose que romain tout à l'heure. La première question n'est pas de savoir si on coupe des têtes ou si on supprime des choses. La première question, c'est de réfléchir à l'efficacité des politiques publiques. Je reprends ce que nous avons créé en Bretagne. Le 3CB, moi je le présidais d'une certaine manière. À ma droite, il y avait toujours le ou la Draque et il y avait toutes les collectivités. Mais c'est le principe différenciation.

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Voilà ce que l'on fait en Bretagne, si ça marche, ben on continue. Et puis subsidiarité, regardons ensuite. Et moi la position du Premier ministre, elle me va bien à savoir à l'État le régalien, ça a été répété depuis ce matin, à l'État le régalien, au territoire tout le reste. Qu'est-ce qui est régalien en matière de politique culturelle ? Moi, je peux bien comprendre qu'un certain nombre de choses soient considérées comme régalien au nom de l'égalité des territoires. Par exemple, une scène une scène nationale dans chaque département, je peux le comprendre que ça appartienne au régalien. Un centre dramatique dans chaque région. Voilà, il y en a dans toutes les régions de France. Du coup, c'est du régalien. C'est l'égalité de tous devant les grands lieux comme ça,

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je peux le comprendre, un centre dramatique, un centre chorégraphique, d'angè nationale. Ça, on peut considérer que les grands labels en quelque sorte soit régalien, mais tout le reste, les compagnies, les associations, les festivals, les librairies, le soutien à toute cette foultitude d'acteurs. Mais donnons ça en Bretagne au 3CB. Et je suis persuadé que l'intelligence collective qui a quand même reprenons l'histoire de la Bretagne rappelons Pléveine et le célibre, rappelons ce qu'a fait Jean-V pour les grands dossiers. Il y a une intelligence collective. Faisons confiance à cette intelligence collective. Et je suis persuadé que la région, les quatre départements, les métropoles, les villes, les interc seront ensemble déterminer où est ponctuellement le

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niveau le plus pertinent pour une efficacité de politique publique et tous les acteurs s'emporteront mieux. Juste une dernière question peut-être en réaction. On peut applaudir. Oui, si au contraire au contraire une réaction à à ce que le sondage que qu'a présenté Jérôme Fourquet sur cette baisse effectivement de il y a l'envie de d'être reconnu en tant que Breton avec un affichage sur les panneaux. Et quand il dit on on réduit ça aujourd'hui au nom folklore, est-ce que ça fait mal d'entendre ça ? Oui, moi je n'utilise pas le mot folklore mais je comprends le propos et surtout je lis les chiffres et les chiffres ils sont là et donc euh on

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le sait bien euh on parle beaucoup de biodiversité, c'est un phénomène mondial mais un autre phénomène tout à fait contemporain, c'est le perte de diversité culturelle. L'UNESCO estime que sur les 6000 langues parlées dans le monde, 3000 d'entre elles sont en péri immédiat dont le Breton dont on parlait tout à l'heure. Donc c'est un fait, il y a une perte de diversité culturelle. Donc face à ça, qu'est-ce qu'on fait ? En fait, c'est la question. Le constat, il est là, mais qu'est-ce qu'on fait ? Moi, je peux raconter rapidement une anecdote. Je fais faire la version courte. Euh au début des années 2010, toujours, je suis allé au pays de Gale au nom du président de région Jean-Ive Ledrillant qui ne pouvait pas y aller et qui m'avait délégué. Je me retrouve avec

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le premier ministre galois et on doit faire un un circuit à cardif et je suis dans sa voiture. Voilà. Et donc bah il faut peupler un peu avec un anglais très minable. On essaie de faire ce qu'on peut quand même parce que je représente quelqu'un qui est ministre en plus. Donc voilà, faut donner l'impression d'être sérieux. Et il y a des panneaux bilingues partout à l'aéroport à Cardif, il y a du bilingue, il y a du galois. Partout dans les rues et dans les bâtiments publics, il y a il y a a y a il y a du galois. Et donc pour faire la conversation, bon je lui dis bah vous faites des gros efforts pour pour la langue galloise. Et il me répond du tac au tac. Oui, c'est pour les Japonais. Alors je ne comprends pas.

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immédiatement, je ne comprends pas immédiatement. Et je lui dis donc pour les Japonais. Alors, il me dit "Oui, pour les Japonais, pour les Américains, pour les Africains du Sud, pour les Français." Enfin, c'est Je dis "Bah là vous je comprends pas bien, donc est-ce que vous pourriez m'expliquer ?" et il me dit "Bah c'est très simple, on a fait des études lourdes euh sur une question qui est pour nous extrêmement importante. Nous avons des laboratoires de recherche très pointus et reconnus dans le monde. Il me cite la physique nucléaire à l'université d'Aberry Swiss, il me cite deux trois autres euh pôle de recherche où le pays de Gale est très présent sur la scène mondiale. et il me dit pour ces laboratoires de recherche, on a besoin

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de post doc, on a besoin de chercheurs, on a besoin de contrat court pour des chercheurs qui viennent du monde entier. Il faut qu'on soit attractif et on a fait des études. À partir de quel moment on est réellement attractif et à partir de quel moment un chercheur de Californie ou du Japon peut venir chez nous ? Bien, il y a deux éléments. Il faut que nos laboratoires, nos universités soient très bons. C'est la base évidente. Il faut qu'on soit situé, ancré. Il faut qu'on soit singulier. Il faut qu'on échappe à la banalisation de la mondialisation. Il ne faut pas qu'on soit un non lieu impersonnel comme partout. Et donc la langue est un

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élément de nos singularisations. Et on joue à fond là-dessus. et on joue à fond là-dessus, pas uniquement au nom des politiques linguistiques pour notre développement économique, pour nos pôles de recherche et de compétitivité. Et je crois profondément qu'il a raison. Plus la mondialisation et plus la globalisation se développe, plus les risques de la dilution et de la banalisation se développent. Et je crois que demain, on cherchera des pays qui sont très connectés tout en étant très situé. La langue est un élément et je suis navré de voir que beaucoup d'entreprises utilisent des mots anglais pour se qualifier. Beaucoup de marques utilisent

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des mots anglais pour se C'est banal. Beaucoup de nous-mêmes et nos entreprises et et parfois nos collectivités mettons les mêmes musiques d'ascenseur sur nos téléphones en situation d'attente. Mettons de la musique bretonne, on a de la singularité et en plus ils auront les droits. Ça sème.

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Romain Pasquet. Oui, moi je voulais que vous réagissiez. Ouais, justement. Ouais, juste un petit mot pour compléter ce que disait Jean-Michel. Euh, il y a deux exemples quand même qui sont assez intéressants et qui font le lien aussi avec la la question de la régionalisation. Il y a deux deux territoires et deux régions puissantes qui ont réussi à à gagner en locuteur en matière de l'anque régionale. C'est le pays de Gale et c'est le Scadi. Le basque, excusez-moi, c'est pas une langue latine, c'est pas facile à parler. et bien ils ont bien plus de locuteurs aujourd'hui qu' a 20 ans. Donc à un moment donné, les institutions font la différence aussi. C'est-à-dire que euh la région Bretagne, les départements

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font ce qu'ils peuvent ou les communes euh ou les association comme dit. Mais à un moment donné, si vous avez pas les moyens financiers, si vous avez pas des corps d'enseignants dédiés, ça stagne et le risque c'est effectivement ce que dit ce que dit Jérôme. L'autre exemple intéressant, c'est l'Écosse. L'Écosse est arrivé, la dévolution en Écosse est arrivée trop tard puisque le Scott n'est plus parlé. Mais ça n'empêche pas d'avoir une identité forte. Ils n'ont plus de langue régionale en Écosse. Le Scott est simplement enseigné comme vestige à l'université des Dimbourg. Mais ce n'est plus une langue parlée. Voilà. Juste garder garder le micro au regard des deux expériences Romain Pasquier de enfin d'expérience de décentralisation

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expliquée par Julien Carmona et Jean-Michel le Boulanger. Est-ce qu'on peut donc imaginer comme le Braiselab travaille se dire que la Bretagne peut effectivement être un laboratoire d'expérimentation mais même au-delà d'être un laboratoire d'être une terre d'expérimentation et d'y aller rapidement et puis d'initier la même chose sur d'autres ? J'espère c'est quand même quelque chose que l'on qu'on essaie de pousser depuis depuis quelques années. Encore une fois, il faut pas non plus faire de la Bretagne le seul exemple possible. Je pense que il faut faut laisser justement une une les volontés territoriales s'exprimer. C'est ça inversé aussi le logiciel français. Faudrait pas on peut créer des blocages en essayant d'amplifier le particularisme breton. il y a toujours

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un risque hein. La brest commence un peu parfois aussi à agacer he dans certains cercles parisiens hein. Donc il faut se méfier de ça. Donc je pense qu'effectivement il faut proposer des laboratoires dont la Bretagne mais effectivement là il y a une fenêtre d'opportunité. Malheureusement j'ai on a un risque 2027 ce soit peut-être une autre petite chanson. Euh donc euh il faut profiter de ces cette année et demi qu'on a encore devant nous pour peut-être effectivement euh créer euh quelque chose qui que l'on ne pourra pas complètement renverser dans 2 ans, 3 ans, 4 ans. Oui, c'est le risque de quelque chose de de vrai. Julien Carmona, s'il y avait une une priorité là que à 5 ans que vous

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aimeriez voir mise en place au niveau de la région Bretagne, ce serait quoi sur serait pas, on l'a dit, il y a pas que le logement, il y a pas que la santé, vous avez une des priorités comme ça que vous mett poseriez si on vous posait la vous laisser la possibilité de d'agir. Je crois que c'est vraiment voilà un peu aux politiques de de là c'est oui, c'est l'acteur économique que je m'adresse effectivement. Ouais, ouais, ouais. Voilà, effectivement euh Ouais. effectivement logement santé avant tout. Bon, j'aurais plein de questions à poser mais je sens que ça bouillonne dans l'assemblée euh des questions. Alors, on y va. Je vais passer mon micro pour éviter qu'il y a un petit souci. Je veux bien que vous vous leviez, que vous vous présentiez et puis que vous disiez à qui

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s'adresse la question. Alors, Fabienne Mignot, je sais pas à qui va s'adresser ma question, mais voilà, à celui ou celle qui voudra bien essayer d'y répondre. Euh moi, je suis professionnellement engagée dans la question de la santé. J'étais cette semaine à Montpellier au congrès des de la Fédération nationale des CPTS. Les CPTS, les communautés professionnelles de territoire de santé. C'est l'organisation des libéraux à l'échelle locale, on va dire. Il y en a trois à Rennes 800 en France. Euh la ministre courageuse que je connais euh qui est quelqu'un de bien euh Stéphanie Rist mais qui est hospitalière euh a eu le courage de d'affronter en visio les

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1700 personnes de la salle. Donc je lui reconnais ce courage-là. Elle a eu la maladresse de dire que elle avait appris à la télévision, au journal télévisé que les maisons France santé allaient apparaître. Encore un nouveau truc. Donc en fait, elle est voilà donc personne n'a entendu parler parmi vous et en fait c'est vraiment le somum de de la question de cette centralisation et du local. Mais aujourd'hui les CPTS, elles ont pas du tout prouvé. une chose, c'est l'accès aux soins. Alors, il y a la pénurie médicale, il y a un tas de sujets, mais comment on fait aujourd'hui pour réconcilier

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les capacités sur les territoires et la demande nationale ? Moi, je crois qu'il faut passer par un certain universalisme qui n'est pas la représentation de l'État. Mais comment fait-on pour que les citoyens, ils aient accès au soignant tout en ayant cet universalisme et en respectant et en soutenant les professionnels de santé qui font ce qu'ils peuvent ? Merci pour ce témoignage. Je pense que c'est une question qui pourra davantage s'adresser sur la table ronde 2. Euh voilà, pardonnez-moi, euh qu'on va pas pouvoir toutes les prendre justement sur ces cas très précis parce que on va essayer d'avancer. Je vais reprendre peut-être une une question courte. Euh bah madame, vous avez déjà posé parce que je vois qu'il y en a d'autres. Elle était cour. On va je donne juste la

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priorité à monsieur là-bas et si vraiment c'est court. Voilà monsieur tout au fond. Si vous pouvez pareil vous présenter s'il vous plaît. Olivier Alain, agriculteur et vice-président de la région Bretagne. Donc ma question va être courte. Quand on parle de déconcentration de pardon d'évolution ou de décentralisation, il y a un deuxième sujet qui vient immédiatement, c'est quel accompagnement financier l'État est prêt à donner si tenté qu'il a la volonté de faire. Il y a un sujet où ce serait très facile, c'est celui de l'agriculture puisque l'essentiel c'est des fonds de la Pâque. Les régions gèrent 10 % et pourrait gérer la totalité c'est 472 millions. Le chiffre est connu. Et

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Jean-Michel et Jean se rappellent du discours du 18 juin de Camper du chef de l'État qui avait dit "Je ferais de la Bretagne une région d'expérimentation. On connaît la suite mais ça ce serait facile à faire. pas beaucoup de discussion, le chiffre il est connu. Il y a un savoir-faire des régions, la Bretagne, elle est volontaire. Le projet qu'on avait c'était plus d'agroécologie, plus de d'exploitation familiale, des choses très claires compatibles avec Bruxelles. Voilà, on n pas eu de succès de notre proposition, je le regrette, mais serait toujours d'actualité et ce serait un bon exemple assez facile à mettre en place et rapidement sans passer par des discours des discussions à ne plus finir notamment sur le plan budgétaire. Merci monsieur. Bravo.

