« ON NE VA PAS SE LAISSER CREVER » : JUAN BRANCO LANCE SON OFFENSIVE POUR 2027
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« Il fallait aller en prison, je suis allé en prison, à un moment donné, on prend le risque, à l'époque, c'était la perpétuité. »
- 1:24Invité politiqueFait
« J'ai organisé une conférence de presse sur ce territoire où on me cherchait pour des faits qui auraient dû me valoir perpétuité, complot terroriste. »
- 8:15Invité politiqueFait
« Il faut être très convaincu de ce qu'on fait et de pourquoi on le fait. Parce qu'il n'y a rien de pire que le sacrifice gratuit. »
- 16:23Invité politiqueFait
« Nicolas Sarkozy est en train de payer l'invasion de la Libye. »
Temps de parole
- Juan Branco100 %
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de vous noter de leur dire que à un moment donné, si le fou ne tremblera pas. S'il faut un moment donné pour remporter le rapport de force, on ira jusqu'au bout. Et que si on peut l'éviter, parce qu'ils comprennent avant que ça arrive, et bien ce sera à la fois tout mieux pour eux et pour vous. La référence, c'est l'hélicoptère pré-positionné euh à l'acte 4 des gilets jaunes pour évacuer pour évacuer Emmanuel Macron. Ça c'est notre référence. ? Parce que ça dit bien que quand la situation devient trop difficile, il ne faut pas prendre de risque physique. Le mec préfère partir. Ces gens ne ressemblent pas. Nous, on était face au gaz, face au tir, on n'a pas eu peur.
On y allait, moi au côté de nombreux gilets jaunes, au Sénégal auprès de la population qui faisait face au au massacre ordonné par Macky Sall et Emmanuel Macron, il fallait aller en prison, je suis allé en prison, à un moment donné, on prend le risque, à l'époque, c'était la perpétuité, ? Parce que celui qui est à côté de moi me montre l'exemple. Il me montre qu'il n'a pas peur. Il me montre qu'en fait, en réalité, derrière le sort individuel, il y a quelque chose de plus grand.
Et quand je rentre, très brièvement, dans cette prison de Rebeuss à Dakar, parce que j'étais allé défendre mon client, principal opposant politique du pays, que j'étais rentré dans le pays alors qu'il y avait un mandat d'arrêt international, un mandat d'arrêt international qui avait été mis contre moi à la demande de Macron et de son inféodé Macky Sall, et que je l'ai fait parce que je savais très bien que si je renonçais à défendre à ce moment-là, il y aura un effet de terreur qui s'aggraverait, que si personne n'osait prendre la parole à ce moment-là, et bien il y aura la catastrophe, et que rentrant clandestinement, je ne suis pas resté clandestinement, j'ai organisé une conférence de presse sur ce territoire où on me cherchait pour des faits qui auraient dû me valoir perpétuité, complot terroriste, petit gamin, et je serai très fier toute ma vie parce que c'était quelques mois avant, ce mois d'octobre 2023, on était en juin, en juillet, pardon, plus personne ne parlait de cette situation, et je suis venu leur dire mot pour mot je suis venu vous dire que je n'avais pas peur.
Je suis venu vous dire que nous n'avions pas peur. Et des gilets jaunes aux jeunesses de Gaza en passant par celle de Dakar, il y a un peuple qui se solidarisera pour vous faire tomber. Et il m'apparaissait fondamental à un moment où tous avaient oublié ces enfants de Gaza où tous étaient en train d'essayer d'enterrer cette jeunesse du Sénégal qui avait déjà payé de 60 morts sa résistance au pouvoir autoritaire qui était en train de se mettre en place, de créer cette connexion de leur faire un clin d'œil et de partir.
Et de m'enfuir pendant quatre jours de sorte que tous les moyens de police du pays étaient mobilisés pour tenter de me faire arrêter, de réussir à trouver un moyen avec une pirogue de sortir vers la Mauritanie et de me faire arrêter quand Mauritanie, évidemment à la demande des services de renseignements français pour au bout de quelques jours me faire renvoyer au Sénégal car ils voulaient me noter pour me faire rentrer en prison. Mais qu'est-ce qui s'est passé quand je suis rentré en prison à ce ? Et bien la prison a rugi. Parce que cette prison terrifiante où il y avait 1000 prisonniers politiques 1000 prisonniers politiques.
