Aller au contenu
Tous les transcripts
Podcast / conversationyoutube.com· 6 octobre 2026 30 minComplaisantActualité / polémiqueÉducation & rechercheTravail & emploiSolidarités & familleInstitutions & élections

90 000 profs, Parcoursup supprimé : le plan de Fabien Roussel pour la jeunesse

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 25 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:28Invité politiqueChiffre
    « 66 % des 15-17 ans qui se déclarent inquiet face à l'avenir selon une enquête de l'hop. »
  • 1:28Invité politiqueChiffre
    « 80 % des parents qui se disent inquiets pour l'avenir scolaire de leurs enfants. Un sondage estab. »
  • 1:28Invité politiqueChiffre
    « 70 % des jeunes de 20 ans qui considèrent le monde du travail comme plus stressant qu'épanouissant selon une enquête ipsos de janvier 2025. »
  • 2:12Invité politiqueFait
    « 20 ans de suppression d'or de classe ont privé les élèves de près de 3 années de cours. »
  • 2:12Invité politiqueFait
    « Dans certains départements comme la SNI, avec les absence non remplacé, c'est près de 4 années en moins d'école sur toute une scolarité. »
  • 2:55Invité politiqueChiffre
    « 15 millions d'heures de cours sans remplaçant dans le second dans le secondaire public. »
  • 10:58Invité politiquePromesse
    « La formation embauche de 90000 postes d'enseignants sur 5 ans, soit environ 13 % de plus dans l'école publique. »
  • 11:42Invité politiquePromesse
    « Les classes passeront d'environ 21 élèves à 18-19 au primaire, de 26 au collège aujourd'hui à 22-23 au collège et de 30 aujourd'hui dans les lycées à 26-27. »
  • 12:25Invité politiqueFait
    « Quand la moyenne dans les lycée de 30 par classe, on a des classes à 39. Faute d'enseignant. »
  • 13:52Invité politiquePromesse
    « Ces deux systèmes de sélection seront supprimés et le baccalauréat redeviendra le premier diplôme de l'enseignement supérieur. »

Temps de parole

  • Fabien Roussel100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Fabien Roussel

Les violences qui secouent le monde lycéen font la une de vos médias. Et le gouvernement a fait le choix d'une répression violente, inédite, qui vise à faire taire la contestation. C'est une répression qui cherche à mettre la jeunesse sous couvre-feu, à la museler, à lui faire peur, à la décourager, à se mobiliser. Et je tiens à le dire ce matin, aucun gouvernement, aucun pays ne devrait jeter des grenades contre ses enfants. Aucun gouvernement, aucun pays ne devrait envoyer ses forces de l'ordre charger sa jeunesse. Ce qui se produit en France aujourd'hui depuis quelques jours est extrêmement grave. La répression est sévère, violente.

Ce n'est pas comme ça que nous allons répondre à la crise qui secoue notre pays. cette répression, tout comme les violences que nous avons pu observer ces derniers jours de la part de de personnes isolées qui ne sont pas le fait des organisations de jeunesse, toute cette violence est inacceptable et personne ne les défend. Mais surtout, nous appelons à s'attaquer aux causes profondes de cette crise, aux causes profondes de la colère exprimée par les lycéens et par les lycéennes. Nous avons le devoir de comprendre les raisons de cette colère, vous comme journalistes, nous comme élus et comme responsable politique.

Car ce qui se joue aujourd'hui concerne l'avenir de la jeunesse et avec elle l'avenir de notre pays. Cette violence, elle ne tombe pas du ciel. Au-delà des difficultés que nous connaissons dans l'éducation nationale, il y a trois chiffres qui nous alertaient déjà depuis un moment. Le premier, c'est 66 % des 15 17 ans qui se déclarent inquiet face à l'avenir selon une enquête de l'hop. Le deuxième chiffre, c'est 80 % des parents qui se disent inquiets pour l'avenir scolaire de leurs enfants. Un sondage estab. Et le troisème, c'est 70 % des jeunes de 20 ans qui considèrent le monde du travail comme plus stressant qu'épanouissant selon une enquête ipsos de janvier 2025.

