Laurence Garnier : « On ne peut pas sacrifier une génération, il faut réfléchir à une interdiction »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Laurence Garnier, on va revenir sur tous ces sujets. Vous êtes sénatrice à l'air de Loire Atlantique. Vous étiez secrétaire d'état à la consommation dans le gouvernement Barnier.
Pour commencer, on va regarder les une de la presse régional. D'abord la une de Midi libre, référendum. Oui, mais Emmanuel Macron qui a refusé d'interroger les Français sur la réforme des retraites mais envisage toujours une consultation sur d'autres sujets.
La deuxième, c'est la vôtre, celle de Pressocussé en police municipale. Il faut nous armer. C'est le cri d'alarme des policiers municipaux confrontés à une délinquence toujours plus violente.
Le syndicat majoritaire FO dépose un prix à vie de grève. Et puis la dernière, celle de la dépêche Betaram, l'heure de vérité pour Bairou. Il est auditionné aujourd'hui sur cette affaire le Premier ministre qui devra répondre sous serment à la question que se posent les Français, savait-il.
Quelle lune avez-vous envie de commenter ? Bon, elles sont toutes les trois intéressantes. Je souriais en regardant la une du Midi libre référendum Oui, le principe du référendum étant de répondre par oui ou par.
Euh mais je vais m'orienter vers la une de presse océan euh le journal local de Nant et de la Loire Atlantique sur l'armement de la police municipale qui est un véritable enjeu parce que les politiques de sécurité aujourd'hui doivent être le fruit d'une coopération, d'une coproduction entre l'État qui assure ces missions régaliennes de sécurité et Bruno Retaillot le fait remarquablement. D'ailleurs à Nant, on a déjà des résultats au bout de quelques mois, des résultats tangibles. Les Nantells, les commerçants nous disent que la situation s'améliore, mais on a aussi besoin d'une action municipale volontariste.
Et là, l'outil, ce sont les policiers municipaux. dans un certain nombre de communes, ils ne sont pas armées. C'est le cas à Nant qui a pourtant connu une inflation de l'insécurité au cours des dernières années.
Je crois qu'il faut répondre à cette demande des Français mais aussi peut-être presque d'abord des policiers municipaux qui souhaitent à 95 % pouvoir bénéficier de cet armement létal. Aujourd'hui, certains d'entre eux à Nant il y a quelques mois ont dû jeter leur vélo sur des agresseurs. Ça n'est pas acceptable.
Il faut que nos policiers municipaux pour pouvoir défendre la population puissent d'abord se défendre eux-mêmes. Alors Emmanuel Macron en a parlé hier, il a dit qu'il souhaitait une loi pour rapprocher les pouvoirs de la police nationale et de la police municipale et que la police municipale puisse avec l'accord des maires travailler sous l'autorité des procureurs sur des questions notamment les questions de flagrance. C'est la bonne piste bien sûr tout ce qui ira dans le sens d'une fluidification euh du lien entre nos policiers municipaux et nos policiers nationaux d'une forme de complémentarité va dans le bon sens.
Complémentarité parce que l'un ne doit pas remplacer l'autre. Nous avons des policiers nationaux qui sont extrêmement bien formés sur beaucoup de sujets. Je pense au narcotrafic là aussi euh sur lequel nous avons voté une loi au Sénat récemment qui a été adoptée, qui a été portée, poussée euh par euh le ministre de l'intérieur Bruno Retaillot.
Ça doit rester évidemment la compétence de cette police nationale qui est formée, qui a des prérogatives, des moyens pour l'enquête. La police municipale doit compléter tout ce travail là et être en support de nos policiers nationaux. Est-ce que ça va pas trop lentement ?
Parce que le beau des polices municipales, ça fait des mois qu'on en parle justement de ce rapprochement entre police municipale, police nationale. On en parlait déjà après les émeutes. Pourquoi c'est toujours pas fait ?
