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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 18 décembre 2019 119 minAutoproduitActualité / polémiqueRetraitesSolidarités & familleTravail & emploiÉconomie & entreprises

Retraites : Meeting de J.-L Mélenchon contre la réforme de Macron.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « nous sommes au lendemain d'une manifestation, d'une mobilisation qui nous a réuni, qui a réuni 1800000 personnes dans les rues de tout le pays »
  • 4:00Jean-Luc MélenchonFait
    « elle conforte l'injustice sociale qu'ils ont creusé depuis qu'ils sont au pouvoir »
  • 6:00Émilie SasdiChiffre
    « on a perdu 40 % en fait de notre pouvoir d'achat et que en fait avec cette contreéforme, on perdrait entre 400 € et 900 € par mois à la retraite »
  • 10:00Bérenger SernontFait
    « le chemin et ben il cotise comme tout le monde, c'est-à-dire qu'il cotise 43 ans. Il a 43 années de cotisation, exactement comme dans le privé »
  • 15:00Cathy LegagChiffre
    « on commence nos carrières d'infirmière à 1600 € en comptant un weekend sur deux hein et il y a les primes et tout hein. Et on finit à peine à 2500 € en fin de carrière au bout de 43 ans de carrière »
  • 22:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Les régimes sont à l'équilibre et les problèmes surviendront. Peut-être si le corps ne s'est pas trompé en 2025 »
  • 30:00Jean-Luc MélenchonFait
    « 2013 recommandation de la Commission européenne à la France. Équilibrer durablement le système de retraite en 2020 au plus tard »
  • 0:15Locuteur 2Chiffre
    « Je viens déjà de vous trouver 12 milliards et ça fait à peine un quart d'heure que je cause. 12 milliards et j'ai pas fini. »
  • 6:00Locuteur 2Chiffre
    « 1200 personnes de plus qui meurent à cause de maladie professionnelle. »
  • 12:00Locuteur 2Chiffre
    « Une personne sur deux qui est au chômage n'est pas indemnisée. »
  • 16:00Locuteur 2Fait
    « Si les femmes étaient payées comme les hommes à travail égal, instantanément on passe à la retraite à 60 ans avec 40. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir à vous tous. Bienvenue et merci merci d'être venu déjà si nombreux. Merci aussi à tous ceux qui nous suivent en direct sur les réseaux sociaux et également merci à toute l'équipe qui a organisé, qui n'a pas aménagé ses efforts pour qu'on soit ici tous ensemble réunis.

Merci à eux vraiment. Alors, vous le savez, nous sommes au lendemain d'une manifestation, d'une mobilisation qui nous a réuni, qui a réuni 1800000 personnes dans les rues de tout le pays, encore plus nombreux que c'était déjà le 5 décembre. Et pourtant, c'était déjà extraordinaire.

Et on voit que au fur et à mesure que se succède, tous les éléments de langage, vous savez des portes-paroles du gouvernement, qu'ils viennent avec leur posture déshumanisée sur les plateaux télé et qu'ils viennent également avec l'absence d'arguments chiffrés et concrets dans une arrogance rare et assez irréelle quand même. Et ben on voit que les gens comprennent de mieux en mieux que cette réforme est en train d'être ni universel, ni juste et ni simple. Au contraire, elle conforte l'injustice sociale qu'ils ont creusé depuis qu'ils sont au pouvoir.

Et ce gouvernement nous a mis tous et toutes dans les rues et face à leurs assauts, nous sommes tous réunis. Nous avons des liens qui se tissent. Nous avons des luttes qui s'organisent.

Nous avons une résistance qui s'éveille et des mobilisation qui sont de plus en plus belles et de plus en plus fortes et qui transforment nos esprits. Alors, face à leur logique, opponeleur un refus, un refus clair, un refus net. Ponse-leur un contreprojet où la vie des gens ne sera pas la variable d'ajustement économique, mais sera notre boussole pour nous guider vers les jours heureux.

Je vous remercie. Pour commencer, je vais vous présenter Émilie Sasdi qui est professeur des écoles et une des administratrices des stylos rouges à l'Académie de Versailles. C'est à toi Emilie.

Donc bonsoir à tous. Vous êtes juste 40 fois plus nombreux que mes élèves mais je vais essayer de de relever cet exercice comme je peux. Voilà, je suis administratrice des stylos rouges de la Camilie de Versailles.

C'est un collectif des personnels de l'éducation nationale qui est en lutte. Euh en fait, on a été créé suite au mouvement pas de vague qui a eu un franc succès en fait sur les réseaux sociaux suite aussi aux déclarations d'Emmanuel Macron après le début des gilets jaunes. Et nous en tant que personnel de l'éducation nationale, on s'est rendu compte qu'on était assez voilà, on était méprisé par le gouvernement, qu'on était des grands oubliés.

Et donc un petit groupe d'enseignants a créé ce collectif sur Facebook décembre 2018 et en quelques semaines, on a eu 50000 adhésions euh et on donc on s'est organisé en académie pour pouvoir relayer au mieux les informations et faire des actions. On a aussi rédigé une trame de lutte commune, c'est notre manifeste qui se décline en trois axes. le salaire, le respect des personnels de l'éducation nationale et de nos élèves et aussi les moyens qui sont alloués à notre travail, à notre fonction.

Donc l'année dernière, on a beaucoup lutté sur les la loi dite blancaire et aussi sur les réformes des bacs, donc sur la réforme des différents bacs. Donc ça s'ccrit, ça s'inscrit réellement dans notre mouvement parce queon y parle de moyens, on y parle de respect. Aujourd'hui encore euh nous luttons pour une revalorisation des salaires, pour le développement d'une instruction euh dans un cadre financier et matériel en fait décent pour nous, pour nos élèves, mais aussi pour vous usagers du service public, pour vos donc vos enfants et les nôtres.

Et donc c'est tout naturellement quand le projet de cette contreéforme est sortie qu'on s'est emparé de la question de la retraite parce qu'on y passe juste un/ers de notre vie et on a trouvé que le débat euh qu'on voyait à la télé était assez biaisé euh orienté par le gouvernement. Donc nous on a étudié voilà le le rapport de le voie. On s'est mis aussi en relation avec un collectif qui s'appelle nos retraites pour organiser des formations.

On est aussi à côté de nos syndicats qui se battent dans nos axes qui se battent avec enfin sur nos axes de nos notre manifeste mais aussi avec tous les salariés du public, du privé, euh des personnes mobilisées et en grève pour mettre en fait en échec ce véritable plan de régression en fait sociale. Et ce 17 décembre, l'éducation nationale a encore prouvé qu'on on était dans un rapport de force vu notre mobilisation. Je sais que le gouvernement scrute énormément voilà nos intentions de grève, nos grèves et nos actions et ça leur fait extrêmement peur.

Et voilà. Et qu'on se dise, on sait que c'est un marché dupe. On sait le mépris de la part de notre gouvernement face à notre métier.

Par exemple, ils nous ont fait des annonces. Voilà, c'est des entourloupes, une revalorisation éventuelle de notre salaire via des primes qu'on peut supprimer après en échange d'une augmentation d'un temps de travail alors qu'on travaille déjà à plus de 40 heures en fait par semaine même si on n'est pas devant élève. Et voilà une augmentation de nos missions qui sont déjà bien lourdes puisqu'on nous supprime des psychologues scolaires, on nous supprime le réseau d'aide, on nous supprime un peu tout.

Et au lycée maintenant, les professeurs vont même devoir jouer le le rôle de conseiller d'orientation. Donc pour la retraite, pour les professeurs, ce qu'il faut savoir c'est qu'avant enfin sur cette sur le système actuel, on nous calculer notre retraite sur les les 6 derniers mois que avec ce rapport de cette contreéforme, ça serait sur l'ensemble de notre carrière et que actuellement depuis 1986, on a perdu 40 % en fait de notre pouvoir d'achat et que en fait avec cette contreéforme, on perdrait entre 400 € et 900 € par mois à la retraite. fait notre profession, on le sait, c'est plutôt une profession féminine.

Grosse partie de l'éducation nationale, c'est quand même des femmes. Et en ça, on va être doublement bah pénédalisé, nous les femmes, parce que comme dans tous les autres secteurs, et ben on pourra avec cette réforme, on pourra il y aura plus de possibilité en fait de neutraliser nos périodes d'arrêt comme nos pour un congé parental par exemple, ça sera plus possible en calculant la retraite sur l'ensemble de notre carrière. On n arrivera jamais à avoir une carrière complète si on choisit d'un s'arrêter pour un conjé parental ou le plus souvent aussi pour c'est plutôt les femmes qui sont des personnels aidants quand il y a un problème d'une personne dans la famille.

Et donc on voilà, on dénonce ça parce que ça va être un effondrement des pensions de plus de 600000 femmes au sein de notre éducation nationale. Donc quand j'entends aussi monsieur Blanquer qui nous dit qu'on a pas compris, j'espère que vous avez enfin vous avez vu que j'avais compris quand même cette cette réforme, les professeurs ont compris que un plafonnement du financement à 14 % du PIB, forcément ça veut dire moins de part pour tout le monde avec l'augmentation des retraités. Donc c'est un retour à la pauvreté des retraités.

Et nous, voilà, en tant que membre de l'éducation nationale, on ne pourra pas accepter ça et aucune prime dans notre métier ne pourra jamais compenser euh cette perte. Voilà, on est un des métiers les plus mal payés de l'OCDE avec la fonction hospitalière d'ailleurs que l'éducation nationale maintient aussi des emploi extrêmement précair, ce qu'on appelle les AESH, les accompagnateurs accompagnatrices des enfants en situation d'handicap qui ont des contrats qui vont jusqu'à 30h et qui sont payés moins de 1000 €. En plus, il y a recours à une contractualisation accrue tout simplement parce que mon métier n'attire plus.

On se demande pourquoi. Voilà. Et on a bien compris aussi que c'était un changement de modèle de système qu'il y aura un recul automatique de l'âge pivot.

Alors moi, j'ai calculé mon âge, je partirai à 67 ans parce que je suis de l'année de la génération 1990 et les annonces qui ont été faites ces derniers temps sont trop évasives pour dire que ils vont abonder ce petit point. Mais comme je l'ai répété, même s'ils abandonnent ça, nous on sait que c'est un un modèle de système et qu'on en veut pas ni pour nous ni pour les autres en fait personne. On sait que c'est une économie à court thème et actuellement il y a certains stylos rouge ou non qui sont en grève reconductible.

Nous sommes dans la rue et nous sommes bien conscients que cette lutte est celle de tous et de toutes. C'est pas une lutte de corporation. Nous participons d'ailleurs à des actions de formation.

Je vous ai dit avec le collectif nos retraite mais aussi à des blocages sur des dépôts. Voilà professeur. Voilà voilà quand même avec d'autres corps de métier.

Avec d'autres c métiers on a bien compris en fait que c'est un voilà une réforme systémique qui touche tout le monde et c'est pour montrer que l'éducation nationale est là avec vous avec aussi les transports qui ont fait mais quelque chose de magnifique là depuis 15 jours. On est là, on est à vos dépôts. Voilà.

Et donc c'est tous ensemble qu'on va réussir à faire per ce gouvernement. Et donc force à nous et force à vous les gens qui lutent. Merci.

Maintenant, je vais vous demander d'accueillir avec les mêmes applaudissements Beréranger Sernont, notre chemin CGT de la gare de Lyon. C'est à toi c'est bon, la censure est passée. Bon ben voilà, moi je suis un privilégié, hein.

Ça se voit. Et même un double privilégié puisque je suis conducteur de train. Donc vous voyez, c'est ce qu'on appelle un cumul.

Bon, il y en a d'autres qui cumulent d'autres choses, mais voilà. Alors, les Chinau et ben ils sont dans la lutte depuis le 5 décembre. Voilà, on est au 14e jour de grève.

Alors, c'est difficile mais on a tellement à perdre avec cette réforme et on a tous à perdre avec cette réforme. Alors, je vais vous parler un peu du régime spécial des Chwineaux parce que on entend tout plein de choses et bien souvent et bien c'est des mensonges mais on commence à un peu à être habitué avec ces médias et surtout avec ce gouvernement. Alors, tout d'abord, le chemin et ben il cotise comme tout le monde, c'est-à-dire qu'il cotise 43 ans.

Il a 43 années de cotisation, exactement comme dans le privé. Et puis le chinau, bah il part pas à 52 ans ou à 57 ans parce qu'il a ce qu'on appelle une décote. Nous la décotte ça fait des années qu'on la connaît.

Ça fait des années que on a un âge d'ouverture des droits qui est aujourd'hui de 52 ans pour les conducteurs et qui est de 57 ans pour les sédentaires. Mais à tout ça, vous vous rajoutez quand même des années de décotte pour pouvoir l'annuler et pour pouvoir ce qu'on appelle partir à ta plein. Et là, c'est pas du tout la même chose puisque vous rajoutez 5 ans.

C'est-à-dire que moi aujourd'hui, j'ai 31 ans, je suis la génération 88. Alors je vais pas vous faire le calcul avec notre cher Édouard, moi c'est 64 maintenant. Mais en tout cas, actuellement, si je voulais partir en retraite, je partirai à 57 ans parce que j'ai ce qu'on appelle 50 bonifications en tant que conducteur de train suite aux contraintes.

Alors le chemin et bien les médias ont découvert qui travaillent à Noël, travaill au jour de l'anemène les gens en vacances dans leur famille au travail. Il faut pas croire que faire grève, on le fait par plaisir. On perd de l'argent, on met notre vie de famille entre parenthèses et tout ça et ben ça a un coup.

Ça a un coup parce que on estime que cette réforme de retraite par point, elle est nocive. Elle est nocive pour tout le monde. Quand j'entends que dans les médias, on nous dit les chemins, ils défendent leur régime spécial, mais je peux vous dire que ça nous fait mal au ventre.

Ça nous fait mal au ventre parce que on n' jamais fait grève pour nous. On a toujours fait grève pour le collectif. L'année dernière, on a fait 36 jours de grève sur 3 mois.

Pourquoi ? Pour une réforme du ferroviaire qui cassait le ménopole du service public de LAASNCF pour ouvrir la concurrence. Vous pensez sérieusement qu'on a fait grève que pour nous ?

