Laure Darcos : « Il ne faut pas mentir à nos jeunes comme quoi on va abroger Parcour-sup comme ça »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:44OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous pensez qu'ils retourneront en cours lundi ou que le mouvement va se poursuivre ?
- 2:27RelanceRéponse directe
Mais est-ce que ce n'est pas paradoxal ? Les secondes qui continuent le mouvement alors que Parcoursup saute en 2028 ?
- 3:07OuverteRéponse directe
Pourquoi Jean-Michel Blanquer est si seul à défendre ce bilan ?
- 5:12OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est lié à l'impopularité d'Emmanuel Macron qui fait que même l'ancien camp macroniste ne veut plus plaider en faveur de ces réformes ?
- 8:33RelanceRéponse directe
Est-ce qu'elle a eu raison d'adopter cette posture ?
- 11:08OuverteRéponse directe
Qu'attendez-vous du système d'enseignement supérieur français ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:48Fait
« La critique est aisée, mais l'art est difficile. »
- 5:12Fait
« Jean-Michel Blanquer a été lâché par le camp macroniste. »
- 5:54Fait
« La stabilité d'avoir un ministre de l'éducation nationale pendant 5 ans je pense que c'est nécessaire. »
- 7:12Fait
« Parcoursup, selon lui, qui a permis de donner un choix infiniment plus grand aux élèves de France. »
- 11:49Chiffre
« Le bac c'est 90%, on n'avait pas ça à notre époque. »
- 19:31Fait
« La jeunesse a besoin d'horizon. »
Temps de parole
- ?100 %
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Laure Varcoz, vous êtes sénatrice et indépendante de l'Esso. Membres d'Horizon, les vacances qui y touchent à leur fin, les lycéens reprendront-ils le chemin des cours ? Lundi, Emmanuel Macron souhaite qu'il le fasse dans le calme, jugeant qu'ils ont été entendus. Jean-Michel Blanquer a défendu hier ces réformes de l'époque à l'origine de la colère, notamment Parcoursup. Parcoursup qui a fait l'objet d'un vif débat dans le même temps hier à l'Assemblée nationale en présence de Sébastien Lecornu. Alors, comment redonner aux jeunes un horizon ? On va en parler pendant cette demi-heure. D'abord, Emmanuel Macron, on l'a entendu, qui demande aux lycéens de retourner en cours. Il dit qu'ils ont été entendus avec du du retard, certes, mais qu'ils ont été entendus.
Est-ce que vous pensez qu'ils retourneront en cours lundi ou que le mouvement va se poursuivre ? Alors, ça dépendra je pense des niveaux. J'en ai parlé avec des proviseurs dans mon département de l'Essonne. Je pense que les premières et terminales, on se rend compte que pendant trois semaines, un mois, ils n'ont pas eu de cours. J'étais avec Edouard Geffray le vendredi de la sortie et il y avait une professeure de français qui nous dit qu'elle avait essayé de faire un cours en visio pour justement ses élèves de français en première. Et en fait, les petits malins s'étaient refilé le lien Teams de la visio pour la perturber. Et elle a fini, alors qu'elle essayait d'empêcher certains
de rentrer dans le cours virtuel, elle a fini par avoir des photos pornographiques et des menaces de mort, donc elle a arrêté. Et je pense que du coup, les premières terminales, eux auront peut-être quand même conscience qu'il va falloir rattraper le retard. Pour les secondes, c'est plus compliqué. Et c'est ce que nous ont dit beaucoup de proviseurs. En fait, ce sont les secondes qui n'ayant pas cette pédamoclès au-dessus de la tête, qui arrivent en fait dans le lycée, peuvent pouvoir continuer à peut-être revendiquer certaines choses. Mais bien sûr, oui, il faut qu'ils retournent dans leurs établissements. Je pense qu'en effet, ils ont été entendus. On
en parlera après sur Jean-Michel Blanquer. Qu'en effet, ils aient vraiment des journées à trous, c'est évident. Après, il faut du coup avoir des établissements qui puissent les accueillir dans des CDI pour qu'ils puissent travailler aussi pendant la journée, il faut qu'ils apprennent ça. Mais est-ce que ce n'est pas paradoxal ? On va revenir longuement sur Parcoursup tout à l'heure, mais que ce soit de ce que vous nous racontiez, les secondes qui continuent le mouvement, alors que si Parcoursup saute en 2028, c'est secondes n'auront pas la réforme Parcoursup. On va en parler, je pense que là où ils se trompent complètement, c'est que pas du tout Parcoursup, on a connu APB, on a connu le tirage au sort,
