Négociations commerciales : c’est mal parti ? - C à vous : l’intégral - 09/01/2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Très heureuse de vous retrouver. On est en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe. Bonsoir à tous les 5.
Emilie? - E.Tran Nguyen: Los Angeles dévastée par les pires incendies de son histoire. - A.-E.Lemoine: On en parle avec E.Brocardi, porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers.
Mohamed? - M.Bouhafsi: Le week-end dernier, certains patients auraient attendu jusqu'à 60 heures à l'hôpital de Nantes.
Le plan blanc a été déclenché à cause de la grippe. - A.-E.Lemoine: Avec des symptômes très sévères.
Patrick? - P.Cohen: Les négociations commerciales entre les industriels de l'agroalimentaire et les distributeurs ont commencé depuis décembre.
L'enjeu est de savoir si, après plusieurs années de hausse et une année de stagnation, les prix alimentaires peuvent baisser. - A.-E.Lemoine: On en parle avec un distributeur qui a bien l'intention de se faire entendre, T.Cotillard, président du groupe Les Mousquetaires.
Les Mousquetaires, c'est Intermarché, Bricomarché...
Merci de votre présence. Lorrain? - L.Sénéchal: On ira dans le Nord, où un épisode de neige et de froid a provoqué la mort de 2 personnes. - A.-E.Lemoine: Pierre, votre OEil? - P.Lescure: Il n'y en a pas!
Vous l'avez supprimé. - A.-E.Lemoine: Je n'ai rien supprimé!
C'est parce qu'on a beaucoup d'invités. Merci de votre souplesse. Beaucoup d'invités après 20h.
P.Arditi et L.Mikaël sont réunis pour la 1re fois sur scène.
J'ai tout supprimé! Pas de bonus! V.Lagaf dont le retour du "Bigdil" est un immense succès sur RMC Story.
F.Dubosc signe un 3e long métrage hilarant. Il fait froid, vous n'avez pas le moral, on ne sait pas si les prix vont baisser d'ici mars.
Foncez voir "Un ours dans le Jura". Vous allez rire. - P.Cohen: C'est de l'humour noir. - A.-E.Lemoine: Oui.
C'est subtil et très réussi. Avec F.Dubosc, B.Poelvoorde, L.Calamy... - P.Cohen: Et un ours! - A.-E.Lemoine: Oh là là!
On se ressaisit avec le point cuisine. B.Chameroy aux côtés de V.Deforce. - B.Chameroy: Bip bip!
On ne supprime pas le repas. Tout est réglé grâce à l'intervention du chef. Au menu? - V.Deforce: Un plat qu'on affectionne particulièrement.
L'omble chevalier. Il sera préparé en gravlax et puis fumé minute avec des senteurs comme cette main de Bouddha. Caviar, panais à la vanille...
Ce plat doit être plutôt sympa. - B.Chameroy: Merci.
Bonne émission. - A.-E.Lemoine: A tout à l'heure.
Tout de suite, l'édito de Patrick. Les négociations commerciales entre industriels et distributeurs, qui permettent de fixer les prix en rayon, ne se passent pas très bien. Notre invité tire la sonnette d'alarme. - P.Cohen: Il y a-t-il une seule année où les discussions se sont déroulées dans l'harmonie?
Jamais. L'an dernier, le gouvernement avait écourté les discussions pour tenter d'agir plus rapidement sur les prix et limiter les effets de l'inflation. Cette année, les négociations ont débuté le 1er décembre et doivent s'achever au 1er mars dans un contexte très différent.
Sur les 12 derniers mois, les prix ont très peu augmenté: 1,3 % d'après l'Insee. Les prix alimentaires, pas du tout. Les produits frais ont même baissé de 0,1 % après avoir bondi de 7 % l'année d'avant.
D'où l'espoir de la grande distribution de parvenir à faire un bout de chemin en sens inverse en obtenant des baisses de prix. Certains prix de matières premières ont fortement augmenté ces derniers mois. Ce n'est pas non plus le sens des premières propositions de quelques très grandes marques, comme vous l'avez dénoncé ce matin.
Elles projettent des hausses de 7 à 8 %. - A.-E.Lemoine: Des hausses qui n'auront pas forcément lieu. - P.Cohen: Non.
Les entreprises agroalimentaires ont envoyé début décembre les conditions générales de vente qu'elles ont négociées en amont. On en est maintenant aux négociations en face-à-face. Les distributeurs continuent de batailler entre eux sur les prix bas.
Ils sont en position de force. Il n'y a qu'une poignée de centrales d'achat face à une multitude de marques. Au final, c'est toujours le grand magasin qui décide du produit qu'il met en rayon et du prix qu'il affiche.
Les grandes marques savent qu'elles ne sont plus incontournables et que les enseignes peuvent décider de les boycotter. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas facile.
Tout ça sous l'oeil des agriculteurs. - P.Cohen: L'oeil d'autant plus vigilant que les syndicats agricoles sont en plein dans une bataille électorale.
