Nicolas Dupont-Aignan invité de Jean-Jacques Bourdin (8 novembre 2019)
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Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:42FerméeRéponse directe
Abandon d'Europa City : vous approuvez cette décision ou pas ?
- 1:57OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron s'inquiète de la fragilité de l'Europe. Vous partagez ?
- 2:48RelanceRéponse directe
L'Union européenne aboutit à la faiblesse européenne ?
- 3:29OuverteRéponse partielle
Faut-il muscler l'Europe de la défense ?
- 4:34OuverteRéponse directe
La chute du mur de Berlin est-elle une annexion du monde capitaliste ?
- 6:36OuverteRéponse directe
Parlons de la réforme des retraites.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:46Invité politiqueFait
« J'ai été sur place, j'ai fait l'analyse à Debout-la-France, nous étions totalement hostiles à ce projet fou. »
- 0:53Invité politiqueFait
« Parce que c'était un projet encore de surface commerciale alors que nos petits commerçants crèvent dans nos villes. »
- 2:22Invité politiqueFait
« On a créé Debout la France, on a quitté l'UMP parce que tous ces traités étaient une folie. »
- 2:30Invité politiqueFait
« Si on veut une Europe puissante, c'est-à-dire une Europe qui organise l'indépendance de la nation française, de la nation allemande et qui est une Europe des coopérations, c'est ce que j'ai proposé pendant toute la campagne des européennes. »
- 3:43PrésentateurFait
« Nous vivons la mort cérébrale de l'OTAN, dit Emmanuel Macron. »
- 4:59Invité politiqueFait
« Jean-Luc Mélenchon, pardonnez-moi, mais c'est une libération. »
- 5:29Invité politiqueFait
« La réunification allemande se soit mal passée, sans doute, et c'est toute la question de l'Europe et de la manière dont on construit l'Europe. »
- 6:17Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron veut nous importer ces inégalités en France maintenant avec notamment la réforme des retraites qui va paupériser, paupériser de manière considérable le corps social français. »
- 6:47Invité politiquePromesse
« J'appelle à une mobilisation totale de tous les Français, la plus pacifique possible. »
- 8:32Invité politiqueChiffre
« Les régimes spéciaux, c'est 2% des retraités. »
- 9:04Invité politiqueFait
« Aujourd'hui, c'est les 6 derniers mois pour les fonctionnaires qui servent de calcul de retraite et les 25 meilleures années. »
- 9:25Invité politiqueFait
« Si on calcule votre retraite sur vos 43 années de cotisation par point, elle sera nettement inférieure à vos 25 meilleures années. »
- 10:19Invité politiqueFait
« Les retraites, c'est un contrat qu'a signé chaque cotisant avec la nation. »
- 13:06Invité politiqueChiffre
« On a 5 700 000 chômeurs. Un million d'emplois. »
- 15:41Invité politiqueChiffre
« La fondation Jean Jaurès, socialiste, nous dit qu'il y a 27% des français musulmans qui pensent que la charia devrait être supérieure à la loi républicaine. »
- 18:18Invité politiqueChiffre
« Il y a 120 mosquées salafistes. »
- 20:03Invité politiqueFait
« Je défends les quotas par nationalité et par profession. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan75 %
- Présentateur16 %
- ?9 %
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Nicolas
Dupont-Aignan, bonjour. Bonjour Jean-Jacques Bourdin. Président de Debout-la-France, député de l'Essonne, député d'Île-de-France, abandon de la construction d'Europa City dans le Val-d'Oise à Gonesse était un immense complexe de loisirs, un complexe commercial. Pas d'urbanisation de cette zone agricole a choisi, a décidé Emmanuel Macron. Colère, colère des élus locaux qui disent c'est une décision d'un monarque. Vous approuvez cette décision ou pas ? J'ai toujours
combattu
Europa
City. J'ai été sur place, j'ai fait l'analyse à Debout-la-France, nous étions totalement hostiles à
ce
projet fou. Parce que c'était un projet encore de surface commerciale alors que nos petits commerçants crèvent dans nos villes, que c'était un projet qui allait gâcher les plus belles terres agricoles d'Île-de-France, que nous avons des centres commerciaux partout qui d'ailleurs ont de grandes difficultés. Donc c'était un projet, je dirais, d'un autre temps, totalement contraire à la vision de la société en tout cas que moi j'ai. Il faut un équilibre, il faut revitaliser les centres urbains, il faut aider les petits commerces, il faut aider les moyennes surfaces, il faut donner un peu d'humanité à nos villes. C'est pas en déracinant les
gens.
