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interviewPublic Sénat· 2 juin 2021 57 min

Stratégie et avenir de Carrefour : audition d'Alexandre Bompard, président du groupe

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

proposer en réponse aux quelques demandes qui m'ont été adressées évidemment avant notre échange d'articuler cette introduction en deux grandes parties d'abord vous dire quelques mots de notre transformation et de la manière dont nous avons traversé les circonstances graves nées de la crise du coc vie 19 et ensuite évidemment partager avec vous quelques réflexions plus large sur les mutations et l'avenir de la grande distribution un exercice prospectif d'autant plus important qu'il intervient au coeur d'une année qui est celle espérons le bien sûr de la sortie de crise d'abord peut-être quelques faits et chiffres sur le groupe carrefour on a l'impression que vous l'avez dit nous sommes un des leaders mondiaux de la grande distribution nous opérons à 13000 magasins sur trois continents 30 pays neuf filiales intégrées et un chiffre d'affaires de près de 80 milliards d'euros en 2020 deuxième caractéristique nous sommes pour autant profondément ancrée en france où nous sommes nés il ya 60 ans à annecy au croisement de deux rues et c'est ce croisement de deux rues qui conduit à notre appellation carrefour carrefour france et 45 % de novembre ces cent mille collaborateurs vous l'avez dit c'est un modèle qui associe tous les formats de magasins c'est une des spécificités de notre groupe des hypermarchés et des supermarchés de la proximité du cash and carry du disque monde du bio et tous les modes de gestion on y reviendra peut-être intégrés et franchisés location-gérance une des spécificités de notre modèle c'est que nous avons l'intégralité des formats et l'intégralité des modes de gestion j'ai noté que vous aviez quelques-unes de mes questions mais je suis sûr que mes collègues vont y revenir et s'il n'y reviennent pas j'y reviendrai vous me le permettez alors je vais passer la parole pour commencer au président de la délégation aux entreprises et auteur du rapport sur l'évolution du commerce serge babary ensuite anne marché merci madame la présidente monsieur le président directeur général bonjour je tout d'abord merci évidemment de ses propos liminaires qui éclaire dans toutes les directions économique l'action de votre goût et son succès dans une terrienne évidemment difficile sur le plan sanitaire et que le miel concernant évidemment les nouvelles formes de commerce ou les avait évoqué on a bien entendu l'accélération que la crise avait donné à ces nouvelles formes de commerce et en particulier votre adaptation à l'omni canalité termes que vous employez également et qui est celui qui décrit les nouvelles formes mises en place pour répondre finalement à l'attendre des consommateurs parce que au centre de tout ça est l'objectif principal c'est de satisfaire le consommateur donc il ya un certain nombre d'attentes des consommateurs en termes de qualité des produits vous l'avais dit en termes de prix bien sûr en termes de sens à leurs achats en termes de recherche d'adaptation d'application de circuits vertueux en terme d'environnement tout cela doit être pris en considération dans l' architecture que vous êtes en train de modifier et qui est un chantier évidemment considérable écoute est-ce que vous pouvez nous donner quelques éclairage sur l'évolution des nouvelles formes de à gaza depuis l' hyper qui est l'aboutissement d'une longue évolution de vos deux outils de distribution quelle en est la situation maintenant et à partir de là les nouvelles formes jusqu'à jusqu'au retour en centre-ville finalement j'allais dire le carrefour initiale que vous avez cités tout à l'heure avec des magasins qui ont une autre forme de distribution et qui s'adapte parallèlement à ça et c'est notre souci du moment d'ailleurs avec le projet de loi contre le dérèglement climatique c'est celui de la logistique qui s'appuie sur la distribution dès qu'on modifie les sorties de distribution dès qu'on modifie les formes de commerce il faut adapter les circuits logistiques on est tenté de compans qu'il faut réduire évidemment et le souci du dernier kilomètre en fait partie le transport vous y répondre et en partie avec le kilomètre zéro pour les achats d'une partie finalement minimes de vos approvisionnements mais c'est un sujet d'importance pour les collectivités locales qui doivent s'implanter souvent à la proximité des villes maintenant des entrepôts intermédiaires qui se chargent l'éclatement dans les plus petites surfaces que réimplante les uns et les autres dans les centres villes mon deuxième sujet c'est un élément d'actualité qui l'initiative de votre part du jour quasiment qui rejoint aussi notre réflexion dans le projet de loi sur le dérèglement climatique c'est le test sur les prospectus dématérialisée alors vous vous lavez lancé ces jours-ci dans dans deux hypermarchés à lille et à soyaux les chiffres sont impressionnants puisque vous nous imaginez pouvoir éviter évidemment le gaspillage inutile en économisant 300 tonnes de papier à lille et 260 tonnes à soyaux en proposant à vos clients de choisir sur le catalogue papier ou digital qui pourrait recevoir par les différents canaux habituels est ce que vous pourriez nous dire un mot de cette initiative qui évidemment est une petite révolution dans l' approche marketing merci monsieur le président merci vous c'est un peu plus compliqué mais voilà une salle archi ensuite rémy cardon merci madame la présidente merci monsieur le président pour votre votre propos extrêmement rassurant et je voudrais saluer la gestion que vos magasins entendu insufflé par part votre politique que vos magasins ont fait de cette crise une gestion vraiment admirable tant humaines que qualitative humaine bien sûr vis-à-vis de vos personnels j'ai pu le constater dans mon coin de seine-et-marne humaine vis-à-vis aussi de votre clientèle qui étaient rassurés à l'idée de venir faire les courses dans vos magasins et qualitative aussi parce que comme vous ne l'avez dit vous avez développé et vous et allez dans le sens d'une demande de mode de de consommation qui apparaît et qui est plus que nécessaire alors à ce sujet je voudrais vous poser deux questions même si vous y avez répondu partiellement d'une part la dimension humaine de vos magasins qui viennent dans les ramifications rural notamment des magasins de proximité des carrefour market city ou express comptez vous les développer est ce que c'est une pérennisation qui s'annonce chaud au contraire peut-être une réponse à une demande liée à la crise et ce que vous continuez à les développer et d'autres par contre concernant le la part qualitative de votre politique avez vous une estimation de la part des produits vendus aujourd'hui dans vos magasins en circuit court bien entendu