Nicolas Dupont-Aignan invité de France Culture
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Quelle Europe voulez-vous ?
- 0:28FerméeRéponse directe
Cela signifie que vous ne souhaitez pas que la France sorte de l'Union Européenne ?
- 0:43RelanceRéponse directe
Condamne l'Europe à l'explosion, mais ça vient de quel type de traité et de mécanisme ?
- 2:23RelanceRéponse directe
Dans votre programme, vous proposez de récupérer une grande partie des 9 milliards d'euros de contributions nettes que la France verse chaque année au budget européen. Est-ce que vous ne risquez pas d'entrer dans des calculs d'apothicaires et de bloquer l'action commune ?
- 3:50OuverteRéponse directe
Quelles seraient vos priorités budgétaires, Nicolas Dupont-Aignan ?
- 4:44OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'on en fait de ce programme migration Nicolas Dupont ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:09Invité politiqueFait
« Bonjour d'abord, l'Europe des nations libres qui respectent la démocratie, les peuples »
- 0:24Invité politiqueFait
« C'est-à-dire tout le contraire de l'Union Européenne qui a défiguré la belle idée européenne de départ. »
- 0:32Invité politiqueFait
« Je souhaite que l'Union Européenne sorte de l'Europe. »
- 0:50Invité politiqueFait
« si vous continuez avec l'Union Européenne, les peuples détesteront de plus en plus l'Europe et ce système va exploser en vol. »
- 1:06Invité politiqueFait
« il faut le reconnaître, c'est de remettre à plat tous les traités. »
- 1:42Invité politiqueFait
« La France est au cœur de l'Europe. En revanche, on va sortir l'Union Européenne de l'Europe. »
- 2:08Invité politiqueFait
« La France doit modifier l'Europe à sa patte, à sa main. »
- 2:23PrésentateurChiffre
« Dans votre programme, vous proposez de récupérer une grande partie des 9 milliards d'euros de contributions nettes que la France verse chaque année au budget européen. »
- 2:46PrésentateurChiffre
« Non, parce que sous Jacques Chirac, qui n'était pas anti-européen, on donnait 2 milliards nettes. »
- 3:00Invité politiqueChiffre
« Mais là, on est passé à 11 milliards en 2016. Ça a rebaissé en 2017. Ça remonte aujourd'hui. »
- 3:05Invité politiqueChiffre
« Si avec la sortie des Britanniques, on sera à 16 milliards dans 2-3 ans, c'est ahurissant. »
- 3:10Invité politiqueChiffre
« C'est plus que ce qu'on donne actuellement pour l'écologie en France. C'est d'avant presque autant que pour la sécurité. »
- 3:31Invité politiqueChiffre
« Nous sommes la deuxième contribution. La deuxième contribution. »
- 3:53Invité politiquePromesse
« Priorité budgétaire, d'abord que le solde de la France ne dépasse pas 2 milliards d'euros. »
- 4:03Invité politiquePromesse
« Deuxièmement, qu'ensuite nous soyons vigilants sur les dépenses. Donc, suppression de la commission de Bruxelles. Suppression des privilèges des fonctionnaires européens. »
- 4:08Invité politiqueFait
« Suppression des crédits à la Turquie, qui est une dictature et que nous finançons de manière considérable. »
- 4:14Invité politiqueChiffre
« 14 milliards d'euros viennent d'être votés d'ailleurs aussi par les républicains de M. Bellamy, par les socialistes. »
- 4:19Invité politiqueFait
« 14 milliards d'euros pour M. Erdogan qui passe sa vie à nous insulter et de surcroît à terroriser son peuple. »
- 4:26PrésentateurChiffre
« actuellement c'est 1,5 milliard par an. »
- 6:23PrésentateurPromesse
« Dans votre programme, au chapitre démocratie, vous proposez d'instaurer le vote blanc. »
- 6:56Invité politiqueChiffre
« on annonce 40% de participation. Alors quand on parle de chiffres, 40%, bon, mais cela veut dire qu'il y aurait 28 millions d'abstentionnistes. »
- 7:08Invité politiqueFait
« Si on croit que l'on va construire l'Europe avec 60% d'abstentionnistes, c'est parfois 80% dans certains pays, ça ne peut pas marcher. »
- 7:45Invité politiqueFait
« C'est un drame. J'ai beaucoup soutenu les Gilets jaunes, vous le savez. »
- 8:38Invité politiqueChiffre
« Et s'il y avait 80% de participation imaginée, la liste Mme Loiseau serait à moins de 8% des voix. »
- 9:58Invité politiqueFait
« Les directives, travailleurs détachés, le budget. »
- 11:03Invité politiqueChiffre
« l'Europe a donné de l'argent, c'est complètement faux, elle nous coûte 11 milliards par an. »
- 12:08Invité politiqueFait
« L'Union européenne est finie. Elle est finie, alors c'est à une échelle d'un an, dix ans, vingt ans. »
Temps de parole
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- Présentateur 28 %
- ?6 %
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Un autre invité, Nicolas Dupont-Aignan, bonjour, vous êtes tête de liste Debout la France et voici la question rituelle, quelle Europe voulez-vous
?