Vous
saluez la décision
du
président
de la République. Pour une fois, c'est bien. Je le réclame depuis tant d'années. J'ai été deux fois sur place à l'encontre de tous les élus locaux qui n'ont pas compris le changement de société. Les Français veulent vivre différemment. On a créé une société inhumaine. Eh bien, pour une fois, il
y a
une bonne décision, saluons-la.
Bien.
Dans une interview à l'hebdomadaire The Economist, Emmanuel Macron s'inquiète de la fragilité extraordinaire de l'Europe. Qui, dit-il, disparaîtra si elle ne se pense pas comme puissance dans ce monde. Là encore, vous partagez
? Mais c'est le pyroman qui tout d'à coup devient pompier. Cela fait des années, vous le savez, Jean-Jacques Bourdin, que je combats la manière dont on construit l'Europe. Je l'ai fait avec Philippe Séguin, je l'ai fait ensuite seul. On a créé Debout la France, on a quitté l'UMP parce que tous ces traités étaient une folie. Emmanuel Macron soutient cette Europe depuis toujours et maintenant, il découvre qu'elle ne marche pas. Eh bien, écoutez, je vais lui envoyer une carte à Debout la France, il pourra venir chez nous.
Mais très sérieusement, à ce moment-là, oui, si on veut une Europe puissante, c'est-à-dire une Europe qui organise l'indépendance de la nation française, de la nation allemande et qui est une Europe des coopérations, c'est ce que j'ai proposé pendant toute la campagne des européennes. Et c'est exactement l'inverse
que fait Emmanuel Macron.
Dans l'Union européenne, une Europe avec l'Union européenne. Mais l
'Union
européenne aboutit à la faiblesse européenne. L'Union européenne a trahi l'idée européenne.
N'est-ce pas
le retour à un nationalisme qui a faibli l'Europe ?
Non,
c'est l
'inverse.
Le retour à des frontières plus marquées qui... On ne
va
pas refaire le débat européen,
mais c'est l'Union européenne
qui a cassé l'idée d'une coopération européenne, c'est-à-dire... Pendant la campagne, je reprenais toujours l'image des syndics d'immeubles. Le syndic d'immeubles ne doit pas s'occuper de tout, il doit s'occuper des choses importantes. Et c'est ce que dit Emmanuel Macron dans son interview. Et donc c'est absurde parce qu'il fait l'inverse. Alors, remettons tout à plat, comme je le propose, investissons dans la science, arrêtons de céder à l'Allemagne, et ça ira mieux.
Bien, faut-il, comme le souhaite Emmanuel Macron, muscler l'Europe de la défense ? Mais il faut la muscler, mais il fait l'inverse. Pour la muscler, il faut d'abord sortir
de
l'OTAN. Il faut arrêter... Vous
demandez
le
départ... Mais
je l'ai toujours demandé, le général de
Gaulle l'avait commencé.
Nous vivons la mort cérébrale de l'OTAN,
dit Emmanuel Macron.
C'est extraordinaire, quand même. Ce qui est extravagant. Oui, quoi ? C'est que ceux qui ont échoué, qui ont construit ce qui ne marche pas, tout à coup découvrent que ça ne marche pas, et disent qu
'il
faut changer. Mais ils ont signé tous les traités. Il a encore accepté des traités permanents européens qui vont à l'encontre de ce qu'il demande. Donc le problème d'Emmanuel Macron, c'est d'ailleurs le problème de beaucoup de présidents de la République successifs.
Et
c'est ce qui explique Jean-Jacques Bourdin, le manque de confiance des Français dans la politique. C'est que les discours
sont
toujours contraires aux actes. Moi je demande,
ah
oui c'est extraordinaire, que les actes soient conformes aux discours. Et je propose, et nous proposons à Debout la France, des actes conformes à nos discours. Alors ça surprend toute la grâce politique. Voilà, sortons des discours, de la communication. Passons aux actes. Il y a 30 ans,
le
9 décembre, là un acte historique, le 9 décembre, 9 novembre 1989, le mur de Berlin tombé. Tombé. Est-ce que la chute de l'ex-RDA est une annexion du monde capitaliste sur l'ancien monde communiste ? Annexion du monde libéral. C'est ce que dit Jean-Luc Mélenchon.
