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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 25 janvier 2025 25 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiEnvironnement & énergieInstitutions & élections

La magie de l'entreprise : un mythe à déconstruire

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Locuteur 2Fait
    « dans les années 90 à la suite coïncidence de la chute de l'URSS il y a eu un moment d'exaltation intellectuelle où d'un côté on a produit cette merveille qui s'appelle le choc des civilisations qui appelait une guerre générale et universelle qui depuis se met en place et de l'autre il y avait la répétition des mantrats de l'entreprise alors il fallait tout faire comme une entreprise gérer une école comme une entreprise gérer ceci comme une entreprise »
  • 4:00Locuteur 2Fait
    « l'entreprise n'est pas la solution miracle de la condition humaine sen étant des outils çaen est un des aspects mais pas plus et comme tous les autres il soulève autant de questions que il en résout et des fois il en soulève plus qu'il n'en résout »
  • 6:00Locuteur 2Fait
    « le capital n'est pas une chose ce n'est pas un tas de sous dans un coin une pile de titre dans un coffre c'est un processus et c'est donc tout au long de la chaîne qui va faire circuler de la production à la marchandise que va se réaliser l'accumulation »
  • 8:00Locuteur 2Chiffre
    « la satisfaction de l'actionnaire varie suivant les époques et les siècles personnellement au siècle précédent quand on parlait deun rapport de 4 5 % nous hurlions à la surexploitation et à l'esclavage des travailleurs aujourd'hui si vous leur donnez moins de 10 % ils ferment la boîte »
  • 10:00Locuteur 2Fait
    « le capitalisme de notre époque est en proid à un rythme interne qui lui est donné par un maître du bal qui fonctionne à la cadence de 2 secondes donc critiquer aller à le l'efficacité du concept ce n'est pas les actionnaires »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

mesdames messieurs nous commençons un cycle de travail à l'intersection du travail des intellectuels qui parfois a une un contenu scientifique et d'autrfois une approximation poétique au moins équivalente à celle de la politique et d'autrefois et je dis c'est en savoir en toute hypothèse qu'il s'agit pour nous de d'approfondir autour d'un objet qui a quasiment une résonance magique dans notre société entreprise pour comprendre ce que nous aurons à faire ayant à gouverner ce pays et à nous soucier de production des conditions de la production de l'objet de la production sujet qui ne vient jamais à l'ordre du jour on en dira sans doute quelque chose ce matin mais je dis on doit donc puisqu'on va essayer d'entrer dans un savoir pour le maîtriser et être capable ensuite de maîtriser l'action politique on va essayer de faire appel à d'autres sciences qu'à la science économique on doit parler il y a un instant avec Eric est-ce que c'est une science c'est en tout cas un savoir qui vise à l'objectivité c'est-à-dire à devenir capable de prédicibilité bon c'est le critère de la science c'est comme ça et ça sera encore comme ça pendant un moment donc il nous faut débarrasser le concept de son contenu magique pendant les années 90 et là je me suis réjoui tout à l'heure en discutant avec un gars du meddef qu'on commence tous les deux par le même truc en disant bah dans les années 90 à la suite coïncidence de la chute de l'URSS il y a eu un moment d'exaltation intellectuelle où d'un côté on a produit cette merveille qui s'appelle le choc des civilisations qui appelait une guerre générale et universelle qui depuis se met en place et de l'autre il y avait la répétition des mantrats de l'entreprise alors il fallait tout faire comme une entreprise gérer une école comme une entreprise gérer ceci comme une entreprise et puis c'était dans l'entreprise que le savoir dégouliner des murs raison pour laquelle il n'y avait pas besoin de lycée professionnel il suffisait de mettre tout le monde en apprentissage je me rappelle de discussion très intéressantes avec l'UIMM qui est une branche du syndicalisme patronal parmi comment dire les plus présentes et exigeantes et alors ils prétendaient eux aussi que