GAZA : EN FINIR AVEC LE MASSACRE | EMPOP DU 6 FEVRIER
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 28 %Attaque 56 %Défensif 16 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Quelle est la situation actuelle à Gaza et quel message avez-vous voulu porter lors de ce déplacement ?
- 10:00OuverteRéponse directe
La priorité est-elle de faire pression sur l'État français pour qu'il cesse sa complicité dans le génocide ?
- 30:00OuverteRéponse directe
Pourquoi l'UNRWA est-elle accusée et menacée de financement ?
- 50:00OuverteRéponse directe
Comment analysez-vous la position de la France sur le conflit ?
- 1:10:00OuverteRéponse directe
Quels sont les effets de l'annulation de votre ciné-club sur la mémoire de la Shoah ?
- 1:30:00OuverteRéponse directe
Quelles sont les revendications du personnel éducatif dans la manifestation ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:30Sébastien DeloguFait
« les six médecins humanitaires français sortis de Gaza ce lundi et quand on leur demande que pensez-vous du risque génocidaire énoncé par la Cour internationale de justice les six sont répondus le génocide est en cours »
- 10:00Sébastien DeloguFait
« Stéphane séjourné ministre a serré la main de netaniaahou hier et n'a pas prononcé le mot cesser le feu une seule fois »
- 20:00Simon AssounFait
« plus de 27000 morts palestiniens il n'y a aucun rapport en fait avec le fait de répondre aux attaques qui ont été des attaques des massacres des crimes de guerre »
- 22:30Simon AssounFait
« le gouvernement de netaniaou massacre le peuple palestinien »
- 27:30Léo WalterFait
« il y a une seule année dans l'histoire de la 5e République où il y a eu dans tous les départements français plus des élèves scolarisés dans le public que dans le privé »
- 35:00BastienFait
« l'éducation publique elle est là justement pour essayer de corriger ces inégalités et les amoindrir »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] [Musique] [Applaudissements] [Musique] bonsoir à toutes et à tous et bienvenue sur le plateau de l'émission populaire ce soir gros programme puisqu'on va parler de quatre sujets en un une partie que l'on a appelé Gaza en finir avec le massacre deuxème sujet éducation little Macron is watching trè sujet agriculture àal achète sa paix et enfin je ne suis pas anti ISV SUV j'ai un ami riche pour en parler j'ai le plaisir d'accueillir claire Lejeune doctorante et responsable du département de planification écologique de l'Institut Labi merci d'être là claire bonsoir ravi d'être là Simon Assoun est à l'émission populaire porte-parole du collectif du tdeec merci beaucoup d'avoir accepté l'invitation Merci à VOUS Léo Walter est avec nous ce soir député lfineup c'est membre de la commission des affaires culturelles et de l'éducation à l'Assemblée bienvenue Léo bonsoir enfin Sébastien de logoalm pop député LF inups et membre de la commission des affaires sociales merci Sébastien de t'être libéré ce soir merci à vous alors l'émission populaire c'est parti on est ensemble pour 1 heure commentez likez partagez et suivez notre compte Instagram émission tiret du bas populaire on commence notre première partie donc que l'on a appelé Gaza en finir avec le massacre ce weekend les insoumis se sont mobilisés pour la paix dans le cadre de deux initiatives d'abord une marche à l'initiative de Jean-François coulom à Genève avec une délégation de parlementairirees et Jean-Luc méanchon qui a fait un discours devant l' pour exiger un cesser le feu immédiat et pour que cesse le massacre à Gaza et également une délégation de parlementaires conduite par Eric coochrel s'est rendue à Rafa à la frontière de Gaza dans un geste symbolique là aussi pour appeler au cesser le feu immédiat et inconditionnel les députés ont fait une conférence de presse aujourd'hui on regarde un extrait si dans le mois en cours rien n'est fait ce qu'a dit la Cour de justice internationale c'est-à-dire le risque génocidaire va devenir une réalité qui ne sera plus discutable c'est ça la la situation et je voudrais que chacun comprennent bien ce que ça veut dire c'est ça la situation ce n'est pas euh le Hamas qu'on est en train de faire disparaître on est en train de faire disparaître un peuple voilà la situation aujourd'hui à Gaza Sébastien tu étais à Arafa dans le cadre de ce déplacement au cours duquel ont eu lieu des visites et des rencontres avec l'ambassadeur de Palestine en Égypte avec le Croissant rouge avec des médecins humanitaires avec l'agence des Nations-Unies aussi pour les réfugiés palestiniens qui est aujourd'hui menacé dans son financement on y reviendra tout à l'heure mais pour commencer est-ce que tu peux nous dire quelle est la situation actuelle sur place et quel message avez-vous voulu porter lors de ce déplacement bon déjà ce qu'il faut savoir c'est que on est parti donc là-bas pour déjà expliquer qu'il y a une autre voix qui doit se faire entendre en France qui est la voix d'un cesser le feu permanent et durable pour le peuple et donc du coup d'arrêter d'entendre toujours les mêmes sones de cloche qu'on qu'on peut entendre avec notamment le gouvernement français qui est avec un jour ils disent bon il faut à plein cesser le feu un jour ils vont voir le gouvernement de nétagelou en leur disant vous êtes nos amis on on est ensemble et cetera et cetera donc tout ça en fait c'est une manière vraiment d'aller jusqu'à la frontière de Gaza donc Arafa et dire que on a plel cess le feu moi ça m'a permis vraiment de voir ce qu'il se passait là-bas ça m'a permis de parler avec des gens qui venaient de sortir notamment des médecins ça m'a permis d'aller dans des hôpitaux voir des personnes qui ont vécu là-bas et qui ont eu des choses vraiment poignantes à nous dire et donc du coup juste pour vous expliquer quand on est arrivé là-bas le plus choquant c'est des kilomètres et des kilomètres de camion en attente en fait de rentrer à Gaza ça ça a été quelque chose qui nous a fait beaucoup de mal pourquoi parce que en fait si tu veux il y a en derrière cette frontière là des gens qui sont en train de mourir de faim et il y a la nourriture qui est juste à côté ils ont pas la possibilité de l'avir dans ces camions il y avait aussi des des matériaux énergétiques comme par exemple des des matériaux d'énergie solaire pour queils puissent justement avoir l'électricité parce qu'ils ne l'ont pas et ben là-bas ben ils pouvait pas ça pouvait pas passer et on a même vu parce qu'on est allé voir donc le Croissant Rouge palestinien on est allé voir l'unra on va en parler peut-être ces associations là ces on là sont obligés donc de tout reconditionner parce que par exemple l'aideum TER française ils envoyé des espèces de grosses caisses pour stocker du matériel dedans et puis après pouvoir faire la le le passage par exemple dans les hôpitaux mettre par exemple des produits comme des produits pour anesthésier les malades ben en fait ces caissesl ils ne passent pas parce qu'ils disent que ça peut donc servir euh pour transporter de la marchandise ou des armes donc et des munitions donc du coup il y a rien qui passe donc c'était quand même assez terrible de voir tout ça ensuite on a parlé avec tu veux parler ou oui parce que il y a l'ING des son Jérémy qui est rentré en plateau pour modifier ton microz VI on t'entend donc on va le faire en en direct il y a pas de souci la magie non mais ce qui était aussi on entendait quand tu quand tu parlais mais on t'entendra encore mieux je garde ou ouais c'est pas perdu merci beaucoup et donc du coup on a aussi donc rencontré des personnes avec des messages qui franchement nous ont fait il nous ont fait mal au cœur il y a une médecin une médecine quoi une médecine Qui est qui est là-bas médecine n'importe quoi qui nous a donné des explications sur ce qu'elle vivait qui étaiit vraiment extrêmement grave par exemple avec les petits les enfants quand il y a donc du coup un bombardement tout le monde se lève tout le monde chante tout le monde danse pour faire en fait semblant aux enfants leur faire croire que en fait il y a rien de grave dans ce qu'ils vivent ils ont fabriqué des espèces de petits pétards pour que ils fassent en fait ils les mettent tous dans une cour et ils font des bruits avec les pétards en disant que si jamais ils entendent des bombardement en fait c'était d'autres enfants dans les hôpitaux qui faisaient la même chose que eux ils étaient en train de faire donc c'est des des des des paroles qui sont poignantes mais elle nous a aussi expliqué que par exemple là-bas il y a plus de hiérarchie c'est-àdire que les cadres à l'époque dans les hôpitaux qui était en costard qui arrivaient tout le monde leur disait bonjour et cetera maintenant c'est le chaos le plus total il y a du monde partout dans les couloirs on met des heures à trouver une personne si par exemple on a besoin je sais pas d'un anesthésiste et ben on le trouve pas parce qu'ils mettent des heures à le trouver dans l'hôpital c'est le chaos complet il y a plus de nourriture il y a plus d'électricité il y a en fait ils ont plus d'habits ils ont c'est vraiment le chaos généralisé et à l'extérieur à la frontière où nous nous étions il y a tout pour souvenir au besoins de ce peuple là mais rien ne passe ou presque rien ne passe parce que l' israélien ne contrôle tout et d'ailleurs quand on y était il y avait des drones qui tournaient autour de nous donc c'est on n pas allé là-bas en mode on était rassuré non au contraire la tension était quand même importante et c'est quelque chose qui nous a fait beaucoup de peine vraiment d'être d'être allé là-bas c'est quelque chose quand même je pense dans ma vie ça me ça ça va me rester gravé vraiment alors les derniers chiffres là c'est 27000 morts et 2 millions d'êtres humains qui sont privés de leur dignité et Éric coqurel dans l'hémicycle c'est exprimé nous y avons rencontré les six médecins humanitaires français sortis de Gaza ce lundi et quand on leur demande que pensez-vous du risque génocidaire énoncé par la Cour internationale de justice les six sont répondus le génocide est en cours le gouvernement de netaniaou massacre le peuple palestinien et l'État français continue de soutenir Israël Stéphane séjourné ministre a serré la main de netaniaahou hier et n'a pas prononcé le mot cesser le feu une seule fois est-ce que la priorité est maintenant de faire pression par tous les moyens sur l'état français pour que cesse sa complicité dans le génocide et par quel moyen déjà le fait d'être de sêre déplacé je vous le dis très concrètement on a sauvé des vies malgré nous parce que comme on y était il n'y a pas eu de bombardement le moment où on y était donc déjà rien que ça il faut savoir qu'on on est arrivé dans un contexte où il y avait une pluie de bombardement à raafa donc c'était juste à l'endroit où nous allons la veille ou donc le jour même avant d'y arriver c'était catastrophique et que depuis qu'on est on était sur place ça s'est un peu calmé et après bon il y a eu C c'est le feu t horaire le temps qu'il y a les camions qui passent mais si les camions ne ne leur correspondent pas et si la marchandise qui est à l'intérieur ne correspond pas à leurs attentes il bombardent les camions donc c'est c'est assez compliqué aussi de de ce côté-là mais je sais plus ce que je voulais te dire mais en tout cas ce que je ce que je ce que je comprends c'est que des actions comme celles qu'on a mené et que on va aujourd'hui devant la frontière à appelé un cesser le feu c'est des parlementaires français donc c'est des représentants du gouvernement malgré tout malgré nous parce qu'on n pas dans leur politique mais on est aussi des représentants de de de la France donc