On a fait grève pour les gens à qui appartenait la SNCF parce que la SNCF c'est une entreprise de service public. C'est un bien de la nation et tout le monde doit pouvoir en profiter, tout le monde doit pouvoir y accéder. Alors oui, donc le régime spécial des Chineaux, il date de 1909, bien avant le CNR et la mise en place du régime général.

Alors pourquoi on avait mis en place ce régime spécial ? Non pas parce que il y avait de la pénibilité, même s'il y en avait bien évidemment, mais c'était surtout pour fidéliser fidéliser les salariés à l'entreprise parce qu'on se rendait compte qu'ils allaient dans toutes les entreprises, la formation coûte cher et cetera puis on avait du mal à recruter. Bon et puis en 45 est arrivé le CNR avec le régime général.

Il a été fait le choix de garder le régime spécial des chemineaux. Mais non pas parce que c'était beaucoup plus pénible que les autres ou quoi au caisse. Le but c'était quoi ?

C'était de tirer tous les régimes vers le haut. c'était de faire en sorte que le régime général puisse aller au fur et à mesure vers les régimes spéciaux. C'était ça l'objectif.

Alors quand aujourd'hui j'entends monsieur Édouard Philippe citer le CNR mais même pas citer en brasse crois parce que c'est quand même lui qui a mis en place le régime général la sécurité sociale c'est lui qui l'a fait. C'était lui l'ouvrier, le salarié qui a mis tout ça en place et c'est sûrement pas Rocard ou Pompidou qui eux au contraire ont tout détricoté. Et puis alors là, je sais pas si vous avez vu, ils nous ont je vais pas dire son nom parce que c'est un peu compliqué piètre quelque chose là hein qui remplace monsieur de levoir.

Donc ce gars au en plus d'être DRH chez Auchamp, ça a été le rapporteur de la loi travail. La loi travail c'était quoi ? c'était de nous expliquer que un code du travail pour tous les Français, tous les salariés, ça servait à rien, qu'il fallait tout virer là et crémer un peu toutes les pages et nous expliquer qu'il fallait en fait un code du travail par entreprise quasiment avec toutes sortes d'accords.

Aujourd'hui, il me semble qu' à peu près 40000 accords qu'il y a. Et là, il va nous expliquer et ben que pour les retraites, il faut un régime universel pour tout le monde sur la même ligne. Et ben tout et son contraire.

Voilà, aucun problème. Tranquille dans ces baskets. Alors, je peux vous dire que les Chinaaux, on est très remonté parce que déjà de nous pointer du doigt, bah ça nous fait pas plaisir.

Ça nous fait pas plaisir et puis surtout on se bat pour l'intérêt collectif. Nous les gens, on les côtoie au quotidien, on est avec eux, on discute, on voit la galère que c'est de prendre les transports, on voit la galère que c'est que de bosser à 60, 64, 66, 67. Et puis surtout, on n'est pas égoïste.

Nous, il est hors de question que la clause grand-père, grand-mère, petit frère ou je ne sais quoi, elle soit applicable. Pourtant, on pourrait dire notre régime général, notre régime spécial, il est fermé au 1er janvier puisque à partir du 1er janvier 2020, il n'a plus de recrutement à statut. On pourrait dire bêtement, égoïstement et ben moi, tant pis, je suis sauvé et puis tant pis pour les autres.

Et bien non, on va se battre pour le collectif, on va se battre pour l'ensemble, pour nous, pour les générations futures et pour tous les autres qui vont arriver. Et puis une chose est sûre, c'est que même si ce gouvernement veut réécrire l'histoire et nous expliquer que l'avenir c'est la retraite par point, et ben l'histoire elle est tenace et j'espère que monsieur Édouard Philippe va finir comme son mentor, droit dans ses bottes et puis finalement par terre. Merci Déranger.

Merci. Un dernier témoignage de Cathy Legag, infirmière et ccrétaire Sud santé à la PHP. Non, c'est bon.

Normalement, normalement c'est pas bon. Voilà, il fallait que ça tombe sur moi. Bonsoir à toutes et toutes.

Oui, je suis infirmière et nous on est dans la lutte depuis plus de 8 mois maintenant, depuis mars dernier avec le collectif Intergence. Euh il y a eu des agressions et de là ils se sont mis toutes et tous ensemble aux urgences de Paris euh et ils ont fédéré les les hôpitaux les uns après les autres et euh ils ont réussi ensemble à fédérer toute la France pour dire que c'était plus possible de travailler dans ces conditions aux urgences et surtout de prendre de vous prendre enfin de pas vous prendre bien en charge à l'hôpital de d'avoir des patients sur des brancards qui attendent des heures et des heures et c'était plus possible et là nous on les a aidé à se fédérer ensemble et être dans la lutte tous maintenant. et on demande euh aujourd'hui à avoir plus d'effectifs pour mieux vous soigner, pour mieux soigner au niveau des besoins de la population.

Avoir plus d'effectifs aussi pour qu'on ait des meilleures conditions de travail parce que c'est plus possible de travailler dans des conditions où on laisse pendant 8h 10h un patient en attente où on même pas capable de lui donner un bassin parce qu'il a besoin d'aller aux toilettes. On n'est même pas capable de le de l'aider à se lever. Voilà ce qu'on demande à madame Busin.

On demande aussi à avoir des salaires un peu mieux parce que on commence nos carrières d'infirmière à 1600 € en comptant un weekend sur deux hein et il y a les primes et tout hein. Et on finit à peine à 2500 € en fin de carrière au bout de 43 ans de carrière et ça c'est plus possible aussi. Donc on lui a demandé 300 € à la dignette, c'est pas possible.

Si vous voulez gagner plus et ben vous allez devoir travailler plus ou faire plus, faire ce que les médecins font pas. Et donc voilà, on nous propose des protocoles de coopération ou des nouvelles formations pour faire des infirmières en pratique avancée. Et puis on lui a demandé aussi de réouvrir des lits, de réouvrir des maternités, de réouvrir des soins de long de longue durée parce que à l'hôpital public et entre autres à Paris, ils vont fermer plus de 50 % des lits de long de longue durée pour les personnes âgées, pour les futurs retraités et ça c'était inadmissible.

Donc on a demandé d'arrêter les fermetures et en plus d'en réouvrir. Et ça c'est aussi niet. Et depuis 8 mois, on lutte, on lutte toujours et elle est au elle est complètement sourde à nos revendications.

Elle nous propose rien et plus elle elle fait d'annonces et plus on est dans la lutte. et encore, on était 20000 le 14 novembre dernier. Et là et là le le hier nous avons aussi alors c'était une date pour nous soignant prévu suite au 14.

Voilà, il y a l'interpro, on est super content parce que la retraite ça nous concerne. Et ben on a dit ben c'est pas grave, on va faire une convergence. On va faire une convergence avec l'Interpro avec tous ceux qui sont en lutte contre ce cette réforme des retraites et on a fait un défilé, on était à peu près entre 2000 et 3000 et 5000 selon les syndicats et puis un peu moins selon selon la police.

Mais on est descendu tout le boulevard Magenta de la Riboisière à République et voilà, on avait un super cortège santé et encore Busin, elle nous a pas écouté et elle nous écoute toujours pas. D'ailleurs, on a décidé que c'était plus notre interlocutrice. D'ailleurs, vous avez bien remarqué, elle parle même pas de nous pour les retraites.

Elle sait même pas si n notre statut pour les retraites non plus. Jamais elle nous parle de notre pénibilité au travail parce que ça c'est ça la retraite pour nous les soignants. Les soignants c'est un droit à départ.

Alors nous c'est 57 ans mais toujours 42 ans 43 ans là 1er janvier c'est 43 d' de trimestre à faire. Donc euh ben là euh on sait pas euh Édouard Philippe il parle de euh ben on va leur offrir 2 ans pour ceux qui travaille de nuit, les infirmières de catégorie A, mais ils ont oublié qu'il y avait des infirmières de catégorie B. Il y a des actifs et des sédentaires, il y a des ouvriers, des administratifs, des techniques.

Il y a un peu de tout à l'hôpital. C'est un ensemble de salariés et on parle que des que de l'infirmière, mais non, il y a aussi l'aide soignant, il y a aussi l'agent, il y a il y a tout un pan de de salarié à l'hôpital. Et euh la retraite et ben la pénibilité, ça on n parle pas chez nous.

On on a oublié de parler de l'hôpital et de ce problème de pénibilité au travail. On avait ça et là c'est elle a complètement elle ne parle pas de nous. En fait, l'hôpital ça n'existe pas pour elle.

À part de dire queelle était médecin à l'hôpital Neer auparavant. une infirmière ça en moyenne ça une ça ça une elle travaille enfin elle rentre sur le marché du travail vers 26 ans. Vous imaginez 26 ans plus 43 à quel âge elle devrait avoir toutes ces années pour pouvoir partir à la retraite ?

C'est juste pas possible. qu'on va être en déambulateur pour vous soigner, ça va pas être possible hein. On a aussi et vous le savez bien au vu des manques d'effectif, on a des problèmes bah les burnout c'est connu, il y a eu des suicides, on est on est une des professions qui est qui a eu malheureusement plus de tentatives de suicide et des passages à l'acte malheureux.

On est une des professions qui ont des troubles musculosquelétiques avec des ciatiques, des douleurs dorsales importantes et on se retrouve avec toute une série de de salariés qui se retrouvent en ce qu'on appelle chez nous la commission de réforme mais en gros c'est une commission qui décide de vous mettre à la retraite d'office et peu importe l'âge he c'est quand vous êtes cassé et ben vous pouvez plus travailler. On trouve plus de poste pour vous et ben ben qu'est-ce qu'on va faire ? on va vous mettre à la retraite.

Vous avez pris tous vos droits, ben on va vous mettre à la retraite d'office. Mais vous allez pas avoir toute votre trimestre. Donc vous allez avoir une une retraite de misère.

Et puis le plus important à l'hôpital c'est 75 % de femmes en moyenne et 80 plus de 85 % de femmes chez les soignants. Et nous les femmes, on va être impacté. Nous les femmes, on prend des temps partiels voulus ou pas, mais souvent c'est voulu parce qu'on a envie de s'occuper de nos momes.

Nous les femmes, on prend des on prend un congé parental et ça avec cette réforme des retraites et ben tout ça ça va partir et on va plus pouvoir s'occuper de nos gamins. Nos temps partiels vont plus être pris en compte alors que là ils étaient alors la réforme actuelle, elle c'estit pas la panasser. On doit revenir au 37 ans et demi.

Nous pour tous et toutes. On doit être sur les 6 derniers mois de salaire pour toutes et tous. C'est plus possible.

Donc cette réforme, la retraite, on doit en refaire une réforme mais pas celle qui est proposé. Pas en tout cas ni à l'hôpital ni pour les chemineaux, ni pour les agents de la RTP, ni pour toutes et tous. Donc c'est sûr que nous à la retraite, on va être impacté énormément du fait de notre sociologie professionnelle.

Donc voilà, donc c'est tout ce qu'on voulais dire. Et nous on enfin on a des horaires, ce que je disais tout à l'heure, on a des horaires d'alternance jour nuit, on a des horaires décalés, on travaille les weekends. Voilà ce qui est important pour dire à dire aujourd'hui et qu'on est toujours dans la lutte.

On va retourner là tout pendant toutes les vacances. On essae aussi d'aller en interpro, on va dans les gares, on va sur l'hôpital tenon avec la RATP, on essaie de fédérer. C'est compliqué à l'hôpital, on est assigné.

Euh souvent les infirmières disent "Bah ça sert à rien, de toute façon, je vais être assigné." Puis de toute façon, il y a personne pour pour et on a à cœur et c'est vrai que c'est un métier le métier de la santé et du social et du c'est un métier féminin et ça a toujours été quelque chose où on prend pas en compte. Les femmes sont déjà sous-payées par rapport à des métiers d'hommes à même niveau d'étude.

Et les c'est enfin c'est la genèse en fait de ce métier là. On nous vient malgré tout, c'était les bonnes au départ hein, c'était les bonnes sœurs et puis on faisait et là c'est les femmes qui ont repris ça et tous les métiers du sanitaire et du social vont être impactés avec cette réforme des retraites et c'est inadmissible. Donc nous on va continuer à être dans la lutte.

Les blouses blanches seront dans les dans la lutte dans les manifestations le 17 demain et encore après-demain et en janvier. [Musique] Merci. Merci.

Merci Cathy. Merci à vous toutes et tous. On voit vraiment que voilà quand on vous disait que les luttes s'organisent ben ils en sont la preuve et vraiment ils méritent tous vos applaudissements parce que on en a besoin et que ça ne fait que commencer.

Quelle belle énergie. Et pour suivre, je vais vous présenter et ben le président de du groupe de la France insoumise à l'Assemblée nationale. J'ai bien sûr nommé Jean-Luc Mélenchant.

Merci. Waouh ! Waouh !

Alors, je dois le tenir le micro. Bon, merci à tout le monde. Merci à ceux qui me font l'honneur de d'être sur la scène en même temps que moi.

Ah, ça y est, je demandais où était le papier. Mais oui, parce que c'est c'est plus dur pour eux que pour vous, hein, parce qu'il y a pas de dossier et ils me font l'honneur d'être là moi. Anne Anne de Sudénergie, Sabrina gilet jaune.

Valérie une blouse blanche. Véronique CGT banque, Xavier Santé, Pascal Sanfi, Sacha Fémino, Valérie, Airfance, Aurélia étudiant, Guillaume et Tomec. ce et alors à vous tous d'abord bravo parce que je me suis fait raconter quelques histoires de trajet.

C'est admirable, hein. Notez que je le savais parce que je regarde de temps en temps, vraiment de temps en temps, la télévision, il parle que de ça. Alors donc je sais que c'est difficile, hein.

Des fois, on sait pas pourquoi, mais on sait que c'est difficile. Euh je remercie aussi les députés, mes camarades qui ont bien voulu s'infliger un discours de plus de leur président. Une bise pour Daniel Simon.

Bon, j'arrête là parce qu'après je vais oublier du monde et ça va faire des histoires. Je remercie aussi ceux qui nous regardent en ce moment sur les quatre réseaux sociaux sur lesquels on est en train de diffuser. Ils sont 6 7000 et je le reçois comme un signal de l'intérêt, de l'appétit qu'il y a à comprendre car c'est le but de notre soirée.

