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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 8 novembre 2019 22 minAutoproduitActualité / polémiqueRetraitesEurope & internationalImmigration & asileSécurité

Nicolas Dupont-Aignan invité de Jean-Jacques Bourdin (8 novembre 2019)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 25 %Attaque 60 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:42FerméeRéponse directe

    Abandon d'Europa City : vous approuvez cette décision ou pas ?

  • 1:57OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron s'inquiète de la fragilité de l'Europe. Vous partagez ?

  • 2:48RelanceRéponse directe

    L'Union européenne aboutit à la faiblesse européenne ?

  • 3:29OuverteRéponse partielle

    Faut-il muscler l'Europe de la défense ?

  • 4:34OuverteRéponse directe

    La chute du mur de Berlin est-elle une annexion du monde capitaliste ?

  • 6:36OuverteRéponse directe

    Parlons de la réforme des retraites.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:46Invité politiqueFait
    « J'ai été sur place, j'ai fait l'analyse à Debout-la-France, nous étions totalement hostiles à ce projet fou. »
  • 0:53Invité politiqueFait
    « Parce que c'était un projet encore de surface commerciale alors que nos petits commerçants crèvent dans nos villes. »
  • 2:22Invité politiqueFait
    « On a créé Debout la France, on a quitté l'UMP parce que tous ces traités étaient une folie. »
  • 2:30Invité politiqueFait
    « Si on veut une Europe puissante, c'est-à-dire une Europe qui organise l'indépendance de la nation française, de la nation allemande et qui est une Europe des coopérations, c'est ce que j'ai proposé pendant toute la campagne des européennes. »
  • 3:43PrésentateurFait
    « Nous vivons la mort cérébrale de l'OTAN, dit Emmanuel Macron. »
  • 4:59Invité politiqueFait
    « Jean-Luc Mélenchon, pardonnez-moi, mais c'est une libération. »
  • 5:29Invité politiqueFait
    « La réunification allemande se soit mal passée, sans doute, et c'est toute la question de l'Europe et de la manière dont on construit l'Europe. »
  • 6:17Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron veut nous importer ces inégalités en France maintenant avec notamment la réforme des retraites qui va paupériser, paupériser de manière considérable le corps social français. »
  • 6:47Invité politiquePromesse
    « J'appelle à une mobilisation totale de tous les Français, la plus pacifique possible. »
  • 8:32Invité politiqueChiffre
    « Les régimes spéciaux, c'est 2% des retraités. »
  • 9:04Invité politiqueFait
    « Aujourd'hui, c'est les 6 derniers mois pour les fonctionnaires qui servent de calcul de retraite et les 25 meilleures années. »
  • 9:25Invité politiqueFait
    « Si on calcule votre retraite sur vos 43 années de cotisation par point, elle sera nettement inférieure à vos 25 meilleures années. »
  • 10:19Invité politiqueFait
    « Les retraites, c'est un contrat qu'a signé chaque cotisant avec la nation. »
  • 13:06Invité politiqueChiffre
    « On a 5 700 000 chômeurs. Un million d'emplois. »
  • 15:41Invité politiqueChiffre
    « La fondation Jean Jaurès, socialiste, nous dit qu'il y a 27% des français musulmans qui pensent que la charia devrait être supérieure à la loi républicaine. »
  • 18:18Invité politiqueChiffre
    « Il y a 120 mosquées salafistes. »
  • 20:03Invité politiqueFait
    « Je défends les quotas par nationalité et par profession. »

Temps de parole

  • Nicolas Dupont-Aignan75 %
  • Présentateur16 %
  • ?9 %

≈ 44,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:13
Locuteur

Nicolas

0:14
Présentateur

Dupont-Aignan, bonjour. Bonjour Jean-Jacques Bourdin. Président de Debout-la-France, député de l'Essonne, député d'Île-de-France, abandon de la construction d'Europa City dans le Val-d'Oise à Gonesse était un immense complexe de loisirs, un complexe commercial. Pas d'urbanisation de cette zone agricole a choisi, a décidé Emmanuel Macron. Colère, colère des élus locaux qui disent c'est une décision d'un monarque. Vous approuvez cette décision ou pas ? J'ai toujours

0:45
Nicolas Dupont-Aignan

combattu

0:45
Locuteur

Europa

0:46
Nicolas Dupont-Aignan

City. J'ai été sur place, j'ai fait l'analyse à Debout-la-France, nous étions totalement hostiles à

0:52
Locuteur

ce

0:52
Nicolas Dupont-Aignan

projet fou. Parce que c'était un projet encore de surface commerciale alors que nos petits commerçants crèvent dans nos villes, que c'était un projet qui allait gâcher les plus belles terres agricoles d'Île-de-France, que nous avons des centres commerciaux partout qui d'ailleurs ont de grandes difficultés. Donc c'était un projet, je dirais, d'un autre temps, totalement contraire à la vision de la société en tout cas que moi j'ai. Il faut un équilibre, il faut revitaliser les centres urbains, il faut aider les petits commerces, il faut aider les moyennes surfaces, il faut donner un peu d'humanité à nos villes. C'est pas en déracinant les

1:29
Locuteur

gens.

