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interviewManuel Bompard· 8 juin 2026 19 min

🔮 Affaire Lyhanna, meeting Ă  Saint-Denis, prĂ©sidentielles : Manuel Bompard, invitĂ© de BFM TV !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Il est 8h29 et vous ĂȘtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Manuel Bpart. Bonjour.

Merci d'ĂȘtre dans ce studio pour rĂ©pondre Ă  mes questions. Vous ĂȘtes le coordinateur national de la France insoumise. Vous ĂȘtes Ă©galement dĂ©putĂ© des Bouches du RĂŽe.

Vous étiez sur scÚne hier lors de ce grand meeting en plein air de Jean-Luc Mélenchon. On y reviendra dans un instant. C'était vraiment le lancement officiel de la campagne de la France insoumise et de de Jean-Luc Mélenchon.

Mais d'abord le drame, le drame de Liana, vous l'avez entendu. Géral de Darmanin présente ses excuses à la famille de Liana. Il parle de dysfonctionnement.

Laurent NugÚz, ministre de l'intérieur, reconnaßt un échec, des dysfonctionnements, un manque de bon sens. Est-ce que tout cela suffit ? Non, ça suffit pas. euh que euh le ministre de la justice présente ses excuses, c'est la moindre des choses.

Mais je vois bien qu'il y a une tentative, si vous voulez, d'aller pointer du doigt ou faire porter la responsabilitĂ© Ă  des individus ou Ă  des dysfonctionnements qui seraient des dysfonctionnements individuels. Alors que clairement ce que rĂ©vĂšle malheureusement cette tragĂ©die, c'est un problĂšme qui a un problĂšme systĂ©mique de prise en charge dans notre sociĂ©tĂ©, de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles de maniĂšre gĂ©nĂ©rale et particuliĂšrement de la lutte contre les violences sexuelles Ă  l'Ă©gard des enfants et que les rĂ©ponses elles ne peuvent pas seulement ĂȘtre des rĂ©ponses de sanction individuelles, elles doivent ĂȘtre des rĂ©ponses qui sont des rĂ©ponses systĂ©miques. Vous savez, il y a une commission indĂ©pendante qui s'appelle la Civis qui a travaillĂ© sur les problĂšmes d'inceste et de violence sexuelle contre les enfants.

Elle a formuler un certain nombre de recommandations, plus de 80, en 2023. Et Ă  l'heure oĂč je vous parle aujourd'hui, vous avez seulement 25 % de ces recommandations qui ont Ă©tĂ© mises en Ɠuvre et qui sont effectives. Vous avez des associations qui demandent 2,6 milliards d'euros dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles et aujourd'hui, malheureusement, on en voit pas la couleur.

Donc c'est ça qu'il faut faire. Il dit Gérald de Manin mais pourtant j'avais donné des instructions, j'avais fait une ordonnance, j'avais demandé à ce que les affaires qui concernent les les enfants, les mineurs soient sur le haut de la pile. Ma circulaire n'a pas été respecté.

Pardonnez-moi, mais ce n'est pas vrai. Il y a eu trois circulaires dont monsieur Darmanin parle quand il est allé à la télévision avant le weekend. La premiÚre de ces circulaires, elle mettait en hall de la pile des priorités la lutte contre le narcotrafic et elle mettait en 2uxÚ point euh la question des violence contre les personnes.

Et à l'intérieur de ce deuxiÚme point, elle parlait de des violences contre les euh les les enfants. Ensuite, il y a eu une deuxiÚme circulaire qui parlait de la prise en charge et de l'accompagnement des victimes d'attaque de contre les personnes. 3Ú circulaire, elle parlait des violences sexuelles contre les enfants dans le cadre scolaire et dans le cadre périscolaire.