du coup d'aller là-bas c'est quand même quelque chose d'assez important on a rencontré d'ailleurs l'ambassadeur palestinien là-bas il nous a pas dit qu'il y avait 27000 morts he il nous parler de de d'environ 45000 personnes décédées dont des milliers de personnes sous les décombres que ça sentait la mort partout euh il nous a dit que les chiffres n'étaient pas les bons il nous a expliqué parce que les personne venaent en fait à l'ambassade puis qu'il y a beaucoup de couples égyptiens Palestiniens c'est des femmes égyptiennes ou des hommes égyptiens et des femmes Palestiniens ou des hommes Palestiniens donc du coup il y en avait beaucoup qui venaient à l'ambassade pour leur dire que bah telle personne était décédé et qu'en fait il s'était même pas déclaré comme décédé parce qu'il le savait même pas donc c'est vraiment très compliqué et le fait nous d' aller d'essayer de faire d'initiativ comme celle-là et là vous avez vu Jean-Luc mchon aussi est parti c'était où à Genve à Genève donc c'était quand même quelque chose d'assez symbolique ça permet de maintenir une pression et tant qu'il n'y aura pas de cess le feu permanent ça va être compliqué mais après on peut multiplier tout mais c'est bien aussi de voir les images de ce qui se passe là-bas de s'insurger quand on est derrière son téléphone de dire oui c'est pas acceptable et cetera et cetera mais il faut prendre l'initiativ il faut aller voir les mairies comme moi j'ai demandé au maire de Marseille de mettre le drapeau palestinien en Bern sur la sur l'hôtel de ville euh il ont arrêté les 8 les 80000 € d'aide euh à l'unra l'association donc qui a été créée donc en 1949 par l'ONU justement pour parce que il y avait un conflit israëlo-palestinien qui aujourd'hui il y a eu ben 12 personnes qui étaient censé être des terroriste à l'intérieur franchement il y a une enquête qui est en cours il y a rien de on va dire de décisif dans ça mais en fait au lieu de regarder ce que l'État d'Israël est en train de faire subir au peuple palestinien on est en train de regarder une association qui essaie de venir en aide à des personnes justement qui sont massacrées et en fait le regard est tourné et à chaque fois est détourné comme par exemple avec hatal avec son abaya quand il a voulu nous parler de la rentrée des classes de 2023 c'est exactement le même procédé qui est utilisé par notre gouvernement ouis l'unra peut-être préciser c'est quand même 130000 personnes employées par l'unra et il y a 12 personnes qui sont accusées pour le moment d'avoir participé aux attaques du 7 du 7 octobre donc une sur 10000 voir voir plus et par contre il y a 133 membres de l'unra qui ont été tués par les bombardements depuis le début et ça on en parle pas donc effectivement un de poids de mesure assez insupportable alors claire puis Simon ouais pour rebondir rapidement sur ce que tu disais sur l'unra il y a Johan soufi qui est un juriste qui utilisait cette cette ce parallèle que je trouvais assez intéressant pour pour aborder cette question de voilà de l'offensive sur les fonctions de lunra c'est comme si en fait il y avait 12 profs au sein de l'éducation nationale qui posait problème et on disait bon ben on ferme toutes les écoles de France demain quoi c'est quand même un service qui enfin c'est une organisation qui vu qu'il y a peu de structures euh gouvernemental ou autre du fait de la situation de de crise absolue qui vivent depuis pas pas quelques mois mais des des décennies euh bah c'est un peu c'est c'est la seule organisation qui est sur place et qui peut apporter le enfin le le minimum vital pour que la la société fonctionne donc ça n'a aucun sens et la ficelle était un peu grosse enfin l'accusation elle est arrivé tout de suite après du coup le jugement rendu par la Cour internationale de justice mais je voulais rebondir plus globalement sur ce que tu disais pour aussi pointer quelque chose de de grave qui est en train de se passer c'est-à-dire que ça devient c'était le sujet pendant un certain moment bon forcément après le 7 octobre mais dans la foulée on en a beaucoup parlé les médias en parlit beaucoup maintenant ça devient ins sujet et s'il y a pas des forces politiques des parlementaires des militants pour remettre le sujet sur la table pour repointer le fait que ce qui se passe c'est c'est c'est inédit dans l'histoire de l'humanité qu' a un génocide en cours au vu auessus de tout le monde filmer il est il est il est là et le monde poursuit son cours comme si les règles du droit international pouvaient encore avoir un sens lorsqu'ils sont baffoués de manière aussi flagrante et s'il y avait pas et quand on parlait de la position de la France on a une tradition qui est d'avoir une position ferme quand même dans ce genre de situation et de tenir la ligne du droit international aujourd'hui on a complètement cédé sur cette position là merci le gouvernement Macron et qui reprend le flambeau et heureusement l'Afrique du Sud et puis à l'échelle nationale heureusement effectivement qu'il y a des forces politiques qui tiennent bon et bah la la preuve en est à l'émission populaire on en parle en premier on en parle en longueur et c'est pas aujourd'u aujourd'hui si on regarde j'ai pas les quantifications exactes des pourcentages et cetera mais je pense que si on faisait le travail s sérieusement on verrait une décru de la place du sujet alors que ça enfin il y a une PL béante qui est en train de s'ouvrir au au plus profond de l'humanité il y a tout l'ordre qu'on a construit l'ordre juridique l'ordre moral qu'on a construit après la Choa pour justement prévenir ce genre de situation tout ça est est en grave péril de de s'effondrer et j'ai enfin il y a un truc de les choses continuent quoi comme si comme si on pouvait passer outre ce fait là qui est le le fait majeur et déterminant de de de la situation qu'on est en train de de vivre quoi mais oui non ce que ce que vous décrivez est absolument épouvantable euh on en est à plus de 27000 morts enfin c'est évidemment la fourchette basse parce que bien sûr qu'il y a énormément de personnes qui sont encore sous les décomes c'est vous l'avez dit c'est une pluie ininterrompu de bombardement sur la zone la plus densément peuplée du monde euh dans un contexte comme ça les euh forces humanitaires ne peuvent pas intervenir donc ne peuvent pas euh aller récupérer les corps tenir euh enfin VO compter les morts en fait quelque part euh et c'est d'ors et déjà en fait une tâche indélébile effectivement dans dans dans l'histoire de l'humanité et euh de ce point de vue-là parler de risque génocidaire c'est bien sûr un langage fémisé c'est un langage prudent euh mais évidemment que le génocide est en cours d'autant plus qu'un génocide euh ce n'est pas nécessairement la destruction complète d'un groupe du groupe qui est visé ça peut en faire partie mais ce n'est pas nécessairement uniquement la destruction physique c'est aussi la destruction du groupe en tant que tel c'est-à-dire dans ces droits qui sont rattachés à cette identité collective dans la permission de ce groupe de vivre en tant que tel en tant que peuple palestinien en l'occurrence et de ce point de vue-là il faut bien prendre la mesure de ce que ça veut dire s'attaquer à l'une roi l'un roi qui est l'organisation de de l'enu qui s'attache à la survie physique euh du du peuple palestinien euh qui apporte une une aide vitale à des millions de Palestiniens d'un d'une part et d'autre part qui préservve qui participe à préserver cette identité palestinienne euh en en en en les en préservant le en protégeant leur statut de de réfugié et à travers ce statut les droits qui s'y rattachent les droits à la terre les droits à l'autodétermination nationale et si on a ça en tête on prend vraiment la mesure de ce que ça veut dire s'attaquer à luneroit euh et je précise euh je crois que c'est sorti aujourd'hui ou hier dans le journal aaret euh le directeur de de l'uneroi a lui-même averti l'ONU et euh les États-Unis du fait que des employés étaient euh impliqués alors effectivement un tout petit nombre d'employés hein par rapport à l'ensemble des des employés de de lunroa étaient impliqué dans ces attaques euh et les autorités israéliennes ont été elles-mêmes surprises euh de ce que le directeur de lunroi communique et prenne d dès le début en fait euh des des mesures à l'encontre de ses employés donc on nous a présenté leun roit comme étant une organisation secrètement terroriste qui aurait un visage humanitaire pour ENF publiquement et en sain serait en fait des alliés des terroristes on sait qu'il qu'il n'en est rien et ce qui est sorti aujourd'hui c'est effectivement que le directeur de lunroi a eu une attitude absolument irréprochable vis-à-vis de ces de ces faits qui sont effectivement graves donc VO c'était pour apporter cette précision non mais c'est vrai et en plus de ça il faut il faut quand même dire que au au départ il était sur 13 il y avait 13 hôpitaux qui étaient donc fonctionnels à Gaza aujourd'hui il en reste plus qu'un et eux se disent complètement en fait perdus parce qu'ils ont aucune manière administrative de justement compter les personnes qui sont en vie ou non parce qu'en fait dès qu'ils arrivent dans dans cet hôpital là euh les morts comme les personnes qui sont vivants ou très blessés ou très griavement blessés euh ces personnes-là ils sont tous au même endroit et puis après il est trie par rapport à s peuvent faire quelque chose ou non pour eux h donc si c'est un problème où en fait ben ils peuvent pas le régler parce qu'ils ont pas de quoi les opérer ben en fait ben ils meurent dans la même pièce où il y a déjà des personnes qui sont mortes et où il y a des d'autres personnes qui arrive pour des problèmes par exemple d'une jambe qui est donc qui va doit être amputé ou alors des problèmes parce qu'ils sont touchés par une balle à la colonne vertébrale et j'ai entendu une mère de famille m'expliquer aussi que elle a marché pendant 3ours jours et à la suite de ces TR jours donc pour fuir quand l'État israélien a demandé donc de descendre Arafat donc elle a marché pendant 3 jours pour descendre et arrivé donc tellement épuisée qu'elle a fait un arrêt cardiaque elle était enceinte et donc du coup elle s'est retrouvée dans une situation dramatique donc après on peut parler de de de tout ça pendant des heures ce que vous voyez aujourd'hui c'est une situation qui est catastrophique sur tous les points c'està dire que il y a personne qui va pouvoir vous dire aujourd'hui ce qui se passe là-bas ouais ça va c'est pas grandchose non c'est catastrophique et donc c'est un génocide qui est en train de se passer donc il faut pas faut pas avoir peur de dire ce mot-là ça c'est le premier point et le second point c'est que souvent celles et ceux qui aujourd'hui veulent défendre entre guillemets le fait que c'est à cause des attaques du 7 octobre qu'il se passe cela ces genslà se trompe ces gens-là se trompent parce que il y a plusieurs informations notamment et qui disent qu'ils avaient averti Israël qui allait avoir cette Atta cette attaque là et c'est eux-mêmes qui nous le disent quand on est sur place après moi je veux faire attention à ce que je dis parce qu'il y a des choses qui sont officielles et des choses officieuses mais en tout cas c'est les information que nous remontent les personnes sur le terrain c'està direire quand vous allez voir le le le monsieur de l'ONU il nous dit mais oui mais moi le gouvernement égyptien nous avait dit qu'il allait avoir ça donc du coup on avait prévenu les autorités israéliennes on était en train d'essayer de voir donc VO voilà maintenant en face de nous vous avez aussi à l'Assemblée nationale