ils allaient former tout le monde je leur ai dit mais vous avez tout à fait raison je je cède instantanément je vous les donne il y en a 13 millions alors bon comme vous avez pas que ça à faire hein quand même vous êtes des entreprises donc bah vous les divisez par 21 ça fait une classe et puis vous mettez des gens pour s'en occuper nous on fait ça mais apparemment moins bien que vous puisque vous vous fonctionnez grâce aux gens qu'on vous envoie mais vous entendrez faire mieux il y avait donc une espèce de c'était magique l'entreprise l'entreprise évidemment pendant que ce type de discours avait lieu se glissait un autre concept beaucoup plus concret qui était que l'usager usager du service public usager de telle ou telle prestation devenait un client c'est-à-dire que le domaine de la marchandise s'étendait et sa domination sur tous les autres concepts à l'œuvre donc ce sommet de l'efficacité sociale ce cette centralité absolu qu'il y avait dans l'entreprise était porteuse évidemment pas seulement d'un mode de production mais d'un type de rapports sociaux et d'un type de société sans doute faut-il s'en débarrasser et certainement pas continuer à cultiver cette stupidité qui consiste à dire nous allons apprendre dès l'école s'il vous plaît primaire le goût d'entreprendre j'ai aussi entendu cette bêtise être propagé sur tous les tons et ça permettait encore une fois de conforter la centralité donc déjà une fois qu'on aura enlevé le côté magique non l'entreprise n'est pas la solution miracle de la condition humaine sen étant des outils çaen est un des aspects mais pas plus et comme tous les autres il soulève autant de questions que il en résout et des fois il en soulève plus qu'il n'en résout ce qui est le cas aujourd'hui puisque du fait du fonctionnement de l'entreprise sous la norme et l'exigence de l'accumulation du capital se produit la destruction de l'écosystème question que eux même ferait bien de se poser mais qui pour l'instant ne les intéresse que sous un seul angle c'est comment faire du profit avec les catastrophes qui déclenchent voilà et ils y arrivent ils arrivent à faire des pompiers privés à faire des sociétés qui possèdent l'eau en Californie et donc c'est pourquoi ce système n'est pas capable par lui-même de se mettre isé et il n'y parviendra jamais pourquoi parce qu'il est capable de se nourrir des turpitudes qu'il provoque ce qui est en fait sans précédent dans l'histoire humaine alors continuons essayons de regarder ce qu'on peut dépoussiérer c'est un mot polycémique alors chaque fois qu'on dit entreprise puisque c'est le sujet de la rencontre de quoi parle-t-on car tout n'est pas du même intérêt pour nous est-ce qu'on parle du collectif de travail qui est une entreprise alors on va parler des rapports sociaux alors on va parler du niveau de formation alors on va parler de la cont iution humaine des outils qu'on va mettre en place est-ce qu'on parle d'un instrument de production alors on va parler des machines on va parler de la division du travail on va parler de la performance productive ce sont des sujets distincts de la performance du capital ou bien est-ce que nous parlons de la structure juridique alors question quand est-ce que ça commence c'est comme le capitalisme personne n'est capable de dire quand ça commence on sait quand on envoie des forme dans le grand commerce on dit en général médiéval àenise he mais non on trouve des choses très très très ancienne pour ma part euh comme j'ai vu que on trouvait des racines à la création de société dès le 14e siècle ou même le 13e siècle il faut savoir que la première horloge publique elle est du 13e siècle elle est en Italie on devrait plutôt s'attendre à la trouver en Flandre puisque c'est là qu'on a les premières entreprises de tisseran mais l'objet lui-même vous allez vous demander quel rapport ça c'est que si vous mettez une horloge publique c'est que vous avez besoin de mesurer le temps si vous avez besoin de mesurer le temps euh il faut que vous en soyez capable ça suppose des machines capables de tronçonner découper et cetera et faire des horloges et deuxièmement qu'est-ce que vous voulez mesurer pourquoi dans mes notices j'ai lu que on faisait ça pour organiser le