Election des chambres d'agriculture ce mois-ci. En théorie, la loi EGalim les protège. Le prix de la matière agricole ne peut plus être rediscuté à ce stade des négociations, mais il y a des dérives.
Les distributeurs passent de plus en plus par des centrale d'achat européennes basées hors de France. C'est votre cas, à Intermarché. Avec Auchan et Casino, vous avez formé une centrale basée à Bruxelles et au Luxembourg.
Vous plaidez l'efficacité face aux multinationales. Les syndicats agricoles considèrent que ça peut être un moyen de contourner la loi française. Exemple du mécontentement agricole: une opération coup-de-poing de la Coordination rurale mardi dans un magasin METRO. - Les marges sur 1 l de lait, c'est plus 188 %.
Pour nous, les gens qui avons toutes les emmerdes de la production...
On ne peut pas rester chez nous enfermés. C'est un ensemble de choses. Sans embêter le consommateur, si on répartissait les marges, tout le monde s'en sortirait mieux. - P.Cohen: Plus de 188 % de marge en 20 ans sur 1 l de lait.
Ce chiffre est suffisamment spectaculaire pour qu'il vous soit soumis. - A.-E.Lemoine: Il vous semble réaliste? - T.Cotillard: Ca me paraît beaucoup.
On a un problème dans la loi française. Quand on négocie avec Lactalis, les fournisseurs de briques de lait, le prix n'est pas calé avec les agriculteurs. Comme le gouvernement n'a pas été capable de prendre la décision, on a décidé que chez Intermarché, il n'y aurait pas un rendez-vous avec un fournisseur de lait tant que les agriculteurs ne connaîtraient pas leur rémunération.
On a notre laiterie et notre abattoir. On ne va pas expliquer aux autres ce qu'il faut faire si on n'est pas clairs avec nos agriculteurs. Notre laiterie paye 50 centimes le litre de lait.
On a fait évoluer le prix depuis 3 ou 4 ans de manière à ce que ça réponde à leurs attentes. - A.-E.Lemoine: Vous connaissez la rémunération des producteurs de lait? - T.Cotillard: L'année dernière, on ne le savait pas.
On a signé le 1er mars sans avoir la connaissance de l'accord de Lactalis. Aujourd'hui, c'est plus clair. On a mis la pression sur l'industriel.
Ca a été signé un peu vite. Une semaine après, l'accord a été trouvé. Ce n'est pas un bon prix.
Celui qui s'enrichit entre l'agriculteur et nous, c'est l'industriel. - A.-E.Lemoine: Patrick dit que ça se passe mal chaque année.
Si ça se passe mal cette année en particulier, c'est parce que certains industriels exagèrent? - T.Cotillard: Il y a des abus.
Depuis un an, l'électricité, le gaz, les emballages ont baissé. La plupart des matières premières, le chocolat, le café, ont augmenté. Le beurre...
Ca ne bouge plus. La réalité économique, c'est que ça baisse. Les PME françaises ont été raisonnables.
Elles sont venues avec des hausses de 2 ou 3 %. La moitié des accords sont déjà trouvés pour 2025. Là où ça ne va pas, ce sont des hausses de 6, 7 ou 8 %. - A.-E.Lemoine: Elles sont injustifiées? - T.Cotillard: Ca va dans la poche de l'industriel pour servir les actionnaires.
Ca, il faut le dire. Si on ne se bat pas dans les box, c'est 6 ou 7 % de hausse. Les Français en ont marre.
C'est la première préoccupation des Français aujourd'hui. - A.-E.Lemoine: On peut nommer ces industriels? - T.Cotillard: C'est un peu tôt. - A.-E.Lemoine: Les négociations sont en cours. - T.Cotillard: Un fournisseur de biscuits qui prend 12 % de hausse... - P.Cohen: Mondelez. - T.Cotillard: Il vient avec 24 % de tarifs.
On ne peut pas être d'accord quand il y a de tels écarts. On n'est qu'à la moitié. Ca va être animé jusqu'au dernier jour. - A.-E.Lemoine: Quelle est votre marge de manoeuvre?
Pouvez-vous vraiment boycotter les produits phares de certains industriels qui refusent de baisser leurs tarifs? - T.Cotillard: Dans la vraie vie, tu ne tiens pas 2 mois.
Les consommateurs sont à cran et capables d'aller chez des confrères... - A.-E.Lemoine: Sauf si vous vous mettez tous d'accord. - T.Cotillard: On prend une amende et on met la clé sous la porte.
Ce qui peut être fait, c'est de dire à Coca-Cola qu'au lieu d'avoir 80 références, ils en auront le minimum. On n'a aucun intérêt à avoir des produits inaccessibles. On joue tout sur les marques de distributeurs.
Elles explosent. - A.-E.Lemoine: Ce que vous dites aux gros industriels, c'est qu'ils ont des prix déraisonnables. - T.Cotillard: La prochaine fois, faisons une interview...
Pour les agriculteurs, c'est très difficile. Il y en a qui vont très bien et d'autres qui perdent de l'argent. La distribution, c'est entre 2 et 3 % quand ça va très bien.