Vous avez le même regard ? Le pauvre
Jean-Luc Mélenchon, pardonnez-moi, mais c'est une libération. Moi j'ai été, il faut aller à Berlin sur
le site. Vous y étiez ? Où étiez-vous le 9 novembre ? J'étais étudiant
et je me suis réjoui comme toute l'humanité. Parce qu'il faut aller à Berlin sur le site de l'ancien mur,
où
des gens sont morts. Des Allemands de l'Est sont morts,
tirés
comme des lapins, parce qu'ils s'échappaient de la prison de la RDA.
Donc
on ne
peut
pas parler d'annexion, on peut parler de libération. En revanche,
que
la réunification allemande se soit mal passée,
sans
doute, et c'est toute la question de l'Europe et de la manière dont on construit l'Europe, c'est le moins-disant social, c'est l'esclavagisme permanent, etc. Mais c'est quand même mieux que ce qu'il y avait avant. Donc il ne faut pas tout confondre. Il
y a eu une
libération. De qui ? Envers qui
?
Vous savez comment fonctionne toujours le même moins-disant social, c'était la réforme Schröder. C'est croire qu'on va renforcer l'Europe en abaissant le niveau de vie des Européens et en créant des inégalités majeures, c'est alimenter justement les fameux nationalismes. Donc ce que je veux dire, c'est que Jean-Luc Mélenchon commet une erreur d'analyse, je pense.
C
'est une libération des pays de l'Est.
En
revanche, on revient toujours à cette question. La manière dont on a construit l'Europe aboutit à des inégalités insupportables et Emmanuel Macron veut nous importer ces inégalités en France maintenant avec notamment la réforme des retraites qui va paupériser, paupériser de manière considérable le corps social français. On ne peut pas construire une société d'avenir sur l'injustice, les
inégalités sociales. Tiens,
allons-y. Parlons de la réforme des retraites.
Oui, parce que c'est gravissime ce qu'il y a en train de se préparer. Je vous parlerai d'autres sujets après. Et
je combattrai cette réforme de toutes mes
forces. Alors justement, est-ce que le
5 décembre,
vous
appelez à la grève ? J'appelle à une mobilisation totale de tous les Français,
la
plus pacifique possible.
Vous irez manifester ? Vous irez
manifester
? Pas personnellement,
parce que je n'irai pas manifester avec certaines personnes, mais qu'importe. C'est-à-dire ? Non,
mais
il y
aura
du
tout.
Avec la CGT ? Avec les excès.
Je vous vois
avec la CGT,
peut-être ? Avec des excès. Dans
le même cortège. Avec des excès. Mais en revanche, je vais vous dire une chose. Oui. Je veux que chaque Française sache, et chaque Français, que ce qui est en cause, c'est l'avenir de leurs petits-enfants, de leurs enfants et leur modèle social. Je ne suis pas CGT, je suis pour une économie libérale, je suis pour qu'on baisse les charges des PME, je suis pour qu
'on
fasse un protectionnisme européen et national intelligent, pour qu'on défende notre modèle social. Mais je n'accepte pas
que
l'on mette en place une réforme hypocrite
qui
va baisser les pensions de retraite et mettre des millions de retraités futurs dans la pauvreté de masse. C'est insupportable ce qui est en train de
se faire. Et je vais vous donner un exemple. Mais
pendant des décennies, vous le premier et le gouvernement, les gouvernements, le gouvernement dans lequel vous avez travaillé... Je n
'ai pas travaillé dans un gouvernement. Vous n'avez critiqué
aucun gouvernement ?
Je
n
'ai
pas été ministre et
j'ai
refusé. Mais vous avez travaillé pour un gouvernement, dans une majorité.
Dans une
majorité, j'ai
souvent été désobéissant, reconnaissez-le. Ne me mettez pas sur le dos ce qu'ils ont fait.