travail des moines parce que il travaillait et puis il priait il fallait distinguer les deux je n'en crois pas un mot je pense que à l'instant où est apparu une horloge c'est parce qu'il s'agissait de mesurer du temps de travail et de savoir ce qu'on allait le payer et combien de temps on pouvait le faire durer parce que c'est la clé fondamentale de la double nature de l'entreprise c'est à la fois un endroit où l'on produit des biens et deuxièmement c'est un endroit où se produit un miracle une chose extraordinaire la production de surproduits social et dès que nous avons du surproduit c'est-à-dire qu'on produit plus que pour soi-même alors se pose la question de savoir qui est propriétaire de cette surproduction est-ce que c'est celui qui a installé l'entreprise est-ce que celui qui la stock et cetera et cetera les questions sont enchaîne et nous avons à en débattre cependant pour nous qui appartenons à l'école du matérialisme historique nous considérons que le capital n'est pas une chose ce n'est pas un tas de sous dans un coin une pile de titre dans un coffre c'est un processus et c'est donc tout au long de la chaîne qui va faire circuler de la production à la marchandise que va se réaliser l'accumulation si bien que la série suivante des question c'est que si nous avons àaire à une réalité comme je viens de le dire polycémique si elle est naturellement polyvalente on se pose la question de savoir quand est-ce qu'elle commence et pour quoi faire et dans quel proportion c'est sûr qu'on peut dire que le capitalisme comme le patriarcat et comme beaucoup d'autres choses merci beaucoup sont liés à la naissance des villes la fonction première des villes comme le décrit très bien testar ce n'est pas de regrouper des gens au bord d'un fleuve c'est de se demander pourquoi ils se regroupent et au bord d'un fleuve et pourquoi dans cette forme particulière d'organisation du territoire car les villes ne sont pas des gros villages les villes sont caractérisées dit etestar par une fonction le stockage et le stockage ça suppose la capacité d'accumuler l'accumulation est donc un processus anthropologiquement lié à la condition humaine on ne peut pas imaginer une société dans laquelle personne n'accumulerait rien et donc cette accumulation prend-elle un caractère privé ou un caractère social voilà l'une des questions qui va être à la base de l'analyse de qu'on fait de l'outil de production dans quel sens il va et au service de quoi il est ce que nous appelons le capital la plusvalue formé dans le cycle de la marchandise et de l'argent peut aussi s'appeler surproduit social une société qui serait on ne sait pas comment ça fonctionnerait mais entièrement collectivisée aurait à se poser la question de savoir la quantité de surproduit qu'elle extrait du travail humain et de comment elle le réparti on n'échappera pas à ces questionsl donc il est vain de les attribuer comme une tare au capitalisme c'est la façon avec laquelle il le fait qui pose problème pour nous plutôt que l'acte lui-même que des capitalistes nourrissent comme ils disent en produisant de l'agroalimentaire ne nous pose pas le problème de la nourriture nous n'y échapperons jamais la question qui nous est posée c'est de savoir qui la produit et comment et dans quelles conditions on y accède à chaque fois on va donc trouver un rapport social et un rapport social marqué par les dominations comment libère-t-on la société des dominations peut-on imaginer une société libérer des dominations et bien c'est la question qui au fond est posée à la l'idée anticapitaliste et à l'idée antiproductiviste qui n'a jamais voulu dire ni la suppression du surproduit ni la suppression de la production elle-même alors je disais il y a donc des critiques à faire immédiatement du concept débarrassons-le de son aspect magique tâchons de le situer précisément dans les rapports sociaux mais ensuite libérons-le de quelquesunes de ces facess qui participe de la lutte politique par exemple l'entreprise ça serait comme j'ai dit tout à l'heure juste le rapport juridique les actionnaires donc la bonne santé de l'entreprise c'est quand l'actionnaire est joyeux car alors il il investit à boncian porté par sa joie et son bonheur de vivre