Alors, vous avez raison, il y a des choses qui sont en train de se mettre en place. Il faut la volonté politique et cette volonté politique, elle doit venir de partout. Il y a cette impulsion qui est donnée par le ministre de l'intérieur qui a soutenu d'ailleurs le président de la République hier soir et je pense qu'il est intéressant de donner davantage de compétences à nos polices municipales et puis à les volontés politiques ben des maires des 35000 communes de France puisque la police municipale est sous la responsabilité des maires et là cette volonté politique n'est pas présente partout.
Je reprends l'exemple Nantais. Euh l'opposition de la mer de Nant à l'armement de la police municipale est une catastrophe pour la sécurité des Nantais. Dans une ville de plus de 300000 habitants, aujourd'hui, on ne peut plus se permettre d'avoir des policiers municipaux qui ne soient pas convenablement armés pour faire face aux enjeux.
Vous parliez de la question du trafic de drogue. Elle a été aussi évoquée hier. Emmanuel Macron qui a parlé de la noix narcotrafic mais qui a aussi dit, je cite, il faut aller taper aux portees-monnaaies des consommateurs.
Vous êtes d'accord ? Je suis entièrement d'accord avec cette approche là. Il n'y a pas de dealer, il n'y a pas de trafic s'il n'y a pas au bout de la chaîne des consommateurs.
Des consommateurs qui confortablement au cours d'une soirée le samedi soir dans leur canapé avec leurs copains consomment la drogue qui fait l'objet des trafics dans nos quartiers, dans nos banlieux, qui gangraineent partout notre territoire et qui amène avec lui son flot de violence et de malheur. J'ai rencontré plusieurs fois des familles qui étaient victimes directes des parents, des mamans de jeunes qui ont été victimes de ces combats parce qu'en fait ce sont des guerres de territoire avec des décès avec des des jeunes qui meurent aujourd'hui dans nos quartiers. ça n'est plus possible et donc il faut absolument sur ce sujet-là qu'on s'arme convenablement, qu'on fasse sur le narcotrafic qu'on a fait sur le terrorisme et je souhaite véritablement que la loi que nous venons de voter puisse commencer à produire les résultats escomptés.
On a vous le disiez he d'ailleurs en regardant les une de la presse régionale, on attendait beaucoup Emmanuel Macron sur cette question des référendums. Et puis quand on regarde ce matin les une de la presse régionale, il y en a certains qui titent sur un il a dit oui d'autres il a dit non, d'autres il a ouvert la porte. Est-ce qu'il a manqué de clarté sur ce sujet ?
Sur ce sujet, comme sur un certain nombre d'autres, euh je crois qu'on touche aux limites du en même temps. Euh vous le dites très bien, vos collègues de la presse euh écrites euh ont entendu la même chose que vous et moi et n'ont pas compris la même chose parce qu'on est toujours dans cette forme d'ambiguïté euh qui finalement, je crois, abîme la clarté de la parole publique et politique. On a besoin de retrouver cette clarté.
Euh vous savez qu'il y a euh au sein de la droite au des élections internes qui auront lieu à la fin de la semaine, euh Bruno Retaillot est un homme qui parle clair et je crois que c'est ça qui aujourd'hui intéresse les Français parce que on a besoin de renouer avec cette crédibilité et cette clarté de la parole et de l'action publique. C'est ça qui a manqué je crois au cours du quinquena précédent et du quinquena actuel du président de la République. Al, il y a un sujet sur lequel Bruno Rotaillot entre autres fait entendre sa voix en ce moment au sein du gouvernement, c'est la question de la fin de vie.
Le taxe est examiné en ce moment même à l'Assemblée nationale et hier Emmanuel Macron pour le coup a ouvert la porte à un référendum en cas de blocage du parlement. On va l'écouter. Mais si à l'issue de ce premier ces premières lectures, on voyait qu'au fond il y a un enlisement, qu'il y a une espèce de voilà d'impossibilité d'aller au bout, à ce moment-là, je pense que le référendum peut être une voie pour débloquer et permettre aux Français et aux Français de s'exprimer.