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En tout cas, oui effectivement on a bien compris que à partir du moment où le feu vert sera là, beaucoup de gensuront des choses sous le pied pour pour faire avancer un certain nombre de de questions. Donc la dame là qui voulait Allez-y rapidement. Ma question concerne l'aspect législatif parce que on parle de décentralisation et je suppose qu'à un moment donné il va y avoir un une question pardon, il va y avoir un une problématique entre guillemets, j'aime pas le mot problématique mais entre la dans la fonction législative entre le central et le régional. Merci. Oui, c'est très politique et et je suis pas expert mais mais je vais répondre. Oui, bien sûr que oui. Il me semble que voilà, le droit à l'expérimentation

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mériterait d'être plus utilisé mais ne règle pas tout. Il me semble aussi, sous le contrôle de celles et ceux qui sachent beaucoup plus que c'est un sujet constitutionnel, que c'est un sujet qui pourrait peut-être faire l'objet d'un référendum. Et là, le souvenir historique, ça n'est pas le discours de Quimpère d'Emmanuel Macron, c'est le discours de Quimper du général de Gaulle, février 1969 où il avait parlé Breton du reste et c'était quand même sur la régionalisation et l'évolution du Sénat et le fait de faire de la région l'échelon clé. Il disait, je l'ai relu ce matin, de la vie de tous les sujets relevants de la vie pratique des Français. Je crois que pour le général la vie pratique c'était tout, sauf les affaires étrangères et la défense. Donc un référendum perdu, peut-être un autre

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référendum un jour et peut-être pas le discours de Quimper mais le discours de Château-Giron. Mais voilà, merci beaucoup. Merci beaucoup à tous les trois. Merci Julien Carola, Romain Pasquet, Jean-Michel le Boulanger. Vous les retrouverez tout à l'heure au moment du du cocktail. N'hésitez pas à les à les interpeller. Il devrai être encore là. Vous le savez, c'était le 19 septembre 2025. Une lettre du ministre Sébastien Lecornu adressée aux élus annonce un grand acte de décentralisation, de clarification et de liberté locale. Principe affiché, État, un ministre responsable. État local, un préfet responsable. collectivité les élus responsables dans c lettre des contributions sont demandé avant le 31

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octobre un focus avec sur cette politique santé de proximité environnement urbanisme logement transport mobilité culture tourisme sport un projet de loi est en cours d'écriture c'est ce qu'on nous dit sera déposé normalement en décembre donc pour discuter de des réactions de chacun de ces élus dont je viens de parler puisqu'on a le droit à tous les échelons et ça va être passionnant j'appelle pour me rejoindre donc sur le plateau Armel Nicolas qui est maire de d'insaclociste et vice-présidente de la communauté d'agglomération l'Orient où il y a des petites marcha sinon si vous voulez. Conseillère régional également de Bretagne Sandra Lenouvel qui est présidente de la communauté de commune du CIS Brace et vice-présidente du pays centre West-Bretagne et adjointe au

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maire du bon repos sur Blavé. David Lappartient, on l'a vu tout à l'heure, qui est président du département du Morbillon et de l'Union cycliste internationale. Vous allez voir que ça va être très intéressant aussi cette partie là. Et puis Michel Carnez qui est maire de Quimperlet et premier vice-président à la région. Voilà. Ouais, merci. Bon, il y a beaucoup de choses déjà qui ont été dites mais là on va on va rentrer sur du terrain. On va rentrer sur le terrain avec vous. Et le but c'est sans doute pas dans dans l'esprit du Braceab de de s'aesantir forcément sur bah effectivement tous les cas concret comme on a pu le voir de un peu cafïen ou en tout cas de schizophrénie parfois et de difficultés qu'on peut avoir sur le territoire. C'est on va prendre appui effectivement

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sur des exemples concrets mais ce qui est intéressant c'est de voir aussi comment on peut dégager des solutions concrètes et comment finalement c'est pas ce serait pas si compliqué. Et pourtant, on va le on va le voir. Je commence avec vous Armen Nicolas. Donc je l'ai dit, vous êtes maire d'un zinzacle au Christ, VP l'Orient agglomération et conseillère régional. Donc ça vous permet d'avoir voilà une vision plutôt large quand même des choses. Dans votre quotidien d'élu, on parle de de zone grise entre le entre les régions puisque vous avez ces trois compétences qu'on vient de dire. Euh est-ce que ça vous fait perdre beaucoup de temps cette zone grise entre entre collectivité ? Est-ce que la santé de proximité sur le logement, sur toutes ces ces choses-là, est-ce que vous

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pouvez nous apporter un petit un petit exemple précis ? Bonjour à toutes et à tous et merci au Bralab de m'avoir invité à cette table ronde dans la mesure où il y a déjà on a entendu un certain nombre de constats, il y a eu des débats, des questionnements, mais merci de m'avoir invité en tant que maire d'une commune de 7000 habitants quand même sur le territoire de l'Orient agglomération et oui aussi conseillère régionale. Alors, je suis pas comme notre ministre Françoise Gatel très oratrice. Donc hier soir, j'ai pris mon petit papier et je me suis posé la question en tant que maire,

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pourquoi une décentralisation ? décentralisation, d'évolution. Pour moi, c'est une revendication majeure pour notre pays, un projet de liberté qui permettrait d'agir dans une démarche de responsabilité. Je pense que c'est une seule solution pour faire tenir notre République et répondre au défi de demain. Il m'a paraît aussi important puisque j'ai le président du département et le représentant du président de la région. Je pense qu'en tant que maire d'une commune de 7000 habitants, je souhaiterais qu'on puisse venir clarifier les compétences entre région

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et département et commune ou ou bloc ou bloc communal hein puisque je fais partie d'un EPCI et cet EPCI a accru toute son sa capacité à faire sur le territoire mais c'est un établissement public aujourd'hui. Pour moi, nous vivons trop de compétences croisées. Donc, il est urgent de clarifier les financements de chacune et de les doter de moyens financiers adaptés dans la mesure où la géographie des charges et celle des ressources sont bien souvent disjointes. Donc pour moi, trois vecteurs

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fondamentaux pour cette décentralisation sont la confiance, la liberté d'action, mais on en a déjà parlé ce matin, et la responsabilité. Il faut donc pour moi redonner un contenu, un sens et des garanties à la libre administration des collectivités. Je suis obligée de prendre un peu d'eau

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et bien entendu, il faut rapprocher la décision du citoyen et garantir des services publics locaux, donc de la proximité, de la densité de vie locale et du lien social. Et aujourd'hui, avec les échéances qui s'approchent, les élections municipales de mars 2026, on parle beaucoup de d'engagement. Ben, je vais parler en tant que maire, en tant que maire d'une commune de 7000 habitants avec ce mandat 2020-2026 qui fut, qui est, qui se termine et qui est

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un mandat particulièrement difficile. Ce qui fait qu'aujourd'hui la République tient, c'est le rôle démocratique de la proximité au travers des maires des communes. Monsieur le président du département fut maire de Sarzo. Monsieur le représentant du président et vice-président à la région et maire de Quimperlet ne me démentiront pas. Ils sont un tampon permanent. démocratique dans la mesure où sur nos territoires nos administrés bénéficie encore aujourd'hui dans ce contexte

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particulièrement difficile de services locaux qui encore fonctionnent et répondent aux besoins de nos administrés et fort heureusement que les maires sont là. J'ai entendu parler de la période du Covid, mais permettez-moi de vous dire qu'en 2020, alors que nous venions d'être élus, le lundi matin avec quelques élus, nous arrivions tout de suite dans notre mairie puisque c'était une continuité, ben permettez-moi de vous dire que cette période de la COVID avec ce qu'il a fallu mettre en place sur nos territoires sans aide fut un moment particulièrement difficile. quand les conseils municipaux

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ont pu s'installer pour le coup en plus quand les conseils municipaux mais comme pour nous c'était une continuité on avait pu faire franc. Donc je vais dire très fort pour clore mon ma petite plaidoirie du matin, rapprocher les politique publique au terrain est plus réactif et génère un vrai climat de confiance qui tend malheureusement à disparaître et euh on parle beaucoup ici aujourd'hui de régionalisation et bien entendu quand je parle de clarifier les compétences entre départements région parce qu'il y a des compétences croisées parfois même nous les maires on

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s'y perd alors comprenez bien que l'administré peut s'y perdre encore plus donc oui décentralisation d'évolution mais la proximité doit doit rester la commune. Monsieur le ministre,

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ça m'intéresse du coup de savoir quelle a été votre réaction en découvrant ce courrier de monsieur le Cornu. Sachant que vous vous me disiez qu'en fait, vous avez une expression que je trouve très réaliste. Vous dites que les maires sont finalement à porté de baffe à porté de baffe des citoyens en permanence. Oui, donc ils sont utiles. Oui, parce que c'est nous qui portons euh le quotidien en proximité auprès de nos élus. La région bien entendu, je suis conseillère régionale. Je sais au combien dans l'hémicycle régional on parle de sujets fondamentaux. Quand je parle de clarifier les compétences entre région Bretagne, pour moi, à mon tout

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petit niveau de conseillère régional, je pense qu'il faudrait que la région prenne les compétences mais vraiment structurelles dans le cadre d'un vrai projet de territoire sur son territoire régional, que la région s'occupe et qu'on lui donne les moyens de s'occuper des transports, de l'éducation et je dirais même quand on parle de déserts médicaux je dirais même de la santé. Donc que la région soit effectivement, c'est pas parce que je parle et que j'évoque la difficulté des maires ou du maire ou de la maire que je suis que je ne peux pas reconnaître l'investissement de la région comme je dois je ne dois pas méconnaître l'investissement du

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département. Et quant a à mon tout petit niveau, j'évoque cette clarification de compétences entre département et région parce que effectivement on vit des compétences croisées. Oui, monsieur le président du département, la politique de la personne âgée, la politique de l'enfance, la politique du handicap qui n'existe pas sur nos territoires. On va on va le le laisser répondre. Euh juste juste garder le le le micro. Euh vous disiez, vous l'avez dit là en en premier propos, euh ce qui est important surtout, ça va être de faire confiance pendant le Covid de Toumir, il y a pas eu le choix, c'est ce qu'on a dit tout à l'heure. Et donc euh là le fait d'avoir euh un préfet euh d'avoir effectivement

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des des des intrances, on va dire, de l'État, euh vous avez l'impression aussi parfois qu'il y a un contrôleur. C'est ce que vous me disiez au téléphone. Alors, c'est ce que je vous disais au au téléphone effectivement bon cette loi 3DS de Jacqueline Gourot, le décret qui est sorti cet été pour effectivement donner au préfet une autorité complémentaire pour agir sur son territoire. Mais j'oserais dire avec beaucoup de simplicité, un préfet ne doit pas être que dans le contrôle permanent. Après fait devrait être à œuvrer pour cette démarche de partenariat avec ces territoire. Euh je vous laisserai répondre au moins

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que vous souhaitiez répondre tout de suite, monsieur l'appartient ou euh à à ce Carmel Nicolas a dit euh globalement globalement. Donc on va on va plutôt euh voir avec vous Sandra Nouvelle. Euh on va on va revenir sur la partie bloc communale un peu qu'a évoqué euh Armel Nicolas et puis la clause financière qui peut en découler. Euh vous vous avez un territoire rural euh le CR Brace euh c'est particulier et vous vous pouvez préférer parler de relocalisation des pouvoirs plutôt que de décentralisation. Oui, c'est vrai que à ce stade là de la matinée, c'est important qu'on qu'on soit dans la continuité des échanges qui qui se sont tenus ce matin et ça conforte ce que ce que j'étais venu vous dire en particulier et c'est bien qu'on

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se retrouve. Alors, comme on n pas forcément trop l'occasion de se discuter comme ça au bout du comptoir arostronin, la première chose très enthousiasm de la matinée, c'est de savoir que la parole que je porte, à savoir la parole du dernier kilomètre h en Bretagne, mais pas que le dernier kilomètre, probablement aussi le dernier maillon de cohésion sociale puisque je préside une intercommunalité qui fait partie des cinq plus pauvres de Bretagne. Mais c'est pas grave. C'est pas grave. C'est ça aussi que je suis venue dire. Et donc pourquoi pas parler de décentralisation ? Parce que avec ce terme là, j'ai peur qu'on n'y arrive pas. J'ai peur qu'on n'y arrive pas parce que au début je me suis quand j'ai vu le

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courrier, je lui ai dit "Oh, c'est bon quoi, encore parler de ça et puis de toute façon ça se fera pas puis de toute façon c'est bon quoi." Enfin, et puis je suis allée au à la convention d'Intercat de France et puis là il fallait trois quatre élus volontaires pour travailler sur le courrier. J'ai dit "Ouais, bon je vais y aller, je vais le je vais y aller en fait, ça va pas être possible autrement donc je vais y aller." Et puis ça n'a pas été simple avec mes collègues. Et là c'est je suis présidente d'Intercoach, je n'ai jamais été conseillère régional ni dans le passé ni aujourd'hui mais de leur faire dire que ça n'allait pas être un listing de c'est qui le chef de fil

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et à à quoi à qui mais mais je je donc je leur ai dit mais ça c'est pas possible, ça peut pas être la feuille d'Intercat de France, ça peut pas être possible parce que quand Vous dites vous qu'il faut que le logement soit aux intercommunalités, que la rénovation énergétique soit aux intercommunalités, que les maisons de santé soit l'intercommunalité. Ah bon ? Pourquoi ? Je sais pas. Moi dans le CRIS brace, j'ai envie d'être la première économie du CR brace, c'est la production agricole. Moi, j'ai envie d'avoir la main sur les implantations agricoles dans mes champs puisque les champs dans le CRB sont les zones d'activité économique. Rendez-vous compte, la première compétence économique des interc. Le droit rural aujourd'hui, il ne il ne

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croise aucun autre droit, aucun. Même pas le pays lui. Enfin, un pays lui sans croiser le code rural. C'est-à-dire que je vais dire là où on peut faire des extensions de 15 m² de véranda, mais par contre on va même pas me demander mon avis pour savoir où on peut faire un bâtiment de 100000 pondeuses dans le Craise Brace. Et il en faut, on les veut. Mais je pourrais avoir des zones d'activité agricoles que moi, Crais Brace, mon job en Bretagne, c'est de travailler pour la souveraineté alimentaire. Donc j'aimerais qu'on me donne ça. Alors forcément quand Interc France rend sa copie, il y a pas ça dedans. Tout comme je travaille énormément sur la décentralisation et je enfin sur en

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tout cas le les pouvoirs locaux de la culture en Bretagne 3CB et cetera. On est aussi connu pour ça dans le CR Brace, culture et agriculture. Euh, j'ai dis mais pourquoi pas la culture, pourquoi pas l'agriculture et pourquoi pas la production d'énergie renouvelable ? Puisque nous avons créé la première SAZU de production d'énergie renouvelable en France, nous Chrise Brace, bon, on a mis du temps mais on l'a faite. Et et c'est pour ça et cette matinée, elle est elle est pour moi vraiment très enfin vraiment c'est très inspirant et c'est très motivant. Et puis finalement ce courrier qui me faisait un peu douter de à quoi ça va servir, je me dis waouh, on pense tous la même chose quoi. Et ça c'est intér et et il va falloir sortir probablement des

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courriers comme la la RM l'association ruraux des maires ruraux. Les gens savent ici en partie, ceux qui me connaissent, ah c'est quand même souvent le langage du gnannan quoi. Ah ça va être dur pour nous, on va pas y arriver et puis on n'est pas comme les villes et on n pas eu assez et puis qu'est-ce qu'on va devenir ? Alors enfin et en fait c'est pas ça. En fait c'est pas ça. Aujourd'hui les territoires infrarégionaux, ils doivent pouvoir dire eux-mêmes qui ils sont. C'estàd que pourquoi moi j'ai pas le droit de taxer euh les résidences secondaires ? Bon ça me ferait pas 270000 € comme mes copains de la côte mais ça me ferait 50 60000 €. Bah c'est 1,5 TP dans ma

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collectivité. C'est pas mal. On est 72. Pourquoi enfin et ça se faire dire par d'autres euh aussi éloigné parce que quand c'est ceux d'à côté qu' disent à la limite c'est pas très grave une part de légitimité mais quand c'est aussi éloigné qui on est et comment on doit faire et ce qu'on doit faire alors là ça ça ne peut pas fonctionner. Alors comment pour terminer ? J'ai réfléchi un peu quand même parce que je suis beaucoup sur le terrain mais des fois je j'intellectualise un peu. Euh la base si on veut aller vite, si on veut être efficace, alors en plus en Bretagne la chance quand même. Je c je crois qu'aujourd'hui il faut qu'on passe par l'échelon régional. On a appliqué le ZAN