À la fin du RSS, il y avait moins de prisonniers politiques qu'au Sénégal à ce moment-là. Et bien les trois quarts des prisonniers étaient des frères étaient euh des professeurs, des médecins, des pères de famille qui avaient été enfermés pour les mêmes raisons que moi.
Et de voir quelqu'un qui n'était pas de leur pays se solidariser avec eux au point d'accepter de rentrer pieds nus comme je l'ai fait, sans un mot, dans cette prison pour être à leurs côtés, enfermés dans ces chambres de 250 personnes pour 50 mètres carrés 250 personnes pour 50 mètres carrés, et d'accepter l'idée que ça pourrait durer des mois, des années ou une éternité était ce qui leur manquait pour se dire qu'en fait il y avait des raisons d'y croire. Que si on rentrait dans cette dynamique-là, il y avait peut-être des raisons de se battre. Parce que ce à quoi ils vont jouer avec vous, c'est de que vous êtes des marginaux.
A convaincre que vous êtes dans l'erreur, vous convaincre que vous êtes dans une construction intellectuelle dangereuse qui vous marginalisera au sein de la société. Nous serons honte. Et s'il n'y a pas de contre-signe de peur cette mimétique collective, et bien gagnons. Et moi le contre-signal que j'ai pu leur donner, ça a été ma libération. Ma libération qui m'avait annoncé la veille au bout de 3 jours où mes propres camarades de chambrée s'étaient précipités vers moi avec parce qu'ils venaient d'écouter sur RFI sur la petite radio quelque chose qui selon eux garantissait que je sortirai de là immédiatement.
Je leur ai dit "Tiens, une déclaration du ministère des Affaires étrangères française, n'est-ce ?" Vous pouvez croire. Non non. On dit "Les gilets jaunes vont organiser une manifestation demain pour toi." Et pour eux, qui dans la prison du Sénégal, la France, c'est pas des gilets jaunes. Et si des gilets jaunes commençaient à se mobiliser pour moi et à travers moi pour eux, c'était gagné. Le lendemain, j'étais libéré et quelques mois plus tard, mon mon client était libéré, des milliers de prisonniers politiques étaient libérés et remportaient l'élection présidentielle. Cette dynamique-là,
[applaudissements]
cette dynamique-là pendant des milliers de peuples du pauvre monde avec la puissance coloniale historique française qui pesait de tout son poids pour entraver cette révolution avec des forces de l'ordre qui tiraient à balles réelles sur ces manifestants, elle était permise que par une chose. Parce qu'ils étaient sortis à chaque saison électorale et que quand bien même c'était des balles réelles qui étaient utilisées, [raclement de gorge] ils étaient sortis et continuaient à sortir. Et quand vous voyez un peuple qui rentre dans cette combustion-là, il n'y a plus de limite à l'engagement que vous allez mettre en œuvre pour les accompagner.
Il n'y a plus de limite pour ceux qui comme moi avaient été choisis par leurs dirigeants pour les accompagner, il n'y avait plus de limite pour leurs voisins. Il n'y avait plus de limite pour personne. ? Parce que si on arrive à ne plus avoir peur de la mort, eh bien plus rien ne peut nous ébranler. Et donc il faut être très convaincu de ce qu'on fait et de pourquoi on le fait. Parce qu'il n'y a rien de pire que le sacrifice gratuit. Il n'y a rien de pire que l'erreur dans l'ouverture du rapport de force avec le pouvoir. Mais si on arrive à le déclencher et si on trouve les bons instruments pour l'entamer, eh bien derrière c'est la gloire.
C'est la gloire non pas au sens euh de la glorieuse télévisée. C'est le sentiment profond de fierté. Ce sentiment qui nous manque tant en tant que peuple et individuellement dans cette société. Donc ce que je vous propose c'est tout simplement d'aller le chercher. Les médias mainstream sont convaincus euh euh que je serai le diable et cetera. C'est pas seulement des personnes que vous allez convaincre de nous aider, c'est des personnes que vous allez dessiller par rapport à la façon dont on se fabrique des monstres dans cette société, dans la par la façon dont se maintiennent au pouvoir nos classes dominantes aujourd'hui.