Mais je le ferai d'abord avec beaucoup de de précaution et je ne le ferai que si c'était bloqué. Je pense que d'abord il y a le travail du parlement et moi j'espère que il y aura un cheminement respectueux, équilibré qui se fera dans les dans les jours, les semaines et les mois qui viennent. Est-ce qu'en clair ça veut dire que le vote du Sénat ne va servir à rien ?
Si le texte ne passe pas au Sénat, il passera par référendum et on sait que les Français, ils sont favorables. C'est une vraie question puisque le président de la République en même temps qu'il envisage de faire appel au référendum, dit qu'il est favorable à ce texte de loi. Et donc moi ce que j'entends, on parlera du fond après mais sur la forme, c'est le vote ne se déroule pas comme je le souhaite moi, président de la République, favorable à la fin de vie, et bien je ferai un référendum.
Donc sur la méthode, je trouve que ça interroge. Le texte est en débat actuellement à l'Assemblée nationale, il viendra ensuite au Sénat. C'est un texte qui est complexe dont il est difficile de parler en quelques minutes, mais quand même quelques éléments.
D'abord, la question des soins palliatif qui est première. Euh aujourd'hui, on a un département sur 5 en France qui manque de soins palliatifs. 400 Français chaque jour qui décèdent sans avoir pu bénéficier de ces soins palliatifs.
C'est au cœur du sujet parce qu'on sait que lorsqu'on bénéficie de soins palliatifs, l'immense majorité des patients ne demande plus à mourir. Donc ça c'est le premier sujet qu'il faut poser et le redire aux Français parce que il faut commencer par appliquer pleinement la loi qui a été votée, la loi Claetti. avant de se précipiter dans une inflation législative nouvelle.
Ça c'est le premier point. Ensuite, on a un sujet, je trouve qui est assez peu mis en avant, c'est euh le désaccord profond de l'immense majorité de nos médecins et du personnel soignant. Je crois que c'est important de le dire parce que ce sont eux les spécialistes et ce sont eux les experts, eux qui côtoient ces patients fragiles et eux qui côtoient la mort au quotidien.
Nous sommes évidemment les uns et les autres euh touchés dans nos vies quotidiennes par le décès de nos proches et c'est un sujet qui est très intime dont il faut parler avec beaucoup de délicatesse. Mais faisons confiance, regardons la vie de nos médecins, de nos experts qui côtoient la mort au quotidien et qui sont opposés à ce texte de loi sur le suicide assisté et l'euthanasie. Je crois qu'ils ont beaucoup à nous dire là-dessus.
Et puis il y a aussi un sujet moi qui m'interpelle beaucoup, c'est l'article 17 de cette proposition de loi qui propose qui projette de créer un délit d'entrave. C'est-à-dire que en tant que fille, en tant que conjoint, en tant que parent, vous ne pourriez pas vous opposer au désir de mort formulé par l'un de vos proches. Ce serait un délit d'entrave, pas cible d'emprisonnement, pas cible de 15000 € d'amende.
Je crois que c'est extrêmement grave aujourd'hui. L'humanité première la plus essentielle fait que quand nous sommes face à la souffrance, qu'elle soit physique, psychologique, mentale d'un de nos proches, on a envie de l'aider, de l'accompagner et certainement pas de le faire mourir. Donc il y a beaucoup de sujets et à mon sens beaucoup de danger dans le texte de loi tel qu'il est aujourd'hui à l'Assemblée.
Un dernier mot rapidement, avant de de parler des écrans et des jeunes du rapport des jeunes aux écrans, il a fermé aussi la porte à un référendum sur l'immigration. Il dit qu'il voit pas très bien quel serait le sujet de référendum. Alors que Bruno Retaillot, on avait refait la demande dimanche, vous le regrettez ?
