Réunion publique à Ricamarie avec Andrée Taurinya et Manuel Bompard
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Applaudissements] Bonsoir à toutes et tous. Alors, merci d'abord d'être venu aussi nombreux ce soir à la Rica Marie. vraiment ça fait chaud au cœur.
Je suis assez ému de m'adresser à une aussi grande assemblée euh après le déni de démocratie qu'on a vécu cet été et désormais le programme de destruction sociale que comporte le le projet de de budget de Macron et Barnier. C'est vraiment fondamental de voir qu'on continue à se mobiliser toutes et tous. Les insoumis, nous on lâche rien que ce soit à l'Assemblée nationale ou les militants locaux et le le soutien voilà de de toutes et tous dans ces mobilisations est absolument fondamental.
Donc merci encore d'être ici avec nous ce soir. Alors avant de passer la parole aux différents intervenants, je vais donner quelques informations pratiques sur la fin de la réunion. Euh il y aura une buvette à disposition, donc euh vous pouvez euh la trouver sur votre gauche en sortant.
Il y a aussi euh des tractes et des affiches. Vous pouvez vous servir, c'est à disposition. Et euh enfin, il y aura un drapeau euh pour la quête donc euh qui permet qui nous permet de financer les actions localement, l'impression de tracte, d'affiches par exemple.
Euh il y a aussi des stands euh vous pouvez vous y rendre euh pour s'inscrire sur les groupes d'action sur Action Populaire et euh un stand euh d'un de nos camarades qui peut vous présenter euh ces ouvrages. Alors sans plus attendre, je commence donc euh la suite de cette réunion qui est dédiée au budget, vous le savez. Donc le gouvernement a prévu euh de voler 60 milliards d'euros euh aux retraités, aux familles modestes et aux services public.
Euh nous, on a des alternatives à ce budget-là. Donc on va vous les présenter ce soir et vous présenter euh quel où en est où en sont les discussions à l'Assemblée et au Sénat et quelle carte il nous reste dans le jeu institutionnel pour lutter contre ces mesures. Alors, tout d'abord, je vais remercier la municipalité de la Rica Marie qui nous accueille gracieusement ici ce [Applaudissements] soir et plus particulièrement monsieur le maire Cyril Bonnefois qui nous fait l'honneur d'être ici. [Applaudissements] Monsieur le maire qui est aussi infirmier et qui est ici présent ce soir avant d'aller travailler de nuit à l'hôpital et qui en sait donc quelque chose sur les conséquences des coupes budgétaires sur l'hôpital public.
Voilà, je vous laisse la parole. Mesdames et messieurs, cher Manuel, cher André, je suis très très honarie. Pourquoi cet honneur ? parce que cette ville est une ville qui est complètement à l'écoute de ce que propose aujourd'hui le Nouveau Front populaire, y compris bien évidemment dans lequel il y a LFI.
Cette ville est une ville ouvrière marquée par un postindustri par le postindustrialisme qui a abîmé et ventré nos terres mais qui a aussi produit une classe ouvrière qui continue à vivre dans cette ville. Une ville qui comme la classe ouvrière et comme toutes les zones de production ont conduit à un processus migratoire important. Donc on est une forme de ville port, une ville qui s'ouvre à la Terre et à la planète et quelque part c'est d'une grande richesse et c'est complètement conforme à ce que vous portez au sein du combat que vous portez au niveau du nouveau Franc Populaire de Lafi.
Vous dire également que cette ville, elle a une histoire importante, récente mais ancienne. ancienne parce que dans cette ville est né Michel Rondé, l'un des précurseurs des mines des mines un des précurseurs de vous m'excuserai j'ai travaillé de nuit donc j'ai pas j'ai pas les mots qui viennent spontanément mais en tout cas de cause qui est un des presque cruurs et qui a qui a travaillé à à la à la construction des premières mutuelles ouvrières la fraternelle qui a été certainement eu un des prémisses à la construction de la sécurité sociale une sécurité sociale qui vous le disiez tout à l'heure est bien mal mené bien abîmé. Nous passons avec ce projet de loi de financement de la sécurité sociale à une situation où près de 50 % de l'assurance maladie sera financé par le grou les groupes assuranciels ou mutuels.
C'est inédit et c'est dangereux. On est très loin de ce projet de société qui visait à construire le 100 % sécurité sociale intégrale pour sécuriser chaque parcours individuel, pour sécuriser le fonctionnement de nos sociétés qui étaient complètement fraternelles et humaines. Nous sommes très loin avec les décisions gouvernementales de ces derniers temps d'assurer la cohésion sociale de nos territoires.
On est en train d'asphyxier proprement les collectivités territoriales avec toutes les décisions qui sont arrêtées. Je les rappelle Pelmel 4 % de moins 4 % de plus de cotisation sur la CNRSL des 10 % d'amputé sur le fond de compensation TVA qui également la impact qui va impacter les dotations globales de fonctionnement qui ne compensera plus la taxe d'habitation via la la TVA comme ça ça l'était prévu au départ. Donc autant d'argent qui seront en moins en proximité et en direction de la vie d'Éric Amandoise et d'Éric Amandois et plus largement pour chacun d'entre vous. dire également que cette société qui nous prépare est une société qui va affermir et appauvrir davantage le tissu économique local parce que c'est dans ce tissu économique local que n que c'est c'est par la production et les commandes des collectivités locales que née la production ouvrière et que né la production donc des entreprises locales et que né la richesse locale.
Donc ce sera autant de menaces qui pèsent par les choix gouvernementaux. Dire également que l'hôpital public va être encore une nouvelle fois abîmé, va être éventré, va être cassé, va être soudé et on va laisser ouvrir par le manque de praticiens hospitalier, par le manque de moyens donné à l'hôpital public, on va laisser ouvrir à la concurrence privée de plus en plus féroce. dans les épades, on le disait puisqueil y avait il y a un récent bouquin les fauxoyeurs qui ont dénoncé la situation des Épades mais également dans l'hôpital de manière générale.
Nous n'avons plus de praticiens hospitaliers pour offrir une offre sanitaire complète sur nos territoires. Nous n'avons plus également sur notre territoire des médecins, des kinésithérapeutes, des diéticiens, des personnes qui nous accompagnent au plus près de nos villes et on a besoin de ces soins primaires pour construire une société. solidaire et là-dessus encore pas de solution pas de proposition simplement une dépense d'assurance maladie qui sera contrainte une des dépenses d'assurance maladie qui seront contraintes mais qui accompagneront une nouvelle fois une partie de la société qui un peu plus riche que les autres les médecins qui seront eux valorisés dans leurs actes médicaux qui du coup pourront réduire pourront réduire leur temps de travail peut-être et peut-être légitimement et qui pourront certainement qui ne pourront pas offrir les soins qui sont nécessaires à notre population. dire également que vous êtes Manuel et André tous les deux des sources d'espoir, des paroles dans ce dans ce marasme, j'allais dire idéologique où effectivement on n'entend plus parler de projets de société, on écoute que l'intérêt privé des plus puissants.
On entend plus parler de l'internationalisme, on entend plus parler de l'impérialisme. On nous impose une vision de la société qui finalement abîme, altère et nous amène une perception de société qui est complètement faussée. Comment ne pas faire allusion aujourd'hui notamment dans un ville dans une ville port ou dans une ville monde à ce qui se passe en Palestine et au Liban ?
Et comment ne pas dire que cette impunité délivrée, ce chèque en blanc qu'on donne à Israël qui fait n'importe quoi, n'importe comment, en dépit de tous les accords internationaux des droits de l'homme, comment on ne peut on ne peut ne pas contester et combattre ? Vous faites partie de ces paroles qui disonnent. [Applaudissements] Alors, je résume, service public abîmé, cohésion sociale cassée, commande publique en moins, euh donc international non respecté, le droit international non respecté.
Jusqu'où va conduire ce pouvoir ? Jusqu'où va aller cette impunité qui nous empêche de raisonner ? Alors, il y a des sources d'espoir.
Votre parole est source d'espoir, mais vos actions à chacun d'entre vous au quotidien est utile. Elle est indispensable pour que cette société plus juste, plus solidaire puisse voir le jour. On a besoin de vous.
On a besoin des militants des sans papiers. On a besoin des amicalistes, des personnes qui au quotidien au quotidien s'intéresse au plus petit, au plus vulnérables. Merci à [Applaudissements] eux.
On a besoin et j'en parlerai avec pu, on a besoin des hospitaliers qui se battent chaque jour pour essayer de trouver des solutions au quotidien qui sont appelées sur leur temps personnel pour revenir sur leur poste de travail. Voilà la réalité du monde hospitalier et on a besoin d'eux [Applaudissements] également. On a besoin également de ces militants sportifs qui donnent du temps en direction des gamins et des quartiers populaires qui font en sorte que ces enfants puissent s'exprimer, puissent grandir dans de bonnes conditions.
On a besoin d'eux. Merci à eux. [Applaudissements] On a besoin des militants écologistes, des personnes qui raisonnent plus largement que le quotidien, qui nous amènent à réfléchir plus large société, qui nous amène à penser l'éternité, même si parfois on a du mal à l'imaginer, mais on a besoin de ces personnes-là, ils sont utiles dans la compréhension de la société.
Merci à eux. [Applaudissements] Et on a indispensablement besoin de rêver, de penser la société, de la réfléchir pour qu'elle soit plus émancipatrice, plus développant pour l'intérêt commun, plus à l'image de ce que vous êtes les uns les autres. On a besoin de cette société qui amène les hommes à penser en direction des plus fragiles et des plus vulnérables.
Et je sais que c'est ce qui nous mobilise les uns les autres. Donc, j'aurais également un grand remerciement à poser à tous les militants syndicaux dans leur boîte qui essayent de réfléchir, de penser à la société, de prendre part aux décisions qui les intéressent. Bravo à eux également. [Applaudissements] Alors Manuel André, vous avez tous les deux une un grand poids à porter.
On compte beaucoup sur votre parole. Je l'écoute avec intérêt comme j'écoute l'ensemble des dirigeants du Nouveau Front populaire. Je dis et je redirai que dans cette salle récemment, il y a eu Clair et Donon qui a pris la parole sur les droits et sur notamment notamment le territoire Zéronacour qu'on expérimente sur la Ricam Marie.
On a eu également un meeting national et c'est encore d'actualité sur la réforme des retraites qui a lieu dans cette salle avec l'ensemble des représentants mass syndicaux. Donc c'est une salle qui est conforme à l'histoire de la Rica Marie. conforme à cette histoire pénétrée, imprégnée de classe ouvrière et impénétré pénétré par cet internationalisme qui fait la richesse et la beauté de notre [Applaudissements] monde.
Il y a urgence, je le dis, c'est pas qu'à vous deux, à tous. Il y a urgence à réfléchir, à penser et à réfléchir une société plus humaine, plus orientée en en destination des plus des plus fragiles, à destination de la classe ouvrière et plus largement les exclus de cette classe ouvrière. Je vous invite à réfléchir et à penser comme nous le propose Sainté Populaire, ils ont tracté, ils ont proposé.
Moi, je suis intéressé par ce qu'ils font mais comme je suis intéressé par tout ce qui se passe qui concourt à cette urgence d'unité. Donc je vous remercie à ce pour le travail que vous allez ouvrir dans ce sens-là. On a besoin de votre parole mais on a besoin de cette unité-là.
Merci. [Applaudissements] Alors ces politiques de destruction sociale, elles conduisent aussi inévitablement à des plans de sauvegarde dans de nombreuses entreprises. C'est quelque chose qui marque notre actualité au-delà de tout ce qu'on a déjà évoqué.