Mondelez, c'est 12 % de résultat net. Nestlé, 12,5 %. 6 fois plus.
Que ces gens assument que l'inflation est là. Les PME françaises sont comme nous, à 3 ou 4 %. - A.-E.Lemoine: Si vous n'avez pas gain de cause, allez-vous rogner sur vos marges pour ne pas faire payer le consommateur? - T.Cotillard: On sort d'une très bonne année 2024.
On s'est imposé des baisses sur nos marques distributeurs. On a recruté 2 millions de nouveaux consommateurs. Les 1000 produits qui se vendent le plus, on va se mettre au prix le moins cher de France en rognant sur nos marges.
Quand je vais attaquer la campagne, je n'aurai pas fini les négociations. On est persuadés que si on propose les prix les plus bas, les gens viendront chez nous. - A.-E.Lemoine: Vos actionnaires disent quoi? - T.Cotillard: Mes actionnaires sont des exploitants comme moi d'Intermarché.
Ils sont dans les territoires. Ils ont tous les jours ces millions de Français qui ont des fins de mois difficiles. On sort des fêtes.
Ca n'a pas été l'euphorie. On a du recul sur les produits festifs. Ce n'est pas une super fin d'année.
Mes actionnaires, ce sont des gens comme moi qui ont des Intermarché. Ils savent qu'il faut mener ces combats. - A.-E.Lemoine: Vous êtes prêts à renoncer à une partie des dividendes? - T.Cotillard: On est prêts aussi à mener des combats.
Quand on n'est pas d'accord avec certaines grandes marques, on se met tous d'accord et on arrête de commander les produits. On considère qu'on est dans un bras de fer et qu'on doit obtenir gain de cause. - A.-E.Lemoine: En décembre, vous avez décidé d'arrêter de vendre des fraises et des cerises importées.
Vous allez le faire systématiquement pour tous les fruits et légumes? - T.Cotillard: C'était un peu symbolique.
La fraise, c'était 1 % des volumes. C'est important de donner de la pédagogie aux consommateurs. C'est bon pour la ferme France.
On va aller plus loin. La décision qu'on prend aujourd'hui, c'est que toutes les pommes chez Intermarché ne seront que françaises à partir de cette semaine. Vous aviez certaines variétés...
La Pink Lady, on en fait aussi en France. On n'ira plus la chercher au Chili. On trouve que c'est un non-sens sociétal.
On assumera qu'à un moment, la pomme française soit un peu plus chère. Mais elle est de qualité et elle est respectueuse de nos normes environnementales. On perdra peut-être quelques consommateurs.
Mais je veux parier sur le fait que ces positions fassent bouger les lignes. - A.-E.Lemoine: Vous l'avez rappelé, vous n'avez pas vendu autant de produits festifs que d'habitude.
En décembre, l'inflation est restée stable sur un an. Les consommateurs font attention. Nous sommes allés en rencontrer quelques-uns. - Je regarde les prix.
Cette inflation, c'est de la folie. - Il y a quelques années, avec 40 euros, je faisais des courses correctes. Je n'achète plus rien. - Je viens d'acheter un pot de fromage blanc à 0 % que j'avais payé 3,20 euros il y a 10 ou 15 jours.
Aujourd'hui, c'est 3,95 euros. - J'achète moins de viande. - Je n'achète plus de gâteaux. - La lessive...
Elle a énormément augmenté. Les légumes aussi. Au lieu d'acheter un cageot, on achète des sacs de légumes. - Je fais tous les catalogues, quitte à faire 2 ou 3 magasins pour faire des économies.
J'ai 4 enfants. Ce n'est pas facile. On doit gérer au quotidien. - A.-E.Lemoine: L'inflation est en baisse, mais les habitudes des consommateurs ont changé et vont durablement changer? - T.Cotillard: Profondément.
On vient plus souvent faire ses courses et on dépense beaucoup moins. On achète moins d'articles. On commence à déconsommer.
La consommatrice l'a dit. Sur la viande ou le poisson, ça devient trop cher. Il y a ce phénomène.
Et les produits qui sont substitués, ce sont les grandes marques nationales qui sont remplacées par les marques distributeurs qui progressent. - A.-E.Lemoine: Vous aimeriez que le gouvernement fasse un effort sur certains produits? - T.Cotillard: On marche sur la tête.
On le sait. Les couches, les produits d'hygiène, les lessives, ce sont des produits qui coûtent cher. Une loi nous interdit d'aller au-delà de 34 % de remise.
On avait l'habitude d'aller à 50, voire plus. Si le gouvernement veut s'occuper des préoccupations des Français, en l'occurrence le pouvoir d'achat, qu'il vote l'arrêt de ce plafond tout de suite. - A.-E.Lemoine: A quoi servait ce plafond? - T.Cotillard: Il y a eu un lobby.
Nous, on fait du lobby. C'était la victoire du lobby des très grandes marques de lessive, de shampoing, sur le lobby des distributeurs. J'aimerais bien ne pas avoir...