À l'âge où l'on devrait croquer la vie à pleine dent, découvrir, apprendre, se projeter, trop de jeunes redoutent l'avenir et beaucoup se sentent abandonnés. Comment ne pas y comprendre ? 20 ans de suppression d'or de classe ont privé les élèves de près de 3 années de cours. Dans certains départements comme la SNI, avec les absence non remplacé, c'est près de 4 années en moins d'école sur toute une scolarité. On ne peut pas apprendre plus et mieux avec moins de temps passé à l'école. Le recul de notre pays dans le classement PISA dont on a beaucoup parlé témoigne de ce naufrage. 15 millions d'heures de cours sans remplaçant dans le second dans le secondaire public.

Et derrière ce chiffre, 15 millions d'heures de cours non remplacés, ce sont des cours perdus, des apprentissages interrompus, des élèves laissés seuls face à leurs difficultés, face aux épreuves comme le bac qu'ils doivent passer. Dès lors, faut-il s'étonner que la révolte gronde. Ce scandale, cette situation, elle frappe surtout l'école publique, l'école républicaine. À tel point que des familles aujourd'hui qui veulent ou espèrent trouver de meilleures conditions d'enseignement mettent leurs enfants dans le secteur privé. Mais la qualité de l'éducation ne doit pas dépendre de l'établissement auquel une famille peut financièrement accéder. Elle doit être la même pour toutes, pour tous.

C'est le rôle, c'est le principe de l'école publique et républicaine à laquelle nous sommes attaché, que nous voulons défendre. Mais au-delà de ça, notre pays a d'immenses défis à relever. À l'heure de l'intelligence artificielle, de la nécessaire réindustrialisation du pays, des défis climatiques à relever. Au moment donc justement sur tous ces sujets, on devrait mettre le paquet sur l'enseignement, sur la formation, sur l'apprentissage, tous les gouvernements successifs ont fait les choix inverses et ils ont fait des économies sur l'école publique. C'est ce que dénoncent aujourd'hui les organisations de jeunesse et le mouvement de la jeunesse communiste qui s'est exprimé juste avant moi.

Et ils le disent à travers les cahiers de doléance qui sont en ce moment même en train d'être écrits par des milliers de lycéens et de lycéennes pour pouvoir exprimer classe par classe lycée par lycée les attentes de nos enfants. Et trois défis ressortent de ces témoignages. celui des établissements insalubres, l'insalubrité des établissements dans lequel ils vont à l'école, celui des classes surchargées et des absences non remplacées et enfin celui d'un système de sélection parcours sup dont on parle tous les ans, chaque rentrée qui précarise et qui classe les lycéens en fonction de leur origine sociale.

Depuis des années, au côté des syndicats de lycées, d'enseignants, des organisations de jeunesse, le Parti communiste français alerte notamment à l'Assemblée nationale et au Sénat avec ses parlementaires, alerte et fait des propositions à chaque budget pour pouvoir améliorer des conditions d'enseignement de nos enfants. La situation était extrêmement grave et elle ne date pas de cette rentrée. Entre le mois d'avril et de juillet dernier, cinq jeunes sont morts au travail. Parmi eux, un apprenti de quinze, un lycéen de bac pro de 17 ans, deux élèves de 16 ans en séquence d'observation en seconde ont perdu la vie en entreprise.

Le plus jeune d'entre eux était un élève de 3e décédé dans le cadre d'un stage. Donc oui, la situation est préoccupante et déjà à ce moment-là, nous alertions le gouvernement. Que demandent les lycéens ? Qu'il manifestent ou non ? D'ailleurs, qu'on les respecte, qu'on les écoute, qu'on leur donne les moyens de vivre une bonne vie, d'apprendre et de construire leur avenir. Et c'est ce à quoi nous voulons répondre. La France a été grande avec les lois Jules Féri sur l'école parce que ces lois, elles portaient une grande ambition pour la jeunesse et pour le pays. Et c'est cette ambition qu'il nous faut tout simplement retrouver.