Et cette façon-là, c'est évidemment le le mensonge, la manipulation de l'information, l'instrumentalisation des procédures judiciaires. Et donc en fait vous allez les politiser. Et ça va survivre à notre mouvement. Ça va survivre à ma personne, ça va survivre au geste immédiat qui est celui de 2027. Et la deuxième dimension, c'est évidemment se préparer à la révolution. Parce que nous on va à la présidentielle dans l'idée de faire un coup d'État légal. On n'est pas là pour composer une force politique conventionnelle qui va vouloir faire chaque élection et puis voilà eux sur 50 ans finir par changer peut-être quelque chose. En réalité, c'est de se faire absorber par le système.
On y va pour faire un coup d'État. L'article 11 de la Constitution, c'est euh le cadeau du Général de Gaulle, nous permet nous permet de rompre avec ce système en organisant des référendums sur tout ce qui a trait au à l'organisation des pouvoirs publics. Donc immédiatement faire adopter le référendum d'initiative citoyenne. Ce référendum qui vous permettra vous de convoquer des référendums. Et dès le moment où vous avez déclenché ça, la porte est ouverte. Vous vous engouffrez dans cette faille que Richard Ferrand va essayer de de combler, mais qu'on saura convaincre et raisonner. Et derrière, vous ouvrez les portes. On veut ouvrir ces portes-là. On veut y aller au bulldozer, au Fenwick.
Et on a besoin d'une force sociale majeure pour y arriver. Et si on n'y arrive pas à travers cette force politique, à travers cette élection, on a besoin de se préparer au prochain gilet jaune. Mais tout parce que vous imaginez bien que cette ce maintien au sein du pouvoir chez ces êtres-là, il va pas se faire sans dommage. On va pas se laisser parler des mots, on va pas se laisser crever. Il y a bien un moment où on va réagir.
Alors, soit on le fait mal, comme c'est le cas de plus en plus, c'est-à-dire en se faisant violence mutuellement, en organisant des bagarres de rue, en Soit à un moment donné, on commence à construire des formes qui s'organisent et qui, comme le Parti communiste il y a 50 ans, qui quand il y avait des gamins qui commençaient à faire n'importe quoi, le recadraient parce que sinon il allait pas à la colonie de vacances et cetera. Soit on crée des forces sociales, d'une part, de formation, d'autocontrôle, mais aussi de préparation à la révolution, soit on va rater le coche une nouvelle fois. Et soit on va finir à nouveau éborgné et cetera. Il faut qu'on soit intelligent.
Il faut qu'on réfléchisse le rapport à la violence. Ça fait peur qu'on parle de violence. Moi, je cite à chaque fois cet auteur, Jean Genet, qui disait "Il n'y a pas plus violent que la rose qui naît." C'est C'est ? La rose qui éclate son bourgeon, elle détruit un système qui était lui-même très difficile à féconder. Mais elle le fait pour faire naître une forme de beauté. Et donc, la question ce n'est pas ce signifier en creux ce terme violence qui veut tout et rien dire. La question, c'est comment est-ce qu'on établit un rapport de force qui fasse qui ne nous fasse pas de mal et qu'on en fasse le moins possible. Parce que nous avons cette préoccupation qui parfois est le riche.
Ne pas s'attaquer au corps, ne pas générer de violence gratuite, horizontale, mais s'assurer qu'il puisse trembler. Est-ce que les gilets jaunes ont eu besoin de penseurs politiques pour y aller au Fenwick ou au maintien de l'ordre comme Christophe ? Non, ils ont su quelle était la limite. Est-ce que c'est nous qui avons ? Qui avons ? C'est eux. C'est eux qui n'ont pas su gérer le rapport à la violence. Nous, il a été très construit.
Quand il y avait des milliers de personnes qui essayaient de traverser un pont pour manifester devant l'Assemblée et qu'il y avait un véritable risque d'aider les gens qui tombent, qui se noient et cetera, on a eu notre boxeur gitan, comme l'appelait euh Emmanuel Macron, qui à mains nues s'est jeté sur la passerelle pour faire reculer des gendarmes mobiles qui pourtant étaient armés. Et la chance qu'on a dans ce pays, c'est qu'on a encore aujourd'hui des gendarmes mobiles qui sont formés et qui savent que dans une situation comme celle-ci, il faut pas dégainer.