Et c'est pour cette raison qu'on a décidé aujourd'hui de donner la parole à Cédric Kemenner qui est employé de la firme Casino depuis plus de 30 ans, depuis 31 ans aujourd'hui exactement et qui va donc témoigner du plan de sauvegarde qui a lieu en ce moment à Casino et que subissent tous les salariés. [Applaudissements] Bonsoir à tous. Merci de bien vouloir m'écouter.
Merci à André et aux camarades des boucles qui dès que la réunion publique avec Emmanuel a été annoncé ont tout de suite mis sur le sujet de de cette réunion le sujet du groupe Casino qui je sais que dans la région est quelque chose qui questionne beaucoup et qui touche beaucoup parce que nous avons tous de près ou de loin quelqu'un qui a travaillé ou qui travaille pour le groupe Casino dans dans la région. Et c'est donc en ce nom-là que je viens vous parler de notre descente aux enfers. Euh et tenter rapidement avec le peu de temps qui m'est consacré euh d'expliquer un petit peu la situation.
Donc pour résumer la situation du groupe Casino en fait euh il faut d'abord parler de la finance et parler de celui que l'on appelait le Mozart de la finance, monsieur Jean-Charles Naouri qui en fait a tout simplement détruit un groupe familial plus que centenaire hein et qui l'a fait en fait tout simplement en s'appuyant sur ce qu'il avait lui-même construit et produit. euh lorsqu'il était directeur de cabinet euh de monsieur Bergavois avec euh son plan sur la euh déréglementation des marchés financier et du contrôle des crédits. Et c'est donc via cette connaissance-là qu'il a par la suite euh permis de se bâtir un empire avec euh une construction complexe de société via des holdings et une boulimie d'achat, une boulimie euh de prédation de différences et de diverses entreprises familiales d'OB dopé à de la dette tout simplement.
Et en 2015 en fait ont commencé à se questionner des personnes et notamment Moody Waters par exemple sur quelle était la réelle valeur du groupe casino et quelle était la réelle valeur et quelle était la réelle part de la dette du groupe. On parle de 5 milliards, on parlait de 6 milliards, on parlait de 12 milliards. Suite à ça, le groupe a entrepris de nombreuses plans de session de ces actifs avec en commençant d'abord par des actif dit non stratégique notamment l'immobiliaire puis des actifs un peu plus stratégiques et l'ensemble de ces filiales à l'international jusqu'à en arriver en en novembre l'an dernier 2023 au coup de grâce avec l'annonce complète de la vente de l'ensemble des supermarchés marchés et de l'ensemble des hypermarchés en France et du départ de l'ensemble de nos collègues vers d'autres groupes et je parle de milliers de collègues qui avaient partagé cette aventure avec nous.
Aujourd'hui, le groupe n'a plus le même actionnaire car Jeanstral Naouri n'a pas eu d'autre choix que de placer le groupe en procédure de sauvegarde accélérée. le tribunal de commerce a statué un effacement de la dette pour environ 5 milliards en contrepartie d'action donnée au créanciers notamment les banques qui s'étaient déjà bien servies sur la bête et avec également l'apport d'un nouvel actionnaire et un fond et un fond d'investissement pour un investissement d'un milliard d'eur a été aussi également mis en place un h plans de sauvegarde de l'emport sur l'ensemble des sociétés du groupe avec plus de 3000 suppressions de poste sur les fonctions siège du groupe. Au moment où je vous parle, les courriers de licenciement sont en train de partir.
Certains sont déjà partis, certains partent environ la semaine prochaine, mais c'est plus 3000 de nos collègues qui vont nous quitter dans les jours à venir. Et je voudrais également avoir un mot pour euh les milliers de salariés euh des magasins anciennement euh casino qui maintenant se retrouve chez Auchamp qui lui-même vient d'annoncer qu'il allait céder des magasins et qui lui-même a vient d'annoncer qu'il allait mettre en place un plan de sauvegarde de l'emploi. J'ai dépensé pour les salariés qui sont partis chez Carrefour qui se lancent vers une modification, une transformation de son modèle vers un modèle de la franchise et également sur les collègues qui sont partis chez Intermarché, groupe d'indépendants où les salariés n'ont plus aucune protection, plus aucun garde de fou puisqu'ils ne sont uniquement couverts que par une convention collective nationale qui date des années 1990. et et on parle en fait de personnes qui rapport c'était il n'y a pas si longtemps que ça était de la deuxème ligne et de femmes avec des salaires euh très faibles, des contrats très courts euh qui euh pendant le Covid ont dû tenir et ont dû et ont tenu pour nous permettre à tous de nous nourrir pendant cette période là.
Et maintenant, ils ont été abandonnés et ils nous ont quitté. Et je voulais absolument avoir un mot pour eux aujourd'hui et euh parce que ça me paraissait [Applaudissements] important. Alors, le groupe maintenant, je suis incapable de vous dire s'il est complètement sauvé.
Notre nouvel actionnaire vient d'annoncer une stratégie, un plan pour 2028. On ne peut que souhaiter que ça le marchera. Mais notre demande nous, c'est un réel contrôle maintenant du politique et un réel contrôle de l'État sur ce que font les financiers au sein de nos entreprises et de nous aider nous les salariés à avoir un réel contrôle et avoir une réelle vision de ce qui se passe pour nos sociétés et sur l'avenir de nos emplois. [Applaudissements] On pourra jamais revenir en arrière et c'est super difficile, je vous le dis avec l'émotion que j'ai, euh de faire le deuil complet de ce qui a été le groupe pour nous, cette famille qu'on a eu et de tous nos collègues qui sont partis et d'autres qui partiront peut-être bientôt.
Mais pour nous aider à faire ce deuil, ce dont on a aussi besoin. Et c'est en ça que nous avons besoin du politique. C'est nous avons besoin de justice.
Nous avons besoin Nous avons besoin que la la justice passe. Nous avons besoin d'une enquête sénatoriale, d'une enquête parlementaire et je ne sais quoi exactement parce que je ne suis pas maître de tout ce de tous ces mécanismes mais les responsabilités doivent être établies clairement. La responsabilité de notre ancien actionnaire est clair et nette.
Maintenant, il doit passer devant la justice. La responsabilité des banques est claire et nette. Il faut les mettre sous contrôle.
La responsabilité de l'État aussi est importante. Il a laissé faire. Il n'a pas mis de garde de fou et il nous a laissé dans cette situationl. [Applaudissements] Voilà, c'était tout ce que je voulais vous dire aujourd'hui.
C'était un peu avec un peu d'émotion, mais merci de votre [Applaudissements] écoute. Alors, je parlais tout à l'heure de l'importance des mobilisations locales. Ici localement, il y a un collectif qui s'est monté récemment, un collectif de locataires d'habitat métropoles qui luttent contre l'augmentation astronomique des charges et pour avoir le droit de participer aux décisions de la gestion d'habitat métropole.
Donc, on a la chance d'accueillir ce soir deux membres de ce collectif qui vont nous exposer ce soir les enjeux de cette mobilisation. Donc, j'accueille Joël Buissonnière et Ahmed Abdel Dawaoud pour ce collectif d'habitat métropole. [Applaudissements] Bonsoir à toutes et tous.
Un mot de remerciement aux organisatrices et aux organisateurs pour cette invitation pour porter la parole du collectif des locataires d'habitat métropole. On va avec Joël pour ces quelques minutes vous faire un bref historique de notre démarche, vous présenter nos actions, nos initiatives. Je vais juste sortir du cadre qu'on m'a demandé d'intervenir et prendre une minute pour évoquer la situation en Palestine en particulier au proche Orient général.
En [Applaudissements] effet, en effet, alors qu'on nous annonce des coupes budgétaires à tous les niveaux, on apprend que le budget militaire pour 2025 sera lui augmenté augmenté sera lui en hausse de plus de 3 milliards et le fera passer à plus de 50 milliards. Il nous faut dénoncer cette hypocrisie qui consiste d'un côté à diaboliser ceux qui dénoncent génocides à l'arrêt des ventes d'armes et qui appelle au respect du droit international et d'un autre côté de continuer à armer un gouvernement génocidaire et des dictatures. La faillite morale de nos dirige de nos dirigeants politiques est totale ainsi que le naufrage médiatique.
Où sont passées vos valeurs universelles ? Qu'avez-vous fait de votre conscience alors que Joseph Boret, le chef de la diplomatie européenne, nous dit, je cite, "J'ai épuisé tous les mots pour expliquer ce qui est en train de se passer au Moyen-Orient ou quand James Elder porte-parole du fond des Nations unies pour l'enfance à propos des enfants tués au Liban et à Gaza nous dit "Une tendance déconcertante se dégage. Ces morts sont accueillies avec inertie par ceux qui sont en mesure de mettre fin à cette violence.
La transition, elle est difficile mais bon on est obligé de pour revenir à notre collectif qui regroupe à ce jour h secteurs d'habitation de Saint-Étien et Firmini, il s'est constitué en janvier 2024 en particulier sur les hausses injustifiées des charges et la dégradation totale du parc locatif, réhabitation au rabet, problème de chauffage, facturation de VMC inexistence inexistante pardon facture uration d'eau incompréhensible, ascenseur fréquemment en panne et pas réparé et bien d'autres graves dysfonctionnement. Ajouter à cela un mépris total de la part d'Abid Métropole quand vous demandez des explications face à tous ces problèmes. Au mois de février, nous avions remis une pétition de plus de 1200 signatures.
Pétition qui avait qui avait été recue en un mois et qui avait été remise aussi en présence d'André Torinia. Cette pétition était accompagnée de revendication. Au mois de mai, une délégation de 16 personnes a été reçue tant bien que mal par la direction d'habitat métropole.
À cette occasion, nous avions remis un mémorandum qui comporte qui qui comporte six points. Ce mémorandum, on le dit, on le redit, est la base de notre revendication et de discussion. À ce jour, aucune réponse satisfaisante n'a été apportée par la direction d'habitat métropole.
Pour être précis, dans un certain nombre de secteurs d'habitation, nous venons de recevoir pour l'année 2023 les décomtes des charges en notre faveur avec unour un remboursement de la crise d'énergie. C'était une de nos revendications. Peut-être que les les lignes commencent à [Applaudissements] bouger.
Nous avons interpellé les deux les deux députés pardon du nouveau Front populaire André Torinha et Pierre Pierry Courbon pour nous soutenir dans notre démarche. En effet, si le collectif des locataires est indépendant politiquement, nous souhaitons politiser la question du logement social car on assiste ces dernières années à de graves dérives avec une marchandisation du logement social. Pour terminer, avant de laisser la place, la parole pardon à Joël, une précision adressée à la direction d'habitat métropole.
Notre seule ambition dans notre démarche est de défendre le logement social. [Applaudissements] Devant cette situation, nous avons décidé d'agir. Nous nous sommes regroupés avec la CLCV.
Nous organisons des rencontres en bas des immeubles avec les locataires où nous recueillons leurs problèmes. Nous leur proposons de s'organiser en groupement. Actuellement, comme l'a dit Ahed, h groupements de locataires créés avec plus de 100 locataires.
On ils vont désigner donc leur représentant à la et qui va être désigné ensuite par la CLCV à Habita Métropole pour que nous puissions donc être reconnus et accéder au droits collectifs. Nous voulons avoir le contrôle des charges. Donc habitat Métropole devra accepter de discuter avec les représentants de locataire sur la résolution des problèmes, les associés les associés à tous les travaux concernant leur immeuble.