Comme candidat à l'élection présidentielle, comme communiste, je place la personne humaine au cœur de mon engagement, au cœur de mon combat. C'est le mot d'ordre que nous avons l'humain d'abord et il nous oblige à faire de la jeunesse une priorité. Aux lycéens et aux étudiants, je veux leur dire ceci : le respect, l'écoute et les moyens de réussir sont possibles. Mieux encore, nous vous les devons. Nous vous devons l'accès à la meilleure éducation, à la meilleure formation, quel que soit votre milieu social, votre lieu d'habitation, votre origine.

Je veux une école et une université de la réussite pour chacune et pour chacun et je veux que nous nous en donnions les moyens, que le pays lui-même s'en donne les moyens. Notre pays s'est mobilisé des dizaines de milliards d'euros pour augmenter les dépenses militaires ou pour verser des milliards d'euros d'argent public à des groupes qui n'en ont pas besoin. Il s'agit donc de question de priorité, une question de choix politique et ces choix nous les faisons. Nous voulons les faire en faveur de notre jeunesse et c'est pour cela que je propose un pacte d'urgence.

Et ce pacte d'urgence pour la jeunesse et pour les enfants de notre pays, je propose qu'il soit partagé par l'ensemble des force politique face à la situation que nous vivons.

Impact pour la jeunesse et pour l'éducation, c'est la proposition que je fais en appelant l'ensemble des forces politiques des groupes parlementaire à s'engager pour la nation, pour l'avenir de notre jeunesse à des mesures qui devraient faire consensus et qui s'expriment aujourd'hui partout dans le pays et qui pour certaines d'entre elles ont même été reprises par le Premier ministre hier dans le courrier qu'il a adressé comme si enfin les oreilles s'ouvraient et qu'ils entendaient les grandes préoccupations auxquelles le gouvernement devait répondre.

Ce que je propose à travers ce pacte à l'ensemble des forces républicaine, c'est que dès ce mois-ci, dans le budget 2026, nous nous engagions à inscrire dans le budget 2027, excusez-moi, nous nous engagions à inscrire les dépenses correspondant aux engagements sur lesquels nous nous mettrons d'accord. autour d'objectifs simples 1 limiter le nombre d'élèves par classe et selon les niveaux et y mettre les professeurs correspondants. Avoir des professeurs remplacés en 24 heures partout mettre en place un plan de rénovation des bâtiments. Avoir une meilleure reconnaissance des enseignants et abroger parcours sup.

Voilà ce que nos enfants, nos lycéens, nos lycéennes demandent et c'est ce que le premier ministre lui-même a mis dans la lettre qu'il a adressé hier aux organisations de jeunesse. Nous demandons nous d'y mettre les chiffres et les moyens et de les inscrire dans le budget de la France pour l'année prochaine et pour les années qui viennent et pour les années qui viennent. Je vais y revenir parce qu'il va falloir planifier un certain nombre de mesures et c'est pour cela que nous en tant qu'organisation politique, nous avons travaillé sur ces questions et en tant que candidat à l'élection présidentielle, je formule des propositions plus précises.

Le plan pour la jeunesse que nous mettons dans le débat public. À l'occasion de ces élections présidentielles, elle fixe quatre objectifs chiffrés à atteindre d'ici la rentrée 2031. Le premier objectif est de donner à chaque élève un établissement digne. Aujourd'hui, près de 60 % des collèges et des lycées ont été construits avant les années 80. Je propose que l'on mette en place un plan pour des établissements décents et capable de supporter les changements climatiques. Il faut tenir les debout. Restaurer des établissements abîmés, vetus, mais aussi prévoir leur échauffement climatique pour les années qui viennent.