et qui proviennent d'agriculteurs locaux avez vous des objectifs chiffrés visant à augmenter cette part en valeur et en volume je vous remercie monsieur le président merci anne rémy cardon suite rock mais non villa merci madame la présidente de mes chers collègues monsieur bompard pour donner suite au rapport de notre groupe de travail agriculture et alimentation est en lien avec les négociations sur la pac j'aimerais avoir votre avis sur la rémunère rémunération des agriculteurs en effet sans cette politique agricole commune aux agriculteurs ne pourrait pas s'en sortir est d'ailleurs l'un d'entre eux m'a expliqué son malaise puisqu'il aimerait bien évidemment être rémunérés grâce à son travail et non grâce aux aides et cette situation est porteuse de souffrance et risquent d'impacter de nombreux agriculteurs français est d'ailleurs chez cafo chez carrefour le prix du lait est à 80 centimes le litre mais combien et il a acheté aux producteurs si on part du principe de quelques éléments du rapport papin si on paye alors juste valeur les producteurs agricoles français les augmentations des prix sont minimes alors il ya le port le rapport prend l'exemple de la boîte de haricots verts en conserve qui est donc l'augmentation serait autour de 4 centimes mais je vous la corde ça dépend des produits mais ma question est simple ces quelques l engagement prend carrefour pour garantir la souveraineté alimentaire pour notre pays dans les années à venir je vous remercie merci madame la présidente monsieur président donc vous êtes à la tête d'un géant français et d'un géant mondial de la grande distribution vous aviez vous êtes peut-être encore et vous étiez en discussion avec le groupe canadien couche-tard mac est ma première question c'est peut-être vous puissiez évoqué les synergies que vous comptiez vous comptez donc établir avec ces deux groupes ces complémentarités la deuxième question qui en découlent et peut-être aussi en lien avec la loi et galim c'est que nous voyons depuis depuis de ces dernières années notamment accentuer peut-être par là la lm une concentration des des centrales d'achat des capacités de négociation donc delà de la grande distribution qui déséquilibrent les les contribué à déséquilibrer les accords les relations commerciales et qui a conduit à cette loi et galim qui je pense nous pouvons le dire est plutôt inefficiente pour ou pas suffisamment efficace actuellement est-ce que effectivement ce genre de 2,2 de regroupement n'est pas pas accentuer cette ce déséquilibre commercial comme ont donc rassuré j'allais dire les maillons de l'industrie agroalimentaire et des producteurs qui aie qui s'inquiète sur le sujet la deuxième question de la troisième question c'est peut-être votre avis sur le rapport papin et notamment sur la contractualisation écart contractualisation pluriannuelle qui semble quand même donner de la visibilité de la visibilité et des perspectives donc aux différents acteurs économiques producteurs et transformateurs et l'atr la dernière la dernière question était plutôt en lien avec la crise sanitaire on alors vous avez évoqué la digitalisation la numérisation de du commerce c'est un des premiers effets le deuxième effet été j'ai à dire l'orientation de nos concitoyens et des consommateurs sur des plus tôt des cieux des surfaces de proximité des magasins de proximité de moyenne surface est plutôt une certaine désaffection des très grosses surfaces des hypers est-ce que c'est toujours le cas aujourd'hui et quelle stratégie en ont tiré ou voilà merci monsieur prévost merci beaucoup franck alain cadec ensuite que francis oh oui monsieur le président directeur général merci d'abord madame la présidente c'est vrai qu'on va tourner autour des mêmes questions un petit peu agit toujours dit que je serai il vaut mieux se répéter que se contredire donc c'est vrai que la première question assez par rapport à la loi et légal iml a déjà été évoquée par le président tout à l'heure et par les collègues évidemment c'est quelque chose qui nous interpelle qui est censé favoriser réellement une meilleure prise en compte des coûts de production et qui manifestement tarde à produire ses effets pourtant de nombreuses filières ont mis en place des indices de coûts de production validé par la commission à bruxelles et qui manifestement sont toujours pas utilisé alors quelle est la position de carrefour est ce que carrefour prend réellement en compte les coûts de production dans la négociation commerciale oui ou non ces blanche et noire pardonnez moi deuxième question qui a déjà été évoqué pendant mon collègue tout de suite mais qui nous interpelle également c'est évidemment l'épisode couche-tard de couche tard qui nous interpelle pourquoi parce que couche tard est un groupe canadien manifestement très solide qui est valorisé aux alentours de 40 4 milliards d'euros ou 20 40 camions de 44 milliards d'euros de chiffre d'affaires valorisation de valorisation parts de marché contre 80 pour vous d'ailleurs à peu près 80 milliards à sénologie d'affaires mais voilà on est par contre en bourse ils sont exactement beaucoup plus élevés goût et ils ont fait une proposition d'après ce que je sais de rachat à 20 euros l'action carrefour alors même qu'elle est et côté aujourd'hui aux alentours de 16 17 euros 17 ce matin quand je suis là c'est ça va bien aujourd'hui je gagne un peu d'argent excuse moi j'aime bien le capitalisme il a été moins qu'on soit il à fait d'accord en tous les cas l'intervention de notre bon ministre des finances vous avez vous quitté leur d'ailleurs cela a fait que ce ce rachat n'a pas pu se faire alors la question c'est qu'est ce que vous pensez de l'intervention de l'état et du gouvernement dans cette affaire et de ce qu'on souhaiterait nous être une vision stratégique sur les opérations de fusions l'a vu récemment dans un autre dossier et n'a rien à voir avec le vôtre c'est le dossier veolia suez l'opposition de l'état était extrêmement ambiguë donc voilà ce que les deux questions je voulais vous poser monsieur le président directeur général merci madame la présidente lui le président directeur général j'aimerais directement abordée avec vous au sujet l'agriculture et le rôle que joue la grande distribution dans la rémunération des agriculteurs en effet plus de deux ans après sa promulgation le bilan de la loi galim est particulièrement mauvais mais c'est un échec reconnu unanimement par tous producteurs consommateurs l'objectif présidentiel de permettre aux agriculteurs de vivre du juste prix payé à paraît bien lointain et cette situation malheureusement dramatique dans de nombreux territoires ruraux al'inverse il semblerait bien que les industriels et la grande distribution ont profité de cette loi pour élargir leurs marges dans un rapport en date et il a déjà été vu 25 mars dernier serge papin a formulé neuf propositions pour renforcer la mise