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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 10 octobre 2026 9 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

"Faute de remplir les bistrots, Gabriel Attal essaie de remplir les salles" (Sophie de Ravinel)

Au micro : Sophie de Ravinel Source d'origine 1 locuteur

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:05OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce qui se passe avec Gabriel ? La tournée des apéros n'a pas marché ?

  • 1:43FerméeRéponse directe

    Il a rempli la salle ?

  • 2:21OuverteRéponse directe

    Son objectif n'est pas de sortir du duel avec Philippe ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Il s'attaque à Mélenchon pour se démarquer ?

  • 3:43OuverteRéponse directe

    Gabriel Attal a dit 'Ne laissons pas la France à ceux qui prêchent le chaos'. Analyse.

  • 5:09OuverteRéponse directe

    La jeunesse est-elle le centre de cette campagne ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44Fait
    « Dans notre nouveau modèle, les études supérieures seront plus courtes, pluridisciplinaires, plus professionnalisantes. »
  • 0:44Fait
    « Il y aura une évaluation tous les 3 ans des licences et des masters. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 1,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Gabriel Attal cherche un nouvel élan pour sa campagne présidentielle. Le candidat Renaissance euh était à Lyon pour un meeting censé être celui du rebond. Il veut en tout les cas remettre totalement à plat le système de l'enseignement supérieur. Il ne s'agira pas seulement de choisir un président pour la République, mais de choisir un avenir pour la jeunesse. [acclamation] Avec une question fondamentale. Voulons-nous prolonger à tout prix un modèle daté ou aurons-nous l'audace d'en inventer ensemble un ? C'est un nouveau pacte générationnel que je veux porter devant vous. Un nouveau pacte pour la jeunesse que je viens présenter. Un pacte fondé sur les droits et devoirs.

Un pacte qui renouera avec la promesse républicaine, celle de l'élévation. Alors, je veux tout changer dans notre enseignement supérieur. Dans notre nouveau modèle, les études supérieures seront plus courtes, pluridisciplinaires, plus professionnalisantes, plus proches des métiers qui recrutent et de ceux qui naîtront demain.

1:02
Non speech

[applaudissements]

1:05
Locuteur

Il y aura Il y aura une évaluation tous les 3 ans des licences et des masters. Les formations avec un taux de décrochage trop élevé et d'insertion dans l'emploi trop faible seront supprimées ou totalement transformées. Bonsoir Sophie de Ravinel. Vous êtes notre éditorialiste politique. Alors, qu'est-ce qui se passe avec Gabriel ? Est-ce que la tournée des apéros n'a pas ? On se rappelle du concept. Le candidat avait organisé l'été dernier dans toute la France des apéros en petit comité. Il s'agissait d'être au plus près des Français. Qu'est-ce qui se ? On a l'impression qu'il revient à un agenda un peu plus traditionnel. Un petit peu plus classique.

Il essaie de remplir les salles faute de remplir les bistrots parce que effectivement, ça a été un peu tourné en dérision. Après, l'initiative pouvait être sympathique parce que je crois qu'aujourd'hui tous les candidats à la présidentielle cherchent à savoir comment ils peuvent toucher réellement les Français, pas seulement dans les marchés. Et la jeunesse, surtout la jeunesse. Et mais même si on trouve un peu tout le monde dans les bistrots, mais en l'occurrence ici euh il est revenu à cet exercice classique, il a pas réussi quand même à remplir la salle.

Donc malgré ce qu'il disait, il y avait à peu près 2000 personnes, il y avait des bons gros espaces vides, mais enfin c'était honnête, il y avait une ambiance, il y avait une tension, un discours d'une heure, régionale, donc il a fait venir du monde de civil autour, il va en faire d'autres. Et il n'est pas dans les sondages dans une situation dramatique. Il est à 5-6 points d'Édouard Philippe dans le bloc central, même si plus dans les enquêtes d'opinion le parti Renaissance dont il est comme député des Hauts-de-Seine que le bloc central à la différence d'Édouard Philippe et c'est ça un peu sa faiblesse.

Alors son objectif justement, est-ce que ce n'est pas de sortir de ce duel fratricide avec Édouard Philippe et puis on l'a vu s'attaquer davantage à Jean-Luc Mélenchon, donc installer ce face-à-face avec la LFI pour se démarquer autrement.

Et figurez-vous qu'on l'a même vu dans la dans l'affiche qui appelait à venir à son meeting où on le voyait lui, une affiche faite avec l'IA parce que il s'est fait un très très grand fan de l'IA, tout le monde le sait maintenant, et donc il l'utilise même pour sa propagande électorale et on voyait donc l'affiche légèrement grimaçante, en tout cas sombre, de Jean-Luc Mélenchon dans son dos au-dessus de lui, un peu c'était étrange, comme une espèce d'ombre tutélaire.

En tout cas, c'est avec lui qu'il veut essayer de de de de créer un face-à-face et l'un et l'autre finalement se rendent service parce que Jean-Luc Mélenchon lui aussi essaie de faire baisser un petit peu Édouard Philippe et donc [grognement] il y a quelque chose après dans la jeunesse, c'est vrai que Gabriel Attal a un petit peu plus de mal, en tout cas c'est ce que disent les sondages, à toucher les jeunes que Jean-Luc Mélenchon qui performe dans le cadre de du soulèvement des lycéens. Alors s'attaquer à LFI est-ce suffisant pour trouver l'élan dont il a ?