D'où la nécessité de planifier les travaux, le plan que nous proposons consacre 25 milliards d'euros à la rénovation en 5 ans, soit 5 milliards d'euros par an sous forme de prêt à taux zéro pour les collèges et les lycées. Nous reviendrons plus tard dans le cadre de notre programme sur l'ensemble des bâtiments scolaires parce que je pense aussi aux bâtiments gérés par les les communes, les écoles primaires où là aussi il y a besoin d'accompagner nos collectivités. Le deuxième objectif est de remettre des professeurs devant chaque élève. Mettre des professeurs devant chaque élève. Pouvoir limiter le nombre d'élèves par classe dans les collèges et dans les lycées.

Avoir des brigades permettant de remplacer en 24 heures des profs appelés à des formations ou malades nécessite selon nos chiffres travailler avec les syndicats d'enseignant. La formation embauche de 90000 postes d'enseignants sur 5 ans, soit environ 13 % de plus dans l'école publique. Les classes passeront d'environ 21 élèves à 18 19 au primaire, de 26 au collège aujourd'hui à 22 23 au collège et de 30 aujourd'hui dans les lycées à 26 27. Ces moyennes données par l'éducation nationale, elles sont à chaque fois explosé. Quand la moyenne dans les lycée de 30 par classe, on a des classes à 39. Faute d'enseignant. Nous nous voulons baisser ces moyennes et nous y tenir.

D'où la nécessité non pas de supprimer des postes d'enseignant mais d'en créer. Trème objectif, c'est de rendre du temps d'école aux élèves avec des emplois du temps cohérents. Cette question des des emplois du temps, elle est posé par l'ensemble des lycéens des lycéennes dans les revendications qui montrent. Après 20 ans pendant lesquels ces 20 dernières années les différents gouvernements ont supprimé des enseignement supprimé des des années d'enseignement. Je pense au bac pro. Avant il se passait en 4 ans, il se passe maintenant en 3 ans. Nous proposons nous de garantir 32 heures de cours par semaine pour tous nos élèves avec des journées qui commenceront à 9h, qui finiront à 17h.

4 journées de cours plus le mercredi matin, 32 he de cours par semaine et de rétablir le bac pro en 4 ans au lieu de 3. Le 4è objectif est d'ouvrir les études à toutes et à tous par Cours Supaster. Ces deux systèmes de sélection seront supprimés et le baccalauréat redeviendra le premier diplôme de l'enseignement supérieur pour assurer une place à chacun en enseignement supérieur. Enfin, 5e objectif, renforcer la démocratie scolaire en redonnant toute leur place aux lycéens dans les conseils et la vie des établissements. Nous voulons faire de la jeunesse et de l'éducation une grande cause nationale pour cette année mais pour les prochaines années.

Cela doit s'inscrire dans un mandat entier, voire dans plusieurs mandats. L'engagement que nous devons prendre pour nos enfants ne doit pas être une seule fois pour un budget. Il va falloir planifier planifier les moyens que nous allons mettre en place pour faire de la jeunesse et de l'éducation une priorité nationale, une grande cause nationale dans les prochaines années. Prenons ce temps nécessaire pour inscrire notre action dans la durée et permettre aux jeunes d'en mesurer les effets tout au long de leur parcours. C'est l'objectif ambitieux que nous devons avoir, y compris pour pouvoir redresser économiquement notre pays dans les 20 à 30 ans qui viennent.

Nous demandons aussi au gouvernement ainsi qu'à la représentation nationale d'agir dès maintenant avec un collectif budgétaire d'urgence pour ouvrir immédiatement 5 milliards d'euros pour les lycées, pour les régions et pour engager les travaux dans les lycées de manière urgente. Ne tardons pas. Cet engagement doit être pris maintenant. Ce pacte que je propose constituera la colonne vertébrale de notre action gouvernementale en matière d'éducation dans les 5 ans qui viennent. Il donnera un cap à la mobilisation générale de toutes les forces vives de la nation, les structures éducatives, les élus et le monde économique.