Je le regrette euh dans le sens où euh il y a une véritable préoccupation aujourd'hui des Français sur ce sujet. Cette préoccupation, elle ne doit pas être non plus une caricature. Il y a un certain nombre de questionnements sur les aides sociales, sur la façon dont on acquière la nationalité française qui est une opportunité, qui est une chance, qui est tous au fin du et tous ces sujets-là effectivement aujourd'hui ils interpellent nos concitoyens.
Je pense qu'il serait important qu'ils puissent se prononcer sur ce sujet-là et puis ensuite qu'on puisse décliner sereinement les enjeux qui y sont associés. Autre sujet abordé par le chef de l'État, la question des écrans et des réseaux sociaux qu'il veut interdire. Avant 15 ans, vous avez lancé un groupe de travail sur ce sujet au Sénat.
On va en parler avec Stéphane Duget. [Musique] Bonjour Stéphane. Bonjour Orian.
Bonjour Laurence Garnier. Et Stéphane. On va donc parler de l'exposition des enfants aux écrans avec vous parce que le président a dit hier que c'est l'une de ses priorités.
Oui, le président a parlé de la surexposition aux écrans mais plus particulièrement des réseaux sociaux. Emmanuel Macron veut interdire les réseaux sociaux jusqu'à 15 ans. Écoutez, on a des jeunes, parfois très jeunes, qui vont sur ses réseaux sociaux et qu'est-ce qu'on voit ?
C'est pas moi qui le dit, j'ai demandé un rapport qui m'a été rendu il y a un an. Les plus grands spécialistes dans le monde ont maintenant écrit des livres, des rapports. Il y a une épidémie de quoi ? de trouble du comportement alimentaire.
Souvent chez les jeunes filles, il y a une ép de harcèlement sur ces réseaux, de dérèglement du rapport entre les garçons et les filles parce que par ces réseaux beaucoup arrivent aussi vers les contenus pornographiques à 12 13 ans. Donc des réseaux sociaux, il faut protéger nos enfants et donc je suis pour ma part favorable qu'on impose une vérification de l'âge dans les réseaux sociaux. Cette prise de position du chef de l'État Alfetco à celle de la ministre déléguée chargée du numérique Clara Chapaz se donne 3 mois pour convaincre les plateformes au niveau européen et les forcer à mettre en place ce type de contrôle de l'âge et des contrôles que prévoi déjà une loi de 2023 portée par Laurent Marcangel.
Tout à fait. Cette loi fixe une majorité numérique à 15 ans et demande aux plateformes de mettre en place des dispositifs elles-mêmes, des solutions techniques pour faire respecter cette majorité. Et elle prévoit aussi des amendes, si ce n'est pas fait, des amendes qui peuvent grimper jusqu'à 1 % du chiffre d'affaires mondial de ces réseaux sociaux.
Mais le sujet des écrans ne se limite pas aux réseaux sociaux. Exactement. Parce qu'en moyenne dans un foyer, il y a 10 écrans téléphone, tablette, ordinateur, télévision.
Je vous laisse faire le compte chez vous. Et le problème c'est que les enfants mais ça vaut aussi pour les adultes passent beaucoup trop de temps sur ces objets électroniques. Et pour encadrer les écrans, il y a eu deux propositions de loi.
Une en 2018 au Sénat, une en 2021 à l'Assemblée, mais elles n'ont jamais été définitivement adoptées. Et autre travail important, Emmanuel Macron parler, celui de la commission sur les écrans qu'il a demandé en janvier 2024. Oui, un travail de plusieurs mois qui a abouti sur des constats et des recommandations.
Déjà, on sait que l'utilisation des écrans a un effet direct ou indirect sur le manque de sommeil, l'activité physique, l'obésité et les maladies chroniques qui sont associées, mais aussi sur les problèmes de vue. Ce n'est pas tout. Les écrans peuvent aussi entraîner des retards de développement chez l'enfant et aussi avoir des conséquences sur leur santé mentale.