La France insoumise est engagée par toutes ses forces, tous ses moyens dans la bataille contre la réforme des retraites de monsieur Macron. et la consigne a été donnée. Ils avaient pas besoin en général les insoumis d'être partout en première ligne dans leur entreprise quand ils travaillent et ailleurs quand ils ne travaillent pas d'être en première ligne de la mobilisation, de l'action, de la solidarité, du soutien et et de tout ça.

Les élus, il y en a quand même, qu'ils soient députés européens ou députés nationaux, tous ont eu pour consigne d'aller sur les piquets de grève. euh les âgés quand on les y invite d'être présents et de manifester à cette occasion-là euh le fait que oui, le message est entendu en tout cas par nous, c'est un sujet politique que celui des retraites. Nous savons que ça va au-delà de la défense de chacun dans son secteur, que c'est une manière de voir la vie, que c'est une façon de défendre un type de société qui est en jeu.

Et c'est la raison pour laquelle les insoumis sont engagés de cette façon-là. Alors du il y a dans le monde entier une ambiance à l'intérieur de laquelle la situation française prend place. Ne le perdez jamais de vue mes amis.

Et c'est la raison sans doute pourquoi je vous disais, on est nombreux ce soir en ligne à suivre cette soirée. Et c'est la raison pour laquelle le la situation française n'est pas tout à fait celle qu'on a pu connaître dans les précédentes batailles à propos des retraites. Partout dans le monde, le sentiment l'a emporté que la société n'était quasiment plus en état dans bien des domaines qui autrefois semblaient simple évident. d'accomplir les fonctions qu'on attend d'elle.

Quelle fonction ? Soigner ceux qui sont malades, ah ça marche plus. Éduquer les enfants, ah bah il y a un problème.

Se transporter ? Ah ben il y en a un autre. Et cetera et cetera et cetera.

Et les gens ressentent le fait que cette situation a une cause qui est une cause politique, mais politique au sens le plus noble et le plus digne du terme, c'est-à-dire à avoir avec un mode d'organisation de la société et que au fond tous ceux qui ont déjà compris que il y a un intérêt général humain quand on voit que l'air est pourri et queon peut mourir de cette pourriture, que il y a un intérêt général humain quand on voit que les pesticides, on pourrit la terre pourissent la nourriture pourissent l'eau. Et bien la conscience collectiviste est ainsi revenue par cette porte après qu'elle ait été évacuée des esprits pour une grande part dans les années 90 et la première décennie des années 2000 parce qu'on avait fini par répandre l'illusion que le mieux du mieux pour la société c'était chacun pour soi et que comme disait madame Satcher, la société n'existe pas. Si chacun s'occupe bien de ses affaires et améliore sa situation personnelle, tout ira mieux pour tout le monde.

En gros, il n'y aurait que des individus, pas de société, pas de collectif et les vieux ressorts sur lesquels repose l'humanité depuis qu'elle vit en société humaine, c'est-à-dire l'entraide, la solidarité, l'attention à ceux qui sont malades, à ceux qui ne sont plus en état de travailler, à ceux qui sont trop petits pour pouvoir se débrouiller eux-mêmes que tout ça en quelque sorte ça n'existait plus, ça n'avait plus droit de citer. ce qui comptait, c'est ce qui compterait, c'est exclusivement ce qu'on est capable de se procurer par ses propres moyens, sa fortune, ses revenus sans se soucier des autres. Et cette affaire des retraites et bien c'est une nouvelle fois un défi sur ce sujet, chacun pour soi ou tous ensemble.

Si par hasard vous allez au musée de l'homme, vous avez la reproduction d'une caverne et dans cette il y a une femme qui est là façon au squelette hein, je sais plus à quel si c'est une néandertalienne ou autre chose qui est là. Alors ça d être bon, elle avait une belle tombe tout ça, elle devait avoir une robe en en coquillage et tout est là. Mais les savants se sont penchés, sont aperçus que cette femme était âgée pour son époque et deuxièmement qu'elle avait eu les deux bras cassés, une mâchoire cassée, une jambe cassée et tout était réparé.

Ça voulait dire que dans ce temps profond, le groupe humain s'occupait de celui qui sans cela serait mort, elle serait morte si les autres ne s'en étaient pas préoccupés. Et sans que ce soit des personnages importants, chaque fois qu'on découvre un fossile humain, on le trouve toujours marqué par des blessures réparées. Voilà, je vous ai dit 100 fois à chaque fois que je vous ai rencontré, nous sommes nous les descendants, les enfants des gentils, de ceux qui s'occupaient les uns des autres parce que les autres, ils sont morts et ils ont pas eu de descendance.

Mais les gentils, ils s'occupent les uns des autres. Alors leurs enfants sont là et puis ils continuent puis ils essayent d'améliorer la situation et ils s'occupent pas que d'eux-même. Donc voilà dans l'affaire des retraites, c'est les gentil qui disent "Ah non, cette fois-ci c'est trop, vous vous moquez de nous." Les insoumis ont décidé non seulement de s'engager, comme je viens de vous le dire, mais de faire un travail de fond au service du mouvement en exprimant leur vision politique du monde et de la société qu'ils veulent.

Alors, il y avait de prévu ces présents sur tous les piquets. Ce matin, c'était la présentation d'un contreprojet qu'a présenté notre camarade Adrien Catenance qui a été bien suivi, bien écouté. Et ce soir, cette rencontre qui est destinée à fournir des arguments à ceux qui nous écoutent et faire la démonstration que il y a une volonté politique qui incarne les gens qui sont dans cette salle et qui ont fait des kilomètres à pied ou qui se sont débrouillés pour pour arriver là.

Alors, vous avez vu le 5 décembre commencer une mobilisation d'une incroyable profondeur. Le moindre chef lieu de département a connu des foules assemblées et puis c'était toutes les générations qui ont été là à chaque fois. Souvent, il y avait des retraités qui marchaient devant mais il y avait aussi les jeunes gens du lycée.

Il faut dire que Édouard Philippe a fait ce qu'il fallait pour ça. Leur a expliqué que tous ceux qui avaient 15 ans, il y avaient droit. Bon.

à son traitement de faveur dont seul hélas les pauvres policiers sont privés. Euh bon alors tout le monde était là et puis le 17 la vague a été amplifiée et il faut bien reconnaître que le fait que toutes les organisations syndicales y appelé a aidé. Par conséquent, nous ne croyons pas à ceux qui nous disent que le 17 était moins important que le 5.

Bon, la plupart d'entre nous, on se pense ceux qui ont été dans la rue ce jour-là, c'est le cas d'à peu près toute cette salle, hein. Bon, on n'arrive pas à y croire parce que pour beaucoup c'était un spectacle absolument incroyable à voir et même les plus endurcis à la lutte et qui ont participé au plus grand nombre de combats ont été impressionnés. Et alors vous autres, tous, vous avez compris qu'il y a une alchimie de la lutte.

C'est-à-dire que le 18, c'est plus la même France. C'est une France dans laquelle près de 2 millions de personnes se sont mobiliser, sont descendu dans la rue et elles se sont rendu compte de leur force. Des fois, ils en doutaient et le pouvoir comptait que les gens abandonneraient ne merait pas la bataille.

Et puis il y avait les générations, oubliez pas ça, les plus jeunes qui voient pour la première fois la force du peuple. Pas juste ce qu'on a l'habitude de voir sur un réseau social combien il y a de monde qui regarde, combien il y a de j'aimes, combien il y a de partage, la force du peuple physique présente et puis celle de leurs parents parce qu'après tous ces gens mais c'est le métier de mon père, c'est le métier de ma mère. Voici des électriciens, voici des gaziers, voici des chemineaux, des cheminotes et cetera. et cetera.

Et soudain, il s'imprègne d'une conscience nouvelle, d'une conscience collective populaire et j'ose le dire d'une conscience de classe. C'est-à-dire que quand vous y êtes dans la rue dans ces conditions-là, vous comprenez bien qu'il a et puis eux eux les autres la petite poignée de profiteurs qui ne sont pas là parce que c'est eux qui ont déclenché ça par cupidité une fois de plus. Par conséquent, la lutte transforme ce qui s'y implique.

Et même si le nombre ne nous le signale pas, je vous le dis, on est passé d'un état d'émulition à un état de soulèvement. Quoi qu'il arrive, cette expérience là marque et transforme les mentalités pour au moins 10 ans. Et elle porte en elle une force de contestation et d'espérance qui peut-être du même niveau de ce que nous avons connu en 1995 pour ceux qui s'y trouvaient et qui s'est traduit 2 ans plus tard politiquement.

On va dire "Ah, vous espérez." Bah oui, oui, en effet, c'est ce que j'espère. Voilà.

Et je recommencerai à espérer comme vous tous autant de fois qu'il le faut. 95 97 98 2 ans hein. Faites les comptes.

Alors ce moment-là les autres aussi en face. Faut jamais sous-estimer l'adversaire, hein. Mais faut pas non plus le surestimer, s'il vous plaît, parce que ça a pas l'air de marcher.

Alors, on me dit microcravate, qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce que tu veux que je fasse avec ? J'ai pas besoin de ça.

Ah, merci Antoine. J'ai posé la question, vous me laissez faire. Il est génial.

Vous le connaissez Antoine ? On fait la revue de la semaine ensemble. Bon alors aujourd'hui oui bon exagérez pas après il va se croire.

Moi je les trouve pas si flambard que ça. Je sais pas ce que vous en pensez. D'abord, on les voit défiler euh à la télé, c'est conernant, hein.

Madame Penico, alors comment vous expliquez que le point baissera pas alors que les retraites et ben parce que c'est la valeur. Voyez, vous avez vu la vidéo madame Sibet da, elle dit "Oui, ben alors, il y aura une décode 62 ans à 64, mais après c'est fini." Ah bah non euh vous avez pas compris madame le principe de base de la décote hein, c'est la retraite tout entière jusqu'à votre dernier jour.

Elle a pas compris alors elle a démenti. Après il faut reconnaître mais trop tard je suis sûr qu'il y a des ballots qui ont écouté ça qui on dit "Ah ben si c'est la ministre qu' dit c'est que c'est vrai hein." Et ben oui ben c'est comme ça.

La parole officielle elle a un poids et et c'est pourquoi il faut être si vigilant et pas raconter n'importe quoi. Alors aujourd'hui c'était monsieur Rou de Bésieux c'est le chef du MEDEF. Alors lui il dit "Ah bah augmenter les cotisations." Alors là pas question parce que vous comprenez on a tellement augmenté les cotisations que tout dire il a dû garer sa secoupe volante en double fil et il vient juste d'arriver là de la planète Mars parce qu'il a pas l'air d'être au courant mais alors qu'il est il y a 58 milliards d'euros de dégrèvement de cotisation patronale qui ont été accordé au total. 58 milliards 52 pardon.

D'accord. Il peut-être qu'il est pas au courant et il ose venir nous dire ça va on a assez payé. Il dit d'ailleurs le problème c'est qu'il y a pas que des cotisations salariales, il y a aussi des cotisations patronales.

Pardon monsieur, c'est quoi le problème ? Il y a pas de problème. Tout ça c'est les mêmes sous partagé entre les uns et les autres et dépensé par les uns et les autres.

Mais au point de départ, c'est la production. C'est la production de richesse. Il y a pas de richesse sans travail.

L'argent travaille pas. ce sont les êtres humains qui travaillent, qui produisent et qui ensuite se le répartissent. Par conséquent, quand on fait mettre la main à la poche aux actionnaires et ben on ne fait que distribuer différemment ce qui a été produit par le grand monde.

Je le rappelle parce que souvent il faut faire des petits rappels comme ça pour qu'on sache de quoi on est en train de parler. La rencontre. Alors tous ceuxl, bon, ils disent des choses étranges.

Donc c'est ce qui me fait dire, ils sont pas si flambards que ça parce que s'ils avaient des bons arguments et en effet, ils n'en ont pas, il les défendrait, il viendrait les répéter en boucle et cetera. Dans un instant, je vais les reprendre un par un pour que ceux qui nous écoutaient vous-même, vous fassiez moisson, provision d'arguments. Mais là, bon, j'ai vu qu'il y avait une rencontre aujourd'hui.

L'impression qu'on a à la fin, c'est que c'est une rencontre pour rien et c'est jamais pour rien. Il y a une idée et l'idée de monsieur Macron, c'est qu'il a parfaitement entendu le message. Le message, c'est queon a commencé à dire "Vous, vous vous pourriez faire une trêve pour Noël ?" On m'a demandé "Monsieur Mélanchon, vous êtes d'accord pour faire une trêve à Noël ?" Dit moi lui oui.

Moi non, pourquoi faire ? Lui, il fait une trêve, il décide, il dit "Ah bah bon, ça va, j'ai compris, c'est Noël, vous êtes très fâché, il y a plus de train, il y a plus d'avion, il y a plus de bateau, il y aura bientôt plus d'essence. Bon allez, c'est bon, stop, j'arrête, je retire tout.

Joyeux Noël les Français. Voilà, ça ça c'est ce qu'il devrait faire. C'est pas ça qu'il est en train de faire.

Il est en train de jouer le pourrissement parce qu'il sait que les gens qui font la grève, c'est dur pour eux. Il y a que les bourgeois qui croient que les salariés vont faire la manif pour prendre l'air et se balader et qui croient qu'on fait grève par plaisir. J'ai entendu une fois les gréviculteurs, j'ai entendu une fois quelqu'un dire c'est un sport national.

Ceux qui parlent comme ça que la bouche leur tombe par terre parce que c'est de la souffrance. Il y a des gens qui sont à 14 jours de perdre de salaire aujourd'hui. On leur doit le respect.

On doit leur dire merci parce que vous êtes en train de de vous sacrifier pour nous tous. Pour nous tous. Je vous dis qu'ils sont pas flambards s'il ne leur reste que le pourrissement à jouer.

Alors, il faut dire que l'ambiance chez eux doit être terrible parce qu'après le départ de monsieur de le voix, écoutez, je vais vous dire, la plupart des gens, ils peuvent admettre qu'on oublie un truc dans une déclaration, hein. Que celui qui a jamais rien oublié lui jette la première pierre. Mais 14, non, personne ne peut le croire.

On peut imaginer qu'il se soit trompé dans il a oublié les sous. Alors il dit que c'est sa femme. Je pas beaucoup d'avoir dit ça.