Ce serait bien qu'il y ait un échange. - E.Tran Nguyen: Depuis le 1er janvier, les supermarchés ne peuvent plus accepter les tickets-restaurants pour acheter des produits alimentaires qui ne sont pas directement consommables.
La farine, le beurre et l'huile, ce n'est plus possible. - Comme d'habitude, je paye avec le ticket-restaurant. - Fini les pâtes, le beurre, les oeufs, la viande crue et le poisson frais.
Le plafond journalier passe à 19 euros. - Ca coûte assez cher de se nourrir le midi. Ce n'est pas top. - Ils rentrent manger au bureau. les restaurateurs. - E.Tran Nguyen: Pourtant, les députés avaient voté en novembre la prolongation de la dérogation à cette règle.
Sauf que ça a été suspendu par la censure du gouvernement. Il faut revenir vite à la règle précédente? Dans vos supermarchés, vous dérogez à la règle? - T.Cotillard: Il y a une urgence à ce que ce flou disparaisse.
Pour beaucoup de Français, ces 25 euros de pouvoir d'achat qui leur sont donnés avec les tickets-restaurants, c'est primordial. Ca l'est d'autant plus que beaucoup font du télétravail. Ils sont à la maison et cuisinent.
La réalité, c'est qu'on passe la consigne de dire qu'il faut respecter la loi. Dans la vraie vie, nos adhérents, comme les concurrents, sont des gens agiles. Ils comprennent les consommateurs.
Il y a une période d'adaptation, mais il ne faut pas que ça dure trop longtemps. Je suis pressé que la loi soit votée pour qu'on puisse reprendre les tickets-restaurants. - A.-E.Lemoine: C'est l'heure de la story de M.Bouhafsi.
Restez avec nous. - La grippe A, c'est pire que le covid. - Les courbatures, c'est pire que des courbatures d'athlète.
J'ai l'impression d'avoir fait un marathon alors que je suis restée clouée au lit. - J'ai des cloques au fond de la gorge. - Je prends des médicaments et ça ne passe pas. - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'une maladie connue de tous, qui continue d'engorger les hôpitaux français.
La part d'hospitalisations pour grippe a atteint cet hiver un niveau d'intensité exceptionnellement élevée en comparaison des saisons précédentes. Les centrales sont dépassées par le flux d'appels. - On a un temps de décrochage de 8 secondes en temps réel.
On a enregistré une augmentation des appels d'environ plus 100-150 appels quotidiens. La difficulté, c'est l'enchaînement des appels qui est très rapide. Il y a un cumul d'appels en attente de régulation qui va être plus important qu'habituellement.
Pour nous, c'est compliqué. Il faut qu'on fasse notre travail dans les meilleures conditions. Il faut qu'on comprenne la situation des patients, leur frustration.
Ca génère du stress. On a l'impression de ne pas avoir la réponse à la vitesse à laquelle on voudrait. - M.Bouhafsi: A Reims, tout le centre hospitalier est en tension.
Le plan blanc a été activé. Le maire le rappelle: pour mettre fin à la crise, il n'y a que la vaccination. - On voit l'effervescence dans ce centre.
En fonction de la description des symptômes du patient, le médecin régulateur oriente le patient vers les urgences ou vers un généraliste. On essaie d'éviter que tous les patients aillent aux urgences. Il faut se faire vacciner.
On a tous les moyens pour éviter cette situation. - M.Bouhafsi: Toutes les régions sont impactées par cette grippe.
Toutes les classes d'âge aussi, hormis les 5-14 ans. Les plus âgés sont particulièrement concernés. Les 65 ans et plus représentaient, la semaine passée, près des 2/3 des hospitalisations.
Dans les hôpitaux, ce n'est plus le covid qui fait peur, mais le syndrome grippal. - C'est une compétition entre virus. Il n'y a pas eu de campagne de vaccination.
On a très peu de gens vaccinés cette année. Les urgences sont débordées. Pourquoi?
Parce qu'il y a une augmentation de la fréquentation depuis des années. Une partie des urgences sont fermées parce qu'il n'y a plus de personnel. La charge se reporte sur les autres services.
De nombreux établissements se mettent en plan blanc, mais ont toute l'année des patients sur des brancards. - M.Bouhafsi: Plusieurs hôpitaux ont déclenché le plan blanc.
C'est le cas de l'hôpital de Nantes. Le week-end dernier, les urgences ont accueilli plus de 150 patients alors que le seuil de risque est à 115. Les délais d'attente auraient dépassé les 50 heures pour certains patients.
Selon les syndicats, 2 patients auraient perdu la vie à cause de cette saturation. -2 personnes seraient décédées après avoir attendu 20 et 30 heures. On n'en sait pas plus.
Je ne sais pas si c'est la grippe. Les urgences étaient déjà saturées cet été. Chaque année, on est confrontés à des épidémies de grippe.