des personnes qui disent oui vous dites pas un mot pour le 7 octobre pas un mot pour les otages en fait on ne cesse que à chaque prise de parole de redire la même chose c'est-à-dire les attaques du 7 octobre sont des attaques terroristes entre guillemets comme ça au moins c'est dit il y a pas de de de de polémique sur le sujet et donc du coup nous on appelle un cesser le feu parce que si vous arrêtez pas de cesser le feu vous allez tuer donc ces mêmes a qui sont aussi des ressortissants français et qui sont donc nos compatriotes euh qui sont détenus là-bas je pense que c'est hyper important de souligner que il y a pas enfin que c'est pas seulement à cause du 7 octobre que ça se déroule comme ça avec cette ampleur sur cette durée puisque pas plus tard que dimanche dernier il y a eu un un meeting en gros de l'extrême droite israélienne avec je crois h membres du gouvernement actuel qui sont des gens qu'on ouvertement et depuis des années des des positions voilà pro colonial en fait enfin reprise de la terre qui considère comme la leure et en fait là ça se matérialise mais c'est présent et institutionnalisé au cœur du gouvernement et des gens qui ont qui sont aujourd'hui au pouvoir en en Israël donc et dans dans le la qualification de d'un génocide sur le plan juridique il y a aussi les prises de parole des Gou gouvernement les formulations utilisées pour inciter à voilà et tout ça on a quand même des des des fond on a déjà beaucoup de choses pour qualifier de manière assez claire le bon ce qui a été établi c'est un risque génocidaire mais si c'est c'est assez bizarre cette situation on se retrouve à à à obliger du coup Israël à prendre des des mesures conservatoires en fonction d'un génocide que des membres du gouvernement lui-même appelle en des termes plus ou moins directs en fait quand on parle de de déplacer massivement et et de reprendre une terre enfin bon il y a donc c'est c'est vraiment une une une situation je sais plus comment la qualifier c'est très dur de de vous entendre en en parler en tout cas et et bon bah c'est important que on continue à à porter de manière extrêmement forte ce témoignage là et cette parole là quoi mais mais le fait de de porter ce témoignage et cette parole là ça ne me met pas en conflit avec le juif ça ne met pas en confit avec lui moi j'en ai marre de que on m'entend toujours quand on entend toujours des représentants du CRIF des représentants de du gouvernement dire que on en a après les Juifs non pas du tout on a moi j'ai des amis il y a Muriel qui qui travaille avec nous ils sont juifs et ben quoi ça nous pose aucun problème nous on est contre le gouvernement d'extrême droite qui est dirigé par nthanou c'est tout c'est c'est façon de faire cette politique qu'il mène qui aujourd'hui s'oppose à nous mais bien sûr que après le peuple juif n'y est pour rien puisque il y a il faut pas il faut le répéter sans cesse des manifestations à Jérusalem contre le gouvernement de netanahou il y a aussi les Arméniens à Jérusalem qui s'opposent et qui se font aujourd'hui fracasser aussi dans leur village parce qu'il y a un village arménien à Jérusalem et ils se font dégager et ils sont parce que je suis arménien et donc du coup j'ai aussi des informations pour cela et d'ailleurs je vous invite un jour à faire un live avec lui pour qu'il vous explique bien la situation sur ce qui se passe ici c'est le gouvernement Nanou et non pas la population parce qu'il y a beaucoup de personnes qui habitent là-bas qui sont contre le gouvernement et c'est ça dernière carte à ce monsieur et sa dernière carte c'est de dire ils ont repris leur tersin je je sais pas ce qu' ce qu'il raconte de cela mais en tout cas Simon Péo ouais non mais pour pour pour remir sur sur ce que vous dites là moi j'entendais mearabib va souvent répéter quand il a invité dans les médias à dire Israël est uni Israël est uni ils ont volé un peu lyrique euh effectivement Israël n'est pas uni et les premiers à manifester les premiers qui ont manifesté contre euh la politique de netaniiaou ce sont les familles des otages pour une raison qui est simple c'est que plus la guerre continue plus les chances de voir les otages revenir en vie euh ça ménuisent donc non Israël n'est pas uni la guerre enfin ce déploiement euh horrible de barbarie euh ne n'est pas sans remou dans la société israélienne euh maintenant euh trois points effectivement euh je pense qu'il faut qu'on puisse se dire que euh aujourd'hui en février on n plus rien à voir dans ce qui est en train de se passer là-bas avec une reposte à ce qui s'est passé que cet octobre on est à plus de 27000 morts palestiniens il n'y a aucun rapport en fait avec le fait de répondre aux attaques qui ont été des attaques des massacres des crimes de guerre on peut aussi parler d'actes terroristes effectivement mais euh qui on ça n'a plus rien à voir on est on est plus du tout dans dans dans dans la même échelle euh ça c'est la première des choses et la deuxième effectivement dire que c'est uniquement une une réponse sécuritaire quelque part aux attaques menées par le Hamas c'est évacuer toute la dimension politique de ce conflit c'est-à-dire que que ce soit le 7 octobre ou ce qui a suivi c'est pas un éclair dans un cielle bleu ça ne sort pas de nulle part ça s'inscrit dans un conflit qui dure depuis plus de 75 ans et euh ça s'inscrit dans une continuité de politique israélienne soit de soit de guerre de bombardement de dépossession du territoire de de fragmentation du peuple palestinien et cetera il y a tout un panel de dispositifs coloniaux qui sont appliqués en Israël ça s'inscrit dans cette histoire là et on n donc pas uniquement dans une réponse comme ça à une attaque qui serait qui serait venu de nulle part mais on est dans la c'est la suite en fait d'un conflit qui dure depuis 48 si on veut et et en réalité on peut même remonter avant et enfin et vous l'avez rappelé les intentions génocidaires euh qui ont été ouvertement euh euh qui ont été explicites hein ouvertement assumé par des responsables politiques et militaires israéliens jusqu'au président de l'État d'Israël qui jouit quand même d'une image un peu plus consensuelle que que le gouvernement mais mais mais on voit bien que que dans le discours il n'a pas dénoté par rapport à netaniahou et ce qui a été notable he d'ailleurs en Israël dans la société civile israëlienne c'est que des voix qui jusqu'à là comptaient parmi les voix qui euh du du camp progressiste tout du du camp de la paix entre guillemets ont complètement basculé dans un discours de déshumanisation du peuple palestinien et de légitimation de la politique et de la guerre menée par par nthanielou donc effectivement il faut absolument déconstruire ce ce ce discours de mais mais tout ça finalement c'est la faute du Hamas c'est une inversion accusatoire enfin quand on est à plus de presque 30000 morts palestiniens c'est une une inversion accusatoire énorme et qui ne joue pas ni en faveur enfin évidemment des Palestiniens mais ni en faveur des des Israéliens c'estàdire que nous ce qu'on répète communiqué pré communiqué dans chacune de nos interventions avec le collectif SEDC c'est que l'aspiration des Israéliens à vivre en paix à vivre dans la sécurité est légitime et évidemment légitime et on ne souhaite pas autre chose surtout nous qui on est nombreux à avoir de des proches de la famille là-bas on souhaite queils puissent vivre dignement en paix en sécurité ce qui vient empêcher cette sécurité euh c'est la politique coloniale d'Israël et le fait de conditionner le fait de vivre en tant que citoyen israélien avec l'oppression du peuple palestinien c'est ça le nœud du problème euh et c'est pour ça que ça a du depuis plus de 75 ans et donc voilà c'est c'est des choses absolument importantes à à déconstruire lo oui deux petits mots par rapport à ce que tu disais Sébastien tu disais c'est insupportable d'être à chaque fois mis en accusation et cetera moi je trouve que c'est d'autant plus insupportable pour au moins de raisons la première c'est que les faits n'ont plus aucun sens parce que tu disais on est accusé de ne pas appeler à la libération des otages moi j'ai vu des dizaines de commentaires y compris de de personnes connues et reconnues sous l'intervention d' Corel qui lit votre déclaration à la frontière de Rafa dont le deuxème paragraphe commence par l'exigence de la libération des otages dire et pas un mot pour les otages donc on a l'impression qu'en fait quoi qu'on dise et quoi qu'on fasse ça ne sert strictement à rien le but est de dire ça la deuxième chose qui rend ça profondément insupportable pour pour le camp politique que nous représentons c'est que bon pour ne prendre que mon exemple moi mon grand-père était résistant FTP c'est battu contre les nazis j'ai j'ai j'ai lu Primo Levi à 13 ans c'est une des lectures les plus marquantes de mon histoire de ma vie j'ai été construit dans la lutte contre l'antisémitisme dans dans dans le rejet de de cette haine insupportable et dans la mémoire de la Choa et qu'on nous renvoie en permanence cette image d'antisémitisme c'est absolument insupportable et c'est une manière de de de renvoyer le stigmate et de refuser absolument d'écouter la parole qui qui qui se lève la dernière chose quand même c'est le deux poids de mesure dont tu tu commençais à parler un peu tout à l'heure c'est-à-dire que si on reprend l'interview de Manuel bonpard l'autre jour sur BFM à propos de votre visite à raafa on lui dit et pourquoi vous n'êtes pas allé en Israël et pourquoi vous n'êtes pas allé en Israël trois fois quatre fois CIN fois est-ce qu'on a posé la question à la délégation de parlementaire qui est allée en Israël après le 7 octobre est-ce que vous êtes allé à Gaza est-ce que on lui demande à plusieurs reprises est-ce que vous condamner le Hamas et cetera on ne pose jamais la question à ceux qui défendent le gouvernement Netanyahou est-ce que vous condamnez ce qui se passe en ce moment à Gaza et donc il y a vraiment un un un deux poids de mesure mais qui est là pour tout simplement invalider la moindre critique contre le gouvernement netaniaahou avec cette ruse absolument insupportable de dire netaniaahou égal Israël Israël égal le peuple juif et donc à partir du moment où on s'en prend à netaniaahù alors ça voudrait dire qu'on s'en prend au Juifs ce qui est une inversion là aussi absolument insupportable de ce qui est dit et justement dans le monde diplot de ce mois-ci il y a Serge alémi et Pierre Rimbert qui ont publié un article très intéressant vous avez peut-être vu passer qui s'appelle le journalisme français un danger public dans lequel les auteurs analysent l'extrême droitisation du spectre politique français et il est dit dans l'article les principaux médias et le gouvernement français ont réalisé une double prouesse celle d'exclure de l'arc républicain la France insoumise qui refusait d'absoubre d'avance les représailles militaires du gouvernement israélien à Gaza et symétriquement celle d' inclure le rassemblement national est-ce que vous partagez cette analyse claire peut-être et après Simon euh oui ou oui tout à fait en fait moi ce qui me frappe dans tout ce qu'on se dit là et dans les constats qui sont posés dans dans cet article c'est que que finalement une voix qui est celle de l'humanisme et du droit international qui dit condamné simultanément le 7 octobre le gouvernement netaniaou et ses actions et ce ce génocide en cours c'est inaudible et c'est inaudible pour une raison instrumentale très très claire celle déjà si on prend le niveau géopolitique de résoudre en fait un nœud assez intenable qui est de il faut que notamment les États-Unis et cetera