Bonjour d'abord, l'Europe des nations libres qui respectent la démocratie, les peuples
et
qui se construit par des coopérations volontaires à la carte, simples,
sur
des projets précis. C'est-à-dire tout le contraire
de
l'Union Européenne qui a défiguré la belle idée européenne de départ. Ce
qui signifie que vous ne souhaitez pas que la France sorte de l'Union Européenne
? Je souhaite que l'Union Européenne sorte de l'Europe.
C
'est-à-dire que je souhaite qu'on renégocie tous les traités. De toute façon,
l
'Union Européenne condamne l'Europe à l'explosion.
Condamne l'Europe à l'explosion, mais ça veut dire que cette explosion, elle viendrait de quel type de traité et de quel mécanisme ?
Mais aujourd'hui,
si vous continuez avec l'Union Européenne, les peuples détesteront de plus en plus l'Europe et ce système va exploser en vol. Donc, il y a deux solutions. Soit on se soumet à cette organisation oligarchique, soit on la revoit entièrement. Et ce que je propose depuis des années, j'ai commencé avec Philippe Séguin, il faut le reconnaître, c'est de remettre à plat tous les traités. La France est une grande puissance qui doit dire maintenant à ses partenaires, je ne joue plus avec ce jeu faux, déloyal, j'arrête. Et je reconstruis. Il ne
s
'agit pas d'arrêter pour s'en aller. Il s'agit d'arrêter de jouer à ce jeu pour reconstruire la seule Europe qui a marché d'ailleurs dans l'histoire. C'est une Europe des nations libres et des projets. C'est ce qu'avait tenté le général de Gaulle. Mais alors, pourquoi rester dans l'Europe dans ce cas-là, Nicolas ? Mais ce
n
'est pas la question de rester ou de ne pas rester. Quand vous habitez un immeuble,
vous
avez un appartement dans une copropriété,
le
syndic est catastrophique, il vous donne des ordres, il a supprimé les portes de vos appartements, vous déménagez ou vous virez le syndic
?