On trouve ça alarmant que les hôpitaux soient obligés de déclencher des plans blancs pour pallier ces épidémies. Ca veut dire que les hôpitaux en France ne sont plus capables d'absorber une épidémie de grippe. C'est le reflet de tout le dysfonctionnement de la chaîne hospitalière, et même de la santé. - M.Bouhafsi: Face à cette recrudescence des cas, plusieurs mairies prennent des décisions qui rappellent l'époque du covid, notamment le port du masque obligatoire dès les premiers symptômes pour les employés municipaux. - C.Estrosi: Nous Sommes arrivés un à une tension importante.
Le plan blanc est déclenché. 35 % des patients sont testés positifs à la grippe. Dès qu'un symptôme est détecté, l'ensemble du service est tenu de porter le masque. - M.Bouhafsi: La vaccination a baissé de 2,3 % par rapport à l'an passé.
Il y a aussi une autre raison, dans les hôpitaux. - P.Cohen: Elle a été pointée par plusieurs chefs de service.
Le faible taux de vaccination chez le personnel médical. Parfois moins de 20 %. C'est un problème.
Ca provoque aussi de l'absentéisme. - A.-E.Lemoine: Vous êtes touchés par l'épidémie de grippe dans vos magasins? - T.Cotillard: Non.
Je pensais aussi à l'épidémie de grippe aviaire. - P.Lescure: C'est le cauchemar des agriculteurs, que la grippe aviaire se développe au sein de leur agriculture. - Ca fait 18 mois que l'on vaccine les canards.
Malgré la vaccination, ça ne nous a pas empêchés d'avoir le virus. Personnellement, c'est dur. Vous vous levez tous les matins pour élever vos volailles, et vous perdez tout du jour au lendemain, en 72 heures.
C'est dur à encaisser. C'est aussi le travail des 4 prochains mois. C'est la volaille qu'on aurait vendue sur les prochains mois à nos clients.
C'est dur à encaisser. - P.Lescure: L'Etat indemnise les éleveurs touchés, mais ce sont aussi des partenaires pour vous. - T.Cotillard: On peut souhaiter que les mesures sanitaires tiennent et que ce ne soient que quelques cas isolés.
Il faut une action collective de soutien. Ils n'ont pas besoin de ça. - A.-E.Lemoine: T.Cotillard, président du groupe Les Mousquetaires.
C'est l'heure du 5/5 de L.Sénéchal. La dévastation à Los Angeles, où des quartiers entiers partent en fumée, notamment le quartier Palisades, où vivent de nombreux Français.
L.Hallyday a écrit ce message déchirant. Elle s'est enfuie de chez elle.
Elle a tout perdu. A.Hopkins aussi, P.Hilton...
T.Hanks a dû évacuer. P.Bruel habite aussi Los Angeles.
Il n'est pas chez lui, heureusement, mais il ne sait pas encore dans quel état se trouve sa maison. Il a écrit ce message aujourd'hui. A.Sthers, maman de leurs 2 enfants, était émue en donnant des nouvelles de cette maison. - Mon fils est parti le jour où ça a commencé.
Il nous a envoyé des vidéos de l'avion. On n'a pas de nouvelles de la maison de leur papa à Pacific Palisades, qui semble avoir disparu dans les flammes. La mienne est de l'autre côté, à Hollywood.
Je pensais qu'on était loin. Un feu s'est déclaré cette nuit. - L.Sénéchal: Le fameux signe Hollywood est pour l'instant épargné.
Il est hors des zones d'évacuation. Le Dolby Theatre est au pied du brasier. C'est là que se tiennent les Oscars qui viennent d'annoncer repousser de quelques jours l'annonce des nominations pour les récompenses.
Hier, je vous parlais de James Woods. Il a fini par perdre sa maison. Il est en larmes à la télévision.
Il raconte comment sa nièce a voulu l'aider pour s'acheter une nouvelle maison. ... - L.Sénéchal: Ces incendies touchent les quartiers les plus cossus et pourraient être les plus coûteux de l'histoire.
A Los Angeles, les médias américains sont tous en édition spéciale. ... - L.Sénéchal: Des éditions spéciales en forme de bandes-annonces, on est aux Etats-Unis.
CNN a dépêché son présentateur star au coeur du brasier. ... - L.Sénéchal: Comme il y a beaucoup de collines à Los Angeles, il y a beaucoup de maisons sur pilotis qui sont totalement dévastées.
Celle-ci finit par s'effondrer. 5 morts. Bilan très provisoire.
Les autorités font un parallèle. C'est comme si une bombe avait explosé sur la ville. Vous allez voir ce qui reste au nord de Los Angeles.
Non loin se trouve le centre de recherche de la Nasa. Des rues entièrement détruites. Un journaliste de NBC vient voir la maison de son enfance qui est partie en fumée. - L.Sénéchal: Parmi les images emblématiques de ces incendies, la marque de fast-food sans doute la plus connue au monde, l'incarnation du capitalisme américain, en flammes.
Ces flammes sont toujours hors de contrôle. 7000 ha dévorés en tout. C'est 3 fois plus que le bilan qu'on faisait hier.
