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Interviewyoutube.com· 16 février 2023 15 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesTravail & emploiSolidarités & familleEnvironnement & énergie

Marie-Charlotte Garin : la majorité incapable de "proposer un vrai projet de société sur le travail"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteRéponse directe

    Quel regard portez-vous sur le spectacle du débat démocratique en cours à l'Assemblée ?

  • 0:50OuverteRéponse directe

    Cette mobilisation inédite est-elle audible ou laissée à la rue ?

  • 1:32OuverteRéponse directe

    La majorité présidentielle est-elle incapable de proposer un vrai projet de société sur le travail ?

  • 2:09OuverteRéponse directe

    Quels problèmes identifiez-vous pour les métiers du soin dans cette réforme ?

  • 2:42OuverteRéponse directe

    La position du gouvernement sur la place des femmes vous a-t-elle choquée ?

  • 3:21RelanceRéponse partielle

    Comment servir les femmes sans retirer la mesure de décalage de l'âge légal ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:50Marie-Charlotte GarinChiffre
    « on a 93 % des actifs qui sont opposés à au report de l'âge légal cette Français sur 10 »
  • 1:32Marie-Charlotte GarinFait
    « une majorité présidentielle qui est en incapacité de nous proposer un vrai projet de société sur le travail »
  • 2:09Marie-Charlotte GarinChiffre
    « l'espérance de vie d'une infirmière elle est de 7 ans inférieure à la moyenne des femmes »
  • 2:42Marie-Charlotte GarinFait
    « les femmes devront travailler plus longtemps avec cette réforme »
  • 3:21Marie-Charlotte GarinChiffre
    « 60% de l'impact de la réforme justement la place des femmes »
  • 3:56Marie-Charlotte GarinFait
    « l'index égalité ça n'a pas d'effet en fait »
  • 7:01Marie-Charlotte GarinFait
    « une nouvelle génération qui arrive sur le marché du travail qui demande du changement »
  • 8:15Marie-Charlotte GarinFait
    « le système en France c'est la solidarité chacun cotise pour les autres »
  • 13:38Marie-Charlotte GarinFait
    « on ne peut pas laisser des gens mourir parce qu'on est incapable de prendre en compte les questions de pollution de l'air »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[Musique]