Parce que s'il y en a un qui a été
quand même
lucide et qui
a refusé de
voter... Bon
bref, on ne va pas revenir sur le passé. Mais enfin, ils ne m'étaient pas dans le même sac que les autres.
Par pitié. Les inégalités avec les régimes spéciaux, vous les avez critiquées pendant des décennies.
Mais je vais vous dire une chose... Si on
corrige ces inégalités,
n'est-ce pas une bonne mesure
?
Très bonne question, Jean-Jacques Bourdin. Oui.
Les
régimes spéciaux, c'est 2% des retraités. 2%.
Il
faut les réformer, oui. Mais est-ce que... Laissez-moi finir ma
phrase.
Allez-y, allez-y, allez-y. Est-ce que l'on doit pénaliser 98% des retraités français
sous
prétexte de réformer les régimes spéciaux
?
Est-ce qu'on doit instrumentaliser les régimes spéciaux pour, en douce, baisser le niveau des retraites de manière considérable ? Je veux vous donner un exemple précis. 10 secondes, Jean-Jacques Bourdin. Allez-y. Aujourd'hui, c'est les 6 derniers mois pour les fonctionnaires qui servent de calcul de retraite et les 25 meilleures années. Avec le système à point, ce sera les 43 années ou les 40 années de travail. Il n
'y a
pas besoin d'avoir fait polytechnique pour comprendre que dans une vie de travail,
où
vous êtes trop jeune jusqu'à 30 ans pour avoir un CDI,
où
on vous jette à 49 ans des entreprises parce que vous êtes trop vieux, ça veut dire 20 ans de travail,
si
on calcule votre retraite sur vos 43 années de cotisation par point, elle sera nettement inférieure à vos 25 meilleures années, et je ne parle même pas des 6 derniers mois. Donc ce que je veux dire, c'est qu'on peut réformer les retraites. Et à Debout la France, nous proposerons une réforme des systèmes de retraite le 19 novembre. Sans
pour
autant spolier des millions de Français qui ont travaillé dur et qui ne méritent pas de voir leur retraite amputée de 20 à 25%. Même
si le régime s'applique aux
nouveaux entrants. Alors attention, deux
choses. Toute réforme des retraites d'abord ne doit commencer que par les nouveaux entrants. Pourquoi ? Parce que quand vous avez accepté de conduire des trains la nuit, tous les dimanches,
vous
avez accepté d'avoir un salaire peut-être différent parce que vous avez fait un effort la nuit. On n'a pas le droit de changer votre contrat. Les retraites, c'est un contrat qu'a signé chaque cotisant avec la nation. Donc, s'il y a une réforme, et le principe à Chine ou à Debout la France, c'est que toute réforme ne s'applique que pour les nouveaux entrants. Parce qu'on n'a pas le droit de remettre en cause un contrat entre le citoyen...
L'option reste ouverte. Alors,
deuxième point. Il faut
partir,
garantir un système à partir des 25 meilleures années. Parce que c'est le seul moyen de garantir les retraites. Parce que derrière la réforme Macron, je vais vous dire ce qu'il
y
a.
Il y
a la suppression du régime de répartition. Il y a la paupérisation des retraités pour qu'ils passent à un système de
capitalisation. Oui,
c'est
un système
de retraite par points. On est bien
d'accord. Qui est la marche vers la capitalisation, c'est-à-dire l
'inégalité. Et comment fonctionne le régime de retraite complémentaire dans le privé ? Oui. Agir car
contre.
Et justement... Comment fonctionne-t-il ? Et justement... Par points. Et justement,
demandez aux médecins... Est-ce qu'il fonctionne mal ?
Est-ce qu'il fonctionne
mal pour les salariés, pour les cadres ? Est-ce qu'il fonctionne mal ?
Eh
bien,
il a eu des réductions considérables. Demandez aux médecins qui ont un système par points comment il a été réformé. Quand vous avez un système par points, votre retraite ne dépend plus, Jean-Jacques Bourdin... Laissez-moi finir mon explication. Oui,
parce que l'exemple du médecin... Le médecin est un exemple un peu biaisé, pardonnez-moi. Vous avez la Suède aussi. Ce n'est pas l'exemple du salarié. Ce n'est pas l'exemple du salarié.