1:29
Nicolas Dupont-Aignan

Vous

1:30
Présentateur

saluez la décision

1:31
Locuteur

du

1:31
Présentateur

président

1:31
Nicolas Dupont-Aignan

de la République. Pour une fois, c'est bien. Je le réclame depuis tant d'années. J'ai été deux fois sur place à l'encontre de tous les élus locaux qui n'ont pas compris le changement de société. Les Français veulent vivre différemment. On a créé une société inhumaine. Eh bien, pour une fois, il

1:49
Locuteur

y a

1:49
Nicolas Dupont-Aignan

une bonne décision, saluons-la.

1:50
Locuteur

Bien.

1:50
Présentateur

Dans une interview à l'hebdomadaire The Economist, Emmanuel Macron s'inquiète de la fragilité extraordinaire de l'Europe. Qui, dit-il, disparaîtra si elle ne se pense pas comme puissance dans ce monde. Là encore, vous partagez

2:05
Nicolas Dupont-Aignan

? Mais c'est le pyroman qui tout d'à coup devient pompier. Cela fait des années, vous le savez, Jean-Jacques Bourdin, que je combats la manière dont on construit l'Europe. Je l'ai fait avec Philippe Séguin, je l'ai fait ensuite seul. On a créé Debout la France, on a quitté l'UMP parce que tous ces traités étaient une folie. Emmanuel Macron soutient cette Europe depuis toujours et maintenant, il découvre qu'elle ne marche pas. Eh bien, écoutez, je vais lui envoyer une carte à Debout la France, il pourra venir chez nous.

Mais très sérieusement, à ce moment-là, oui, si on veut une Europe puissante, c'est-à-dire une Europe qui organise l'indépendance de la nation française, de la nation allemande et qui est une Europe des coopérations, c'est ce que j'ai proposé pendant toute la campagne des européennes. Et c'est exactement l'inverse

2:45
Locuteur

que fait Emmanuel Macron.

2:46
Présentateur

Dans l'Union européenne, une Europe avec l'Union européenne. Mais l

2:49
Locuteur

'Union

2:49
Nicolas Dupont-Aignan

européenne aboutit à la faiblesse européenne. L'Union européenne a trahi l'idée européenne.

2:55
Locuteur

N'est-ce pas

2:55
Présentateur

le retour à un nationalisme qui a faibli l'Europe ?

2:58
Locuteur

Non,

2:58
Présentateur

c'est l

2:59
Locuteur

'inverse.

2:59
Présentateur

Le retour à des frontières plus marquées qui... On ne

3:03
Locuteur

va

3:03
Présentateur

pas refaire le débat européen,

3:04
Locuteur

mais c'est l'Union européenne

3:06
Nicolas Dupont-Aignan

qui a cassé l'idée d'une coopération européenne, c'est-à-dire... Pendant la campagne, je reprenais toujours l'image des syndics d'immeubles. Le syndic d'immeubles ne doit pas s'occuper de tout, il doit s'occuper des choses importantes. Et c'est ce que dit Emmanuel Macron dans son interview. Et donc c'est absurde parce qu'il fait l'inverse. Alors, remettons tout à plat, comme je le propose, investissons dans la science, arrêtons de céder à l'Allemagne, et ça ira mieux.

3:29
Présentateur

Bien, faut-il, comme le souhaite Emmanuel Macron, muscler l'Europe de la défense ? Mais il faut la muscler, mais il fait l'inverse. Pour la muscler, il faut d'abord sortir

3:36
Locuteur

de

3:37
Nicolas Dupont-Aignan

l'OTAN. Il faut arrêter... Vous

3:39
Locuteur

demandez

3:39
Présentateur

le

3:39
Nicolas Dupont-Aignan

départ... Mais

3:40
Locuteur

je l'ai toujours demandé, le général de

3:42
Nicolas Dupont-Aignan

Gaulle l'avait commencé.

3:43
Présentateur

Nous vivons la mort cérébrale de l'OTAN,

3:46
Locuteur

dit Emmanuel Macron.

3:47
Nicolas Dupont-Aignan

C'est extraordinaire, quand même. Ce qui est extravagant. Oui, quoi ? C'est que ceux qui ont échoué, qui ont construit ce qui ne marche pas, tout à coup découvrent que ça ne marche pas, et disent qu

3:57
Locuteur

'il

3:57
Nicolas Dupont-Aignan

faut changer. Mais ils ont signé tous les traités. Il a encore accepté des traités permanents européens qui vont à l'encontre de ce qu'il demande. Donc le problème d'Emmanuel Macron, c'est d'ailleurs le problème de beaucoup de présidents de la République successifs.

4:11
Locuteur

Et

4:11
Nicolas Dupont-Aignan

c'est ce qui explique Jean-Jacques Bourdin, le manque de confiance des Français dans la politique. C'est que les discours

4:17
Locuteur

sont

4:18
Nicolas Dupont-Aignan

toujours contraires aux actes. Moi je demande,

4:20
Locuteur

ah

4:21
Nicolas Dupont-Aignan

oui c'est extraordinaire, que les actes soient conformes aux discours. Et je propose, et nous proposons à Debout la France, des actes conformes à nos discours. Alors ça surprend toute la grâce politique. Voilà, sortons des discours, de la communication. Passons aux actes. Il y a 30 ans,

4:35
Locuteur

le

4:36
Présentateur

9 décembre, là un acte historique, le 9 décembre, 9 novembre 1989, le mur de Berlin tombé. Tombé. Est-ce que la chute de l'ex-RDA est une annexion du monde capitaliste sur l'ancien monde communiste ? Annexion du monde libéral. C'est ce que dit Jean-Luc Mélenchon.