en oeuvre de la loi et galim ce qui me conduira sûrement à une égale in 2 et parmi les propositions de ce rapport on peut notamment retenir la garantie d'un marche en avant du prix notamment en rendant non négociable le prix de matières premières d'un produit à forte composante agricole ou encore retenir l'idée de redonner de la valeur à l'alimentation en renforçant l'encadrement des promotions alors ma question est très simple et directe monsieur le président directeur général face à ces propositions quels sont vos réflexions je voulais retrouver quand même très timide dans votre propos liminaire c'était une impasse et j'imagine volontaire c'est la question parce que je savais la présidente vous a posé à 6 ans très clairement aussi donc je me permets d'insister et que porte concrètement votre groupe pour améliorer justement la valeur entre les acteurs de la chaîne agroalimentaire et particulièrement les agriculteurs je vous remercie madame peut-être on va commencer par couche tard parce que celle là je les ai entendus le plusieurs fois et puis mais vraiment interrogé mois sur les petites questions je pourrais çà et là à voir à avoir oublié l'opération le l'opération couche tard alors peut-être un mot liminaires et aux eaux qui est qui qui est une résultante au fond d'eux de la crise à la fois de la crise d'épidémiologique et puis de la crise sectorielle on est dans une période et vous l'avez vu dans d'autres secteurs d'activité vingt d'entre vous a évoqué une autre opération on est dans une période où il ya une une densité de deux projets d'intérêt d' analyse de situation de rapprochement partout dans le monde vous le voyez je suis sûr quotidiennement en ouvrant vos journaux économiques il ya une il ya une grande densité de 2,2 d'opérations envisager de discussions préliminaires etc c'est d'autant plus le cas quand vous êtes dans un secteur qui est traversée par des mutations extraordinaire où il faut investir des milliards d'euros ou des acteurs sont en difficulté ce qui est notre cas j'en viens maintenant à couche tard d'abord est-ce que nous avons initié cette opération la réponse est non je dois à la vérité de de vous dire que moi même je ne connaissais pas et je m'en fais le reproche le groupe couche tard il y a un an à la même époque j'en avais entendu parler comme le nom d'un grand groupe de stations service qui avaient beaucoup ici mais je ne connaissais pas donc je n'ai pas initié cette opération et je l'est d'autant moins initiés que je n'en ai pas besoin le groupe carrefour se développe bien vous l'avez compris à redresser la pente connaît des résultats soutenus solide à des plans de développement pour le futur a fait des acquisitions dans plein de géographie depuis 18 mois donc je n'étais pas dans une situation où j'étais où je suis encore moins aujourd'hui d'ailleurs recherche d'une opération de consolidation où je serai moi-même consolidé donc je ne suis pas à l'origine de l'opération après la séquence a été très simple ces camps sont toujours importantes pour comprendre les opérations le groupe couche tard qui est donc vous l'avez dit monsieur le sénateur un groupe très crédible qui partie d'une station service a construit un groupe qui vaut 45 milliards de de capitalisation qui est donc plus grand en capitalisation que le premier groupe français qui est au carrefour nous a approchés à la toute fin et même au dernier jour de l'année dernière pour après avoir fait un très gros travail d analyse des entreprises européennes pour nous proposer un projet de rapprochement entre les actifs de couche tard est le groupe carrefour avec comme idée non pas comme je les ai entendus par l'un d'entre vous de d'exporter des produits canadiens puisque dans une station service et un magasin de proximité il ya très très peu de produits ces instants ciellement des stations essence et des produits du quotidien des mêmes marques nous vendons aujourd'hui c'est pas comme si c'était un très grand groupe de distribution canadienne avec des produits agricoles qui serait exporté vers la france on n'était pas du tout dans ce cas de figure leur idée est en étais je vais essayer d'être leur porte parole ce qui passe qui est peintre est logique mais je vais faire l'exercice il ya la place pour un leader mondial ce leader mondial doit être présent sur tous les continents vous êtes en europe et en amérique latine nous sommes en amérique du nord il ya la nécessité de rapprocher et d'être un des trois premiers tracteurs mondial avec une réseau de magasins et un réseau produits différenciés qu'est ce que vous faites quand vous recevez dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier puisque c'est exactement cette millar et malheureusement c'est dans ces opérations les faits sont têtus quand vous recevez un appel puis un mail pour vous dire que vous quelqu'un souhaite et vous l'avez dit d'ailleurs tout à l'heure avec un prix articulé réfléchir à une opération de rapprochement eh bien vous l'examiner parce que c'est votre responsabilité je n'aurais pas joué mon rôle si je m'étais dit tout seul dans mon coin dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier cette opération n'a aucun sens aucun intérêt je la jette à la poubelle et je ne regarde même pas puisque c'est un groupe crédible qui proposait un projet qui était travaillé avec une offre financière qui était une offre financière que nous devions considérer pour l'ensemble de nos actionnaires on a fait ça pendant quelques petites journées très très courte et puis on est revenu vers no no no no no no collègues canadiens en leur disant pour entamer des discussions non pas pour se mettre d'accord pour entamer les discussions voilà les conditions qui nous paraît être celle d'une ouverture de discussions il y en a un certain nombre qui tenait à l'autonomie de fonctionnement du groupe carrefour et d'autres qui tenait aux garanties pour l'écosystème et pour les parties prenantes de carrefour l'autonomie du groupe carrefour c'était qui dirigera le futur groupe il est éteint et take votre serviteur y joue évidemment un rôle central quel est le collège des actionnaires français quelle est leur combien ils représentent dans l'ensemble où est ce que le groupe est coté et donc la question de la cotation à paris était un élément essentiel que nous avons mis en avant ou est ce que sera le siège social etc c'est à toutes ces questions qui sont des questions dites de gouvernance et de au fond de conduite des opérations et puis ensuite il y avait une deuxième partie de demandes pour ouvrir les discussions quel est le projet que vous avez quelles sont les garanties que vous apportez à l'emploi de nos collaborateurs quel est le montant des investissements vous voulez faire dans nos magasins français et donc nous avons vu pour la première fois notre confrère canadien dans ce cadre de discussions qui s'ouvrent en leur disant voilà les