Par
points.
Oui. Quand vous êtes dans un système par points, le gouvernement, quel qu'il soit, demain matin, peut changer la valeur du point. Il l'a fait en Suède. Il l'a fait pour les médecins. Cela veut dire quoi
?
Cela veut dire que le citoyen français qui part à la retraite
n
'a plus la garantie d'une retraite qui représente 25 moyennes des 25 meilleures années de son dernier salaire. Cela veut dire quoi ? Qu'on crée une insécurité considérable. Et cela veut dire que c'est fait exprès pour qu'à terme, il proasse par les assurances, que derrière la réforme Macron, il y a la voracité des compagnies d'assurance qui veulent faire passer la France d'un système par répartition qui est issu du Conseil national de la résistance, qui est un compromis social fondamental, à un système de capitalisation qui va créer des injustices
monstrueuses. Un système par répartition qui
sera au bout du rouleau
dans
quelques années financièrement. Non,
non, faux,
faux,
Jean-Jacques Bourdard. Je vous renvoie au rapport du Corp,
Conseil d'orientation des retraites, parce que la France a une chance inouïe.
C
'est qu'elle a un équilibre démographique, à la différence de l'Allemagne, de l'Italie ou de
l
'Espagne. Deuxièmement, parce que la France peut financer son système des retraites si elle crée le nombre d'emplois nécessaires. Et le Corp, le rapport du Comité d'orientation des retraites, nous dit qu'avec la réforme très dure déjà, Fillon, puis Touraine, il y
a
eu des réformes très dures déjà pour les retraités. Eh bien, le système est équilibré. Donc, on nous raconte pas d'histoire. Aujourd'hui. Mais, Jean-Jacques Bourdard, pourquoi je propose le Madin France ? Et je vais aller cet après-midi au salon du Madin France. J'invite les Français qui nous regardent à y aller, bord de Versailles. Parce que si on produit Français, si on relocalise ne serait-ce qu'un million d'emplois. On a 5 700 000 chômeurs. Un million d'emplois. Notre système social est équilibré. Donc, on veut nous faire croire, on veut nous culpabiliser que le système n
'est
pas équilibré, c'est pas vrai. Il est équilibré si la France travaille. Et voilà pourquoi il faut faire des mesures pour remettre le mérite. Récompenser le travail, augmenter les salaires, baisser les charges.
Il
faut remettre en mouvement la France, plutôt que de faire de la paupérisation. Vous savez, on ne sera jamais aussi pauvre qu'un ouvrier de l'Inde ou du
Bangladesh. Même si on commence à avoir une mondialisation et une relocalisation, une mondialisation à l'envers. Il y a des exemples
aujourd'hui. Oui, mais on est encore loin. Il faut baisser les charges
des PME et des petits entrepreneurs qui créent de l'emploi. Et la différence avec Macron,
c
'est que moi, je veux baisser les impôts uniquement
pour
ceux qui investissent en France. Il est inacceptable qu'on ait donné 5 milliards d'euros aux
plus riches... Le Chinois qui va investir
150 millions d
'euros à Maubeuge, il faut baisser ses impôts.
Oui,
mais
ça, il n
'y a
pas de souci. Tout ce qui est localisé en France doit être... Mais en revanche, on a donné 5 milliards d'euros aux plus riches de France, aux très très riches, sans condition. C'est ça qui me choque. Ce n
'est
pas qu'on baisse les impôts qui me choque. C'est qu'on ne baisse pas les impôts...
Et qu'on
augmente les impôts des plus riches ? Pas s'ils produisent en France. Mais s'ils placent leur argent à l'étranger, oui. Bien. S'ils investissent en France, on doit baisser les impôts.
Nicolas Dupont
-Aignan. Donnant, donnant. J
'imagine que vous n'irez pas marcher contre l'islamophobie dimanche.
Non,
parce que c'est une imposture,
une manipulation.
De qui ? De la part de qui ? De la part d'islamistes radicaux qui veulent imposer en France
un
islamisme politique, qui font rentrer la France dans une posture de victimisation des musulmans, alors même qu'il y
a
beaucoup de français musulmans qui luttent contre l'islam politique.
