Mathieu Lefèvre : "Il faudra mettre fin aux 35 heures"
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l'interview en toute franchise avec Cabouillou. Bonjour Cla bienvenue et bienvenue également à Mathieu Lefèvre sur ce plateau député EPR du Valde Man et vice-président d'ensemble pour la République notamment vous intéressez particulièrement aux questions de budget ça tombe bien. Bonjour Mathieu Le Fèvre on a vu les nombreuses réactions de l'opposition après les annonces de François Baou mais on va d'abord se concentrer sur les réactions dans votre camp et celle très remarquée d'Edouard Philippe ancien premier ministre chez nos confrères du Parisien. Ça n'est qu'un plan d'urgence dit-il. Quasiment rien dans ce qu'il propose ne règle le problème. On a connu meilleur soutien tout de même de la part de ses alliés. Non, mais Édouard Philippe ne dit pas qu'il
ne faut pas faire ce plan par ailleurs. Et euh Édouard Philippe, il a réussi entre 2017 et 2019 à baisser la dette, le déficit et les impôts. Il est donc qualifié pour parler de réforme structurelle. Maintenant, chacun voit bien que la situation politique rend difficile des réformes d'ampleur. Aujourd'hui, vous avez d'abord des formations politiques qui ne veulent pas faire l'effort, qu'il s'agisse du rassemblement national ou de la France insoumise. Puis il y a par ailleurs dans le plan de François Baouise plus. Je pense à la réforme de l'assurance chômage. Je pense également au chantier sur le financement de la protection sociale. Edard Philippe travaille un projet massif pour les Français. On en aura besoin en 2027 mais le plan d'urgence est nécessaire pour
l'urgence. Et alors justement sur ce plan d'urgence quand on l'interroge c'est on lui demande s'il votera ce budget, on verra à la fin de la discussion. Bah c'est qu'il le votera, que son groupe le votera l'Assemblée nationale ? Vous avez la certitude en tout cas je sais pas. En tout cas ce budget c'est un point de départ, c'est pas un point d'arrivée. François Baou dit, il dit moi je ferai ça mais si vous avez mieux à me proposer, proposez. Et nous en responsable politique, il y a des choses qui nous vont pas par exemple dans ce projet de budget. Mais ce qui est important, c'est d'être d'accord sur le redressement des finances publiques. François a raison de présenter un plan courageux de redressement et sur le fond justement Édouard Philippe propose
également sur les jours fériers qui ont beaucoup fait parler, il propose plutôt de travailler 14 heures de plus et de laisser la liberté finalement aux entreprises de décider de la façon dont cela va se dérouler. Il n'est pas le seul Xavier Bertrand aussi. Vous en dites quoi ? parce qu'il a raison et je pense que le vrai sujet derrière tout ça c'est les 35 he il faudra mettre fin aux 35 heures dans ce pays et laisser la liberté aux entreprises de s'organiser en lien évidemment avec leurs salariés. S'il y a des entreprises qui ont besoin de plus de 35 heures avec leur salariés sont d'accord, faisons-le. Venons-en justement aux oppositions. En l'état, il est impossible de ne pas censurer, dit Marine Le Pen. Et hier, on a appris que Bery annonçait la réduction
de la contribution de la France à l'Union européenne. C'est le premier cadeau de François Bairrou au Rassemblement national. Non, c'est pas un cadeau. C'est un combat qui a mené courageusement de Monchalin pour essayer de réduire notre contribution. Elle y est parvenue, on devrait plutôt s'en réjouir. La différence entre le Rassemblement national. Ça faisait partie tout de même des fers de lance du RN sur ces dernières semaines. Moi le Rassemblement national, je les entends dire euh on veut faire des économies, il faut faire des choses, mais à chaque fois qu'on propose quelque chose, il y a plus personne. Dès qu'il y a une économie qui est sortie, c'est "Ah non, pas là, pas maintenant, ça ne va pas." Rassemblement national aujourd'hui en réalité un agenda politique. Ils
veulent provoquer de nouvelles élections. Ce qui les intéresse, c'est pas le déficit, c'est pas la dette. C'est d'accroître la décomposition de la vie politique française. Il y a aucune proposition crédible dans ce qui est formulé et je pense que on devrait plutôt soutenir ce plan qui est un plan sérieux. Le Parti socialiste qui avait soutenu François Baou affirme aujourd'hui que le choc est trop violent, trop brutal, que ça va complètement casser la croissance économique. Ça vous l'admettez tout de même aujourd'hui de dire ça va peser sur les dépenses des ménages, sur les dépenses publiques. Est-ce que vous comprenez l'inquiétude notamment autour de la consommation des cons ? Bien sûr, l'effort tel qu'il est demandé est important. Il ne sera pas deore. Mais ce qu'il faut bien comprendre,
c'est que si nous ne faisons rien, nous n'aurons plus notre destin entre nos mains. Tous les amoureux de la souveraineté du pays devraient soutenir le plan de François Baou. pas forcément ces modalités. Peut-être que il y a trop d'impôts pour certains, trop de baisse de dépenses pour d'autres, mais soutenons ce plan. Sinon, demain, c'est le FMI qui va arriver. Et là, je peux vous dire que ça va être beaucoup plus brutal. Sur un exemple très concret, celui du livrea là encore qui concerne les classes populaires notamment. Euh, ça pénalise davantage les petits épargnants. Finalement, le livrea est aujourd'hui enfin sera demain à 1,7 % alors que l'inflation sera à 1 %. Ce sera donc toujours un bon placement pour les épargnants français. par ailleurs exonéré d'impôts. On peut