Bon mais c'est pas sa femme qui remplit la la déclaration à la haute autorité hein. Puis c'est pas sa femme qui l'a lit la déclaration hein. Oui c'est la haute autorité qui l'a lé.

Ben elle a rien vu. Le secrétariat général du gouvernement non plus. Personne voit rien là-dedans.

On se demande pourquoi on fait des déclarations. Parce que j'aime mieux vous dire que si vous avez oublié de la déposer votre déclaration he et ben il vous court derrière. Ils ont raison d'ailleurs.

Donc voilà monsieur de le voix qui avait oublié 14 mandats dont trois payés. L'erreur est humaine mais celle-là non. Et elle en dit long sur l'état d'esprit et le sentiment d'impunité que peuvent avoir certaines personnes.

Et pas seulement celui qui se rend coupable de ça, mais ceux qui savent et qui ne disent rien, c'est eux. Vous pouvez prendre l'exemple l'inverse, hein. C'est vous.

Prenez un exemple. Vous avez oublié vos clés, vous êtes devant votre porte et vous criez. Paf, 3 mois avec surcis, c'est pour moi.

Mais là, vous oubliez trois payes et 14 mandats. Et qu'est-ce qui se passe ? Rien.

Rien. Absolument rien. S'il se passe quelque chose, la ministre de la justice, [Musique] voilà, elle a dit il a pas triché.

Comment elle le sait ? Elle a regardé son dossier, elle a dit qu' s'intéressait aucun. Elle a déjà dit il a il a pas triché.

Donc c'est une manière de dire à ceux qui sont chargés de l'inculper pas touche. La ministre a dit qu'il avait pas triché. Donc tous ceux qui dépendent d'elle, le parquet tout ça, Motus et Bouchekousu et ça va se passer comme ça.

C'est ce qu'il croit. Mais non, ça va pas se passer comme ça. Là-dessus, il monsieur Petrafski.

C'est un collègue à l'Assemblée nationale. C'est un guerrier de ses positions. On lui fera pas le reproche de pas avoir d'avis.

Il en a un. Exactement le contraire d'une autre. Euh et il a cet homme, il a déjà un un talent éprouvé.

Il était le rapporteur de la loi qui a détruit le code du travail. Alors le code du travail avant c'était la loi la même pour tout le monde et on pouvait le changer si c'était au mieux. Ça s'appelait le principe de faveur.

Cet homme-là est arrivé, a fait son rapport pour tout détruire. Il y a une loi par entreprise avec le nouveau code du travail Macron. Et ben voilà, cet homme-là, comme il a tout détruit en système universel, c'est lui qui est le mieux placé pour aller créer soi-disant un système universel de la retraite.

C'est ce que dit le gouvernement. Vous comprenez qu'on se moque de vous hein, j'espère que vous le comprenez. En effet, il y a pas de système universel.

C'est ça que je vais démontrer dans un instant. Mais la vérité c'est que ces gens sont d'autant plus mal à l'aise que quand même il faut pas non plus prendre les autres pour des imbéciles. C'est pas parce que c'est de adversair qui rafraîchissent pas.

C'est pas vrai, ils ont réfléchi. Alors dites-moi pourquoi ils font la réforme ? Pourquoi vous êtes tous bazar ?

C'est millions qui sont perdus par l'économie. Pourquoi ? Il y a un problème vite urgent ?

Non, il y en a aucun. Les régimes sont à l'équilibre et les problèmes surviendront. Peut-être si le corps ne s'est pas trompé. en 2025.

Mais dites-moi voir pourquoi le corps ne se tromperait-il pas ? Non mais parce que ces gens sont pas capables de vous dire je cr l'économie dans 6 mois mais ils prétendent savoir qu'elle sera dans 6 ans. C'est assez extraordinaire non ?

On ne peut pas les croire. D'ailleurs, le corps, il arrête pas de faire des rapports et d'annoncer des choses et demander des des mesures qui ont été prises au fur et à mesure. Ça a jamais marché.

Ça devrait les interroger. Nous aussi. Nous aussi.

À quoi sert un groupe de gens qui se trompent tout le temps, qui annonce des catastrophes, qui nous oblige à tout détruire pour rien ? Oui, ça pose problème. Alors, il paraît que il manquera peut-être 9 milliards en 2025.

Les amis, vous les cherchez les 9 milliards, je les ai trouvé. Tous les ans, la France verse à l'Union européenne 21 milliards. C'est notre cotisation des Français.

Et puis l'Union européenne nous redonne des sous pour les projets locaux, pour l'agriculture, pour les régions, pour plein de choses. D'accord ? Il nous redonne 14 milliards.

Nous donnons donc 9 milliards de plus que nous n'encaissons. Alors je vous dis pas si c'était des Allemands qui le fassent, ils sont riches. Mais pas nous.

La preuve, on vient de nous dire qu'on est pauvre, qu'on est fauché, qui va nous manquer 9 milliards et ben on les a trouvé. On va dire écoutez, on vous les donne pas, c'est pas qu'on veuille pas, on adorerait vous les donner mais on peut pas parce qu'on a un trou de 9 milliards. Et un gars qui doit 9 milliards, il s'amuse pas à en donner 9 aux autres, hein.

Parce que pour le coup, ça c'est pas sérieux hein. C'est pas c'est pas c'est pas responsable. Voilà pourquoi le problème financier n'existe pas.

C'est une invention pour faire peur parce que vous tous vous écoutez les chiffres et vous pensez que le budget de l'État c'est comme votre budget personnel. Ça n'a rien à voir parce que le budget de l'État c'est lui qui décide quel va être le montant de ce qui va ramasser. Tandis que vous c'est pas vous qui décidez quel va être le montant de votre paye.

Et ça c'est la différence fondamentale entre les deux. Donc ça n'a rien à voir mes amis l'un avec l'autre. Mais je vous le dis n'y a pas de problème de déficit et combien même il y en aurait-il un.

Ne vous laissez pas impressionner comme ça par les chiffres. Qu'est-ce que c'est 9 milliards dans le total du budget des retraites ? Même pas un point de la richesse du pays.

Même pas un point. Ça veut dire que si vous comparez ça à ce que le budget de l'État, le budget de l'État lui, il est en déficit de 20 % et ça représente 4 points de la richesse du pays. Donc ça va.

Il y a pas le feu. Vous êtes mort parce que le budget de l'État est en déficit. Non, vous êtes toujours là.

Ça marche pas fameux he comment il s'en sert mais quand même. Donc ne nous laissons pas impressionner par les artifices comptables. Réfléchissons à quel type de société nous voulons.

Qu'est-ce que nous voulons faire ? Quel genre de rapport on veut avoir entre nous ? Après, on regarde combien ça coûte et qui c'est qui va payer.

Mais il y en a des sous dans ce pays. Il y en a plein partout. des records d'Europe des millionnaires.

Cette année, ils ont encore pris je sais pas combien le CAC 40 des milliards plus de 50 milliards de dividendes et puis des façon il y a des réserves dans les tuyaux de la sécurité sociale 127 milliards dont 30 milliards qu'on avait mis de côté sous le gouvernement Jose pas pour boucher le trou quand il y aura un creux démographique. il y aurait moins de monde pour payer. Donc on avait dit on met des sous de côté, ils vont prospérer et de souff on les remet dedans le moment venu.

Donc ça va 125 milliards, il y a pas le feu. La maison est pas en train de s'écrouler, on a le temps de réfléchir, on a le temps de travailler et on a le temps de s'éviter une bataille rangée comme celle qu'on est en train de se priver. Si la cause c'est bien le problème financier, mais c'est pas la cause.

C'est pas la cause. Je viens de vous dire que comme il y a pas de problème sur ce planl donc que le problème il est ailleurs. Et ben je vais vous dire où c'est la cupidité.

La cupidité c'est l'appreté au gains. Vous savez les retraites ça représente 312 milliards d'euros. D'accord.

Le budget global de la France, c'est 395 400 milliards. D'accord ? Tout ce que les sous de du budget de l'État, les retraites de leur côté 312 milliards.

Alors, il faut se rendre compte du monde dans lequel on le vit. Les types, ils sont là, ils cherchent mais jusqu'à là, s'il pouvait vendre au fourmis des antennes, ils le feraient. Et s'il pouvait leur prendre en échange tout ce qu'elles font, ils le prendraient aussi.

Ils sont là de plus en plus cupides, de plus en plus, ils ne sont jamais rassasiés. Ah, on pourrait dire "Bah, ils ont tellement pris que maintenant ils savent plus quoi faire." D'ailleurs, c'est vrai, ils savent plus quoi faire de cette masse de pognon qui circule dans le monde entier, dans la sphère financière.

Où la placer ? À quoi la mettre ? C'est un problème pour eux.

Et bien 312 milliards, c'est un festin absolument admirable. Comment faire pour que vous qui êtes là avec votre vieux truc là, les retraites par répartition inventé d'abord en 1910, c'était les les systèmes d'assurance sociale. Alors le la gauche de l'époque c'était Jean Jores.

Ils avaient dit "Bon, on n'est pas du tout content de votre histoire parce que 65 ans vraiment c'est pas supportable mais on prend et on va essayer d'améliorer. 65 ans en 1910, il trouvait que c'était pas supportable et maintenant en 2020 on nous explique que si non seulement c'est supportable mais c'est même désirable. Voilà parce que les gens ils ont pas envie de partir en retraite si vous les écoutez hein.

Ils comprennent d'ailleurs même pas pourquoi les gens s'en vont. Oui, mais c'est quand même comme ça qu'il voit la vie eux hein. On peut leur parler de millions de personnes dont le corps est usé ou dont l'esprit est usé par le stress du travail ou des fois les deux quand on est par exemple être soignant ou être soignante où il y a à la fois le stress parce qu'on a affaire à des gens qui sont en mauvais point et puis il y a le stress physique parce que une aide soignante elle porte plus de kilos dans sa vie qu'un gars qui travaille sur un chantier du bâtiment.

Je sais pas s'ils le savent ça. Oui, des fois il dit la pénibilité. Bah vas-y, puisque tu as pris conscience, ben fais-le.

Occupe-toi d'abord de ça et on verra après s'il va te remplir les poches parce qu'il y a 312 milliards qui te font baver. Et ils se disent de toute façon cela on finira par les obliger à le faire parce qu'on est déjà arrivé à leur faire beaucoup de choses qui étaient inimaginables dans les années 80. Toute sur toute l'année, tout ce que faisaient les travailleurs, il travaillaient 9 jours gratos pour le capital. 9 jours dans les années 80.

C'est beaucoup 9 jours, non ? Oui, c'est beaucoup pour des gens qui font rien à côté. Et maintenant qu'on est en 2019, 45 jours, plus d'un mois, un mois et 15 jours, un mois et demi pendant lesquels les gens tout ce qui produisent, tout ce qui est vendu, tout va directement à une poignée de gens.

Une poignée, toute petite poignée, de plus en plus petite poignée. C'est eux et tout le reste c'est nous. Mais nous, nous ne savons pas toujours être nous parce que il y en a certains qui pensent qu'ils vont s'en tirer.

Parce qu'il y en a d'autres qui pensent qu'ils sont un petit peu dans le haut du panier puis veulent pas ressembler aux autres. Donc, il y a beaucoup de travail pour unifier et faire comprendre qu'on ne peut pas se faire avoir comme on s'est fait avoir de 45 jours de travail gratuit si la racine de tout ça c'est pas dans notre division, dans notre incapacité à changer le rapport de force. Et pour changer le rapport de force, il faut que le peuple se fédère, ce groupe, se fédère, non pas en oubliant ces revendications, le contraire, qu'il ne les oublie jamais, qu'il les amène et qui dit "Je lâcherai plus prise." Parce que ce que demandent les gens, si vous le regardez, ce ne sont pas des privilèges, ce sont des petites choses de la vie tout à fait ordinaire.

Et voilà où on s'aperçoit que s'il y a une réforme, c'est par cupidité et par idéologie. idéologie parce que la réponse à tous les problèmes c'est chacun pour soi. Et c'est ça que dit monsieur Macron.

Je suis sûr qu'il comprend même pas de quoi on parle. En plus celui-là et quelques autres, c'est des poulets d'élevage. Ils ont jamais été picorés pour chercher le petit verre dans la prairie ou la petite graine et cetera.

C'est toujours comment on remplit la mangeoire et qui c'est qui la vide le premier. Bon, c'est un peu grossier mais vous savez que je suis devenu tacticien pour les excès. Chaque semaine euh bon là on a un jour d'avance.

D'habitude c'est le jeudi. Jeudi ou vendredi, on prend un mot dans une demi-phrase, un mot et puis ça tient pendant 48 he c'est barbare. Ils ont pas trop insisté hein.

Et ainsi de suite. À chaque fois, il y a un mot. Alors peut-être que la poulet d'élevage quelle c'est abject c'est nous bon comment monsieur Mélenchon ose-t dire poulet d'élevage comparer le chef de l'état et bien moi je suis un poulet sauvage rebelle officiel hein d'accord c'est marqué dessus bon alors je vous ai dit la pas du gain l'idéologie et 3è élément dont vous entendez Peu parler les amis, peu parler.

Notre chère Commission européenne de l'Europe qui nous protège, elle nous protège comme une folle. Et j'aime mieux vous dire que quand il parle, c'est qu'un fouet parce que faut voir à quelle vitesse ils exécutent. 2013 recommandation de la Commission européenne à la France.

Équilibrer durablement le système de retraite en 2020 au plus tard. par exemple en adaptant les règles d'indexation, en augmentant encore l'âge légal de départ à la retraite et la durée de cotisation pour bénéficier d'une retre à ta plein et ouf, monsieur de Bieux doit remercier ces gens en évitant une augmentation des cotisations sociales patronales. Si c'est lesgueux, oui, les patrons.

Bon voilà la Commission Europe 2013 garde à vous fixe 2014 le jeune François Hollande réforme les retraites qui augmentent la durée de cotisation jusqu'à 43 annuités cette fois-ci 2018 il y a toute la pile les haut fonctionnaires européens prennent une mine navrée mais la France est-elle réformable Mais parfaitement qu'elle est réformable. Vous allez voir, vous allez voir ce que vous allez voir. Quand ce sera notre tour, ça va réformer à fond.

Et là, je vais vous en proposer quelques-unes. Alors donc là, c'est 2018. 2018, la commission prend son stylo.