D.Trump a réagi. Il se mélange les pinceaux entre Beverly Hills, qui n'est pas touché, et Hollywood. ... - L.Sénéchal: D.Trump ne manque pas l'occasion de critiquer l'exécutif local démocrate, pour lui responsable, par ses politiques environnementales, de la situation.
La maire de Los Angeles a écourté ses vacances et est restée sans voix face aux critiques des journalistes. ... - L.Sénéchal: Elle ne répond rien.
Elle reste interdite. J.Biden est en Californie.
Il a ouvert les vannes de l'aide fédérale. Il n'est plus président que pour 11 jours et a déjà l'air ailleurs. ... - L.Sénéchal: Voilà la photo de J.Biden avec son arrière-petit-enfant.
Pendant qu'il pouponne, les pompiers sont en train de lutter. Des moyens considérables sont déployés. Ca a l'air totalement dérisoire face à l'étendue de cet incendie. 130 000 personnes ont reçu l'ordre d'évacuer. 5 morts à ce stade.
Beaucoup des rescapés ont tout perdu. ... - A.-E.Lemoine: Bonsoir, E.Brocardi, porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers.
Vous allez tenter de nous expliquer comment la 2e ville des Etats-Unis peut se retrouver cernée par les flammes, démunie face à ces incendies monstres. On entend la détresse des sinistrés qui ont tout perdu: leur maison, leurs souvenirs, leurs papiers d'identité...
Il faut repartir à zéro. Cette détresse émotionnelle, vous y êtes confronté systématiquement. - E.Brocardi: Oui.
Il y a effectivement un impact psychologique. On essaie de faire ce que l'on peut pour permettre d'accompagner dans la douleur les concitoyens. Il faut en parler avec beaucoup d'humilité.
Ce qu'ils vivent là-bas est terrible. C'est inconcevable. Ca ne doit pas arriver en France et sur les terres européennes. - A.-E.Lemoine: Comment ça s'explique?
Ca tient à l'urbanisme de Los Angeles? - E.Brocardi: Il y a plusieurs effets.
Il y a toute la conjugaison du vent, presque aussi fort qu'un ouragan, et le fait qu'il y ait une interface entre la forêt et les habitations qui est complètement absente. Il n'y a pas de barrière de sécurité, d'accessibilité possible dans des zones pour les sapeurs-pompiers. - A.-E.Lemoine: Il n'y a pas de limite entre les zones urbaines et les zones où il y a beaucoup de végétation? - E.Brocardi: Exactement.
Il y a une zone de sécheresse. Même si on est en plein hiver... - L.Sénéchal: C'est la pire sécheresse depuis 1975. - E.Brocardi: Le feu se propage de plusieurs manières.
Tous les éléments permettent de faire une vitesse de propagation extrêmement rapide. C'est 5 stade de foot qui ont brûlé en un seul instant. - A.-E.Lemoine: 5 stades de foot par minute ont brûlé au plus fort de l'incendie? - E.Brocardi: Exactement.
Il y a aussi un sujet d'aménagement des territoires. Comment on pénètre autour des maisons? On parle aussi de 150 000 évacués.
Ils positionnent des moyens qui déclenchent des bouchons. La nuit, on ne peut pas larguer avec l'ensemble des moyens. Ces vent tourbillonnants empêchent les moyens aériens de pouvoir larguer en toute sécurité.
C'est un spectacle de douleur que l'on voit. La végétation part en fumée. Voir des pleurs, des familles voir leurs souvenirs disparaître, c'est un drame.
On se pose la question de la construction de l'habitat, la manière dont on les construit, aussi proches des forêts ou non, et surtout, leur matière. - M.Bouhafsi: Il y a beaucoup de bois aux Etats-Unis. - E.Brocardi: Exactement.
Ils surveillent les combles. Il y a une propagation qui se fait par l'intérieur de la maison. Les maisons sont beaucoup plus vulnérables.
On est dans une zone liée à des phénomènes sismiques. Si on construit en dur, on pense surtout aux phénomènes sismiques plutôt qu'aux phénomènes d'incendies. Ca modifie la manière dont on construit.
En France et en Europe, il faut faire attention à la manière dont on va construire nos habitations. Aujourd'hui, on parle de plus en plus de végétalisation des bâtiments, de constructions en bois. Il ne s'agit pas que tout Courchevel soit en béton demain.
Mais par rapport à l'expansion de la densité de la population, comment va pouvoir permettre de mieux vivre avec l'environnement qui devient de plus en plus vulnérable à la fois pour l'homme et pour lui-même? - A.-E.Lemoine: Il n'y a plus de saison pour les incendies.
C'est répété à la télévision américaine depuis ces incendies monstres. C'est le cas aussi en France. - E.Brocardi: Oui.
On le sait depuis 2022. En tant que média, vous avez mis l'accent sur les difficultés qu'on avait à faire face aux incendies de forêt avec les incendies en Gironde. On avait évoqué les incendies qui avaient tendance à s'étaler sur l'année.
Vous vous êtes aperçus qu'on avait des feux en janvier, en février. Il y en a des très virulents en dehors des périodes estivales. Nécessairement, on doit avoir une réponse opérationnelle.