4:58
Locuteur

Vous avez le même regard ? Le pauvre

4:59
Nicolas Dupont-Aignan

Jean-Luc Mélenchon, pardonnez-moi, mais c'est une libération. Moi j'ai été, il faut aller à Berlin sur

5:05
Locuteur

le site. Vous y étiez ? Où étiez-vous le 9 novembre ? J'étais étudiant

5:08
Nicolas Dupont-Aignan

et je me suis réjoui comme toute l'humanité. Parce qu'il faut aller à Berlin sur le site de l'ancien mur,

5:16
Locuteur

où

5:16
Nicolas Dupont-Aignan

des gens sont morts. Des Allemands de l'Est sont morts,

5:20
Locuteur

tirés

5:20
Nicolas Dupont-Aignan

comme des lapins, parce qu'ils s'échappaient de la prison de la RDA.

5:24
Locuteur

Donc

5:25
Nicolas Dupont-Aignan

on ne

5:25
Locuteur

peut

5:25
Nicolas Dupont-Aignan

pas parler d'annexion, on peut parler de libération. En revanche,

5:28
Locuteur

que

5:29
Nicolas Dupont-Aignan

la réunification allemande se soit mal passée,

5:33
Locuteur

sans

5:34
Nicolas Dupont-Aignan

doute, et c'est toute la question de l'Europe et de la manière dont on construit l'Europe, c'est le moins-disant social, c'est l'esclavagisme permanent, etc. Mais c'est quand même mieux que ce qu'il y avait avant. Donc il ne faut pas tout confondre. Il

5:45
Locuteur

y a eu une

5:46
Nicolas Dupont-Aignan

libération. De qui ? Envers qui

5:47
Locuteur

?

5:47
Nicolas Dupont-Aignan

Vous savez comment fonctionne toujours le même moins-disant social, c'était la réforme Schröder. C'est croire qu'on va renforcer l'Europe en abaissant le niveau de vie des Européens et en créant des inégalités majeures, c'est alimenter justement les fameux nationalismes. Donc ce que je veux dire, c'est que Jean-Luc Mélenchon commet une erreur d'analyse, je pense.

6:08
Locuteur

C

6:08
Nicolas Dupont-Aignan

'est une libération des pays de l'Est.

6:11
Locuteur

En

6:11
Nicolas Dupont-Aignan

revanche, on revient toujours à cette question. La manière dont on a construit l'Europe aboutit à des inégalités insupportables et Emmanuel Macron veut nous importer ces inégalités en France maintenant avec notamment la réforme des retraites qui va paupériser, paupériser de manière considérable le corps social français. On ne peut pas construire une société d'avenir sur l'injustice, les

6:35
Locuteur

inégalités sociales. Tiens,

6:36
Présentateur

allons-y. Parlons de la réforme des retraites.

6:38
Locuteur

Oui, parce que c'est gravissime ce qu'il y a en train de se préparer. Je vous parlerai d'autres sujets après. Et

6:41
Nicolas Dupont-Aignan

je combattrai cette réforme de toutes mes

6:43
Locuteur

forces. Alors justement, est-ce que le

6:44
Nicolas Dupont-Aignan

5 décembre,

6:46
Locuteur

vous

6:46
Nicolas Dupont-Aignan

appelez à la grève ? J'appelle à une mobilisation totale de tous les Français,

6:52
Locuteur

la

6:52
Nicolas Dupont-Aignan

plus pacifique possible.

6:54
Locuteur

Vous irez manifester ? Vous irez

6:55
Présentateur

manifester

6:56
Locuteur

? Pas personnellement,

6:57
Nicolas Dupont-Aignan

parce que je n'irai pas manifester avec certaines personnes, mais qu'importe. C'est-à-dire ? Non,

7:00
Locuteur

mais

7:00
Nicolas Dupont-Aignan

il y

7:01
Locuteur

aura

7:01
Nicolas Dupont-Aignan

du

7:01
Locuteur

tout.

7:01
Nicolas Dupont-Aignan

Avec la CGT ? Avec les excès.

7:03
Locuteur

Je vous vois

7:03
Présentateur

avec la CGT,

7:04
Locuteur

peut-être ? Avec des excès. Dans

7:05
Nicolas Dupont-Aignan

le même cortège. Avec des excès. Mais en revanche, je vais vous dire une chose. Oui. Je veux que chaque Française sache, et chaque Français, que ce qui est en cause, c'est l'avenir de leurs petits-enfants, de leurs enfants et leur modèle social. Je ne suis pas CGT, je suis pour une économie libérale, je suis pour qu'on baisse les charges des PME, je suis pour qu

7:22
Locuteur

'on

7:22
Nicolas Dupont-Aignan

fasse un protectionnisme européen et national intelligent, pour qu'on défende notre modèle social. Mais je n'accepte pas

7:28
Locuteur

que

7:29
Nicolas Dupont-Aignan

l'on mette en place une réforme hypocrite

7:31
Locuteur

qui

7:32
Nicolas Dupont-Aignan

va baisser les pensions de retraite et mettre des millions de retraités futurs dans la pauvreté de masse. C'est insupportable ce qui est en train de

7:41
Locuteur

se faire. Et je vais vous donner un exemple. Mais

7:43
Présentateur

pendant des décennies, vous le premier et le gouvernement, les gouvernements, le gouvernement dans lequel vous avez travaillé... Je n

7:51
Locuteur

'ai pas travaillé dans un gouvernement. Vous n'avez critiqué

7:52
Présentateur

aucun gouvernement ?