d'avoir nos parents qui faisaient la queue à 3h du matin devant les facultés pour attendre de savoir si on avait les résultats. Oui, il y a eu l'époque du premier arrivé, premier service. Il est bien sûr peut-être perfectible, mais sans Parcoursup, ou en tout cas sans un système comme celui-là. Ce seront les classes les plus défavorisées et donc les jeunes les plus loin de la possibilité d d'avoir des parents qui les pistonnent pour aller dans les bonnes écoles et les facultés, et je pense même notamment aux territoires ruraux et suburbains qui seront les plus impactés. Alors vous avez auditionné hier Jean-Michel Blanquer, il était ministre de l l'éducation nationale durant le premier quinquennat Macron,
de 2017 à 2022, il a mené, Quentin, deux grandes réformes du lycée et de parcours sub des réformes qui sont donc au cœur aujourd'hui de cette mobilisation lycéenne mais que Jean-Michel Blanquer a défendu coûte qu'au – Oui, pendant plus de deux heures, l'ancien ministre de l'Éducation n'a pas formulé beaucoup de mea culpa, on peut le dire. À deux reprises, il a même cité cette formule. La critique est aisée, mais l'art est difficile. Jean-Michel Blanquer a expliqué avoir le sentiment d'être le dernier et le seul à encore défendre les réformes menées pendant le premier quinquennat d'Emmanuel Macron, sur le plan de l'éducation nationale en tout cas. Il serait ainsi devenu un bouc émissaire, il employait le terme et ce alors que selon lui les réformes étaient les bonnes.
Il faut le dire depuis son départ en 2022 la France a connu sept ministres successifs de l'éducation nationale qui sont donc restés en moyenne huit mois ministre. Écoutez un premier extrait de l'audition d'hier dans le propos introductif de l'ancien ministre. Alors évidemment il est toujours très commode de trouver un bouc émissaire comme Parcoursup, éventuellement comme votre serviteur. Sachant que par exemple pour Parcoursup, pour tous ceux qui en ont la mémoire, il est évident que c'est pas moi qui ai fait Parcoursup sur un coin de table. Ce qui est très étonnant c'est que je sois le seul dans le débat public aujourd'hui à venir le défendre comme je vais le faire maintenant. Alors alors Darcos, pourquoi Jean-Michel Blanquer est si seul à défendre ce bilan ?
Est-ce que c'est lié à l'impopularité d'Emmanuel Macron qui fait que même l'ancien camp macroniste ne veut plus plaider en faveur de ces réformes ? Qu'est-ce que vous en pensez ? Oui je pense que Jean-Michel Blanquer a été lâché par le camp macroniste. Je pense même que Gabriel Attal lui avait bien savonner la planche en partant. Il a été le chouchou pendant 5 ans, au début de son mandat. La stabilité d'avoir un ministre de l'éducation nationale pendant 5 ans je pense que c'est nécessaire. Parce que justement comme il l'a dit, il a pu porter des réformes jusqu'au bout. Résultat forcément du coup c'est à lui après de complètement les assumer.
Mais le chaos de l'année suivante où on a eu en effet six ministres en un an, je ne pense pas que c'est vraiment beaucoup avantagé le système éducatif. Les professeurs ne savaient plus où ils en étaient. Chacun y a été de sa réforme et lui au moins il a été là pendant cinq ans. Ses réformes ne sont pas parfaites et on pourra y revenir même si on va y revenir. Mais en tout cas il les assume et je trouve qu'en tout cas ça a été salué quand même par plusieurs d'entre nous. Il a eu le courage en effet de venir et d'essayer de défendre son bilan. De répondre point par point. On va y venir puisque l'ancien ministre a donc tenté justement de répondre point par point aux critiques venues des sénateurs. Des critiques qui étaient très nombreuses et de quasiment tous les bords politiques.
Voilà je me Chelle Bancaire semble bien seul aujourd'hui à encore trouver que ces réformes étaient les bonnes. On va prendre les critiques dans l'ordre. Les emplois du temps trop chargés, c'est pour permettre aux lycéens de choisir davantage d'enseignement de spécialité et ça vient à la place des filières S, S, E, S et L. S'il y a des trous dans les journées, les lycéens peuvent aller travailler en salle d'études. Le mécontentement des lycéens, c'est peut-être parce qu'on a fortement relevé le niveau des élèves au lycée que l'on a remis les élèves au travail, je cite. Quant à Parcoursup, selon Jean-Michel Blanquer, la plateforme a été favorable aux boursiers. Elle est guidée, je cite, par la bienveillance la plus forte envers les élèves.