conditions pour rire ils ont réfléchi deux jours qui sont repartis au canada et ils nous ont appelés pour nous dire sur les basses que vous venez de nous présenter ce qui ne préjuge en rien du fait d'arriver à trouver un accord nous sommes désireux d'ouvrir les discussions et à ce moment là évidemment comme nous allions entrer en discussion j'en ai prévenu les pouvoirs publics comme c'est mon rôle est ma responsabilité alors ensuite vous avez une deuxième partie de questions qui vont mesurer bien travers ce que je vous dis que tout cela était à la fois non nécessaires puisque nous n'avions pas besoin très préliminaire puisque ça les discussions ont commencé et que par nature à titre personnel puisque j'avais la responsabilité de donner évidemment mon avis pour l'ensemble des parties prenantes à la fois les actionnaires les collaborateurs et l'ensemble de l'écosystème français je n'avais pas d'avis à ce moment là nous nous entrions en discussion à ce moment là il ya eu l'intervention que que vous connaissez du du ministre des finances bruno le maire qui a estimé que je vais essayez d'être fidèle à ce qu'il a dit que dans le contexte du moment compte tenu du rôle de carrefour et compte tenu des réflexions souveraineté alimentaire cette opération n'était pas souhaitable j'exprime je crois le plus fidèlement possible la vie qu'il a donné cette opération donc à ce moment là les discussions qu'ils allaient s'en sort qui allait commencer se sont se sont arrêtés parce que au fond ce n'est pas une affaire de est ce que le décret sur la souveraineté permet ou non rentre peut s'appliquer ou pas c'est que vous ne faites pas une opération avec le premier employeur français est un acteur étranger dont vous estimez que les pouvoirs publics n'y sont pas favorables pour moi ce n'était pas une affaire juridique d'une affaire de contexte et donc nous avons décidé de mettre fin aux discussions qui allait commencer voilà la manière dont ça s'est passé qu'est-ce que j'en tire comme comme conclusion d'abord que nous allions bien avant cette opération et nous allons bien après cette opération encore une fois je n'étais pas dans une situation je me disais mon dieu il nous faut absolument une opération deuxièmement évidemment contrairement à ce que j'ai pu lire nous ne sommes pas dans un contexte où je me dis tout ça doit rester un peu discret jusqu'à septembre post élection présidentielle celui qui connaît le contexte post élections présidentielles je pense n'est pas dans cette salle est pas dans notre pays et puis en septembre 2022 on rediscutera naturellement cette opération a été présenté elle ne sait finalement elle n'a pas avancé et elle est derrière nous je ne suis pas encore une fois en recherche d'une opération et il ya plein d'autres façon pour nous de nous de développer une manière très très offensive la grande question de la souveraineté alimentaire qui a été évoquée je voudrais vous donner un élément de contexte qui je crois est intéressant nous sommes le premier acteur au brésil ont fait 22 % du parc de parts de marché aux oiseaux à tous les types de magasins au brésil des caches entre carrie sous une enseigne s'appelle atacadao aux hypermarchés de la proximité tous les opérateurs et au brésil parce que c'est un pays de 120 millions d habitants avec les difficultés que vous connaissez mais on a un rôle très fort j'ai décidé de vous en arrivez que je voulais qu'on soit leader et qu'on soit un leader très puissance que nous ne sommes pas en france la particularité de carrefour par rapport à ses grands concurrents mondiaux c'est que nous ne sommes pas un grand leader en france et donc nous devions être un grand leader au brésil et on a beaucoup travaillé on s'est beaucoup développée on a beaucoup ouvert deux magasins on a bien travaillé à telle enseigne qu'on a on a identifié retrouver en situation en mars avril de l'année dernière de pouvoir faire une opération de dents en février de cette année de pouvoir faire une opération de consolidation au brésil en a acheté un concurrent qui fait 10% de part de marché le gouvernement brésilien je me suis dit je dois dire mais on avait un petit peu informé le gouvernement aurait signé avant dont vous connaissez en plus les spécificités je me suis dit heureusement que ce gouvernement brésilien ne nous a pas rétorquer souveraineté alimentaire je ne vous ne pouvait pas la france ne peut pas se développer au brésil etc parce qu'au fond c'est l'avenir d'une partie de carrefour et son développement international qui en aura été qui en auraient été affaibli on a pu faire cette opération en brésil on va évidemment passer devant les autorités de concurrence et j'espère qu'on ça nous permettra d'avoir un très bel actif au brésil est de nous développer très fortement donc nous sommes aujourd'hui cette opération est derrière nous c'est un c'est un épisode on apprend toujours de tous les épisodes et on a ainsi peut-être mieux découvert le rôle central de carrefour dans la souveraineté française est pour moi la souveraineté c'était des industries un peu différente mais je prends acte du fait que nous sommes une industrie de souveraineté et nous avons un rôle dans la souveraineté alimentaire et heureusement nous allons bien donc on va pouvoir se développer et continuer à faire des acquisitions dans d'autres géographies pour pour porter haut le drapeau français et qui a toujours été vous le savez un élément fort de notre histoire voilà pour vous alors pourquoi je tard j'espère avoir répondu à vos interrogations sur cette question si vous me permettez donc bien sûr les suggestions s'il ya un point que j'ai pas et complémentaires dans cette affaire vous aviez dans les premières discussions avec couche-tard vraiment très en amont décider d'un certain nombre de questions d'autonomie mais aussi de projets et notamment vous nous avez dit d'investissement ça veut dire que couche-tard étaient prêts à mettre des investissements est notamment très de façon très importante d'après ce que j'ai lu dans le parc de magasins français est-ce que ça cet investissement là ne va pas vous manquer même si vous allez bien écouter aucun chef d'entreprise ne va se présenter devant vous en disant que si on lui donne des moyens supplémentaires pour investir dans son outil de travail c'est une mauvaise nouvelle donc en effet le gros couche-tard avait décidé d' investir puissamment dans notre parc de magasins est-ce que je peux investir sans la réponse est oui ça veut dire que j'investisse page investit pas à votre endroit et que j'investis pas au même rythme ça c'était donc un des éléments d'intérêt si cette opération avait avancé mais fort heureusement on n'est pas dans la situation où on se dit parce qu'on a une capacité à bien mener nos opérations on est capable d'investir dans notre parc de magasins il se développer sans l'aide de couche-tard pour synthétiser ma réponse sur