On va y revenir, mais je voudrais qu'on commente ce qu'a ce qu'a dit à tout à l'heure Gabriel Attal à Lyon "Ne laissons pas la France à ceux qui prêchent le chaos." Oui, absolument et c'est vraiment l'ordre, de ligne à lui, il est très régalien même s'il essaie de mordre un peu sur l'électorat de centre-gauche et on l'avait vu hein en 2024, il avait été très net dans le barrage avec la droite radicale et il a eu encore des mots assez fermes contre le Rassemblement National qui trouve son profit dans ce soulèvement de rue.

Mais lui se montre très régalien, euh il incarne, il fait quasiment de l'ordre et un slogan politique, ce qui est un petit peu compliqué parce que l'ordre n'est jamais euh pu remplacer euh incarner un un un discours euh en tout cas un projet politique. Mais euh lui cherche à assurer euh ce ce ce ce secteur de la sécurité, il l'a répété à plusieurs reprises que les jeunes casseurs euh il sa main ne tremblera pas, celle euh Ouais, absolument et puis c'est celle de la police non plus. Et donc là on on voit euh la figure d'un gouvernement qui est un petit peu aujourd'hui euh en disons dans une situation compliquée avec les Français, dans un rapport compliqué avec une majorité de Français.

Donc lui c'est un peu difficile de se détacher de ça. On a quand même l'impression parce que il embrasse cette actualité lycéenne, euh les jeunes, la jeunesse, ça risque de de devenir le centre de cette campagne présidentielle. Oui et à juste titre parce que c'est vraiment euh ce que l'agenda nous a en tout cas euh indique. Et Jean-Luc Mélenchon qui est euh lui aussi dans le centre de la France en tout cas du côté de Clermont-Ferrand ce weekend a bien expliqué qu'il avait été euh c'est lui qui avait donné ce ce tempo de la jeunesse en assumant avoir utilisé politiquement euh ces ces mouvements.

Euh après effectivement, moi je je pense que la question de la géopolitique va nous rattraper euh mais évidemment que la jeunesse incarnant l'avenir et les candidats à la présidentielle ouvrant leur programme vers le futur euh ça ça ça restera un marqueur et en fonction de la façon dont se poursuivent euh ces euh justement mobilisations lycéennes parce qu'on a vu qu'elles enjambaient les congés, les vacances de la Toussaint et que donc on ne sait pas où ça va aller. Alors euh Gabriel Attal euh qui met donc, qui place Jean-Luc Mélenchon dans son collimateur, quel regard, justement, le candidat LFI porte-t-il sur les ambitions de ses concurrents en ce qui concerne, justement, la ?

Écoutez comment, euh, Mélenchon analyse les propositions de Gabriel Attal. Sur Attal, il va mettre, il va rétablir le certificat d'études, ce qui prouve qu'il sait même pas comment marchait le certificat d'études à l'époque. Il va mettre le certificat d'études entre le primaire et le collège, puis entre le collège et le lycée, c'est le BEPC, qui deviendront des des clappés, hein, de de blocage. Mais tout ça renvoie à tout est utilisé par eux, euh, pour créer, voilà, ça, c'est-à-dire, bah, vous êtes pas contents de de pas avoir, euh, votre fac à Parcoursup, bah, allez dans une fac privée. Vous empruntez des sous et vous payez. Voilà, c'est l'argent. C'est l'argent. Ouais.

C'est le évidemment, le le la la facilité de Jean-Luc Mélenchon là, qui s'engouffre dans les difficultés des lycéens pour mettre le gouvernement, euh, et Gabriel Attal qui qui l'incarne, d'une certaine façon, comme ancien ministre de l'Éducation, en difficulté. Comme ancien élève de l'Alsacienne, et cetera, et cetera. Absolument, ces écoles privées, euh, ces ces ces personnes qui sont nées, selon Jean-Luc Mélenchon, avec des cuillères d'argent dans la bouche, et et lui, finalement, il est face à une espèce de boulevard et il s'en félicite. moque, en fait.

Ah, il se moque complètement, et on sent qu'il sent qu'il a la force avec lui là, c'est c'est lui qui maîtrise le et il y aura sans doute du monde à son meeting demain à Clermont-Ferrand, au Zénith de Clermont-Ferrand, là où il va chaque année, comme là où il est, euh, sur le plateau de Gergovie, où finalement, euh, c'est les Gaulois qui ont la première victoire contre l'empereur romain. Et donc, chez lui, tout est calculé, tout est mesuré, euh, et et face à lui, Gabriel Attal, a beau protester, a beau, euh, on on sent que quand même, euh, Jean-Luc Mélenchon là, euh, euh, fait preuve de son expérience.

Alors, Jean-Luc Mélenchon qui accorde un entretien au Dauphiné, euh, dans lequel il dit "Je suis un gagnant possible, mais pas certain. Pas certain, mais possible." Hmm. Comment vous ? C'est de C'est de fausse modestie ou c'est de la ? Il est très lucide. Parce que en tout cas, il y a des primaires C'est pas son genre, pas toujours. Non, c'est pas toujours son genre mais en campagne, il est assez tacticien.

Euh et dans ce cadre-là, il aurait pas intérêt à se présenter comme gagnant parce que il sait qu'il est passé euh à à quelques points du deuxième tour euh et que son comportement euh lui avait coûté cher euh en en amont euh sur le rassemblement, il sait qu'il y a la primaire de la gauche ce dimanche, le résultat en tout cas de la primaire socialiste et démocratique et que selon les candidats, il pourrait avoir plus ou moins de difficultés et il sait très bien que si Olivier Faure était en force euh donc le patron du PS depuis 2018, député de Seine-et-Marne, euh si jamais il devait sortir victorieux au premier ou même au deuxième tour et bien ce serait beaucoup plus difficile parce que Olivier Faure pourrait incarner l'union de la gauche type 2024 donc le NFP et là effectivement, Jean-Luc Mélenchon pourrait être en difficulté.

Alors