Un argument qui a failli étouffer les sénateurs de gauche faire s'étouffer les sénateurs de gauche. Enfin, Parcoursup, selon lui, qui a permis de donner un choix infiniment plus grand aux élèves de France. Écoutez un deuxième extrait de l'audition d'hier. J'ai fait un calcul de quantable, je le reconnais, mais ce sont au moins plus de 500 000 qui ont été, entre guillemets, sauvés de l'échec scolaire dans ces années-là, puisque c'est ces 100 000 élèves qui ont échappé à l'échec de fin de première année. Et qui, par ailleurs, et là aussi c'est un autre problème démocratique. On a les manifestations de ceux qui ne sont pas contents, je l'entends. On n'a pas évidemment de manifestations de ceux qui sont contents. – Alors on retiendra aussi que l'ancien ministre a tout de même
évoqué des pistes pour améliorer les choses et il a expliqué quelques regrets. – Oui tout à fait, il aurait fallu aussi réformer le collège, selon Jean-Michel Blanca, cette autre réforme a manqué, l'ancien ministre a reconnu que l'orientation des élèves restait un point faible en France, alors pourquoi pas donner cette compétence complète aux régions ? C'est ce qu'il a dit hier. Globalement, on retient que l'ancien ministre a bien tenté de sauver son bilan. Les évaluations en début d'année qui concernent plusieurs niveaux de classe, c'est une révolution quant à l'angoisse de la jeunesse, elle est sans doute aussi nourrie par les critiques que les adultes formulent. Lors d'Arcos, que retenir du fond ? Jean-Michel Blanquer a donc dénoncé la plupart des critiques formulées en audition hier.
Il a même contesté les travaux du Sénat, le rapport de 2022 qui s'en prenait à sa politique. Est-ce qu'elle a eu raison d'adopter cette posture ? Alors je ne pense pas. J'ai trouvé en effet qu'il était très tendu et vraiment oui, sur de son fait et donc dans aucun mea culpa, moi Moi-même, je n'ai pas voulu appuyer là où ça fait mal. Ici, on revient sur la réforme du lycée. Vous savez que notre délégation Droits des femmes a fait un rapport sur Femmes et Sciences qui ont montré que c'est cette réforme du lycée, avec la fin des maths dans le ton commun
qui avait fait que ça avait été du coup une dégringolade de jeunes femmes, mais même aussi de jeunes hommes en rentrant dans des prépas scientifiques. Ça, il ne l'a jamais reconnu. Sur l'orientation, c'était pour répondre à ma question quand je lui ai dit que Parcoursup, c'était une chose, mais en fait, c'était bien de plus en amont qu'il fallait pouvoir faire à rentrer l'entreprise, différents métiers, dès le collège, pour que les jeunes puissent avoir peut-être plusieurs expériences dans des entreprises et pas faire ce qu'on appelle les stages photocopie pour qu'ils puissent même aller peut-être vers des filières professionnalisantes qui leur permettraient d'avoir des métiers plus rapidement et plus concrets.
Et ça, par contre, j'ai du coup apprécié parce est-ce que son idée de dire « donnant toute la compétence d'orientation aux régions », j'ai trouvé que c'était plutôt… Pour la compétence aussi des entreprises. Voilà, exactement. Mais pour revenir sur le fond, Parcoursup a été c'est perfectible et s'est perfectionné tout le long, en fait, d'ailleurs, de son mandat. Puisque moi, j'ai essuyé les plâtres avec mon fils la première année, c'était extrêmement rigide. Enfin, je veux dire, on n'avait même pas le droit de mettre un apport un peu personnel du profil de l'élève. S'il avait fait un BAFA, s'il avait participé à une association, les choses se sont quand même beaucoup améliorées. Par contre, l'opacité des algorithmes qui ont souvent été condamnés...