et donc il analyse finement où à loué la la ressource naturellement ceci est une énorme blague qui ne tient pas compte du fait comme j'ai dit tout à l'heure que l'entrepreneur est incapable de se libérer des tar du système qu'il met en mouvement et que arrivé à un certain point il va au fond du pouvoir qu'il exerce c'est-à-dire un pouvoir absolu c'est-à-dire que pour finir l'actionnaire va se soucier uniquement de l'accumulation du capital qu'il provoque pour sa satisfaction ou on va faire court le rapport juridique particulier et pas celui du collectif voilà donc il n'y a jamais de ruissellement le ruissellement est une fadèse pour les gogos pour leur faire croire que plus le riche est riche et plus le pauvre aura des grosses miettes et plus le riche est riche plus il saura quoi faire de son argent tandis que le pauvre qui est un imbécile par nature et qui est responsable de sa pauvreté et bien sûr incapable de savoir quoi faire de cette ressource c'est ce monde mythologique hein de la tout puuissance des uns et de l'absolue stupidité des autres qui structure l'idée que la bonne entreprise c'est celle où l'actionnaire est content je peux vous dire que la satisfaction de l'actionnaire varie suivant les époques et les siècles personnellement au siècle précédent quand on parlait deun rapport de 4 5 % nous hurlions à la surexploitation et à l'esclavage des travailleurs aujourd'hui si vous leur donnez moins de 10 % ils ferment la boîte et ils mettent tout le pognon qu'ils ont dans un fond de pension qui circule à la vitesse que vous connaissez si c'est la vitesse de possession d'une action c'est 11 mois en moyenne si c'est dans le trading à haute fréquence et 2 secondes voilà le capitalisme de notre époque est en proid à un rythme interne qui lui est donné par un maître du bal qui fonctionne à la cadence de 2 secondes donc critiquer aller à le l'efficacité du concept ce n'est pas les actionnaires est-ce que c'est un lieu autonome si vous parlez avec un patron de quoi va-t-il vous parler son entreprise c'est bien normal mais aucune entreprise n'existe par elle-même ni n'est un lieu autonome c'est forcément une intersection de réseau il est impossible pour un pouvoir politique comme le nôtre qui pense qu'il a à faire avec la production pardon c'est une thèse ça va au contraire de l'Ordo libéralisme à l'allemande qui s'est répandu dans toute l'Europe c'est-à-dire la politique n'a rien à voir avec l'économie elle est priée de s'occuper d'autres choses et laisser l'économie vivent d'après ses propres lois qui sont des lois de la nature comme chacun le sait donc dans cette dans cette vision on ne considérera jamais l'ensemble des réseaux qui contribue à la possibilité qu'il y ait cette interconnexion qui s'appelle l'entreprise enfin l'entreprise n'est jamais neutre vous remarquerez que c'est un sujet qui est par exemple on dit nous voulons réindustrialiser la France et toutes sortes de politicien flanqués de gens dont c'est l'intérêt sont là sautiller en rond pour réindustrialiser pardon mais ceci ne présente aucune espèce d'intérêt réindustrialiser pour quoi faire la question qui est posée c'est soit celle de l'offre soit celle de la demande si nous discutons de la demande de quoi a-t-on besoin et alors on se posera la question de savoir quel est l'outil de production dont on a besoin si la France doit continuer à avoir un rôle dans le monde ça peut pas être simplement en multipliant le nombre d'entreprises qu'elle possède et l'accumulation la France possède rien ce sont toujours des personnes privées qui possèdent l'extraction qu'ils font du du capital dans les pays dans lesquels ils sont c'est donc avec d'autres moyens qu'on va raisonner peut-être en partant des besoins et en se demandant quels sont les besoins question qu'on sait jamais posé par exemple moi on me jette à la figure régulièrement que le capitalisme de notre époque qui est bienveillant et bienfaisant a permis de faire entrer dans le marché mondial telle telle telle économie et donc on mesure qu'il y a une dollarisation de cette économie pensz qu'elle réussite puisque même des dollars comme c'est modern bon mais derrière qu'est-ce qu'il y a au lieu du sorgo on a mis du blé que les gens