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en Bretagne comme nulle part ailleurs. En Bretagne, il y a déjà la péréquation. Moi, je fais partie des territoires où quand la région Bretagne aide des dossiers, aide des collectivités à financer des projets d'investissement, j'ai cinq quand il y a un à Château Giron. Mais mais c'est un effet de levier pour nous. Les territoires les plus c'est pas petit, c'est pas je sais pas quoi, enfin bref, ceux les autres quoi. Enfin, ceux qui sont pas ceux qui sont pas ni métropolitains ni très urbains, les autres. Et la Bretagne, elle connaît ses territoires, elle connaît ses territoires infrarégionaux. Et c'est sur cette base là qu'on pourra contractualiser. Moi, je veux pas de la production de l'habitat, je vais pas

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savoir faire, sauf s'il y a qu'un copain métropolitain qui veut bien me faire rentrer dans sa foncière et du coup, on va faire des trucs ensemble. Il y a des expériences pertinentes dans la banlieu parisienne ou par exemple à Aubervilier. Quand un promoteur arrive et il en arrive toutes les semaines, moi j'en ai jamais vu en trois mandats. Il ils leur disent là nous on a un grand programme, on va faire 50 logements et cetera. Et ben désormais les élus d'Aubervillers disent "OK, on vous prend mais vous allez en faire cinq en haute marne". Oui, il faut qu'on donc je vais dans le congrès des maires j'espère croiser deux trois élus de la couronne parisienne. Euh je travaille aussi avec le pôle métropolitain

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Bretagne, pays de Loire pour essayer de on a des synergies. Nous, on garantit la qualité du chevelu de l'eau qui desserre toutes les rivières et donc l'eau potable de toutes les métropoles de Bretagne. Il y a pas de péréquation pour ça, c'est pas grave. Mais quand vous recevez des gens qui veulent investir, dites-leur allez pour 5 ans de fait chez nous, allez faire un ou deux dans les territoires ruraux et ça va marcher. Et ça en Bretagne, on s'est l'inventé. Donc moi je crois qu'on est prêt les interc on est prêt à travailler avec la région Bretagne parce que la CTAP le 3CB tout ça ça roule et ça fonctionne et on sait se parler et on marche ensemble. Enfin voilà donc je pense queon pourrait être le premier territoire français à expérimenter parce que si on attend que

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tout le monde soit prêt, ça va pas se faire. Merci.

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Merci beaucoup. Alors, je je vais vous faire réagir David Lapartien là sur le cap l'échelon départemental. Vous avez été entre guillemets interpellé à à plusieurs plusieurs reprises. Je veux bien que vous réagissiez à ce qui a été dit déjà peut-être ce matin par Jérôme Fourquet et Françoise Gatel et puis après on reviendra effectivement au plus près. Vous-même vous avez reçu ce courrier, comment vous y avez réagi et qu'est-ce que ça a provoqué à vous dans vos services et avec vos élus ? Alors bonjour d'abord à toutes et à tous. Merci cher Jean-Ilive de cette de cette invitation à venir débattre, écouter les les interventions diverses et variées et je pense que on en sort tous on va dire enrichis. On a besoin de ces lieux d'échange, ces moments d'échange parce

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qu'on peut avoir d'ailleurs des sensibilités ou des approches parfois un peu différentes. Alors plusieurs plusieurs éléments. C'est vrai que quand on parle décentralisation ou donner plus de pouvoir au local globalement à part ceux qui sont à Paris tout le monde est à peu près d'accord. Mais qu'est-ce qu'on met en fait derrière tout ça ? C'est de là, c'est là qu'on commence parfois à à avoir quelques avis qui peuvent être un peu différents. Je crois que l'histoire d'abord de notre pays, c'est pas c'est pas un pays fédéral. On n'est pas la Suisse, moi qui suis 3 jours par semaine en Suisse et donc on sera pas un pays fédéral. Pour autant, on peut être un pays beaucoup plus décentralisé que ce qu'il est aujourd'hui ou avec voilà une dévolution. Enfin, quel que soit le mot

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qu'on met derrière, je pense que ça on voit bien l'efficacité des décisions quand elles peuvent être prises en local. Mais dans les sondages qui ont été faits par Jean Fourcat ici et on en parlait un tout petit peu, il y a le sujet euh voilà plus de pouvoir aux régions. D'abord, est-ce qu'on parle des régions ou est-ce qu'on parle des conseils régionaux ? Parce que le vrai sujet, il est là dans l'esprit des présents de région et là je parle globalement hein, c'est bien sûr aux conseils régionaux. Or nous, je vais vous le dire comme je le pense, on n' pas du tout confiance dans le jacobinisme rence qu'il est parfois pire que le jacobinisme parisien. Et mais c'est une réalité. C'est une réalité. Il n'y a pas que la Bretagne des métropoles. Il y a, vous venez de le

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dire aussi, il y a une autre Bretagne que celle-là. Et nous on veut pas qu'aujourd'hui on prenne nos ordres à Paris mais demain on les prenne à Rennes. Il y a des compétences qui manifestement sont doivent être exercé au niveau de la région et il doit y avoir plus de pouvoir aux régions sur un certain nombre de compétences. C'est une c'est une évidence. On va pas prétendre gérer le transport des trains express régionaux depuis des départements. Ça n'a strictement aucun sens. Enfin, c'est un exemple parmi d'autres d'un certain nombre de choses. Mais donc le principe de subsidiarité me semble être le principe fondateur finalement de tout ça. On exerce la compétence au meilleur niveau qui est celui pour l'exercer. Vu de Paris, vu de Ber finalement il y a

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deux les chons de trop la commune et le département. On devrait regrouper les communes dans les EPCI et regrouper les départements dans les régions. Or, d'abord, les deux échelons préférés des Français, c'est les communes et les départements. Les sondages le disent. Quand vous êtes maire, moi j'ai été maire, président de communauté de commune, président de président de département. On vient voir le maire. C'est le maire qu'on vient voir. Le maire, c'est celui qui est là, c'est celui vous verrez avec eux. Nous vos histoires, on n'y connaît rien. Vous verrez avec ceux qui en ont la charge. Il faut naturellement simplifier les choses et je vais y revenir. Mais je pense qu'il faut faire attention à ce qu'on tombe dans des jacobinismes régionaux. Encore nous, on a une

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identité très forte. on s'entend, on se parle, mais dans des régions qui sont qui ont ni que ni tête, pour certaines, il faut quand même le dire, euh d'un point de vue géographique, historique, euh si vous dites à l'Ardèche, bah forcément, c'est Lyon qui va commander, hein. Euh et donc euh vous pouvez vous dire que il va y avoir un sentiment de rejet parfois localement de des régions. Faut faire attention à ce que le la décentralisation soit pas juste le transfert de pouvoirs central à des pouvoirs centraux régionaux parce que ça j'y crois pas plus non plus. Un petit exemple, Jean-Michel le Boulanger parlait tout à l'heure de de culture. Nous, quand la personne qui vous a succédé a dit par exemple que on était des attardés quand on aimait les fesses sn dehors de C'est

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vrai que vu à Reine, il y en a peut-être un petit peu moins, mais dans le reste de la Bretagne, dans le centre Bretagne, dans le CR Braise, nous on aime bien les fesses snownos et on n'est pas des attardés. Donc vous voyez que il y a il faut respecter aussi l'identité de l'ensemble de nos territoires. Ça ça me semble essentiel. Après, il y a un sujet qui est celui de la fiscalité parce qu'on dit toujours oui effectivement la décentralisation doit pouvoir s'accompagner d'un pouvoir de lever l'impôt ce qui existait d'ailleurs auparavant. Il y a jamais eu autant de centralisation que depuis 2017 toutes les tous les finances sont remontées à Paris, elles nous redescendent en fait chez nous. Mais aujourd'hui, toutes les strates de collectivité souffrent d'une

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manière générale. Toutes les études le montrent financièrement. Dans l'idée de tout le monde, avoir le levier de l'impôt, c'est pour l'augmenter, c'est pas pour le baisser. Or, moi, je considère qu'on est des gens dans un dans un pays qui a un taux d'imposition qui est tel qu'au contraire. La question est de se dire est-ce qu'on peut pas faire mieux avec moins ? Le Morbillant, il perçoit 13 € d'impôts de moins que la moyenne nationale en euros par habitant. Euh c'est-à-dire enfin 13 %, c'est-à-dire globalement 110 millions d'euros de moins sur un budget de 900. Mais on dépense 20 % de moins que les autres. Et donc finalement nos marges, elles sont des économies. Et je je suis pas toujours aligné avec l'association qui nous représente. Moi, je demande pas

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plus d'argent, on en a pas besoin. Or, parfois, on veut se mêler aussi de tout un tas de choses qui ne sont pas forcément la priorité de ce qu'on doit faire. Et certains me disent "Ouais, je mène tout un tas de politiques volontaristes dans tel ou tel domaine." Ben oui, mais et la protection de l'enfance qu'on t'a confié ? Tu crois pas que ce serait important de te t'en occuper aussi ? Et donc sur des sujets comme ça là aujourd'hui quand on l'esprit de recentralisation, on nous dit par exemple, je prends la protection de l'enfance puisque j'en parle, c'est un vrai sujet national, ça explose partout sans doute parce qu'il y a beaucoup plus de cas et sans doute parce qu'ils sont aussi mieux connus et donc il y a des systèmes d'alerte qui fonctionnent mieux. Et

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comme ça va mal, il y a des reportages au niveau national sur la Z, on tape toujours sur la Z matin, midi, soir, l'aide sociale à l'enfance. Et donc la solution c'est recentraliser la Z. Vous avez vu les propositions, faut recentraliser la mais vous vous souvenez de la DAS et vous croyez pas qu'aujourd'hui on répond nous on ouvre et c'est un début de réponse là cette année 71 places nouvelles SOS village d'enfant des des mex d'autres et donc on est quasiment en capacité de répondre à 100 % des placements décidés par le juge. Donc on sait faire face à nos obligations parce qu'on nous laisse le faire. Mais quand c'est des compétences conjointes avec l'ARS pour ouvrir des places euh des pades, pour ouvrir des places euh voilà, tout à fait. Et bien là, on se heurte à

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des difficultés pour les les personnes en situation du du handicap. Dans le handicap, vous avez ce qui relève directement du département et là on était à 80 % de taux de réponse de placement. On va être à 91 en fin de mandat et j'espère à 100 dans le mandat qui qui suivra quel que soient celles et ceux qui l'exerceront. Par contre, la réponse de l'État, c'est 50 % aujourd'hui sur les placements en IME et compagnie. Et ça, même si on cofinance, et bien c'est une décision conjointe d'ouverture comme pour créer des places des pades. Et en fait, on voit bien que parfois on nous donne le pouvoir mais pas totalement. On ne peut pas décider seul et donc des réponses qui seraient utiles localement, on ne peut pas les délivrer parce que combien d'organismes je copréside avec le préfet ? Je dis

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mais où il préside ? Où je préside ? Mais ou c'est sa compétence ou c'est la mienne. Mais pourquoi est-ce qu'on est toujours à cop ? Alors généralement l'état local et les préfets localement sont aidants. Franchement je je le dis, nous on a eu des préfets vraiment aidants et on dit toujours qu'on reconnaît un bon préfet sa capacité à maîtriser ses services. C'est d'ailleurs valable aussi pour les présidents de queles que soient les structures ou les maires. Mais il faut tenir ces services parce que sinon il vous explique toujours un que c'est pas possible. On n jamais fait comme ça. Les textes le prévoient pas. Bon ben on va le faire puis on va régulariser après. C'est un peu ça. Mais donc il y a besoin de décentralisation. Ça veut dire que la décentralisation

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avant tout elle doit être il vaut mieux plutôt penser à resserrer des compétences et avoir les avoir pleinement plutôt que de chercher à courir sur toute faille tous. Imaginons qu' que nous on intervienne dans l'agriculture en allant dans un sens et que la région qui est aujourd'hui qui a le chef de fila et la compétence agisse dans l'autre sens. Ça n'a pas de sens, c'est le cas de le dire. Il vaut mieux qu'il y a une collectivité qui ait pleinement la compétence qui l'exerce. à fond plutôt que parfois les papillonner. Donc moi, je ne suis pas à l'envers d'un certain nombre de je ne suis pas pour le retour de la clause de compétence générale des département ni des régions. Il faut qu'elle il y a que la commune qui doit avoir cette clause là parce que c'est la cellule de base et

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que par contre donnons-nous les moyens de faire ce que l'on a intégralement et soyons pas sous tutelle de l'État pour les ce qu'on nous a donné. Vous savez, on a le RSA, la pas en fait ce sont des barês nationaux. Tout est décidé nationalement et nous payons les départements. Et là, on nous dit on va on va revaloriser le RSA. Bon, très bien, mais c'est nous qui payons et il y a l'argent. Non, c'est vous qui allez trouver l'argent. Et donc, on voit bien que là, il y a une difficulté sur l'exercice des compétences. Moi, je suis pour que les compétences soient pleinement transférées, qu'elles soient exercées et qu'effectivement il y a tout un tas de compétences objectivement que l'État n'a pas besoin d'exercer et qu'on esserait bien mieux en fait au niveau au

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niveau local. Et surtout un dernier petit point, j'étais président d'un EPCI aussi la le comité de commune de la presquille de Ruisse alors certains l'appelaient la principauté de Ruiss. Bon euh on éétait pas les plus pauvres, je dois reconnaître. Bon, très bien. Mais par contre, quand on est présent de PCI, on passe d'abord son temps à dire à ses collègues ma dis donc, c'est pas le supermarché ici, hein. Voilà, on sert pas comme on veut, il faut faire un petit peu attention. Mais à l'inverse, avec la fusion des grandes EPCI qui n'ont ni que ni tête, parfois, c'est pas du tout les bassins de vie. 76 % des mères, j'ai vu un sondage il y a 3 ans, estiment qu'ils n'ont plus aucune influence sur leur communauté de commune ou d'agglomération. Et ça ça pose aussi

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un vrai problème démocratique des maires élus où finalement les trois/4 des compétences sont transférées à le PCI et ils ont plus rien à voir. Donc là aussi il y a un vrai sujet sur sur le fonctionnement des EPCI me semble-t-il. Mais bon et puis vous aviez alerté en 2023, vous aviez fait un un courrier je crois aussi. vous parliez de des tensions budgétaires et de la possibilité d'une clause par feu euh pour effectivement euh affiner, on va dire, ces ces tensions là. De quoi s'agit-il ? Disons que d'une manière d'une manière générale, je pense que quand on transfère une compétence, il faut qu'elle soit complètement transférée avec les moyens qui vont avec. Mais si on on transfère à un jour J et que vous

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n'avez plus aucun moyen de levier sur l'impôt, je vais prendre l'exemple de l'APA. La pas chez nous, c'est les deux dernières années + 8,9 % d'allocataires, donc de personnes qui physiquement ont le droit de demander tout ça. on nous transfère des des des moyens à un moment donné, sauf que quand vous avez 10 % d'allocataire de plus tous les ans et que vous n'avez pas un levier ou ou en tout cas un élément de fiscalité qui est lié à ça qui vous est transféré, ben vous vous retrouvez avec une impossibilité de financer des compétences qui sont les vôtres et vous asséchez complètement votre capacité à subventionner les communes et à faire d'autres choses. Donc c'est en cela que moi je pense qu' qu'il faut effectivement que on on aille jusqu'au bout de ces transferts de compétences.