7:53
Locuteur

Je

7:53
Présentateur

n

7:53
Locuteur

'ai

7:53
Présentateur

pas été ministre et

7:54
Locuteur

j'ai

7:54
Présentateur

refusé. Mais vous avez travaillé pour un gouvernement, dans une majorité.

7:58
Locuteur

Dans une

7:59
Présentateur

majorité, j'ai

7:59
Locuteur

souvent été désobéissant, reconnaissez-le. Ne me mettez pas sur le dos ce qu'ils ont fait.

8:03
Nicolas Dupont-Aignan

Parce que s'il y en a un qui a été

8:05
Locuteur

quand même

8:05
Nicolas Dupont-Aignan

lucide et qui

8:07
Locuteur

a refusé de

8:07
Présentateur

voter... Bon

8:09
Locuteur

bref, on ne va pas revenir sur le passé. Mais enfin, ils ne m'étaient pas dans le même sac que les autres.

8:13
Présentateur

Par pitié. Les inégalités avec les régimes spéciaux, vous les avez critiquées pendant des décennies.

8:20
Locuteur

Mais je vais vous dire une chose... Si on

8:21
Présentateur

corrige ces inégalités,

8:24
Nicolas Dupont-Aignan

n'est-ce pas une bonne mesure

8:25
Locuteur

?

8:25
Nicolas Dupont-Aignan

Très bonne question, Jean-Jacques Bourdin. Oui.

8:28
Locuteur

Les

8:28
Nicolas Dupont-Aignan

régimes spéciaux, c'est 2% des retraités. 2%.

8:32
Locuteur

Il

8:33
Nicolas Dupont-Aignan

faut les réformer, oui. Mais est-ce que... Laissez-moi finir ma

8:36
Locuteur

phrase.

8:36
Nicolas Dupont-Aignan

Allez-y, allez-y, allez-y. Est-ce que l'on doit pénaliser 98% des retraités français

8:42
Locuteur

sous

8:43
Nicolas Dupont-Aignan

prétexte de réformer les régimes spéciaux

8:45
Locuteur

?

8:45
Nicolas Dupont-Aignan

Est-ce qu'on doit instrumentaliser les régimes spéciaux pour, en douce, baisser le niveau des retraites de manière considérable ? Je veux vous donner un exemple précis. 10 secondes, Jean-Jacques Bourdin. Allez-y. Aujourd'hui, c'est les 6 derniers mois pour les fonctionnaires qui servent de calcul de retraite et les 25 meilleures années. Avec le système à point, ce sera les 43 années ou les 40 années de travail. Il n

9:10
Locuteur

'y a

9:10
Nicolas Dupont-Aignan

pas besoin d'avoir fait polytechnique pour comprendre que dans une vie de travail,

9:14
Locuteur

où

9:15
Nicolas Dupont-Aignan

vous êtes trop jeune jusqu'à 30 ans pour avoir un CDI,

9:19
Locuteur

où

9:20
Nicolas Dupont-Aignan

on vous jette à 49 ans des entreprises parce que vous êtes trop vieux, ça veut dire 20 ans de travail,

9:25
Locuteur

si

9:25
Nicolas Dupont-Aignan

on calcule votre retraite sur vos 43 années de cotisation par point, elle sera nettement inférieure à vos 25 meilleures années, et je ne parle même pas des 6 derniers mois. Donc ce que je veux dire, c'est qu'on peut réformer les retraites. Et à Debout la France, nous proposerons une réforme des systèmes de retraite le 19 novembre. Sans

9:43
Locuteur

pour

9:43
Nicolas Dupont-Aignan

autant spolier des millions de Français qui ont travaillé dur et qui ne méritent pas de voir leur retraite amputée de 20 à 25%. Même

9:52
Locuteur

si le régime s'applique aux

9:54
Présentateur

nouveaux entrants. Alors attention, deux

9:55
Nicolas Dupont-Aignan

choses. Toute réforme des retraites d'abord ne doit commencer que par les nouveaux entrants. Pourquoi ? Parce que quand vous avez accepté de conduire des trains la nuit, tous les dimanches,

10:07
Locuteur

vous

10:07
Nicolas Dupont-Aignan

avez accepté d'avoir un salaire peut-être différent parce que vous avez fait un effort la nuit. On n'a pas le droit de changer votre contrat. Les retraites, c'est un contrat qu'a signé chaque cotisant avec la nation. Donc, s'il y a une réforme, et le principe à Chine ou à Debout la France, c'est que toute réforme ne s'applique que pour les nouveaux entrants. Parce qu'on n'a pas le droit de remettre en cause un contrat entre le citoyen...

