Stéphane Ravier interpelle Manuel Valls sur l'interdiction de l'UOIF
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 85 %Défensif 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:24Invité politiqueFait
« le Premier ministre prenait enfin conscience que le salafisme était en train de gagner la bataille de l'islam en France »
- 0:55Invité politiqueFait
« les prédicateurs extrémistes trouvent encore sur notre sol des tribunes et non des moindres, puisque ce sont celles offertes par l'Union des organisations islamiques de France »
- 0:58Invité politiqueFait
« organisation parrainée, je le rappelle, par Nicolas Sarkozy en 2009 »
- 1:11Invité politiqueFait
« Parmi les conférenciers, Tariq Ramadan, proche des frères musulmans, classé comme organisation terroriste par de nombreux pays »
- 1:17Invité politiqueFait
« mais toujours pas par la France »
- 1:22Invité politiqueFait
« pour sa volonté à condamner à la peine de mort les musulmans qui se rendraient coupables d'apostasie »
- 1:27Invité politiqueChiffre
« et alors même jusqu'à nier le génocide de 1,5 million d'arméniens »
- 1:45Invité politiquePromesse
« j'ai demandé au préfet d'interdire cette manifestation »
- 1:52Invité politiqueFait
« S'agissant d'une manifestation privée, le représentant de l'État n'a pas à s'exprimer sur la liste des personnalités invitées »
- 2:39Invité politiquePromesse
« interdire l'union des organisations islamiques de France »
Temps de parole
- Stéphane Ravier94 %
- ?6 %
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La parole est maintenant à Stéphane Ravier pour les sénateurs qui ne figurent sur la liste d'aucun groupe. 2 minutes 30. Oui, merci M. le Président. M. le Président, mes chers collègues, ma question s'adresse au ministre de l'Intérieur, dont nous comprenons bien évidemment son absence. M. le ministre, au lendemain des attentats islamistes de Saint-Denis et de Paris, le Premier ministre prenait enfin conscience que le salafisme était en train de gagner la bataille de l'islam en France et en appeler à la fin de l'angélisme et de l'insouciance, allant même jusqu'à déclarer que le débat ne devait plus seulement se faire entre l'islam et la société, mais bien au sein même de l'islam.
Les naïfs n'auront pas attendu longtemps pour comprendre que ces grandes déclarations ne seraient suivies d'aucune mesure concrète. Car dans les faits, les prédicateurs extrémistes trouvent encore sur notre sol des tribunes et non des moindres, puisque ce sont celles offertes par l'Union des organisations islamiques de France, organisation parrainée, je le rappelle, par Nicolas Sarkozy en 2009. J'en veux pour exemple la tenue à Marseille le 27 mars dernier de la rencontre des musulmans du Sud, organisée par l'UOIF précisément.
Parmi les conférenciers, Tariq Ramadan, proche des frères musulmans, classé comme organisation terroriste par de nombreux pays, mais toujours pas par la France, et un certain Hassan Iqusen, bien connu pour ses prêches antisémites, pour sa volonté à condamner à la peine de mort les musulmans qui se rendraient coupables d'apostasie, et alors même jusqu'à nier le génocide de 1,5 million d'arméniens. Ces personnages se livrent à un véritable lavage de cerveau, première étape à la formation de djihadistes.
Face à ce qui constituait une véritable provocation, un trouble manifeste à l'ordre public et une atteinte évidente à notre modèle républicain, j'ai demandé au préfet d'interdire cette manifestation. Sa réponse est stupéfiante, je vous la livre. S'agissant d'une manifestation privée, le représentant de l'État n'a pas à s'exprimer sur la liste des personnalités invitées, et l'interdiction d'un tel événement contribuerait à alimenter un amalgame inacceptable et contraire aux valeurs de la République, fermer le banc.
Nos compatriotes, et en particulier nos compatriotes musulmans, qui subissent quotidiennement la pression et l'endoctrinement des salafistes dans les cités marseillaises, notamment, les familles des victimes du terrorisme de l'islam radical, nos compatriotes d'origine arménienne apprécieront que l'État, par la voix de l'un de ses préfets, se soucie davantage des droits de l'homme islamiste que de la sécurité des citoyens. Il y a, M. le ministre, une décision qui contribuerait à faire taire ses ennemis de la France, interdire l'union des organisations islamiques de France. Êtes-vous réellement déterminé, M.
le ministre, à mener ce combat contre l'islamisme radical, combat qui passe inévitablement par l'interdiction de l'EOIF ?
Sous-titrage Société Radio-Canada
Stéphane Ravier