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Et puis dernière petite chose que je voulais faire parce que je pense qu'il faut toujours être optimiste dans la vie. Euh localement, on arrive à faire plein de choses. Avec la région Bretagne. Euh on a décidé ensemble et avec l'agglomération de l'Orient, voilà, de travailler ensemble en se disant bah nos ports euh départementaux ou régionaux, bah finalement, on va les gérer ensemble dans en tout cas la partie morbillanaise hein, dans la société publique locale des ports du morbillant. D'abord, l'argent reste ici. On distribue pas un eurande, notre argent, on le réinvestit, on a discuté parce que c'était aussi un peu un choc culturel respectivement pour la la région, pour l'agglomération de l'Orient et pour nous de travailler ensemble sur ces sujets. et on a porté un projet

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commun. Ça empêche pas qu'on peut sur d'autres sujets avoir parfois des divergences. On s'est dit, il est de notre intérêt collectif, régional, départemental d'agglomération de finalement rejoindre de se rejoindre tous dans cette société publique locale qui est la première entreprise française de gestion de port et ça veut dire qu'il y a de l'initiative locale. Ça fonctionne, ça marche et on aura notre assemblée générale un peu constitutive dans 2 de semaines et donc voilà, ça montre que il y a une initiative locale qui peut fonctionner. Et puis pour reprendre quand même votre deuxième titre, alors il apparaît pas là sur l'Union cycliste, ça m'intéresserait de savoir quelle expérimentation du coup départementale on pourrait mettre en place entre santé, mobilité, sport.

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Qu'est-ce qui pourrait être là en priorité mis en place ? Alors il y a il y a plein de choses à faire. Alors déjà moi en tant que président de l'UCIN mon siège est en Suisse, un pays alors là qui est fédéral jusqu'à jusqu'à l'extrême puisque je mangeais l'autre jour avec le le président de la République et canton de Genève. ça s'appelle comme ça. Donc vous voyez que là ils ont notre modèle pour eux est totalement incompréhensible que toutes ces choses pratiqu pratiqu s tous ces éléments-là soient pas discutés finalement au à l'échelon le plus proche. Je me dis mais mais vous êtes incroyables vous les Français, on vous admire parfois mais c'est incroyable que vous compreniez pas que ça peut pas ça puisse pas mieux fonctionner en fait au niveau au niveau

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local et on essaie de de et donc il y a sur le sport qui pour le coup est une compétence croisée. Moi, je reste persuadé à l'inverse de ce que j'ai dit tout à l'heure que sur le sport et la culture, il faut que ça reste des compétences croisées parce que sinon, il y aura plus ces financements croisés et sinon ce qui fait le sel de la vie, ce qui fait ce qu'on arrive à être ensembleir enfin si on peut plus cofinancer des enftival interceltique de l'Orient euh je sais pas le Grand Prix de Pouet en cyclisme ou d'autres choses, bien ces événements-l qui sont des des phares ne pourront plus exister parce qu'une seule collectivité ne pourra pas seule les financer. Et donc je pense que sur le sport et la culture, il faut continuer quand même à faire le tourisme

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à faire tout et le tourisme aussi parce que ce sont les trois qui ont cette compétence là. Et puis en aparté, je vous raconterai quand même l'avantage du centralisme français quand il s'agit de décider si on est candidat ou pas aux Jeux Olympiques. Là pour le coup, on peut se dire c'est quand même bien d'avoir un grand chef qui décide en haut. ça va un peu plus vite. Et les Suisses et bien ils ont toujours pas pu candidater parce que leur système fait que le débat est tel que finalement et bien on a eu la chance d'avoir le président de la République qui a dit "Allez on y va David t'envoie le courrier et c'est parti." Donc il y a quand même du bon. Faut savoir ce qu'on met au niveau local et ce qu'on met au niveau euh au niveau euh national. Petit clin d'œil plutôt intéressant.

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Effectivement, on va donner le micro à à Michel Carè si vous voulez bien. Euh parce que la Bretagne, la région Bretagne, elle a adopté sa contribution hein qui avait été demandée par Sébastien Lecnu. Oser la confiance dans les territoires en réponse donc au courrier du 19 septembre avec une ligne claire, assumer la subsidiarité, clarifier qui décide de quoi et puis donner les vrais moyens d'agir. Donc au niveau régional, vous vous avez copiloté le groupe autonomie Michel qui a produit ses propositions régionales au vu de ce nouvel acte de décentralisation. Euh vous y défendez, vous allez nous en parler un petit peu, la subsidiarité assumée, lisible, financée avec une

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région stratège, des moyens durables pour que la décision de proximité se fasse. Alors, comment s'est passé cette discussion là et qu'est-ce qu'il y a dans ce cette réponse officielle qui a été faite ? Oui, merci. Tout d'abord remercier donc le Brylab de son invitation, merci évidemment son président cher Jean-V excuser mon président Loï Chen Girard qui pour des raisons familiales ne pouvait pas être des nôtres ce matin et vous dire quelques mots de du sens de la démarche du conseil régional de Bretagne qui s'inscrit dans une longue histoire portée par le conseil régional de Bretagne sur ces sujets bien entendus. Ce rapport, on l'a produit en 2023. Il s'agissait d'être déjà contributif, je dirais, de cette volonté de faire en sorte que nous puissions parfaire dans

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ce pays la décentralisation ou la dévolution. Le trotme qui est utilisé depuis ce matin. On a remis ce rapport avec un certain nombre d'éléments. Il a été débattu dans l'hémicycle régional. Il était le fruit d'un long travail de 2 années que j'ai animé euh à la demande de mon président. Euh peut-être parce que j'avais déjà œuvré il y a quelques années puisque il y a quelques années, j'avais déjà produit des éléments de synthèse, de rapport et au début des années 2010, d'ailleurs sous la responsabilité de Jean-Ive, on avait produit une contribution qui avait pour titre la République des territoires dès le début des années 2010. Et je serais tenté de dire, pour l'avoir lu et relu au moment où le président Loï Chîné

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Girard m'a confié cette responsabilité que tout y était déjà. dans les années 2010. Et donc tous les sujets qu'on évoque ce matin étaient très portés, c'est ce que a dit Jeanve tout à l'heure par un certain nombre de femmes et d'hommes politique en Bretagne, quel que soit d'ailleurs leur sensibilité politique, mais avec cheviller au cœur et au corps la République évidemment, mais le fait que pour que cette République puisse être la plus forte possible, la possibilité donner au territoire qu'il le souhaite de porter un certain nombre de responsabilités, plus de responsabilité. Donc c'était dans cet état d'esprit, nous avons œuvré en 2023 dans un consensus politique, je dirais extrêmement fort. Seuls les élus

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du Rassemblement national n'ont pas souhaité s'associer à ce travail. Ce rapport a été produit dans notre hémicycle, adopté dans notre hémicycle et remis pour la première fois à la première ministre Ellisabeth Borne lors du congrès des régions de Saint-Malot euh où nous avions donc remis ce rapport avec un certain nombre de sujets d'acuité. euh qui était relatif à cette question de plus d'autonomie pour les collectivités. Donc ce dont on parle ce matin avec euh l'autonomie législative et réglementaire, l'autonomie financière et fiscale. Et à l'époque, on avait beaucoup insisté déjà sur la nécessité de trouver des voies pour que notamment les régions de France qui assument un certain nombre de responsabilités de chefs de fil et ça a été évoqué à

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plusieurs reprises en matière de de mobilité et c'est la délégation que j'ai par ailleurs en particulier puis savoir les moyens financiers pour pouvoir assurer ses mobilités en région. Et donc on avait remis ce rapport à la première ministre. Euh quand le premier ministre le Cornu a adressé cette lettre aux élus et au territoires, quelle a été notre réaction ? Chiche ! Et c'est toujours la réaction des élus de Bretagne, quelle que soit la situation, quelle que soit leur sensibilité, que de dire qu'à un moment donné, si on a effectivement des des femmes et des hommes politiques qui ont des responsabilités nationales et qui sont au gouvernement et qui veulent tendre la main au territoire et aux élus

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en confiance, nous pouvons serrer cette main et y travailler. C'est ce que nous avons fait. Alors, on a regardé si ce rapport que nous avions remis en 2023 était toujours d'actualité. Je rentre pas dans les débats euh mais il y a quelques points quand même qui disent malheureusement la situation qui ne s'est pas améliorée depuis 2023. J'en prendrai un seul et unique et qui nous est cher en Bretagne, c'est la question européenne et la question de la gestion notamment des fonds européens et en particulier des fonds de cohésion. Vous savez qu'il y a un débat en France sur ce sujet. En tous les cas, il va venir puisque au niveau européen, le débat va se réouvrir. Euh et malheureusement, je le dis, il n'a pas tout réussi mais le président Hollande avait donné la

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possibilité au territoire de France et et Jean-V le sait parfaitement bien de gérer les fonds européens en région. Et de ce point de vue, ça a été dit tout à l'heure, que ce soit pour la politique agricole commune, que ce soit pour les fonds dédiés à la pêche en particulier ou d'autres fonds, l'efficacité de la gestion par les collectivités, qu'elle soit régionale et départementale pour le FSE en particulier, n'est plus à démontrer. Malheureusement, ce que l'on vit, c'est un nouveau mouvement de de reconcentration de ces fonds européens. Et la crainte que nous avons, c'est que malheureusement cette reconcentration des fonds européens par l'État dans une situation, chacun le comprendra. Et pourquoi ? Parce que il y a des problèmes quand même financiers

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très lourds. Donc l'État préfère avoir à sa main la gestion de ses fonds européens pour venir financer ses propres politiques publiques nous inquiète fortement. Euh il y a d'autres points qui ont été redits euh dans l'hémicycle régional il y a quelques jours hein euh sur la réévaluation euh de ce rapport. Mais l'état d'esprit qui était le nôtre en réponse, puisque nous avons apporté une réponse est à un état d'esprit extrêmement positif euh que de pouvoir euh répondre à la sollicitation du Premier ministre. Et euh il y a eu le Congrès des régions de France il y a bah 2 jours 3 jours. Euh j'y étais pas mais j'ai eu mon président évidemment depuis euh et il l'a souligné, il l'a dit publiquement. l'état d'esprit positif qu'il a ressenti

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de par l'attitude du Premier ministre. Euh c'est vrai et Françoise, vous l'avez dit madame la ministre, il n'est pas venu devant les élus des régions de France pour nous assener un discours non pas l'enfiant parce que je suis sûr qu'il aurait été extrêmement intéressant, mais il est venu discuter avec les présidents de région, je dirais entre quatre yeux, il y avait plus que quatre yeux mais entre quatre yeux de ce sujet pour leur dire comment il pouvait être contributif évidemment de cette réflexion qu'il nous faut engager. J'ai entendu aussi ce qu'a dit la ministre Gatel parlant des mobilités et de la manière dont elle appréhendait la possibilité que les régions de France puissent les financer. Et donc on est sur un débat

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sur ce sujet-là et moi je reconnais à Françoise le fait de porter vraiment de porter nos idées, de porter nos projets dans l'esprit du rapport qui a été le nôtre, c'est-à-dire autonomie financière et fiscale. Et pour ce qui concerne la fiscalité, la différenciation fiscale. Pourquoi ? Pourquoi obliger tous les territoires de France ou toutes les régions de France en matière de mobilité de financer les mobilités de la même manière avec les même ressources fiscales alors que nous avons des différenciations qui sont majeures ? Toutes les régions de France ne sont pas des grandes régions touristiques. Toutes les régions de France n'ont pas intérêt à je dirais s'intéresser au sujet de la taxe de séjour additionnelle. Toutes les

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régions de France n'ont pas des autoroutes, ce qui nous a valu d'aurs, le combat collectif sur les cotax. Et donc pourquoi la région Bretagne serait privée de nouvelles ressources quand d'autres appuient évidemment sur les ressources des péag ? La France, c'est François Miteran qui disait cela a besoin de territoire fort pour ne pas se défaire. Et le moment est venu, madame la ministre, de nous aider, de nous appuyer sur ces sujets-là. Et donc nous, on dit chiche, on débat en permanence de ces sujets, on remet des rapports, on remet des contributions et on est auprès aujourd'hui à la fois des parlementaires parce qu'il y a un travail au parlement et des ministres pour nous aider à faire en sorte que cette nouvelle étape de la de la décentralisation pardon puisse enfin arriver. Vous

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vous allez même dans le le rapport, la réponse qui est faite au-delà même de la de la décentralisation, vous parlez d'un partage du pouvoir même réglementaire. Oui. Euh à discuter une part d'autonomie, c'est ce qu'on vient de dire, avec incluant même une part du pouvoir législatif, pardon, sur certains champs. Lesquels ? Est-ce que vous pouvez expliquer un petit peu ? Quelle politique vous donneriez en priorité ? Pouvoir d'adaptation. Alors, d'une certaine manière et je le redis par rapport à la lettre du premier ministre, on a dit chiche. Par contre, on n pas tout à fait répondu à la question qu'il nous a posé. Je vais vous dire pourquoi. Euh je pense pas que le moment est venu et et je le dis à la ministre Gatel et puis à la ministre Vedren qui est là

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aussi. Je je pense pas que le moment est venu de demander aux collectivités alors ici aux collectivités de Bretagne d'avoir encore un débat entre nous sur les compétences des unes et des autres. Je crois que c'est enfin si je puis me permettre je pense que c'est plus à hauteur de la situation. C'est pas ça le sujet. On saura faire en Bretagne. Enfin, moi je le dis vraiment, on saura faire en Bretagne. Donc, il faut nous donner les clés qui nous permettent de savoir-faire. Le conseil régional de Bretagne ne demande pas plus de compétences. On ne demande pas plus de compétences. Alors, peut-être parfois un peu à la marge, mais on ne demande pas plus de compétences. On demande juste de pouvoir exercer les compétences qui nous sont

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d'évolu dans de bonnes conditions. Et dans de bonnes conditions, c'est pouvoir disposer du pouvoir législatif, réglementaire, financier et fiscal. C'est ça l'autonomie. J'entends parfois des questions sur mais qu'est-ce que l'autonomie ? Mais il y a une définition très précise de l'autonomie. C'est celle que je viens de vous donner. Elle est simple en fait. C'est celle que pratiquent les autres territoires d'Europe dans leur cadre confédéral euh de de euh de Républiques fédérales ou d'autres organisations euh territorialisées. Donc c'est ce que nous demandons. Donc la réponse qu'on a apporté au Premier ministre finalement, c'est pas une peut-être la réponse qui était attendue par le Premier ministre mais c'est la réponse des Bretons. Et je pense et je le dis aux collègues ici qui