0:06
Locuteur

la matinale RCF le grand invité cinquième journée de mobilisation contre la réforme des retraites est toujours une ambiance mouvementée à l'Assemblée cette nuit le PS a supprimé 90% de ses amendements la nuit pèse un millier l'objectif arriver le plus vite possible à l'article 7 de la réforme article qui repousse l'âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans car les débats s'arrêteront demain soir au Palais Bourbon en vertu de l'article 47 alinéa 1 de la Constitution utilisé par le gouvernement pour limiter dans le temps les débats pour en parler nous recevons ce matin Marie-Charlotte Garin bonjour bonjour vous êtes député Europe Écologie Les Verts de Lyon quel regard portez-vous sur le spectacle du débat démocratique en cours à l'Assemblée je crois que il est normal que la question du travail et des retraites passionne parce que on fait face la littéralement deux visions très opposées de la société qui s'affrontent en fait à l'Assemblée nationale et donc et donc sa cristallise les débats les passions mais je crois que c'est très important tout ça puisqu'on voit que on a 93 % des actifs qui sont opposés à au report de l'âge légal cette Français sur 10 on a une mobilisation sans précédent dans la rue on a une intercendicale qui avait jamais été uni sur les 10 15 dernières années et donc cette mobilisation elle est inédite et on se doit d'être à la hauteur de cette mobilisation du modèle de société est-ce que justement le débat sur le modèle de société qu'on veut et pas devenu un peu inaudible voir paradoxalement il est laissé à la rue où les manifestations sont peut-être plus calmes je pense qu'il est il est audible on le voit nous on a abordé hier la question des financements où on voit qu'on a vraiment un mur entre la droite et la gauche et dans la droite j'inclus la coalition présidentielle on voit qu'il y a un sujet et que finalement on a une majorité présidentielle qui est en incapacité de nous proposer un vrai projet de société sur le travail et quand je parle de projet de société je parle de quoi je parle du sens historique qui est que nous sommes en train de réduire le temps de travail sur les 50 100 dernières années et là on a un gouvernement qui nous demande de faire l'inverse quand bien même nous avons des travailleurs et des travailleuses et moi j'ai une pensée notamment pour les métiers du soin qui sont à 90% féminisés et qui sont ces mêmes personnes qu'on a applaudi à 20h pendant des semaines pour saluer leur courage leur mobilisation et aujourd'hui finalement ce sont ces mêmes personnes à qui on demande de travailler plus longtemps je sais pas si vous le savez mais moi je l'ai appris en travaillant sur la réforme des retraites l'espérance de vie d'une infirmière elle est de 7 ans inférieure à la moyenne des femmes donc ce sont assez personnes là qu'on va demander de travailler deux ans de plus et c'est là où il y a un problème et c'est pour ça qu'en fait on s'oppose l'enfermement parce qu'on a l'impression que ce sont encore les plus précaires à qui on va te demander de travailler le plus longtemps et en particulier aux femmes puisque les femmes vont supporter d'après les économies 60% de l'impact de la réforme justement la place des femmes la position du gouvernement n'a pas été très clair et elle a été très attaquée parce que sans doute que les femmes devront travailler plus longtemps avec cette réforme cette place des femmes vous avez vous avez voulu la remettre au coeur des débats qu'est-ce qui vous a choqué ou quelle proposition vous vous faites pour que cette place des femmes soit mieux mise en avant je crois que la position du gouvernement elle a été très claire et notamment par l'intermédiaire du ministre Riester qui a admis lui-même alors qu'au début on nous vendait une réforme de justice d'égalité famome finalement il a admis bah oui c'est aux femmes qu'on va demander de travailler plus longtemps nous ce qu'on demande est-ce qu'on dit c'est que tant qu'il n'y a pas le retrait en fait de la mesure de départ enfin du décalage du départ de l'âge légal cette cette réforme elle pourra pas servir les femmes elle pourra pas servir les femmes puisque on prenons les choses on va dire par le petit bout de la lorgnette on va pas au bout et donc on interroge pas ce que j'appelle les questions de pénibilité d'inégalité et de parentalité pénibilité parce qu'on nous questionne pas et on ne remet pas les critères qui ont été supprimés et notamment on sait que les troubles musculo-squelettiques ils augmentent de plus en plus on prend pas en compte la pénibilité des métiers