Pour les jeunes, ce pacte républicain touche à l'essentiel leur capacité à construire leur vie et pour le pays, il engage notre capacité à réparer la France et à relever les défis du siècle. Une jeunesse hautement cultivée, hautement formée et forte donne à la France les moyens d'être forte. Et je veux insister sur ce point décisif. Donner à un jeune, quel que soit son milieu, les moyens de se cultiver, de se former, c'est lui donner les moyens d'être libre. libre de comprendre le monde, libre de choisir sa voix, libre de décider de sa vie, libre d'agir sur la construction du monde.

Une France où les femmes et les hommes puissent vivre libres, affranchi de la dictature des marchés et de la loi du profit. Voilà notre ambition. Voilà le projet présidentiel que nous proposons à nos concitoyens, nos concitoyennes à travers un pacte populaire de confiance et de progrès pour chacun et qui comprendra lui-même ce pacte pour la jeunesse et l'éducation. J'ai confiance en la France, en sa jeunesse et en notre capacité à nous ouvrir un bel avenir. Merci à vous et je suis à votre disposition pour répondre à vos questions. Moi comme mes collègues. Oui.

t à trou dans tes pas demander la jolie les interventions se faisaient dans la plus grande dans la plus grande proportionnalité il y a un problème avec la politique de maintien de l'ordre en France ça a été constaté lors de la répression qui s'était abattu euh sur les gilets jaunes, mais aussi on le voit souvent lors des manifes du 1er mai ou lors des euh des des manifestations des mobilisations contre la réforme de retraite à 64 ans et on voit bien que à chaque fois le gouvernement a une politique de maintien de l'ordre qui est terriblement répressive en envoyant au front et au feu parfois des policiers des policières qui ne sont pas formés à ces politiques de maintien de l'orne d'une part et d'autre part avec des techniques de maintien de l'orne qui sont extrêmement violente et qui ne contribue pas à protéger ceux qui manifestent mais plutôt à réprimer violemment ceux qui manifestent pour faire peur et dissuader de manifester.

C'est un problème grave dans une République où le droit de manifester est inscrit dans la Constitution. Et alors là aujourd'hui, ce qui est terrible, c'est que cette politique de maintien de l'ordre très répressive s'abat sur nos enfants, sur notre jeunesse. Mettez-vous à la place des parents qui ont vu leur enfant revenir avec une main arrachée. Un élève 2 secondes, il rentre au lycée, il participe à une manifestation. Il y a rien de méchant normalement de participer à une manifestation et il finit avec une main arrachée. C'est c'est terrible. Et c'est pas dans une dictature ça se produit, c'est pas dans un régime autoritaire, ça se produit en France.

Et donc je pense que le ministre de l'intérieur devrait s'interroger avec humilité sur ce qui se passe en ce moment et essayer d'imaginer que ce soit ses propres enfants qui se retrouvent devant les forces de l'ordre qu'il envoie. Est-ce qu'il devrait pas ? Ah ben ça me paraît évident que il devrait écouter ce que disent les parents des enfants qui ont été euh qui ont perdu il y a deux enfants qui ont perdu un œil. Il y en a un qui a eu la mâchoire euh traumatisée, fracturé. Euh bien sûr, je pense que il faut avoir une pensée pour ses enfants, pour les parents, mais je je voudrais que ce soit les autorités qui se penchent vers eux et qui les écoutent. Bonjour.

Jean-Luc Mélenchon a appelé ses troupes, notamment ses élus et aussi les parents à protéger physiquement les enfants en s'interposant. Est-ce que vous appelez les communistes et les parents aussi à en faire de même ?

J'ai fait j'ai lancé cet appel la semaine dernière et nous avons demandé euh aux élus communistes et au aux militants du parti communiste français euh dans tous les départements de France à se mettre à disposition des organisations euh lycéennes euh pour pouvoir euh les aider à leur demande euh pour sécuriser les rassemblements et faire en sorte qu'ils se déroulent de manière pacifique euh sans débordement et et aussi pour isoler euh les cas, les les individus violents qui peuvent parfois venir euh perturber ces rassemblements. Euh et donc c'est bien qu'on puisse le faire.