10:29
Présentateur

L'option reste ouverte. Alors,

10:30
Nicolas Dupont-Aignan

deuxième point. Il faut

10:32
Locuteur

partir,

10:33
Nicolas Dupont-Aignan

garantir un système à partir des 25 meilleures années. Parce que c'est le seul moyen de garantir les retraites. Parce que derrière la réforme Macron, je vais vous dire ce qu'il

10:42
Locuteur

y

10:42
Nicolas Dupont-Aignan

a.

10:42
Locuteur

Il y

10:43
Nicolas Dupont-Aignan

a la suppression du régime de répartition. Il y a la paupérisation des retraités pour qu'ils passent à un système de

10:48
Locuteur

capitalisation. Oui,

10:49
Présentateur

c'est

10:49
Locuteur

un système

10:50
Présentateur

de retraite par points. On est bien

10:53
Locuteur

d'accord. Qui est la marche vers la capitalisation, c'est-à-dire l

10:55
Présentateur

'inégalité. Et comment fonctionne le régime de retraite complémentaire dans le privé ? Oui. Agir car

11:01
Locuteur

contre.

11:01
Présentateur

Et justement... Comment fonctionne-t-il ? Et justement... Par points. Et justement,

11:05
Locuteur

demandez aux médecins... Est-ce qu'il fonctionne mal ?

11:06
Présentateur

Est-ce qu'il fonctionne

11:07
Locuteur

mal pour les salariés, pour les cadres ? Est-ce qu'il fonctionne mal ?

11:11
Nicolas Dupont-Aignan

Eh

11:11
Locuteur

bien,

11:11
Nicolas Dupont-Aignan

il a eu des réductions considérables. Demandez aux médecins qui ont un système par points comment il a été réformé. Quand vous avez un système par points, votre retraite ne dépend plus, Jean-Jacques Bourdin... Laissez-moi finir mon explication. Oui,

11:24
Locuteur

parce que l'exemple du médecin... Le médecin est un exemple un peu biaisé, pardonnez-moi. Vous avez la Suède aussi. Ce n'est pas l'exemple du salarié. Ce n'est pas l'exemple du salarié.

11:31
Nicolas Dupont-Aignan

Par

11:31
Locuteur

points.

11:31
Nicolas Dupont-Aignan

Oui. Quand vous êtes dans un système par points, le gouvernement, quel qu'il soit, demain matin, peut changer la valeur du point. Il l'a fait en Suède. Il l'a fait pour les médecins. Cela veut dire quoi

11:42
Locuteur

?

11:42
Nicolas Dupont-Aignan

Cela veut dire que le citoyen français qui part à la retraite

11:45
Locuteur

n

11:46
Nicolas Dupont-Aignan

'a plus la garantie d'une retraite qui représente 25 moyennes des 25 meilleures années de son dernier salaire. Cela veut dire quoi ? Qu'on crée une insécurité considérable. Et cela veut dire que c'est fait exprès pour qu'à terme, il proasse par les assurances, que derrière la réforme Macron, il y a la voracité des compagnies d'assurance qui veulent faire passer la France d'un système par répartition qui est issu du Conseil national de la résistance, qui est un compromis social fondamental, à un système de capitalisation qui va créer des injustices

12:18
Locuteur

monstrueuses. Un système par répartition qui

12:19
Présentateur

sera au bout du rouleau

12:20
Locuteur

dans

12:20
Présentateur

quelques années financièrement. Non,

12:22
Locuteur

non, faux,

12:22
Présentateur

faux,

12:23
Locuteur

Jean-Jacques Bourdard. Je vous renvoie au rapport du Corp,

12:25
Nicolas Dupont-Aignan

Conseil d'orientation des retraites, parce que la France a une chance inouïe.

12:29
Locuteur

C

12:29
Nicolas Dupont-Aignan

'est qu'elle a un équilibre démographique, à la différence de l'Allemagne, de l'Italie ou de

12:33
Locuteur

l

12:33
Nicolas Dupont-Aignan

'Espagne. Deuxièmement, parce que la France peut financer son système des retraites si elle crée le nombre d'emplois nécessaires. Et le Corp, le rapport du Comité d'orientation des retraites, nous dit qu'avec la réforme très dure déjà, Fillon, puis Touraine, il y

12:47
Locuteur

a

12:47
Nicolas Dupont-Aignan

eu des réformes très dures déjà pour les retraités. Eh bien, le système est équilibré. Donc, on nous raconte pas d'histoire. Aujourd'hui. Mais, Jean-Jacques Bourdard, pourquoi je propose le Madin France ? Et je vais aller cet après-midi au salon du Madin France. J'invite les Français qui nous regardent à y aller, bord de Versailles. Parce que si on produit Français, si on relocalise ne serait-ce qu'un million d'emplois. On a 5 700 000 chômeurs. Un million d'emplois. Notre système social est équilibré. Donc, on veut nous faire croire, on veut nous culpabiliser que le système n

13:15
Locuteur

'est

13:15
Nicolas Dupont-Aignan

pas équilibré, c'est pas vrai. Il est équilibré si la France travaille. Et voilà pourquoi il faut faire des mesures pour remettre le mérite. Récompenser le travail, augmenter les salaires, baisser les charges.