Heureusement qu'on avait du personnel en plus à une période où on n'en avait pas besoin. - A.-E.Lemoine: La maire de Los Angeles n'a même pas tenté de se justifier. - L.Sénéchal: Elle a donné une conférence de presse où elle a remis les choses à plat.
Mais elle est critiquée pour des raisons de budget. - A.-E.Lemoine: Elle a baissé le budget des pompiers de Los Angeles.
Ils sont 7500 à combattre ce feu. - E.Brocardi: On parle des Etats-Unis.
Ils ont baissé de 17 millions de dollars le budget, mais sur un budget de 800 millions de dollars. Il faut reprendre les proportions. Il faut regarder ce qui se fait.
La prévention, ça va être le nerf de la guerre. Un euro investi dans la prévention, que ce soit pour l'éducation des jeunes ou pour leur donner des outils, ça va permettre de sauver 15 euros sur une destruction. Les mêmes personnes qui disaient qu'il fallait éteindre Notre-Dame avec des canadairs, aujourd'hui, ils fustigent la politique de gestion.
Comme on l'a fait en France avec la claque qu'on a prise dans les années 80-90 dans le sud de la France, il faut pouvoir prétendre à ce qu'on ait une politique globale d'aménagement de tout le territoire. Los Angeles, c'est pas loin d'ici. On s'en inquiète, on s'en préoccupe.
Notre volonté est de mieux protéger les habitats. - E.Tran Nguyen: Les pompiers luttent contre le feu, mais ils manquent d'eau. ... - E.Tran Nguyen: On a demandé aux Californiens d'économiser l'eau, car 3 réservoirs qui alimentent les bouches d'incendie ont été vidés par cette lutte contre les flammes.
Un manque d'eau qui a été pointé du doigt par D.Trump. Comment ça se fait?
Il n'y a pas assez de réserves? - T.Cotillard: La zone de Los Angeles et ses alentours, la Californie, c'est un territoire abrupt, complexe à maîtriser.
C'est un territoire aride. Quand il y a de fortes sécheresses, les réserves d'eau ne sont pas aménagées comme elles le sont en France avec des citernes parfois artificielles. En France, on a la possibilité d'aménager les territoires avec des citernes grâce au travail des sapeurs-pompiers.
On répond à une logique de plan particulier de risque des incendies de forêt. En ce qui concerne les moyens de lutte en matière d'eau, par rapport au gigantisme de la situation et par rapport au fait que vous ayez affaire à 2 feux...
Ca nécessite de la technicité. Ca nécessite aussi des réservoirs d'eau supplémentaires. Il y a 2 situations stratégiques qui ne permettent pas de répondre à 2 actions en simultané ou à 2 fonctions fortes en ce qui concerne la lutte contre les incendies.
Globalement, le sujet de l'eau, si on doit réfléchir à l'avenir, c'est aussi à nous, sapeurs-pompiers, de lutter face aux incendies sans eau. Comment? Avec ce vent, inutile d'y penser.
Il est nécessaire de continuer à rationaliser un maximum d'eau et de permettre d'affluer par moyen terrestre. Heureusement, les rotations se font plutôt rapidement. Mais ce n'est pas sans mal par rapport aux conditions aéronautiques et aux conditions, de jour comme de nuit. - P.Cohen: Ces images de désastres sont quand même fascinantes.
La Californie vit depuis des décennies avec la crainte d'un désastre majeur qui aurait été, non pas un incendie géant, mais un tremblement de terre. Il y a eu des films en paquets consacrés à cette catastrophe qui devait arriver. Finalement, c'est le feu qui ravage la région. - E.Brocardi: Ce qui est toujours étrange, c'est qu'à Hollywood, on est sur des blockbusters monstrueux, mais on n'imagine pas ce genre de scénario.
Aujourd'hui, il y a eu un aménagement des maisons par rapport à un risque particulier. Aujourd'hui, c'est les feux de forêt et demain, ça peut être les inondations, comme en France. - A.-E.Lemoine: En France, la neige est tombée sur la moitié nord. - L.Sénéchal: Dans le Pas-de-Calais et le département du Nord touchés par ces chutes de neige, il est tombé quelques centimètres.
Assez pour déposer sur le sol une mince pellicule et transformer le paysage. C'est parfois très joli. Bergues, immortalisée par D.Boon dans "Bienvenue chez les Ch'tis"...
Il y a un côté conte de Noël. Les accidents de la route se sont multipliés. Une vingtaine de blessés en tout. - J'étais en haut de la côte.
J'ai eu du mal à descendre. Je n'ai pas réussi à éviter la 1re voiture. - L.Sénéchal: La neige et le froid ont tué un sans-abri et un quinquagénaire tombé sur le trottoir dans la métropole lilloise.
Vigilance orange maintenue dans le Nord à cause du regel. - Je fais attention. Je marche petit pas par petit pas.
A mon âge...
J'ai quand même 58 ans. Il ne vaut mieux pas une chute. - L.Sénéchal: Les intempéries ont provoqué des pluies plus à l'ouest.