Là en l'occurrence, malheureusement dans la tragédie de cette de Liana, on ne parle pas du cadre scolaire ou au périscolaire. Donc ce que dit monsieur Darmanin, c'est une maniÚre en quelque sorte de s'exonérer de sa propre responsabilité qui est une responsabilité politique et ne correspond pas au fait. Il n'y a pas eu d'instruction de monsieur Darmanin demandant à ce que la lutte contre les violences sexistes et sexuelles et la lutte contre les violences sexuelles contre les enfants soi une priorité ultime.

Il doit démissionner. Bah je trouve que si vous voulez, il y a en Macronie ce sentiment que le pouvoir politique n'assume jamais ses propres responsabilités. Et quand on est ministre de la justice aujourd'hui, quand on a été ministre de l'intérieur avant, puisque la question qui est posée là, c'est l'articulation entre le travail de la police et le travail de la justice, donc la responsabilité du ministre de l'intérieur et la responsabilité du ministre de la justice.

Il me semble un peu normal dans une démocratie au bout d'un moment que les responsables politiques assument leur responsabilité et qu'il cherchent pas en permanence à se défausser. Donc pour vous, Gérald d'arrmanin et Laurent NugÚz devraient remettre leur décision. Bah, je trouve que la question se pose en tout cas responsabilités.

Mais ça sert à rien que je la demande parce que Oui, voilà et mais c'est c'est surtout que je sais bien que il suffit pas que je la demande pour que elle devienne effective. Je dis juste que la responsabilité politique à un moment est posée parce que sinon le sentiment qu'on envoie aux françaises et aux Français c'est que à la fin on cherche juste à se protéger. Or la question qui est posée, elle dépasse des personnes, elle passe des individus.

C'est une question qui doit ĂȘtre une question de sociĂ©tĂ©. Comment on fait en sorte que nos enfants soient protĂ©gĂ©s ? Comment fait en sorte qu'on comprenne que les enfants sont un sujet de droit, qu'on peut pas le laisser comme ça ?

Enfin, pardon mais chaque il y a il y a il y a 1600 violence sexuelle contre les enfants. Quand il y a des plaintes pour viol d'enfant, il y en a 72 % qui sont classés sans suite. On est en train de parler et il y en avait eu plusieurs avant le drame de Liana qui concernait JérÎme Barella, le suspect.

Euh, il y en avait quatre au moment de de sa disparition, il y en a euh neuf aujourd'hui. Laurent NugĂšz dit d'ailleurs c'est un drame qui aurait pu ĂȘtre Ă©vitĂ©. Malheureusement, je crois que sur ce point, il a raison.

Euh quand on sait que il y a une une plainte qui date d'il y a plus d'un an, que cette personne n'avait mĂȘme pas Ă©tĂ© auditionnĂ©e quand on sait que une de ces un des signalements qui a Ă©tĂ© fait Ă  la gendarmerie n'a mĂȘme pas Ă©tĂ© suivi d'effet. Quand on sait que cette personne a a subi une sanction administrative puisqu'elle travaillait dans un Ă©tablissement scolaire et qu'elle a Ă©tĂ© licenciĂ©e, qu'il y a pas eu de signalement Ă  la justice, c'est terrible de se dire que Ă©videmment c'est un un drame, une tragĂ©die et ce sentiment atroce qu'il aurait pu ĂȘtre. On va voir ce que vous proposez vous sur la la justice, mais Manuel BPard, vous avez dit les sanctions ça ne suffirait pas mais en faut-il tout de mĂȘme des sanctions individuelles.

Des sanctions individuelles. On parle de la question de la procureur d'che et des autres qui n'ont pas forcément voilà mis en lumiÚre ce qui se passait, qui n'ont pas forcément tiré les conséquences par exemple de l'analyse médicale qui avait été faite sur l'une des petites filles qui a porté plainte. Est-ce qu'il faut des sanctions individuelles ?