C'est un facteur de risque de plus, de développer de l'anxiété ou de la dépression par et que recommandaient les experts ? surprenez par des psychologues ou des scientifiques depuis plusieurs années. Déjà, il conseille tout simplement d'interdire les écrans pour les enfants avant 3 ans.
Ils en déconseillent l'usage jusqu'à 6 ans si ce n'est pas pour du contenu éducatif. Autre recommandation, pas de téléphone avant 11 ans et pas de téléphone avec internet avant 13 ans et donc pas de réseaux sociaux avant 15 ans. Je me tourne vers vous Laurence Garni.
Vous avez lancé un groupe de travail sur le sujet au Sénat. Qu'est-ce que vous pensez de cette proposition d'interdire les réseaux sociaux avant 15 ans ? disait, une loi a été adoptée sur le sujet.
Est-ce que l'État peut vraiment agir dans ce domaine ? C'est toute la question. Effectivement, on a ensemble dressé un diagnostic qui est convergent.
Au cours de ces dernières années, vous l'avez très bien rappelé, il y a eu une prise de conscience collective en tout cas au niveau du parlement, au niveau du président de la République, maintenant de la ministre déléguée Clara Chapas pour mieux connaître les effets délétaires catastrophiques des écrans et en particulier des réseaux sociaux sur toute notre jeunesse, mais plus largement, vous l'avez dit également, sur les adultes que nous sommes. On a un sujet de compétence parce que certains volets de ces interdictions préconisées relève de l'Union européenne. C'est la raison pour laquelle à ce stade les décrets d'application de la loi qui instaure une majorité numérique à 15 ans n'ont pas été pris puisqu'il s'agit aujourd'hui de vérifier la conformité avec le droit de l'Union européenne.
La ministre Clara Chapas est en train de faire ce travail pour avec un certain nombre d'autres pays de l'Union européenne pousser nos instances à Bruxelles à prendre ces décisions. Mais la question que nous pouvons nous poser nous au niveau national, là où nous avons toutes les compétences pour agir, c'est moins celle des réseaux sociaux eux-mêmes, c'est-à-dire des applications, que celles de l'outil, le téléphone. Puisqu'en fait, on parle essentiellement du téléphone.
Il y a beaucoup d'écrans chez les uns et chez les autres, mais celui qui est partout avec vous dans votre poche dès le matin et jusqu'à tard le soir dans les chambres, dans les lits de nos enfants, ce sont les téléphones avec les réseaux sociaux. Donc nous ce à quoi on peut réfléchir au niveau national, c'est la question de l'outil. Comment est-ce qu'on gère l'accompagnement à l'utilisation d'un téléphone portable qui est une fenêtre ouverte sur le monde avec bien sûr ce qu'il a de meilleur mais aussi ce qu'il a de pire, la violence, la pornographie, le harcèlement et comment est-ce qu'on interdit en de ça d'un certain âge.
Et je crois qu'il faut pas avoir peur de cette interdiction. Quand on apprend à conduire, à partir de 16 ans, on estime qu'on peut apprendre à conduire pour avoir son permis à 17 ans. Avant 16 ans, on estime qu'on ne peut pas apprendre à conduire.
Donc, il y a une période pour l'interdiction et il y a une période pour l'accompagnement. C'est tous ces sujets là qu'il faut travailler. Vous êtes pour l'interdiction du smartphone avant un certain âge.
Oui, je crois clairement qu'il faut avancer vers ces éléments d'interdiction claire. Pourquoi ? D'abord parce qu'il s'agit de protéger une jeunesse qui aujourd'hui est fragilisée.
Il y a les questions de santé publique, l'obésité. Inversement à l'obésité, les questions d'anorexie. On a vu ce qui se passait avec Skinny Talk, cette épouvantable éloge de la maigreur absolue qui qui touche aujourd'hui nos jeunes filles.