Moi, je n
'ai
pas envie de déménager. La France est au cœur de l'Europe. En revanche, on va sortir l'Union Européenne de l'Europe. C'est-à-dire qu'on va, si nous pesons, si la France se réveille enfin, on peut changer beaucoup de choses. Moi, je n'accepte pas cette théorie selon laquelle la France doit fuir l'Europe
pour
s'en sortir. La France doit modifier l'Europe à sa patte, à sa main. C'est la sixième puissance mondiale. Avec le Brexit d'un côté, je peux vous dire que si la France avait une politique pour une autre Europe radicalement différente, rapidement,
ça changerait. Frédéric Seix. Dans votre programme, vous proposez de récupérer une grande partie des 9 milliards d'euros de contributions nettes que la France verse chaque année au budget européen. Évidemment, on imagine mal que les partenaires restent inertes face à cette baisse de la contribution. Chacun va un peu reconsidérer forcément sa contribution. Chacun va baisser son budget. Est-ce que vous ne risquez pas d'entrer dans des calculs d'apothicaires et de bloquer l'action commune ? Non, parce que sous Jacques Chirac, qui
n'était pas anti-européen, on donnait 2 milliards nettes. C'est-à-dire on versait 2 milliards de plus qu'on recevait. C'était normal. Il y
a
un effort de solidarité. Moi, je ne suis pas pour que ce soit un jeu à somme nulle. Mais là, on est passé à 11 milliards en 2016. Ça a rebaissé en 2017. Ça remonte aujourd'hui. Si avec la sortie des Britanniques, on sera à 16 milliards dans 2-3 ans, c'est ahurissant. C'est plus que ce qu'on donne actuellement pour l'écologie en France. C'est d'avant presque autant que pour la sécurité. Pour une organisation qui nous fait du mal,
qui
délocalise nos usines, qui est soumise aux multinationales, qui organise le dumping social, fiscal. Donc, il
y a
un moment. Stop. Il n
'y a
aucune raison que les Français soient les dindons de la farce. Nous sommes la deuxième contribution. La deuxième contribution. Donc, il
y a
un moment. On dit stop. On reprendra les financements quand on aura supprimé la directive travailleur détachée. Quand il n
'y
aura pas de paradis fiscaux au Luxembourg, aux Pays-Bas ou en Irlande, il y a un moment où la France doit peser. Doit dire je ne joue pas quand on me tape dessus à longueur de journée. Alors, quelles seraient vos
priorités budgétaires, Nicolas Dupont-Aignan ?
Priorité budgétaire, d'abord que le solde de la France ne dépasse pas 2 milliards d'euros. C'est-à-dire que ce soit raisonnable. Deuxièmement, qu'ensuite nous soyons vigilants sur les dépenses. Donc, suppression de la commission de Bruxelles. Suppression des privilèges des fonctionnaires européens. Suppression des crédits à la Turquie, qui est une dictature et que nous finançons de manière considérable. 14 milliards d'euros viennent d'être votés d'ailleurs aussi par les républicains de M. Bellamy, par les socialistes. 14 milliards d'euros pour M. Erdogan qui passe sa vie à nous insulter et de surcroît à terroriser son
peuple. Pardonnez
-moi, actuellement c'est 1,5 milliard par an.
14 milliards d'euros sur le programme. Voilà, et c'est pour s
'occuper des migrants et des
réfugiés que la France ne veut pas. C'est ça le deal de départ ? Non, il y a
deux choses. Il y a le programme migration qui était 3 milliards. Il faut le préciser quand
même.
Oui, sur les 14. C
'est
la préadhésion de la Turquie, c'est inacceptable.
Qu'est-ce qu'on
en fait de ce programme migration Nicolas Dupont ?
Ce programme migration, on le calibre selon les réalités des choses, mais on n'a pas subventionné Erdogan pour sa politique insensée aux portes de l'Europe. Je finis sur autre chose, l'argent.
Je
veux qu
'on
le mette sur des programmes, car il ne s'agit pas simplement dans notre programme politique
de
revenir à des nations,
c
'est-à-dire de contrôler nos frontières, de revenir à un droit national, de maîtriser notre budget. Ça, c'est le retour des nations démocratiques.
Mais
il s'agit parallèlement
de
réorienter l'Europe sur des projets industriels, scientifiques, humanitaires,
pour
que notre continent pèse face à la Chine et aux Etats-Unis.
Ce
qui est la marque de fabrique
de
notre liste de boule à France, c'est cet esprit gaulliste,
c
'est-à-dire on garde notre indépendance nationale, mais en revanche, on ne sort pas,
on
cible une dizaine de priorités.