Il y a une il y a une enquĂȘte administrative qui a Ă©tĂ© lancĂ©e et cette enquĂȘte, elle va aller jusqu'Ă  son terme. Si elle rĂ©vĂšle qu'il y a eu des failles individuelles, elles peuvent faire et elles peuvent donner lieu Ă  des Ă  des sanctions. Mais honnĂȘtement, c'est une maniĂšre de prendre le problĂšme qui ne le traite pas dans sa globalitĂ©.

Sa globalitĂ© aujourd'hu rĂ©pondu si il y a une enquĂȘte en cours pas la Est-ce que les juges doivent davantage rendre compte de leurs actions ? tout le monde doit rendre compte et les juges en particulier dans la justice aussi euh la responsabilitĂ© individuelle elle existe toujours. Vous avez entendu peut-ĂȘtre Bruno Rotaillot qui demande une cour disciplinaire de la magistrature.

En fait si vous voulez tous ces coups de communication que je trouve d'un certain point de vue assez indĂ©cent d'ailleurs comme quand monsieur Darmanin nous dit aujourd'hui qu'il va rĂ©examiner toutes les toutes les toutes les enquĂȘtes en cours la belle affaire une fois qu'on les a examinĂ© s'il y a personne pour les prendre en charge et pour les traiter qu'est-ce que ça va changer ? Et puis il faut un drame et une tragĂ©die. Il dit il a cette expression.

Il dit "Nous ne partirons pas en vacances ni moi ni les procureurs tant que les 70000 plein des des enfants ne seront pas examinĂ©s." C'est de la dĂ©magogie parce que vous pouvez les examiner mais il faut qu'elles soi pris en charge. Il faut qu'il y ait une police judiciaire pour mener les enquĂȘtes.

Faut auditionner des personnes. Et puis quoi ? C'est-Ă -dire qu'il faut une tragĂ©die dans notre pays pour que les enquĂȘtes suivent leur cours.

C'est ça que nous dit monsieur Darmanin. C'estĂ d s'il y a pas de drame ou pas de tragĂ©die, c'est normal que les enquĂȘtes soi lĂ  et qu'elle ne suivent pas les enf c'est absolument absurde. Donc on a un problĂšme qui a un problĂšme de clochardisation absolue de la justice.

Et quand j'entends le prĂ©sident de la RĂ©publique dire je ne veux pas entendre parler de moyens, bah si prĂ©cisĂ©ment. Évidemment que la solution ce ne sont pas que des moyens mais la question des moyens elle est centrale sur la sur la clochardisation. On va en venir au moyen que vous vous mettreez ou pas sur la clochardisation.

C'est une expression qui avait Ă©tĂ© utilisĂ©e par Jean-Jacques Hurvoas Ă  l'Ă©poque oĂč il Ă©tait garde des SAAU. Ce matin, je recevais le reprĂ©sentant de tous les procureurs de France. Il est lui-mĂȘme procureur de chartre.

Un, il disait pas question d'ĂȘtre les bouqu Ă©missaires dans cette histoire mais deux, il disait pour autant non, il n'y a plus de clochardisation de la justice en France. LĂ , le problĂšme euh je veux bien qu'on parle de moyens et il y a un vrai problĂšme de moyens, mais lĂ  le problĂšme c'est que euh il y a eu des procĂ©dures. Il y a eu ne serait-ce que sur la plainte que l'on Ă©voquait Ă  l'instant le 22 aoĂ»t euh dernier, une petite fille porte plainte avec sa maman.

Le 11 septembre, il y a un examen médical qui conclut que les lésions qu'elle présentent sur son corps corroborent son récit de viol. C'est pas une question de moyen. Il est là le rapport mais rien n'est fait derriÚre.