maintiennent le soutien à Israël parce que l'ordre géopolitique de cette région là c'est c'est construit c'est construit ainsi l'ordre dominant et celui qu'on a connu jusqu'à jusqu'à ici et si on prend le champ le champ politique plus national ça permet effectivement rendre inaudible le fait qu'on tient ensemble si on regarde l'ensemble des position de la vie on tient ensemble tous ces boutslà qui définissent une position basée sur sur l'humanisme sur le plan moral et politique est basé d'un point de vue juridique sur le droit international donc grandendre inaudible et et essayer de gommer cette cette parole qu'on qu'on porte là la réduire à des bouts et du coup la rendre la rendre inacceptable c'est effectivement une manière de valider ce ce cet arc républicain 2.0 inventé voilà avec une alliance de macronie qui tend vers une extrême droitisation euh et d'exclure du coup la troisème force politique du pays celle qui pouvait représenter une alternance politique viable et du coup de valider un espèce de nouvelle entre soi qui voilà va de d'une gauche d'une gauche mais si elle est acceptable si elle est tranquille si elle dit ce qu'il faut à à l'extrême droite voilà donc ça ça finalement cette séquence là si on regarde le champ politique national ça ça accéléré un processus qui était déjà en cours on va pas se le le cacher et le symbole très fort de ce de ce le marqueur la cristallisation la plus marquante de ce mouvement- là ça a été clairement la manifestation contre l'antisémitisme à laquelle a été présente l'extrême droite et n'était pas présente la la France insoumise et avec et et à raison voilà pour conclure sur cette partie je vais juste citer un passage du du monde diplô enfin de l'article du Monde diplô euh le j'ai perdu ma phrase à l'unition du ministre de l'intérieur les médias assimilent par dessin idéologique ou par paresse intellectuel à de l'antisémitisme des manifestations ordinaires de soutien à la cause palestinienne lesquelles sont d'abord interdites Simon est-ce que tu dirais que le regard journalistique sur la guerre à Gaza s'articule autour de l'occidentalisme est-ce qu'on peut dire que les rédactions s'alignent sur une diploma française européenne de plus en plus atlantiste effectivement c'est important de rappeler que la per qu'on est en train de traverser ces coordonnées s'articulent autour d'une hégémonie de l'extrême droite cette hégémonie là c'est-à-dire c'est à la fois la la la puissance la force des partis d'extrême droite qui voilà qui qui progressent DESC enfin année après année mais c'est aussi plus largement le fait que les idées d'extrême droite débordent de de ces parties là et sont reprises par un spectre politique de plus en plus large et première de ces forces politiques c'est évidemment la la République en marche euh un des symptômes de cette de cette hégémonie c'est effectivement qu'on a qu'on voit s'imposer dans le paysage médiatique une grille de lecture qui est civilisationnelle c'est-à-dire que on va lire la séquence on va lire les événements à travers euh une une une idéologie qui oppose un Occident euh civilisé euh euh moderne progressiste à un un Orient euh qui qui qui est musulman barbare euh arriéré et terroriste et d'ailleurs tout l'enjeu qu' a eu euh au mois d'octobre autour de la qualification du du Hamas aour de ce terme de terrorisme il vise à imposer cette grille de lecture parce que à partir du moment on définit le Hamas comme étant uniquement une organisation terroriste on le rattache en contexte occidental à à l'expérience qu'on a du terrorisme c'est-à-dire à daesh à Al-Qaïda et on évacue encore une fois bah toute la dimension politique historique de de ce conflitl et on en fait une question qui serait uniquement sécuritaire tout en transformant finalement la question palestinienne en question simplement humanitaire il n'est plus de question de droit y a plus de conflit politique en fait quelque part l'autre mot très important dans cette hégémonie là c'est effectivement le terme de République de de républicain qui a été qui est depuis une vingtaine d'années qui est le paravant de ce tournant un peu autoritaire de l'État qui se fait autour de la de la montée d'un d'une islamophobie d'État parce que c'est c'est à partir du début des années 2000 que que qu'on pose qu'on construit le problème musulman et voilà et tout ce qui va autour en détournant la laïcité les luttes antipatriarcal féministe et aussi du coup la lutte contre l'antisémitisme qui fait partie de de tous ces ces lutesl qui sont détournés et qui euh et qui vise euh à s'en prendre au bloc d'opposition à la politique macronienne macroniste et à l'extrême droite et à sa principale force qui aujourd'hui est la France insoumise donc effectivement quand on voit la séquence en cours et qu'on qu'on regarde un peu le paysage médiatique oui on a une grille de lecture qui est qui est civilisationnelle qui est raciste faut pas oublier qu'on a eu une libération de la parole raciste depuis le 7 octobre sur les plateaux télé qui a été incroyable parlait de de d'antisémitisme couscous de qu' avait pas dans les enfants palestiniens l'avaient bien mérité et cetera des propos absolument extraordinaires et oui c'est atlantiste dans le sens à mon avis où l'impérialisme le plus fort aujourd'hui occidental c'est l'impérialisme américain et donc effectivement c'est un peu la locomotive derrière laquelle la France se raccroche mais juste pour ajouter une dernière précision la France n'est pas uniquement un suiveur de l'impérialisme américain elle y trouve très très bien son compte l'impérialisme français trouve très très bien son compte et d'ailleurs la répression du mouvement de solidarité avec la Palestine historiquement en France il répond aussi à des enjeux franco-français de répression des luttes de l'immigration des travailleurs immigrés qui se sont euh politisés entre autres entre autres questions par la solidarité avec la Palestine si on reprend les années 70 les années 60 les comités palestines en lien dans les Lutes des travailleurs de la Sonacotra par exemple et en résonance avec le fait colonial français et tout à fait voilà en résonance avec mais quand on voit tout le vocabulaire autour de ce cet arque républicain on sent qu'il y a un impensé ou de moins en moins impensé d'ailleurs très colonial en fait est-ce que tu peux nous dire un mot au sujet de l'annulation de votre ciné club ou CDEC alors bah ça va rebondir un peu sur ce que vous disiez au final parce que tout d'abord le contexte depuis le 7 octobre on a tous vu se multiplier dans le débat public les références à la mémoire de la choix effectivement avec énormément d'enjeux politiques derrière donc on se rappelle de l'ambassadeur israélien qui est venu à l'ONU avec une étoile jaune on se rappelle de voilà de la qualification des des attaques du 7 octobre comme étant des pogrommes qui a un mot qui est chargé d'histoire qui qui est précis en plus donc d'inscrire en fait ce qui se passe en Palestine dans la suite finalement de l'histoire de l'antisémitisme européen et des persécutions des Juifs en Europe la France insoumise et quand même largement quotidiennement assimilé au collabo à Bousquet à Pétin encore récemment je voyais meabib commenter l'hommage rendu aux victimes en disant mais est-ce qu'on imagine finalement des des pétins et des Bousquets aller à exactement voilà donc on voit que cette cette C référence là c'est c'est l'usage de cette mémoire là il est très très présent et il c'est un usage qui est politique et qui sert soit à légitimer la politique israélienne en en asifiant finalement et les Palestiniens et ceux qui les soutiennent et d'un autre côté plus en contexte franco-français à descendre la France insoumise qui est la première force d'opposition euh en France et ça c'est pas sans effets euh il y a des effets de banalisation euh de cette mémoire-là qui sont très graves voire de des effets de de créer de l'hostilité en retour hein contre cette mémoire-là et euh il y a un verrouillage un verrouillage politique autour de cette mémoire c'est-à-dire que tout le monde n'a pas le droit de parler de la mémoire de la chois et aujourd'hui ce qu'on a fait ce qui s'est passé c'est qu'un collectif juif antiraciste a été empêché de de de parler de cette mémoire à par partir d'un film du film de Jonathan Glazer la zone d'intérêt et d'y inviter des chercheurs qui qui sont reconnus dans ce domaineel donc c'est extrêmement dangereux en plus d'être dommageable pour l'antiracisme c'est extrêmement dangereux dans ce contexte qui est aussi un contexte de montée d'antisémitisme c'est très documenté à chaque embrasement en Israël en Palestine il y a une montée d'antisémitisme là donc on est sur un terrain qui est extrêmement tendu qui où il y a énormément de risques et y compris pour les Juifs qui qui qui traversent un une situation compliquée avec énormément de d'insécurité et euh et donc nous en tant que collectif antiraciste de par les idées qu'on porte de par le fait que on déconstruit tous ces dispositifs idéologiques là euh il y a eu des pressions sur la salle de cinéma il y a eu des pressions sur certains invités qui ont conduit à l'annulation de de cette séance c'est la deuxième annulation hein il y avait eu une première séance qui avait été déjà censuré euh là c'est la deuxème donc euh nous ça va pas nous nous faire taire on va continuer cette séence elle va être reprogrammée et et on continuera de toute manière à organiser des des événements publics à continuer à à milité à manifester à la fois contre le Génocide qui se passe actuellement à Gaza et contre la politique de colonisation israélienne mais également dans l'antiracisme contre tous les racismes contre l'antisémitisme qui est une forme de racisme et dans cette luttel fait partie le combat contre l'instrumentalisation de la lutte contre l'antisémitisme donc je rebondis un peu sur ce que vous disiez qui porte du tort à la lutte contre l'antisémitisme parce que ça vient isoler cette lutte de toutes les autres luttes les Juifs se retrouvent finalement dans un face- à faceace avec l'État qui serait leur seul garant alors même qu'on retrouve au sommet de l'État quand même des sympathies antisémites assez affirmé pensant à Darmanin à son livre sur Napoléon au volonté de réhabiliter la la mémoire de Pétin de de Barz de Moras et cetera donc voilà c'est une situation absolument catastrophique et mais par contre voilà nous ces censures là on commence à y être un petit peu habitué et euh voilà ça nous frappe à terre quoi entendu merci beaucoup on passe à la partie numéro tu veux je voulais juste rebondir pour rapidement par ça fait TR qu4 d'heure suj en fait donc suite à à l'annulation il y a une des chercheuses donc qui s'est pas désolidarisé qui devait prendre la parole est-ce que vous pouvez me rappeler son nom c'est Sadia Axus bienstein voilà et elle vient d'écrire du coup une petite note pour expliciter sa sa position et je trouve que ça illustre merveilleusement ou dramatiquement bien ce que vous disiez sur le fait que bah la mémoire de la Choa maintenant c'est la chasse gardée de certaines personnes et notamment une chercheuse maghrébine bah non elle a plus le droit de parler seule alors que c'est son sujet de recherche que c'est sa profession d'étudier ça on lui ôte la parole donc ça veut bien dire que il y a quelque chose qui se passe autour effectivement de cette mémoire qui se désuniversalise et c'eston je voulais pardon non non pase la deè partie de notre émission que l'on a appelé éducation little Macron is watching you euh tu salis tu nettoies tu casses tu répares tu défiles l'autorité on t'apprend à la respecter