Uniformiser progressivement les règles des différents régimes de retraite afin d'en améliorer l'équité et la soutenabilité. Gardez-vous fixe réforme des retraites de Macron pour passer un système à point qui uniformise non pas progressivement mais dans le coup toutes les règles des différents régimes. D'accord ?

Vous pourrez pas dire que c'est une accusation sans preuve et sans fondement. Je viens de vous lire deux textes que la Commission européenne a envoyer au gouvernement français qu'il applique à la lettre. Qui sont ces gens ?

Qui les a élus ? Mais comment ils s'appellent ? On ne sait même pas.

Quand est-ce qu'ils vont venir nous dire écoutez, on a fait ça pour votre bien. C'estàd rendre des comptes comme ça devrait normalement se passer dans un régime démocratique. Là personne ne rende compte.

Alors ça s'arrête pas là, il y a cela. Mais l'Europe, elle vous a pas fait que ça tous les ans. Elle ne se contente pas de vous prendre 9 milliards de plus que ce qu'elle vous donne.

Elle ne se contente pas de donner des ordres absurdes et cruels contre vos acquis sociaux. Elle organise la pagaille. Elle organise le désordre dans les caisses de sécurité sociale parce que l'Europe a inventé le travailleur détaché.

Pauvre diable qu'on prend dans son pays et à qui on dit du boulot, il y en a là-bas. Mais quand ils arrivent ici, ils ne payent pas les cotisations sociales. Pas eux.

Eux, ils veulent bien payer tout ce qu'on veut. Mais c'est ça le statut qui le rend intéressant. Travailleur détaché.

Alors ça donne des situations absolument inouies. Vous avez plus de travailleurs du bâtiment, travailleurs détachés slovenes à l'extérieur qu' en a en Slovénie. Vous avez 300 citoyens français qui sont travailleurs détachés.

Devinez où ? En France. Parce qu'ils sont embauchés par des sociétés qui sont à l'extérieur.

Et tout ça, c'est que de la souffrance, c'est que de la misère. Le pauvre diable qu'on envoie ici dans un baraquement, il est maltraité. Personne peut contrôler.

Pourtant la Commission européenne avait dit, il faudra contrôler hein. Personne contrôle même pas 50 % de recouvrement des amendes comme par hasard il y en a. Vous m'avez compris ?

On leur met des amendes parce qu'ils trichent et il y a à peine 50 % qui sont encaissés. Personne de leur cours derrière pourrait leur faire cracher le reste de ce qu' de ce qui nous manque, les 50 %. Et vous savez combien il y en a de travailleurs détachés ? 1lion et de dans ce pays 800000 500000 d'un côté 1 million dans le transport 1 million total 3 milliards et demi d'euros en moins dans les caisses de retraite français voilà ce qui est le statut de travailleur détaché de la misère partout pour tout le monde. le pauvre qui vient travailler, celui qui n'aura pas de travail et les caisses de sécurité sociale dans les deux pays.

Et à la fin, tout ça est absurde. Qu'est-ce que c'est que cette histoire de gens qui viennent d'un pays pour travailler dans l'autre où il y a des gens qui pourraient le faire ? Ça vous donne le résultat suivant.

Quand ils ont besoin de gens pour travailler sur des chantiers en Bulgarie ou en Slovénie, il y a personne pour le faire. Résultat, ils vont chercher des Ukrainiens. Et les Ukrainiens font travailleurs détachés, déjà qu'ils ont le salaire le plus bas du monde pratiquement. puisque c'est la moitié d'un d'un SMIC chinois se paye en Ukraine.

C'est vous dire le niveau, hein. Alors cela à nouveau, allez hop, ils vont être embauchés par je sais pas qui arriver dans dans nos pays et c'est que de la souffrance, c'est que de la misère. Personne profite de rien là-dedans à part ceux qui évidemment se remplissent les poches.

Oubliez pas qu'on est en train de parler de tout ça. Alors si vous voulez nous parler vous autres les importants, les très intelligents, qui savaient faire des comptes et monsieur Mélenchon, il faut avoir quand même du réalisme comptable et ben moi, je suis plein de réalisme comptable. Je viens déjà de vous trouver 12 milliards et ça fait à peine un quart d'heure que je cause. 12 milliards et j'ai pas fini.

Donc basta avec vos histoires. Ne nous prenez pas pour des imbéciles et ne prenez pas ce peuple pour ce qu'il n'est pas. Vous savez les 80 % de la classe d'âge au bac.

Et ben maintenant, vous la voyez, vous la voyez dans la grève, vous la voyez à la RATP, vous la voyez chez les chemineaux, ça réfléchit, ça gomberge, ça c'est comment se débrouiller. Ah, nos anciens ont eu moins de chance dans le passé. Et moi, comme j'ai milité entre toutes ces générations, je suis capable de m'en rendre compte.

Vous commettriez une énorme erreur, monsieur Macron, si vous preniez les Français pour des imbéciles. Et d'ailleurs, vous êtes en train de connaître cette énorme erreur. Alors oui, mais monsieur alors autre question.

Bon, alors donc tout va bien, il y a rien à faire. J'ai dit ça moi. Pas du tout.

Non, ça va pas bien. Il y a un problème mais c'est celui-là, on en parle pas. On en a au moins deux de problèmes.

Les gens partent trop tard, je le répète, partir à aujourd'hui ce qu'on constate, vous pouvez partir à 62 ans, mais pour avoir une meilleure retraite, les gens partent plus tard pour compléter. Ils partent à 63 ans et demi. Commentaire de celui qui a rien compris.

Et ben alors, qu'est-ce que ça change ? Pourquoi vous pleurez ? Parce que c'est 64 ans ?

Misère. Alors faut expliquer. Attends, tu as rien compris. s'appelle la décote.

Si tu mets un âge pivot à 64 ans, bah la décote, elle commence à partir de 64 ans. Si l'âge c'est 62 ans, c'est à partir de 62 ans. Voilà pourquoi les gens partent à 63 et demi.

Et ben, si tu rajoutes 64 1 et demi comme l'autre, ça fait 65 et demi. Voilà, ça tombe bien, c'est exactement ce que demandait la Commission européenne. Comment ça se fait cette coïncidence ?

C'est super. Les gens partent trop tard. Pourquoi ? parce que 63 ans et demi aujourd'hui.

L'espérance de vie en bonne santé, c'est ans. Tout à l'heure, je vous ai parlé de Jor parce que je voulais vous rattraper à ce moment-ci. À l'époque, les gens disaient ceux qui voulaient pas payer les cotisations.

Ah, en plus vous rendez ça obligatoire. Qu'est-ce que ça veut dire ? Et les gens disaient ça, c'est la cotisation pour les morts.

Parce que nous à 65 ans, on sera mort. Et c'est vrai qu'à l'époque l'espérance de Bif c'était pas 65 ans. Et bien nous y rendu avec ce système là tel qu'il est déjà aujourd'hui, vous partez à la date limite de l'espérance de vie en bonne santé.

Pourquoi c'est 63 ans et demi ? L'espérance de vie en bonne santé et l'espérance de vie tout court, le temps que vous avez pour la vie. phénomène unique, incroyable pour la première fois depuis un siècle l'espérance de vie tout court stagne avant 3 mois tous les ans de gain d'espérance de vie c'est pas rien.

Il faut pas seulement penser que l'espérance de vie plus longue c'est l'espérance de vie malade ou en dépendance. Bien sûr ça existe. Mais c'est pour beaucoup c'est pas comme ça que ça se passe.

C'est des projets. C'est de l'amour qu'on va donner. C'est des idées, c'est plein de choses.

D'ailleurs, dans l'indicateur de développement humain du PNUD, le programme des Nations Unies pour le développement, la durée de vie, l'espérance de vie fait partie des quatre premiers critères qui définissent la bonne santé d'une société. Plus l'espérance de vie est élevée, plus ça veut dire que vous gérez bien vos affaires. Pourquoi ?

Il y a pas besoin d'être un aigle pour comprendre pourquoi. Parce que si les gens vivent plus vieux, ça veut dire qu'on les maltraite moins, qu'on les use moins, qu'on les rend moins malade. Alors avant, c'était surtout l'usure physique que les gens payaient.

Mais déjà les maladies professionnelles montraient que c'était pas le seul critère. Tous ceux qui sont morts de la silicose he dans les mines tout cela, il ils sont morts à un travail qui a permis à nous tous d'en être là où on est aujourd'hui. Et puis à ceux qui ont fait ça plus la miante.

Quand vous allez là-bas dans le pas de calé, c'est c'est c'est terrifiant à voir hein. Le gars qui était au bout, il avait il pensait qu'il avait la bonne place, il était au bout du tapis roulant. en tapis roulant tou le charbon dans le machin tu es là tu regardes tu contrôles la vitesse tout ça le gars il a respiré deux fois plus que les autres des poussière de charbon et la courroie de transmission elle était en amiante donc il a respiré une ceinture d'amiante par semain les maladies professionnell et aujourd'hui vous êtes capable d'évaluer ce que ça va donner ce que vous buvez ce que vous mangez alors même qu'on est en train de se rendre compte qu'il y a une épidémie d'obésité qui a une épidémie de diabète que le diabète tue dans ce pays comme il a jamais tué dans le passé.

Alors les amis, c'est le temps de se calmer là, de voir comment évolue la santé publique et pas d'amener les gens à mort à travailler jusqu'à ce qu'ils en puissent plus et justement travailler et malade parce que c'est ça que ça veut dire la conclusion de leur affaire. Quand il dit vous allez travailler plus longtemps, ça veut dire vous allez travailler plus longtemps si vous pouvez mais malade malade. Ils vont faire travailler les malades.

Ils vont faire travailler les gens de plus en plus âgés. Je pense que beaucoup d'entre vous ont peut-être eu cette expérience. Ils ont voyagé.

Et ben vous n'en sortez pas indem les amis. Cet été, je vous ai déjà raconté cette histoire. Là-bas, j'étais au Mexique et j'allais au monoprix du coin.

Vous verrez les cochonneries qui mangent tout que des produits chimiques et cetera. Mais ça fait, vous savez, c'est l'ambiance qu'il y avait ici hein quand on pensait que bon pour pour montrer qui on est, bah on va à tel magasin, on va pas au marché tout ça. Donc il y a un côté un peu ambiance de satisfaction de consommation dite ostentatoire.

Tout est relatif, hein. Et quand je paye à la sortie, donc les les affaires sont sur le tapis roulant. J'arrive au bout, il y avait une vieille dame et elle les mettait les choses dans des sacs en plastique.

Et bon, on était là, on la regardait et puis à un moment donné, il y avait une pastèque et savait pas comment l'empognait. Et quand elle a pris alors bon, elle l'a fait hein, son boulot. Bon alors on a on a donné des sous et euh après on on parle avec la dame, on lui dit elle elle était partie, je crois que ça l'avait crevé ou je sais pas quoi, tu allais s'asseoir, on lui dit alors et vous avez quel âge madame après la conversation des politesses hein pas demander comme ça quel âge vous avez à une dame ?

Elle dit oh j'ai 79 et il vous paye combien ? Et puis me paye pas, c'est les gens qui me donnent. Ce qu'on avait fait nous, c'est les gens qui me donnent pour un peu payeraiit pour pouvoir être là parce que c'est son seul revenu.

Voilà ce qui va se passer dans ce pays. Ce qui commence déjà à se passer. Vous avez déjà été dans des pays où vous avez une personne qui a deux fois ou trois fois votre âge et qui vous sert là.

Jeune homme là qui me regardait, je suis sûr que vous réagissez comme moi. Vous êtes mal, vous êtes mal à l'aise, c'est pas normal. Toujours en prie, asseyez-vous.

C'est moi qui vais vous servir et moi le plus jeune. Pas moi lui. Mais voilà, c'est ce monde-là.

C'est de ça dont on parle. On n'est pas juste en train de faire des comptes en disant comme on vit plus longtemps, il faut travailler plus longtemps. Ben on vit plus longtemps parce qu'on travaille moins longtemps.

Et la preuve du contraire, tu viens de la donner parce que depuis 2000, depuis 1993 que vous avez commencé à rallonger le temps des cotisations, l'âge de départ et le reste, et ben le résultat le voilà. L'espérance de vie stagne et l'espérance de vie en bonne santé et ben elle recule. Voilà, vous avez sous les yeux le résultat de vos bêtises.

Mais vos bêtises, c'est pas vous qui les payez, c'est les autres. Par de la souffrance, par de la misère, par de la mort. C'est de ça dont on parle.

On n'est pas juste en train de parler des comptes de ces messieurs dames qui en plus sont faux et truqués comme j'espère vous l'avoir démontré il y a un instant. Les gens qui partent trop tard, ils sont trop pauvres parce que 30 % des pensions servies sont inférieures au seuil de pauvreté. Voilà, c'est ça.

Alors nous, on pensait avant qu'on allait régler ça progressivement. Au début, nous autres de la gauche, on on disait "Bah attendez les paysans, ça va quoi, vous avez pas voulu cotiser quand on a créé le système." Ils ont dit "Nous, on paye pas ça." Bon maintenant ils sont intégrés.

Alors, on avait commencé à rattraper. Vous êtes d'accord ? C'est tous les salariés qui ont pris en charge ces retraites là.

Bon, ça s'appelle la solidarité et on veut améliorer ça, pas reculer. C'est pourtant ce qui va se faire. Alors maintenant, il faut que je vous montre thème par thème pourquoi il mentent, sur quel sujet.

D'abord la retraite par point. Plein de gens ont rien compris. Ils se demandent si c'est des points, où vont être les points, qu'est-ce que c'est que ces points ?

Alors ceux qui ont des retraites complémentaires, ils ont une idée de ce que c'est que les points, mais tout le monde a pas de retraite complémentaire. D'accord ? Euh il y en a déjà, c'est pas mal s'ils ont une retraite.

Bref, les points chaque mois vous vous en achetez pour avoir votre retraite. Pour que vous ayez une retraite à 70 %, il faut que vous achetiez tant de points obligatoire. Vous achetez des points, vous savez combien vous coûtent ces points.

Ah ben oui. Alors vous faites votre tas de points et puis quoi ? Et vous dites bah quand euh je serai à la retraite mes points qui sont là en tas, on les aura gardé euh quelque part dans un coffre et on va me les redonner.

Je blague mais beaucoup de gens pensent que l'argent voyage dans le temps. C'està-dire que l'argent on va le retrouver après. Non non tu le retrouveras pas après.