ne consomment pas au lieu d'élever tel ou tel bétail on va élever des poulets dont il arrive déjà des morceaux par l'Union européenne et cetera et cetera on ne parle pas des besoins on parle de la norme avec comme norme absolue l'accès au marché mondial et bien ce concept aussi il faut le mettre en discussion est-ce qu'il n'y a d'entreprise possible qu'à échelle du marché mondial et pardon de vous dire que c'est pas une question nouvelle parce que l'empire romain c'est déjà une mondialisation il ramasse le blé qui a en Égypte et il se la question de savoir où on enlante et où ça vaut la peine parce que si c'est en Italie ça vaut moins la peine qu'en Égypte et déjà à l'époque pardon de aller chercher si loin mais l'agriculture égyptienne a été détruite par les objectifs de production qui étaient des objectifs de production pour un empire là où auparavant on avait produit pour un pays la question de la relocalisation n'est pas une question obsène ça n'est pas réduire que de relocaliser c'est penser différemment la production et les outils qu'on met en œuvre et les qualifications qu'on va donner donc à ces trois critiques dont celle de la neutralité de la production on va finir je vais finir moi mon mon ouverture de tous les problèmes que je vous mets sur les genoux la question bien sûr du sous-investissement du capital je vous ai dit tout à l'heure la perversité d'un système qui prétend ruisseler ne ruisselle pas du tout et qui est en phase de sous-investissement permanent alors il donne sans arrêt des leçons hein aux ouvriers faut produire davantage les salariés plus être Mo malade être opportunément malade si vous pouviez choper la grippe en août c'est mieux que en décembre parce que tout le monde l' en décembre c'est une banalité totale et ça oblige à accroître les structures tout ce discours moralisateur le pauvre est responsable de sa pauvreté le malade est responsable de sa maladie et cetera qui vise à intérioriser la police politique dans la tête des gens pour qu'ils se sentent coupable c'est cette affaire il faut bien voir que les importants ne se l'attribuent jamais pourquoi sous-investissent-il pourquoi c'est une question qu'on pourrait leur poser que vont-ils faire venir jeter des larmes c'est parce que les ouvriers français coûtent trop cher parce qu'ils sont trop souvent malades parce que parce que parce que parce que tout ça est faux ce n'est pas vrai nous avons fait tout ce que nous avons fait dans le passé par les progrès de la technique par notre capacité à améliorer la productivité du travail et l'amélioration de la productivité du travail la robotisation qui est en retard en France d'une manière absolument spectaculaire par rapport à la Corée du Sud par rapport au Japon par rapport au chinois par rapport à tout le monde pourquoi est-ce que nous aurions avoir peur de la robotisation on est devenu fou quoi les machines c'était fait pour soulager la peine de l'être humain au travail c'était fait pour augmenter la production dans des dans des conditions qui demandent moins de travail pour avoir plus de temps libre et peut-être avoir des productions de meilleur niveau maintenant on fait comme si la production était un objectif en soi produisez ce que vous voulez comme vous voulez n'importe où n'importe comment du moment que ça se vend et pour que ça se vende il faut qu'il y ait un marché mondial et quand il y a un marché mondial celui qui domine son segment impose ses normes et impose sa manière de faire si bien que les autres ne peuvent plus accéder à ce moment-là aux mêmes échelles de production et aux mêmes débouchés donc le sous-investissement du capital est pour nous une question avec la classe capitaliste et avec la classe capitaliste il y a un compromis qui est nécessaire personne sauf à raconter n'importe quoi n'est capable de dire qu'il va collectiviser toute une économie dans la durée de un mandat présidentiel en 5 ans ça n'existe pas ce n'est pas vrai par conséquent oui à une économie mixte c'est ça que nous voulons faire donct une partie de la production dont une partie de l'échange dont une partie de l'usage sort du marché pour entrer dans la consommation la sphère de la consommation sociale mais pour autant il y a un