dit féminins que j'ai évoquais tout à l'heure ensuite la question de l'inégalité il y a rien qui est fait pour l'inégalité salariale on nous parle de l'index égalité ça n'a pas d'effet en fait l'index égalité fameux puisque la diminution des inégalités qu'on constate aujourd'hui elle est le fruit en fait de changement structurels sur l'index senior vous pensez que ce nement chaîne comme on dit cette mise en avant sur la place publique des index des uns et des autres des politiques des entreprises ça n'a pas d'effet c'est à dire que c'est comme l'ensemble des mesures qu'on essaie de mettre en place en France sans donner des moyens de contrôle et de contraintes derrière et c'est vrai c'est vrai pour l'index égalité c'est vrai pour le climat enfin un moment donné pour l'inspection du travail on n'a pas assez d'inspecteur du travail pour vérifier que tout est respecté donc oui l'index ça ne fonctionne pas si on n'est pas prêt à contraindre massivement les et pour les contraintes il faut quoi il faut évidemment des autorités de contrôle et aujourd'hui la France n'est pas en capacité de les offrir moi je préfère qu'on mette les moyens justement sur les questions de parentalité pour que la question de la parentalité notamment pour les femmes soient prises en compte pour le travail sur les questions de pénibilité plutôt que sur des autorités de contrôle enfin à ce moment-là mettons les moyens pour un vrai service public de la petite enfance pour que les femmes puissent aller au travail et donc ça ce sont pour vos propositions les propositions que vous représentez ce matin et pour les mettre en avant au sein de la nupesse il y a eu une stratégie de blocage avec des milliers d'amendements est-ce que ça n'empêche pas aussi le débat et justement l'apport d'arguments comme vous le faites ce matin est-ce que aujourd'hui ces arguments on arrive à les entendre je crois qu'ils sont dit parce que moi quand je vais en manifestation sur les marchés ce dont on parle les gens c'est bien en fait d'un projet alternatif et c'est bien du retrait de cette réforme on nous parle pas de la on va dire des questions d'amendement à l'Assemblée et puis je le rappelle aussi c'est que le droit d'amendement individuel de chaque député il est constitutionnel il est de droit on peut pas reprocher aux oppositions d'utiliser tous les outils à leur disposition pour s'opposer à cette réforme qu'on trouve un juste comme la majorité des Français et des Françaises et d'ailleurs toujours sur le plan des moyens législatifs qui sont donnés il y a cet article 47 1 cette astérisque de la Constitution qui a mis en avant le gouvernement ça a été une provocation bah c'est très intéressant je trouve que vous pointiez du doigt parce qu'en fait on se rend compte où est la responsabilité sur la contrainte en fait sur ces débats et sur les faits qu'on puisse avancer ou pas dans le débat c'est bien le gouvernement qui fait le choix d'imposer au parlementaire un temps contraint donc l'article 47 ans il contraint le débat donc on a 50 jours entre l'Assemblée le Sénat et ensuite pour finaliser le texte pour ça et finalement qu'est-ce que c'est ça c'est la continuité de la brutalité du gouvernement qui brutalise donc le débat parlementaire avec 10 49-3 sur 6 mois de mandat ce qui est quand même énorme et assez inédit dans notre cinquième République et qui aujourd'hui contrat en plus le débat des retraites alors quand bien même ça va impacter des millions de Français et la question du travail et une question absolument en fait centrale dans notre société que ce soit pour nous aînés ou pour la plus jeune génération dont je fais partie le sens du travail justement est-ce que cette réforme aussi est le symbole d'une distinction entre un sens du travail que peuvent avoir une certaine génération qui rentrera aujourd'hui de partir à la retraite et la jeune génération on voit bien que dans l'hémicycle au-delà des partis politiques il y a aussi un sujet générationnel quel sens du travail aujourd'hui je crois qu'on nous avons toute une nouvelle génération qui arrive sur le marché du travail qui demande du changement qui demande à remettre du sens et qui veut savoir pourquoi elle travaille et ce que nous on prône et on défend à gauche il s'agit de remettre en fait le travail à sa juste place donc le travail ne m'aide pas ne prenne pas toute la place mais que le travail soit remis à la juste place et on le voit moi j'étais en rendez-vous avec le directeur régional de Pôle emploi dans la région lyonnaise qui expliquait que aujourd'hui on voit un décalage entre ce que propose les