Les premières rencontres de locataire que nous avons effectué à confirmer tout ce qui a été dit dans le mémorandum, à savoir l'explosion des charges, une gestion chaotique des compteurs d'eau à relever à distance, le chauffage qui il y a un manque de chauffage dans tous les bâtiments. Des travaux réalisés au rabé, l'impossibilité d'obtenir des explications par habitat métropole. avec un mépris qu'à chaque fois qu'on les appelle, c'est même pas pensable d'imaginer un tel mépris.
Nous je voulais aussi préciser que nous allons euh samedi assister justement à l'atelier des lois. C'est une réunion publique pour élaborer des nouvelles lois et faire en sorte que nous soyons entendus. Cet atelier des lois aura lieu donc le samedi 23 novembre 2024 à 14h à la la mécan lake de Chaplon 68 rue Victor du Champ à Saint-Étienne.
Je vous remercie. Merci à tous. Alors, la mention de cet atelier des lois me permet de faire la transition parfaite avec notre prochaine intervenante André Torinha puisque on a vu donc comment ces couples budgétaires se manifestent, se répercutent concrètement sur la vie quotidienne des Français et des Françaises et en particulier des classes populaires.
Et on a vu aussi que les mobilisations, elles s'articulent entre le local et le national. Et cet atelier des lois y permet de se rendre compte de la manière dont on travaille à l'Assemblée et André va nous en parler ce soir. Donc j'ai le plaisir de de l'accueillir.
André Tour, donc notre député de la deuxè circonscription de la [Applaudissements] loi. Merci euh merci à vous toutes et à vous tous. C'est c'est vraiment très émouvant de de vous voir aussi nombreux parce que je sais tout le travail qu'il a fallu aussi à Amon, toute l'énergie qu'il a fallu pour arriver à remplir cette salle.
Donc moi, je veux tout d'abord remercier le maire qui est encore là, il est pas encore parti. Merci beaucoup Cyril. Merci beaucoup et euh et merci merci pour ton discours aussi euh qui est comment dire qui m'a qui m'a ému parce que justement tu as beaucoup parlé de de l'hôpital, c'est normal et tout à l'heure nous étions avec Manu, nous étions au CHU où on a rencontré je j'en reparlerai tout à l'heure.
Donc merci, merci à toi parce que la salle est magnifique et pour moi elle elle raisonne de tous les ateliers qui avaient été organisé au moment de des états généraux d'immigration parce que tu avais mis cette salle aussi à disposition pour ce grand événement qui qui montrait aussi toute l'activité du collectif pour que personne ne dorme à la rue. à l'époque, je n'étais j'étais présidente d'une association de d'accompagnement de demandeurs d'asile et ça avait été un très grand moment et ça prouvait aussi que ces liens de solidarité euh et de je sais pas comment dire oui de d'accueil comme tu l'as dit hein, c'est une ville port et c'est un peu c'est pas simplement la Ric Marie mais c'est à Saint-Étienne et c'est aussi dans la loi. J'aime bien rappeler que les premiers immigrés venaient de la Haute Loire et la Haute Loire est présente ici.
Merci les camarades de la Haute Loire. Donc merci à à tous les militants qui ont distribué quand même que je vous dise 19000 tractes qui ont collé des affiches. Donc il y a une équipe, on les appelle les colleurs fous.
Donc bravo à eux, on les applaudit. On a été aussi euh assez inventif parce que comme on se déportait euh à la Ric Marie, on a organisé des covoiturages. Donc merci à Fabien aussi qui a créé ce cet outil pour bien se coordonner.
Et oui, et je vois un camarade que j'ai vu l'autre jour à Lyon devant le rectorat qui grâce à ce covoiturage est venu. Donc, il y a même des Lyonnais qui sont venu, [Applaudissements] hein. Et puis je veux aussi remercier très chaleureusement nos attachés parlementaires, les tiens, Manu et les miens qui aussi ont fait un travail de fou et aussi le service d'ordre parce que c'est souvent les oublier et un peu les punis parce que ils assistent à la réunion publique sans trop y assister mais s'ils étaient pas là, on ne pourrait pas non plus organiser cette réunion.
Donc merci à vous. Alors, avant de rentrer un peu plus dans le détail, euh je voudrais aussi euh prendre le temps de rendre un hommage à une personnalité qui nous a quitté récemment, que beaucoup de gens ici connaissent. Il s'agit de Michel Nebou.
Michel Nebou était médecin, psychiatre. d'une renommée nationale qui avait beaucoup beaucoup œuvré pour la légalisation de l'IVG. Donc c'est un sujet bien sûr tant que femme qui tient à cœur mais qui tient à cœur à toute la société.
Grâce à lui, voilà, la société aussi a avancé et a permis cette légalisation. Il a aussi beaucoup travaillé pour la prévention du suicide et c'est grâce à lui qu' a été créé le centre pardon l'Union nationale de prévention du suicide et il a aussi beaucoup travaillé pour accompagner les toxicomanes et on lui doit la création du centre Rambo à Saint-Étienne qui accompagne les toxicomanes. Je vais pas vous demander une minute de silence, mais je vous propose qu'on l'applaudisse bien [Applaudissements] fort.
Alors tout à l'heure au CHU, on était accompagné d'un journaliste de France Bleue qui m'a dit "Mais pourquoi pourquoi Manuel Bonpard à à Saint-Étienne ?" Alors je lui ai dit "Mais pourquoi pas déjà ?" Et puis euh et puis surtout voilà ce dont on a besoin, je crois en ce moment, c'est ce qu'on s'est dit avec les camarades pour organiser cette réunion, on a besoin de se retrouver dans des moments collectifs comme ça, dans des moments où on échange euh nos expériences, où en tant que parlementaire, on peut aussi vous expliquer ce qui se passe à l'Assemblée, mais on a besoin de moments collectifs, on a besoin de se retrouver et particulièrement après le après les législatives que nous avons gagné. [Applaudissements] Mais et ici et ici dans la Loire, ben on a quand même maintenant deux députés NFP.
Dans ma circonscription, moi je tiens encore à remercier les 300 personnes qui se sont spontanément déclaré volontaire pour voilà pour participer à la campagne. C'était vraiment un moment très très fort. D'ailleurs, je tiens la saluer mon suppléant qui est là que je vois Samir Mouli.
Voilà. Donc on a vécu quand même un moment où on était tous ensemble. Voilà, dans cette campagne, elle a été forte, on l'a gagné et puis bon après on a l'impression que la victoire nous a été volé quand même puisqu'il a fallu attendre très longtemps pour avoir un premier ministre euh qui est qui fait partie du groupe parlementaire le plus petit de l'Assemblée et du parti politique qui a perdu toutes les dernières élections.
Donc moi quand je discute avec des gens, je sens une certaine amertume ou parfois un sentiment un peu de de désespoir. Ouais mais alors on a tout fait et puis maintenant alors à quoi ça sert ? On est là aussi pour pour se dire que quand même oui, ça sert parce que quoi qu'il disent, quoi qu'il fasse à l'Assemblée nationale, nous sommes le groupe majoritaire.
C'est nous la majorité, c'est pas les macronistes, c'est pas les républicains et c'est pas non plus le Rassemblement national. Alors [Applaudissements] voilà, il faut euh il faut savourer cette victoire, il faut se le redire parfois quand on a le moral qui flanche peut-être. Il faut avoir ça en tête.
Et moi, je veux vous donner par exemple quel enfin vous donner des exemples qui montrent ce qui a quand même changé à l'assemblée. Bon c'est vrai, on a toujours la même présidente de l'Assemblée nationale. Ça voilà.
On n' pas réussi on n' pas réussi à la virer et nous on avait un candidat, c'était André Chassign euh mais bon ça l'a pas fait. C'est quand même la ruse he qu'ils ont trouvé. C'est-à-dire qu'ils ont fait voter des ministres des missionnaires qui étaient quand même députés.
Donc ils arrivent toujours à trouver des combines. Mais bon ça c'est vrai, on l'a pas gagné. Mais mais nous avons quand même deux vicprésidentes de la du groupe parlementaire la France insoumise.
Nous en avons gagné un 3è du groupe des écolos. Je crois que c'est bon hein, je me trompe pas dans le calcul. Donc imaginez-vous quand même que euh au niveau du bureau de l'Assemblée nationale, ça change beaucoup de choses.
On a trois vicesprésidentes, présidentes et président et on a euh deux secrétaires, ce qui fait que le la composition du bureau de l'Assemblée change. Et moi, j'en suis particul enfin on est on en est tous particulièrement fier. On a pour la première fois une femme noire vice-présidente de l'Assemblée nationale et Nadge, on t'applaudit bien fort.
On a aussi bien sûr Clémence Geté et ça je peux vous dire que quand elle préside les séances, c'est quand même si elles nous font pas de cadeau hein, c'est quand même beaucoup plus agréable quand par rapport à à l'autre. Voilà. Alors cette recomposition du bureau, elle a eu déjà un premier effet très important, c'est qu'elle a permis de rendre recevable le texte que nous proposions sur la destitution de Macron parce que je pense que là, vous êtes tous d'accord, hein.
Et donc cette destitution, comme le texte a été jugé, recevable en commission des lois. Vous savez que moi je siège en commission de loi. Nous l'avons examiné et normalement il aurait dû arriver dans l'hémicycle et s'il ne l'a pas s'il n'est pas arrivé dans l'hémicycle c'est tout simplement parce que le Rassemblement national ne Marine Le Pen ne l'a pas ne l'a pas voulu.
Et là il va se passer quelque chose c'est que vous le savez la semaine prochaine nous avons notre niche parlementaire. La niche parlementaire c'est la journée qui est donnée à un groupe parlementaire. il a toute la journée de 9h à minuit pour présenter tous les textes qu'il veut et nous voulions présenter comme texte, nous voulions représenter ce texte de la destitution.
Encore une fois, ça a été jugé recevable par le bureau de l'Assemblée où nous sommes majoritaires, mais le président de la commission des finances n'a pas voulu l'inscrire dans l'ordre du jour de la commission des finances. Donc en fait, nous ne pouvons pas l'examiner dans le cadre de notre niche parlementaire. Donc, nous allons lancer une pétition pour que monsieur Florent Boudier, député Florent Boudier, président de la commission des lois, inscrivve à l'ordre du jour de la commission des lois le texte de la destitution à vos stylos. [Applaudissements] Faut que j'aille vite parce que je vois que l'heure tourne.
Euh nous avons gagner aussi des batailles. On a quand même aussi deux commissions qui sont présidées par des députés de la France insoumise et pas des moindres. La commission des finances qui est présidée par Éric Okrêel et la commission des affaires économiques qui est présidée par Aurélie Trouvé.
Et il y a aussi une autre commission qui est présidée par une députée socialiste, la commission culture éducation. Ce qui a changé aussi, c'est que et là je vous le je vous l'annonce aussi avec un grand bonheur si vous n'avez pas eu encore cette information, c'est que jusqu'à présent, il y avait un groupe d'études à vocation internationale France-Palestine parce que la Palestine n'est pas reconnue comme un état et cetera alors que le Sénat a une commission une un groupe d'études, un groupe d'amitié France-Palestine. Et donc là, grâce à la recomposition du bureau, nous avons à l'Assemblée nationale un groupe d'amitié France-Palestine.
Voilà les victoires que l'on peut avoir et dont il faut se satisfaire. Et vous voyez, c'est important qu'on se retrouve là, qu'on se le dise pour prendre pour prendre de l'énergie. Nous avons euh hier eu euh beaucoup de de travaux dans les commissions pour préparer notre niche parlementaire et nous avons obtenu aussi dans ces commissions sur différents textes des victoires, je vous les rappelle, nous avons obtenu en commission l'abrogation de la réforme des retraites.
Ça veut dire que ce texte, il a été validé en commission. Il va être maintenant examiné la semaine prochaine dans l'hémicycle et on va voir qui est pour et qui est contre. L'âge de départ à la retraite à 64 ans bat les masques.