L
'intelligence artificielle, la souveraineté numérique, le programme pour la Méditerranée, le programme pour l'Afrique, le panneau solaire de demain, la voiture propre, la lutte contre le cancer. Nous avons recensé une dizaine de programmes qui mériteraient
que
l'Europe
se
muscle, mais pas à 28, par des logiques d'agences indépendantes, comme Airbus, comme Ariane, c'est-à-dire les seuls programmes qui ont marché quand même dans l'histoire de l'Europe. Car ce qui est paradoxal,
mais
je veux insister là-dessus, c'est que ça fait 20 ans qu'on nous dit qu'il faut transférer, il
faut
être fort, l'Union fait la force, etc. Mais ils n
'ont
rien fait face à la Chine aux Etats-Unis. Rien. Est-ce qu'il y
a
un Google européen ?
Il
y
a
un Google chinois. Est-ce qu'il y a une voiture propre européenne ? Non, c'est Tesla américaine.
Dans votre programme, au chapitre démocratie, vous proposez d'instaurer le vote blanc. Instaurer le vote blanc,
alors
sans doute, il faut comprendre, comptabiliser le vote blanc parmi les suffrages exprimés. Mais s'il peut me permettre, quel rapport avec l'élection européenne ? Tout ça, ça se décide au niveau national. Ce n
'est
pas l
'eurodéputé que vous serez peut-être qui va dire en France qu'il faut avoir le
vote blanc. national. Ça a
dû
être ajouté dans le programme européen, mais c'est dans le programme
national.
C'est dans le programme national. Et nous l'avons... Pourquoi j'en ai reparlé ? C'est parce que vous voyez bien qu'il y
a
un énorme problème démocratique dans notre pays.
Pour
cette élection européenne,
on
annonce 40% de participation. Alors quand on parle de chiffres, 40%, bon, mais cela veut dire qu'il y aurait 28 millions d'abstentionnistes. 28 millions
et
19 millions de votants. Si on croit que l'on va construire l'Europe avec 60% d'abstentionnistes, c'est parfois 80% dans certains pays, ça ne peut pas marcher. Donc ça veut bien dire qu'il faut un autre système. Et c'est pourquoi nous proposons référendum d'initiative populaire, citoyenne selon certains mots, et puis de l'autre côté, vote blanc. Justement,
comment vous expliquez l'importance des votes blancs, des abstentions ? Parce qu'aujourd'hui, on s'attend à une abstention record pour les élections européennes. Il y a eu une mobilisation sans précédent, celle des Gilets jaunes, Nicolas Dupont-Aignan. Et cependant, elle ne se traduit pas dans les urnes. Pourquoi d'après vous
?
C'est un drame. J'ai beaucoup soutenu les Gilets jaunes, vous le savez. Je parle beaucoup avec eux. Ils sont tellement écoeurés,
tellement
écoeurés par la manipulation médiatique permanente du pouvoir d'Emmanuel Macron,
qu
'ils se sont dégoûtés de tout. Et je leur dis souvent d'ailleurs, je leur dis la manifestation la plus utile que vous pouvez faire pour vous,
pour
les Français, c'est d'aller prendre un quart d'heure,
le
dimanche 26 mai, car vous avez la chance, nous avons la chance, d'avoir un scrutin proportionnel à un tour.
Cela
veut dire que vous pouvez choisir les députés de votre choix.
Ne
soyez pas enfermés par un duel organisé, manipulé par Emmanuel Macron, qui est le duel En Marche-Rassemblement National, vous avez l'embarras du choix. Votez pour les listes
qui
vous permettront d'être représentées. Ce ne sera pas parfait, mais vous avez l'occasion de voter. Et s'il y avait 80% de participation imaginée, la liste Mme Loiseau serait à moins de 8% des voix. Et là, ce serait un sacré tremblement de terre. Donc je dis aux gens qui ne veulent plus voter, je peux les comprendre, mais ce n
'est
pas la bonne solution. Parce que s'abstenir,
c'est voter Macron.
S'abstenir, c'est voter Macron.