entreprises est-ce que demande les jeunes parce que tout simplement ce n'est pas en adéquation et moi finalement je crois que c'est avec un peu un peu de colère que je le dis je reproche à ce gouvernement d'être en capacité d'anticiper le travail tel qu'il doit être pour les générations à venir et de finalement être carrément ancré sur une vision extrêmement passéeiste du travail pourtant en 1945 sur une vie qui durait à peu près 500 000 heures ont passé 120 000 heures à travailler et c'est le sociologue janvier qui mettait ça en avant aujourd'hui sur une expérience de vie de 700000 heures et bien on travaille moins 70 000 heures est-ce que ce temps de travail vous vous prenez un temps de travail moins important regarde d'autres activités comme notamment du loisir et c'est ce que c'est ce qu'on disait c'est que finalement c'est le sens de l'histoire que de travailler moins pourquoi parce qu'on gagne en productivité et à l'heure de la crise climatique on peut pas se permettre de non plus faire exploser les compteurs de la productivité et du travail donc on doit travailler moins on doit travailler mieux donc agir justement sur la pénibilité des métiers les plus essentiels revaloriser les métiers les plus essentiels et puis en fait je crois qu'on parle tout simplement la retraite c'est pas des vacances en fait c'est un droit au repos c'est c'est le fruit de toute une vie de labeur et donc ça ça doit être somptuarisé ce drogue dans le on aurait une retraite par capitalisation ou chacun cotiserait pour lui-même or le système en France c'est la solidarité chacun cotise pour les autres est-ce que ce droit il a quand même son sens je crois pas que le droit au repos ça soit contradictoire avec un système de solidarité on est très fier de notre modèle en France et il faut qu'on garde et il faut continuer de le défendre après il y a vraiment une question sur effectivement comment est-ce qu'on le finance à plus long terme notamment si on réduit le temps de travail moi je suis pour par exemple la semaine de 4 jours je suis pour que chacun chacune puisse s'investir dans autre chose que son travail que ça soit des engagements bénéval des associations s'occuper des petits enfants ça c'est quelque chose par exemple qui n'a pas été pris en compte par le gouvernement c'est à dire que les retraités à qui on va enfin ceux qui auraient dû être à la retraite à qui on va demander de travailler deux ans de plus moi à chaque meeting contre la réforme des retraites je demande s'il y a des redressés dans la salle et à chaque fois je demande est-ce que vous êtes investi dans des associations tout le monde lève la main je demande est-ce que vous vous occupez de vos petits-enfants tout le monde lève la main et tout ça c'est un angle mort finalement de cette retraite où on voit bien que le gouvernement une une appréciation du travail que par que s'il a une valeur entre guillemets monétaire et donc tout le travail qui n'a pas de valeur monétaire il n'est pas pris en compte par le gouvernement le rassemblement national a décidé de voter une mention de censure ou de déposer une notion de censure d'ici demain soir pour bloquer cette réforme vous la vôtre alors nous avons pour principe chez les écologistes de ne rien voter qui viennent du rassemblement national parce que vous voterez vous déposerez de Monsieur de censure non mais ce qui se passe là avec le rassemblement national c'est de la caricature il nous tente en effet de manche parce qu'il finalement sur le fond ils sont incapables de contribuer au débat à part nous parler de politique nathalys il y a aucune vision sociale de défense des droits des travailleurs et des travailleurs nous sommes avec Marie-Charlotte Garin député écologiste de Lyon et j'aimerais justement revenir avec vous sur une actualité lyonnaise mais qui peut avoir une incidence sur tout le pays c'était l'une des mesures phares de son mandat le président de la métropole lyonnaise a annoncé hier à nos confrères de la tribune le report de 2026 à 2028 de l'interdiction faite aux véhicules diesel aux véhicules essence d'avant 2011 de circuler dans ce qu'on appelle des aides FFE des zones à faible émission c'est un mauvais signal ou c'est une mesure de clémence à l'égard des plus précaires je crois qu'avoir l'intelligence de constater que le défaut notamment d'accompagnement de l'État sur la mise en place des zones affaiblissement nous oblige quelque part à réadapter notre stratégie de déploiement au niveau local pourquoi parce que je le rappelle les adefeux c'est quand même une mesure pour lutter contre les 100000 morts chaque année