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sont à mes côtés, à tous les collègues élus qui sont ici présents et tout à toutes les forces actives, chef d'entreprise, mouvement associatifs qui sont ici qu'on saura faire. On saura faire. Quand Françoise dit à son collègue Tabarot puisqu'on a eu un déjeuner où elle dit "Mais écoute les Bretons, ils te disent que les CTAP qui ont été inventés par le ministre Lédriant et la ministre Le Branchu, ça marche en Bretagne. C'est la conférence territoriale de l'Action publique. On se met d'accord ? Oui, mais vous vous venez pas. Mais c'est dommage. Mais si je puis me permettre David, parce que on arrive à s'entendre sur des sujets comme les ports de plaisance, je pense qu'on pourrait s'entendre sur beaucoup d'autres sujets. Et donc, je pense que le temps n'est pas venu,

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enfin, je pense pas que ce soit l'inture du débat. Enfin, on va on va perdre du temps encore de discuter entre collectivités, c'est sympa mais c'est pas ça qui va améliorer la vie des gens. Non, le temps est venu d'une véritable décentralisation. Et et si je puis me permettre, pourquoi j'ai cette gravité dans le propos ? Je pense que si on ne trouve pas cette France de solution au cœur des territoires, malheureusement, je le dis avec gravité, on aura le Rassemblement national au pouvoir et on est quand même quelques-uns ici à être engagé depuis 10, 20, 30, 40 ans. On n pas pas beaucoup envie, je crois de vivre ce moment politique ou de finir notre vie politique avec le Rassemblement national au pouvoir qui veut supprimer les régions, pourquoi pas mais qui ne dit

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jamais comment il veut administrer ce pays si ce n'est par un état fort et centralisé et qui ne s'occuperait pas uniquement là pour le coup des missions régaliennes mais qui s'occuperait de tout et laisserait très peu de place au territoire. Alors, je veux bien Michel Carl juste qu'on se qu'on s'arrête aussi sur deux deux champs importants dont on n pas trop encore parlé sur le la planification écologique. C'est aussi quelque chose qui est assez important dans la réponse que vous avez faite. Vous demandez que la région fixe le CAP, lance des appels à projet avec des budgets dédiés. Donc, outiller justement ce fameux CTAP dont on dont on vient de parler avec une enveloppe spéciale climat énergie. En fait, c'est pas demander une nouvelle compétence que de dire cela, c'est de

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pouvoir exercer la compétence qui nous a été dévolu par la loi. Les régions de France sont chefs de fil en matière de climat et de transition écologique. Le problème c'est que mais ça a été dit à de multiples reprises et c'est ce que disait David, c'est que on a beau être chef de fil, moi j'ai toujours un préfet à mes côtés aussi et j'aime beaucoup les préfets et j'ai un infini respect pour les représentants de l'État. Euh et quand c'est pas le préfet de région et quand c'est pas les préfets de département, c'est le SGAR avec un infini respect pour les SGAR. Mais à un moment donné, cette double committologie ou cette double euh je dirais responsabilité peut nuire et je le dis d'autant plus que à un moment donné quand on est en instabilité politique, ce qui est notre

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cas, il y a une impulsion très forte donnée par le président Macron à un moment donné. On a beaucoup travaillé avec le SGPE, j'entre pas dans les détails, tout le monde comprendra, je l'espère. Euh et donc on pensait avancer au même rythme avec l'État sur ce sujet de la planification écologique. Des ministres qui étaient engagés sur ces sujets. La ministre panie reniaché, elle était engagée sur ces sujets et à un moment donné coup d'arrêt total et donc on se retrouve dans une situation vous êtes c'est comme si vous étiez dans une même voiture peu importe qui tient le volant mais vous vous retrouvez dans une situation où la moitié de la voiture continue d'avancer et l'autre moitié s'est arrêté hacké. Bah oui, mais vis-à-vis de nos concitoyens et sur des sujets aussi

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conséquents, aussi importants que la planification écologique, que les sujets de dérèglement climatique. La manière dont les EPCI vont pouvoir traduire cela dans leur CTAP. Bah si à un moment donné vous vous retrouvez avec un pilote et un copilote qui ne vont pas à la même vitesse, ça marche pas. Ça ne marche pas et ça ne marche plus. Donc à un moment donné, je vais le dire comme le redit mon président parce qu'aujourd'hui je représente mon président, il faut nous faire confiance et nous lâcher les basket parce que contrairement à ce que peuvent penser un certain nombre d'entre eux ou de représentants de l'administration centrale, les élus des territoires, que ce soi des maires, des conseillers municipaux, des conseillers départementaux, des conseillers

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régionaux, on a à cœur l'intérêt général et l'intérêt commun. On a à cœur la qualité du service public et on n'est pas que des affreux clientélistes et électoralistes. On sert notre pays. sur la partie langue et culture, on en a parlé avec Jean-Michel le Boulanger tout à l'heure, notamment vous parliez de faire un bloc de compéten pour justement pouvoir assurer, parce qu'on l'a dit, pouvoir assurer la la visibilité, la transmission, la diffusion de la langue régionale et puis pas que de la langue pour le coup de ces de ses particularités, de sa biodiversité comme disait Jean-Michel. Bah, Jean-Michel a évoqué ce qu'a son expérience et euh les conséquences qui

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qu'on en a tiré nous collectivement. Euh en matière de langue. Le mot n'a pas été énoncé, mais c'est notre identité. Enfin donc c'est profondément important pour nous les langues de Bretagne et se retrouver dans cette situation encore où en étant en copilotage je dis en copilotage là encore avec l'État et d'avoir malheureusement à un moment donné le sentiment que l'État et en particulier les moyens d'évoluer au rectorat et au recteur d'académie ne sont pas adaptés je dirais au choc nécessaire pour qu'on se retrouve pas dans la situation du pays de Gale. Mais à un moment donné, le conseil régional de Bretagne dit ça suffit, ça suffit parce que là, on va au devant de très grandes difficultés. C'est-à-dire

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que on est en perte de substance. On est en perte de substance, on est en perte d'identité au sens au sens le plus le plus je dirais le plus noble du terme. Et ça c'est pas acceptable. Donc à un moment donné, on dit à l'État, bah oui, le lien qui nous unit n'est plus suffisant et laissez-nous avancer. Alors ça peut aller très loin. Ça peut aller très loin. Mais aujourd'h qu'est-ce qui est proposé ? Comment aujourd'hui en Bretagne par exemple, on a une situation qui est dramatique qui est celle des établissements d'wan. Nous le savons. Alors on peut défendre évidemment la langue immersive comme je le fais en tant que maire dans mes écoles publiques. On peut défendre avec Dun dans l'enseignement catholique évidemment l'enseignement du Breton en particulier.

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Euh mais dans le cadre de la République avec un enseignement d'anuit de notre histoire, Diwan n'est pas sauvé. Diwan n'est pas sauvé. Enfin, on va pas se raconter d'histoire. On est dans une situation qui est quand même un peu critique. Euh et aujourd'hui, si on n'appuie pas sur l'accélérateur, on va se retrouver dans cette perte de substances. Perte d'enseignant parce que le vrai sujet, il est là. c'est de la difficulté de former les enseignants et de faire en sorte qu'ils puissent venir enseigner en Bretagne. Parce qu'à un moment donné, c'est bien de former des enseignants mais qui peuvent pas venir enseignant en Bretagne. Donc, il y a un vrai sujet de relation avec l'État et donc nous on a on tire les enseignements de cette situation et on dit mais mais sur le

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contrat qui nous lit qui lit l'État avec la Bretagne, il faut revoir les choses en profondeur et c'est une lourde responsabilité que de le faire. C'est une très lourde responsabilité que de le faire puisque on commence à évoquer le fait que di rentre dans le statut public avec toutes les conséquences que cela peut avoir. Et là vous avez des débats qui s'ouvrent en Bretagne qui sont pas nouveaux mais sur la question de la laïcité sur la question de la langue immersive et de l'égalité ou de l'équité de traitement de nos enfants dans l'école de la République. Enfin, moi, j'appartiens à une formation politique où euh il y a 20 25 ans, 30 ans, quand je portais déjà ce discours, moi j'avais des camarades de ma formation politique qui me disait "Mais c'est inacceptable ce que tu dis, le

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service public c'est les c'est pas c'est l'égalité et donc euh l'enseignement immersif euh ce n'est pas possible dans le cadre de la République et dans le cadre de l'école publique parce que il y a une profonde inéquité de traitement qui qui va se jouer entre les enfants qui pourront bénéficier de des étonnements immersifs avec le soutien de l'école publique et ceux qui n'en bénéficieront pas plein de sujets de cette nature mais aujourd'hui on est dans une situation qui est une situation d'urgence en fait d'urgence en même temps que urgence politique et démocratique en fait ce que dit le l'étude qui a montré Jérôme Fourquet tout à l'heure c'est qu'il y a aussi moins de d'appétences et moins de de demande de locuteur il y a moins de comment mais il y a pas moins d'appétence non il

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y a pas moins d'appétence mais il y a moins de monde à aller se former et aller Mais mais oui, parce qu'on narrive pas à former le nombre de de de alors d'enseignants et donc pour le coup de locuteur mais on narrive pas à former, on n'y arrive pas parce que les priorités sont ailleurs et que le contrat en fait le contrat qui nous ligne n'est pas respecté aujourd'hui. Il est pas respecté. Et moi je considère qu'à un moment donné, mais c'est un peu le sens de ce que nous disions tout à l'heure, quand on dit il faut expérimenter, OK, mais on se dit dans un sens bah l'expérimentation, elle a été réussie. on nous donne pas la possibilité de ne plus être dans le cadre de leur expérimentation. Là, on dit on est dans l'expérimentation, ça marche pas. Bah pourquoi ça marcherait

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pas dans l'autre sens dans ces cas-là ? Et on dirait pas ben dans ces cas-là ça marche pas, on voit bien que ça marche pas. Bah demander au conseil régional de Bretagne de s'en occuper et on verra bien si s'il s'en sort ou pas. Mais c'est ça le enfin il faut avoir de l'agilité et aujourd'hui on est dans des carcans qui nous permettent pas l'agilité que ce soit pour les langues ou plein d'autres sujets. Donc la décentralisation ou la dévolution c'est faire confiance au territoire, faire confiance aux élus de la République que nous sommes, nous donner les moyens de travailler dans le cadre républicain. Dans le cadre républicain, parce que je sens bien les débats qui peuvent pointe derrière aussi dans le cadre républicain et du côté du conseil régional de Bretagne, en tous les cas, on y est

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prêt. Avant d'ouvrir les questions euh à la salle euh Sandra Leenouvel, Armel Nicolas et même David l'appartient, j'aimerais bien savoir euh là effectivement le ministre le Cornu euh donc interroge les élus euh euh sur ces questions-là. On se rappelle aussi d'un moment donné où il y a eu des cahiers de doléances qui ont été ouverts dans chacune de vos communes. Euh qu'est-ce que vous en avez fait vous à l'échelle à votre échelle, à l'échelle des communautés de commune, à l'échelle des communes ou des ou des départements ? C'est des choses que vous avez regardé de près et que vous avez utilisé pour les réponses qui ont été faites justement à cette à cette ce courrier. Madame Len nouvel, il y a des il y a quand même des crises

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que nous avons vécu si vous faites allusion par exemple au gilet jaunes, cahier de doléance et cetera qui dans des zones rurales ou en tout cas ce qui est des fois décrit comme étant les territoires de la diagonale du vide, moi j'appelle plutôt ces territoires les territoires de la diagonale où les dotations par habitant sont les plus faibles. Et quand on fait la carte du montant de dotation par habitant de c territoire là, il est entre 4 et 11 fois plus faible qu'ailleurs. Oui, les gens des villes rapportent plus aux collectivités des villes parce que il y a des charge

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de centralité et cetera et il y a des territoires plus ruraux qui sont très contents de trouver ces services des villes puisque la population des ruraux transite et c'est très bien et part dans ses villes et cetera au moins pour faire des études et cetera. Sauf que quand la solution par exemple des cahiers de doléances ou des manifestations sur les rond-points, c'est de dire on va donner 100 € un chèque mobilité de 100 € puis il faut se mettre sur une plateforme de covoiturage et puis ça va marcher. Euh moi à l'époque j'avais tenté une bafouille à la à la présidence de la République pour dire non mais on va faire beaucoup plus simple. vous allez nous mettre 1 € de plus de dotation par

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habitant et nous ce service de proximité là, on va le faire, vous inquiétez pas, on va rendre du pouvoir d'achat en service public parce que si c'est ma moi ma formation c'est la politique de la ville. Aujourd'hui, quand je travaille pour développer le Christ Brace, finalement, j'active exactement les mêmes outils que les politique des quartiers prioritaires. Exactement les mêmes. Sentiment d'appartenance dans dans le Christ Brace. Vous dites pas vous êtes du Chris Brace, vous dites je suis depuer Nével mais de l'autre côté du doré près de la chapelle Saint-Gilda. Il y a un sentiment, le lien au territoire est très fort, le sentiment d'appartenance est très fort et derrière ça c'est une revendication. Je suis pas

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n'importe qui. On parlait tout à l'heure de de d'être situé nous dans le CR BR. De toute façon, vous savez, c'est aussi mes élément de langage. On le situe et nous élus locaux on le situe, on le situe et du coup on gagne les appels à projet parce que maintenant à la NCT connaissent le CR Brace, ça vous sait, ils savent pas trop ce qu'on fait ni rien ni combien on est. Mais là, il y a un territoire rural au Je vois Michel qui défausse, il en a marre du CR Brain. Mais mais voilà. et et en fait on porte la voix de ses habitants et et ça correspond donc le cahier de doléance non par contre activé des politiques publiques parce que ce qui fait fort c'est la cohésion et je voulais juste dire un petit mot à monsieur Lappartien. Je suis entièrement d'accord avec vous

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quand vous parlez de ces EPCI XXL. Souvent, on a dit "Oh bah vous vous êtes petit, vous avez pas de bol." Mais c'est l'inverse. C'est complètement l'inverse. Chez moi, je dis très facilement, il y a pas 23 communes et 23 les habitants des 23 communes et les habitants de la collectivité. À 23 à 18000 habitants, mais on est ensemble, on est ensemble, on est dans une cohésion territoriale et de lien au territoire qui est extrêmement forte. Je me mets la pointe des pieds, je vois tout le chis braise, tous les acteurs, on se connaît tous. Et donc je je crois aujourd'hui cette force là. Et si demain on dit les Interco, les EPCI qui sont pas une collectivité, vous allez prendre

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ça, ça mais nous on va pas y arriver. Et du coup, la fois d'après, on va nous dire quoi ? Vous y arrivez pas ? Bah il faut fusionner. Et là, ça va être le drame. Vous vous portez plus le projet une interco un peu de de taille médium. Bah la taille qu'elle a, je me compare jamais, elle a cette taille-là mais ça marche. On a que un million d'investissement par an. Mais pour ce qu'on a à faire, ça marche. Un bassin bassin de vie. On est à la périphérie de C'est facile à retenir. Il y a 18000 habitants, il y a aucun feu rouge, aucun escalator. Donc ça vous donne Non mais il y a 700 km², il y a pas de feu tricolore. Et du coup bah la première zone commerciale, elle est à 50 minutes.