Sur les gilets
jaunes, sur votre liste, on retrouve Benjamin Cauchy, qui a été l'une des figures souvent invitées des médias pour évoquer les gilets jaunes, qui a été lui-même un gilet jaune. Une autre figure des gilets jaunes, M. Barnaba, a rejoint la liste de Florian Philippot. D'autres gilets jaunes encore ont rejoint le chanteur Francis Lalanne. Et ce n
'est
pas exhaustif. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que personne ne peut se targuer de représenter le mouvement
dans cette direction ? Mais bien sûr,
personne. C'est un mouvement transpartisan. C'est un mouvement social. Donc il est bien naturel que cela s'éparpille sur différentes listes. Et M. Cauchy, qui est sur ma liste, n'a jamais prétendu représenter tous les gilets jaunes. Il a toujours avoué ses convictions gaullistes, sociales. Et il estime que je défends depuis longtemps des sujets qui ont été défendus par certains gilets jaunes. Point. Je crois qu'il faut arrêter de catégoriser les gens.
Il
faut simplement se dire, est-ce qu'on veut un pays libre, démocratique ? La France ne l'est plus vraiment. Pourquoi ? Parce qu'elle est soumise à des règles décidées ailleurs par des gens qui ne sont pas élus. Voilà. Deuxièmement, est-ce que... Quel
type de règles, donnez-nous des exemples ? Les directives, les
directives, travailleurs détachés, le budget. Tous les jours, des milliers de normes sont prises à Bruxelles avec l'inconscience des gouvernements qui laissent faire.
Mais ça justement, c'est...
Il faut remettre en cause ce système, sinon il n'y a plus de
démocratie.
C'est pour ça que les gens vont
plus voter. Si on vous suit et si on voit justement les revendications des gilets jaunes, ou en tout cas leur discours, parce que ces revendications sont multiples, on ne comprend pas pourquoi cela ne se traduit pas dans les urnes. Est-ce que ça signifie qu'il y
a
une déconnexion complète de la classe politique vis-à-vis de ces demandes ?
Cela signifie que l'image,
et
vous savez que c'est un de mes combats, qui est donnée par la plupart des médias français, ne correspond plus à la réalité de ce que vivent les français. Que la société est parallèle. J'étais encore dans le Calvados, samedi. Des gens me disent, on ne regarde plus la télé, on n'écoute plus la radio, on ne s'informe que sur internet. De toute façon, tout est transformé, tout est jamais...
Moi par exemple
? Tout simplement, la réalité des choses. On voit une propagande en ce moment dans certains journaux, ahurissante sur l'Europe. Alors l'Europe a donné de l'argent, c'est complètement faux, elle nous coûte 11 milliards par an. C'est-à-dire qu'on veut formater les esprits. Les français se cabrent, et se cabrent paradoxalement dans le refus de tout vote, alors qu'il faudrait au contraire aller voter pour bouleverser le système. Mais c'est peut-être vous qui nous donnez
pas si envie, vous collectif. Ah bah peut-être,
peut-être, mais en tout cas on est assez nombreux à ne
pas
donner envie. Donc je crois que c'est plus grave que ça. Je crois que les français croient que ça ne sert à rien de voter. D'ailleurs, ils en ont eu la preuve à chaque élection présidentielle. Mais je leur dis, justement, l'élection européenne vous donne la possibilité de voter, à la proportionnelle. Vous donne la possibilité d'élire des gens qui veulent remettre en cause ce système absolument antidémocratique
qui
a kidnappé l'idée européenne. Il y
a
l'embarras du choix, aller voter, c'est la seule solution. Et puis le combat continue parce que c'est un combat pour la démocratie en Europe. Et d'ailleurs,
ce
qui est nouveau, nous avons à Debout la France un partenariat avec 23 partis politiques. Ce qui est nouveau, c'est qu'on n'est plus isolés. Quand les français ont voté non en 2005, il
n'y
avait que deux pays. Aujourd'hui, cette Europe est en
train d'exploser. C'était les pays-bars, le deuxième
pays. Elle est en train d'exploser sous nos yeux. L'Union européenne est finie. Elle est finie, alors c'est à une échelle d'un an, dix ans, vingt ans. Mais cette Union européenne est finie, ou alors ça voudrait dire qu'on n'est plus en démocratie. Donc moi j'appelle les gens à reprendre en main leur démocratie, c'est tout. Merci beaucoup Nicolas Dupont-Aignan d
'avoir répondu
à nos questions.
Nicolas Dupont-Aignan