Il y a les questions de santé mentale, d'anxiété, de dépression, de trouble de la concentration, de perte du sens de l'effort. Donc il y a tous ces sujets-là sur lesquels on ne peut pas laisser, on ne peut pas sacrifier notre génération. Donc oui, il ne faut pas avoir peur de dire qu'en de ça d'un certain âge nos enfants ne sont pas outillés, ne sont pas capables de s'approprier correctement ces outils là et donc il faut réfléchir à une interdiction.
Et comment on peut faire concrètement pour interdire cela ? parce que les parents peuvent toujours acheter un téléphone portable pour leurs enfants même s'ils sont en dessous de cet âge là que alors vous avez raison et l'interdiction a justement aussi cette vertu pédagogique de sensibilisation parce que tant qu'on aura pas nous parlementaires des dispositions fortes et c'est pour ça que je suis favorable à l'interdiction on ne fera pas comprendre à nos concitoyens qui souvent veulent bien faire qui évidemment préfèrent que leurs enfants regardent un petit dessin animé sur leur écran plutôt que de gêner dans une salle d'attente ou ou dans un train ou dans ou dans un bus. Donc les parents veulent le bien de leurs enfants, charge à nous d'avoir des messages clairs, de porter cette interdiction aussi pour faire comprendre aux parents, aux familles que le danger est réel.
Un dernier mot Stéphane. Oui, Clara Chapaz a lancé hier le défi 10 jours sans écran justement pour sensibiliser à cette question là et les enfants et les adultes. Est-ce que pour vous ce genre d'initiative ça sert à quelque chose ?
C'est dans l'optique de la sensibilisation. Il y a une communication importante qui est faite sur ces semaines sans écran. C'est pas la première fois qu'elle se mettent en place.
Il y a des des éducateurs qui s'en font le relais. Je crois que c'est important. C'est une première pierre.
Pour tous les enfants qui vont bénéficier de cette expérience, je pense que chacun va pouvoir mesurer le le la recherche du temps perdu. C'est le le titre, cette jolie allusion à prouste du rapport qui a été remis au président de la République. On s'aperçoit en fait qu'on gagne beaucoup de temps lorsqu'on n'est pas happé au quotidien par ces écrans.
Donc je crois que c'est une manière, c'est une expérience de vie en fait qu'il faut pouvoir offrir au plus grand nombre d'entre nous, jeunes et adultes. Donc ça fait partie de la sensibilisation mais ça ne suffit pas. Merci Stéphane.
On se retrouve dans une demi-heure pour parler des référendums voulus par Emmanuel Macron. On n'y voit pas beaucoup plus clair. On essaiera des voir plus clair dans une demi-heure.
On va aller voir l'actualité chez vous en Loire Atlantique maintenant. Laurence Garni, on va à Nant, on retrouve Maë Carguenou. Bonjour Maë, merci beaucoup d'être avec nous.
On est ravi de vous accueillir dans cette émission Mael, vous êtes journaliste à TV Nant et avec vous on va parler des enjeux des municipales. C'est en mars prochain en jeu à Nant et particulièrement des incertitudes autour de la droite Nantaise. Bonjour.
Oui, les élections municipales sont dans moins d'un an et donc à Nant Lady l'actuel. Johanna Roland également numéro 2 du PS et candidate à sa réélection. Alors cette année Laurence Garnier, vous avez décidé de ne pas vous représenter.
Vous étiez candidate en 2014 et en 2020 pour vous consacrer donc à votre rôle de sénatrice. Vous avez choisi d'adouber Julien Binvel. Julien Binvel qui est conseiller municipal d'opposition ici à Nant qui est également conseiller régional des pays de la Loire qui était d'ailleurs votre concurrent en 2014.
Sauf que voilà, il n'est pas seul dans la course et c'est le problème. Il y a également Fulk Chombard de l'au qui est votre épine dans le pied depuis fin 2023 depuis qu'il a annoncé vouloir briguer la mairie de Nant et je cite "Dégager Johanna Roland." Lui réclama une primaire à droite et au centre pour départager les candidats mais le centre a décidé il y a quelques jours de choisir Sarah comme chef de fil.