pas faire n'importe quoi en économie. On peut pas avoir des rendements qui sont décorrélés de l'inflation. Et par ailleurs, où étaient tous ceux qui critiquent cette mesure quand l'inflation était à 6 % et que le rendement était à 3 %. C'était en 2023. À ce moment-là, on pouvait considérer que c'était un mauvais placement. Mais baisser le taux du livret, c'est aussi permettre de mieux financer l'économie et ça, il faut le dire aux français. Il y en a qu'on a pas entendu râer. À l'inverse, ce sont les entreprises. Je voudrais vous partager un sondage intéressant. On a parlé pendant le JT, 57 % des Français jugent ce plan nécessaire, mais seul 28 % trouvent qu'il répartit équitablement les efforts sur les aides aux entreprises. Il y a aussi des milliards d'euros à aller
chercher comme certains le réclament aujourd'hui. On peut penser qu'il faut diaboliser les entreprises, que les entreprises en tout cas mieux les contrôler sur les public. Évidemment, il faut lutter contre toutes les fraudes et tous les abus mais on va créer de la richesse dans ce pays grâce aux entreprises de France et à leurs salariés. penser que on va mettre des boulets au pieds supplémentaires à nos entreprises françaises qui sont déjà beaucoup plus taxées que leurs voisines européennes qui ont beaucoup plus de normes et de réglementation et je salue de ce point de vue ce que veut faire François Baou par ordonnance pour simplifier. Ce serait une folie. Il faut libérer nos entreprises, libérer les entrepreneurs de ce pays. Ce sont eux qui vont créer de la richesse. On peut
pas d'un côté dire qu'il faut produire plus, avoir plus de croissance et de l'autre mettre des boulets au pied de nos entreprises. Vous voyez que les Français sont capables d'entendre cela s'ils n'ont pas l'impression que tout le monde ne fait pas des efforts, y compris les entreprises. Hm hm. Tout le monde va faire des efforts dans ce plan. Regardez par exemple si le barême de l'impôt sur le revenu est gelé, tous les Français vont être mis à contribution y compris les plus aisés. Il y aura une contribution sur les très hauts revenus. Il est dire que l'effort n'est pas partagé mais encore une fois mettre des boulets au pied de nos entreprises à un moment de grande tension commerciale. À un moment où le monde est en train de se réarmer, ce serait une folie.
Sur les très hauts revenus. Beaucoup reprochent aujourd'hui à François Bairou de rester flou. Quel effort a-t-il été concrètement demandé aujourd'hui aux ultra riches ? On peut les appeler ainsi. Moi, vous savez, je fais pas partie de ceux qui pensent qu'il faut diaboliser également les ultra riches. S'il y a des ultra riches, je parle pas de les diaboliser, mais de les mettre aussi à contribution comme l'ensemble des des Français. Il y a une contribution qui est prévue dans le plan de François Bairou qui est une contribution sur le revenu et non pas sur le patrimoine et justement François Baouisse Libre cours à la négociation, à la discussion parlementaire pour la mettre en place. Moi, je pense aujourd'hui c'est à partir de 250000 € de revenus par part. Mais
moi, je pense que mettre un impôt du type taxman aujourd'hui, ce serait tirer une balle dans le pied de notre pays. Nous serions les seuls à le faire. Les riches, vous savez, ils sont extrêmement mobiles, hein. Quand ils sont dans le nord, ils peuvent très bien aller en Belgique et là, ils contribuent plus du tout à la richesse nationale. Donc ne faisons pas, ne soyons pas les seuls à faire quelque chose que personne ne fait dans le monde. H mais euh tout de même sur ces cette catégorie de la population, vous n'êtes pas prêt à faire des concessions. On sait que le Parti socialiste, qui je le rappelle, vous a soutenu la dernière fois, il tient beaucoup. Mais une taxe pour une taxe, est-ce que c'est une politique économique ? Est-ce que une fois qu'on aura taxé le
patrimoine de Bernard Arnaud et qui sera parti, on aura fait œuvre utile pour le pays ? Ce qui compte, c'est de savoir ce qui va être utile pour l'économie française. Si demain on taxe la transmission familiale des entreprises, si on taxe l'outil de production de nos entreprises, il y aura plus d'outil de production, les entreprises seront vendues, elles seront vendues à l'étranger et on aura tout simplement perdu du tissu industriel alors que l'on doit en regagner. On a besoin de nos entreprises. Ne nous tirons pas une balle dans le pied. En 10 secondes, il y a un chemin où le gouvernement ne tombe pas à l'automne. Il y a un chemin qui est indispensable et la responsabilité des formation politiques, c'est de voir que la censure, elle aurait un coût énorme pour
le pays. Elle a déjà eu un coût énorme à l'automne dernier en matière d'instabilité, en matière de loi de programmation militaire. Ne retomba ne retombons pas dans ce dans cet impasse. Merci beaucoup Mathieu Le Fèvre. Merci. Ça c'est la bourille.
Mathieu Lefèvre