Logement, rénovation, automobile: le ministre de l'Économie présente sa feuille de route
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
sur la rénovation. Enfin, pardon quoi, vous pouvez pas nous jouer le truc de la fraude. Enfin, moi j'entends hein, je dis pas que tous les dossiers sont nickel chrome, mais vous êtes en train de faire exactement ce qui s'est passé avec le PINEL et le PTZ.
En fait, pour faire des économies et c'est en permanence le jeu de la la l'instabilité administrative, l'instabilité financière des règles, vous dites "Oh là là, on fait un stop, on fait un moratoire." Il y a historiquement un moratoire sur le photovoltaillequille. Ça détruit l'économie de la rénovation thermique.
Quand vous regardez sur France euh travail 200000 emplois potentiel, 200000 offres d'emploi sur la rénovation énergétique du du des des des logements. On est déjà sur 200000 emplois sur la rénovation thermique. C'est tout un secteur que vous déstabilisez complètement et y compris des artisans qui objectivement pour certains certains vont bien, certains vont très mal.
Et donc en fait en créant cette instabilité, vous fracassez une dynamique. Et puis dernier point si vous me le permettez et qui rejoint sur la la la question de de de l'électromobilité, on a 60 milliards d'importation d'énergie fossile. Alors, c'est vrai que sur l'électricité, on fait du décarboné, mais en réalité notre mix énergétique, c'est 60 % de fossiles dont essentiellement des importations donc 60 milliards. en réduisant tous les tous les outils de soutien à l'électrification, que ça soit dans la mobilité ou dans le dans le logement, non seulement vous nous mettez en dépendance viis de l'extérieur avec un coût astronomique, mais vous bloquez toutes les stratégies, y compris de l'industrie automobile ou de la rénovation thermique.
Donc c'est le pire des cercles vicieux que vous êtes en train d'aller d'installer pour faire des économies. Donc encore une fois, vous pouvez pas répondre dans l'hémicycle, monsieur le ministre, que vous êtes en train d'installer des bornes et que ça va régler le problème de l'électromobilité. Vous avez été patron de la la Caisse des dépôts, vous savez, vous avez été actif sur le financement de cette transition.
Vous pouvez pas nous dire que c'est pas un problème de financement qu'en mettant des bornes, vous allez régler les problèmes. Alors, sur le sujet de la de la rénovation thermique comme de l'électromobilité, on on est sur un sujet où on est au cœur de la contradiction française. C'est-à-dire que ce sont deux politiques publiques absolument indispensables mais qui sont financées par de l'argent public très largement.
Alors que dans beaucoup de pays et et c'est peut-être vers ce modèle qu'il faudrait aller un peu plus, il peut être aussi porté par l'utilité parce que la réalité et je l'ai bien vu en financeur des HLM pendant mes années à la CES dépôts, c'est quand on a fait la rénovation thermique de son logement, il est plus confortable et surtout on fait de grosses économies de frais de chauffage. Moi, je comprends que l'incitation de ma prime Renov peut accélérer des mutations, mais qui souvent s'autofinance ou peut-être en tout cas qu'il faudra qu'elle soit un peu plus centré, mais je je ne je ne parle pas là de de modifier la règle. En tout cas, sur l'électromobilité, c'est vrai que on a beaucoup soutenu par des primes des acquisitions et peut-être que ces primes devraient être plus ciblées pour qu'elle bénéficie à des personnes qui sinon n'achèteraient pas le véhicule électrique ou qui sinon n'en ont pas les moyens.
Mais on voit souvent des des processus comme ça avec de l'argent public qui arrosent un peu l'arge si je peux me permettre, même si euh encore une fois bon le PINEL n'existe plus euh mais sur ma prime rénove, j'ai redit que le budget serait engagé et qui restait en place. Et sur l'électromobilité, je dois reconnaître que j'ai regardé le tableau des primes disponibles dans les différents cas de figure et les différents sujets. Je suis incapable de vous en faire une synthèse tellement c'est un maqui compliqué.
Donc euh voilà, tout le le maintien de ces primes ou leur évolution, leur simplification fera l'objet par définition de débat parlementaire. Moi je pense que sur l'automobile, on a beaucoup plus à gagner comme le demandent les constructeurs automobiles, d'alléger les contraintes sur les petits véhicules pour que les petits véhicules électriques produits en Europe deviennent compétitifs. On économisera de l'argent public pour compenser sur des primes qui ne sont pas indispensables.