Et
il y a une confusion de tout. Et je veux dire très précisément,
en
France, chacun est libre de pratiquer son culte. Il n'y a aucune stigmatisation des français musulmans qui pratiquent leur foi.
Combien
de musulmans en France ? Alors, certains disent... 7-8%. Voilà, mais il y a une grande majorité des musulmans, des français, moi je ne les appelle pas les musulmans, on est français, qui pratiquent la foi musulmane. Il y a des gens d'origine musulmane qui ne pratiquent pas la foi. Nous sommes un pays libre. Une grande partie pratique leur foi dans le respect des lois de la République.
Ils
n'ont jamais été stigmatisés. En revanche, il y a une de plus en plus grande partie... Stigmatisés parfois ou discriminés parce qu'ils s'appelaient
Mohamed ou Rashida.
Il y a de plus en plus de musulmans. La fondation Jean Jaurès, socialiste, nous dit qu'il
y a
27% des français musulmans qui pensent que la charia devrait être supérieure à la loi républicaine.
Et
il y a cette forte minorité de français musulmans, parce qu'on a laissé les salafistes à l'œuvre, avec leurs 120 mosquées, faire un travail de sape. Il y
a
une minorité non négligeable de français musulmans qui veulent
que
la société française
s
'adapte à l'islam politique. Eh bien, la société française n'a pas à s'adapter à
l'islam politique. C'est à l'islam
de s'adapter
à la société. Mais les lois le disent.
Les lois le disent. Que voulez
-vous dire
? Je vous dis que dans ce texte, je veux
vous dire que
dans ce texte, ce fameux texte qui appelle à cette manifestation contre l'islamophobie, il est écrit que des lois sont liberticides.
Mais il y a pire que ça dans cette manifestation. Elles ne sont pas liberticides.
Mais c'est scandaleux. Dans cette manifestation, vous savez ce qui est écrit ? Que les lois laïques sont liberticides. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que les gens qui organisent cette manifestation, en fait, veulent culpabiliser les français, dont de nombreux français musulmans, et on ne parle pas assez d'eux, ces femmes et ces hommes, notamment, j'ai amené ces 100 femmes et hommes musulmans qui ont signé une pétition dans Marianne,
un
magnifique texte d'amour à la République française, parce qu'ils sont français. Et moi, je les considère comme français. Et qu'ils disent qu'ils aiment la loi de la République laïque, l'égalité des femmes et des hommes, et qu
'ils
ne veulent pas le voile obscurantiste.
Alors que dites
-vous à celles et ceux, pardon,
avec
lesquels vous avez été alliés, et je pense au Rassemblement National, qui disent qu'il faut interdire le voile ou le foulard dans l'espace public, dans la rue ?
Alors
moi, je suis sur une proposition simple.
Vous êtes pour ou contre ? Je vais vous répondre. Je suis pour interdire le voile dans les services publics, à l'université, dans l'entreprise.
C
'était dans tout des lieux où... Service
public, l'entreprise, ce n
'est
pas un service public.
Non, mais je
vous ai
dit... C
'est un service privé.
Mais
je vous ai dit, les deux...
Non,
dans les entreprises privées, dans tous les lieux clos, on enlève la manifestation de la soumission de la femme, un signe obscurantiste, rétrograde, qui remet en cause les valeurs de la civilisation française. Point. Ça, c'est une loi qui est applicable. En revanche, dans l'espace public, on pourrait voter toutes les lois de la Terre, elles ne seraient pas applicables. On ne
va
pas mettre un policier derrière chaque personne. En revanche, il faut traiter la cause du mal. Le port du voile, c'est le thermomètre d'un malaise. La cause du mal, c'est qu'on a laissé... L'État a été faible
à
l'égard d'un culte musulman obscurantiste qu'on a laissé se développer en France, les salafistes, qui sont interdits dans certains pays arabes. Il y a 120 mosquées salafistes. Et Mme Kosciusko-Morizet, qui n
'est
pas susceptible d'être de mon... qui n'était pas quand même dans mon parti politique. Mme Kosciusko-Morizet avait fait une proposition de loi intéressante pour l'interdiction du salafisme en France, c'est-à-dire de la manifestation de l'islam politique. Et moi, je sais qu'on peut compter sur beaucoup de Français musulmans, des femmes et des hommes courageux, qui sont d'ailleurs insultés et menacés par ceux qui vont manifester. et qui défendent cette idée d'un islam respectueux des lois de la République.