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Mais c'est pas mais on fait autre chose. et et ce que je et et je et je voudrais pas le et c'est ce qui me fait le plus peur dans cette dans cette intention de décentralisation, c'est que sur la base et les propos que nous avons de reconnaître la diversité des territoires, de donner le droit la différenciation, bah finalement le deuxième coup ce soit une espèce d'homogénéisation parce qu'on va dire vous arrivez pas à sortir 10 logements, du coup va falloir aller vous vous marier et nous si on se marie bah on explose en quatre chacun. Ma communauté de commune va éclater en qu elle va aller chercher un bout de territoire urbain à côté et ça ça peut pas marcher. Et enfin pour finir pour les finances, il faudrait qu'on se

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penche sur sortir de la dotation et du de la fiscalité qui repose sur les gens sur les habitants. Et je pense qu'aujourd'hui il y a des territoires qui ont autre chose à faire valoir pour avoir des dotations que leurs habitants. Il y a des territoires en Bretagne qui sont là pour pour accueillir des gens, bassin ren et cetera. Nous, on va lui envoyer tous les jeunes à 18 ans, ils partent à la facarine à Brest. Ils sont là pour remplir les rangs, même si après ils reviennent et c'est parfait. Nous, on n pas une vocation à faire plus 3 4 % par an d'abugmentation de population. On va pas le faire. C'est pas notre job, il est participer à la souveraineté alimentaire, participer à

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la production d'énergie renouvelables et participer à la garantie de la qualité de l'eau. C'est pas rémunéré. Du coup, en même temps que je dis mais moi, monsieur le président de la région, j'ai pas spécialement besoin de beaucoup d'hectares de zan parce que de toute façon, j'ai un rythme d'artificialisation qui est qui est tellement faible que quand vous me donnez 20 hectares de zone d'activité économique, j'en prends pour 150 ans d'artificialisation de zones économiques. Et quand je dis ça et ben je fais pas non mais quand je dis ça, je j'ai un peu honte parce que moi je sais en tant que décideuse publique que quand je dis ça et ben je me prive de revenus puisque tous les revenus de la communauté de commune que je préside reposent sur le sacrossin nombre d'habitants et

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l'augmentation de sa population. Donc si à un moment on pouvait faire en sorte que des territoires qui sont utiles à autre chose qu'accueillir les habitants, on puisse avoir un voilà donc je parle plus. Merci. Non non merci beaucoup. Merci

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Armel Nicolas. Rapidement. Oui. Euh rapidement, oui, puisque ma collègue présidente de communauté de commune évoque la politique du dernier kilomètre, mais elle a aussi sous-entendu la politique de l'eau et de la qualité de l'eau. On peut parler du bassin Renis, mais bien entendu l'eau du bassin Renis vient du territoire de Crais Brace. Donc quand on parle de solidarité territoriale, de différenciation de politique apporté sur le territoire, la politique de l'eau, elle est fondamental qu'on soit sur un territoire peut habiter au profit de la métropole rénèise ou de la métropole de Brest. Enfin, le Chris Brace n'alimente pas trop Brest malgré tout, mais je voulais quand même évoquer, je crois que

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monsieur Cuevésident à la région Bretagne et dans la salle, je l'ai salué tout à l'heure. Et pour évoquer les politiques qui nous descendent de façon verticale, je voulais évoquer la politique de l'AGM MAPI justement, gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations qui nous est tombé sur les EPCI en 2016, mise en application en 2018 mais sans que l'État vienne nous donner 1 € pour porter cette politique sur le territoire. Donc à mon avis, ce qui manque sur le territoire, autant la région Bretagne

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coordonne la politique de l'eau sur la région Bretagne, si monsieur QF m'entend, pour porter les stratégies, je n' je n'évoque pas la dimension opérationnelle sur le territoire, mais pour porter la stratégie de cette politique gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations, je le vois là-bas, il faudrait peut-être sur la région Bretagne avec ces C'est 5500 km de littoral avoir un avoir une cellule de coordination. Voilà. Merci beaucoup. Il est le dernier mot parce qu'en fait comme il est 12h30, on y aura pas de questions. Donc je vous laisse je vous laisse le dernier mot. Le dernier mot. Alors moi je dirais que ça va bien chez nous dans le morbillant. Globalement on est heureux principauté du morbillant. Alors

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alors il y a un sujet sur le logement. Je vais revenir sur le logement parce que ça c'est un sujet majeur. Enfin, il y a beaucoup de sujets majeurs mais celui-là en est un. Donc euh on a un taux de chômage un peu au-delà de 5 %. On est à 2h25 de Paris avec la LGV. On a un territoire assez extraordinaire. La Bretagne est la première région de France en résultat scolair et le Morbillant est le premier département dans la région. Donc on va dire qu'on est les meilleurs de France. Nous on considère, c'est typiquement morbonnec, c'est le fait qu'on est 5050, même 53 % catholique mais 5050 fait qu'il y a une simulation une stimulation entre les deux réseaux, pas l'un contre l'autre, l'un avec l'autre. Et donc ça tire, me semble-t-il tout le monde en fait vers le vers le haut. On a un vivre

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ensemble qui est absolument extraordinaire, qui est tenu aussi par le sport, par la culture, par tout ce qui se fait. Et donc, on est dans un département qui se porte bien alors qui a la Bretagne a son identité propre. Euh ça l'a été dit euh mais le morbillant dans la Bretagne, il est chouant et il a une particularité dans son mode de fonctionnement et donc c'est un peu comme ça et c'est pas toujours facile à comprendre non plus vu de la région mais ces morbillonn qui n'ont jamais basculé politiquement qui sont toujours spéciaux qui font un peu qu'à leur tête à l'inverse quand il faut discuter de vrais sujets euh on a discuté du contrat de plan et ta région j'ai dit à Len Gérard c'est pas avec nous ça été les plus faciles par hasard on a même proposé de mettre plus

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d'argent ce nous avez demandé Parce qu'en fait on est sourcieux sur un vrai point. Et pourquoi on va pas la CTAP ? Parce que la Constitution ne prévoit pas de tutelle d'une collectivité sur une autre. Et là aujourd'hui quand on appelle CTAP, ce qui est le nom officiel, collectivité de Bretagne prése par le président pour nous c'est une tutelle et donc on y va pas. Non mais je vous le dis là. Non mais là vous êtes en train de me l'énerver. Je je fais exprès parce qu' le débat le débat est fait pour ça. Le débat est fait pour ça. Mais non, tout va bien. Et quand il y a des sujet et bien on discute très directement et et on s'entend sur les ports, on s'entend sur le contrat de territoire plan, enfin le contrat de plan région sur beaucoup de choses. Vous faites du sabotage là de table ronde

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monsieur l'appartient. Mais si on est on dit tous la même chose à la fin le débat n'est plus tellement marrant, il faut quand même Non mais dans la décentralisation on a compris, il faudra un ministère du morbillant. On a noté, il y a pas de souci, pas de problème. Respecter toutes les collectivités. Bon écoutez, en tout cas merci beaucoup à vous quatre. Le débat continuera autour d'un verre si vous voulez bien. Merci beaucoup. On va accueillir maintenant notre grand témoin. Merci à lui. Bah oui, grand témoin, je meuble le temps que vous montiez. Monsieur Jeanviard qui est sociologue, directeur de recherche associé au CVPOF et éditeur parce que c'est important un

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éditeur. Et bah je vous laisse, je vais pas faire plus long. Non, je vous laisse. Alors, le puit du fou, le drapeau national extrême droite. Je vous rappelle quand même que pendant longtemps, les seuls qui manient le drapeau national, c'était le rassemblement national. Donc, faisons attention dans ce qu'on manipule comme signe et comme symbole. On est dans un moment d'effondrement des appartenances, de monté des populismes et donc faisons attention à ce qu'on fait et à ce qu'on dit. La deuxième chose, c'est que la décentralisation, j'étais toujours défendu. Mais excusez-moi, c'est un mot un peu emmerdant. Si vous en parlez aux gens, ils commencent par changer de trottoir. Donc ça aussi c'est un problème parce qu'on en a tellement

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parlé, j'ai essayé de lire le rapport. Oh, j'ai arrêté 30 propositions de couper ça. Un petit bout là, je remets, je recolle, je passe à droite. Le sens, on est dans une époque où les gens ont envie de choses simples qui lisent, qui comprennent. Excusez-moi, c'est la force de Trump. D'ailleurs, toutes les nuits, on se travaille le matin pour savoir qu'est-ce qu'il a changé de nouveau sur la planète. Bon, on sait très bien qu'il va pas se passer grand chose, mais il est pas le seul. On peut plus faire de la politique illisible. Le monde est trop médiatique, il circule trop et nos grands partis ont du mal à comprendre cette question. Donc ça c'est la première idée. La deuxième idée, c'est que la France est construit par le politique qui s'est imposé à ces

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provinces. On est le seul pays construit comme ça. L'État central a construit le pays. Vous croyez vraiment que les Bretons, vous avez quelque chose à faire avec les Marseillais comme moi ? Non, franchement. Bon, ma grand-mère est bretonne, on me pardonne tout de suite, elle est du Morbillant, elle est née à l'Orient. Donc, je suis pas mauvais mot, je le dis parce que sinon ici, je me fais jeter. Mais enfin quand même, je suis pas fondamentalement. Donc ça aussi le modèle de construction français c'est un centre qui s'impose par le mariage et par le pouvoir à ces provinces et qui les martyrise d'une certaine façon mais qui les transforme en français. Restons français. Soyons fiers de 141. Soyons fiers de De Gaul. Soyons fier de C'est important. Ne donnons pas le sentiment

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que parce qu'on veut enrichir la République par une plus grande force locale, ce qui est à mon avis un enjeu majeur, on est Or ce matin, vous avez très peu parlé de la République, un peu mais pas tellement de la France. On est un peu dans la situation de 1958, y compris parce qu'il y a une guerre avec l'Ukraine. Il y avait aussi une guerre, c'était pas la même. Elle nous touchait plus directement mais pas tellement finalement. Et donc on est dans cette époque où effectivement y compris une autre chose don il faut discuter, c'est qu'est-ce qui doit être public, qu'est-ce qui doit être privé. Vous l' un peu dit monsieur le président, au fond ça crée de la synergie alors qu'historiquement les gens de la République, considérés les gens de la CTO, on n'en parlons même pas. Et les

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gens de la CATO, alors pour ce que tu de l'inverse, n'en parlent pas non plus. Euh là aussi, qu'est-ce qui doit rester public ? Qu'est-ce qui doit rester privé ? Qu'est-ce qui doit être de la gestion directe ? Vous voyez, il y a tous ces sujets qui me semblent vraiment extrêmement importants. Et je vais dire une chose, on est dans une période de crise profonde des appartenances. Les gens ne savent plus avant appartenit les paysans et la classe paysane. Il reste 388500 fermes. Bon classe paysane il y avait 3500000 fermes en 45. Bon vous prenez la classe ouvrière existe plus la classe ouvrière. Les de tiers des ouvriers la moitié des ouvriers sont des ouvriers d'entretien créés par les ascenseurs et cetera. Ils ont pas un sentiment d'appartenance de classe. On n'est plus

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une société de classe. On est dans une société d'individus. On est dans une société où chacun veut réussir sa vie. On est dans une société de la fin du patriarcat. Les hommes comme les femmes veulent réussir leur vie avec une vie professionnelle, une vie sentimentale, une vie sexuelle. Les dames ont multiplié par deux les aventures. Les messieurs aussi mais on partait pas du même point. Donc le le évidemment mais quand même non mais c'est ça la vraie société. Vous prenez des chiffres. 63 % des bébés n mariage dans ce pays. 63 % des bébés n mariage. Est-ce que vous la sentez comme ça la société ? Faites attention les politiques. J'ai été élu, j'étais vice-président de Marseille Proven Cétropole, j'étais conseiller municipal de Marseille. On m'a même chargé des ordures à un moment

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où les élus étaient pas disponibles. On va dire les choses comme ça. Bon donc je voilà. Donc c'est pour dire je mis les doigts dans le cambouille. Mais voyez, faisons attention à tous ces que nous manipulons. Euh les 39 % des jeunes filles ne veulent pas avoir d'enfants. 39 % des jeunes filles étudiantes. Vous rendez compte ce que ça veut dire ? On peut toujours discuter de la retraite. Moi ça va l'âge que j'ai. Mais vous, monsieur le président, la retraite faut qu'il y ait des enfants pour payer, pour cotiser. Donc on est là-dedans. On est une société quatre générations. Comment on joue ? On était trois générations, on est passé à quatre générations. Et quand on dit ça, ah non, on touche pas à la retraite. Ah non, on veut pas toucher à ça. Qu'est-ce qui nous ruine en ce

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moment ? Excusez-moi, c'est les vieux, c'est les mois. Mais c'est bien qu'on vive longtemps. On a investi dans la médecine, on investi dans le sang personne. Bien sûr, qu'est-ce qu'on fait de tout ça ? Comment on fait rêver sur cette société ? Et la question, si vous voulez, c'est que je pense que le fait de donner du ce que les gens ils veulent quoi ? Ils veulent que s'il y a pas de médecin, ils peuvent aller dire à l'élu et connard, tu fais quoi pour le médecin ? Dispage, j'y suis pour rien. Il dit oui d'accord on va faire ça. Comment pareil pour l'école ? Non mais il a un titre il est nul. Et pourquoi on le garde ? Attends, on va s'arranger. On sait très bien qu'on s'arrange mais on s'arrange comment ? Par des indicants et cetera. Les gens ils veulent

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effectivement qu'il y ait quelqu'un élu qui compte sur les questions centrales. La santé, vous l'avez dit, le logement bien sûr, les et la sécurité. question absolument centrale que souvent à gauche on a du mal à assumer et qu'à droite on surassume. Moi j'aime bien quand il y a un ministre de l'intérieur qui est un professionnel. D'un coup, on fait de la sécurité, on fait pas de l'idéologie. Je trouve très sympathique le nouveau garçon qu'on a mis là. Bon, je excusez-moi, je voulais juste dire ça en passant, mais en plus il est passé par Marseille. Mais je comptais pas le dire. Non, mais j'arrive, j'étais discret. Non, mais pourquoi je vous dis tout ça ? Parce que je voudrais que dans vos réflexions vous projetiez vers le futur, c'est-à-dire une société qui est en

