"Une délégation de service public de 30 ans, c'est un signal très fort" : le ski assuré l'hiver à l'Alpe du Grand Serre
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Défensif 5 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:19OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on peut dire aujourd'hui que La Morte est ressuscitée ?
- 0:42OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes plus serein ce matin ?
- 1:08OuverteRéponse directe
Une DSP de 30 ans, est-ce que ça vous laisse du temps ?
- 1:20OuverteRéponse directe
Est-ce que tout est mis en place pour l'ouverture de cet hiver ?
- 1:38FerméeRéponse directe
Vous avez une date d'ouverture fixée ?
- 1:56OuverteRéponse partielle
Le réchauffement climatique est-il pris en compte dans cette convention ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:41InvitéPromesse
« Ça sera normalement les vacances de Noël. »
- 4:02InvitéFait
« c'était une très belle saison. »
- 4:12InvitéFait
« On a pu faire une très belle saison, même ouvrir un peu plus. »
- 4:23InvitéFait
« il y aura des années avec moins de neige. »
- 4:30InvitéFait
« on sait que les années suivantes seront toujours là. »
Temps de parole
- Invité54 %
- Présentateur42 %
- ?4 %
≈ 13,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Ce matin, Noémie Philippot nous permet de revenir sur cette grande victoire en Matézine.
Menacée plusieurs fois de fermeture, la petite station de ski de l'Alpe-du-Grand-Serre semble cette fois sauvée sur la commune de La Morte. On en parle avec le directeur de l'école de ski français de la station et moniteur. Bonjour Florent Battistel.
Bonjour.
Bon, pardon du jeu de mots, mais il est un peu tentant. Est-ce qu'on peut dire aujourd'hui que La Morte est ressuscitée pour Dieu de bon
? Ben
oui, écoutez, on peut le dire aujourd'hui. Oui, c'est vrai que ça fait beaucoup d'émotions et un immense soulagement.
On
a annoncé la fermeture, puis la réouverture, puis la fermeture. Tout un feuilleton qu'on a suivi sur ICISER. On imagine que ça a été de la fatigue, de la nervosité aussi. Est-ce que vous êtes plus serein ce matin ?
Oui,
tout à fait. Ça fait quatre ans qu'on se bat pour en arriver là. Quatre années avec beaucoup de hauts, de bas.
Des
moments où on croyait que ça allait être fait. Des moments où on était complètement désespérés. Donc forcément, avec une DSP de 30 ans signée,
c
'est un signal très fort. Et c'est un gros poids pour nous en moins.
Une délégation de services publics signée entre les communes et la SATA, qui exploite déjà l'Alpe d'Huez et les Deux Alpes. Est-ce que 30 ans, ça vous laisse du temps ? Mais pour cet hiver déjà, est-ce que vous êtes prêts ? Est-ce que tout est mis en place pour l'ouverture
? Alors
nous, depuis toutes ces années, on a toujours fait comme si on allait ouvrir. Donc on est prêts. On va lancer la vente en ligne dans quelques jours. Donc tout est prêt. Les moniteurs sont tous là. Et on n'attend plus qu'un peu de neige.
Vous avez une date d'ouverture de fixé
?
Ça sera normalement les vacances de Noël.
Vous parliez de la neige qu'on attend après un été historiquement chaud et sec. Forcément, on a tous le réchauffement climatique en tête. On sait que les saisons de ski vont être plus aléatoires, plus courtes. Est-ce que c'est pris en compte dans cette convention, selon vous ?
Alors
ça sera certainement pris en compte. Après, nous, on le sait. Et ce qui permet, avec une délégation de services publics de 30 ans, c'est de pouvoir investir.
Et
investir à développer des nouveaux produits, à continuer la diversification. qu'on a déjà commencé cet été avec l'ESF.
On
a proposé des stages à la semaine. Et on va le développer encore plus les autres années. Donc bien sûr qu
'il va falloir travailler... Avec d'autres activités,
développer les activités estivales sur la station.
Oui, tout à fait. Et l'idée, c'est de travailler sur les quatre saisons. Et maintenir les emplois ici. Garder les familles. Et faire vivre notre village.
Ça veut dire qu'on aurait pu forcément cette idée de dire où on vient travailler juste en hiver. C'est une station qui vivrait à l'année. Ce serait du bonus, du positif aussi pour la commune d'avoir une activité annuelle maintenant.
Oui, c'est vraiment l'idée qu'on porte, nous, le ESF de l'Alpes-du-Grand-Serre et plus largement le syndicat national des moniteurs. Et c'est quelque chose qu'on va faire. Et que maintenant, on peut investir dessus. Parce qu'on a de la visibilité.
Parce que vous parliez de votre émotion.
Et
puis là, de toute cette approche globale. Quand on parle de l'Alpes-du-Grand-Serre, on parle plus seulement du ski. Et c'est tout un territoire qui fonctionne autour de cette station.
Oui, il y a énormément de gens qui travaillent à la station. Mais sur d'autres secteurs de la Matésine l'été. Il y a les agriculteurs qui sont très ancrés. Il y a plein de... Pour nous, les moniteurs, ils ont tous une autre activité sur le plateau. Donc, tout ça, ça va pouvoir se concrétiser. Et puis, essayer de garder des jeunes qui sont motivés pour développer de nouvelles activités sur la station. Et de faire vivre tout ça l'année, bien sûr.
Là, vous vous préparez pour une nouvelle saison d'hiver. Après un hiver exceptionnel. Record même en termes de fréquentation l'année dernière.
Oui,
c'était une très belle saison. Tout était bien coordonné. On a pu faire une très belle saison, même ouvrir un peu plus. Donc, on verra comment ça se passe cette année.
Mais
l'intérêt d'avoir une DSP de 30 ans, c'est qu'on sait très bien qu'il y
aura
des années avec moins de neige. Mais j'ai envie de dire que ça ne sera pas si grave.
puisqu
'on sait que les années suivantes seront toujours là.
Moins grave que lorsque vous n'aviez pas cette visibilité, finalement
?
Oui, c'est ça. Quand on était en survie, on se disait que si on ratait une saison, ça serait la dernière. Et là, ça ne sera pas forcément le cas. Et en développant de nouvelles activités d'été, l'idée, c'est aussi que s'il n'y
a
pas de neige l'hiver, c'est de les faire l'hiver sans neige.
Eh
bien, merci beaucoup, Florent Battistel. Je rappelle que vous êtes moniteur de ski et directeur de l'école du ski français à l'Alpe du Grand Serre qui peut désormais se tourner plus sereinement vers l'avenir. Merci à vous d'être venu en parler chez nous ce matin. Et bonne
journée.
Merci à vous.