13:25
Locuteur

Il

13:25
Nicolas Dupont-Aignan

faut remettre en mouvement la France, plutôt que de faire de la paupérisation. Vous savez, on ne sera jamais aussi pauvre qu'un ouvrier de l'Inde ou du

13:33
Présentateur

Bangladesh. Même si on commence à avoir une mondialisation et une relocalisation, une mondialisation à l'envers. Il y a des exemples

13:39
Locuteur

aujourd'hui. Oui, mais on est encore loin. Il faut baisser les charges

13:42
Nicolas Dupont-Aignan

des PME et des petits entrepreneurs qui créent de l'emploi. Et la différence avec Macron,

13:46
Locuteur

c

13:46
Nicolas Dupont-Aignan

'est que moi, je veux baisser les impôts uniquement

13:48
Locuteur

pour

13:49
Nicolas Dupont-Aignan

ceux qui investissent en France. Il est inacceptable qu'on ait donné 5 milliards d'euros aux

13:54
Locuteur

plus riches... Le Chinois qui va investir

13:55
Présentateur

150 millions d

13:56
Locuteur

'euros à Maubeuge, il faut baisser ses impôts.

13:58
Nicolas Dupont-Aignan

Oui,

13:59
Locuteur

mais

13:59
Nicolas Dupont-Aignan

ça, il n

13:59
Locuteur

'y a

13:59
Nicolas Dupont-Aignan

pas de souci. Tout ce qui est localisé en France doit être... Mais en revanche, on a donné 5 milliards d'euros aux plus riches de France, aux très très riches, sans condition. C'est ça qui me choque. Ce n

14:09
Locuteur

'est

14:09
Nicolas Dupont-Aignan

pas qu'on baisse les impôts qui me choque. C'est qu'on ne baisse pas les impôts...

14:12
Locuteur

Et qu'on

14:12
Nicolas Dupont-Aignan

augmente les impôts des plus riches ? Pas s'ils produisent en France. Mais s'ils placent leur argent à l'étranger, oui. Bien. S'ils investissent en France, on doit baisser les impôts.

14:21
Présentateur

Nicolas Dupont

14:22
Locuteur

-Aignan. Donnant, donnant. J

14:23
Présentateur

'imagine que vous n'irez pas marcher contre l'islamophobie dimanche.

14:28
Locuteur

Non,

14:28
Présentateur

parce que c'est une imposture,

14:30
Locuteur

une manipulation.

14:32
Nicolas Dupont-Aignan

De qui ? De la part de qui ? De la part d'islamistes radicaux qui veulent imposer en France

14:37
Locuteur

un

14:38
Nicolas Dupont-Aignan

islamisme politique, qui font rentrer la France dans une posture de victimisation des musulmans, alors même qu'il y

14:46
Locuteur

a

14:46
Nicolas Dupont-Aignan

beaucoup de français musulmans qui luttent contre l'islam politique.

14:51
Locuteur

Et

14:51
Nicolas Dupont-Aignan

il y a une confusion de tout. Et je veux dire très précisément,

14:55
Locuteur

en

14:56
Nicolas Dupont-Aignan

France, chacun est libre de pratiquer son culte. Il n'y a aucune stigmatisation des français musulmans qui pratiquent leur foi.

15:01
Locuteur

Combien

15:02
Nicolas Dupont-Aignan

de musulmans en France ? Alors, certains disent... 7-8%. Voilà, mais il y a une grande majorité des musulmans, des français, moi je ne les appelle pas les musulmans, on est français, qui pratiquent la foi musulmane. Il y a des gens d'origine musulmane qui ne pratiquent pas la foi. Nous sommes un pays libre. Une grande partie pratique leur foi dans le respect des lois de la République.

15:25
Locuteur

Ils

15:25
Nicolas Dupont-Aignan

n'ont jamais été stigmatisés. En revanche, il y a une de plus en plus grande partie... Stigmatisés parfois ou discriminés parce qu'ils s'appelaient

15:32
Locuteur

Mohamed ou Rashida.

15:33
Nicolas Dupont-Aignan

Il y a de plus en plus de musulmans. La fondation Jean Jaurès, socialiste, nous dit qu'il

15:41
Locuteur

y a

15:41
Nicolas Dupont-Aignan

27% des français musulmans qui pensent que la charia devrait être supérieure à la loi républicaine.

15:47
Locuteur

Et

15:48
Nicolas Dupont-Aignan

il y a cette forte minorité de français musulmans, parce qu'on a laissé les salafistes à l'œuvre, avec leurs 120 mosquées, faire un travail de sape. Il y

15:55
Locuteur

a

15:55
Nicolas Dupont-Aignan

une minorité non négligeable de français musulmans qui veulent

15:59
Locuteur

que

16:00
Nicolas Dupont-Aignan

la société française

16:01
Locuteur

s

16:02
Nicolas Dupont-Aignan

'adapte à l'islam politique. Eh bien, la société française n'a pas à s'adapter à

16:07
Locuteur

l'islam politique. C'est à l'islam

16:08
Présentateur

de s'adapter

16:10
Locuteur

à la société. Mais les lois le disent.