Bah pourquoi rien n'est fait ? Bah c'est la question que lĂ  vous dites c'est pas une question pour vous pour vous rien n'est fait parce que tout le monde est dĂ©bordĂ© quoi. Bah pas seulement, peut-ĂȘtre encore une fois, moi je j'essaie d'avoir une vision qui est une vision complexe de de cette situation dramatique, mais quand je sais qu'il y a Ă  peu prĂšs trois procureurs pour 100000 habitants en France alors qu'il y en a 11 dans la moyenne de l'Union europĂ©enne, quand je sais qu'il y a 11 juges pour 100000 habitants en France alors qu'il y en a 22 dans la moyenne de l'Union europĂ©enne, quand je sais qu'il y a moins d'un greffier pour 100000 habitants en France alors qu'il y en a quasiment 15 dans la moyenne de l'Union europĂ©enne.

Vous pouvez me dire bah oui donc vous pouvez me dire il y a pas de problÚme de clochardisation de la justice mais c'est pas moi qui dit c'est pas moi qui dit c'est le procureur national qui qui dis je veux dire que qu'on ne dise le sujet ce ne sont pas que les moyens et compris le sujet ce ne sont pas que les moyens parce que ne focaliser la discussion uniquement sur les moyens c'est aussi pardon ne pas comprendre qu'il y a un problÚme de culture du viol de culture patriarcale et et que il y a un continuum aujourd'hui entre les violences sexistes et sexuelles et dans les violences sexuelles contre les enfants. Ne pas comprendre qu'il y a des problÚmes de formation, qu'il y a des problÚmes de la parole de l'enfant qui n'est pas pris au sérieux comme la parole d'une femme qui vient se n'est pas pris au sérieux. Ces questions, on a eu la parole et on a ensuite les preuves médicales matérielles.

Une question quand mĂȘme. Le tribunal d'Auche, on peut pas dire que ce soit un des tribunaux les plus dĂ©bordĂ©s. En tout cas, c'est ce qu'il semble.

C'est pas le tribunal de Paris ou le tribunal pour enfants de Bobini ? Bah je sais pas, je je vous invite Ă  regarder. J'ai lu des plusieurs articles dans la presse sur le fait qu'Ă  un moment, il y avait plus de juges dans ce tribunal.

Bon, je suis pas sĂ»r que nos tribunaux euh nos petits tribunaux parce que c'est ça la comparaison que vous faites en particulier dans les zones qui sont pas les grand centres urbains, soit en trĂšs meilleure santĂ© si vous voulez que les les tribun vous faites quoi ? Ben d'abord bah comme je comme je vous le disais, d'abord on met en Ɠuvre immĂ©diatement l'ensemble des recommandations qui sont formulĂ©es par cette civis, cette commission euh indĂ©pendante qui a travaillĂ© et ces recommandations, elles doivent ĂȘtre suivies des faits. DeuxiĂšmement, on accorde les 2,6 milliards d'euros qui sont demandĂ©s par les associations qui travaillent sur ce sujet pour pouvoir avoir le plan digne de la France dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

Enfin, pardonnez-moi, on est capable de distribuer des dizaines de milliards d'euros aux grandes entreprises sans contrepartie. On est prĂȘt, on est capable de donner des dizaines de milliards d'euros de cadeaux fiscaux aux plus riches dans ce pays sans que ça ne pose de problĂšmes. Et on n'est pas capable de mettre moins de 3 milliards d'euros pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles et pour protĂ©ger nos enfants.

VoilĂ  ce qu'on fait. On commence par ça et ça ça nĂ©cessite des enquĂȘteurs supplĂ©mentaires, ça nĂ©cessite des formations. Vous savez que quand un un enfant vient parler, il faut qu'en face il y ait un enquĂȘteur qui soit formĂ© soit capable distinguer c'est pas suffisamment le cas.

Je voyais, regardez, je prends, j'avais un un chiffre, je le retrouve plus, mais qui disait que aujourd'hui vous avez pas suffisamment d'enquĂȘteurs qui sont formĂ©s pour entendre la parole des enfants. Et bah oui et donc et tout le monde peut le comprendre parce qu'un enfant le faire parler c'est difficile et donc bien souvent il y a ce sentiment b il doit raconter des bĂȘtises, il doit dire n'importe quoi. Donc voilĂ  ce qu'il faut faire, il faut mettre ça sur la pile des prioritĂ©s des politiques publiques. qu'il faut un parquet spĂ©cialisĂ© euh Ă  l'image du parquet national financier, Ă  l'image du parquet dĂ©sormais contre le le narcotrafic.

