Richard Senghor (2/5) - Claude Dilain, Maire de Clichy-sous-Bois
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Claude Dilain, vous parlez d'abandon des banlieues par les pouvoirs publics. Comment analysez-vous l'abstention record (70% à Clichy) ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Claude Dilain évoque un risque de dérive communautaire. Vous partagez cette inquiétude ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Claude Dilain parle de colère politique montante. Partagez-vous son analyse ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Vous proposez une politique des villes plutôt qu'une politique de la ville. Pourquoi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Claude DilainChiffre
« au dernier régional à Clichy-sous-Bois il y a eu 70% d'abstention »
- 7:00Richard SenghorFait
« la politique de la ville reste traitée par un secrétariat d'État et une politique sectorielle »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
on va écouter maintenant Claude dillain le maire de Clichy-sous-Bois qui nous donne son sentiment sur l'abandon entre guillemets des banlieues par les pouvoirs publics c'est ce qu'il ressent en tout cas il parle de l'abstention des dans les banlieues et du risque de dérive violentes ou communautaires alors qu'ailleurs ça a duré 15 nuits mais sans être sans État d'urgent donc je crois pas que ça soit à la bonne réponse la réponse était ailleurs vous avez l'impression maintenant que vos entre guillemets jeunes sont moins ivres de feu et pour elle de venir il pourrait le devenir mais je suis presque plus inquiet parce que la population colère n'est pas ces jeunes n'est pas seulement ces jeunes là mais maintenant c'est des gens plus âgés qui vivent mal les discriminations à l'embauche qui vivent valent les discriminations au logement qui vivent même leurs difficultés de vivre dans des galères dans les transports quotidiens et je sens monter une colère beaucoup plus politique d'ailleurs on a dit que ces émeutes étaient certains sociologues ont parlé de protopolitique quoi un petit peu c'était un petit peu de la préhistoire de la politique là je pense maintenant je sens maintenant chez des jeunes couples plus âgés avec des enfants une grande déception parce qu'il n'arrive pas à obtenir le fruit de leurs efforts et il y a là à nouveau quelque chose de de la colère est-ce qu'elle s'exprimera comment elle s'exprimera j'en sais rien pour l'instant elle s'exprime enfin et et cette expression une fois de plus pas inaperçu enfin comment moi je me demande comment pourquoi la France ne réagit à ce fait scandaleux et étonnant que au dernier régional à Clichy-sous-Bois il y a eu 70% d'abstention ça c'est l'expression d'une colère il y a pas puisqu'il nous abandonne nous aussi on les abandonne et ça alors quand il y a une voiture qui brûle tout le monde en parle ça c'est clair alors c'est la voiture qui brûle est devenue le thermomètre de la maladie des banlieues mais c'est un mauvais termes des choses beaucoup plus graves 70% d'abstention c'est interpelle personne on cherche pas à savoir pourquoi qu'est-ce qui se passe qu'est-ce qui s'est passé ces gens pourquoi ils ne sont pas allés voter je parle de Clichy de Sarcelles de Stains enfin toutes ces villes là ont eu des abstentions records pour moi je l'analyse comme justement l'expression de cette colère alors c'est clair que pour l'instant il ne vote pas mais je crains qu'un jour ils viennent voter mais il ne voteront pas comme on croyait si comment on voulait comme on pouvait s'y attendre ils voteront peut-être autre chose quand on est Front national non j'entends des listes communautés et bien je l'ai dit comme ça si ça se produit ben voilà on pourra pas dire que j'ai pas dit la claudilain était au micro de Katia siffault d'alternative FM alors Richard Senghor c'est vrai que c'est le cinquième anniversaire des émeutes en Seine-Saint-Denis et particulièrement à Clichy puisque c'est la de la que tout est parti avec la mort de deux jeunes dans un transformateurs comment réagissez-vous à aux propos de Claude diningue qui dit il y a un risque de dérive communautaire dans les banlieues d'abord j'écoute avec beaucoup d'intérêts que dit Claude dillain vous avez rappelé que j'ai travaillé dans une collectivité locale et je porte beaucoup d'attention à ce que peuvent dire les les élus locaux qui sont évidemment les les meilleurs capteurs des situations de de terrain Claude Dylan particulier est un peu un symbole de ce point de vue là vous vous avez rappelé pourquoi je pense que sur la politique de la ville et sur les quartiers sensibles au quartier populaire on ne sait plus comment les dénommer on porte des regards qui aussi l'entre en effet les aspects violents des violences urbaines et puis à l'inverse les bons exemples car de temps en temps on se dit qu'il faut parler de la banlieue sous un jour plus positif et on trouve dieu merci des exemples de réussite professionnelle individuels scolaires c'est pas ce qui se passe au quotidien c'est une forme c'est une c'est une expression de la réalité simplement ne traduit pas toute la réalité ce qui évoque Claude Dilain finalement c'est il a parlé de colère de déception à bas bruit à travers la désertion électorale à travers le risque que demain en effet les gens ne croyant plus du tout aux promesses politiques aux promesses républicaines et bien finalement se tournent vers des listes ethniques ou communautaires c'est en effet un risque je ne sais pas si l'abstention elle-même est une caractéristique des banlieues globalement dans notre pays on vote de moins en moins sauf peut-être pour les élections municipales et la présidentielle en tout cas clairement ça traduit effectivement une forme de défiance à l'égard du à l'égard du politique et c'est sans doute le principal défi en effet à relever que rétablir essayer de rétablir de la confiance et de ce point de vue j'ai le sentiment que 5 ans après puisque on est dans une période effectivement de d'anniversaire si on peut dire de triste anniversaire il y a sans doute quelque chose qui manque c'est une une prise une prise en compte plus globale sans doute des difficultés des villes je crois de moins en moins la politique de la ville mais aux difficultés des villes et aux nécessité d'avoir une approche plus plus générale on a plein d'exemples de de choses qui marchent que ce soit sur la rénovation urbaine les aspects logements sous réservent des problèmes de financement qui sont qui sont devant nous on a les programmes de réussite éducatives on a de nombreux exemples de choses qui qui fonctionnent simplement aujourd'hui la politique de la ville reste traitée par un secrétariat d'État et une politique sectorielle peut-être aujourd'hui est-il temps de passer à une approche plus ambitieuse non plus une politique de la ville mais je dis une politique des villes et plus généralement une politique d'aménagement du territoire en lien étroit avec les élus locaux je crois qu'il n'y a que qui sont en mesure de pouvoir identifier les priorités privilégier tel ou tel outil tel ou telle action telle ou telle politique bref ça doit être un objectif une ambition nationale qui soit traitée au bon niveau en particulier au niveau interministériel s'agissant de s'agissant de l'État mais je crois que Claude vilain a très clairement pointé en effet les risques de dérive forme d'exclusion voire d'auto-exclusion de de quartier entier de zone géographiques entières d'un projet commun et je crois que ça ça mine le le pacte national
Claude Dilain