J'ai vu que des organisations syndicales avaient fait la même chose, mais aussi un syndicat d'agriculteur et c'est bien c'est bien que des des des adultes viennent aussi en secours de des lycéens et des lycéennes pour les aider. justement, ça s'est un peu retourné, en tout cas ça a été retourné contre les organisations qui étaient là qui ont été accusées notamment par le gouvernement ou la ou la droite de contribuer au débordement ou aux violences, peut-être même de les de les de les inciter, pourquoi pas de les avoir lancés. Qu'est-ce que vous dites de ça ? C'est vraiment de la manipulation de la part du gouvernement. Euh c'est même honteux parce que euh beaucoup d'images le montrent.

les élus, les adultes qui sont là, les syndicats avec leur chasub, vous le voyez à chaque fois, mettent en place des cordons, essa de protéger les enfants, euh vont discuter avec les forces de l'ordre parce qu'ils ont l'habitude d'organiser des manifestations, se mettent à leur disposition et donc le gouvernement devrait vraiment faire attention à ce qu'il dit, prendre garde parce que le problème des débordement dans ces rassemblements, c'est quand il n'y a pas de syndicat, c'est quand il n'y a pas d'organisation de jeunesse et il en manque. Et souvent c'est ça le problème.

Et j'appelle les jeunes à à les rejoindre ces organisations de jeunesse, à adhérer à ces ces organisations de jeunesse, à rejoindre la jeunesse communiste. Parce que quand on est dans une organisation de jeunèse, quand on est dans un syndicat, on s'organise, on connaît la loi, en tout cas, on l'apprend, on fait attention, on devient un interlocuteur, on dépose un préavis de manifesté, euh on discute avec les sous-préfets. Je l'ai fait moi-même quand j'étais jeune, mais on apprend comme ça et donc on a besoin de ces organisations de jeunesse. C'est donc extrêmement grave. aujourd'hui de les pointer du doigt et de les stigmatiser.

Mais avec qui le gouvernement va parler s'il y a pas d'organisation de jeunesse ? Avec qui le gouvernement va parler s'il y a pas s'il accuse les syndicats et les organisations de jeunesse ? Enfin, c'est c'est ça n'existe pas. Même les chefs d'entreprise dans leur dans leurs usines ont besoin de syndicat pour parler. Donc le gouvernement vraiment joue aux apprentis sorciers en ce moment. Ils ont des discours qui sont très dangereux, très dangereux.

Pour rebondir pour rebondir sur la question de de mon confrère, qu'est-ce que vous pensez de la terminologie utilisée par le gouvernement qui parlait de LFI et ses proxy justement qui est plutôt une terminologie qu'on entend au Moyen-Orient aujourd'hui ? C'est ça contribue avec cette sémantique à alimenter un discours de guerre. Pourquoi utiliser le mot de de proxy ?

Et puis d'ailleurs, j'entends des journalistes qui les reprennent derrière euh en nous accusant, y compris moi, d'être un proxy et de jeux enfin euh c'est c'est euh ce sont des termes militaires euh utilisés par euh des services de renseignement euh et on utilise ces termes-là maintenant pour parler d'un mouvement de jeunesse et d'organisation politique ou syndicale qui au contraire Nous essayons tous pour faire en sorte de de que le les mouvements, le mouvement, les rassemblements se déroulent de manière pacifique. Voilà. Donc c'est une des preuves supplémentaires que le gouvernement contribue à jeter de l'huile sur le feu, à à envenimer la situation plutôt qu'à chercher des réponses.

Mais c'est tellement classique, ils vont s'allumer, ils vont ils vont ils vont s'évertuer à ce que l'on parle beaucoup plus de la violence euh plutôt que des revendications des jeunes. À la suite de la conférence, est-ce que vous allez rejoindre le mouvement ? Oui, j'y serai ce midi. Ouais, cet après-midi avec je défilerai avec les jeunes communistes dans le cortège parisien. Très bien. Devant. Est-ce que vous pensez que comme monsieur Bago, la violence est légitime pour vous ou pas du tout ? Non, je pense qu'il y a aucune violence légitime et justement il faut sortir de de ce discours qui euh renchérit euh dans le discours euh euh dans des actes de violence.