Cette violence extraordinaire, elle est autorisée par notre impuissance qui fait que si à un moment donné des effets de réseau sont plus importants que la pression populaire, eh bien les dirigeants choisissent des états d'âme. Les articles du Monde étaient très bien renseignés sur la position adoptée par Emmanuel Macron sur cette sur ce conflit.
Et il y a eu cette phrase extraordinaire en gros, révéler presque une forme d'antisémitisme latent chez lui, parce qu'il expliquait que en gros tous les Juifs allaient l'égorger si il adoptait une position différente que celle qui était celle qu'il proposait après le 7 octobre, c'est-à-dire de constituer une coalition militaire avec Netanyahou qui nous aurait fait les complices de ces violences de masse. C'est n'est-ce pas que c'est la position qui a été proposée par Emmanuel ? Quel a été le contrôle démocratique sur cette prise de ? Quelle a été la délibération antérieure ou postérieure avec nous ou avec nos soi-disant ?
Au-delà des cris d'effroi par médias interposés, par réseaux interposés, où était la construction d'une position commune qui cherche à trouver des points d'équilibre, à faire consensus et à nous détacher de ce mal qui était là-bas ? À aucun moment, sur aucune des conflictualités récentes qui sont nées, il y a eu cet effort de tentative d'élaboration, si ce n'est d'un consensus, du moins d'une parole en partage. Et c'est comme ça que naissent les violences. Et c'est comme ça que naissent les guerres.
Parce que l'inconséquence du dirigeant qui, seul dans son palais, peut t'envoyer à la mort sans avoir à en souffrir les conséquences, sans avoir à un quelconque moment à en rendre compte, protégé par ce mandat irrévocable qui lui offre l'impunité absolue pour tous les actes qu'il commet dans le cadre de ses fonctions, amène à des dérives terribles qu'ensuite on essaie de rattraper comme on peut. Et beaucoup plus aigu aujourd'hui qu'à l'époque. Donc il y a pas que la question matérielle. Qu'est-ce qui s'est passé avec les gilets ? Il y a eu évidemment la dysfonction de l'État. Plus personne s'en souvient. Collomb qui démissionne un mois avant les gilets jaunes.
Collomb qui était la pièce maîtresse de la Macronie sur les territoires. Collomb qui était le ministre de l'Intérieur, celui qui était les yeux et oreilles d'Emmanuel Macron sur le territoire, qui n'est pas remplacé. Et ? Philippe qui fait un intérim alors qu'il est Premier ministre. Le futur président de la République. Et après qui qui est encore pire que pas ? Il est remplacé ? Castaner. Christophe Castaner, ouais. C'est comme un été ministre de l'Intérieur. Donc évidemment qu'on a l'espace qui s'ouvre pour prendre de court l'appareil d'État.
Avec la DGSI qui était créée quelques années auparavant, qui a détruit les renseignements territoriaux, qui font que l'État n'arrive plus à suivre ce qui se passe. Facebook qui est en train de promouvoir les lives et les contenus sur les groupes parce qu'ils veulent absolument augmenter le temps de présence sur leurs plateformes. Plein de facteurs circonstanciels qui font qu'à un moment donné on arrive à s'agréger et à se mettre d'accord. Mais il y a aussi plus fondamentalement ? Parce que les gilets jaunes, il y avait de toutes conditions sociales en qualité de citoyens.
Il y avait évidemment beaucoup de gens en précarité, mais il y avait surtout beaucoup de gens isolés, marginalisés et qui n'avaient plus de fonction au sein de cette société. Qui ne qui n'a qui avait l'impression qu'elle ne servait plus à rien et qui n'avait plus de lien avec l'autre et qui recherchait ce lien. C'est le symbole des cabanes sur les ronds-points dans un endroit qui ne sert à rien. 1er pays au monde en terme de de ronds-points grand record, ça fait partie des des grandes réussites de la France du 21e siècle. Une 50 milliards d'euros dépensés. On en pensera ce qu'on voudra.