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train d'exploser partout dans le monde par des ruptures énormes. La première, c'est que c'est la nature qui fait l'histoire, c'est plus nous. Donc ça c'est le vrai sujet. Bon et la nature et regardez les températures, les réchauffements, les dépenses qu'on fait là pour arroser. Je disais que Teran, ils envisagent d'évacuer la ville parce qu'il y a plus d'eau. Non mais on est où là ? 11 millions d'habitants. Bon, je prends erant parce que c'est pas un lieu très fanatique pour nous en général, c'est moi qu'on puisse dire. Donc, si vous voulez, on est sur des rupture. La nature fait l'histoire. À quoi sert la politique ? C'est un vrai sujet. Alors, la politique locale, oui, elle sert et elle doit se renforcer. Mais comment on porte du sens ? On donnait aux sociétés

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des directions. Il y avait la droite, il y avait la gauche, il y avait 80. Regardez 80, c'était enthousiastement pour les uns et les autres se cachaient sous la table. Enfin, il se passait quelque chose. Bon, donc on est là-dedans et aujourd'hui, c'est plus comme ça. Le politique, ben le politique, il est chargé de trouver un arrosoir effectivement en en Occitanie. Dans le nord, il est chargé de sortir la terre de l'eau parce qu'on peut plus rentrer le tracteur. Il est sur tous ses petits boulots et puis d'essayer avec la CP 21 23 limiter les choses. C'est ça les questions absolument centrales. La deuxième question centrale, c'est la rupture anthropologique entre les genres. Je ne sais pas où ça va. Je sais simplement effectivement que il y a une explosion, que les femmes se mettent à

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voter massivement à gauche et que les hommes votent massivement pour l'extrême droite. Ne rêvons pas, on dit toujours que effectivement l'extrême droite progresse grâce à l'immigration. Moi je vais vous dire surtout progresse grâce à la couette qui ne se produit plus. Bon disons les choses comme elles sont. Le devoir conjugal s'est effondré. On est passé de 76 % de dames qui l'acceptaient à 52 sur ces 27 dernières années. Ah ben ça fait une grosse différence dans certains milieux populaires, soyons clair quoi. Et puis l'autre conflit quand même compliqué, c'est les métropoles et les nonmétropoles. Les métropoles sont mondialisées et elles sont écolo, socioalo, droite centriste, enfin bon tous ces gens raisonnables. Et puis leur métropole, bah leur métropole c'est la base du

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populisme. Et je veux dire Trump n'a pas gagné de grande ville. Euh Barcelone n'a jamais voté pour la rupture avec la avec l'Espagne. Euh Rome euh Londres n'a jamais voté le Brexit. Nous c'est pareil. Donc la vraie conflit, il est entre la ville et ce qu'il y a autour de la ville. Et là il y a un conflit central comme on fait. 63 % des Français ont un jardin. 63 % des bébés naissent mariage. On fait 70 % par jour trajet domicile travail. C'est ça cette société. Alors ne regardons pas le territoire comme si c'était celui de nos grands-parents. Oui, c'est le même territoire. Mais on l'habit plus de la même manière. La majorité des Français ne travaillent pas dans la commune où ils votent, ils travaillent dans une autre commune. Pourquoi ils ont pas de droit de vote ? Là où il travaille, là

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où il vote serait quand même le base d'une démocratie reconstituée parce que la République s'est appuyée sur le travail. Pour ça que les femmes ne votaient pas naturellement mais les pauvres non plus parce qu'il ne gagnaient pas d'argent. C'était ceux qui gagnaient. qui votait la République était celle des plus actifs. Il faut revenir à deux, il faut aller à deux droits de vote. Regardez Paris Paris 2 millions d'habitants, 700000 salariés dans la ville, 1 million qui rentrent tous les jours, trois autres millions qui rentrent dans la ville et on fait une politique de vélo très positive naturellement mais enf qui s'adresse quand même d'abord aux gens qui donnent sur place. Comment on pense les autres ? Comment on lit la périphérie ? C'està-dire en gros le peuple de France,

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les gilets jaunes, c'était qui les gilets jaunes he mon ami camarade, les gilets jaunes c'était des petits patrons, des ouvriers, des gens de d'Amazon, des tous ces boulots là et puis des femmes beaucoup de femmes, beaucoup de femmes divorcées. C'est quoi quand on a acheté un pavillon, on est fier, on a en face sa maison, personne dans la famille a jamais possédé un pavillon et pas on divorce, qu'est-ce qu'on fait du pavillon ? Et puis les enfants vous disent "Oh mais il est nul ton pavillon, moi je vais aller faire du vélo en Renne. Je pas du tout envie d'habiter dans ton pavillon périurbain. C'est complètement ringard ton truc. Comment on fait pour gérer toutes ces tensions ? On n'a pas retouché la carte démocratique. Les élus n'ont pas voulu toucher à ça. On a les mêmes communes

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qu'en 1789. Excusez-moi. Donc c'est pour ça nos discussions elles sont un peu décollées quand même. Moi j'ai été élu local vice-président, je vous l'ai dit jamais personne m'a rien demandé. J'ai transformé le centre-ville, on m'a donné 80 millions. Même le maire de Marseille, je trouve m'entendait bien avec lui, mais il avait pas d'avis à donner. De toute façon, c'est pas le maire qui va donner son avis sur son sens quand même. Il faut pas déconner, c'était le chargé vice-président du dossier et cetera. Bon, on est où dans tous ces montages qu'on a fait ? Donc le problème qu'on a, c'est qu'on a construit une usine à gaz inhabitable. Les Français trouvent que 16 % et la confiance qui mettent dans les politiques 16 %. Macron est un peu mieux he, il frôle des 20 % mais les

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politiques sans trop c'est 16 % 18 % sur certains sondages. C'est c'est ça la réalité. Mais alors, est-ce que les gens n'ont plus confiance dans rien ? Ah ben non, les gens ils ont confiance dans les petites entreprises, dans les grandes entreprises. Les gens ils ont confiance souvent dans le tissu associatif. Les gens ils ont confiance dans le local. Et un des grands problèmes des politiques, c'est que maintenant on n pas parlé des entreprises. Mais attendez, le cœur de la solidarité, c'est les entreprises. Il y avait une étude il y a quelques années, on disait aux gens, c'est quoi la République ? Il disait c'est quand je passe devant une école, je me dis République. Quand je passe devant une mairie République et quand je passe devant une entreprise, c'est le lieu du

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lien social. Excusez-moi mesdames, messieurs, 40 % des gens ont une petite aventure au bureau. Donc vous voyez, il y a aussi des à côtés euh importants dans la le travail hein. Non mais c'est important de dire ça parce que en France on pense travail, exploitation, capitalisme et cetera. C'est aussi un lieu de vie. Un coupe sur 5, c'est fondé dans le travail partagé pour prendre que ce chiffre là. Donc regardons cette société et cette société, elle est en train de bifurquer. On était dans une société du progrès. On voulait aller plus vite, plus loin, plus gros et cetera. Et prof, on a tourné parce que il y a le réchauffement climatique, parce que il y a effectivement le rapport homme-femme qui a explosé et parce qu'il y a l'IA. Mais l'IA, vous savez, l'IA, elle en est au moment quand

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on a inventé le train, c'était à Saint-Étienne. On a inventé d'abord le rail et on tirait avec un cheval. On en est à peu près là avec Lia au moment où le cheval tire sur le rail. Et qu'est-ce qui va se passer derrière ? On sait pas bien. Et donc ça aussi c'est une question parce que quoi ? Parce que on est lié au monde aujourd'hui d'une part par le proche qui concerne les élus mais c'est pas la commune c'est le proche ce qu'il y a autour de chez moi et de l'autre côté par le numérique et l'essentiel de nos liens sont numériques. 35 % des gens sont en télétravail. Les jeunes leur culture elle est numérique sauf quand il y a des rêves partis où on envoie la gendarmerie. Et effectivement, du coup euh parlons même pas de la vie sexuelle qui est quand même extrêmement connectée

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par numérique, surtout le deuxème couple. Le premier couple est souvent un couple d'opportunités et le deuxième couple est un couple un peu technologique, on peut le dire comme ça. Et donc si vous voulez, on est sur tous ces changements-là encore, c'est quoi la distance ? C'est quoi une région ? Je vis dans ma proximité, je sors de chez moi, je vois des gens, je vais au marché, je vais à la mosquée, je vais à l'église, dans mon entreprise et cetera. proximité et numérique ce double proche comment les articulent et dans cette structure là plus ils sont différents plus vous avez peur. Si moi j'habite à Marseille, j'habite pas à Marseille mais quand je vais à Marseille, j'étais élu à Marseille, je connais bien la ville, je me promène dans les quartiers, il y a

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plein d'arabes, il faut le dire, faut bien reconnaître, il y a des tailles, des firmes mini jupes, tout ça, mais j'ai pas peur, j'ai l'habitude, je connais. Mais si je vois ça à la télé et qu'on me dit à Marseille encore un mec une fille violée, plus vous êtes loin, plus les le proche et le le numé le le monde numérique sont écartés, plus vous avez peur. Si vous êtes dans un petit village du massif central au cœur là Front National 80 % et au cœur de Marseille Front national 15 %. Et c'est partout comme ça comment on gère ce type de société. Vous voyez, c'est pour ça. Alors, dans ce cadre-là, oui, effectivement, le territoire local, il faut, c'est un lieu important parce que c'est un des lieux de nos de relations. Mais ne l'encombrons pas trop d'histoire.

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10 % des gens meurent dans leur commune d'origine. 50 % ne vivent pas dans leur département de naissance. Qu'est-ce que c'est qu'un Breton ? Et encore, vous êtes certainement des taux mais moi qui suis marseillais maintenant depuis quand même déjà 77 ans. Bon ben il est clair que la majorité des adultes ne sont pas nés dans la région. Si on en compte avec les enfants, c'est majoritaire. Les enfants ont tendance une mauvaise habitude mais il naissent le voyon. Et donc effectivement vous êtes là dans un modèle où c'est quoi un territoire ? À quoi on appartient ? même ça frappant sur les songers sur la langue. Moi je suis pas contre qu'on donne des cours de provincial à mes enfants bien sûr parce que ça fait partie là mais qu'on leur dire on leur en donne souvent quelques

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cours à droite à gauche pour qu'ils comprennent ce que c'est que le ils ont pas l'intention de parler provinçal quand ils rentrent à la maison. Je vous dirai pas mais dans la région la première langue après le français c'est l'arabe en fait. Mais bon qu'il faut pas en parler mais c'est quand même la première langue véhic parler dans les cuisines de nos maisons, dans nos familles, enfin dans nos familles, dans certaines de nos familles. On est dans tout ça, on est dans ce mondelà. Et donc la question c'est comment donner confiance parce que vous êtes en train de réfléchir ? Et c'est ça la vraie question. Comment on va faire pour que la dénatalité soit relativement freinée ? Comment est-ce qu'on va faire pour qu'une société quatre générations trouve un équilibre ? Si c'est si on veut pas

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toucher à ça, si on veut pas toucher à la question du travail, si on veut pas arrêter d'écraser le travail de charge sociale, si on veut pas déplacer les cherches social sur la consommation, prenons le modèle du Danemark pour ne fâcher personne que un régime droite gauche un peu gérable enfin assez assez droite en fait assez droite à ce moment mais enfin bon si on veut pas toucher, si on touche à la fois effectivement on déplace les charges sociales du travail les gens gagnent 30 % en plus 20 % en plus et donc travailler vaut la peine parce qu'il gagne plus que quelqu'un qui ne travaille pas parce qu'actuellement des fois c'est un peu kif kif boricot. Bon si effectivement on se repose la question de renforcer le pouvoir des territoires de proximité mais des trucs

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simples, il y a même pas le même système électoral dans les départements dans les régions, dans les communautés de communes. Comment vous voulez que les gens s'y retrouvent dans un cas on vote pour un couple savoir pourquoi. Après les régions on votent pas pour un couple, il y en a une prime majoritaire, il y a effectivement les petites communes et les grandes communes. Alors maintenant en plus les petites communes maintenant c'est hommemme enfin c'est égalité la liste. Avant c'était pas le cas. personne nous a expliqué pourquoi brutalement dans les petites communes il faut un homme une femme. Surtout que dans certaines petites communes, il y a tellement peu d'habitants qu'on pourrouve pas on trouve pas le nombre de femmes qu'il faut. Enfin, c'est encore

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un autre débat. Pourquoi c'est aussi compliqué ? Et après, on nous dit ça marche pas. Mais je dis mais ça fait des décennies qu'on produit de la bouillie de chat pour effectivement essayer de complexifier la démocratie et à un moment les gens ne s'y retrouvent plus. Alors moi je vais vous dire une chose, je sais pas ce qu'il faut faire mais je dis les gens sont sortis des cadres hérités. Le mariage 63 % des bébés en mariage les couples recomposés 30 %. Les gens qui vont pas voter souvent majoritairement les jeunes les jeunes ils votent à 10 % 20 % au communal parce que les les intéresse pas ce qui les intéresse c'est est-ce que je peux aller à la rêve partie ? dit non bah bon bah ça va tu veux dire non mais à un moment faut quand même regarder le vote

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notamment de la jeunesse. La jeunesse ne participe pas aux élections local elle participe à la présidentielle parce qu'il y a un numéro il y a la télé tout ça et tout. Bon et qu'est-ce qu'on fait de ça ? Ah bon on dit rien. Alors on dit on va donner le vote à 16 ans. Mais donnerle aussi à la maternelle on sait jamais. Mais je veux dire qu'est-ce que ça va changer ? Je veux dire qu'est-ce que ça va changer ? Bon parce que les jeunes, ils aiment bien voter la première fois. Souvent ils vont voter à 18 ans parce que ils essayent c'est la première fois. C'est comme dans différentes activités. la première fois, c'est un peu émouvant et puis effectivement après ils y vont plus. Bon et d'ailleurs pour l'autre activité aussi, je vous rappelle que dans la situation que nous avons 40 % des jeunes

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de 18 à 25 ans n'ont pas fait l'amour depuis un an. Donc réfléchissons aussi à cette société dans laquelle on est. Moi qui un bieu de 68, ça me laisse un peu perdu. Donc on est dans tout ça et regardez même le rapport au CDI, à la stabilité. Est-ce qu'on a envie de stabilité ? Oui et non. Bon, les auto-entrepreneurs, les jardins, moi je dis souvent quand je vois des politiques, je leur dis bon qu'est-ce que tu penses pour les tomates ? Il me dit quoi pour les tomates ? Ben je dis 63 % de François un jardin, 40 % d'entre eux un potager, c'est la saison des tomates. Donc comment quelle plante on les repique et cetera ? On me regarde les yeux ronds, je dis mais c'est plus important que beaucoup d'autres sujets. Pareil pour l'animal domestique. Donc voilà, c'est ça que je voulais vous