On doit au contraire en tant que responsable politique créer les conditions d'apaiser la situation, le climat et et de trouver des solutions et des perspectives politiques. Les jeunes aujourd'hui expriment avec leurs mots, leur manière, le mépris qu'il ressentent, mais aussi des revendications concrètes. Il l'expriment, c'est écrit, les cahiers d'oléance qu'il remplissent sont très concrètes. C'est exprimé. Et donc aujourd'hui, on a la responsabilité d'y répondre. Nous en tant que responsable politique, on va pousser ces revendications. On veut leur donner une traduction politique. Le gouvernement, il a la responsabilité de trouver le moyen d'y répondre aussi.

Mais ni d'un côté ni de l'autre, on doit être dans la surenchère de la violence. Il n'y a pas de violence légitime, y compris celle des forces de l'ordre pour réprimer un mouvement de jeunesse qui a conduit en 86 à la mort de Malikusakin et qui pourrait conduire là aujourd'hui à plus de drame. Il n'y a aucune violence légitime. Il n'y a que la paix, le dialogue, le respect qui devrait être primé et légitime. Bonjour. Est-ce que vous êtes satisfait de voir le climat politique porter sur le terrain social plutôt que les thèmes habituels ? Est-ce que vous pensez que ça peut changer quelque chose dans le climat en vue des échéances de l'année prochaine ?

J'ai appelé euh dès la rentrée de septembre à ce que nos concitoyens et nos concitoyennes s'expriment et se mobilise euh parce que la question du pouvoir d'achat euh de l'emploi euh du recul de nos services publics, tout ça euh fait hurler les Françaises et les Français mais chacun dans leur coin. Et donc j'ai appelé à ce que tout le monde se mobilise. J'ai appelé à ce que il y ait des mobilisations pour cette rentrée et que on fasse entendre notre voix. J'ai appelé à ce que on se mobilise dans la rue aujourd'hui avant les urnes en utilisant cette expression justement pour ne pas attendre les élections de de mai 2027. Il faut que ça change maintenant.

Le prix de l'essence qui atteint des sommets, c'est maintenant. Des salaires qui stagnent, c'est maintenant. des salaires et des pensions qui permettent pas de faire ses courses, de payer ses factures, c'est maintenant. Et des agriculteurs qui sont en difficulté face à la sécheresse, c'est maintenant. Et des lycéens qui ont pas de prof depuis la rentrée, c'est maintenant. Donc c'est maintenant qu'il faut agir et qu'il faut agir tous ensemble. Et c'est cet appel là que je relance ici. Il devrait y avoir un rassemblement de toutes ces colères mais surtout de toutes ces revendications à vivre à pouvoir vivre dignement dans notre pays.

Les Français ne demandent pas la lune, ils demandent le respect de leur dignité et de pouvoir vivre de leur travail, de leur retraite pour laquelle ils ont cotisé. nos enfants demandent à pouvoir aller à l'école et d'avoir des profs. Alors oui, si il pouvait y avoir un grand rassemblement des paysans, des travailleurs et de la jeunesse pour pouvoir enfin avoir un budget qui réponde à nos attentes dès maintenant, ça apaiserait tellement la France et ça nous ferait tellement du bien. Et donc c'est le sens de l'appel que que je lance bien sûr à ce que on puisse tous se retrouver et je salue le choix des organisations syndicales d'appeler à une telle convergence le 5 novembre prochain.

Nous y appelons nous aussi et nous ferons tout pour qu'il y ait le plus de monde possible dans la rue avec des revendications légitimes, je vais pas revenir dessus, clair et que nous exprimerons de manière pacifique et déterminée. Amen.