Jean
-Jacques Bourdin, prenons un peu de recul historique. Quand les gendarmes ont ouvert les portes des congrégations
en
1905, ce fut douloureux pour les catholiques
qui
voyaient remettre en cause un système.
La
religion catholique s'est pliée à la loi de la République. Quand Napoléon a écrit cette magnifique lettre aux rabbins de France,
ça
a été dur pour le culte israélite,
mais
il s'est plié aux lois de la République. Eh bien, il faut maintenant que l'islam de France comprenne
que
la France, ce n
'est
pas un pays comme un autre. Et que si justement, on veut accueillir des gens, on veut assimiler, si on veut qu'on ait une vraie communauté nationale et pas des communautés,
eh
bien, il faut accepter de se plier aux lois de la République. La religion
n
'a pas à imposer sa loi à la nation. C'est tout. Et vous verrez que c'est très simple. Et donc, il ne faut pas être municois. Municois. Et je regrette, je suis outré, que la France insoumise,
que
la CGT, outré, participe à cette manifestation organisée par des gens dangereux. Outré.
L'idée de quotas, de quotas économiques
pour
l'immigration, vous la
défendez
ou pas ? Ça dépend. Je défends les quotas par nationalité et par profession, à condition
que
ces quotas soient un instrument plus de fermeture que d'ouverture. Et ce qui m'inquiète dans le projet du gouvernement, j'ai écouté la conférence du Premier ministre, j'ai regardé sur votre chaîne pendant une heure et demie. Donc j'ai tout écouté. Et ce qui m'a beaucoup inquiété, c'est que quand j'ai entendu le Premier ministre dire on manque de couvreurs,
on
manque de ceci, on manque de cela, on va faire des parcours. En fait, j'ai l'impression que le gouvernement est en train d'utiliser les quotas pour légaliser une immigration de travail supplémentaire.
Alors
qu'il
y
a tant de jeunes chômeurs dans nos zones rurales, dans nos villes,
qui
sortent sans formation, sans rien.
Et
c'est eux qui doivent être couvreurs. C'est eux qui doivent être dans nos entreprises. Et pour ça, je pense qu'il faut augmenter les salaires. Qu'il faut baisser les charges. Bref, qu'il faut peut-être s'occuper des Français et des étrangers en situation régulière avant de donner du boulot à des migrants. Voilà.
Bien. Je termine. Emmanuel Macron, Marine Le Pen, le duel de la présidentielle 2022. Vous serez candidat. Ah, j'en sais rien.
Bon,
je peux
vous dire franchement, j'en sais rien. Non, mais...
Mais en revanche, il y a une chose que je sais... Eh bien, vous pouvez sourire.
Mais il y a une chose que je sais, Jean-Jacques Gourda. Oui, oui.
C
'est qu'il y
aura
un combat entre ceux qui défont la France et ceux qui veulent la reconstruire.
Et
mon seul objectif, c
'est
qu
'on puisse...
Les deux défont
la France ? Non, je n'ai pas parlé
des deux. Ah bon. J'ai dit qu'il y
aura
un combat entre, en gros, les mondialistes et les patriotes, qui est le nouveau clivage. La seule chose que je veux, c'est qu'on puisse battre Emmanuel Macron. Et pour battre Emmanuel Macron, il faudra prendre le ou la meilleure.
C
'est-à-dire qu'il ne faudra pas réitérer obligatoirement ce qui s'est passé en 2017. Parce que sinon, Emmanuel Macron sera réélu automatiquement. Et d'ailleurs, je remarque que c'est pourquoi, sans doute, Emmanuel Macron est si intéressé pour retrouver la même adversaire. Donc, j'espère qu'on aura le choix. Et en tout cas, je ferai tout pour qu'on ait le choix. Qu'on ne retrouve pas la même adversaire. En tout cas, que ce soit la meilleure ou le meilleur qui soit choisi pour battre Emmanuel Macron.
Bien. Merci Nicolas Dupont-Aignan. 8h55. Merci d'être venu nous voir. RMC BFM TV.
Nicolas Dupont-Aignan