Moi, j'ai bien entendu ce que disaient les constructeurs européens. On a mis en place des obligations sur les petits véhicules qui les rendent lourds, coûteux en énergie et coûteux tout court. Alors que euh ça s'applique à juste titre pour des véhicules de luxe pour lequels le le le prix est moins d'importance.
Donc on parlait de normes justement. Là, on a une politique qui par les normes permettra d'aboutir sans dépenses d'argent public à des résultats beaucoup plus efficaces et je moi j'irais bien chercher des solutions de de ce côté-là. Excusez-moi, monsieur le ministre, maisons le sénateur, on a eu le même débat sur le PINEL et le PTZ.
Personne n'a dit que c'était absolument magnifique, c'était parfait. C'était les outils indispensables. Mais sur les mêmes arguments, ils ont été supprimés et ça a participé du cataclysme dans le domaine de la construction.
Donc là, vous nous tenez le même discours en disant c'est pas parfait, il peut y avoir d'autres alternatives, pourquoi pas ? Moi je suis pas je suis pas fétichiste, mais vous cassez les outils et puis vous dites "On va réfléchir à d'autres outils, on va bien voir ce qui peut se faire." Le problème c'est que les logiques des secteurs économiques, ça peut pas être ça en fait.
On a vu l'effondrement des ventes des voitures électriques en Allemagne et tout le monde a critiqué y compris il y avait le représentant Luc Chattel qui disait combien la stratégie allemande était dramatique pour l'industrie automobile allemande et en fait on était en train de faire la même chose en connaissant déjà ce que vont être les résultats. Je trouve ça un peu je trouve ça dangereux. Pardonnez-moi.
Alors euh on ne lâche pas ma prime, je redit que on avait un problème d'encombrement des services de gestion, mais il y a pas de problème budgétaire et on a un problème pour veiller à ce que la fraude voilà et sur les sujets de bonus automobile. Ils ont été abandonnés en Allemagne, ils sont maintenus dans dans la loi de finance. Nous avons maintenu le leasing social.
Euh nous euh maintenons tout ces politiques. Euh et quant à Luc Châtel, il sauve que je l'ai vu moi-même récemment parce que c'est un sujet qui me souciait et sur lequel je veux bien comprendre ce ce qui se passe et et Luchatel précisément pense que le travail sur les normes sera plus efficace parce qu'on a on a un problème commercial sur le véhicule électrique qui tient à à nombreux sujets. Un sujet, c'est les bandes de recharge quand même parce que les Français doivent savoir que maintenant ils peuvent partir en vacances et qu'il y a des bandes de recharge rapides sur leur parcours.
Raison pour laquelle avec le ministre de l'énergie, on a fait un petit peu de communication il y a quelques jours, mais je je le redis devant vous. Et puis on a un sujet de prix des véhicules euh et même avec les primes, les véhicules électriques aujourd'hui sont chers parce que euh sur les petits véhicules et celui que j'ai essayé, je trouvais remarquable mais euh il est entouré de de de sujets de comment dire de de d'options obligatoires qui d'après ce que disent les professionnels ne sont pas indispensables ni pour des raisons de sécurité ni pour des raisons écologiques. Et dans ces cas-là peut-être qu'on peut alléger la norme et alléger le prix du du véhicule.
Je je dis pas autre chose. En tout cas, nous avons à l'évidence un problème commercial puisque malgré les aides qui n'ont pas été abaissées en France, les volumes de de vente diminue, ce qui nous pose un problème à la fois de transformation écologique parce que du coup les gens gardent leur vieux véhicules diesel et puis un problème économique parce que c'est pas bon pour la charge des usines. Euh je je veux revenir sur ce que vous avez dit aussi sur les achats les importations de de d'énergie carbonée mais mais bien sûr c'est bien compris dans notre bil en carbone et c'est bien cela à quoi on veut mettre fin par des investissements dans des des énergies renouvelables ou par notre programme nucléaire.
Bien sûr, vous avez raison. Je je je sais bien que nous ne sommes pas au prix. C'est pour ça que on a c'est pour ça que la trajectoire c'est malheureusement 2050 et pas et pas 2030 même si il faut que le chemin soit régulier de baisse des émissions carbone sur quoi nous travaillons aussi.
M.
Yannick Jadot