On a aussi on a aussi réussi à obtenir en commission des lois de fixer les prix de de l'électricité et du gaz non pas sur les prix du marché mais sur le coût de la production. ce qui va changer beaucoup de choses. On a aussi obtenu notre texte sur la reconnaissance des euh de la pénibilité des métiers féminins et on a aussi obtenu en commission euh le vote de notre texte pour fixer un écart maximum de salaire entre dans les entreprises.
Vous savez par exemple Tavares il touche je crois 36 millions d'euros par an ce qui équivaut à 40 années de de SMIC. Donc nous, on propose un texte pour h fixer un écart maximum et qu'il n'y ait pas comme ça un écart aussi important. Bon, voilà des voilà des moments de de victoire qu'il faut euh qu'il faut savoir euh savourer.
Et puis euh il y a les victoires que nous menons ensemble grâce à vous euh c'est-à-dire avec vos mobilisations comme ça a été dit précédemment. Euh voilà, par exemple les locataires qui s'organisent, qui se mobilisent. Nous, on vient en appui et on arrive, on va avancer, on va arriver à à trouver des choses.
On a eu quand même aussi grâce aux mobilisations qui ont eu lieu partout dans le monde euh enfin depuis des années et des années hein, des mobilisations pour la libération de George Ibrahim Abdallah. Donc là, on a une première étape. C'est pas c'est pas fini hein, c'est pas gagné mais c'est une belle une belle un début de de belles victoires.
Voilà. Donc l'idée c'est que il faut pas se résigner, il faut il faut rester optimiste parce que quand on est tous ensemble et quand on lutte, on avance. Il y a beaucoup d'initiatives locales qui ont lieu à Saint-Titienne et dans les environs.
Euh bon, il y a eu cette cette belle initiative sur les sur les charges locatives qui va avoir donc un aboutissement comme vous l'avez dit avec l'atelier des lois. Euh il y a Moi, je veux encore reparler du collectif pour que personne ne dorme à la rue parce que elle accompagne des familles qui se retrouvent sans toi et ça aussi c'est important. Il y a la colère qui grande sur plein de sujets.
Hier, j'étais devant la préfecture avec des agriculteurs, bon de la FNSOA, mais qui sont contre le Mercosur et donc nous aussi on est contre le Mercur et là aussi on devait normalement l'avoir dans notre niche parlementaire mais bon par une embrouille ça n'a pas eu lieu. Et donc moi je leur ai dit, vous allez bien voir qui va voter à l'Assemblée nationale puisque grâce à notre mobilisation et à leur mobilisation aussi, je pense finalement il va y avoir un débat sur le Mercur alors que nous dans notre niche parlementaire ça ne ça nous avait été interdit. Il y a tous les tous les salariés qui se mobilisent dans le dans le secteur public.
On a vu tout à l'heure les hospitaliers de la CGT avec avec Manu qui nous ont expliqué dans quel état était justement les les agents, les burnout et toute cette organisation managériale qui fait que on ne reconnaît plus, on n plus le sens de son travail et ce qui plonge souvent les gens dans un burnout, les le passage aussi à la journée de 12h qui rend les choses bien compliquées. Il y a beaucoup de mobilisation et donc nous en tant que parlementaire, on est là pour chaque fois venir vous apporter notre soutien et essayer de enfin remonter à l'Assemblée nationale avec vos revendications que on inscrit on inscrit dans le loi dans la loi. Je veux aussi avoir un mot pour les deux enseignants du lycée Mimar qui sont euh convoqués enfin a été déjà convoqué en commission en en cap disciplinaire comme on dit. au rectorat de de Lyon simplement pour avoir défendu leurs conditions de travail et avoir dénoncé des aberrations d'organisation de travail et des erreurs d'ailleurs des choses quand même assez graves.
Donc il y a aussi une pétition qui euh qui circule pour défendre ces deux enseignants du lycée MIMA et vous pourrez on vous donnera les les liens pour pouvoir le faire. Il y a aussi, vous savez en ce moment, on parle beaucoup des chemineaux euh qui moi je préfère enfin on essaie quand même de nous embrouiller beaucoup hein là-dessus parce que chaque fois on nous rappelle leur salaire Mirobolan. Voilà, en fait les chemineaux aussi ils luttent contre la comment dire la désorganisation de la de la SNCF.
Et je veux aussi donc vous parler, nous en tant qu'usagers, on doit défendre ces mobilisations du chemineau et je vois que euh à Retournac, il y a donc la fermeture annoncée de la gare de Retournac. Donc vous voyez, vous pouvez aussi signer cette pétition. Je pense que tout ça c'est très important parce que euh ça prouve que on peut s'organiser quand on est un collectif, quand on a un programme clair.
Nous nous avons un programme de rupture donc on peut s'organiser. Et je voudrais finir par évoquer aussi quand même la culture parce que Cyril, tu as parlé de rêver et cetera. Pour moi, ça me paraît très important et je sais que dans cette ville de la Ricamarie, il y a un centre culturel qui fonctionne très bien et euh je salue la compagnie de l'âme à la vague qui a eu qui a été en résidence ici et qui a créé ce magnifique spectacle derrière les fronts et qui a obtenu le label de l'UNESCO, hein.
Donc c'est aussi grâce à toi. Bravo [Applaudissements] ! Alors voilà, je pense que la culture aussi c'est très très important et je pense que il faut savoir être inventif aussi.
Stéphane disait résister c'est créé et créer c'est résister, je sais pas dans dans quel ordre. Je crois que c'est comme ça. Donc inventons, créons et [Applaudissements] [Applaudissements] résistons.
Alors, je fais juste un tout petit aparté. On me demande d'annoncer qu'il y a certains véhicules qui sont garés devant l'entrée des pompiers. Alors, si les personnes concernées peuvent les déplacer, s'il vous plaît.
Et euh on revient au cœur donc de la thématique de ce soir sur le budget avec Manuel Bonpard qui est coordinateur de la France insoumise nationalement, député de Marseille et qui est né juste à côté à Firmini, donc qui revient sur cette terre natale pour nous parler du travail à l'Assemblée nationale sur le budget. [Applaudissements] Mesdames, messieurs, merci pour votre accueil chaleureux, fraternel. Effectivement, tu l'as dit, je suis né pas très loin d'ici à Firminie et donc c'est un plaisir pour moi d'être avec vous devant une salle aussi pleine et c'est un plaisir pour moi, monsieur le maire, d'être ici aussi dans une salle d'une commune ouvrière.
Vous en avez parlé, une commune à laquelle je suis aussi attaché parce qu'il se trouve que une partie de ma famille, c'est pour ça que je suis né pas très loin d'ici, était originaire de Saint-Étienne et que mon grand-père travaillait à la mine. Donc c'est sûr que être ici aujourd'hui dans cette salle, je le ressens aussi personnellement et je sais que vous êtes nombreuses et nombreux ici dans cette région à savoir de quelle histoire on parle, de cette histoire qui a construit aussi ces solidarités ouvrières dont vous avez parlé et puisque monsieur le maire vous avez salué un certain nombre de personnes et vous les avez remercié et ben moi je veux vous dire aussi qu'il faut remercier les maires engagées, les maires qui se battent pour leur population, les maires qui travaillent parfois en plus de leur mandat et qui consacrent bénévolement une partie importante de leur vie à essayer de défendre la population de leur commune. Je voudrais bien sûr saluer les personnes qui se sont exprimées avant moi, bien évidemment ma camarade André Torinha.
Et je peux vous dire que vous êtes fier d'avoir André comme député ici dans la Loire parce qu'elle se bat, elle se bat, elle lâche rien. Et puis saluer les représentants des collectifs collectifs des locataires et chers camarades salariés de casino. Et je voudrais vous dire que dans les mots que tu as eu tout à l'heure, tu as eu raison de dire que les salarié de casino méritait la justice, que les salariés de casino méritaient que les responsables du massacre et de la casse sociale que subissent aujourd'hui les salariés de casino soient point du doigt.
Que leur responsabilité soit établie. La responsabilité du PDG qui a rien trouvé de mieux pendant la crise sanitaire de multiplier son salaire par deux quelques années avant supprimer des milliers d'emplois. les responsabilités des banques, les responsabilités de l'État qui n'a rien fait alors que le groupe casino a bénéficié pendant des années et des années de dizaines de millions d'euros d'argent public, de chômage partiel, de crédit compétitivité emploi, de baisse de cotisation sociale, des soutiens publics, de l'argent public qui a été déversé à ce groupe et qui se traduit aujourd'hui par les suppressions d'emploi que tu as évoqué.
Et moi, j'appuie et je soutiens l'idée qu'il puisse y avoir effectivement des initiatives parlementaires, sénatoriales, parlementaire à l'Assemblée nationale, des commissions d'enquête pour faire la vérité sur comment cet argent public a été utilisé, pour faire la vérité sur comment ce groupe a été mal géré parce qu'il n'est pas acceptable qu'à la fin ce soit des milliers de salariés, des familles entières qui en payent le prix. Et puisque André Torin vous a dit que désormais, et c'est une grande fierté, la présidence de la commission des affaires économique de l'Assemblée nationale est occupée par une élue du nouveau front populaire et par une élu insoumise Aurélie Trouvé. Je veux vous dire que nous avons d'ors et déjà décidé que la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale va mettre en place une commission d'enquête sur l'utilisation de l'argent public par les groupes qui lissent aussi.
Parce que malheureusement Parce que malheureusement le cas de Casino n'est pas un cas isolé. tu en as parlé toi-même parce qu'après Casino, c'est le groupe Auchamp pourtant détenu par une des plus grandes fortunes françaises, le groupe et la famille Muliaise qui a fait et a versé ces dernières années des dividendes encore des millions et des milliards d'euros de dividendes qui ont été versés ces dernières années et qui aujourd'hui nous annoncent que ce sont 2000 salariés qui vont être mis à la porte. C'est le groupe Michelin dont le siège n'est pas très loin d'ici à Clermontferrand.
Le groupe Michelin qui annonce 1200 1200 suppression d'emploi. Le groupe Michelin qui en 2019 versait 20 % de son bénéfice en dividende aux actionnaires et qui s'est fixé un objectif. Son objectif, c'est de verser désormais 50 % de son bénéfice en dividende aux actionnaires.
Et cette année, ils sont arrivriver à 48 %. Ils font des bénéfices record. Ils augmentent ils augmentent la le pourcentage des bénéfices qui veulent verser en dividende aux actionnaires et ils suppriment et ils suppriment des milliers d'emplois.
Je veux dire notre soutien à notre salarié, à tous les salariés qui sont impactés par ces décisions inacceptables de la part de groupes qui n'ont aujourd'hui comme boussole que leur capacité financière. Et ne croyez pas que le groupe Michelin comme on l'entend parfois serait un groupe familial comme l'image qu'on en a détenu par la famille Michelin. 70 % 70 % des actionnaires du groupe Michelin aujourd'hui sont des fonds d'investissement américains. 70 % des actionnaires du groupe Michelin sont des fonds d'investissement américain et le premier d'entre eux, c'est un groupe dont vous avez déjà entendu parler, en particulier pendant la réforme des retraites, c'est le groupe Black Rock.
Or aujourd'hui, c'est le groupe Black Rock qui va profiter des dividendes versées aux actionnaires. Et quand vous dénoncez cette situation, comme j'ai eu l'occasion de le faire il y a quelques jours sur un plateau de télévision, on vous dit "Mais ce sont les actionnaires les propriétaires de l'entreprise, donc ils ont le droit de faire ce qu'ils veulent." Et ben moi je vous dis que c'est pas Black Rock qui fabrique les pneus de Michelin.