16:11
Présentateur

Les lois le disent. Que voulez

16:14
Locuteur

-vous dire

16:14
Présentateur

? Je vous dis que dans ce texte, je veux

16:17
Locuteur

vous dire que

16:17
Présentateur

dans ce texte, ce fameux texte qui appelle à cette manifestation contre l'islamophobie, il est écrit que des lois sont liberticides.

16:25
Locuteur

Mais il y a pire que ça dans cette manifestation. Elles ne sont pas liberticides.

16:28
Nicolas Dupont-Aignan

Mais c'est scandaleux. Dans cette manifestation, vous savez ce qui est écrit ? Que les lois laïques sont liberticides. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que les gens qui organisent cette manifestation, en fait, veulent culpabiliser les français, dont de nombreux français musulmans, et on ne parle pas assez d'eux, ces femmes et ces hommes, notamment, j'ai amené ces 100 femmes et hommes musulmans qui ont signé une pétition dans Marianne,

16:54
Locuteur

un

16:54
Nicolas Dupont-Aignan

magnifique texte d'amour à la République française, parce qu'ils sont français. Et moi, je les considère comme français. Et qu'ils disent qu'ils aiment la loi de la République laïque, l'égalité des femmes et des hommes, et qu

17:05
Locuteur

'ils

17:05
Nicolas Dupont-Aignan

ne veulent pas le voile obscurantiste.

17:06
Locuteur

Alors que dites

17:06
Présentateur

-vous à celles et ceux, pardon,

17:11
Locuteur

avec

17:11
Présentateur

lesquels vous avez été alliés, et je pense au Rassemblement National, qui disent qu'il faut interdire le voile ou le foulard dans l'espace public, dans la rue ?

17:19
Locuteur

Alors

17:19
Présentateur

moi, je suis sur une proposition simple.

17:21
Nicolas Dupont-Aignan

Vous êtes pour ou contre ? Je vais vous répondre. Je suis pour interdire le voile dans les services publics, à l'université, dans l'entreprise.

17:29
Locuteur

C

17:29
Nicolas Dupont-Aignan

'était dans tout des lieux où... Service

17:31
Présentateur

public, l'entreprise, ce n

17:32
Locuteur

'est

17:32
Présentateur

pas un service public.

17:33
Locuteur

Non, mais je

17:33
Nicolas Dupont-Aignan

vous ai

17:33
Locuteur

dit... C

17:33
Nicolas Dupont-Aignan

'est un service privé.

17:34
Locuteur

Mais

17:34
Nicolas Dupont-Aignan

je vous ai dit, les deux...

17:36
Locuteur

Non,

17:36
Nicolas Dupont-Aignan

dans les entreprises privées, dans tous les lieux clos, on enlève la manifestation de la soumission de la femme, un signe obscurantiste, rétrograde, qui remet en cause les valeurs de la civilisation française. Point. Ça, c'est une loi qui est applicable. En revanche, dans l'espace public, on pourrait voter toutes les lois de la Terre, elles ne seraient pas applicables. On ne

17:56
Locuteur

va

17:56
Nicolas Dupont-Aignan

pas mettre un policier derrière chaque personne. En revanche, il faut traiter la cause du mal. Le port du voile, c'est le thermomètre d'un malaise. La cause du mal, c'est qu'on a laissé... L'État a été faible

18:10
Locuteur

à

18:10
Nicolas Dupont-Aignan

l'égard d'un culte musulman obscurantiste qu'on a laissé se développer en France, les salafistes, qui sont interdits dans certains pays arabes. Il y a 120 mosquées salafistes. Et Mme Kosciusko-Morizet, qui n

18:21
Locuteur

'est

18:21
Nicolas Dupont-Aignan

pas susceptible d'être de mon... qui n'était pas quand même dans mon parti politique. Mme Kosciusko-Morizet avait fait une proposition de loi intéressante pour l'interdiction du salafisme en France, c'est-à-dire de la manifestation de l'islam politique. Et moi, je sais qu'on peut compter sur beaucoup de Français musulmans, des femmes et des hommes courageux, qui sont d'ailleurs insultés et menacés par ceux qui vont manifester. et qui défendent cette idée d'un islam respectueux des lois de la République.

18:47
Locuteur

Jean

18:47
Nicolas Dupont-Aignan

-Jacques Bourdin, prenons un peu de recul historique. Quand les gendarmes ont ouvert les portes des congrégations

18:55
Locuteur

en

18:56
Nicolas Dupont-Aignan

1905, ce fut douloureux pour les catholiques

18:58
Locuteur

qui

18:59
Nicolas Dupont-Aignan

voyaient remettre en cause un système.