La boîte noire, que mon cher collègue Pierre Ouzouias mettait souvent en avant. Elle reste là et je pense que c'est pour les parents et pour les élèves un des points
Sébastien Lecornu a posé une série de questions sur ce qu'entraînerait justement la modification voire la suppression de Parcoursup pour l'accès à l'enseignement supérieur. On l'écoute. Derrière les critiques de l'outil Parcoursup, certains Certains veulent, pour l'accès aux études supérieures universitaires, une sélection plus affirmée. D'autres veulent au contraire la supprimer intégralement. Qu'attendez-vous du système d'enseignement supérieur français Quel rôle voulez -vous lui confier ? Quels critères d'admission proposez-vous ? Quelle place pour le baccalauréat et le contrôle continu ? Comment répondre lorsque les demandes dépassent les places disponibles ? Comment accompagner ensuite les étudiants vers la réussite Quelles sont vos réponses lors d'Arcos ?
Déjà, est-ce que le bac doit garantir automatiquement l'accès à des études supérieures ? Alors c'est bien le problème, c'est qu'on le donne, enfin le bac c'est 90%, on n'avait pas ça à notre époque, c'est même un peu Donc tout le monde là, en effet, ça n'est plus le premier diplôme viable pour se dire qu'après on va pouvoir rentrer dans le monde du supérieur. Pourtant, Jean-Michel Blanquer dit que le niveau a été fortement relevé ? Paradoxal ? D'accord. Moi, je ne pense pas. Enfin, je veux dire, il peut remettre en cause Pisa. Il a parlé de l'autre barème, en fait, qui montre que la France est bien placée. Non, le niveau n'a pas monté. Et aujourd'hui, c'est paradoxal parce que je pense
qu'il y a des jeunes qui sont peut-être, je vous dis ce que je disais tout à l'heure, dans l'incapacité d'aller vers des filières et tant mieux parce qu'elles sont plutôt embouteillées des filières longues en sociaux, enfin tout ce qui est sciences humaines ou STAPS ou autre, comme l'a dit le premier ministre, c'est engorgé où il n'y a pas assez de place et donc il ferait mieux d'aller vers des filières professionnalisantes. Et de l'autre côté, on pousse des jeunes qui eux par contre réussissent bien leurs études supérieures à être surdiplômés, à rester trop longtemps dans la dans les études et cela n'arrive pas à trouver non plus de boulot à la sortie donc il ya un vrai paradoxe et je pense qu'en fait je dis c'est vraiment
bien bien plus en amont on devrait se poser la question qu'est ce que tu veux faire est ce que tu connais tel ou tel métier d'avenir et voilà la trace pour pouvoir essayer de d'y parvenir avec quand même un avantage et je n'ai jamais entendu dans les chez les lycéens. Ils ne se rendent pas compte qu'ils ont la chance d'avoir beaucoup plus de passerelles entre les différentes filières, ce que nous n'avions pas du tout. Une fois qu'on était dans un couloir, on ne pouvait pas en changer. Là aujourd'hui, il y a 36 milliards de façons de pouvoir changer de métier ou même de formation à tout moment. – Et on va voir quelles sont les questions de la presse régionale. On va aller tout de suite retrouver Mathieu Perrineau.
Bonjour Mathieu, merci d'être avec nous, vous êtes le directeur de l'agence de Vichy au journal La Montagne et vous avez aussi des questions pour Lord Arcos. – Oui bonjour Madame la sénatrice, alors on l'a vu la parole des lycéens a été un peu baïonnée les 17 et 24 octobre, on a vu des débordements parfois très violents. On a entendu les responsables politiques accuser souvent l'ultra-gauche de jeter de l'huile sur le feu, mais à Clermont-Ferrand, à quelques kilomètres d'ici, le 24 On a vu aussi des militants d'ultra-droite, néo-nazis s'inviter dans le centre-ville de Clermont-Ferrand pour soi-disant protéger des commerçants qui ne leur avaient absolument rien demandé. Globalement ça dit quoi de notre société cette polarisation de plus en plus
violentes qui semblent complètement dépasser la classe politique ? Ça veut surtout dire que pour moi le grand méchant ce sont les réseaux sociaux. D'ailleurs, nos jeunes nous ont dit que c'est comme ça qu'ils s'étaient réunis dès les premiers mouvements et donc vous avez l'ultra-droite, l'ultra-gauche qui qui profitent de ces mouvements, de ces réseaux sociaux pour d'une certaine manière, bien évidemment, soit se réunir pour profiter de la situation. Deux manifestations en effet pacifique au départ avec beaucoup d'humour pour pour certains de