L'idée de se réapproprier un espace public inutile fruit de la corruption parce que évidemment c'est une façon de de faire circuler l'argent public et notamment de récompenser ceux qui nous ont aidés lors d'élections et cetera de se réapproprier donc 1re intuition citoyenne et la 2e de créer un un espace de lien. Là où on tourne en rond, bah tout d'un coup peut-être qu'il va se générer quelque chose. Honnêtement, parce qu'il faut analyser le politique comme une forme de de d'affrontement d'inconscient collectif. C'est pour ça qu'il faut croire aussi à l'intelligence collective. Les les peuples se constituent par mimétique.
De la même façon que les fourmis n'ont peut-être pas de cerveau mais elles arrivent parfaitement à construire des édifices immenses. En tant que peuple, on n'a peut-être pas un cerveau qui réfléchit pour nous mais on arrive collectivement à créer des mouvements extraordinaires. Donc on a cet inconscient collectif qui est à la fois les ronds-points et les pénétrations des centres-villes tous les samedis pour quand même leur rappeler qu'on existe, les effrayer un peu, leur les forcer à se positionner parce qu'on sait très bien que si on reste que sur la campagne, il se passe rien. Et en face le rouleau compresseur médiatique le bulldozer le bulldozer sur le rond-point.
Je veux dire qui sain d'esprit Ouais. se dirait "Je vais aller au bulldozer pour détruire des petites constructions qui ne gênent personne, des personnes les plus précaires de la société." Il faut Qui aujourd'hui se mettant à la place d'un préfet comprend qu'ils aient fait ? Et qui d'entre vous, si demain vous aviez à devenir préfet, se dirait "Mais je vais faire ça, ça va être normal. C'est faux.
Je je je vais me sentir comme un un gars qui fait des trucs qui ont du sens, quoi." Si ça a été fait, c'est parce qu'ils étaient dans l'effroi à l'égard des gilets jaunes et qu'ils ont compris intuitivement, sans verbaliser parce que c'était impossible à verbaliser, comment vous allez justifier de façon dans le langage de commettre quelque chose d'aussi brutal et de violence symboliquement. Ils ont compris qu'il fallait détruire à la source cette remise en question radicale de leur légitimité, de leur autorité. Parce que cette intelligence collective qui a été qui est née des gilets jaunes, elle a fécondé des solutions.
Elle a compris que l'objectif n'était pas de choisir de nouveaux représentants. Il ne s'agissait pas de prendre des clés à Pierre pour les donner à Paul. Parce qu'ils savent très bien que quand Paul promet qu'il va y avoir si ou ça, il s'engage pas lui à le faire, il s'engage à faire avec nos moyens. La mesure des conséquences va être mise en rapport avec ? Bah tout simplement avec sa capacité à capter votre attention et obtenir des voix. Et donc très rapidement, les gilets jaunes comprennent ? Mais qu'il faut changer le système et qu'il faut venir à des instruments de démocratie directe. C'est-à-dire non pas faire confiance en mais se donner les moyens de fabriquer nos propres lois.
Se donner les moyens autant de fois que nécessaire d'intervenir directement et à tout moment et à chaque fois que l'on le considérera opportun dans l'espace public. À une époque de nouvelles technologies où ça devient extraordinairement facile. On n'a pas mettre en branle des grands messes électorales que nous connaissions. Il est évident que Nicolas Sarkozy est en train de payer l'invasion de la Libye. Oui. L'affaire pour laquelle il a été condamné et il sera probablement condamné en appel, d'un point de vue strictement juridique, ne tient pas.
L'eau concernant au sens où il n'y a aucune preuve en plus des éléments d'enquête qui a permis de établir l'existence d'une conscience de sa part que ses collaborateurs étaient en train de faire ce qu'ils étaient en train de faire avec l'argent libyen. Mais [raclement de gorge] qu'importe, la justice condamne ? Parce qu'à un moment donné, il y a une demande de la société qui consiste à faire payer un acte barbare qui a consisté à déstabiliser tout un continent, deux continents à la fois le continent africain et le continent européen, sans aucune forme de soutien de la population, sans aucune forme de consultation et de partage de cette décision qui rendrait notre responsabilité collective.