C'est comme maintenant. L'argent que tu auras à ce moment-là, c'est celui qu'on reproduit à ce moment-là les gens de ce moment-là. Ça n'existe pas le voyage dans le temps même pour l'argent.

Alors donc vous avez votre tas, vous savez donc combien vous devez tous les mois. D'ailleurs, ça sera marqué sur votre feuille de paye comme aujourd'hui. Mais combien vous aurez à la sortie, vous le savez pas.

Aujourd'hui, vous le savez. Si vous êtes fonctionnaire ou si vous êtes dans le privé, vous avez un régime de retraite. Vous savez, si vous avez cotisé tant d'années, combien on vous donnera à la sortie ?

Ça fait partie du là pour la première fois vous ne saurez rien. Vous savez combien ça vous coûte mais à quelle prestation ça vous donne droitou jusqu'au jour où c'est le moment d'aller chercher les sous. Et c'est là que les choses deviennent un tout petit peu plus compliquées.

Ils ont dit tous la main sur le cœur la valeur du point ne baissera pas. Alors nous déjà on dit ah bon et pourquoi ? Parce qu'elle sera dans la loi.

Ah bon ? D'abord, une loi peut changer une autre loi. Mais monsieur, pardon, ça veut rien dire.

Vous pouvez pas si vous voulez nous dire qu'on fera pas baisser le point par rapport au prix auquel vous l'avez acheté, ça encore heureux. Encore heureux que 43 ans après, vous nous fassiez pas les poches du premier jour. Encore heureux.

Et encore heureux qu'on espère quand même que ça s'est valorisé parce que avec l'inflation si vous nous laissez la valeur du point comme il était au début, il reste pas grand-chose à la sortie 40 ans après, 43 ans après. Donc ne nous prenez pas trop pour des idiots. On a compris qu'il y avait quelque chose qui tournait par rond là-dedans.

Et ben je vous dire quoi ? Donc quand arrive le moment d'arriver à la retraite, on prend la génération et on partage qu' a entre eux. Donc il y a un coefficient de conversion.

D'accord. Alors, quel est le bon plan ? Si possible, être dans une génération où tout le monde est mort.

Tout pour vous. Si c'est pas tout le monde, au moins la moitié. Et c'est pas la moitié, au moins un bon tiers et cetera et cetera.

C'est la première fois qu'un système devient plus rentable s'il y a moins de monde pour en profiter. C'est bâti non plus sur la solidarité dont je vous ai parlé il y a un instant, mais sur l'égoïsme et la cupidité et l'indifférence aux autres. Oui, bien sûr que vous serez jamais comme ça, mais c'est quand même comme ça que ça fonctionne.

Et ça, c'est la merveille de la retraite à point. Voilà ce que c'est que les points. Vous savez combien vous les payez.

Vous savez pas combien ils vous seront payés quand vous arrivez à l'âge de la retraite. Et à l'âge de la retraite, suivant la génération dans laquelle vous êtes, je dis pas le métier parce que le métier là, c'est terrible hein. Si vous êtes un ouvrier, vous vivez 13 ans de moins qu'un cadre.

Sans doute que la santé des ouvriers spontanément est moins bonne. Non, c'est parce que les conditions sociales jouent à plein et qu'on en a pas fini avec la prévention, avec l'attention aux autres au travail. avec la mort au travail, avec les maladies professionnelles, tous les an beaucoup de monde, 1200 personnes de plus qui meurent à cause de maladie professionnelle, enfin de ce qu'on compte.

Alors, vous aurez pas 42 régimes spéciaux, vous en aurez autant que de génération parce que dans chaque génération, les gens seront pas au même nombre et il y en aura pas autant pour profiter de la retraite. Donc quand ils disent c'est universel, c'est pas vrai. Quand ils disent il y a un âge pivot et ça sera universel, c'est une deuxième fois pas vrai.

Parce que suivant la décode pour chacun d'entre vous, vous n'aurez pas la même retraite. Tout le monde suit. Si vous suivez pas, je recommence.

Ah, la menace. Bon, non, mais oui, vous êtes dans une génération où il y a plus ou moins de monde et vous aurez plus ou moins de retraite suivant la génération dans laquelle vous êtes deux yeux. Une fois que vous êtes là, suivant ce qu'a été votre vie, et bien vous aurez une décotte différente par personne.

Alors ceux qui tomberont pile poil, bah ils auront la même chose mais les autres auront une décote. Donc où est l'universel là-dedans ? Et ben, ça existe pas.

Ça n'existe tout simplement pas. Donc quand le premier ministre vient et dit la première qualité de ce régime, c'est qu'universel, premier mensonge. Parce que ce n'est pas vrai, c'est le contraire.

Au demeurant, ils ont fait ça parce que ils ont voulu exciter la jalousie des uns contre les autres. Nous, on passe notre vie à dire à nos gosses de pas regardant l'assiette du voisin, de son frère ou de sa sœur, eux, ils passent leur vie à faire le contraire. Vous avez vu monsieur machin, vous avez vu madame truc, elle s'en va quand même bientôt à la retraite et c'est pas pour ce qu'ils font.

Forcément, c'est pas eux qui le font. Mais oui, j'ai entendu ça à propos de la RATP. Oui.

Ben quand même hein, il porte pas des briques sur leur dos. Non. Ben puisque ça vous paraît simple, pourquoi vous iriez pas faire pendant un mois tourner en rond toute la journée dans le noir en vous arrêtant tous les 5 minutes, en faisant attention que tout le monde est bien descendu, que tout le monde est bien monté et puis ensuite attention tout le long du trajet, il faut guetter si vous arrêtez ou pas pour la régulation.

Donc c'est les ners, c'est le corps qui prend. Alors, ils s'en vont avant les autres, vous le regrettez ou les quoi ? Qu' rest jusqu'à ce qu'ils en puissent plus.

C'est ça que vous proposez. Les régimes spéciaux, ils ont une histoire. Pourquoi il y a des régimes spéciaux ?

Parce qu'il y a eu des luttes. Et dans les luttes, que défendaient nos amis ? Et ben leurs conditions de travail, leurs conditions de survie.

Et des fois quand il fallait conclure un accord à la fin, on disait bon non ça on peut pas, on vous le donnera pas. Mais bon, OK, on va régler ça, vous travaillerez moins longtemps parce que ça sera moins dur pour vous. Voilà comment ça s'est passé.

C'est comme ça que les régimes spéciaux ont été créés, pas par une faveur euh par un privilège accordé comme ça parce que quelqu'un s'est dit un jour tiens, je sais pas quoi faire, alors je suis là, il partira plus tôt. Non, tout a été acquis par la lutte. Toutes les étapes, la lutte que la lutte et pour défendre des choses qui concernaient la vie.

Alors après, ils nous disent que les régimes spéciaux, ils vont les abolir par souci d'universalité. Dites-nous voir comment vous allez faire pour aboger le régime spécial de la CTA. Il reste cinq cotisans.

Vous payez plus la retraite aux autres. Comment vous allez faire avec le régime des mineurs ? Les mineurs, il y en a très peu.

Comment vous faites ? Vous serez bien obligé de continuer à payer. Non, on allait pas en plus priver les veuves des pensions de reversion.

C'est pas ça que vous comptez faire hein quand même. Allez payé et ben voilà. Donc vous ferez pas les économies que vous dites.

Et puis dites donc pendant qu'on y a parlé de ça, on a vu que vous allez maintenir un régime spécial. Ah bah oui. Ah bah oui.

Ah ça sera fait. Il y a pas moyen. Où est passé mon fich papier ?

Attends, celle-là. Ah oui, ça y est, je m'y retrouve dans mon papier. Toc toc toc.

Devinez de quoi je vais parler ? Exact. Alors, les malheureux sont privés des bienfaits de la réforme de monsieur Édouard Philippe qui est tellement bonne que tous vous rêvez que de l'avir.

Oui, ils seront à la retraite coup prêt. C'est comme ça qu'ils disent d'habitude non ? À 52 ans ou en ou à 57 selon le grade.

Le commissaire c'est 57. Et tous les 5 ans, il gagne un trimestre de cotisation. C'est un régime social.

Je vais vous dire, j'ai pas envie de me moquer d'eux. Je fais pas ça pour me moquer d'eux. Je pense que s'ils ont ça, c'est parce que dans le passé, ils l'ont demandé pour des raisons qui correspondent à leur propre difficultés professionnelles.

J'ai pas l'intention de nier ça. Mais alors, si c'est vrai pour eux, pourquoi c'est pas vrai pour les autres ? Pourquoi l'agent de la RATP il vaut pas ça ?

L'aide soignante, il vaut pas ça ? Et alors les voilà la bouche en fleurs qui nous disent un quart des aides soignantes pourront partir à 62 ans comme des fleurs. C'est pas beau ça ?

Bah non, c'est pas beau parce qu'aujourd'hui 100 % partent à 57 ans. Donc les mêmes qui vont faire partir des gens qui on un travail si dur physiquement et psychologiquement sont capables de reconnaître à d'autres difficultés professionnelles. Je pense que l'aide soignante aussi, l'aide soignant, il mérite le respect, il mérite le droit de partir à 57 ans.

Alors moi, je suis pour la suppression d'un régime spécial. C'est clair, net et précis. Le régime spécial des retraites.

Chapeau. Voilà. Parce que ça, Oui.

Bah, si vous êtes pas convaincu, figurez-vous que ça coûte 43 milliards par an pour une poignée de quelques personnes. 43 milliards, même pas une centaine. Voilà ce que coûtent ces gens.

D'où ça sort cet argent ? De la production de tous ces gens à qui on demande de travailler davantage et de se taire et de supporter toutes leurs conditions pour que cela puisse avoir 43 milliards par an de retraite chapeau pour se donner le mal parfois seulement de ruiner la société dont ils étaient les patrons. Je vous épargneal.

Moi je vous ai dit, il faut trouver des patrons qui coûtent moins cher. Ça doit se trouver. On trouve des ouvriers qui coûtent moins cher.

Donc on doit pouvoir trouver des patrons qui coûtent moins cher. Quand je parle des patrons, je parle des grands patrons parce que j'entends déjà le cœur là ou les patrons, il y a patron et patron. Oua ça va, je suis au courant, je vous parle du CAC 40.

Ça va, tout le monde a bien compris ? Bon, ça sera pas la guerre du mot de la semaine. Donc ce n'est pas universel, ce n'est pas équitable.

Et alors le pompon, ça a été les femmes gagnantes. Ah ouais ? Non mais attends, tu dis "Ah ouais mais quand il te le dit, tu te dis ça doit être vrai." Il peut quand même pas me mentir.

Il oserait pas dire bon peut-être pas tout tu vois mais quand même beaucoup non zéro. Toute perdante. Toute perdante et dans des conditions terribles les amis terribles parce que à partir du moment où vous achetez des points et que vous n'êtes plus sur les 25 meilleures années, ça veut dire que toutes les périodes où vous avez pas acheté des points, vous les prenez en pleine tête alors qu'avant il y avait une péréquation.

Et je vous dis 25, moi je suis pas d'accord avec 25, je suis pour les 10 comme c'était le cas avant. Ça c'est juste. Ça c'est juste.

Par conséquent, quoi qu'il disent et quoi qu'il fassent, de toute façon, si leur système s'applique, toutes les femmes vont y perdre. Non seulement parce qu'ils n'auront réglé aucun des problèmes d'égalité de salaire, mais parce que c'est elles qui ont le plus grand nombre de petites payes, de contrats à durée déterminé et qu'à 85 % d'entre elles, il sont dans l'emploi précaire. Donc là aussi, il y a pas besoin d'être un grand cerveau pour arriver à comprendre qu'elles vont payer.

Et puis après les pensions de reversion. Les pensions de reversion, vous perdez votre conjoint. Le plus souvent c'est le gars qui calanche, c'est les statistiques, hein.

C'est comme ça. Bon, c'est comme ça. Alors bon, c'est normal quand on fait sa vie longtemps à deux ou même pas longtemps, bah on s'entraide.

Vous pouvez pas dire qu'il y en a un qui réussit sans l'autre. C'est pas vrai ça. C'est pas vrai.

Tout le monde le dit. Tous les gens honnêtes, en tout cas les les hommes parce que c'est deux dont il est question reconnaissent que sans sans leur compagne, ils sont pas tout à fait le même homme. Ils n'auraient pas fait tout à fait le le la même carrière, on le sait tous.

Donc en plus que on est une famille, on une famille donc tu y es plus mais tous les efforts que tu as fait ça profite, ça continue à profiter à la famille. Alors avant la pension de reversion vous pouviez la toucher à partir de 55 ans. Pas pas le au moment même où votre compagnon est décédé mais à 55 ans, vous pouviez avoir la retraite le la pension de reversion et maintenant 62 ans.

Pourquoi ils font ça ? Qu'est-ce qu'on leur a fait pour qu'il soit comme ça pervers à aller comme ça gratter ? Ah ben non, c'est je me rappelle des des camarades dans les années 80 qui se battaient pour que la pension de reversion arrive à 50 % du salaire du conjoint.

Combien d'années les filles ont mené leur bataille pour ça ? Et là d'entrée de plume quick retour à moins que la case départ. Alors venez pas après après ça dire que elles vont puis ils ont mis un truc tordu là au milieu.

Il y a que pour avoir une idée pareille. Au 3è enfant 10 % de majoration. On discute pas mal de de de copines disent "Bon, trois enfants là, vous c'est un conseil, c'est un ordre que vous nous donnez ou quoi ?" Bon, alors beaucoup dans les programmes on dit "Bah non, faut que ça commence au premier enfant, sinon ça a pas de sens." Ils ont dû entendre, il disent "Oui, c'est au premier enfant 5 %." Et puis au choix ou c'est monsieur ou c'est madame, vous êtes là, le petit vient d'arriver, la petite, on s'aime tendrement, on fait les comptes. 5 % de combien ?

De la paye au lance-pierre de madame ou du beau salaire de monsieur ? De monsieur pu ça rapporte plus. Allez, on signe, tout va bien.

Et puis le jour où ça va mal et ben la fille elle a tout perdu. Voilà ça, ils ont réussi à le mettre là au milieu. Ça se voit pas hein.

Voilà. Et le dernier mot qu'ils avaient employé, après ça, je passe à autre chose, c'est responsable. Ça, ils aiment.