ces jeunes même malgré cette angoisse de l'avenir donc je pense que on en a parlé au moment du 17 octobre il ya un vrai vrai souci de la manipulation par les réseaux de mouvements extrêmement violents, extrêmement durs et qui... – Mais comment on fait ? Il faut aller jusqu'à les interdire ces réseaux ? – Ah moi oui. Oui parce que en fait cette spontanéité qu'on connaissait des manifestations même du 1er mai avec des syndicats qui savaient très bien gérer en fait la foule, ça avait très bien géré les débordements. On ne va plus pouvoir en fait s exprimer pacifiquement en fait dans nos rues. Et nos jeunes avaient besoin de cette expression et malheureusement elle a été après récupérée et j'en ai été
désolée parce que bien évidemment c ils n'étaient plus audibles, on n'était plus dans le pourquoi en fait de cette grogne. Je voudrais quand même rajouter aussi. On parle beaucoup de liberté d'expression en ce moment, le droit de manifester, le droit aussi d'utiliser les réseaux sociaux, d'aller sur Internet. Qu'est-ce que vous leur répondez alors ? Comment vous faites pour interdire ça ? Alors déjà l'interdire, on a commencé à le faire dans les établissements scolaires et tant mieux, mais comment faire ? C'est de pouvoir avoir peut-être un système de renseignement qui permette en effet de... Pourquoi pas, je ne sais pas si c'est possible de brouiller ou en tout cas de s'infiltrer eux-mêmes dans ces réseaux les les plus violents.
Et que nos jeunes comprennent qu'on essaye... Moi, c'est mon item le plus important. Il faut qu'à l'école, on apprenne à nos jeunes d d'être des bons citoyens. Pour être des bons citoyens, il faut qu'ils acquièrent l'esprit critique et donc de ne pas être des moutons. L'esprit critique, c'est aussi pouvoir faire la part des choses dans les réseaux sociaux et de pouvoir faire en sorte que lorsque on va leur donner des fausses informations, des choses extrêmement violentes, j'ai une petite fille qui a été dans les manifestations et qui, elle aussi, me racontait des choses qui étaient complètement différentes de de la réalité, soit de ce qui se passait à l'école.
Pour Parcoursup, je sais qu'en ce moment, on est en train de dire qu'en effet, du jour au lendemain, on peut arrêter Parcoursup et changer de système. Non, il va falloir passer par la loi on va pas il ne faut pas mentir sur les réseaux à nos jeunes comme quoi demain on va pouvoir changer de système parcours sup ça a été par la loi donc le problème c'est que on leur raconte tout et n'importe quoi peut-être que nous mêmes la classe politique raisonnable on n'est peut-être pas assez sur ces réseaux en fait et je trouve que au fond le signal quand même hier du président de la république d'avoir été s'exprimer avec hugo décrypte est un bon signal je pense qu'il Il faut qu'on puisse, en effet, peut-être prendre la voix des influenceurs pour pouvoir essayer de parler à nos jeunes
puisque nous, on n'arrive pas à le faire dans des plateaux traditionnels. – Un dernier mot, Mathieu. – Oui, globalement, on voit très bien que ça pose des soucis, effectivement, peut-être de génération ou peut-être techniques, technologiques. Mais est-ce que le gouvernement est à la hauteur de la situation ? Est-ce que la classe politique est à la hauteur de la situation ? Et est-ce que les candidats à la présidentielle globalement le sont ? En tout cas, je pense que très souvent on n'utilise les jeunes qu'au dernier moment dans les campagnes en disant qu'on va avoir besoin de leur voix. J'avais un collègue qui nous disait l'autre jour en réunion de groupe qu'à ses stagiaires,
il leur faisait travailler sur tous nos textes de loi pour savoir si c'était des choses qui pouvaient leur parler. Et en fait, non, on ne parle pas aux jeunes. Et en fait, on les met dans des silos, on va parler de leurs problèmes scolaires, mais on va leur parler logement, on va leur parler permis de conduire, on va leur parler de choses, mais jamais mais de, en fait, leur génération et une vision et une vraie perspective. Alors moi, juste si tu peux faire un peu de politique, ce que j'ai apprécié par exemple d'Edouard Philippe au moment de son lancement de campagne le 5 juillet, ça a été de dire comme ligne directrice « En fait, je voudrais que ma campagne, mes propositions, ça soit la France que je veux laisser à nos enfants.