Entrer en guerre à condition qu'on ait été consulté. À condition que ceux qui seront confrontés aux conséquences de cette guerre et bien aient pu dire ce qu'il en advenait. Ça ne garantit rien. Vous voyez bien en Israël comment Netanyahu a eu droit au suffrage de ses électeurs élection après élection alors qu'il les amenait dans cet enfer. Et ils ont suivi. Et certes, il y a eu des manifestations, certes il y a eu des tentatives de contestation, mais la guerre au contraire est devenue un instrument de coagulation de la société pour finir d'écraser et rentrer dans des projections délirantes de grand Israël, d'impérialisme qui aujourd'hui menace la stabilité du monde entier.
Des dynamiques que nous avons accompagnées et que nolens volens nous continuons d'accompagner. Donc aujourd'hui, la reprise de contrôle sur ces instruments est fondamentale pour éviter que le mal s'étende, pour éviter qu'à un moment donné nous devenions nous collectivement responsables des distributions de ce mal qui aille au-delà [raclement de gorge] de la responsabilité que l'on devrait déjà tous sentir du fait de notre passivité à l'égard de ces systèmes de pouvoir. Branco Aserai mérite une attention particulière à l'approche de la présidentielle de 2027 car son discours dépasse largement la simple critique du gouvernement ou d'Emmanuel Macron.
Il construit une véritable charge contre le fonctionnement des institutions françaises et présente sa candidature comme une tentative de rupture avec le système politique actuel. Le premier élément qui frappe est la place accordée au récit personnel. Lorsqu'il revient sur son arrestation et son passage par la prison de Rebeuss au Sénégal, Branco transforme son intervention politique en récit de confrontation avec le pouvoir. Il raconte une traque, une arrestation et une détention dans des conditions qu'il présente comme particulièrement difficiles. Pour une vidéo de réaction, cette séquence est essentielle.
Elle permet de comprendre pourquoi Branco construit une partie de son discours autour du rapport de force avec les institutions. Mais ces accusations doivent être présentées comme ses propres déclarations et replacées dans leur contexte. Le passage le plus spectaculaire reste toutefois celui consacré à son projet pour 2027. Sa formule "On va faire un coup d'État légal" constitue une véritable stratégie rhétorique. Derrière cette expression volontairement provocatrice, il évoque notamment l'utilisation de l'article 11 de la Constitution et le recours au référendum. C'est ici qu'une réaction politique sérieuse doit aller plus loin que le simple effet de manche.
Il faut examiner ce que permet réellement la Constitution, quelles sont les limites juridiques d'une telle stratégie et si le projet présenté pourrait effectivement être appliqué. Branco développe également une critique profonde de la démocratie représentative. Son discours ne consiste pas simplement à demander une alternance politique, il remet en question la manière dont le pouvoir est exercé et défend une intervention beaucoup plus directe du peuple dans les décisions nationales. Cette dimension est particulièrement importante pour 2027 car elle permet de poser une question centrale.
Juan Branco cherche-t-il simplement à devenir président ou veut-il modifier en profondeur les mécanismes du pouvoir ? Même prudence concernant son attaque contre Emmanuel Macron et son interprétation de certaines déclarations liées au conflit israélo-palestinien. Il s'agit d'une accusation extrêmement lourde qui peut provoquer une forte réaction du public. L'intérêt journalistique consiste donc à revenir au contexte précis des propos et à analyser l'interprétation de Branco plutôt qu'à présenter automatiquement son accusation comme une vérité établie.
Enfin, ses interventions sur Sarkozy, la justice et Uber élargissent son discours à deux thèmes majeurs, l'autorité judiciaire et la souveraineté économique. Il remet en question certaines décisions judiciaires tout en dénonçant la dépendance économique vis-à-vis de grandes entreprises internationales. Au final, cette intervention présente surtout Juan Branco comme un candidat cherchant à transformer une contestation du système en projet politique pour 2027. Son discours est construit autour de trois ressorts, la dénonciation des institutions, le récit personnel de confrontation avec le pouvoir et la promesse d'une rupture démocratique.
Pour une réaction YouTube, le véritable enjeu n'est donc pas de savoir immédiatement si Branco a raison ou tort. Il faut plutôt examiner ses accusations, vérifier ses arguments et mesurer la faisabilité de son projet.
Juan Branco