Sarah Elairi qui est également au commissaire à l'enfance au gouvernement. La question est donc simple. Laurence Garnier, comment départager ces deux candidats à droite dans un premier temps et puis seriez-vous prêt aux républicains dans un second temps à vous effacer derrière Sarah Aeri ?
Sarah Lairier qui jouit de notoriété plus importante avec ses fonctions gouvernementales et qui elle de son côté a déjà dit qu'elle n'irait pas derrière Julien Benvel si c'était lui le candidat ou derrière Ful Chombard de l'au. Je vous en prie Laurence G. Bonjour Maë ravi de vous revoir ici sur le plateau de public Sénat.
Alors effectivement, les élections municipales, et c'est une bonne chose, commence à intéresser nos concitoyens. Dans moins d'un an, en mars 2026, on sera dans ce scrutin qui est un scrutin essentiel parce que nous avons à Nant une ville qui s'est abîmée, une ville qui s'est considérablement dégradée et d'ailleurs mes collègues parlementaires ne manquent pas de le souligner à chaque fois qu'on échange sur ce sujet-là. Nant qui était une belle ville dont la qualité de vie faisait la réputation. euh a beaucoup perdu au cours de ces dernières années.
Face à cela, on est en train de construire le schéma des prochaines élections municipales. Et comme vous l'avez rappelé Maë, j'ai fait le choix de me consacrer à mon mandat parlementaire, non pas pour quitter les enjeux Nantais, mais au contraire parce que je crois à un binôme efficace entre un maire de Nantes qui, je le souhaite demain sera mon collègue Julien Benvel et une sénatrice Nantaise de la Loire Atlantique. Nant est une ville de plus de 300000 habitants.
Les enjeux locaux et les enjeux nationaux sont évidemment étroitement mêlés et c'est à ça que je veux travailler. Ça veut dire pour reprendre la question de mail que vous envisagez pas de vous ranger derrière Sarie. Ça veut dire qu'on est en train de construire un schéma qui sera le plus à même de nous faire gagner ensemble face à une mère de Nande qui aujourd'hui et c'est ça qui est important se tourne vers l'extrême gauche.
Elle se tourne vers l'extrême gauche pour des raisons électoralistes et ce sont les Nantais qui en payent le prix. Donc face à cela, nous on est en train de travailler ensemble à un schéma qui nous permette de reprendre cette ville et de reconstruire ce qui a été trop abîmé. Donc vous n'excluez pas une candidature commune du bloc central.
Alors il faut travailler à l'addition de nos forces. Ça c'est une évidence, une addition qui qui permette de conserver la clarté des lignes politiques des uns et des autres. Je le dis parce que étant une femme de droite, je n'ai aucune intention de me dissoudre euh dans un bloc central qui à mon avis n'est pas ce que les Français ni ce que les Nantais attendent aujourd'hui.
Mais je le dis aussi parce qu'on a besoin de faire des additions. Euh la fusion n'a pas de sens. Si on est tous pareil, on n'arrivera pas à emmener les Nanet vers un projet commun.
Il faut qu'on fasse des additions avec toutes les sensibilités que vous avez cité Maë cell uns et des autres. Et euh moi je souhaite et je travaille à cela. Alors évidemment ça prend un peu de temps et je comprends que la presse locale m'interroge là-dessus qu'on additionne toutes ces personnalités que vous avez cité, tous ces talents qui ont chacun leur réseau et leurs compétences pour emmener les projets vers un nouveau projet.
Et j'imagine que ça vaut aussi pour 2027 ce que vous venez de nous dire. Merci beaucoup. Merci Mel.
Merci d'avoir été avec nous pour interroger Laurence Garnier. Merci Laurence Garnier d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure. On va continuer à parler de l'intervention d'Emmanuel Bacon tout de suite avec la secrétaire nationale des écologistes Marine Tondelé.
M.
Laurence Garnier