cette formule est signé le porte-parole du gouvernement Gabriel hatal lors de son discours de politique générale à l'Assemblée un discours à ne pas banaliser un seuil a été franchi dans la dérive libérale et ultra réactionnaire de ce gouvernement et l'école publique s'apprête à être entièrement mobilisé pour ce projet de recivilisation cher à Emmanuel Macron les profs s'organisent le 1er février les enseignants se sont mobilisés ont fait grève avec un rebond aujourd'hui Léo tu étais dans la manif pour commencer est-ce que tu peux nous dire quelles sont les revendications du personnel éducatif bah le problème c'est qu'il nous faudrait une deuxième émission parce que les revendications sont sont sont très nombreuses ce qui ressortaiit majoritairement aujourd'hui dans la manif c'était la question des groupes de niveau parce que ça devait être annoncé aujourd'hui alors après avec les macronistes on sait plus quand ça doit être annoncé ou pas je rappelle toujours qu'on a toujours pas de gouvernement au complet et qu'on a toujours pas de ministre de l'éducation nationale entier on va dire euh donc c'était c'était la grosse question du jour groupe de niveau je le rappelle qui sont une aberration pédagogique qui sont un outil de tri social absolument insupportable et qui sont dénoncés y compris par les chef d'établissement qui en général ne s'exprime que peu dans le débat public du fait de leur position hiérarchique donc c'était ce qui ressortait globalement mais en fait ce ce ce qui s'exprime c'est une colère une colère absolue de de de de ces agents d'un ministère qui je le rappelle et le premier budget de l'État qui je le rappelle concerne tous les jours 12 millions de français et de français si on considère à la fois les agents du ministère de l'Éducation nationale et puis les élèves ça représente 12 millions de Français qui chaque jour sont sont sont usagés de ce ministère je le disais c'est quand même une première dans l'histoire de la 5e République on n pas de ministre de plein exercice il y avait un petit précédent avec Jean-Michel Blanquer qui avait ramené la jeunesse sous les gites de l'éducation nationale mais c'était dans l'autre sens c'est le ministère de la Jeunesse qui perdait sa souvereté là on a quand même une ministre qui est en poste depuis le deè quin Macron sur la question de la Jeunesse des Sports et puis des Jeux olympiques et paralympiques la grande question de cette année à qui on rajoute comme si c'était un hochet ou comme si c'était anecdotique l'éducation nationale qui est un qui un ministère quand même absolument essentiel donc cette colère là elle s'exprime elle s'exprime de la part des enseignants mais aussi ne les oublions pas des aesh des personnels de vie scolaire AED les conseillers principaux d'éducation de tout le personnel médico-social les psychologues scolaires les maîtres rééducateurs les maîtres E des adsem les les agents les agents territoriaux spécialisés en école maternelle enfin les agentes parce que ce sont surtout des femmes d'ailleurs tous les métiers dont on parle sont des métiers essentiellement féminisés je ne suis pas sûr que ce soit un hasard absolu voilà donc il y a une immense colère et cette colère elle s'est cristallisée autour de la personnalité de Amélie ou Castera et en particulier de ses sorties depuis qu'elle est arrivée parce qu'il faut reconnaître un mérite à cette ministre il faut quand même le reconnaître elle a eu une capacité à mettre en lumière des thèmes que nous nous portons alors quand je dis nous c'est à la fois les organisations syndicales mais les organisations politiques de gauche sur l'école publique qui passait sous les radars depuis des années à savoir le financement public de l'école privée il y a en ce moment Paul Vanier député LFI qui mène avec Christopher weisberg député lrem une enquête une mission dans enquête sur cette questionl la deuxième chose c'est la problématique des remplacements de la paupérisation de l'éducation nationale la troisième chose c'est quand même le séparatisme scolaire le séparatisme social hein d'une toute petite partie de nos concitoyens qui se permet non seulement de payer des écoles privées à ses enfants pour les protéger du bas peuple mais en plus de payer des écoles privées qui elles sont en rupture on parlait tout à l'heure de valeurs de la République sont en rupture avec les valeurs de la République et à qui on ne on ne le reproche pas étrangement et qui en plus se permettent de contourner des procédures telles que parcours sup qui sont mis en place par le gouvernement lui-même donc il y a vraiment quelque chose d'absolument incroyable autour de cette ministre il y a quelque chose de chimiquement pur chez Amélie oua cterra il il y a une scène emblématique fabuleuse dans l'émission quotidien où elle se elle est elle rencontre des collégiens du collège public elle leur dit alors vous avez mis des baskets est-ce que vous en avez profité pour bouger vous défoner dans la cour de récré parce que pour elle quand on met des baskets c'est qu'on va faire du sport elle ne sait pas 80% de la population française porte des baskets quotidiennement parce qu'à Stanislas pour ne pas le nommer ben les baskets sont interdites il faut porter des chaussures en cuir donc c'est dire la déconnexion de cette femme et en fait je trouve que c'est une image encore une fois chimiquement pure parfaite de la macronie et de ce qu'elle est et de ce qu'elle essaie d'imposer à la société donc dans la manive de cet après-midi c'était ce qui ressortait et puis juste après c assez amusant j'étais à la manif puis je suis rentré à l'Assemblée parce que nous auditionnions pour la première fois et peut-être la dernière la ministre de l'Éducation nationale sur justement la question de l'école et euh bon les députés de de de la France insoumise on était quatre à poser des questions on n' pas été tendre avec elle euh mais c'est vrai aussi les autres groupes de laanupè c'est assez étrangement peut-être enfin je ne sais pas il y a aussi des questions qui ont été posées sur les bands de la majorité alors en essayant de la de la préserver et cetera mais sur la question des fermetures de classe sur la question des groupes de niveau sur la question des moyens où on se dit qu'en fait ce n'est plus possible tout simplement alors il y a le 5 décembre 2023 le ministère de l'Éducation nationale dans le dossier de presse sur le choc des savoirs qui a proposer une série de mesures je cite pour élever le niveau de notre école qu'est-ce que ça veut dire alors d'abord ça voudrait dire que le problème c'est l'école c'est quand même assez fascinant ça c'est c'est une problématique qui traîne depuis des années et des années c'est c'est d'essayer de faire croire que le problème c'est l'école et même pire que ça parce que dans les discours qui sont tenus par exemple sur la question de l'enseignement de la lecture sur les é évaluations qui sont menées sur le niveau en math c'est la faute des enseignants puisqu'on va leur dire quel manuel prendre comment enseigner la lecture on leur dit déjà d'ailleurs donc le problème c'est ça alors qu'en fait la la réalité qui est une évidence c'est que le problème c'est la société dans laquelle nous vivons son côté absolument inégalitaire et où les inégalités se creusent et le fait que nous avons une école qui est organisée ne serait-ce que par cette dichotomie publique privé et par les moyens donnés à certains qui ne sont pas soumis il faut le toujours le rappeler ça qui ne sont pas soumis aux mêmes injonctions que l'école publique parce qu'on nous dit toujours on a le droit de choisir l'école privée tout à fait il faut financer l'école privée on peut le remettre en cause nous on ne remet pas en cause directement mais dans ces cas-là mêmes exigences pour le public que pour le privé sur la question de la ségrégation sociale de la carte scolaire sur la question des règles et des réformes qui s'imposent je vais donner un tout petit exemple qui me semble vraiment emblématique il y a une seule année dans l'histoire de la 5e République où il y a eu dans tous les départements français plus des élèves scolarisés dans le public que dans le privé il y a toujours eu dans l'histoire de France des départements où il y avait plus d'élèves scolarisés dans le privé que dans le public il y a une année où c'était pas le cas on avait gagné la bataille de l'école publique tous les départements français avaient plus de 50 % d'élèves scolarisés dans le public 2012-203 arrive 2013 réforme des rythmes scolaires réforme des rythmes scolaires qui ne s'applique qu'au public enfin il y avait 10 % d'établissement privés qui l'ont fait volontairement dans mon département toutes les écoles privées ont fait leur pub à la rentrée sur le fait qu'elles allaient rester à 4 jours et ben étrangement l'année d'après on est revenu à des départements où il y avait plus d'élèves scolarisés dans le privé que dans le public donc il y a une inégalité de fête entre les deux systèmes et et c'est ça qui est insupportable et donc on a une école qui c'est vrai n'arrive pas à euh répondre à à cette à ces inégalités sociales à à à jouer son rôle d'ascenseur social hein pour utiliser une une image éculée et euh très récemment à l'Assemblée nationale on nous a expliqué que la pédagogie pouvait battre la sociologie et donc en fait on dit aux enseignants c'est à vous de régler le problème le problème ce ne sont pas les getteau de riches et les getteau de pauvre le problème ce n'est pas que l'école aujourd'hui n'est plus mixte socialement parfois plus mixte tout court he on pense encore à Stanislas le problème c'est que les enseignants doivent faire preuve d'une pédagogie exceptionnelle pour battre la sociologie alors il y a Laurence de coque dans un entretien à basta qui a déclaré je pense qu'historiquement nous n'avons jamais connu un tel niveau d'attaque contre le principe même d'école publique et tout ce qui la caractérise commencer par le principe de démocratisation scolaire qu'est-ce qu'elle entend par principe même d'école publique mais l'école publique c'est un service public d'éducation qu'est-ce que c'est qu'un service public c'est un service qui a des usagers et non pas des clients c'est un service qui s'adresse à toute la population qui accueille tout le monde et qui fait avec son public c'est-à-dire que un enseignant dans une classe du public se pose pas la question de savoir si le public qu'il a en face de lui est à la hauteur c'est le contraire c'estàdire que on accueille tout le monde et on fait avec ça ça pointe une une difficulté dont on n pas encore parlé et qui me semble essentielle c'est la question de l'école inclusive ouis l'école publique doit aujourd'hui inclure et c'est une très bonne chose des élèves en situation de handicap des élèves en gros retard scolaire des élèves en difficultés et on ne lui donne pas encore une fois les moyens de le faire et donc on assiste par exemple quelques chose qui m'inquiète beaucoup on assiste en ce moment sur les réseaux sociaux mais également dans les réunions publiques avec les parents d'élèves avec les les enseignants et cetera à une guerre entre les victimes de de de cette école inclusive c'est-à-dire que d'un côté on a des enseignants qui font part de leur souffrance de leur souffrance en classe de leur souffrance de ne pas pouvoir assumer leur rôle face à des élèves en difficulté et puis de l'autre côté on a des parents qui se sentent attaqués par ces témoignag d'enseignant en disant comment ça vous ne voulez pas accepter mon enfant et la souffrance elle est des deux côtés elle est insupportable et c'est une manière aussi je fais un petit parallèle bah