C'est Dominique de Villepin qui propose cela. Bah dans le programme qu'on avait défendu déjà en 2022 là pour l'élection présidentielle qui vient, vous savez, on est en train de travailler sur nos propositions programme mais dans le programme de 2022, on mettait en place l'idée qu' en tout cas des équipes spécialisées qui prennent en charge qui soient formé sur la question des violences sexistes et sexuelles et sur la question des violences sexuelles contre les enfants, je trouve qu'effectivement ça irait dans la Est-ce que est-ce que vous irez ou est-ce que vous appelez à aller aux différents rassemblements ce soir, en particulier à Paris devant le ministÚre de la justice mais devant tous les les tribunaut il seront prés parce que évidemment on partage cette cette peine et cette émotion. AprÚs on sera vigilant si vous voulez sur les sur les sur les messages pour participer à des rassemblements avec lesquels on partage les messages.

Hier soir donc enfin hier aprÚs-midi précisément grand meeting en plein air à Saint-Denis. Vous avez annoncé avoir euh réussi à rassembler 26000 personnes. Alors le chiffre, personne n'avait vraiment compté mais en tout cas il y avait beaucoup beaucoup de monde.

Vous avez compté les 26000 un par un ? Pas un par un mais vous savez non mais juste pour que les choses soient rapidement. En fait il y a un travail sur plan qui permet d'identifier une superficie.

Sur cette superficie il y a une densitĂ© qui est estimĂ©e. LĂ  il y avait Ă  peu prĂšs entre 7000 et 8000 mÂČ. Si vous faites 3 Ă  4 personnes par mĂštre carrĂ©, vous arrivez Ă  ce chiffre.

VoilĂ  pour que les choses soient claires. Grand meeting, grand rassemblement. En effet, coup d'envoi donc de la la campagne LFI avec un certain nombre de points sur lesquels on vous a toujours entendu.

La retraite Ă  60 ans vous maintenez le SMIC Ă  1700 €. Un peu plus surprenant peut-ĂȘtre l'indĂ©pendance de la Nouvelle-CalĂ©donie, l'autonomie davantage pour la Corse. Comment vous en ĂȘtes venu Ă  ça ?

Bah, d'abord en partant des demandes qui sont exprimĂ©es, en Corse, vous avez depuis plusieurs Ă©lections euh les Ă©lections qui sont remportĂ© par les autonomistes et Ă  un moment quand vous ĂȘtes dĂ©mocrate, bah vous entendez la parole de la Mais c argument pour la Corse, il vaut pas pour la Nouvelle-CalĂ©donie puisque pour la Nouvelle-CalĂ©donie, ils ont votĂ© Ă  qu Mais la Nouvelle CalĂ©donie, Jean-Lucchon a dit, "Nous accompagnerons la Nouvelle-CalĂ©donie vers l'indĂ©pendance." C'est ce qui est fait en France depuis les annĂ©es 80, les accords de NumĂ©a puis les accords de Mat. Mais ça veut dire que vous vous souhaitez l'indĂ©pendance de la nouvelle un processus de dĂ©colonisation tel qu'il a Ă©tĂ© engagĂ©.