Voilà des images de Normandie sous les eaux avec le risque d'inondations. Le Pas-de-Calais retient aussi son souffle. Il a été inondé pendant plusieurs mois.
C'est un risque majeur chez nous en ce moment. - E.Brocardi: C'est un risque permanent.
Ce qui est terrible, c'est de penser aux concitoyens dans ces moments-là. Ils en ont ras le bol. Autant le feu fait tout disparaître, autant parfois, vous continuez à vivre les pieds dans l'eau.
Aujourd'hui, il faut éviter tout ça, trouver des mesures, regarder ce qui se fait dans certains départements. Pour les feux de forêt, on prend exemple sur le sud de la France. Il faut dépasser certains dogmes sur les aménagements des territoires, les conflits qui peuvent émerger derrière, pour comprendre qu'aujourd'hui, il faut réfléchir.
Par rapport aux restrictions budgétaires, on a peur, mais il faut faire jouer les assurances autour de la table, permettre de solliciter d'autres facteurs économiques qui pourront permettre de mieux investir au niveau de la protection et de la force des secours. Ca devient indéniable. Aujourd'hui, le tourisme est un facteur aggravant sur les causes et les risques d'incendies et d'accidents.
A un moment donné, il faut que tous ces sujets puissent être enfin posés, comme le fait la fédération nationale. - A.-E.Lemoine: Il faudrait que le tourisme finance... - E.Brocardi: Exactement.
Tout le monde est favorable à ça. - A.-E.Lemoine: L'hommage aux victimes de l'attentat de l'Hyper Cacher. - L.Sénéchal: C'était le dernier des attentats de janvier 2015. 4 victimes le 9 janvier 2015 dans un Hyper Cacher à Paris.
A.Hidalgo a présidé un hommage. Des représentants de la communauté juive, notamment, étaient présents. 10 ans après cette attaque contre les Juifs et dans le sillage du pogrom en Israël, l'antisémitisme atteint des sommets.
Des milliers d'actes antisémites recensés l'année dernière. - Les juifs sont frappés par ce qu'ils sont, pas par ce qu'ils font. Il faut que la vie juive dans notre pays soit florissante et visible. - L.Sénéchal: Les hommages se poursuivent avec une soirée de débat organisée par le Crif et "Charlie Hebdo". - A.-E.Lemoine: D.Trump invite l'extrême droite française à son intronisation. - L.Sénéchal: E.Zemmour et S.Knafo sont conviés à la cérémonie d'investiture de D.Trump dans 11 jours.
E.Musk, l'homme le plus riche du monde, est rejoint par M.Zuckerberg, qui fait voler en éclats sa propre doctrine énoncée en 2018. ... - L.Sénéchal: Ce revirement et les conséquences possibles sur la diffusion de fake news et de fausses informations inquiètent jusqu'au Vatican.
Il s'engage dans ce dossier. ... - L.Sénéchal: La France entend bien faire respecter nos règles propres.
En Europe, la modération est obligatoire. Twitter pourrait être banni de France. La menace commence à poindre au Quai d'Orsay.
Le couple Musk-Trump met un coup de pied dans la fourmilière avant même l'entrée à la Maison-Blanche de D.Trump. Le Mexique a organisé une conférence avec des historiens avec une idée forte défendue par la présidente mexicaine. ... - L.Sénéchal: Elle propose de renommer les Etats-Unis "Amérique mexicaine". - A.-E.Lemoine: "Le Papotin" arrive en kiosque. - L.Sénéchal: Le voici en version magazine. 10 000 exemplaires imprimés.
C'est un magazine qui ne sort quasiment qu'une fois par an. Ca coûte 10 euros. 136 pages.
Le chanteur P.Katerine en une avec la rescapée des camps G.Kolinka.
A l'intérieur, il y a des entretiens, notamment avec T.Jolly. Ca fait du bien, un peu de positif.
Entretiens pas comme les autres, ça fait l'intérêt du "Papotin". Les journalistes sont atteints de troubles du spectre autistique. Il était jusque-là impossible de l'acheter en kiosque. "Le Papotin" a failli disparaître 3 ans seulement après sa création. - Dans cette chanson, pourquoi il dit "le ciel commence par terre"? - Rencontre atypique entre Arnaud et M.Le Forestier.
C'est l'un des rédacteurs du journal "Le Papotin", un journal déjà en péril après 4 numéros. Cet après-midi, à Villeneuve-d'Ascq, les artistes étaient venus soutenir l'expérience. - M.Lavoine: C'est une expression atypique. - L.Sénéchal: Toutes les rencontres du "Papotin" sont bouleversantes.
Les personnalités s'y livrent et les questions ne sont jamais celles qu'on attend. Ca s'exporte maintenant à l'étranger. ... - L.Sénéchal: Il y a des versions au Danemark, aux Pays-Bas, en Israël, en Allemagne, en Italie... - A.-E.Lemoine: Un nouveau numéro des "Papotins" ce week-end.
Ils reçoivent un moine bouddhiste, M.Ricard.
Éric Zemmour