de diviser pour mieux régner c'est-à-dire que tant que les parents d'élèves en situation de handicap pense que c'est l'enseignant qui est mauvais et tant que l'enseignant pense que le problème c'est cet élève qui qui est dans sa classe ben on s'attaque pas aux racines du problème à savoir qu'il faut donner des moyens à l'école publique clair et après il y a Bastien qui viendraronque ou juste rapidement je trouve qu'en fait cette séquence là elle permet très bien de mettre en valeur un processus qui est à l'œuvre dans l'ensemble des services publics dans un contexte de détérioration et de enfin de dégradation de de de précarisation de l'ensemble des services publics euh le le le choix présenter en fait euh la la la coexistence du privé et du public comme un choix pour l'école c'est bon bah on peut préférer aller dans une école privée parce que ça va être une école catholique ou et cetera ça marche plus tout à fait là le choix du privé pour beaucoup de personnes et dont la famille EDA ctera c'était un un séparatisme de riche c'était une échappatoire à une école publique qui est en train de se dégrader elle a dit dans sa première intervention beaucoup circuler moi je voulais que mes enfants ils soient heureux ils aient des camarades avec qui sous-entendu l'école publique ne fait pas ça donct elle est la ministre o elle parletait hallucinant c'était hallucinant cette cette séquence et et ce ce mécanisme là il est à l'œuvre et le le le rapport de nos services publics sur sur ce ce sujet-là était hyper important c'est un mécanisme qui est à l'œuvre dans la santé euh dans les transports c'est-à-dire que de plus en plus le privé va devenir là une voie d'échappatoire pour marquer un le séparatisme des plus riches et et faire de la reproduction sociale en fait exacerber ainsi les les inégalités et et tu l'as rappelé l'éducation publique elle est là justement pour essayer de corriger ces inégalités et les amoindrir et là on est une situation où le voilà ça on va dans le sens contraire de de ce qu'elle de ce que le service éducatif devrait faire Simon puis après Bastien désolé euh non très rapidement il y a il y a un mot je pense qu' il y a un mot qui qui qu'il faut dire c'est le mot de classe sociale c'estd que vous parliez de tri de tri social le tri social c'est de la reproduction de classe et effectivement l'exemple de la ministre de l'Éducation nationale et et est très très éclairant à ce niveau-là quand on voit le gouvernement le nouveau gouvernement qui est formé on a vraiment l'impression d'un gouvernement de guerre un gouvernement de guerre sociale resserré autour d'Emmanuel Macron et de ses de ses lieutenants et c'est un gouvernement qui est formé un peu en réponse à ce qu'on a pu vivre en terme de conflictualité sociale en terme de lutte sociale il y a eu les gilets jaunes il y a eu tout le mouvement autour de la réforme des retraites ce n'est pas rien et y compris pour l'exécutif ce n'était pas rien et ce gouvernement est aussi une réponse est aussi une manière de répondre à ça et de vouloir réaffirmer l'autorité de l'État la sa légitimité et son programme politique qui est un programme qui est un programme de classe sociale et de ce point de vue-là l'école c'est pas rien en fait quand on parle de l'éducation nationale en perspective avec les les luttes sociales c'est pas n'importe quel secteur c'est un bastion historique des Lutes social qui qui qui qui est aussi un bastion de l'État social effectivement un peu un rempart contre cette logique marchande qui qui qui qui déborde de partout et qui qui sature en fait la société et vous parlez d'imens scolaire des enseignants oui il y a aussi une immense souffrance et une immense souffrance des des usagers finalement on a on a vraiment une école à trois niveaux on a les C lycées collèges publics privés style Stanislas on a les collèges lycées qui s'en sortent plus ou moins bien même si c'est difficile et on a des centaines des milliers d'établissements scolaires où on manque de tout et qui sont dans des territoires où on manque de tout aussi et où tous les problèmes en fait s'accumulent de de précarité de de de de chômage de de violence donc voilà on en est là et et euh et les enjeux là qui se dessinent à travers cette cette bataille pour l'enseignement public publ sont vraiment déterminants non pas seulement pour l'école publique mais en fait pour toute la société réique pour la République oui la République c'est la chronique magnifique transition merci Sébastien bienvenue Bastien en plateau et Sébastien je te libère je sais que là on traîne un petit peu et que tu avais prévu de venir 1 heure merci beaucoup d'être venu il est bon à toi Bastien bonsoir à tous Julie oui Julie je vais commencer avec une question ah oui attention c'est compliqué qu'est-ce que tu fais le 9 juin prochain Julie qu'est-ce que je fais le 9 juin prochain je vote oui tu votes et voilà c'est fini merci c'est le thème de ma chronique de ce soir le 9 juin prochain auront lieu les élections européennes à l'occasion desquelles nous c'est-à-dire les citoyennes et les citoyens des États membres de l'Union européenne sommes appelés aux urnes pour élire les eurodéputés les eurodéputés vous dites oui les eurodéputés c'est-à-dire ces élus qui siègent au Parlement européen et qui représent leurs électeurs à peu de chose près la même chose donc que les électeurs enfin que les députés français pardon mais en gros au niveau européen vous l'aurez compris c'est le 9 juin prochain et Julie l'enjeu est de taille d'abord bien sûr parce que nous avons toujours intérêt à envoyer un maximum d'insoumis et d'insoumis défendre nos idées et notre programme dans les institutions quel qu'ell soit rappelons d'ailleurs la constance et le travail conséquent des eurodéputés insoumis depuis le début du quinena en 2019 défense des droits des travailleurs des plateformes par lail shbi par exemple lutte contre l'influence des lobby et contre l'impunité des multinational par manori lutte contre les OGM c'est une bataille qui a lieu en ce moment même cette semaine cette semaine à Strasbourg par Marina mesure politique sociale à la tête de la commission du développement régional par youous Margi bref je ne cite que ces sujets pour ne pas qu'on y passe toute la nuit mais les batailles menées par les insoumis depuis 5 ans sont nombreuses au Parlement européen on note aussi par exemple la bataille pour que le Parlement européen déclare en Europe un état d'urgence sociale afin de lutter contre la pauvreté en pleine explosion bien sûr dans l'Union européenne ensuite bien sûr comment ne pas mentionner dans les enjeux de cette élection la montée en puissance de l'extrême droite partout en Europe porté en France on le sait on connaît par Le Pen et Bardella mais aussi partout dans l'Union par mellonie en Italie ou Orban en Hongrie par exemple au point d'ailleurs que le discours du RN sur l'Europe a un petit peu changé d'une critique constante et agressive les lepenis sont passés à une certaine tolérance vis-à-vis de l'Europe dans laquelle ils voit maintenant l'occasion de trouver des soutiens et des alliés soyons donc clair en vous déplaçant aux élections européennes en votant pour les insoumis et bien vous pouvez casser cette dynamique et ralentir évidemment la progression de l'extrême droite en Europe car une fois dans l'hémicycle bien sûr les nôtres sont de toutes les batailles contre les fachau de l'immigration aux violences policières des luttes sociales aux luttes écologistes aux Lutes écologiques pardon rappelons par exemple que pendant ce dernier mandat là le RN a voté sans sourciller la politique agricole commune la PAC sans prix garantie pour les paysans sans encadrement des marges de la grande distribution et sans aide pour les petits agriculteurs bref quand on sait qu'aujourd'hui en France ils essayent de se faire copain copain avec les agriculteurs c'est un petit peu cynique enfin bien sûr le scrutin a aussi un enjeu national plus la gauche sera forte plus vous enverrez d'élus insoumis et insoumise au Parlement européen plus vous allez tordre le coup au discours déprimant et défétiste autour d'un match entre les macronistes et les leupénistes bien sûr pour ça la liste de l'anupes était la meilleure solution et la meilleure stratégie comme nous avions gagné le premier tour des législatives en 2022 nous aurions pu sortir en tête du scrutin européen en juin la France insoumise a défendu cette liste et cette stratégie elle l'a proposé sur tous les tons sous toutes les formes elle a soutenu aussi l'initiative des jeunes de laanupes qui eux étaient carrément allés jusqu'à rédiger un programme il ne manquait donc plus que la liste mais non d'autres ont décidé autrement et ont préférit présenter leur tête de liste avec Marie toussin Léon des fontaines ou Raphael gluxman comme tête de liste bref les écologistes vas-y non il y a frustration qui a sorti un excellent papier qui s'appelle à quoi sert raphaelxman et le monde diplô en 2018 aussi avait sorti voilà une analyse aussi très bien s qui était lisez-les bref les écologistes le PCF et le PS n'ont pas voulu d'une liste nupes qui était pourtant notre meilleure stratégie pour l'emporter soit et ben du coup qu'est-ce qu'on fait et ben on se prépare pour la bataille et nous allons présenter notre liste elle-même en cours de constitution et nous allons mettre donc tout toutes nos forces dans la bataille pour les raisons évoquées plutôt pour défendre aussi notre programme celui de laanupes qui a recueilli des millions de voix en 2022 et pour continuer à défendre à Bruxelles et Strasbourg comme partout ailleurs celles et ceux qui nous font confiance mais c'est là que ça devient intéressant pour y parvenir nous avons besoin de vous le 9 juin vootter d'expérience on sait que ceux ou celles et ceux qui votent le moins aux élections européennes sont pour faire simple et grossir le trait ceux que la politique libérale voulu par Macron affecte le plus en gros les jeunes et les plus défavorisés donc le 9 juin je vous le redis et je ne vais pas arrêter de vous le redire voterz allez voter refusez la victoire de Macron ou de l'extrême droite votez pour le partage des richesses votez pour la planification écologiste votez pour défendre vos libertés votez contre l'Europe de la loi immigration et des violences policières généralisé ne laissez pas le monde devenir un petit peu plus pourri un petit peu plus dur et violent ne pas aller aux urnes s laisser faire alors pour faire simple vootter le 9 juin bref le 9 juinen votter et faites voter c'est là que ça devient intéressant encore plus dites-le à vos proches à vos amis à vos collègues squatz tout ce qui est squat table du repas de famille à l'apéro entre potes du café à la machine à café bref la réunion avec vos collègues dites-le partout tout le temps surtout les tons vous aurez compris le 9 juin on va voter pour vous aider la France soumise à lancé une grande campagne partout dans le pays avec des affiches qui je crois vont apparaître parce que nos amis elles sont Gén voilà on fait un travail formidable sur ces affiches l'équipe de Romain là et Camille bravo à vous pour aider la France insoumise à lancer donc cette campagne partout dans le pays on vous propose aussi un site qui s'appelle onvoteinouis.fr qui permet de vérifier si vous ou vos proches êtes bien inscrit sur les listes électorales et le cas échéant de vous y inscrire sur les réseaux sociaux la campagne se mène avec le hashtag on s'inscrit les riches votent les racistes votent et vous et bien vous je pense que vous l'aurez compris le 9 juin vous emmenez vos proches vous emmenez votre famille et vos amis vous emmenz