ce point pour couche tard on considère qu'en juste une petite remarque c'est bien c'est beau tout petit c'est bruno le maire qui a décidé points c'est ce que vous ne nuire il est ministre des finances mais il aimait de l'économie pardon et et il a estimé dans le cadre de resto c'est de ses responsabilités que cette opération donnerait un problème de souveraineté alimentaire par contre qu exposer le roi de fer au brésil on peut pas le faire reprendre sur les mers situe exactement la tradition et on n'a rien compris sujets suivants peut-être le gérer le parc de magasins parce que j'ai eu plusieurs types de questions liées aux oraux au magasin sous sous sous toutes ses formes vous avez raison de me les poser à moi au fond parce que vous avez en face de vous le seul acteur je vais dire mondial à avoir tous les formats de magasins en général d'un groupe de distribution vaud l'un d'eux vous évoquez à raison lidl tout à l'heure c'est quelqu'un qui maîtrise bien format qu'ils opèrent tous qui opère toujours le même type de format et on est un des seuls acteurs voire le seul acteur à avoir l'intégralité des formats de magasins nausées quelqu'un qui sait ce qu'est un hypermarché du cash and carry du format de proximité en zone rurale la vision qui est la mienne c'est que chacun de ces formats là a du potentiel et un avenir contrairement à aux analystes que je lis souvent je ne considère pas par exemple que l'hypermarché n'a pas d'avenir moi je considère que l'hypermarché répond à une attente très précise de nos clients une promesse large le prix le plus bas et une présence extrêmement complète d'une offre alimentaire avec des produits frais de produits de grande consommation d'une offre d'un alimentaire de services de e-commerce puisque on développe de plus en plus souvent à l'intérieur de nos hypermarchés débarque store donc l'hypermarché est en train de se transformer d'ailleurs ces performances sont bien meilleur c'est un c'est un modèle d'avenir et c'est une très bonne nouvelle pour nous tous parce que c'est là que se concentrent les emplois les débouchés pour l'agriculture dans notre métier de manière les plus significatifs puisque c'est c'est le coeur du modèle français 50% de la distribution en france se fait toujours dans les hypermarchés donc quand je lis de temps en temps les hypermarchés n'ont pas d'avenir à viser très bien il y aura des magasins de proximité oui il ya quand même plusieurs centaines de milliers de collaborateurs qui travaillent dedans il ya des emplois débouchés indirects qui sont extrêmement importants il ya un travail très très précis qui est fait avec les producteurs autour bref quand l'hypermarché va mieux c'est une bonne nouvelle pour l'ensemble de la collectivité et on est en train de transformer l'hypermarché en en faisant à la fois un magasin un lieu de service et un lieu beaucoup plus relié au e-commerce la proximité vous m'avez un plusieurs d'entre vous m'ont interrogé sur cette question quand on a présenté le plan carrefour 2022 c'est en septembre 2010 8,1 qu'on a présenté car pour lille 1 2 c'est pas cette année pour l'année prochaine parce que là je serai un peu présomptueux c'était en 2018 exactement c'est pour ça que c'est de la faim et demain matin on avait annoncé l'ouverture de trois mille magasins de proximité parce qu'évidemment je crois aux magasins de proximité parce qu'évidemment il ya aujourd'hui à la fois dans les grands les grandes métropoles urbaines mais aussi dans les plus petites villes et dans les zones rurales un très fort potentiel des magasins de proximité bien opérer avec un assortiment réduit un assortiment locale et le modèle de la franchise est donc ce modèle là on l'a beaucoup développé je vous disais qu'on avait ouvert 600 magasins dans les trois dernières années en france on va continuer à accélérer pour répondre à votre votre question on va ouvrir on ouvre des magasins à la fois en zone urbaine très urbaine à paris et dans les grandes métropoles françaises mais aussi en zone rurale à travers notamment l'enseigne que certains d'entre vous connaissez bien qu'ils aient carrefour contact qui est moquée pour nous un élément de développement et d'aménagement du territoire d'eau que hypermarchés proximité et entre les deux tous les formats de magasins que vous connaissez le supermarché et c est ce qui est très intéressant dans le modèle que nous sommes en train de construire et l'un d'entre vous m'interrogez tout à fait à raison sur la complexité logistique de ce que nous avions à opérer c'est que ce modèle il n'a de sens il suffit pas de dire j'ai tous ces formats je deviens omni canal j'ai tous ces formats je deviens owni canal si je parviens à les relier entre les relier entre eux ça veut dire les relier entre sur les flux ça veut dire les relier entre eux pour le client être relié pour le client ça veut dire qu'un client a un avantage quand il est quand il reste à l'intérieur pardon du terme un peu barbare de l'écosystème carrefour ça veut dire qu'ils cumulent des points qu'ils cumulent des promotions qu'ils cumulent des fidélités qu'il cumule des abonnements et quand vous arrivez à mener à construire ce modèle ovni canal où vous vous reliez vous articuler la distribution physique et digital l'homme dit canal a énormément de poids mais monsieur le sénateur vous posiez tout à fait raison la question vous mesurez la transformation logistique que ça que ça signifie nous avions un modèle qu'on construit mes prédécesseurs qui était merveilleux ce modèle un entrepôt qu'il y ait des grands volumes vers l'hypermarché qui était très efficient très efficace et aujourd'hui c'est une série de flux logistiques différents à construire jusqu'à la livraison à domicile on a conduit on aura conduit des plans d'économies entre 2018 et est aujourd'hui qui auront fait économiser à notre groupe un peu plus de 4 milliards d'euros entre 2018 et et 2023 d'abord je vais vous dire pourquoi et après je vais vous dire s'ils vont me l'autorisé comment pourquoi ces économies de coûts vous mesurer à travers tout ce que je vous ai dit l'immensité des investissements qui font que nos groupes réaliste on n'est plus dans un modèle quel modèle que nous avons tous bien connus des magasins le seul à seul chose que nous avions à faire c'était d'investir régulièrement dans le magasin etc on est devenu un vrai acteur industriel et on investit dans la logistique on investit dans les schémas industriels en investissent dans ce qu'on appelle la donne et la data on a investi dans toutes nos géographies et qui ont investi évidemment dans nos magasins pour les rendre plus attractif c'est donc on a les investissements massifs a mené à la fois sur notre modèle owni canal mais aussi sur nos prix puisque nous avions un retard par rapport à nos concurrents qui sont ceux qui font les prix en france ceux qui font les prix en france c'est principalement le