compromis à voir nous ne pouvons pas avoir de compromis avec les multinationales dans les conditions dans lesquelles nous luttons aujourd'hui la relocalisation est un des instruments et enfin il faut compter sur l'ennemi pour faire les erreurs avec lesquelles nous allons peut-être pouvoir agencer notre propre travail si Monsieur Trump veut supprimer l'impôt mondial à 15 % maximum qu'on prétend lui imposer pour lui substituer l'impôt de l'économie de guerre 5 % du PIB consacré à acheter des armes évidemment américaines personne ne parle d'acheter des rafales il est question d'acheter des F35 et ainsi de suite c'est 5 % d'un tribut perçu sur le monde entier au profit de l'économie nord-américaine qui n'est compétitive dans à peu près aucun domaine sauf ce de l'économie d'armement et des fournisseurs de l'économie d'armement c'est aussi vieux que les États-Unis d'Amérique même donc bref si nous voulons aller contre cette pente là la question du compromis social nous est posé le compromis social se fera avec ceux qui veulent bien faire un compromis ceux qui ne veulent pas faire de compromis seront combattus si Monsieur Trump décide de ne plus mettre 15 % qu' ne supportera plus contacte les entreprises américaines nous aurons donc le droit de les dehors évidemment eux diront mais si vous nous mettez dehors nous vous feront comme on fait pour tel ou tel produit il y a un produit américain dans ce que vous faites vous je sais pas ce que vous fabriquez dans la vie mais bon est-ce qu'il y a un produit américain vous avez pas le droit ce qu'ils nous font déjà chaque fois qu'ils mettent des sanctions économiques ils interdisent toutes les productions françaises qui contiennent des produits américains et le non dit c'est que souvent on met comme ça pour dire vous AZ on est copain on fera comme vous nous dites et voilà pourquoi on fait un accord sur le nucléaire en Iran on rentre nos productions il décide qu'il y a plus d'accord sur le nucléaire on sort nos productions et cetera et cetera par conséquent si vous entrez dans un monde de conflit il faut apprendre à gérer le conflit pas en avoir peur mais utiliser l'énergie du conflit c'est pour ça que ceux qui me font des reproches sur la conflit actualité me font bien rigoler surtout quand c'est un agrégé de latin et de grec je lui ai déjà dit bah écoute mon pote à Carolie héracllit il te dit le futur est l'enfant de la discorde bah oui c'est la contradiction pour dire sa poliment et euphémisé qui fait avancer le monde et c'est elle qui nous fera avancer dans la phase suivante le deuxème point c'est les facteurs de production qui sont en tension et là ce sont les problèmes à gouverner nous ne pouvons pas continuer avec des gens malheureux au travail comment on peut leur faire comprendre que deux morts par jour au travail c'est trop mais je mets même cette question de côté comment comprendre qu'aller au boulot avec la boule au ventre c'est pas une bonne idée que la production s'améliore quand la condition des salariés s'améliore que ça a toujours été comme ça que les plus hauts niveaux de productivité ont été atteints dans les périodes où on a donné le plus de droit au salariés et que plus grande est la participation du salarié à la décision et au partage meilleure est la production qui est faite au bout du compte et une fois qu'on a critiqué les conditions dans lesquelles on produit on peut entrer dans une discussion sur le produit lui-même dans d'autres conditions tout ça c'était pour dire que la science économique est pas la seule à entrer en ligne de compte surtout si elle doit ignorer tous ces paramètres pour comprendre ce qu'est l'entreprise et ce qu'on peut faire avec alors le système de l'économie mixte suppose contiendra toujours un rapport de force sociale et le rapport de force et la conflictualité ne sont pas des aspects malsins de la réalité c'est la réalité elle-même et par conséquent ce qui est malsin c'est de nier la conflictualité c'est de faire comme s'il était possible de l'éteindre et quand je parle de la conflictualité je parle évidemment de celle qui concerne le partage de la richesse mais d'une manière générale toutes les conflictualités je prends un ultime exemple lorsque nous avons décidé