On doit être responsable dans la vie. Il faut vous responsabiliser pour pour accompagner les comptes, hein. Moi, je les adore quand ils disent ça.

Par exemple, pour la maladie, moi, je suis d'accord pour me responsabiliser. Je chope ma grippe en plein mois d'août. Pas en hiver parce que c'est banal, tout le monde a fait pareil, hein.

Et là, je sais que je rends service à l'économie si je peux tomber malade pendant que je suis en vacances, hein. Alors, ils arrêtent pas. Il faut se responsabiliser pour ceci, se responsabiliser pour cela.

Ça va loin hein. Ça va loin. Je me rappelle d'une qui disait "Oui, bah si vous fumez, je vois pas pourquoi vous venez nous demander des sous pour vous soigner de votre cancer des poumons." Et il y avait des gens qui trouvaient ce genre de remarque intelligent.

Faut vous responsabiliser. Alors, je vous dis pas, il faut arrêter de fumer. Faites ce que vous voulez mais c'est pas mon boulot.

Mais il vaut mieux. Mais c'est pour dire si on commence comme ça, ah ben toi tu bois l'apéro, c'est pas bon pour toi, viens pas me voir si ceci cela. Mais c'est comme ça que ça se passe.

C'està dire que sous couleur de responsabiliser les gens, c'est une dictature qui rentre à la maison sur tous les sujets à tout propos. Vous êtes rendu responsable de tout et menacz d'avoir moins de droit à cause de vos choix de vie libre. Alors responsable, eux ils sont responsables.

Vous vous êtes des irresponsables. Vous passez votre temps à demander des choses et des machins. Bon eux, ils sont responsables.

Alors, ils ont quelque chose de Est-ce que c'est vraiment responsable ? Je je prends un premier exemple juste parce que je veux me moquer d'eux mais le moins cruellement possible pour ne pas trop les braquer parce qu'il leur reste un temps de cerveau utiles pour s'intéresser à la réalité et pas seulement au coup qu'il compte nous porter. Quand on dit on va faire travailler les gens plus longtemps, je vous ai dit on va les faire travailler malade.

Bon, il faut que les gens travaillent plus longtemps. Bon bah, ils veulent bien. Aujourd'hui, moi je connais plein de copains, plein de copines qui disent "Mais qu'est-ce que tu veux que je te dise moi Jean-Luc ? 55 ans, personne m'embauche." Alors à 60 ans d'accord ?

Résultat à 60 ans aujourd'hui une personne sur deux maintenant la retraite c'est 62 ans. Une personne sur de est au chômage responsable. J'enlève les gens de la retraite et paf, je les colle à la charge de la caisse de chômage.

Résultat des milliards. Et puis après on vient dire "Ah non, le chômage c'est le système le plus généreux d'Europe." Généreux.

Encore un mot. Généreux de qui ? On n pas bien compris.

C'est pas vous là qui parlez. C'est pas vous qui êtes généreux, c'est nous. Parce que on se paye nos allocations avec nos cotisations.

Donc si on est généreux, c'est entre nous. Et ça s'appelle solidaire, pas généreux. Solidaire.

Tout notre système, il est basé sur la solidarité et vous vous essayez sans cesse de la ramener à autre chose. La jalousie des uns par rapport aux autres et l'idée que c'est une faveur qu'on fait aux gens alors qu'il s'agit de droits qu'ils se sont acquis. De droits acquis.

Ce ne sont pas des privilèges, ce sont des droits acquis avec la paye des braves gens qui peuvent travailler. Alors voilà l'ensemble des responsabilités, transférer les charges d'un endroit à l'autre. Alors vous me direz quelqu'un qui est au chômage, il y a une chance qu'il arrive à en mourir.

Donc ça pourrait améliorer le système par point parce que tous les ans, il meurent 14000 personnes du fait d'être au chômage. Ça se sait pas hein 14000 personnes parce que les gens ils se bouffent, ils se rendent responsables. D'ailleurs, on leur dit qui est responsable du chômage ? les chômeurs.

La preuve, faut les surveiller et puis faut sans arrêt revenir à la télé pour dire il faut que les gens travaillent et les pauvres gens ils demandent pas mieux que de travailler hein. Et puis après, on les fait aussi disparaître parce que il faut qu'ils aillent voir sur leur internet pourvu qu'il puisse se payer l'abonnement, la lettre qu'on leur a envoyé ou bien le message téléphonique qu'ils ont reçu. chance, ils ont un abonnement et puis chance ils sont tombés au bon moment.

Et sinon radié tous les ans des paquets de gens radiés radiés ça permet d'avoir de meilleures statistiques. Mais à la fin le résultat suivant : une personne sur deux qui est au chômage n'est pas indemnisée. n'est pas indemnisée.

Donc on va encore en ramener des paquets d'autres qui à leur âge évidemment n'ont qu'une chose à faire être pendu devant leur téléphone ou devant leur internet pour lire leur mail ou quelqu'un leur demande de venir séance tenant et de savoir combien d'entreprises déjà ils ont été démarchés avec leur ambulateur pour avoir du boulot. C'est c'est ça. Je le je vous le présente sous cette forme pour vous faire sourire.

Mais après, je sais qu'une fois que vous avez fini de sourire, vous réaliser le monde que je suis en train de vous décrire. C'est ça le monde qu'ils sont en train de construire. Toute cette souffrance qui se répand comme ça.

Et en plus, on culpabilise les gens. C'est de votre faute. C'est parce que vous avez pas répondu que vous êtes radé.

Ah mais pourquoi n'avez-vous démarché aucune entreprise cette semaine pour proposer vos services et cetera et cetera. Alors tout ça, il vous reste plus qu'une fois que vous avez eu votre système universel qui ne l'est pas équitable. Vous aimez le mot équité vous ?

Moi j'aime pas parce que l'équité qui c'est qui décide ? Souvent c'est le plus fort. C'est équitable.

Bah vous dites bah non. Bah si. Ah bon ?

Pardon. Excusez-moi. Vous n'y connaissez rien, monsieur, madame.

C'est équitable. Moi, je connais un mot plus beau quiitté. égalité.

Tout le monde comprend d'un seul coup. Alors maintenant que vous avez votre beau système universel équitable comme aura dit monsieur Macron que toutes les femmes auront été grandes gagnantes et que vous êtes responsabilisé, il vous reste plus qu'une chose à faire, acheter une pâte de lapin ou un fer à cheval en espérant que le capitalisme dure et qu'il aille bien. Parce que si le capitalisme ne va pas bien, comme ils vont vous pousser aux retraites par capitalisation, c'est vous qui allez être mal s'il y a une crise parce que vos sous il y en a plus.

Alors oui, monsieur Mélenchon, vous exagérez. Pour l'instant, c'est un système par répartition. Ceux qui achètent des points payent pour ceux qui sont à la retraite.

Oui, mais ne nous prenez pas pour des ballots. Qu'est-ce que vous essayez de faire petit à petit ? C'est que le système de retraite par point puisse devenir un système par capitalisation.

Une fois que vous aurez les points, c'est facile à faire. Est-ce que c'est une accusation sans fondement ? Ben non, comme dirait Black Rock, mais non.

Ils ont félicité le gouvernement quand la loi pacte en 2018, celle-là de loi, je vais pas vous la raconter parce qu'il y en a encore pour une heure, mais la loi PAC, c'est là-dedans qu'ils ont relevé tous les seuils sociaux dans les entreprises. C'est là qu'ils ont décidé de vendre la française des jeux et ADP. J'espère que vous avez signé pour le référendum.

Voilà. Et ben dans cette loi au milieu, il y a une disposition. Écoutez bien, vous allez apprendre quelque chose pour ceux qui le savent pas.

Il est dit que si vous mettez des sous dans un système de retraite par capitalisation, je veux dire n'importe quel chiffre, juste pour vous donner une idée. On va dire, allez, vous avez quand même de quoi allez 100 € comme ça, c'est plus simple et ça vous paraît donc vous mettez 100 € et ben écoutez chance les 100 € que vous mettez là dans cette assurance privée pour votre retraite, il vous les retire de vos impôts. C'est pas beau ça.

Ça veut dire que c'est tous les autres qui payent. Bah oui, pour retrouver la même somme à la fin dans le budget ou bien alors on dira bah il faut compenser en faisant des coupes de services publics. Donc moins de service public, c'est plus de frais pour tout le monde hein.

Mais maintenant tout le monde a compris ça parce que dans les années là début des années 2000 et les années 90 là il y en avait voulit rien comprendre. Ah oui il y a trop d'état, il y a trop d'impôts. Bah voyons, ça va mieux maintenant hein.

Ça va vachement mieux. C'est maintenant vous commencez à vous rendre compte que tout est en train de se déglinguer partout, que les trains arrivent plus à l'heure parce que le matériel est épuisé et les types qui sont dedans aussi, que les services des urgences fonctionne plus, que ceci, que cela, enfin tout le reste. Voilà ce que ça a donné.

Moins d'état et il y a trop d'impôts. Voilà ce que ça a donné. Et maintenant, si vous voulez avoir tout ça, bah vous vous le payez.

Si vous voulez être pris dans une dans des urgences plus vite que les autres, allez aux urgences privées. Ça a été organisé pour ça. Ils ont supprimé 130 services d'urgence. dans le public mais ils en ont ouvert 65 dans le privé.

C'est ça leur idée. Le public se retire, on met à la place le privé et c'est non plus le gouvernement de la carte d'Ital mais de la carte bancaire. Voilà le modèle dans lequel il fonctionne.

Alors là, si vous donnez des sous aux assurances privées, tou on vous les retire des impôts. Et quand arrive l'heure de toucher la retraite, les sous que vous encaissez par cette assurance privée, à 70 % vous retirer des impôts. Vous suivez ?

À l'entrée tout à la sortie 70 %. C'est quand même pas mal hein tout ça. Coût total aujourd'hui 1 milliard d'euros.

Mais plus les gens vont être poussés à y aller, plus ça va coûter. Tout le monde comprend ça. Figurez-vous qui viennent de décider dans la réforme actuelle que les salaires audess de 10000 € alors évidemment ici dans cette salle vos coup vont dire 10000 € c'est pas mon problème.

Bah si c'est quand même votre problème. Je vais essayer de vous expliquer pourquoi vite fait. Au-delà de 10000 € c'est-à-dire deux fois le plafond de la SQ. la il y a des plafonds jusqu'à 8 avant vous cotisez comme tout le monde 28 % et puis vous avez des droits à la retraite.

Au-delà de 8, c'était terminé. Là ils ont descendu à trois. Donc mettez-vous à la place de ceux qui ont des bonnes payes.

Ils sont comme vous. Ils essayent de maintenir à la retraite des bons revenus. S'ils veulent les avoir, ils sont poussés à aller cotiser dans le privé.

Ce que je viens de vous décrire. Donc, ils ont commencé par installer le système et après ils ont fabriqué les clients. Mais les gens qui n'auront plus de droit au-delà de les 10000 € dont je viens de vous parler, trois fois le plafond de la CQ, hein, ceux qu'auront plus de droit, bah, ils auront plus non plus de cotise.

C'est là que ça vous concerne parce que ça ça va vous coûter 7 milliards dans les caisses de retraite. Tout le monde a bien compris le truc ? Je recommence vite fait pour qu'on comprenne.

Les types, les filles et les personnes qui ont plus de 10000 par mois n'auront plus droit de droit à la retraite au-delà de ces 10000. OK ? Donc ils ne cotiseront plus. ce qu'il ne cotise pas, ça coûte 7 milliards dont 4 milliards pour monsieur Rou de mes yeux qui dit qu'on peut pas continuer à augmenter les cotisations.

Là, il a encore empoché 4 milliards dans cette affaire si ça se fait et 3 milliards de cotisation salariale total 7 milliards. Il y aura donc 7 milliards de moins dans la caisse de retraite à condition égale à aujourd'hui. 7 milliards de moins.

Et les mêmes viennent vous dire tranquillement mais nous faisons ça pour améliorer les comptes. 7 milliards. Cette affaire coûte 7 milliards aux caisses de retraite.

Voilà, je voulais vous dire tout ça et puis après une fois que vous supposez he que vous soyez bête, ce qui est pas votre cas parce que vous êtes là, mais vous dites moi je m'en fiche hein, au-dessus de 10000 €. Après le suivant il passe, il dit "Oui bah 10000 c'est quand même beaucoup. Déjà à 6000 ça fait beaucoup.

Ah bah ou 6000 moi je m'en fous, j'ai le et puis comme ça toc toc toc toc toc et on arrive à la fin à un plancher et tout le monde sera poussé à aller cotiser aux assurances privées. Et c'est là que vous avez intérêt tous à croiser les doigts parce que les assurances privées, elles se cassent la figure chaque fois qu'il y a une crise financière. Et des crises financières, il y en a à peu près tous les 10 ans.

On dit que la prochaine, elle est mure. Ou sinon, comme ça marche par capitalisation, l'argent qu'il y a là, il faut le placer, il faut que ça rapporte. Et ben, vous avez plusieurs États aux États-Unis où vous avez prévu de faire 7 %.

Et ben non, ils ont pas trouvé à faire 7 % avec ces sous-là. Ils ont trouvé que 3 %. Résultat et ben ils ont diminué de moitié les retraites qui prétendaient servir aux gens.

Voilà. Donc tout ce qui est capitalisation, c'est contre vous. Dans le passé, il y a eu des retraites par capitalisation.

C'est pour ça qu'on a généraliser le système à la libération de la retraite par répartition. Par conséquent, la ligne de défense absolue, c'est pas de retraite à point parce que le système de retraite à point, c'est ce qui permet à toutes ces horreurs de fonctionner. Pas de retraite à point.

Pas de retraite à point. Retrait des retraites à point. Un point, c'est tout.

Bon, alors nous, vous savez comment ça marche. Vous connaissez nos propositions, elles ont été présentées ce matin par Adrien. Qu'est-ce que nous voulons ? la retraite à 60 ans parce que c'est le bon âge.

On a dit 40 annuités parce qu'on va pas tout défaire d'un coup mais il y en a dans cette salle qui se rappelle de la période où c'était 37 et demi hein. D'accord. Ça quand même fait voilà 40 annuités pas une retraite inférieure au SMIC parce que si on dit que c'est le SMIC, c'est le salaire minimum.