Ce sont les salariés de Misselin qui fabriquent les pneus de Misselin. Et qu'il n'est pas acceptable et qu'il n'est pas acceptable que les bons résultats économiques de Michelin se traduisent par des suppressions d'emploi et par des milliers de familles qui vont avoir encore plus de difficultés à finir les fins de mois. que c'est encore moins acceptable quand le groupe Michelin lui-même a lui aussi touché des dizaines de millions d'euros d'argent public et que désormais face à cette situation, on ne peut pas rester aux larmes de crocodile du gouvernement qui nous dit "Oh, nous regrettons, nous allons accompagner les salariés pour faire face à cette situation." Non, il faut exiger que l'argent public qui a été versé à ces groupes reviennent s'il y a des suppressions d'emploi.
Il faut faire évoluer la loi. Il faut faire évoluer la loi pour tout simplement interdire les licenciements boursiers, c'est-à-dire interdire le fait qu'une entreprise qui fait des bénéfices, qui verse des dividendes à ses actionnaires, puisse licencier des salariés. Voilà ce que nous pouvons faire sur ce sujet.
Voilà ce que nous ferons quand le gouvernement du nouveau Front populaire sera au pouvoir. Ces plans de suppression d'emploi, ces exemples terribles casino, Auchamp, Michelin, c'est que la face visible de l'iceberg depuis maintenant 1 an. Ce sont plusieurs dizaines de milliers d'emplois industriels qui ont été détruits.
Ce sont plus de 70000 petites entreprises PME qui ont dû mettre la clé sous la porte. C'est un record cette année. Écrasé par l'augmentation du prix de l'énergie, écrasé par la fin des prêts garantis par l'État qu'il n'arrive pas à rembourser.
Et face à cette situation, rien n'est fait pour accompagner ces toutes petites entreprises, ces artisans qui n'arrivent pas à s'en sortir. Et dans cette situation là qui est une situation de crise sociale terrible qui va aller en s'aggravant encore plus dans les prochaines semaines, dans les prochains mois et dans les prochaines années, si rien n'est fait pour mettre un terme à cette politique, voilà qu'arrive le budget proposé par monsieur Barnier et monsieur Macron. Ce budget, le budget que nous discutons aujourd'hui à l'Assemblée nationale, c'est un budget de matraquage social.
C'est un budget qui sera dramatique du point du point de vue de son impact sur le pouvoir d'achat des Françaises et des Français. C'est un budget qui est irresponsable pour faire face à l'urgence climatique et c'est un budget qui est totalement inefficace d'un point de vue économique. Tout à l'heure, tu disais que Jean-Charles Naouri était surnommé le Mozart de la finance.
Et il y en a un autre qui était surnommé le Mozart de la finance. Il s'appelle Emmanuel Macron et il habite à l'Élysée. Le mozzard de la finance est tellement fort et nous on comprend rien sur les questions économiques.
Tout le monde le sait que depuis qu'il est arrivé au pouvoir en 2017, sa politique a conduit à ce que l'État renonce à 60 milliards d'euros de recettes chaque année. Et aujourd'hui, une fois qu'ils ont bien creusé le trou, une fois qu'ils ont bien creusé le trou en supprimant l'impôt de solidarité sur la fortune, en multipliant les cadeaux aux grands groupes, aux grandes multinationales, aux plus riches en baissant la fiscalité sur le capital, une fois qu'ils ont bien creusé le trou, ils viennent vous voir 60 milliards d'euros, c'est le manque à gagner chaque année dans les recettes de l'État. Ils viennent vous voir et ils vous disent "Bah il manque 60 milliards d'euros, c'est à vous de passer à la caisse." Il vous demande maintenant de venir régler la facture des cadeaux qu'Emmanuel Macron depuis qu'il est arrivé au pouvoir a distribué aux plus riches et aux grandes entreprises.
Et le prix de ces cadeaux, c'est le musée des horreurs du budget de Michel Barnier. C'est l'augmentation des taxes sur l'électricité. Alors que les factures d'électricité et vous le savez parce qu'une partie des charges dont vous avez parlé vous-même sont souvent d à l'augmentation des prix de l'électricité.
Alors monsieur Barnier veut augmenter les taxes sur l'électricité. C'est 70 € en moins pour les 50 % les moins riches du pays. Monsieur Barnier vient voir les retraités et vous dit alors que normalement les retraites sont indexées sur l'inflation, c'est-à-dire que chaque 1er janvier votre pension de retraite augmente au niveau auquel augmentent les prix pour qu'il y ait pas de baisse de pouvoir d'achat.
Il vous dit il va falloir faire un effort, on va reporter cette indaxation sur les retraites de 6 mois. C'est-à-dire qu'au lieu de faire cette augmentation au 1er janvier, on va faire cette augmentation au 1er juillet et que les 6 mois entre janvier et juillet et ben vous allez avoir une perte nette de pouvoir d'achat qui elle ne sera pas compensée. Peut-être que vous avez entendu à la télévision qu'il y a eu un petit deal de couloir avec monsieur Voquier, les Républicains pour dire "Non, non, on va" Et après, ils sont venus mentir sur les plateaux de télévision en disant "Non, non, vous inquiétez pas, on va faire autrement.
Finalement, on va augmenter les retraites de la moitié de l'inflation au 1er janvier et on va augmenter pour une partie de la population la deuxè partie de l'inflation au 1er juillet. Donc le pouvoir des chats des retraités sera entièrement préservé vous disent-il. Il vous mente.
Il vous mente parce que même si c'est la moitié de l'inflation au 1er janvier, d'abord il y a qu'une partie de la population qui aura la deuxième moitié de l'inflation au 1er juillet. Et donc, il y a une partie de la population qui ne verra pas sa pension de retraite augmenter au niveau de l'inflation en 2025. Et comme les revalorisations sur la base de l'inflation normalement sont annuelles, alors quand vous allez arriver au 1er janvier de l'année 2026, la revalorisation qui est un pourcentage de votre pension de retraite, elle ne sera faite que sur la base de la pension de retraite de l'année 2025 qui elle-même n'aura été augmentée que de la moitié de l'inflation.
Voilà comment ils sont en train d'essayer de vous faire croire qu'ils ont modifié cette partie du budget alors qu'en vérité ils n'ont pas modifié cette partie du budget et c'est des milliards d'euros qui vont prendre au retraités de ce pays qui souffrent déjà beaucoup qui ont vu leur pouvoir d'achat largement baisser ces dernières années qui n'arrivent pas à faire face avec leurs pensions de retraite au coup de la vie et à qui monsieur Barnier et monsieur Macron veulent encore prendre des centaines d'euros par augmentation des factures de l'électricité report de la revalorisation des retraites sur l'inflation, baisse du remboursement des médicaments, baisse du remboursement des consultations médicales, coupe dans les budgets d'un certain nombre de ministères, coupe dans les dotations aux collectivités locales dont monsieur le maire a parlé tout à l'heure. C'est-à-dire qu'on dit aujourd'hui aux communes ah bah il vair falloir faire face à la situation issue de la politique nationale qu'on met en place. On vous demande de d'exercer des missions supplémentaires.
Mais par contre les dotations qui sont accordées par l'État aux collectivités locales, elles on les baisse d'année en année et c'est la coupe d'un certain nombre dans les dans les budgets d'un certain nombre de ministères. Et en premier lieu bien évidemment malgré tous les discours que vous allez entendre à l'Assemblée nationale et de la part de nos dirigeants des gouvernements successifs, monsieur Atal qui disait "La grande priorité de mon mandat en tant que premier ministre, ça sera l'éducation nationale. Voilà qui vous propose un budget qui va supprimer encore 4000 postes d'enseignants dans l'éducation nationale." Et voilà monsieur Retaillot qui bombe le torse face à la criminalité organisée et qui vient vous voir et qui vous dit vous allez voir ce que vous allez voir avec moi, ça va changer.
Mais qui dans le même temps dans le budget proposé par monsieur Barnier propose de supprimer 5000 postes dans la police judiciaire dont la responsabilité la police judiciaire et précisément d'enquêter sur les réseaux de criminalité organisé. et ils viennent vous dire la gauche, vous êtes laxiste, vous voulez rien faire sur ce sujet. La vérité c'est que c'est eux qui sont laxistes avec les grosses têtes des réseaux de la criminalité organisée qui veulent les laisser tranquilles, qui veulent pas s'attaquer à eux, qui font du cinéma, qui font de la communication.
Ça c'est le budget de Michel Barnier. Allez, je rajoute bien évidemment parce que un budget de monsieur Macron et de monsieur Barnier ne serait pas complet s'il contenait pas un petit peu de mépris, d'hypocrisie à l'égard des fonctionnaires de ce pays à qui on va dire vous avez un jour de carence quand vous êtes malade. Non, finalement vous allez passer à 3 jours de carence quand vous êtes malade. en utilisant toujours cet argument d'une mauvaise foi incroyable qui consiste à dire "Ah mais dans le privé c'estes 3 jours de carence alors c'est une mesure d'égalité de vous dire qu'on va faire la même chose dans le public mais ils oublient de vous dire ils oublient de vous dire que bien généralement c'est pas le cas à chaque fois c'est vrai mais que bien souvent bien souvent dans le privé il y a des conventions collectives il y a des accords d'entreprise il y a des accords de branche qui font en sorte que les 3 jours de carence, ils sont intégralement pris en charge quand vous êtes malade et que par contre ça s'applique pas pour les fonctionnaires dans le public.
Ils oublient de vous dire comme nous l'ont dit et peut-être que vous le savez pas et moi je vais vous dire la vérité, je ne le savais pas avant d'en discuter cet après-midi avec les hospitaliers du CHU de Saint-Étienne. Est-ce que vous savez que les hospitaliers du CHU de Saint-Étienne quand ils ont leur 13e mois et ben leur 13e mois c'est une prime d'assiduité. C'est-à-dire que chaque jour d'absence dans l'année sont réduits amputés dans le 13e mois des fonctionnaires hospitaliers de l'hôpital de Saint-Étienne.
C'est-à-dire que le jour de carence, il le payent déjà deux fois. Une fois parce qu'ils ont un jour de carence quand ils sont malades. Deux fois parce que c'est déduit de leur 13e mois. et on vient leur dire aujourd'hui qu'on va passer leur jour de carence à 3 jours.
C'est inacceptable, c'est insupportable et on pointe pour ça le soi-disant absentéisme. Le soi-disant absentéisme. Mais monsieur Barnier, allez à l'hôpital public, allez discuter avec les salariés qui sont en burnout, qu'on fait courir d'un couloir à l'autre parce qu'il y a pas suffisamment de poste, parce qu'il y a pas suffisamment de lit. et allez nous dire que si certains parfois sont absents, ils font semblant d'être malades et pas.
Ils sont absents parce qu'ils n'en peuvent plus, parce qu'ils arrivent pas à faire le travail qu'ils sont, parce qu'ils sont pas suffisamment nombreux pour le faire, parce que vous avez supprimé des postes, parce que vous avez supprimé des lits. C'est ça la réalité. Quand à la mesure d'égalité, quand la mesure d'égalité, je pose une question simple. qui est contre ici l'égalité ?
Moi je suis pour l'égalité. Mais alors pourquoi on nalignerait pas le jour de sur la disposition qui est la plus favorable au salariés ? Pourquoi ?
Pourquoi on le ferait pas dans ce sens-là ? Alors là, ce serait une vraie mesure d'égalité. Ça c'est le budget proposé par monsieur Barnier.