votre meuf qui vous voulez et vous allez voter merci beaucoup Bastien on se retrouve le 9 juinme de la chronique était un peu flou he c'est vrai le 10 non je déconne le 9 juin ajoutz quand même avant il as salué la campagne d'affichage mais moi je suis allé sur le site on vote un soumis c'est un boulot incroyable il est exceptionnel ce site parti fait par les mêmes équipes pas que d'ailleurs bref bravo à tout le monde ciao merci beaucoup Bastien merci Bastien et on peut féliciter aussi les équipes des groupes d'action la France insoumise des outils numériques et de la com voilà alors 3ème partie on va revenir sur la lutte des agriculteurs qu'on a appelé donc Atal achète sa paix il y a de nombreux blocages qui ont été initiés par des agriculteurs qui ont sont nés un peu partout dans tout le pays parce qu'ils revendiquaient une rémunération digne et la reconnaissance de leur travail piétiné par les traités de libre échange de la concurrence déloyale et le gouvernement a annoncé le 1er février des mesures pour apaiser les agriculteurs on regarde une vidéo avant de détailler quelques-unes de ces mesures et ce que ça implique mais on aurait pu faire de ce moment en fait entendre la colère agricole entendre que la la détresse des paysans et des paysannes qui disent nos fermes disparaissent nous sommes en première ligne et c'est vrai des conséquences du dérèglement climatique il faut quand même rappeler que alors hasard de calendrier pendant cette cette cette mobilisation le Haut Conseil pour le climat a rendu précisément un rapport sur l'agriculture française et ils ont rappelé dedans que entre 2022 et 2021 on a perdu 10 % de rendement sur les céréales à cause d'une sécheresse et en fait ces effets du dérèglement climatique vont être de plus en plus nombreux et c'est les agriculteurs qui vont d'abord devoir y faire face donc on aurait pu faire de ce moment justement un un endroit où on on fait des vraies politiques publiques qui donnent les moyens aux agriculteurs d'opérer la transition à la place qu'on a fait c'est des reculs écologique pour des raisons électorales et pour des raisons de cogestion avec les syndicats majoritaires de la FNSEA et du ministère de l'Agriculture pour alors claire est-ce que tu penses que cette séquence qui était donc une occasion d'aider les paysans à faire la transition écologique mais que le gouvernement enfin a préféré s'entendre en réalité avec la FNSEA sur le dos de la planète ouais ben je pense queil faut reprendre un peu l'histoire de la manière dont on s'est retrouvé dans une situation où l'agriculture est massivement industrialisée mécanisée pris dans des gros conglomérats avec des chaînes de valeurs qui s'étendent à l'autre bout de la planète ce qui est pas le plus rationnel si on prend juste le simple objectif de se nourrir sainement donc cette histoire là je pense qu'elle est très importante à à rappeler là moi ce qui me marque dans la période c'est que du coup ce ce ce cette modalité là met en difficulté les agriculteurs il y a une BAE de productivité aussi qui est liée au fait que les sols se se détériorent aussi donc ce système là génère des crises comme celle-ci et à chaque fois j'ai l'impression qu'on les présente comme s'il y avait un un dilemme un choix à faire entre apaiser la crise ou faire du social entre guillemets et puis faire maintenir la ligne sur l'écologie mais le problème dans la manière dont on pose ce dilemme à mon sens c'est que on on réfléchit enfin ils réfléchissent à système constant parce que pendant qu'on qu'on parle de ah bah zut on va devoir lâcher sur écofito zut on va devoir remettre en cause les jchers tout ce dont on parle pas c'est la remise en cause de de la signature des traités de libre échange de la révision de ceux qu' ont déjà été de ceux qu' on déjà été fixés la question de comment gère le prix comment on on qu'est-ce qu'on fait des marges énormes que l'industrie agroalimentaire c'est fait ces derniers mois donc en fait quand on on a l'impression qu'on est qu'on doit faire un un tradeoff un choix entre bon bah apaiser les agriculteurs ou faire de l'écologie en fait c'est un faux choix parce que ce qui si on si on on interroge le système dans lequel ce dilemme se pose on voit bien qu'il y a des mécanismes systémiques et structurels sur lesquels on peut jouer pour réconcilier enfin il y a même pas besoin de la réconcilier en fait une agriculture agroéc logique et qui qui nourrit en circuit court une population enfin c'est bénéfique pour les paysans pour les consommateurs pour la terre en fait c'est c'est c'est gagnant gagnant gagnant donc le le le barrage à ça c'est l'interrogation du système dans lequel nos nos nos nos agriculteurs sont pris et là-dedans il y a une il y a vraiment une captation du narratif par du coup bon la la tête de pont FNSEA qui est du côté de la préservation du système tel qu'il est pourquoi parce que Arnaud Rousseau bah il en il en gagne enfin il y gagne très très concrètement très très matériellement il est lié à ce systèmel donc il y a un gros enjeu à essayer de faire monter au sein de ce mouvement agricole les voix qui disent précisément ça qui disent en fait c'est pas une question de choisir entre l'écologie et le social c'est une question de dans quel système ça devient possible de réconcilier les deux voilà enfin moi je c'est c'est vrai que du coup c'est frustrant parce que on a l'impression on doit encore abandonner l'écologie enfin on va la enfin on va l'abandonner si on continue de l'abandonner encore longtemps il restera ni paysan ni terre ni quoi que ce soit donc justement pour revenir sur le plan écopyo Gabriel Atal a déclaré qu'aucun pesticide ne pourrait être interdit en France avant que la substance active qu'il contient ne soit interdite dans le cadre européen en quoi est- un recul majeur euh alors le déjà sur les plans écopyo ça fait 15 ans que c'est des échecs à répétition en fait on instaure les objectifs sauf qu'il y a pas d'accompagnement des agriculteurs vers un modèle plus soutenable on les laisse un peu un peu dans les air alors que si on se rappelle de comment s'est construit l'agriculture intensive il y avait des soutiens financiers de l'État pour aider les AG à se moderniser il y avait des des conseillers qui venaient dans les fermes expliquer comment utiliser les pesticides tout ça donc l'état quand il veut faire une transition dans un sens il sait le faire la la la question c'est qu'on instaure ces plansl sans faire le boulot parce que on a un état qui s'est dévidé de sa substance et qui est enfin c'est le tour néolibéral qui a plus les moyens d'agir vraiment concrètement en sécurisant les trajectoires de transition parce que c'est ça qu'il faut qu'il faut faire donc là le recul sur écophyo c'est un peu la suite d'une enfin c'est la suite d'une longue d'une longue série d'échec de recul de on va remettre les objectifs un peu plus bas parce qu'on y arrive pas ou alors on les repousse grand classique des politiques climatiques et écologiques juste on repousse l'objectif et ça permet de faire passer la pilule donc oui c'est c'est oui c'est un c'est un échec c'est dramatique parce qu'on n'est pas sur des choses qui sont réversibles en fait là on est sur des mécanismes sur lesquels on reviendra pas et qu'on atteint des des points critiques en terme de transformation et de dégradation des des é des écosystèmes et là encore l'Europe va être un champ de bataille ta extrêmement important parce qu'on a eu cette espèce de brèche un peu bizarre où V derlen et Timmerman se sont mis à porter quelque chose comme le le le Green Deal européen bon avec des choses extrêmement contestables encore une vision très très basée sur le marché en fait de la transition mais on pouvait on pouvait faire avec ça le problème c'est que le risque de monter de de l'extrême droite et de possible majorité de du PP au Parlement européen ça va donner des des B du coup au au PPE pour et Manfred Weber en tête de prou tout ça pour sabrer complètement même le peu qu'on arrive à à à négocier au sein de l'architecture du du Green Deal et de pour l'agriculture du coup c'est le l'outil de la ferme à l'assiette F FK sur lesquel il y a il y a encore enfin c'est très très imparfait déjà mais si on peut enfin si on a rien si on a des reculs absolus à la place c'est pas non plus une une victoire donc là les enjeux sont sont mass et finalement je pense que la crise agricole elle elle vient nous forcer un peu brutalement à nous poser ces questionsl de manière très direct et à montrer que en fait il y a pas une forme de transition verte celle dont le narratif domine et qui est celle globalement porté par la Commission européenne que il faut arriver à à pousser des formes de transition qui alli pas pas comme une pas comme de manière accessoire le la transition juste ah on va en fait il faut que la transition elle soit juste du coup on va créer un petit fond pour que quand même la transition elle soit juste mais pour que en fait la transition en elle-même elle ait des effets redistributif en terme de richesse de pouvoir voilà et en terme de de revivification démocratique aussi donc c'est ces enjeux- là qu'on peut posé à partir de la crise agricole donc notre notre fonction c'est de s'engouffrer dans cette brèche là d'être au côté de la de la la la conf paysane et de de porter de porter cette voielà quoi je recommande ouais vas-y juste rajouter que les fractures dont tu parles elles sont aussi au sein de la FNSEA et cetera c'est qu'on a une direction de la de la FNSEA qui parle dans un sens et tu l'as dit Arnaud Rousseau est plus un un représentant de la filière agroalimentaire et des énormes des énormes fermes céréalières et cetera que des petits paysans c'est une évidence mais moi je discute et et on l'a tous fait moi je CIS je crois que cette séquence est intéressante à plus d'un titre on l'a tous fait les députés insoumis aller sur les barrages rencontrer les agriculteurs moi mais je suis loin d'être le seul je travaille depuis longtemps avec les agriculteurs dans mon département et je travaille avec des gens de la FNSEA je travaille avec des gens de la conf euh aur trouvé à beaucoup travailler avec la Coordination Rurale alors que elle est plutôt marquée soi-disant à l'extrême droite pas que soi-disant mais euh moi ce que ce que me disaient les agriculteurs avec qui je travaille c'est cette demande de prix planché cette demande de soutien c'est cette demande de mettre fin au grand déménagement du monde au au au au aux accords de libre échange tu parlais d'histoire longue moi je suis assez vieux pour avoirvec vécu la guerre le combat contre la GCS qui est devenu l'ami qui est devenu le GMT le grand marché transatlantique qui est devenu le CTA et l'air de rien on les a faire reculer parce que ça devait être imposé à chaque fois et cetera et les les les paysans avec qui je discutais moi y compris FNSEA me disait tout autre chose que alors ça arrivait à la toute fin la question la question des normes environnementales éventuellement Natura 2000 et cetera mais avant ça c'était le reste qui qui a qui arrivait sur le tapis et je pense que les réponses du gouvernement sont un atout pour nous c'est-à-dire que c'est un mensonge qui leur est proposé c'est un miroir aux alouettes on lâche sur des parce que je veux pouvoir continuer à mettre des pesticides mais moi j'avais des des des agriculteurs qui me disaient je suis malade j'ai des gosses je suis d'accord avec vous là-dessus c'est juste que donnez-nous comme tu le disais très bien les moyens de passer à autre chose je recommande l'article que tu as écrit clair dans the conversation qui s'appelle ce que la crise agricole révèle