Bah c'est le minimum aussi pour la retraite et plus personne en dessous de 1000 € pas leur salade à eux hein. Vous avez vu comment ils sont moqués de vous à nouveau ? Il il a bien coincé le darman le Martinez parce que l'autre il dit oui bah maintenant il y aura 1000 € pour tout le monde.

Non pas pour tout le monde. Pour ceux qui ont une carrière complète he c'est ça ? Oui oui.

Ouais. C'est quoi une carrière complète quand il y a des points ? Ça existe pas.

Quand il y a des points, il y a un âge et un âge pivot, c'est tout. Puis après, vous avez les points que vous avez, vous débrouillez avec ça. Donc nous plus personne en dessous de 1000 € et intégrer les trimestres de ceux qui sont au RSA.

Voilà. Voilà. Et avec ça, ça veut dire queon peut vivre, je ne dis pas grandement, mais on peut vivre dignement.

Et c'est ça qui compte. C'est ça le l'ambition qui est la nôtre. c'est améliorer la condition des gens parce qu'on vit en société aussi pour ça, pour s'entraider et pour améliorer notre situation les uns avec les autres sinon ça a point de sens de même et maintenant faudrait qu'on maudisse les machines qui viennent travailler à la place des êtres humains.

C'est le contraire. On a toujours été pour qu'il y ait des machines pour faire le plus dur. Bah, il va falloir peut-être faire cotiser certaines machines ou en augmenter euh en augmenter le prix.

Mais c'est ça l'objectif. On peut pas dire aux gens "Ah ben non euh non, on va pas une machine." Bah si, c'est mieux.

C'est mieux si c'est un robot qui fait le même geste 100000 fois dans la journée que si c'est un pauvre diable ou une pauvre diablè qui doit faire le même, qui se bousille les bras, les doigts, le cerveau à faire tout le temps la même chose. Non, les machines sont bienvenues pour nous libérer. Pour nous libérer, mais à la condition qu'après on partage.

Parce que le grand problème par-dessus tout, c'est le partage. C'est-à-dire la richesse qui est produite, comment elle part vers les uns ou vers les autres. D'accord.

On était à 70 30, on est monté à 60 40. Oh, c'est pas mal. Comment c'est pas mal ? 40 pour une poignée, 60 pour tous les autres.

Et plus ça va et plus la proportion augmente de ce qui est pris par les uns et laissé aux autres. Voilà dans quoi on vit. Alors bon, vous savez comment on finance tout ça ?

Je le dis vite parce que vous le retiendrez vite quoi les cotisations. On va augmenter les cotisations. Mais pour que ça marche faut augmenter les salaires.

Alors on augmente les salaires plus que la cotisation et donc vous sentez rien la solution. Qu'est-ce que c'est augmenter les salaires ? changer la le partage de la valeur, c'est tout.

C'est rien d'autre hein. C'est pas un fast, un un un privilège, une dépense ostentatoire. Non non, l'argent y est, on l'a produit, on a donné.

Augmenter les salaires, c'est changer la manière avec laquelle la richesse produite est partagée entre les uns et les autres. Si vous augmentez les salaires, vous augmentez les cotisations et les rentrées dans les caisses. Quand vous augmentez d' 1 % les salaires, ça vous fait rentrer 2 milliards et demi d'euros dans la caisse.

D'accord ? Ne me chauffez pas parce que j'aurais vite fait de vous dire combien il manque ça fait tant de pourc en plus dans les salaires parce que ça c'est la réponse. Je ne vous dis pas que c'est possible sans nuance sans limite.

Mais ne venez pas me dire que c'est pas possible aujourd'hui compte tenu de ce que je vois du partage de la richesse dans notre pays et dans les principaux pays. Et voyez-vous la deuxième solution vous la connaissez tous. Si les femmes étaient payées comme les hommes à travail égal, instantanément on passe à la retraite à 60 ans avec 40.

Ça c'est des chiffres. Et puis après, il y a l'emploi. Quand on a un problème, quand nous on a un programme de développement par la planification écologique de l'agriculture paysane et des milliers de machines dont on a besoin pour produire de l'énergie dans d'autres conditions qu'avec le nucléaire.

Pour 1 million d'emplois, 13 milliards de recettes. Comment je le sais ? parce que je l'ai vu, je l'ai vu sous le gouvernement Josepin. 1 million d'emplois ont été créés pas parce qu'il les a sorti de son chapeau, mais parce qu'on venait de faire les 35 heures.

Et ça a créé un million d'emplois. et 1 million d'emplois ça a eu comme résultat que toutes les caisses de tous les régimes sociaux, de toute nature, santé, retraite et cetera, toutes était dans le verre à la sortie de ce gouvernement-là à qui on peut peut-être faire des reproches mais dont doit se rappeler aussi les qualités qu'il a eu au moins pour ça. Parce que c'est comme ça qu'à ce moment-là, on a dit et bien la seule réforme de retraite qu'on fera de mettre des sous de côté pour combler le trou démographique. et on a apporté la preuve qu'avec un million d'emplois, on remettait tous les comptes d'aplomb.

Et bien aujourd'hui, figurez-vous qu'il y a des pays qui arrivent à le faire. Je retrouve ma page. Ah, au Portugal, il y a un gouvernement, c'est un gouvernement qui repose sur une coalition parlementaire.

Sinon, il y a pas de gouvernement. Ceux qui dirigent le gouvernement, c'est le PS. ceux qui sont dans la coalition parlementaire, c'est les insoumis du coin, il s'appelle Bloco et puis les communistes et on empêche le gouvernement de tomber quand la droite veut le faire tomber et puis on vote pour, on vote contre et cetera.

Et voilà ce qu'ils ont fait. Le salaire minimum a été relevé de 15 %. Les salaires de la fonction publique ont été relevés à leur niveau d'avant les plans d'austérité.

Ils ont rétabli la semaine de 35 he dans la fonction publique. Ils ont rétabli 4 jours fériers. Ils ont élargi les critères d'attribution des minimas sociaux.

Ils ont instauré un tarif social de l'énergie et ils ont augmenté les retraites. Alors évidemment, c'est la catastrophe. Les portugaisent dans les rues ne sachant où aller et assistent à ce qui est la fin du monde selon monsieur Rou de Bieux.

Oui, c'est la fin de leur monde. Le taux de chômage est passé de 12 % à 6 %. Ça signifie que l'économie, ça fonctionne en tant qu'activité humaine de service mutuel.

Quand l'argent s'en va dans la sphère financière, elle peut produire des taux de profit à 15, à 16, à 17 ou à 18 %. Mais ça donne rien sur le plancher des vaches où il y a les êtres humains. L'économie, ça fonctionne quand on permet aux gens de vivre et d'assumer les principaux besoins qu'ils ont.

En sachant qu'avec le temps, ces besoins se modifient, ils se spécifient, ils sont différents. Que c'est pas pareil de manger de la viande crue déchirée avec des ongles que de la manger cuite avec des couverts. Par conséquent à mesure que notre société s'améliore, s'humanise, c'est-à-dire à un contenu humain plus important.

J'ai pas dit un contenu matériel plus important, un contenu humain. Alors si nous devenons plus délicats, si nous sommes mieux demandeurs, alors toute la société avance. Et la preuve, on l'a eu ici même dans ce pays parce qu'ils ont eu beau avoir éborgné 22 personnes, il y a beau y avoir eu deux morts, je ne compte que ceux qui sont morts directement.

Il y a beau y avoir eu 3000 blessés, on a beau avoir envoyé 3000 gilets jaunes en jugement, ceux qui couraient le moins vite, et 1000 pour de la prison ferme, la seule chose qui reste après tout ça, c'est qu'il faut leur dire merci parce que grâce à eux, il y a eu 10 milliards de lâchés et grâce à ces 10 milliards, la France est la seule économie de la zone euro où il y a eu une croissance supérieure du double à ce qu'elle est de leur cher modèle. de l'économie allemande. L'économie, ça ne marche qu'avec de la vie humaine qui vit, qui assume ses fonction humaine.

Voilà comment ça marche. Et bien ça c'est la grande leçon du moment. Chacun pour soit avec son petit tas de point ou tous ensemble.

Vous avez vu comme il pleut là-bas dans le sud-est. Je suis député des bouches du Rô. Il pleut.

On a pas l'habitude hein, mais une fois, deux fois, trois fois. À la 4e, on dit il pleut et il pleut beaucoup. Qu'est-ce qui se passe ?

Bah, vous savez tous ce qui se passe. La mer méditerranée se réchauffe plus vite que les autres dans le monde parce qu'elle est plus fermée. Il y a un passage de 13 km, c'est le D3 de Gibraltar avec l'océan mondial.

Donc voilà, elle se réchauffe plus vite. 1 degré de plus 7 % d'évaporation supplémentaire. Le réchauffement climatique, c'est beaucoup de pluie.

Faut y penser, hein. Je veux pas vous décrire tout ça, mais bref, vous le savez. La flotte tombe et elle est de plus en plus dense.

Elle arrive sur une nature qui est pas préparée à ça. Il y a pas euh je dis pas qu'il y a des natures qui sont préparé à ça, mais par exemple en Écosse, il pleut tout le temps. Et ben bon, vous entendez pas dire que tout est détruit, mais par chez nous si.

Pourquoi ? Parce que la flotte arrive sur un sol imperméabilisé et ailleurs, c'est un sol complètement sec où il y a pratiquement rien dessus. Boum, ça entraîne tout.

La flotte arrive, inondation, des maré debout et hop, tout dégringole. Ça vous l'avez vu, c'est pas seulement les ponts qui dégringolent. C'est pas seulement les voitures qui sont entraînées pour la plus grande joie de ce qu'en vendent. et la consternation des assureurs part avec le réseau des goûts tout démantelé, le réseau d'eau potable tout parti en morceaux les lignes, l'électricité.

Alors mes amis, vous avez déjà vu ça ? Ça s'est passé dans les landes, il y avait une grosse tempête. Tous les arbres patat tout partout par terre.

Aussitôt les agents de DF arrivent, les retraités, ceux qui étaient au boulot la nuit, le jour, sans arrêt, en même pas 48 heures, ils ont rétabli le courant partout. Les autres sont arrivés de tous les côtés touchou a coupé le bois. On l'a chargé, on l'a mis dans les première fois, deuxième fois, on a réparé aussi vite qu'on a pu et on a coupé tout ce qu'on a pu.

Mais la fois suivante, on n pas tant réparé que ça. Puis le bois, il est resté là. Et ben la civilisation humaine, c'est à ça qu'elle va être confrontée.

Le changement climatique, son premier résultat, ça va être la dislocation des réseaux qui cesse de fonctionner en commençant par l'énergie, la flotte et ainsi de suite. Je v pas vous faire toute la liste. Et à ce moment-là, vous êtes au pied du mur.

Qu'est-ce qu'on fait ? Et ben, écoutez, c'est pas difficile à comprendre quand même. Non, qu'est-ce qu'on fait ?

Vous avez qu'à vous payer une citerne chacun que vous mettez sur votre maison si vous en avez une et puis vous avez qu'à acheter un groupe électrogène. D'accord ? Ça c'est chacun pour soi parce qu'il y a celui qui aura pas d'eau puis qu' aura pas d'électricité puis d'ailleurs qu' aura pas de route et cetera et cetera.

Et puis l'autre solution c'est on va le faire tous ensemble et ça va pas se passer comme ça s'est passé par exemple dans la drôme où ils ont dû attendre plus de 10 jours qu'on rétablisse l'électricité. Par conséquent, il va falloir réquisitionner, mobiliser sans arrêt. Il va falloir installer des choses plus fortes, plus stable, adapté à ce changement.

Les réseaux des égouts dans les dans les endroits où il tombent de telle quantité d'eau, faut les revoir. Les réseaux d'eau potable, pareil, il faut reprendre tout ça. Il faut de l'argent mais il faut de l'intelligence humaine.

Faut du dévouement, faut des bras, faut des têtes. C'est ça dont on a besoin. d'une société, pas d'une addition d'individu, d'une société de gens qui ont décidé qu'on laissera tomber personne, que c'est bon pour personne qui en est qui n'ont ni eau, ni électricité, ni moyen de se soigner, ni possibilité d'éduquer leur gosse.

C'est bon pour personne. Pour personne. Le monde des égoïstes est un enfer pour tout le monde, y compris pour les égoïstes.

Voilà dans quoi on est. C'est un immense défi. Vous croyez pas qu'on a autre chose à faire que de se peler pour cette histoire de recette de retraite ?

Vous croyez pas que les membres du gouvernement on autre chose à faire que d'aller faire les pitres sur les les plateaux à parler de trucs auxquels ils comprennent rien ? Est-ce qu'ils auraient pas plutôt dû être à la COP 25 où la France n'a brillé que par son absence ? Voilà ce qu'il devrait faire.

Pourquoi le budget de la France, on ne s'occupe même pas de savoir s'il est dans les clous, dans les rails de l'engagement qu'on a pris à la COP 21. Ça les intéresse pas. Et là encore, ils viennent de passer par un détour d'un amendement de l'homme qui a vu l'ours qui connaissait le pingouin.

Encore un amendement pour faire continuer l'exploitation de l'huile de palme au profil au profit de total sans tenir aucun compte des désastres que ce genre d'activité peut générer sur la planète. C'est ça les défis de l'humanité d'aujourd'hui. C'est ça les gouvernements que vous devez élire.

Des gouvernements d'intérêt général, des gouvernements qui fassent face à l'urgence écologique et sociale qui est devant nous. Ça peut pas continuer comme ça en excitant la jalousie, la compétition entre les individus, en méprisant les plus faibles, en ne s'occupant pas des autres, en laissant spectacle odieux et insupportable. Chaque année de 1000 personnes mourir dans la rue de la rue, c'est insupportable, c'est un signal.

Alerte mes amis, ce monde est maudit s'il doit continuer comme ça. Voilà pourquoi cette histoire de la retraite c'est pas qu'une affaire de comptabilité, c'est une vision du monde. Et cette vision du monde, elle fait de nous les héros.

Oui, il est héros d'un nouvel épisode de ce qu'il y a de meilleur dans notre société, de ceux qui se dévouent pour les autres qui ne pensent pas qu'à eux-mêmes, qui ne sont pas pour le sauve qui peut le chacal pour soi. Tous ensemble, mes amis. Merci.

Vous êtes patient. [Musique] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Musique] [Applaudissements]