Ce budget nous l'avons débattu avec André et mes collègues parlementaire du nouveau frot populaire à l'Assemblée nationale pendant plusieurs semaines. Nous sommes arrivés avec un raisonnement très simple. Bon, monsieur Barnier nous dit qu'il faut faire 60 milliards d'euros d'économie, récupérer 60 milliards d'euros pour le budget de l'État.
Très bien. Nous avons donc déposé des amendements qui permettent d'augmenter les recettes de l'État, de revenir sur les cadeaux qui ont été faits par Emmanuel Macr et ses gouvernements successifs pour effectivement faire rentrer 60 milliards d'euros dans les recettes de l'État. Nous avons réussi à faire voter des dizaines d'amendements qui permettaient à l'issue du débat budgétaire qu'il y ait effectivement 60 milliards d'euros de recettes supplémentaires.
Et donc, grâce aux amendements que nous avions fait voter, nous avions non seulement un budget qui était plus juste socialement parce qu'il permettait de supprimer de la copie budgétaire tout ce dont je vous ai parlé à cet instant pour le remplacer par des dispositions qui permettaient de faire rentrer ces 60 milliards d'euros de recettes supplémentaires et qui permettaient de répondre à la commande, c'est-à-dire de lutter contre le problème du déficit, de revenir sous la barre des 3 % puisqueapparemment C'est le critère que monsieur Barnier veut utiliser pour savoir ce qu'il y a un bon budget et pas un bon budget. Ces amendements, c'était quoi ? Ces amendements, c'était de rétablir l'impôt de solidarité sur la fortune.
Ça a pas été voté parce que le Rassemblement national s'y est opposé. Sachez-le. Non, sachez-le parce que souvent ils viennent parler pour dire que eux ils sont du côté du peuple et cetera.
La vérité, c'est quand le Rassemblement national a eu le choix entre augmenter les factures d'électricité ou rétablir l'impôt de solidarité sur la fortune, le Rassemblement national a préféré choisir augmenter les tarifs et les taxes sur l'électricité. Mais il y a des amendements qu'on a réussi à faire voter. On a réussi à faire voter ce qu'on appelle une taxe Zucman sur les milliardaires.
C'est assez simple. Ça consiste à dire qu'il y a 147 milliardaires en France aujourd'hui, 147 et que sur la part de leur patrimoine qui dépasse 1 milliard d'euros, on va prendre on va introduire une taxation de 2 % de ce patrimoine. Quand on fait ça, pour vous dire à quel point ces gens sont de mauvaise foi, quand on fait ça, voilà que monsieur le ministre du budget vient à l'hémicycle, vient sur les plateaux de télévision et nous dire avec le nouveau fraulaire, c'est le matraquage fiscal, tous les Français vont voir leurs impôts augmentés.
Je vous rappelle qu'on parle d'une taxe de 2 % sur le patrimoine au-delà d'un milliard d'euros qui touche très précisément et très exactement 147 personnes en France. Le matraquage social, c'est eux. Le matraquage fiscal, c'est pas nous.
On a réussi à faire voter cette taxe. Cette taxe, juste pour que vous ayez, je pas donner trop de chiffres, mais juste pour que vous ayez les chiffres en tête quand même. Cette taxe, elle permet de générer 14 milliards d'euros de recettes supplémentaires pour le budget de l'État.
Monsieur Barnia, en veut 60. Avec cette taxe, vous avez fait un/4 du chemin. Ensuite, nous avons réussi à faire voter ce qui s'appelle l'impôt Zucman sur les multinationales.
C'est toujours l'économiste Gabriel Zucman qui a l'initiative de cette proposition. C'est une proposition qui consiste à dire une chose très simple. Quand une entreprise réalise son chiffre d'affaires en France, elle doit payer ses impôts en France.
C'est simple. Comment on fait ? C'est simple, on prend le chiffre d'affaires qui a été réalisé par le groupe à l'échelle mondiale.
On prend la part le chiffre d'affaires qui a été réalisé en France. On est capable de dire quelle est la part du chiffre d'affaires qui a été réalisé en France. C'est simple. et on regarde quel est le montant d'impôt qui a été payé en France par rapport au bénéfices réalisés à l'échelle internationale et on vérifie si oui ou non c'est la bonne proportion de l'impôt qui a été payé en France.
Qui peut être contre l'idée qu'une entreprise qui réalise son chiffre d'affaires en France paye la proportion d'impôts qu'on doit payer en France puisque c'est en France que ce chiffre d'affaires a été réalisé. C'est une mesure de justice fiscale. Elle permet de faire rentrer 20 milliards d'euros dans les caisses de l'État.
C'est simple, c'est pas compliqué. Bref, il y en avait d'autres mais juste pour que vous voyez juste avec ces deux dispositifs que les députés du Nouveau Front populaire ont proposé, que les députés du nouveau frot populaire ont réussi à faire voter par une majorité de députés à l'Assemblée nationale juste avec ces dispositifs. C'était à peu près 40 milliards d'euros qui pouvaient rentrer dans les caisses de l'État. 40 milliards d'euros.
Monsieur Barnier, en cherche 60 milliards. Je pourrais vous faire la démonstration des 20 milliards restant sans aucune difficulté. On a donc fait ce travail. ces amendements, ils ont été votés par une majorité de députés à l'Assemblée nationale.
Certes, c'est vrai. C'est vrai. Sinon, je vous mentirai, c'est vrai.
Ils ont notamment été votés parce que les députés macronistes ont considéré qu'ils avaient autre chose à faire que de venir siéger à l'Assemblée nationale. Mais bon, ça c'est leur problème à eux. C'est pas le nôtre.
C'est pour ça que monsieur Barnier, au lieu de se pointer du doigt à l'absentéisme des fonctionnaires, peut-être qu'il pourrait commencer à poser la question de l'absentéisme de ses propres député. Donc on a fait voter ces amendements. On est arrivé au bout de l'examen sur les recette et en France quand on discute du budget à l'Assemblée nationale, on discute d'abord les recettes puis ensuite on discute les dépenses.
Et une fois qu'on a fini de travailler la de fini la discussion sur les recettes, il y a un vote pour savoir si oui ou non les recettes sont approuvées ou rejetées. Si les retraites les recettes sont approuvées, alors on peut commencer à à discuter des dépenses. Si les recettes sont rejetées, alors c'est le budget lui-même qui est rejeté parce que sans recette pas de budget possible.
Au moment où nous sommes arrivés à la fin du vote, à la fin de l'examen des amendements sur les recettes, au moment du vote sur la partie recette, on a eu une coalition de circonstances entre le Rassemblement national et les Macronistes qui cette fois avaient retrouvé le chemin de l'Assemblée pour voter contre le budget que nous avions modifié et pour faire en sorte que ça soit la version initiale, celle proposée par monsieur Barnier, qui soit envoyé directement au Sénat. Voilà ce qui s'est passé très concrètement dans la discussion budgétaire, c'est-à-dire qu'à la fin de cet examen, alors qu'on avait la possibilité d'avoir un budget qui non seulement permettait de générer davantage de recettes que le budget de monsieur Barnier, mais surtout qui permettait d'enlever toutes les mesures dont je vous ai parlé tout à l'heure qui vont impacter chacune et chacun d'entre vous, les députés du Rassemblement national et les députés macronistes ont préféré rejeter ce budget et envoyer la copie initiale au Sénat. Ça c'est sur le budget de l'État.
Je le dis parce que j'en profite parce que j'imagine que c'est pas forcément clair pour tout le monde. Il y a deux textes budgétaires à l'Assemblée nationale. Il y a le budget de l'État et le budget de la sécurité sociale.
Ce dont je vous ai parlé là, c'est sur le budget de l'État. On a également discuté du budget de la sécurité sociale et nous, on est rentré dans cette discussion avec le même raisonnement. C'est-à-dire notre objectif c'est de faire en sorte de faire rentrer des recettes supplémentaires parce qu'on a des besoins en matière de budget de la sécurité sociale qui sont très importants.
C'est la question de l'hôpital public, c'est la question de l'accès aux soins de manière générale. On a fait pareil, on a déposé des amendements, on a réussi à faire voter des amendements pour faire en sorte qu'il a des recettes supplémentaires dans le budget de la sécurité sociale. par exemple, on a dit puisque désormais il y a depuis des années et des années des dispositifs qui se substituent au salaires qui sont accordés pour que les entreprises plutôt que d'augmenter les salaires des salariés puissent verser des primes qui sont des primes défiscalisées.
C'est notamment la prime Macron dont vous avez sans doute entendu parler. a dit "Ben le problème de ça, c'est que vous dites que vous incitez à des mesures en faveur du pouvoir d'achat des salariés, mais la vérité c'est que ces primes là, elles se substituent à des augmentations de salaires mais elles ont une différence, c'est que ces primes-là, elles ne permettent pas de cotiser pour la sécurité sociale." Donc on a déposé un amendement pour dire bah désormais ce qu'on propose c'est que les primes d'intéressement ça soit aussi soumis à côtisation sociale pour que ça puisse abonder les comptes de la sécurité sociale et qu'ensuite on ait des ressources qu'on puisse utiliser notamment sur l'hôpital public qui est sous-financé de manière structurelle depuis des années et des années.
Et c'est pas seulement moi qui le dit. Même le président de la Fédération hospitalière de France, il s'appelle Arnaud Robinet. C'est un membre du parti d'Édouard Philippe.
Il dit le budget cette année ne permet pas de financer l'hôpital à hauteur des besoins. Donc il faut générer des recettes supplémentaires pour la sécurité sociale. Pareil, on avait réussi à le faire.
On est arrivé au bout de l'examen sur les recettes sur le budget de la sécurité sociale. Là, vous allez voir, c'est encore plus vicieux puisque quand on est arrivé au vote sur les recettes du budget de la sécurité sociale, on a eu une majorité pour voter les recettes du budget de la sécurité sociale et donc on a commencé à pouvoir discuter des dépenses du budget de la sécurité sociale et à ce moment-là, on a assisté à ce type de manœuvre dont monsieur Barnier et les macronistes sont coutumers, c'est-à-dire que nous, on était prêt à travailler le weekend, on était prêt à travailler la nuit pour gagner du temps. on peut pas ce weekend, on reprendra les discussions mardi prochain et puis comme par hasard mardi prochain c'est le jour où expiré le délai constitutionnel qui est accordé à l'Assemblée nationale pour discuter de la première lecture du budget de la sécurité sociale.
Et donc on est arrivé à minuit et nous on a dit bah nous on veut bien on a pris la parole on a dit nous on veut travailler cette nuit parce qu'on n'est pas très loin. On va pouvoir finir les amendements sur les dépenses. Et là la ministre est arrivée à dire bah non on a expiré les délais constitutionnels. comme on a expiré les délais constitutionnels, on peut pas aller au bout du débat sur le budget de la sécurité sociale.
Donc c'est comme s'il n'était pas adopté. Donc c'est la version initiale qui repart au Sénat. Et donc le travail que vous avez fait d'amendement sur les recettes, même si les recettes ont été approuvées, on peut le jeter à la poubelle.
Voilà comment ils s'y prennent aujourd'hui. Vous savez les mêmes qui nous disaient "On peut pas vous nommer au gouvernement parce que vous avez dit c'est tout le programme, rien que le programme et cetera. Vous avez entendu parler de ça, les mêmes qui disaient ça.
Alors que nous avons accepté de partir de la du budget de l'État et du budget de la sécurité sociale proposé par Michel Barnier, que nous avons fait le travail d'amendement, que nous avons joué le travail parlementaire, que nous avons exercé notre rôle, que nous avons sommes restés cohérents avec nos mandats, avec les engagements que nous avons pris devant les électrices et les électeurs que nous avons remporté des batailles sur le budget. À ce moment-là, ils utilisent ici une coalition de circonstan avec le Rassemblement national, ici l'expiration des délais constitutionnels pour balayer tout ça d'un revers de la main et permettre à monsieur Barnier d'envoyer sa copie de budget au Sénat. Et maintenant le budget est au Sénat.