» Et du coup, vous mettiez comme sous-titre la jeunesse a besoin d'horizon. Je pense qu'en effet, c'est peut-être aussi un signal pour que en effet, on repense cette campagne par rapport à cette jeune génération qui a vécu le Covid, qui a vécu toutes ses angoisses, et qui a besoin d'être rassuré. Merci beaucoup, merci Mathieu Perrineau d'avoir été avec nous et puisqu'on a commencé à évoquer la campagne présidentielle on va écouter Gabriel Attal face à la perspective sondagière d'un second tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Luc Mélenchon, il a lancé hier soir au 20h de TF1 un appel au rassemblement qui passe par une primaire des démocrates. C'est que je crois qu'il est temps d'être tous responsables et d'organiser le rassemblement auquel des millions de Français Français aspirent à
travers une grande primaire, qui devrait être une primaire qui redonne de l'espoir à tant de Français qui aujourd'hui doutent et ne croient plus qu'il soit possible d'empêcher un deuxième tour dont notre pays ne se relèverait pas entre la France Insoumise et le Rassemblement national. Vous soutenez Edouard Philippe lors d'Arcos, est-ce qu'Edouard Philippe va répondre favorablement à cet appel de Gabriel ? Je ne pense pas. Laurent Marcangéli a déjà aussi s'y réagit,
c'est quand même très flou comme proposition. Jusqu'où ça va ? Des deux côtés, en fait. Est-ce que ça va jusqu'à Marine Tondelier Je ne vois pas le pauvre Gabriel Guzman qui vient de sortir d'une primaire. Ils ont mis 8 mois à l'organiser, repartir dans une nouvelle primaire. Ça va jusqu'à... Ça va jusqu'à Knafo jusqu'à... Le problème, c'est uniquement les contours de cette primaire ou c'est le principe même d'une primaire ? Est-ce que si les contours sont clarifiés, vous irez ? Regardez, on n'en parle pas assez parce qu'en effet, la primaire socialiste a eu en plein mouvement et violences est ce qu'olivier fort et gabriel glucksmann se sont reparlés depuis je ne pense pas
et on est persuadé nous chez edouard philippe que ça ne fait que mettre en exergue les différences les oppositions et que souvent après c'est très compliqué de pouvoir se parler alors comment vous faites pour vous rassembler edouard philippe aussi dit il faut un rassemblement vous organisez ce rassemblement si ce n'est par une primaire mais écoutez c'est tout le problème on pense pour nous que le départage se fera encore en code de popularité on peut voir qu'il peut y avoir quelques trous d'air quelques baisses en fonction de l'air du temps il y a aussi surtout qu'édouard philippe l'année donnée au second tour dans plus aucun sondage il ya l'effet glucksmann parce
que ils venaient d'être d'être élu nous on pense toujours que les gens au dernier moment et j'ai même des exemples ici de parlementaires plutôt de gauche qui me disent j'irai voter Edouard Philippe dès le premier tour parce qu'il faut penser mine de rien au deuxième quelle est la personne qui pourra gagner contre Marine Le Pen – Donc, en clair, Nord-Arcos vous dire tant pis si on est cinq sur la ligne de départ, vous comptez sur un effet vote utile. – Non, non, il ne faudra pas qu'on soit cinq, c'est que justement, au fond, de nouveau, que les les sondages puissent départager les candidats qui sont pour l'instant sur la ligne de départ par cette raison de dire, même dans les sondages, je préfère soutenir tel le candidat,
parce que je pense que les autres devront entre guillemets se retirer parce qu'ils seront les moins capés pour pouvoir gagner. Donc pour vous la primaire c'est les sondages Pour l'instant, ça reste ça. Et j'espère des réunions de bonne volonté entre nous sans attendre le mois de février. Vous avez encore Gabriel Attal à se réunir autour de la table Avec qui ? Bruno Retailleau ? Tout à fait. David Lissna ? Exactement. Mais ça a été très mal compris par ces candidats. Quand Édouard Philippe, en octobre, a dit, je vais leur demander qu'on se réunisse. Ce n'était pas pour dire aussi la fin de la récré au 1er novembre. Il faut déjà penser à un programme commun parce qu'on aura besoin,
après l'élection présidentielle, d'avoir une majorité absolue à l'Assemblée nationale. Et donc, il Il faudra qu'on essaie de se réunir. Donc je crois toujours à la bonne volonté des uns et des autres et j'espère, à la sagesse, pour qu'on ne soit pas en effet 5 sur la ligne de départ. Merci Lord Arcos. Merci beaucoup d'avoir été avec nous.
Laure Darcos