groupement d'indépendants leclerc on avait un décalage de compétitivité prix contrairement à ce que ce que je lis parfois c'est évidemment pas carrefour qui fixe le prix puisque nous sommes plus cher aujourd'hui que carrefour même si on a réduit ce décalage donc vous m'avez compris on avait besoin d'eux on a besoin d'économiser dans beaucoup de structures dont beaucoup d'organisation dans nos processus pour 1 ce tir pour construire le modèle de demain si on ne fait pas ça si on n'avait pas fait ça le groupe aurait eu un problème de pérennité à perdre mais on le fait et je crois qu on le fait de manière assez performante l'immense majorité de ces économies là ne sont pas faits par des plans d'économies de personnel on avait fait vous l'avez vu sans doute au début les plans d'économies sur nos sièges parce qu'on avait des sièges de très grosse taille beaucoup plus gros que nos concurrents on avait un siège de près de dix mille personnes en france c'est des économies de renégociations avec l'ensemble de nos prestataires ce qu'ils nous fournissent l'électricité dans le monde nos prestataires technologiques les sociétés de nettoyage des sociétés de gardiennage et puis l'amélioration de nos propres organisations de nos propres processus de fonctionnement c'est tout ça qui nourrit les plans les plans d'économies qui nous permettent d'investir dans l'outil de travail j'en viens à la question à monsieur le sénateur merci de l'avoir posée je la prends comme une question pour moi très importante du modèle social au fond et je ne me dérobe pas à l'autre partie de votre question quel modèle social mais partage de la richesse je vais évoquer très rapidement enfin je vais voter mon cas et puis évidemment surtout vous répondra deuxième partie de votre question vous avez raison un jour n'est pleinement conscience un patron d'un groupe du cac40 ça gagne très bien sa vie je gagne très bien ma vie edit je gagne un million cinq de salaire fixe parents et j'ai ensuite des mécanismes de rémunération variable qui sont assis sur l'obtention ou non de d'objectifs si je les atteint pas rémunération augmente si je les atteint pas ce qui arrive certaines années la rémunération reste autour des rémunérations fixes et donc ça peut aller jusqu'aux montants vous avez dit 165% de ma rémunération fixe est indices et sur des objectifs économiques c'est le chiffre d'affaires le résultat opérationnel de ce qu'on appelle le free cash flow la rse etc etc c'est ça le modèle et c'est une rémunération évidemment dont j'ai conscience sinon amélioration très substantiel après je voudrais vous dire un mot du du modèle social de carrefour d'abord évidemment je parle également avec mes salariés qui me parlent sans filtre dans l'ensemble on ne parle son filtre donc c'est très bien et je sais combien ce notre métier est un métier qui est difficile qui est un métier il faut faire au quotidien que ce soit dans les centres logistiques ce soit quand vous êtes caissier ce soit quand vous mettiez les magasins en rayon et avec des situations personnelles qui sont des situations personnelles évidemment souvent difficile mais le modèle social de carrefour je le dis d'autant plus volontiers que je n'en suis pas là non plus les initiateurs j'aimerais en est l'initiateur mais ce n'est pas le cas c'est un modèle qui est un modèle qui est plus protecteur pardon de le dire que nos concurrents et ça évidemment les chiffres le disent très bien je voudrais vous évoquez quelques points dans l'ensemble si je regarde la grille des salaires de nos métiers et la grille de carrefour de la grille des salaires de carrefour et 10% supérieur à nos salaires de la branche 10% donc nos collaborateurs sont payés sur 14 mois là où notre branche c'est sur 13 mois il ya des dispositifs de protection sur le plan social sur le plan des mutuelles sur plan des pros prévoyance qui sont beaucoup plus avantageuses il ya des mécanismes de participation et d'intéressement qui atteignent en gros 1300 euros par an quand augmenté de 15% sur les deux dernières années qu'ils sont uniques dans notre secteur qui sont six fois les minimums légaux qui font partie du modèle que on a construit qu'on continue et moi j'étais très heureux l'année dernière cette année je vous donne un exemple de me l'année dernière et cette année l'année dernière contrairement là par contre je peux pas vous laisser dire ça parce que ce n'est pas vrai nous sommes le seul acteur qui a pris une décision extraordinairement forte et je tiens tous les éléments à votre disposition monsieur le sénateur attendait la jeune si vous me permettez aux papas du ccer je vais vous parler de la prime parce que c'est un élément important on l'a versé une prime de 1000 euros nets pour tous ceux qui étaient sur le terrain tous ceux et pas proratisé autant de travail et j'étais fier et j'étais nan nan franchement non non c'est pas plus qu'aux plus mais je vais vous présenterons je vous présenterai les éléments vous savez il ya un élément très simple pour le voir moi je publie ces chiffres je suis une société cotée donc j'ai une ligne prime 1000 euros elle m'a coûté l'année dernière et j'en suis fier 85 millions d'euros donc vous comprenez bien quand vous rapporter ça au nombre de personnes que ceux qui sont sur le terrain que toutes les personnes qui sont sur le terrain l'année dernière ont touché une prime de 1000 euros deuxième chose cette année intéresse vous vous dites blocage des salaires n'ont évidemment maintenant il n'y a pas de blocage des salaires il ya une augmentation elle n'est pas très importante à vous avez raison mais il ya une augmentation il ya une nouvelle prime qui n'est pas de mon temps et puis à l'augmentation de la participation ce que je veux vous dire le sénateur je partage pleinement et je comprends parfaitement votre interrogation sur le sur l' équilibre c'est une bonne interrogations en revanche on ne peut pas dire du modèle carrefour et je le dis d'autant plus volontiers c'est pas moi qui les construit dans le temps on essaye de le continuer mais le modèle social de carrefour c'est un modèle pour la grande distribution qui est un modèle qui est plus avantageux et plus protecteurs après je peux comprendre que vous une vision différente des grands équilibres mais je veux juste dire ça sur carrefour s'il vomit autorisé parce que c'est un élément important je vous propose qu'on parle bien sûr mais vous avez dit une chose importante à chaque fois qu on a un grand chef d'entreprise vivement modèle social et le meilleur par rapport à mes concurrents donc on a mis sur le cléac'h ou d'autres nouvelles nous dira la même chose mais vous avez là où on peut avoir un petit débat c'est vous dites sur le modèle social dans la grande distribution et dans la grande distribution je vous le dis le modèle social est très faible et met en difficulté des milliers de salariés quand on a du chu du du temps