Alors ça a commencé cette semaine sur le projet de loi de finance de la sécurité sociale. Elle a accrochez-vous. Le Sénat ce matin propose pour financer la sécurité sociale, ben de vous proposer de travailler 7h gratuitement.
Pourquoi pas ? Et puis des groupes centristes du Sénat, ils ont pas encore été examinés, ils ont une idée brillante. Pour réduire la participation des entreprises au financement de la sécurité sociale, on pourrait augmenter de deux points le taux de TVA. taux de TVA.
TVA, c'est ce que vous payez sur tous les produits que vous allez acheter au supermarché pour votre consommation. Donc ces gens-là, non seulement la copine de Michel Barnier, elle était déjà terrible, mais en plus ils sont en train Sénat d'essayer de lagraver encore. Je voulais vous donner ces éléments d'explication pour que vous vous y retrouvez bien.
Mais maintenant, je veux pas vous démoraliser ou vous casser le moral parce que notre constitution parce que notre Constitution, elle fait que malgré toutes leur manœuvre et malgré toutes leurs embrouilles, le budget de l'Assemblée, le budget de la sécurité sociale et le budget de l'État ne peuvent pas ne peuvent pas être adopté en France sans une ratification d'une manière ou d'une autre. de l'Assemblée nationale. Et donc une fois que le travail sera passé au Sénat, une fois qu'ils auront fait ce qu'ils ont à faire, la vérité c'est qu'ils vont faire une commission mixte paritaire, c'estàd vont se mettre d'accord entre eux et ils vont venir devant l'Assemblée nationale et ils vont vous dire c'est à prendre ou à laisser 493.
C'est-à-dire soit vous acceptez le budget tel qu'il est, pas tel que vous vous l'avez travaillé les parlementaires, tel que nous on a décidé avec nos copains sénateurs de le faire. Soit vous l'acceptez tel qu'il est, soit vous renversez le gouvernement. Et ben je vais leur dire, on proposera de renverser le gouvernement et on déposera une motion de chaussure.
C'est simple. Voilà. Et ça c'est une proposition qu'on fera en commun tous les députés du Nouveau Front populaire, je le dis franchement, sincèrement, tranquillement.
Au moment du retour à l'Assemblée nationale du projet de loi de finances de la sécurité sociale, c'est au début du mois de décembre. Si le gouvernement de Michel Barnier veut passer son budget de la sécurité sociale par 493, les parlementaires du nouveau fraud populaire déposeront une motion de censure pour renverser le gouvernement. C'est simple.
Si quand le budget de l'État revient à l'Assemblée nationale, c'est-à-dire à la mi-décembre et que monsieur Barnier, comme il l'a dit dans la presse, veut imposer son budget de l'État par 493, alors les parlementaires du nouveau fraud populaire déposeront une motion de censure pour renverser le gouvernement. C'est simple, c'est clair, on vous raconte pas d'histoire. Et c'est pour ça que c'est important qu'on soit nombreux ce soir parce qu'il va falloir se [Applaudissements] préparer.
Il va falloir se préparer. Surtout que peut-être que vous avez vu cette semaine alors eux c'est les meilleurs quand même, c'est les plus hypocrites que le Rassemblement national dit maintenant on n'exclut pas de voter la saure du gouvernement de Michel Barnier. Faut quand même rappeler une chose, c'est que si le gouvernement de Michel Barnier a pu voir le jour, c'est bien parce que les députés du Rassemblement national ont choisi au mois de septembre de ne pas le censurer.
Si un certain nombre de nos amendements supplémentaires par rapport à ce que je vous ai dit là n'ont pas été voté à l'Assemblée nationale, je vous ai parlé notamment du rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune. C'est bien parce que le Rassemblement national s'est allié avec les macronistes pour le rejeter. Si la motion de destitution dont a parlé André Torin tout à l'heure n'a pas pu être la première fois examiné à l'Assemblée nationale, c'est bien parce que madame Le Pen elle-même s'est opposée à son inscription à l'ordre du jour des débats à l'Assemblée nationale.
Mais bon, si maintenant ils décident de faire tomber le gouvernement, ils sont plus à une contradiction prêt. Mais si le gouvernement tombe, alors va s'ouvrir un nouveau moment, une nouvelle étape importante. Et c'est pourquoi c'est important qu'on reste mobilisé.
C'est pour ça que c'est important qu'on continue à informer. C'est pour ça que c'est important que tout le monde suive ce qui se passe parce que tout le monde sent, tout le monde voit bien que cette situation là, c'est une situation instable, que elle va pas rester, ça va pas durer longtemps, que le gouvernement de Michel Barnier, il passera probablement pas Noël et qu'à ce moment-là, la question va être posée qui pour gouverner ? Et ben nous, on dit on est là avec le nouveau Front populaire.
On a une candidate Lucy Casté, on a un programme. On a un programme qu'on est prêt à mettre en place et on a démontré que sur la question du budget, on avait des propositions alternatives, sérieuses, crédibles, qui permettent de réduire le problème du déficit, mais qui permettent d'avoir un budget qui soit juste socialement, qui prennent à bras le corps la question de la transition énergétique, la transition écologique. Parce que dans ce budget, outre tout ce que je vous ai dit en terme d'horreur sociale, quels sont les budgets qui sont coupés ? et en particulier le budget de la rénovation thermique des logements.
Vous en avez parlé d'un certain point de vue aussi parce que quand vous parlez des charges pour les locataires en particulier dans le logement social, on sait que c'est les passoirs thermiques, c'est les bouilloirs thermiques, que ça a un impact social parce que ce sont des gens qui déjà ont pas beaucoup de moyens et qui voient leur facture d'électricité exploser. que ça a un impact climatique parce que c'est du gaspillage énergétique, que ça a un impact économique parce que le secteur du BTP, il meurt de la baisse de la commande publique dans la rénovation thermique des logements. Donc c'est ça qui est coupé aussi dans le budget de monsieur Barnier.
Mais c'est aussi un budget qui est irresponsable d'un point de vue économique. J'en ai parlé tout à l'heure des plans de suppression d'emploi, mais l'observatoire français des conjectures économiques, c'est pas moi, c'est un institut indépendant qui analyse l'impact du budget de monsieur Barnier et qui dit que le budget de monsieur Barnier, il se traduira par un recul de 0,8 points sur la croissance l'année prochaine que va ça va se traduire par des destrictions d'emplois, par une contraction de l'activité économique. Donc nous, on a un budget alternatif à proposer et on en a fait la démonstration.
Il est meilleur socialement, il est meilleur écologiquement, il est meilleur économiquement parce qu'il permet aux gens de vivre, parce qu'il permet de soulager leurs difficultés de pouvoir d'achat. Que quand vous faites des cadeaux au plus riches qui épargnent, vous alimentez pas la machine économique. Mais quand vous soulagez les difficultés de pouvoir d'achat de celles et ceux qui utilisent tout ce qu'ils gagnent en consommation parce qu'ils ont pas d'autres choix, alors vous permettez à vos artisans de vivre.
Alors, vous permettez à vos coiffeurs de vivre. Alors, vous permettez à vos restaurateurs de vivre. Alors, la machine économique, elle fonctionne.
On a un projet alternatif à proposer en matière budgétaire. On a un projet alternatif à proposer en matière de partage des richesses. Et André en a parlé, on en a fait la démonstration encore cette semaine avec l'examen en commission des textes de loi de notre niche parlementaire.
On a réussi enfin à faire adopter l'abrogation de la réforme des retraites d'Emmanuel Macron. cette réforme qui est passée en force par 493 contre la vie d'une majorité des Français contre la vie de l'ensemble des organisation syndicales contre la vie même d'une majorité des parlementaires de l'Assemblée nationale de l'époque. Et donc je vous donne rendez-vous jeudi prochain.
Suivez les choses avec attention parce qu'on les connaît. Ils vont sans doute encore essayer de manœuvrer qu'on en entend déjà dire mais on va faire de l'obstruction parlementaire toute la journée pour empêcher la proposition de loi d'abrogation de la réforme des retraites d'être voté. Suivez ce qui se passe.
Ça se passe jeudi prochain et jeudi prochain, on peut obtenir une grande victoire. Et cette grande victoire, c'est que l'Assemblée nationale, pour la première fois où elle voterait sur la question de la retraite à 64 ans, abrogerait la réforme des retraites et ramènerait l'âge de départ à la retraite à 62 [Applaudissements] ans. Notre projet alternatif, ça a été dit, c'est l'encadrement des salaires, c'est le blocage des prix de l'énergie pour faire en sorte de ramener les tarifs réglementés de l'énergie.
C'est et je veux en dire un mot avant d'aller vers la conclusion, c'est aussi l'encadrement des marges et notamment des marges de la grande distribution. Et je veux dire par là que oui, il y a une mobilisation des agricultrices et des agriculteurs ces derniers jours que ça fait écho aux mobilisation qui ont déjà eu lieu au début de l'année et que quand moi je dis oui, je soutiens les revendications de cette mobilisation, on me dit mais vous êtes pas d'accord avec chacune de leurs revendications. Oui, c'est vrai, je suis pas d'accord avec chacune de leurs revendications.
J'imagine que ici dans cette salle, il y a un certain nombre d'entre vous qui ne sont pas d'accord avec l'ensemble de leur revendication. Non, le problème de l'agriculture française, c'est pas l'écologie. Le problème de l'agriculture française, c'est pas qu'il y a trop de pesticides qu'on a pas le droit d'utiliser.
Le problème de l'agriculture française, c'est qu'on a pas de prix rémunérateur, que les paysans n'arrivent pas à vivre de leur travail, qu'on les oblige à ne pas utiliser certains pesticides, mais par contre que ces mêmes pesticides sont utilisés dans d'autres pays, dans le monde et au sein de l'Union européenne sont importés en France et que nos agriculteurs sont livrés à des concurrents qui sont des concurrences déloyales. Le problème de l'agriculture française, c'est le libre échange, c'est le marché, c'est pas l'écologie. Le problème de l'agriculture française, c'est la grande distribution qui s'en met plein les poches, qui les affamment, qui leur achète les produits à des prix qui sont des prix indignes pour ensuite faire des marges gigantesques pour s'en mettre plein les poches et profiter de la marge pour la reverser ensuite en dividende aux actionnaires et aux propriétaires de ces grands groupes de grandes distributions.
Et là, depuis plusieurs jours, manifestement tout le monde soutient. Les agriculteurs, si vous écoutez la télévision, tous les partis. Ah oui, on est avec les agriculteurs et cetera.
L'année dernière dans notre niche parlementaire, nous avions proposé une proposition de loi pour encadrer les marges de la grande distribution et pour garantir des prix planchés, des prix minimum pour les agriculteurs. À l'époque, celle qui aujourd'hui est ministre de l'agriculture, madame Jeunev, elle a voté contre à l'époque. Et quand on a réussi à faire voter à l'Assemblée nationale une proposition de loi pour les prix planchés, même Macron à l'époque, il avait dit "Oui, c'est vrai, il faut des prix planchés.
Rien n'a bougé sur le sujet. Aucune mesure n'a été mise en place pour garantir aux agriculteurs des prix rémunérateurs. Aucune mesure n'a été mise en place pour limiter, encadrer les marges de la grande distribution.
Et au contraire, on vient nous voir maintenant en nous disant "Ah bah il y a un traité de libre échange avec le mercosour. Ah on est un peu isolé là en Europe. Alors bon, on fait semblant de pas être d'accord mais à la fin on va être obligé de l'accepter.