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dire. Donc le problème c'est comment le fait de renforcer et pour ça moi je parlerai plus de décentralisation. Il faut dire aux gens des choses simpes. Il faut dire la santé ça va être la responsabilité des élus. L'école ça va être la responsabilité des faut des trucs simples. Pas parler de mots compliqués. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que c'est effectivement qui s'occupe de trouver qu'on puisse accéder. Les élus sont responsables qu'on puisse se faire soigner. Alors, il y a différentes techniques toujours difficiles, des problèmes d'argent, des problèmes d'équipement collectif, des problèmes de formation et cetera, des problèmes aussi d'aller chercher des médecins à l'étranger. Il y a plein de techniques, il faut donner des sujets et pas à mon avis des principes parce que

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les gens ont besoin de ça. On appartenait à sa religion. Quand j'étais jeune, il y avait 35 % des gens qui allaient à l'église et 20 % qui votaient pour le Parti communiste. Il y avait deux grandes structures de solidarité. Donc, on se sentait, on était pauvre mais ensemble. Maintenant tous les jours à la télé, vous passez un microrottoir devant un pauvre qui sort dans la rue. Bien sûr, mais c'est dramatique, mais il y en a toujours eu des pauvres. Sauf qu'avant il appartenait à une communauté, des solidarité religieuses, solidarité politique et cetera. Aujourd'hui, les classes sociales donc je l'ai dit, ça se défait. Donc on est des individus, on a besoin de nous fournir des appartenances. La première appartenance, c'est la famille tribu. Elle est très solide. C'est plus un

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mariage hein. Il y a des alors il y a des familles qui gardent les il y en a qui les gardent pas. Il faudrait que je fasse une étude. Je comprends pas quel est le critère qui fait qu'on garde les ex ou pas. Enfin, ça fait rien. La famille tribu, c'est le premier système pour trouver un boulot. C'est mieux que pour l'emploi parce que la famille tribu quand il y a un jeune qui cherche du travail c'est et c'est pour ça que certains gens qui n'ont pas de famille tribu notamment de l'immigration ils n'ont pas ses réseaux et donc trouver du travail est beaucoup plus difficile. Mais famille triat va enfin accepter qu'on ne nomme pas un jeune qui passe un concours à l'autre bout du pays s'il a des vieux parents il faut qu'il s'occupe quand est-ce qu'on va faire que la fille

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avec ses enfants qui s'est barré il y en a quand même 2 millions avec 3 millions d'enfants. Comment on va faire pour qu'effectivement il puisse être à côté des parents dans HLM ? Priorité à la famille. Quand j'ai proposé un congrès d'HLM, on m'a dit "Mais viens tu es ringar, tu veux une vie communautaire ?" Je veux pas une vie communautaire. Il se trouve que la solidarité familiale est le cœur de cette société et je vous rappelle que 50 % du temps de garde des petits enfants est fait par les grands-parents et que les élus locaux sont à moitié des grands-parents, les responsables les grands-parents sont la classe démocratique et la solidarité familiale. Mais l'État fait pas si vous faites policier, on vous envoie systématiquement à l'autre bout. Euh vous êtes prof, c'est pareil. Donc on

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casse les familles puis après Ah c'est embêtant, ça marche pas. Mais non ça marche pas parce qu'on ne s'occupe pas de la géographie familiale dans les solidarités. La deuxième lieu, c'est effectivement l'entreprise. Pour les gens, l'entreprise c'est un lieu de solidarité, c'est un lieu fort et ça aussi les politiques doivent l'accepter. Et quand la gauche aura compris que l'entreprise est au cœur d'une sociale, on aura fait un progrès considérable, y compris pour refaire une société peut-être un peu plus moins conflictuelle alors qu'il y en a qui considèrent l'entreprise comme une source de revenus fiscaux et cetera uniquement. Et le local bien sûr ne vous faites partie pour les gens. Vous savez le mot depuis le Covid c'est proche. Les proches. Alors les proches, c'est les

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proches personnels et puis les proches géographiques. C'est les deux proches qu'on a pu fréquenter pendant le Covid. Et d'ailleurs, vous savez ce qu'on souffert, c'est les chiens pendant le Covid dans les villes parce que pour sortir, il fallait promener un chien. Donc les chiens faisaient 8h de promenade par jour. Ça a été époulantable. Bon, c'est pour dire il y a eu là beaucoup de problèmes de voisinage. Donc ça compte beaucoup. Mais retenez proximité effectivement et ça vous l'avez bien dit les les élus locaux effectivement mais ne parlez pas décentralisation, n'utilisez pas des mots qui déjà font éloignent le milieu populair parlez-leur de solution. Regardez le vote à New York très intéressant ce vote à New York. Il a parlé quoi de crèche d'accès à

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l'alimentation d'économie courte de de Donc il faut se dire qu'il y a plus d'idéologie. Les copolitiques ont été formé quand il y avait des grandes idéologies. Mais c'est fini. Les gens veulent qu'on leur parle de choses du quotidien. L'inflation, comment on fait ? Comment on fait les circuits courts ? Est-ce que ça va être moins cher ? Moi, je disais à mon maire l'autre chose, mais tu veux pas qu'on discute de comment on va produire de l'énergie dans notre territoire. Si on mettait une éolienne dans la commune, peut-être que ça serait une solution. Il m'a dit, tu veux pas, on va perdre les élections. Bon, on pas peut-être trouver un autre outil, mais il faut produire des solutions concrètes, précises. Je pense que New York, c'est un cas extrêmement intéressant de ce genre d'évolution

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politique et mais pas que New York. Regarde dans d'autres pays, on a des regardz ce qui s'est passé en Hollande. C'est aussi intéressant en Hollande quand même. C'est la première fois que l'extrême droite est calé. C'est pas quand même que rien. Et justement sur des choses extrêmement sympas sur l'idéologie sur des solutions praticopratiques en matière de santé, en matière d'école, en matière de sécurité et cetera. Et donc il faut descendre à ce niveau-là. Les régions cette sécurité c'est pas trop leur sujet. Voilà, je voulais vous dire ça. Je voulais un peu, je suis pas tout à fait dans l'aire de la conférence parce que si vous voulez, moi je suis français. Mes grands-parents étaient à Verdin, mon père était engagé en 39. Euh, j'ai une grand-mère bretonne, mon père était dévaught.

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J'habite à Marseille. Partout, je commence en disant je suis d'ici. Ça marche à tous les coups et et ça marche. Mais après, c'est il faut défendre ça et en même temps, il faut trouver une force non pas de revenir à un pouvoir puissant. On va pas effacer quand les instituteurs taper sur la des enfants parce que dans on a besoin d'avancer de dire comment le renforcer le local donc renforcer la cohésion sociale, le service aux gens va nous permettre de gagner la guerre climatique, va nous permettre de gagner la guerre contre les totalitarismes. C'est ça la question qu'il faut nous permettre d'augmenter le nombre de jeunes qui veulent aller faire l'armée. Oui, bien sûr. C'est un sujet de remobiliser la jeunesse et c'est surprenant comme elle est mobilisée. Moi, je suis stupéfait par les études

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d'opinion sur les jeunes et l'armée. J'aurais pensé qu'ils allaient tous passer à droite ou à gauche et dessous et pas du tout. Donc c'est pour dire mais c'est de ça don on a besoin de cette force. Il faut pas laisser la force à l'extrade. Je vais vous dire une chose, il y a des mots quand vous prenez l'électorat d'extrême droite, c'est les travaux de de Roland Carol. Dans l'extrême droite, on parle d'avoir un métier, d'avoir une famille et d'avoir une maison. Et nous souvent, on parle d'avoir un emploi, d'avoir des relations et d'avoir un logement. C'est pas pareil. Un métier, je le possède, je suis médecin, je suis sociologue et on dit aux gens te forme. Non, ils veulent avoir un métier, être plombier, être maçon, un métier. Je j'ai mon métier. Bon et nous on parle emploi.

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Famille en gros ce qu'ils veulent quand il rentrent le soir, il y a pas l'autre qui soit parti. Je suis un peu rapide mais c'est quand même ça la question. Et puis après la maison, ils veulent une maison avec jardin propriété dans une commune et ils veulent que ça soit eux le type qui habite à 1 heure de Marseille, il rentre tous les soirs mais dans sa vie ce qui intéresse c'est la vie politique à Marseille. dans sa commune, ça l'intéresse mais comme ça quoi hein. Donc c'est à ça qu'il faut métier, famille, maison emploi, relation, logement. Pensez à ces ruptures profondes. Pensez à la rupture énorme des mentalités qu'on est en train de vivre. La rupture des n dans les grandes villes, la majorité des gens vivent tout seul. 52 % des Parisiens, 70 % des New Yorkais, on va vers un monde

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de gens seuls, mais ça veut pas dire qu'ils sont pas en amour, mais ils habitent pas ensemble. D'autant plus que le télétravail pousse à ça parce que vous avez un petit appart, il y a rien de plus emmerdé chez qui qui met son ordinateur sur la table de la cuisine de la salle à manger. Je dire bon, on l'a connu pendant le Covid, monsieur prenait le salon et madame était à la cuisine avec les enfants. Et donc on est là sur ce type de modèle et donc on va vers ces sociétés et donc ce qu'il faut c'est qu'on construise des transversalités. Comment on lit la ville et la la périphérie de la ville ? Moi je dis qu'il faut deux droits de vote. Comment on lit effectivement les collectivités locales entre elles y compris avec l'État ? Pour ça que je trouve ce matin, moi je vous ai fait exprès en vous

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parlant de Vern et tout, assumer la France et donc légitimer le renforcement de la France par le modèle local et que ça apparaisse pas comme un dépessage de l'histoire nationale parce que l'histoire de anciennes qui sont v marié tout ça et tout au nord d'quitain et tout c'est bien mais il faut pas revenir quoi là-dessus d'autant que les autres régions autour de nous qui a fait l'Allemagne aujourd'hui les Américains. Qui a construit le régionalisme allemand ? C'était bien pour tuer Hitler. Enfin, il était déjà mort mais enfin c'était pour détruire l'idéologie d'Hitler. C'est pas du tout donc c'est une imposition ce qui est pas vrai de l'Espagne, ce qui est pas vrai du Portugal et ce qui est pas vrai d'Angleterre. Mais nous on est sur un autre modèle, on va pas imiter les uns

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ou les autres. Je vous rappelle quand même que De Gaul s'est battu en 45 parce que les Américains, ils voulaient faire en France comme ils avaient fait en Allemagne et que c'est grâce à De Gaul, ça nous est pas arrivé. Donc nous ne nous amusons pas à faire ce que les Américains n'ont pas fait. Je pense que ça serait pas une bonne idée. Voilà. Donc surtout ça, je pense que le local c'est le lieu d'enracinement, de reconstruction des liens social si on l'intègre dans le numérique, si on l'intègre dans une nouvelle culture du travail où on va augmenter les salaires parce qu'on va déplacer les charges sociales sur la consommation. Et si on a effectivement, vous savez, on parle, je m'arrêterai là-dessus, Roland Carol parle des immigrés de l'intérieur. Il dit il y a deux immigrations. Il y a

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l'immigré de l'extérieur. Tout le monde voit ce que c'est. Il y a l'immigré de l'intérieur. Celui qui se sent de plus en plus loin, mais ça Jérôme, tu le dis aussi. Euh je veux dire, il se sent plus loin. Évidemment, vous écoutez les médias. Alors, le pavillon déjà c'est nul. Bon, il se trouve que c'est quand même l'habitat 70 % des Français qu'ils en sont extrêmement contents. Bon, la voiture c'est pourri, d'accord. 80 % des gens partent travaillent en voiture et il se trouve que on a ils ont envie d'une petite voiture. Alors, le ministre a dit de diesel puant c'est pas bien. Merci monsieur le ministre. C'est comme ça qu'on fait, on rassemble le peuple. Donc je veux dire, comprenons ça. Peut-être qu'il faut décider en Bretagne que tous les propriétaires de pavillon

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peuvent vendre la moitié du terrain pour financer la transformation écologique de leur bâtiment. Et peut-être que voyez à mien l'autre jour, je leur disais achetez 3000 petites voitures électriques plutôt que d'après des bus énormes qui est partout des petites voitures électriques qui traînent. C'est-à-dire qu'on est compris que le vélo c'est la ville, la voiture électrique c'est le périurbain. Donc battez-vous sur des modèles modernes pour construire du lien social. Et donc les valeurs alors vous vous avez l'avantage que vous êtes breton breton breton c'est normal parce que on traverse pas la Bretagne c'est un truc on va au bout on tombe dans l'eau. Donc forcément ça c'est pas pareil que partout ailleurs. Moi en Provence on nous traverse dans tous les sens. C'est

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pas du tout la même histoire. En plus on a un grand port qui était un peu gaillard sur ce niveau-là. Bon, donc on n'est pas dans la même logique, mais pensez-vous aussi dans ce monde ouvert quoi. Vous êtes quand même les plus proches de l'Amérique, donc ne vous pensez pas simplement par rapport à vos collines. Et c'est important de se dire les choses comme ça et de penser que si vous voulez en donner soci double proche, il faut qu'on démocratise cette société de double proche, mais il faut qu'on intègre les gens les uns et les autres en les reprenant ceux des pavillons ce des petites voitures, ceux du péril urbain, ceux qui ont pas de médecin. Il faut petit à petit qu'ils aient l'impression que la politique c'est faite pour eux et vous le savez bien sûr puisque c'est le propre j'ai

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été élu comme vous. Mais je veux dire ne faisons pas des discours idéologiques qui semblent ressurgir le passé faisant des discours de construction qui font rêver sur l'avenir. Merci.

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Merci. Merci Jeanvier pour ces propos stimulants. On va arrêter là, il est 13h. Je voudrais d'abord vous remercier ceux qui ont participé au table ronde, remercier ceux qui sont venus nous voir Jérôme Fourquet et Jean-Vierre. Jérôme Fourquet pourra dédicacer son livre à la sortie tout à l'heure. Donc pour ceux qui ça intéresse, merci à nos deux ministres Marie-Pierre Vedren et François Gatel. En fait, le Brave en ce moment demande au gouvernement. Mais mais c'est comme ça, c'est voilà, ça veut pas dire que c'est la raison pour laquelle il faut adhérer au Brislave parce que c'est ça n'arrive pas tout le temps puis que les gouvernements ça passe, j'en sais quelque chose et ça passe vite parfois.

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En tout cas, j'espère que pour ceux qui sont ici pour la première fois au Brésil, bon, vous avez pu vous rendre compte de la la qualité de nos échanges et du fait que ce lieu est majeur pour non seulement pour échanger, mais pour essayer de construire. et sur la décentralisation, même si j'ai bien compris que le terme était pas le terme le plus sexy de du moment, euh l'enjeu de la proximité est un enjeu essentiel et pour débloquer le l'impasse politique et institutionnel dans laquelle on risque de se retrouver, le l'enjeu de la décentralisation là pour la voilà pour comme ça pour l'instant est tout à fait majeur et le Brésil va s'y consacrer, contribuera après les échanges de ce matin aussi au débats et aux échanges

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que veut le premier ministre. Merci de votre présence et il y a un pot pour essayer de poursuivre la conversation. Merci.