partiel imposé et à une rémunération juste au dessus du smic ou au smic quand on a 24 heures 880 euros par mois ça c'est pas gelé vue moi aussi je tiens de ses éléments à votre disposition si vous voulez monsieur le président directeur général là on a un problème parce que ces deux sont des métiers et vous le savez extrêmement difficile et donc la rémunération des salariés et pose question quand l'année dernière et je finis ils voient 6 ou 7 % de plus de chiffre d'affaires 78 milliards d'euros alors évidemment vous avez venir le chiffre d'affaires ça va induire complexe que ça d'accord et qui voit les rémunération des grands dirigeants et donc je n'ai pas que vous ces grands dirigeants et hauts sur le terrain et un petit débat quand même voila voila c'est tout simplement le comprends je vais merci vais pas rebondir pour mais merci de cependant au monde agricole et à la grande distribution je sais que je ne vais pas être populaire mais comment se parlent très très très franchement je vais vous dire les choses telles que je les je les ressens nous ne sommes pas nous n'avons jamais été et nous n'avons aucun intérêt à être l'ennemi du monde agricole et pardon ce n'est pas le cas ce n'est pas le cas ni pour moi j'allais dire ni pour mes principaux les principaux concurrents on est le premier débouché du monde agricole je travaille avec des milliers de pme avec lesquels nous signons nos accords dès le mois de janvier et ses désaccords en croissance nous travaillons depuis et là non plus ce n'est pas moi qui ai mis en place le système ce formidable mécanisme des filières qualité carrefour nous travaillons avec vingt mille producteurs sur un mécanisme qui est un mécanisme pluriannuel où vous avez tout à fait raison nous nous mettons d'accord sur des prix des volumes des clauses de revoyure pluriannuel et où nous avons développé à travers ces filières qualité carrefour sont un formidable héritage de l'enseignent une proximité un travail en commun avec le producteur qui est je crois exemplaires je voudrais revenir sur la loi égalise je ne vais pas initier la loi et galim puisque je suis arrivé son texte était stabilisé vous comprenez à travers ce que je vous dis que n'étant pas tout à fait convaincu qu'une énième loi était indispensable je ne les ai pas pousser j'ai considéré qu'elle était qu'elle était dans mon nouvel espace normatif et j'estimais d'ailleurs qu'elle était positif puisque pour bon nombre de ces dispositions elle reprenait des éléments de ce que nous faisons depuis longtemps les filières que j'ai évoqué les contrats pluriannuels les contrats de conversion au bio qui nous permettent de garantir un volume et un prix aux agriculteurs qui sont en transe 30 transformer leurs terres et une attention aux matières premières agricoles qui nous ont conduit d'ailleurs et je tiens vraiment ces éléments à votre disposition et d'ailleurs ils sont publics a revalorisé par exemple prix du lait de 10 % au cours des deux dernières années et avoir cette idée que les matières premières devraient augmenter après monsieur center vous avez posé un élément sur lequel je vais me permettre de vous apporter une petite contradiction non nous n'avons pas touché 1 milliards d'euros si vous avions touché 1 milliard d'euros je parle collectivement je prends pas pour carrefour si c'est en partant ils ont atteint 601 milliards voilà si si je les avais touché qu'est ce qui se serait passé c'est d'ailleurs ce qu'avait dit mon confrère michel edouard leclerc qui s'était trompé il se serait passé de l'inflation il y aura eu de l'inflation les prix auraient augmenté sa va dire que j'ai pris de la marge à les prix auraient augmenté et on en rêve une inflation qu'est ce qu'on a vu d'ailleurs je l'avais dit au moment de la loi zéro inflation pourquoi parce qu'il ya une péréquation entre nos rayons donc vous avez raison il y à des prix qui ont augmenté la votre chiffre est bon il ya un certain nombre de progrès qui était sous lé seuil de revente à perte qui ont augmenté mais on a baissé les prix parce qu'on est dans un univers extrêmement concurrence sur nos marques propres ou sur d'autres catégories de produits qui n'étaient pas concernés par le srpj ce qu'on appelle de la péréquation c'est pour c'est la raison pour laquelle il ya un élément qui s'impose à nous tous c'est qu'il n'y a pas d'inflation dans le le mécanisme on peut d'ailleurs se poser la question si l'impression sera utile mais comme c'est un secteur très concurrentiel normalement le mois de janvier exactement mis en examen mais comme il ya eu comme il ya eu des baisses de prix sur d'autres catégories trop dur pour être compétitif voyez vous parliez lidl quand vous voulez être compétitif face à lidl qu'à la marque propre la plus basse vous baissez votre marque propre ou baisser le prix de votre marque le prof est donc la résultante vraiment celle là elle s'impose à nous c'est qu'il y a pas d'inflation donc en effet il y aurait eu un ruissellement très très fort s'il ya eu aucune péréquation et medion qui a eu des péréquation entre les ans entre les secteurs et cet élément là il est extrêmement important a observé sur les négociations et sur les gars l'hymne et galim de bon je vais pas revenir à mon propos sur sur l'agriculture sur les normes parce que vous avez compris que j'ai un petit doute sur faut-il aussi souvent légiférer sur cette question là dont le rapport papin il ya des choses très importantes que je demande de pardon aussi le sénateur je vais vous contredire une deuxième fois moi je ne vois pas pourquoi je j'en suis sûr mais je prends mon risque je ne vois pas pourquoi vraiment je ne vois pas pourquoi il n'y a pas une transparence sur les prix moi quand je revalorise le prix que je verse à lactalis et à danone je veux savoir ce que ce qu'obtient l'agriculteur je suis en le droit de savoir et la représentation nationale aussi parce que quand je remonte de 10% le prix du lait quand je remonte le prix de la viande bovine et que j'appelle les agriculteurs mais notre et que je leur dis qu'est ce qui s'est passé et qu'il me dise à rien et qu'ils sont furieux parce que il n'y a rien et qu'ils ont l'impression de s'être fait avoir parce que il y à rien je me dis je ne mets pas en cause les industries agroalimentaires parce que il y en a d'autres qui interviennent d'ailleurs il ya des transporteurs etc il ya d'autres acteurs je me dis que l'argent est passé entre les deux et donc je ne vois pas ce qu'ils s'opposent et c'est ce qui est très intéressant dans le rapport papin et que je demande à cor et à cri depuis le début de la loi égalise carrefour a payé star et l'agriculteur il a touché sa et au fond je n'ai toujours pas compris mais mais mais sans doute le projet de loi sur lequel vous allez beaucoup de travail et permettra de le préciser en quoi nous avons besoin d'une nouvelle réforme on croit la nouvelle réforme va le