Et là aussi, soyez vigilants parce que vous allez voir comment ils vont essayer de vous manipuler. Monsieur Macron, il dit "Je suis opposé à l'accord de libre échange avec le mercosour en l'État." Qu'est-ce que ça veut dire ?
Ça veut dire qu'il est opposé avec l'accord de libre échange avec le Mercosour en l'État. Ça veut dire que si l'accord de libre échange avec le Mercosour évolue un petit peu, peut-être qu'il y sera plus tout à fait opposé. Et tout le monde sait parce que tout ça est c'est pas nouveau.
Tout le monde sait ce qu'il essaie de gagner. Il essaie d'inscrire dans l'accord de libre échange avec le mercour ce qu'on appelle des clauses miroir. Close miroir, c'est l'idée bon d'accord on va faire un accord de libre échange, mais s'il y a des produits qui sont interdits au sein de l'Union européenne, alors s'il y a des productions qui ont été fait, le Mercosour c'est l'Amérique du Sud avec ces produits au Brésil ou en Argentine, on n'acceptera pas que ces produits soient importés en France.
C'est ça le principe des clauses miroir. La vérité c'est que un tiers un/3 des pesticides qui sont utilisé aujourd'hui en Amérique du Sud sont interdits au sein de l'Union européenne. Et la vérité, c'est que la Commission européenne a fait un audit il y a quelques semaines de ça qui démontre que les importations qui existent déjà de venant des pays de l'Amérique du Sud ne respecte pas un certain nombre de normes sanitaires et qu'il y a aucun contrôle, que personne n'est là pour vérifier si oui ou non ces importations respectent ces conditions et que vous pouvez les écrire dans le traité, vous pouvez dire ils auront pas le droit.
Mais si vous mettez pas les moyens et c'est impossible de les mettre pour vérifier si oui ou non ces normes, ces règles, elles sont respectées au moment des importations, elles ne seront pas respectées et les produits viendront au sein de l'Union européenne. Les clauses miroirs, c'est un miroir aux alhouettes. C'est quelque chose pour vous mentir, pour vous faire croire que Macron a réussi à changer quoi que ce soit dans cet accord de libre échange avec le Mercosour.
Mais nous, nous ne sommes pas opposés à l'accord de libre échange avec le Mercosour en l'état. Nous sommes opposés à l'accord de libre échange avec le mercour tout court tout court. Et nous, contrairement à d'autres, nous n'avons pas changé de position sur ce sujet parce que moi, avant d'être député national, j'étais député au Parlement européen et il se trouve qu'en 2020 au Parlement européen, nous discutions de la politique agricole commune et qu'à cette occasion, nous avions déposé un amendement dans le débat pour dire le Parlement européen rejette l'accordement.
Les groupes, les eurodéputés de gauche avaient voté pour cet amendement, mais les macronistes et les républicains avaient voté contre et le Rassemblement national s'y était s'était abstenu. Ça c'est la vérité des votes qui ont eu lieu. Alors, ils peuvent venir vous voir maintenant et vous dire "Ah non, mais en fait, on est contre l'accord de libre échange avec le Mercosour parce que les agriculteurs sont dans la rue et dénoncent l'accord de libre échange avec le Mercosour." Mais eux à l'époque, ils ont laissé passer l'accord de libre échange avec le Merko.
Alors que nous nous y opposions déjà et nous continuerons à nous y opposer. Et André avait raison de vous dire que oui, nous avons obtenu qu'un débat lieu à l'Assemblée nationale et nous ce que nous demandons c'est que ce débat ça soit pas pour savoir si on est pour ou contre l'accord de libre échange avec le Mercosour en l'État. On veut savoir si oui ou non l'Assemblée nationale est d'accord avec l'accord de libre échange avec le mercosour tout court et nous on est contre et on votera contre à ce moment-là pour dire que non la France n'acceptera pas cet accord de libre échange avec le mercoso qui va mettre en danger l'agriculture française notre santé notre environnement faire venir des produits qui sont produits dans des conditions sociales et écologiques et sanitaires désastreuses et qu'il faut s'y opposer.
Il faut s'y opposer. Et donc oui, sur ces revendications là, je soutiens la mobilisation des agriculteurs et nous les insoumis, nous soutenons la mobilisation des agriculteurs et nous leur disons de ne pas se tromper, de ne pas se faire tromper, de ne pas se faire tromper. que le problème c'est pas qu'ils aient pas le droit d'utiliser tel ou tel pesticid, d'autant plus que ils le savent parce que ces pesticides c'est leur propre santé qui met souvent en danger.
Le problème c'est pas que eux ils aient pas le droit de les utiliser. Le problème c'est qu'on favorise l'importation de produits qui sont faits dans des pays dans lequels on a le droit d'utiliser ces pesticides parce que ça ça crée une situation de concurrence déloyale qui est tout simplement intenable. Donc oui, là aussi sur ce sujet, on a des propositions alternatives.
Encadrement des marges de la grande distribution. Oui. Application de ce qu'on appelle la clause de sauvegarde sanitaire.
C'est-à-dire on ne permet pas de rentrer sur le territoire national des pesticides, des produits qui sont produits avec des pesticides interdits en France. Ça existe, c'est le cas aujourd'hui. C'est pas acceptable.
Voilà ce qu'on fera si un gouvernement du nouveau fraud populaire arrive au pouvoir. Et puis j'en dis un mot même si le sujet a été abordé, un gouvernement du nouveau front populaire au pouvoir s'est aussi tourné la page d'une politique sur la scène internationale qui est tout simplement indigne et honteuse. Et oui, bien sûr, plusieurs d'entre vous en ont parlé.
Alors qu'aujourd'hui même, Alors qu'aujourd'hui même, malgré les pressions, malgré les menaces, malgré les intimidations, la Cour pénale internationale vient de décider de délivrer des mandats d'arrêt contre le gouvernement de monsieur Netaniaou. Alors qu'aujourd'hui même la Cour pénale internationale a décidé de délivrer ce mandat d'arrêt. Oui.
La France doit non seulement prendre acte de cette décision de la Cour pénale internationale, non seulement lui donner suite, c'est-à-dire que si l'une des personnes ciblées par ses mandats d'arrêts met le pied sur le sol français, il doit être arrêté et traduit devant les tribunaux internationaux. Mais la France, elle doit aussi sortir de sa complicité. Elle doit enfin prendre les décisions qui s'imposent pour créer le rapport de force nécessaire pour la fin du génocide au couragaza, pour la fin de l'agression au Liban, embargo sur les armes, reconnaissance de l'État de Palestine, sanction économique contre le gouvernement de Netaniaahu, suspension de l'accord d'association économique contre l'Union européenne et l'État d'Israël.
Voilà ce qu'on peut faire et voilà ce que fera un gouvernement du nouveau Front populaire. Bref, vous avez vu, il y a beaucoup de choses qui se passe et tout le monde sent dans le pays un climat, ça a pas duré. Il y a des mobilisations qui se préparent.
Aujourd'hui, c'était les chemineaux contre la case du frais de ferroviaire et je veux lui apporter notre soutien. Le 5 décembre, c'est une journée de mobilisation dans la fonction publique et je vous invite à y participer, à apporter votre soutien et puis à la mi-décembre sans doute, ce sera la censure du gouvernement. Et là aussi, il faut se préparer.
Il faut se préparer parce que en tout état de cause, que ça soit dans quelques semaines ou que ce soit dans quelques mois, la question du retour aux urnes, la question du retour au peuple français va être posé. Si le gouvernement de Michel Barnier tombe, nous proposerons un gouvernement du nouveau front populaire. Mais nous avons bien vu à quel point Emmanuel Macron essaie de faire la collection des articles de la Constitution pour nous empêcher de gouverner.
Mais puisqu'il veut faire la collection des articles de la Constitution en entier, je lui recommande de les utiliser tous, y compris l'article de la Constitution qui prévoit la possibilité de démission du président de la République. Au moins, il nous laissera tranquille. Alors oui, l'hypothèse d'une élection présidentielle anticipée, elle existe.
L'hypothèse de nouvelles élections législatives et d'une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale, elle existe aussi. Et alors, on aura une nouvelle opportunité de gagner. Ah, on a déjà gagné la dernière fois.
Mais ce qui a permis à Emmanuel Macron son coup de force, c'est que notre majorité à l'Assemblée nationale, c'est une majorité relative. Mais si demain dans une nouvelle élection, qu'elle soit présidentielle ou qu'elle soit législative, si demain le peuple français nous donne une majorité absolue à l'Assemblée nationale, alors là il pourra essayer de trouver les coups de force qu'il veut. Il pourra pas nous empêcher de gouverner.
Et donc la question qui nous est posée, c'est de continuer à convaincre, c'est de continuer à mobiliser, c'est de continuer à inscrire sur les listes électorales parce que vous en connaissez comme moi, des gens qui au soir de la dissolution de l'Assemblée nationale se sont dit "On fait comment pour s'inscrire sur les listes électorales ?" et à qui on a dit "Bah non, désolé, c'est trop tard, fallait s'inscrire avant." Alors, ce que je vous propose, c'est une action simple.
N'attendons pas le fait que Macron annonce une élection présidentielle anticipée ou n'attendons pas la prochaine dissolution de l'Assemblée nationale pour vérifier que tout le monde est bien inscrit sur les listes électorales pour en parler autour de nous pour vérifier si les fam les amis sont bien inscrits si dans la famille tout le monde est bien inscrit pour que la prochaine fois il manque pas une seule voix parce que s'il manque pas une seule voix si on arrive à mobiliser encore plus profondément que ce qu'on a réussi déjà très largement à faire au mois de juin et au mois de juillet alors cette fois La possibilité d'une majorité absolue à l'Assemblée nationale, elle est possible. La possibilité de remporter des élections présidentielles anticipées, elle est possible. Ça dépend de la mobilisation populaire.
Ça dépend de notre capacité à aller chercher celles et ceux qui ne voulaient plus aller voter parce qu'ils avaient l'impression que personne ne portait leur parole, que leur voix elle était invisibilisée, que le il n'existait pas, que la politique c'était toujours la même chose. C'est-à-dire des gens qui vous disent des choses dans les campagnes électorales et qui font l'inverse une fois au pouvoir et une fois aux responsabilités. ces gens-là auprès de qui on a réussi sans d sans doute à entamer un peu le doute, à se dire "Ah, peut-être qu'il y en a qui sont pas comme les autres finalement.
Peut-être qu'il y en a à qui on peut faire confiance." Et oui, ils ont raison, ils peuvent nous faire confiance. Et ben, il y en a encore pour une personne qu'on a réussi à convaincre.
Il y en a encore des dizaines qu'on a pas réussi à convaincre cette fois et qu'on pourra convaincre la prochaine fois sur la base du travail qu'on a fait, sur la base du fait qu'on est resté fidèle à nos engagements, fidèles au programme qu'on a porté dans cette élection, sur la base de votre travail à vous, du travail de conviction individuelle, fait d'aller chercher les uns les autres, de leur dire on peut y arriver ensemble, on peut changer les choses, on peut gagner, on peut battre le rassemblement national, on peut l'empêcher de gouverner ce pays, on peut ouvrir une alternative, on peut avoir un autre modèle politique avec de la justice sociale. On peut s'attaquer à la crise écologique. On peut rétablir la parole de la France sur la scène internationale.
On peut être fier de notre pays. On peut être fier ensemble. On peut faire des grandes choses.
Voilà ce qu'on va faire ensemble. Merci d'être venu nombreux. Merci de m'avoir écouté et la bataille continue. [Applaudissements] [Musique]
Manuel Bompard