Son aboutissement c'est la fin des soumissions et donc un processus d'indĂ©pendance. Mais me semble-t-il votre argument sur la Corse qui est un argument Ă©lectoralĂ© pourrait donner exactement l'inverse du cĂŽtĂ© de la Nouvelle CalĂ©donie puisque il y a eu des votes et que les votes n'ont pas conclu Ă  la volĂ© plus compliquĂ© que ça si je peux me permettre de rĂ©fĂ©rendum en tout il y a pas eu de rĂ©fĂ©rendum Ă  chaque fois l'indĂ©pendance a progressĂ© et le troisiĂšme rĂ©fĂ©rendum qui peut-ĂȘtre aurait pu peut-ĂȘtre conduire a finalement Ă©tĂ© boycottĂ© par les indĂ©pendantistes puisqu'il a Ă©tĂ© organisĂ© par monsieur Philippe contre la volontĂ© des indĂ©pendantistes dans la pĂ©riode du une forme d'abandon. Non, c'est une forme de reconnaissance d'un processus de dĂ©colonisation qui est engagĂ© en Nouvelle-CalĂ©donie et qui est reconnu, y compris par les Nations- Unies et que son aboutissement c'est celui-lĂ .

Et quand vous avez cette attente, cette volontĂ© qui s'exprime, et ben je crois que vous devez la prendre en compte. La RĂ©publique, ça ne peut pas ĂȘtre une camisole de force. Vous ne pouvez pas imposer Ă  des populations qui demandent une indĂ©pendance ou dans d'autres territoires une autonomie de ne pas y avoir droit.

Et donc il vaut mieux le réfléchir en intelligence et en discussion plutÎt que le faire malheureusement par des situations votre adversaire c'est le RN. Nous ferons rempart au RN. Voilà ce qu'a redit Jean-Luc Mélenchon hier dans la foule.

On a entendu ça.ousnous. On est chez nous on est chez nous.

Criez par la foule face Ă  vous. J'ai quand mĂȘme dĂ» le réécouter plusieurs fois parce que c'est un cri que l'on entend habituellement dans les meetings du Front National ou aujourd'hui du Rassemblement national. Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que en fait vous vous voulez ĂȘtre le miroir du RN ? Non, pas du tout. Ça veut dire que il y a eu une tentative depuis des dizaines d'annĂ©es par l'extrĂȘme droite de capter un certain nombre de symboles, un certain nombre d'idĂ©es, un certain nombre de slogans et que vous disiez Jean-Luc Molon a dit on est le rempart contre le Rassemblement national. sa candidature, c'est pas seulement une candidature d'opposition au Rassemblement national, c'est d'abord une candidature qui propose un programme alternatif.

Mais oui, il y a aussi dans cette campagne des élections présidentielles la nécessité de combattre, de battre le Rassemblement national et une des maniÚres de le faire, c'est de lui reprendre aussi les symboles qu'il a essayé de nous confisquer. Quand le Rassemblement national dit "On est chez nous", c'est pour exclure une partie de la population et pour considérer que cette partie de la population n'est pas chez elle. Quand la peuple le peuple d'hiver qui était rassemblé hier à Saint-Denis dit "On est chez nous".

C'est pour dire non, on est tous chez nous. Et y compris ceux que les autres considÚrent qu'ils ne sont pas chez eux. Voilà, la réponse, c'est celle-là.

C'est une réponse qui drapeau. Il y avait d'ailleurs beaucoup de drapeaux euh français. Il y a de drapeaux tricolores, quelques drapeaux palestiniens, mais les drapeaux tricolores en masse, c'est nouveau.

Ils ont Ă©tĂ© distribuĂ©s par les filles ces drapeaux. Bah comme d'habitude dans nos meetings, on a toujours d'ailleurs contrairement Ă  ce que disent souvent l'extrĂȘme droite pour parler de la France Souvise en disant il y a pas de drapeau bleu blanc rouge si il y a toujours des Ben oui il y en a et Ă©videmment il y en a parce que mais ça veut dire quand vous dites voilĂ  on veut se rĂ©approprier je recevais la semaine derniĂšre RaphaĂ«l Guxman ici mĂȘme qui disait Ă  peu prĂšs en rĂ©alitĂ© la mĂȘme chose. Alors vous serez Ă©videmment sĂ»rement pas d'accord sur le le sur la suite de ce qu'ils en fait mais lui il dit il faut qu'on fasse en sorte de ne pas laisser ces symboles Ă  l'extrĂȘme droite.