permettre parce que la seule question c'est la transparence de ce que nous faisons moi je veux bien qu'on me fasse des reproches et franchement il ya des domaines il ya des filières et sait où on a des négocier sur où parfois on part trop dur etc et j'en conviens je veux bien voir ses reproches si je sais que quand on augmente l'exploitant agricole à la somme et vous avez vous avez tout à fait raison si l'industriel fait un magnifique travail entre les deux on aura tous la compréhension de ce travail moi j'ai dû laisser ce sont mes partenaires l'industrie agroalimentaire dont je je je je comprends que sur un certain nombre de produits parce qu'ils innovent il décide qu'une petite partie de ce que je verse en plus ils le prennent eux mais je crois qu'on a un besoin absolu de compréhension de la transparence de la marge et si je peux me permettre de vous faire une demande à mon tour dans le projet qui vous sera soumis plus tôt que la fixité de la matière première qui pardon avec les petits souvenirs d'économies que j'ai jamais totalement considérer que le contrôle des prix ou les prix administrés ou les prix bloqués sur longue tendance c'était intenable sur longue tendance je ne vois pas surtout dans une danse dans une matière aussi vivante que la matière agricole qu'est ce qu'on fera si les cours se met à dériver dans tous les sens à la baisse comme à la hausse et quand on a fixé le prix au milieu jeu franchement je ne crois pas qu'on puisse fixer de manière pluriannuelle les prix et donc plutôt que cette question là la question centrale c'est comment est-ce qu'on impose à tous les acteurs la pluriannualité la fixité il a et la transparence et franchement j'y suis prêt et je devrais pas gagner à tous les coups quelquefois vous viendrez me dire attendez on nous avait dit ça mais franchement là dessus vous n'êtes pas au rendez vous on n'est pas au rendez vous parce que vous disiez vous aviez faire 2% sa effet à 1,6 mais on verra ses prix je vous assure que c'est extraordinairement frustrant on a fait beaucoup d'efforts quand je dis nous c'est aussi le monde de la grande distribution pour revaloriser beaucoup des filières il ya eu c'est pour ça que je ne considère pas que la loi et galim soi n'est pas des éléments positifs parce que deux dents il y avait quand même s'est prise de conscience dont on avait bien besoin des uns et les autres de la revalorisation du prix de la matière première et je pense que l'esprit de la loi et galim a quand même apporté quelque chose et donc il ya eu il ya eu des choses qui ont été faites soyez des états généraux y ait des choses qui ont été faites qui sont significatives qui sont financés par les distributeurs je ne vois pas leurs traductions aujourd'hui au bout de la chaîne parce qu'on ne sait pas ce qui revient aux différents acteurs vous m'avez compris sur ce sujet mais je crois que c'est un sujet important il est d'autant plus important pardon je n'ai pas répondu à la question sur le poids des producteurs locaux dans notre métier peut-être ça sera une de mes conclusions au fond c'est le consommateur qui choisit et si vous aviez un doute sur finalement sauvé là il nous dit qu'il va développer les productions locales les productions françaises il nous dit qu'il fait 95 % de fruits et légumes français etc je le fais pas parce que je les décider ou parce que je le veux ou parce que je pense que c'est dire je le fais parce que le consommateur on me le demande et les consommateurs alors ça tombe bien c'est ce que je pense aussi mais mais les consommateurs ils nous demandent des produits locaux voyez on s'est rendu compte d'un élément est vous qui connaissez par coeur le monde de l'agriculture ça vous sera très très familier on s'est rendu compte qu'un des problèmes principale qu'on avait avec les nouveaux producteurs éleveurs qui veulent travailler avec nous les petits pmc la complexité administrative de nos entreprises il fallait qu'ils viennent il fallait des mois pour être référencé des contrats de douze pages des mondes et des semaines pour être payé et quand on est un éleveur un producteur on n'a pas le temps de faire tout cela et donc on a lancé cette initiative que j'appelais kilomètre zéro en disant vous venez dans le magasin c'est un contrat qui tient en une page et demie qui est très simple et vous êtes payés au bout de huit jours et ça a fait un appel d'air frais de nouveaux producteurs éleveurs qui est qui qui nous ont rejoints voilà ce que je voulais vous dire pour finir là-dessus sur le monde agricole et c'est pas on a besoin d'une agriculture puissante nous on a vraiment besoin d'une agriculture france puissante mois ci l'agriculture française quand l'agriculture française va mal et j'ai je connais la situation individuelle de beaucoup d'agriculteurs c'est un énorme problème pour carrefour c'est un énorme problème parce qu'on a besoin de développer des produits locaux j'écoutais l'autre jour la présidente de la fnsea qui disait de manière très pertinente il ya un problème de compétitivité globale que vous connaissez les normes sanitaires au coût du travail aux normes environnementales etc et on a besoin d'une agriculture puissant personne n'a plus besoin d'une agriculture qui va bien et d'agriculteurs qui vont bien que la grande distribution ces 20% aujourd'hui de mon activité on travaille les pme représentent 50% de la croissance est un produit sur trois dans les magasins donc j'ai besoin que les pme le monde agricole à y bien j'en prends ma part je ne fais pas assez il ya plein de choses qui vont pas assez vite il ya des négociations qui sont trop durs l'un d'entre vous évoquez à raison un monde des négociations mais qui sont aussi liées à ces négociations annuelles à ce rite des négociations où il ya des choses qui ne sont pas acceptables on travaille beaucoup à faire des formations à bâtir des chars pour que les négociations là on parle principalement des négociations et les grands industriels mais se passe de manière normalisée donc il ya encore plein de choses à changer dans notre univers et dans l'univers de la grande distribution mais il ya il ya une chose dont je voudrais vraiment vous convaincre on ne veut pas et on ne pourrait pas faire sans une agriculture française puissante et moi ce que je cherche et je cherche notamment à travers la transparence est pas une nouvelle norme que tout le monde va travailler à regarder comment appliquer ou moins bien appliqué c'est qu'on aille très vite vers la seule question qui est aujourd'hui 130 sur toutes les filières agricoles comment est ce qu'on arrive à avoir d'informations sûr qui paye quoi à qui et celle-là je crois qu'elle est vraiment importante pour qu'on ait un modèle agro alimentaire et une souveraineté alimentaire qui soit bien assurée [Musique]

Stratégie et avenir de Carrefour : audition d'Alexandre Bompard, président du groupe — Manuel Bompard · Pourquijevote