de faire un enseignement dans l'enseignement professionnel qui s'appelait l'enseignement civique juridique et social alors on a consulté 1200 prof pour mettre ça au point arrivangard l'IMM et un autre du bâtiment celui du mm ça l'intéressait pas ce que je racontais il pensait que c'était bon celui du bâtiment il me dit écoutez monsieur mchon c'est bien on est content bon c'est des bons gars alors bon mais vous voyez bien nous on a besoin de maçon on a besoin de platrier on a besoin alors bon l'enseignement civique bien sûr juridique pourquoi pas je dis mais monsieur regardez au moins ce qu'il y a dans le livret on dit qu'on va passer du péromptoire à l'argumenter c'est une valeur humaine hein entre la boisent et la chanson quoi en gros bon passer du péremptoire à l'argumenter alors je lui dis monsieur monsieur quel est le meilleur chef d'équipe dans le bâtiment celui qui gueule tout le temps ou celui qui explique évidemment celui qui explique bah c'est moi qui ai gagné c'est pas vous c'est ça qu'on leur apprend passer du péromptoire à l'argumenter le péromptoire c'est allez au boulot l'argumenter c'est bon les gars on commence par là et on va aller là et on va faire commeci puis à midi on s'arrêtera là on fera voilà c'était que ça autrement dit c'était une valeur humaine ajoutée les êtres humains sont pas des pions les êtres humains sont des êtres humains donc on les traite comme des êtres humains et si on les traite comme des êtres humains ce qu'ils font est humainement acceptable et performant je pense que cette règle là nous devons la porter si on veut être entrer dans la conflictualité avec un autre sujet à MRE sur la table que simplement la répartition de la richesse qui est une très grande importance mais qui comme vous le savez est une discussion neutre on répartit quelle richesse pourquoi faire la richesse de quoi pour acquérir quelle autre richesse en quoi consiste la condition humaine et bien nous pourrions dire déjà à ce que les droit de l'espèce soit respecté et savez-vous quels sont les droits de l'espèce c'est pas de posséder trois téléphones c'est de pouvoir dormir dans la nuit avec une vraie nuit c'est de pouvoir dormir dans le silence le vrai silence c'est de pouvoir se loger dans des conditions où l'on ne se met pas en danger en se logeant et cetera c'est 4 5 6 et évidemment par provocation et pour vous amuser je vous dirais que s'il n'y a pas de nature humaine nous le savons tous ici puisque c'est toujours un résultat social il y a une condition humaine et le matérialisme historique reconnaît qu'il y a une condition humaine comme le disait Carl Marx il faut chaque jour reproduire et chaque heur la vie en produisant en respirant et en travaillant voilà pourquoi naturellement le thème de l'entreprise est un thème qui existe c'est un thème qui a une signification collective de travail statut juridique et cetera et cetera et cetera mais il a d'abord un sens qui est historique et humain qu'allons-nous faire quand nous devons avoir à inventer des entreprises qui réparent l'écosystème qu'allons-nous faire quand nous allons chercher à faire muter une partie des performances de la production qui était lié au process même de production que nous allons essayer de le faire passer au biomimétisme en savant l'accumulation qui faut que on mette en place qu'est-ce que nous allons faire de la production quand tous les processus intellectuels seront capables d'automatisation dans ce qu'on appelle assez bêtement l'intelligence artificielle je dis bêtement parce que comme personne n'est capable de dire en quoi consiste l'intelligence je trouve extraordinaire qu'on puisse la réaliser artificiellement mais ce qu'on comprend tous c'est que c'est une automatisation des process cognitifs et cette automatisation peut-être en partie réparti dans les machines est-ce que nous allons nous mettre à pleurer en cadence et exiger le droit de pouvoir continuer comme avant non non bien sûr que non tout ce qui va rendre plus performant et moins de travail humain donc soulager la peine humaine et donner du temps libre sera bienvenu à condition qu'on se répartisse une richesse le temps que ça libère voilà merci

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