des contradictions entre objectifs socio-écologiques et compétitivité alors il y a il y a des choses écrites comme un triangle d'incompatibilité celui de l'entropo capital ocen mais je vous jure franchement même pour les profan comme moi c'est leque est partagé et par mon labo de recherche et par l'émission populaire bah je pense c'est très préci ma schizophrénie de chercheuse militante c'est bien merci avant de vous libérer je voulais juste qu'on revienne rapidement sur le SUV parce qu'il y a eu une votation une consultation citoyenne sur la place des SUV les plus lourds et encombrants et polluants dans la capitale et notamment sur un tarif spécial de stationnement pour ces véhicules la France insoumise bon a publié un communiqué dénonçant l'inefficacité l'injustice et la tromerie de cette votation arguant que loin de mener une véritable politique écologique municipale pour réduire l'impact du transport sur l'environnement et sur la santé Anne nidalgo fait en réalité semblant de consulter comme elle fait semblant de faire de l'écologie mais à l'émission populaire on a décider de nous emparer de l'objet SUV pour parler de la sociologie du SUV et de taper sur les riches parce que ça fait toujours plais plaisir tout d'abord quelques chiffres en 2022 le nombre de SUV en circulation a grimpé à 330 millions un bon spectaculaire par rapport au moins de 50 millions recensés en 2010 en 2021 les SUV ont été responsables de l'émission de plus de 900 millions de tonnes de CO2 pour mettre ses chiffres en perspective si les SUV constituait un pays il se classerait au 6e rang mondial des plus grands émetteurs de CO2 ma première question pourquoi le SUV prospère toujours plus vite à rebours de l'histoire et alors que le climat est censé être devenu une préoccupation importante euh sur la période ouais ok oui je pense qu'il y a il y a des raisons qui sont de l'ordre du culturel du symbolique déjà la la place de la voiture dans nos dans nos imaginaires faut faut lire un texte incroyable d'André Gorz qui s'appelle leséloges de la bagnole ou un truc comme ça et qui qui déjà dans les années 60 70 parle parle de la place que prend aussi au sens très physique dans l'espace public les voitures et les SUV c'est un exemple assez marquant de ça il y a la dimension effectivement viriliste de la la grosse bagnole et sur laquelle l'ensemble des publicitaires jouent et puis il y a aussi des questions qui sont du côté là des des industriels des des des constructeur automobile de déploiement de nouveaux marchés euh et bon bah les constructeurs automobile leur but c'est de vendre des voitures donc ils ont là réussi à créer un segment de marché qui est d'ailleurs un segment de marché qui est en hausse constante et qui du coup est le marché un marché pour les les acheteurs les les plus riches et on na pas eu de régulation euh pour venir lorsquon a commencé à parler de la transition de de l'industrie automobile on on a on d'ailleur d'ailleurs il y a un gros retard de ce déjà du secteur des transports en général mais par rapport aux objectifs européens de 4 55 réduire de 55 % même par rapport à l'objectif du net zéro de 2050 en fait le secteur des transports est hyper retard et en particulier le le secteur des véhicules individuels et on a eu du coup bon bah cette idée qu'on allait passer à l'électrique mais sans aucune aucun encadrement aucune réflexion politique même sur le poids la taille euh qui sont quand même des des facteurs absolument clés lorsqu'on réfléchit à des mobilités des des mobilités douces et plus compatible avec avec un un monde un monde habitable quoi donc les les facteurs sont multiples et c'est vrai que cette votation elle elle elle elle pose la question de mais en fait la question c'est plutôt pourquoi on a encore des SUV euh alors que en fait on a des des moyens de réguler les types de de véhicules qui qui sortent qui sortent des des des usines et surtout en fait je pense que il faut qu'on tout de suite replacer le débat sur les mobilités sur l'ensemble des leviers qu'on peut actionner pour changer ce secteur des transports parce que pour le moment le discours dominant y compris dans la version Macron de la planification écologique c'est en gros on va prendre le parc automobile de véhiculle thermique et on va tout faire on va tout basculer en en véhicule électrique avec tout les problèmes que ça pose en terme d'approvisionnement critique les formes de d'économie néocoloniale he qui sont en train de se déployer pour aller chercher du lithium du cobalt en Argentine ou autres il y a toute une une diplomatie minière qui est en train de se remettre en place pour pour pour gérer ça donc on prend pas en compte ces effets sur la la biodiversité et on prend pas en compte les autres facteurs sur lesquels on pourrait jouer c'est-à-dire le déploiement massif des transparents commun et la question plus fondamentale de l'aménagement du territoire donc c'est vrai que euh cette votation bon c'est intéressant de voir la sociologie aussi les arrondissements les plus populaires qu' ont quand même voté contre donc il y a bien cette intégration que le SUV c'est un marqueur social c'est pas juste j'ai une grande j'ai une grosse voiture parce que j'ai une famille enfin bon ça cet argument là il marche il marche très très peu mais mais donc ça c'est intéressant mais il prend finalement le problème par le petit bout de la lorniette et le le risque c'est que ça le risque c'est qu'il y ait un peu un un un un un backlash parce que on Nura pas réglé le problème de la mobilité en Île de France enfin et au-delà en France et au-delà dans le monde mais il y a quand même un problème en île-de-fance par rapport au rapport entre Paris intramuros et les banlieu qui n'est pas géré et qui est enfin qui est aussi lié aux équilibres politique entre Paris et la région mais enfin bon c'est c'est c'est pour ça que c'est la la transition elle est très difficile aussi pour pour ça c'est qu'il faudrait activer tous les leviers en même temps et c'est pour ça queil faut qu'on soit au gouvernement et qu'on qu'on la fasse de manière cohérente et systémique voilàimon non mais dans tous ces dilemmes du coup finalement qui comme vous l'aviez expliqué aussi sur la question de de l'agriculture qui sont enfermé un peu dans dans un système duquel on ne veut pas sortir vous avez vqué les transports en commun l'aménagement du du territoire effectivement réinterroger le modèle aussi de la voiture individuelle de la question du SUV qui pose tout un tas de questions et tout un tas de problèmes c'est aussi interroger ce modèle là de de voiture individuelle avec tous les enjeux que ça pose les enjeux écologiques les enjeux en terme de saturation du trafic en terme d'espace urbain et cetera euh on a quand même en MO j'ai quand même je suis très profane sur la question mais j'ai quand même l'impression que c'est un modèle qui ne marche plus qui est asbine qu'on voit bien tous les problèmes que ça que ça génère et auquels on a pas de solution euh et j'avais envie de rajouter aussi euh on a parlé de transport en commun d'aménagement mais c'est aussi le rapport au travail le fait que aujourd'hui trouver un travail à côté de chez soi c'est extrêmement rare et que il y a de plus en plus de gens qui sont obligés de faire 20 30 40 50 100 parfois même plus de kilomètres que les transports en commun c'est pas toujours accessible parce qu'il faut que ce soit desservis euh il peut y avoir aussi un coup quand enfin les personnes par qui prennent le train ça quand même très cher même si y a des forfaits enfin ça généralement ça ça nous quand on tire un petit peu le fil du SUV et puis derrière de la voiture on voit bien tout ça s'intègre dans un modèle de société qui n'est pas viable en fait qui n'est pas du tout durable et et je trouve que euh cette question de la voiture et du SUV il l'illustre vraiment très très bien oui je vous recommande un article aussi écrit par le sociologue Johann demoli le SUV permet de se distinguer socialement il était et est toujours surtout prisé par le père de famille de classe moyenne plus comme un signe de distinction sociale et virile et d'ailleurs il y a de plus en plus de femmes aussi maintenant qui utilisent cette voiture 30 à 40 % des conducteurs du SUV sont ont des femmes euh alors Johann démolit euh euh continue en disant que le SUV peut épouser une image de véhicule pour aventuriers modne cherchant une certaine solitude sur la route au-dessus de la mêlée du trafic et c'est un sentiment de de de sécurité et de protection euh qui euh qui qui est martelé pour pour les femmes euh et il parle aussi de la peur du déclassement justement dans des périodes de crise euh la consommation ostentatoire peut avoir une quelque chose de rassurant pour euh pour les personnes voilà donc le problème finalement ajouter un tout petit mot pour les ruraux quand même que je sais que une question parisiano parisienne mais moi je viens d'un département où tu parlais de de de se déplacer pour aller travailler 80 % de la population dans mon département moi n'a pas d'autre solution tout simplement que de prendre la voiture il y a pas un réseau de transport en commun qui permet de faire autrement alors il y a de plus en plus le développement du vélo électrique et cetera et cetera parce que c'est aussi un lieu enfin un endroit où s'inventent d'autres manières de vivre la ruralité mais ça reste quand même le problème central c'est-à-dire que la mobilité pour les gens du peuple au sens de l'air du peuple de Jean-Luc Mélenchon c'est une obligation c'est c'est pas c'est pas un choix c'est pas comme tu le disais très bien faut aller travailler faut aller faire les courses faut emener les enfants et c'est pas un choix et quelle offre on leur fait moi je me rappelle de de loueur de voiture qui avait développé dans les années 90 des possibilités de louer à l'année mais sur des toutes petites périodes sur les weekends par exemple parce qu'on se rendait compte quand on habite en ville avec une famille effectivement il y a un moment faut se déplacer mais peut-être c'est que le weekend peut-être c'est que sur les vacances avec des possibilités d'abandon du véhicule donc on prend le véhicule que pour le trajet puis on l'abandonne là où on arrive au bout puis il est repris par quelqu'un d'autre dans chez chez le loueur ça ça a complètement disparu et ça a complètement disparu pourquoi parce que c'était pas rentable point et donc en fait la la question elle est là c'est-à-dire que s'il y a pas une volonté publique de mettre en place les choses alors pas forcément sous la forme d' serv public ça serait l'idéal mais ne serait-ce que sur des incitations et sur la manière dont on organise ce marché là aussi B effectivement on se retrouve bah qu'est-ce qu'on fait parfois on achète une voiture simplement parce qu'on en a besoin de temps en temps le reste du temps elle ne sert à rien elle est là et on n pas le choix moi je je je quand j'ai quitté la ville pour venir m'installer à la campagne on est passé de zéro voiture à deux voitures et dans les familles où il y a des jeunes adultes il y a C personnes dans le foyer il y a cinq voitures mais c'est c'est pas c'est pas que un choix et cetera c'est juste une impossibilité de s'organiser autrement merci beaucoup à tous les trois et à Sébastien d'être venu à l'émission populaire et à Bastien aussi pour sa chronique je vous libère je crois qu'on a fait 1 he30 d'émission ils sont pas plus en régie il vont me merci beaucoup en tout cas d'être venu nous on se retrouve mardi prochain 19h30 même lieu même heure [Musique] Ciao [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements]
Claire Lejeune