Il parle de la Marseillaise, il parle du drapeau tricolore. Raphael Guxman qui dit "Moi, je plierai la France insoumise." Alors, je suis Il a raison, il faut faire une chose trĂšs simple.

Prenez le bulletin de vote de Jean-Lucchon, vous le pliez avant de le mettre dans le dans l'urne. Ça c'est il a raison, c'est ça qu'il faut faire. C'est comme ça que vous l'entendez.

Bah oui, il faut plier le bulletin avant de le mettre dans l'enveloppe sinon il rentre pas. Vous ĂȘtes surpris de Bah qui disent ça ? Non, il fait ce qu'il veut.

Écoutez, il y a une Ă©lection prĂ©sidentielle qui Mais vous avez dit la primaire c'est finie. Hier Jean-Luc Merchon a dit ça y est, la primaire est finie. La primaire, elle a jamais trop commencĂ©.

Ça vous a pas Ă©chappĂ©. Madame de Malam, Ă©coutez ce qu'a dit Jean-Luc MĂ©lenchon hier, c'est dans cette grande bataille qui vient et qui est une bataille dĂ©cisive, il y a une force politique, une candidature, une campagne qui est carrĂ©e, qui est engagĂ©e avec une Ă©quipe, avec un programme qui est en cours de discussion et avec une dĂ©monstration de force populaire qu'on a vu hier. Et donc ceux qui veulent une alternative au macronisme et ceux qui veulent battre l'extrĂȘme droite, ceux qui veulent rĂ©ouvrir une nouvelle page de l'histoire des Frances, qui veulent partager les richesses, qui veulent faire la planification Ă©cologique, qui veulent passer Ă  la 6e RĂ©publique, qui veulent redonner Ă  la France une voie sur la scĂšne internationale, et ben ils ont une Ă©quipe, ils ont une candidature, c'est celle de Jean-Luc MĂ©lenchon.

Alors je leur dis venez, venez participer Fabien Roussel hier qui dit pour nous ce ne serait ni l'un ni l'autre en parlant de Jean-Luc MĂ©lenchon ou de RaphaĂ«l Guxman. Bah Fabien Rousell dit ce qu'il veut, mais je crois que euh si euh Ă  la fin c'est pour conduire Ă  des candidatures euh qui n'ont finalement pour que pour seul rĂ©sultat d'empĂȘcher euh la candidature de Jean-Luc Colenchon d'ĂȘtre qualifiĂ© au second tour et de l'emporter, je crois pas qu'on aura beaucoup fait avancer la gauche. Et c'est ce qui s'est passĂ© en 2022.

Et moi, vous savez, j'ai croisé beaucoup de militants communistes qui s'en sont mordus les doigts en 2022 d'avoir maintenu jusqu'au bout une candidature qui a fait autour de 2 % des voix. Et c'est 2 % des voix, c'est ceux qui ont manqué à Jean-Luc Mélenchon pour se qualifier au second tour. Donc chacun prendra ses décisions.

Mais ce que je dis c'est que tout le monde a une responsabilité devant l'histoire. Personne ne pourra dire je n'étais pas au courant. Tout le monde a une responsabilité devant l'histoire.

Et moi je veux juste dire ça. Je veux dire la proposition qu'on fait c'est une proposition qui est ouverte. Toutes celles et ceux qui veulent participer de cette dynamique sont les bienvenus.

Tout le monde sera respecté. Il y a une discussion sur le programme. Il y a la volonté de faire un accord présidentiel législatif.

Ceux qui le refusent aprÚs ils assumeront leur propre responsabilité. Emmanuel Bompard, coordinateur national de la France insoumise. Merci d'avoir répondu à mes questions.