19:02
Locuteur

La

19:02
Nicolas Dupont-Aignan

religion catholique s'est pliée à la loi de la République. Quand Napoléon a écrit cette magnifique lettre aux rabbins de France,

19:09
Locuteur

ça

19:10
Nicolas Dupont-Aignan

a été dur pour le culte israélite,

19:12
Locuteur

mais

19:12
Nicolas Dupont-Aignan

il s'est plié aux lois de la République. Eh bien, il faut maintenant que l'islam de France comprenne

19:16
Locuteur

que

19:17
Nicolas Dupont-Aignan

la France, ce n

19:18
Locuteur

'est

19:18
Nicolas Dupont-Aignan

pas un pays comme un autre. Et que si justement, on veut accueillir des gens, on veut assimiler, si on veut qu'on ait une vraie communauté nationale et pas des communautés,

19:28
Locuteur

eh

19:28
Nicolas Dupont-Aignan

bien, il faut accepter de se plier aux lois de la République. La religion

19:31
Locuteur

n

19:32
Nicolas Dupont-Aignan

'a pas à imposer sa loi à la nation. C'est tout. Et vous verrez que c'est très simple. Et donc, il ne faut pas être municois. Municois. Et je regrette, je suis outré, que la France insoumise,

19:45
Locuteur

que

19:46
Nicolas Dupont-Aignan

la CGT, outré, participe à cette manifestation organisée par des gens dangereux. Outré.

19:54
Présentateur

L'idée de quotas, de quotas économiques

19:59
Locuteur

pour

19:59
Présentateur

l'immigration, vous la

20:01
Locuteur

défendez

20:02
Nicolas Dupont-Aignan

ou pas ? Ça dépend. Je défends les quotas par nationalité et par profession, à condition

20:08
Locuteur

que

20:08
Nicolas Dupont-Aignan

ces quotas soient un instrument plus de fermeture que d'ouverture. Et ce qui m'inquiète dans le projet du gouvernement, j'ai écouté la conférence du Premier ministre, j'ai regardé sur votre chaîne pendant une heure et demie. Donc j'ai tout écouté. Et ce qui m'a beaucoup inquiété, c'est que quand j'ai entendu le Premier ministre dire on manque de couvreurs,

20:25
Locuteur

on

20:25
Nicolas Dupont-Aignan

manque de ceci, on manque de cela, on va faire des parcours. En fait, j'ai l'impression que le gouvernement est en train d'utiliser les quotas pour légaliser une immigration de travail supplémentaire.

20:37
Locuteur

Alors

20:37
Nicolas Dupont-Aignan

qu'il

20:37
Locuteur

y

20:37
Nicolas Dupont-Aignan

a tant de jeunes chômeurs dans nos zones rurales, dans nos villes,

20:41
Locuteur

qui

20:42
Nicolas Dupont-Aignan

sortent sans formation, sans rien.

20:44
Locuteur

Et

20:45
Nicolas Dupont-Aignan

c'est eux qui doivent être couvreurs. C'est eux qui doivent être dans nos entreprises. Et pour ça, je pense qu'il faut augmenter les salaires. Qu'il faut baisser les charges. Bref, qu'il faut peut-être s'occuper des Français et des étrangers en situation régulière avant de donner du boulot à des migrants. Voilà.

20:58
Présentateur

Bien. Je termine. Emmanuel Macron, Marine Le Pen, le duel de la présidentielle 2022. Vous serez candidat. Ah, j'en sais rien.

21:06
Nicolas Dupont-Aignan

Bon,

21:07
Locuteur

je peux

21:08
Nicolas Dupont-Aignan

vous dire franchement, j'en sais rien. Non, mais...

21:10
Locuteur

Mais en revanche, il y a une chose que je sais... Eh bien, vous pouvez sourire.

21:13
Nicolas Dupont-Aignan

Mais il y a une chose que je sais, Jean-Jacques Gourda. Oui, oui.

21:16
Locuteur

C

21:16
Nicolas Dupont-Aignan

'est qu'il y

21:17
Locuteur

aura

21:17
Nicolas Dupont-Aignan

un combat entre ceux qui défont la France et ceux qui veulent la reconstruire.

21:21
Locuteur

Et

21:22
Nicolas Dupont-Aignan

mon seul objectif, c

21:23
Locuteur

'est

21:23
Nicolas Dupont-Aignan

qu

21:23
Locuteur

'on puisse...

21:24
Présentateur

Les deux défont

21:25
Locuteur

la France ? Non, je n'ai pas parlé

21:26
Nicolas Dupont-Aignan

des deux. Ah bon. J'ai dit qu'il y

21:27
Locuteur

aura

21:27
Nicolas Dupont-Aignan

un combat entre, en gros, les mondialistes et les patriotes, qui est le nouveau clivage. La seule chose que je veux, c'est qu'on puisse battre Emmanuel Macron. Et pour battre Emmanuel Macron, il faudra prendre le ou la meilleure.

21:39
Locuteur

C

21:39
Nicolas Dupont-Aignan

'est-à-dire qu'il ne faudra pas réitérer obligatoirement ce qui s'est passé en 2017. Parce que sinon, Emmanuel Macron sera réélu automatiquement. Et d'ailleurs, je remarque que c'est pourquoi, sans doute, Emmanuel Macron est si intéressé pour retrouver la même adversaire. Donc, j'espère qu'on aura le choix. Et en tout cas, je ferai tout pour qu'on ait le choix. Qu'on ne retrouve pas la même adversaire. En tout cas, que ce soit la meilleure ou le meilleur qui soit choisi pour battre Emmanuel Macron.

22:04
Présentateur

Bien. Merci Nicolas Dupont-Aignan. 8h55. Merci d'être venu nous voir. RMC BFM TV.