de la pollution de l'air et évidemment nous avons une ambition de santé publique c'est la responsabilité des collectivités mais c'est surtout la responsabilité de l'État et le constat qui est fait après deux ans de mandat c'est que 1 nous sommes dans un contexte inédit en 2020 à l'heure de la campagne municipale et des élections municipales et métropolitaines il y avait pas l'inflation il y avait pas la crise covid il y avait pas la crise énergétique tout ça ça n'existait pas on était en plein dedans puisque le deuxième tour a eu lieu au mois de juin donc on venait de vivre un premier confinement et est-ce que les écologistes se confrontent à ce principe de réalité je pense que être en gouvernance effectivement appartenir à des exécutifs ça nous oblige à arbitrer entre l'urgence climatique ou les urgences de santé publique et la réalité l'acceptabilité sociale et le défaut de mise de moyen de la part de l'État on a vraiment besoin les collectivités locales ne peuvent pas porter seul le déploiement de politique de santé publique les positions dénoncent un petit calcul politique puisque 2026 c'était les élections municipales les 2028 ça permettra aux présidents de la métropole lyonnaise d'attendre son prochain mandat potentiel et ce qu'il y a de ça il y a du calcul politique je crois que si le président Bruno Bernard avait voulu faire un calcul politique il leur aurait fait plus tôt et finalement ce qu'on observe c'est que les les oppositions sont encore finalement dans le vieux monde et les vieilles pratiques politiques de la critiques alors que les écologistes sont sur un renouveau des pratiques qui inclut effectivement le dialogue ou entendre les gens sur le terrain parce que nous nous sommes sur le terrain à chaque fois et entendre les maires des coliques c'est aussi les plus précaires parce que ces zones affaiblissement les premières personnes qu'elle touche c'est les personnes qui n'ont pas beaucoup de moyens qui ont des véhicules diesel à ses anciens ou des véhicules assez ancien qu'elle ne peuvent pas remplacer ça il y a pas beaucoup de réponses quand on leur interdit la voiture c'est très dur comme des ions alors à l'intérieur des villes ce ne sont pas les ménages les plus précaires qui ont le plus de voitures la question c'est effectivement ce sont les ménages périurbains qui viennent travailler dans les villes et qui pour le coup sont les plus précaires la question c'est comment est-ce que finalement on va accompagner ces ménages mais ça ça passe par quoi ça passe par un investissement massif dans les transports en commun ça a été fait la métropole n'a jamais autant investi sur les transports en commun mais à nouveau a besoin de l'État et de la région qui fait défaut à l'heure actuelle puisque finalement on a besoin sur le périurbain on a évidemment besoin d'un maillage de transport en commun à l'échelle régionale à l'échelle du Rhône et à nouveau les petites collectivités ne peuvent pas tout porter seul mais l'accompagnement social il a été mis en place par la métropole de Lyon ce qui doit être fait c'est qu'il doit être renforcé de même que la communication elle doit être renforcée pour accompagner en particulier les ménages les plus précaires qu'il y en a qui sont en train de déployer la le problème se d'aujourd'hui pour Lyon mais se posera demain pour d'autres villes est-ce que ça a du sens encore de dire à court terme il faut des zones affaiblissement et je pense à la région parisienne à Paris je pense à des villes comme Rennes ou Strasbourg est-ce que ça a du sens encore moi je ne me vois pas faire d'effections face à ces 100.000 personnes qui meurent de la pollution de l'air chaque année on ne peut pas laisser des gens mourir parce qu'on est incapable de prendre en compte les questions de pollution de l'air donc on prend on prend toutes les mesures possibles maintenant effectivement c'est un travail qui doit se faire de manière fine sur le territoire et à nouveau moi j'insiste là-dessus parce que c'est fondamental c'est coûteux aujourd'hui pour les collectivités parce que l'État n'accompagne pas massivement la bifurcation écologique mais l'état assez d'argent pour le faire mais l'État a assez d'argent pour faire des cadeaux aux entreprises donc l'État doit prendre l'argent là où il est pour des questions de politique publique et de santé publique merci beaucoup Marie-Charlotte Garin d'avoir été ce matin l'invité de RCF je rappelle que vous êtes député écologiste et que voilà vous travaillez en ce moment au Parlement sur la réforme des retraites merci d'être passé ce matin par le studio de RCF