"Face à la canicule, nos hôpitaux tiennent" assure Stéphanie Rist, ministre de la Santé
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10OuverteRéponse directe
La canicule revient dans le Sud alors que la France a connu son été le plus chaud jamais enregistré. Une surchauffe qui a fait des morts. Est-ce que ça tient dans les hôpitaux et les Ehpad?
- 1:00OuverteRéponse partielle
Les chiffres de la canicule seront connus un peu plus tard. En 2003, il y avait eu 15 000 décès liés à la canicule. Il y a malheureusement de fortes probabilités qu'on s'en rapproche ou qu'on dépasse ce chiffre.
- 2:00OuverteRéponse directe
Des progrès dans les Ehpad. Et les hôpitaux? Il y a eu plus de 30 000 climatiseurs commandés en urgence. Vous craignez une surmortalité?
- 3:00RelanceÉludée
Le gouvernement est à la recherche d'économies. En 2003, après la première grande canicule historique, il y avait eu un jour de solidarité créé. La question d'un 2e jour de solidarité est relancée régulièrement. Le gouvernement l'a-t-il en tête?
- 4:00RelanceÉludée
Mais le gouvernement ne dit pas non à une 2e journée de solidarité.
- 5:00OuverteRéponse partielle
Ca a commencé. Depuis le 1er septembre, les arrêts-maladies sont limités à un mois renouvelable avant d'être prolongés. Combien vous en attendez?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:10S.RistChiffre
« On a effectivement des constatations qu'on peut faire. Un, que les hôpitaux tiennent et que notre système de santé tient. On a une surmortalité. Il y a eu 7000 personnes décédées fin juillet. »
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« La promesse du Premier ministre a été tenue. On est à plus de 33 000 climatiseurs installés dans les établissements et hôpitaux, 16 000 dans les Ehpad. »
- 4:10S.RistFait
« Il faut que nous ayons collectivement, dans la société, le débat de comment financer notre modèle de protection sociale. »
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« Les arrêts-maladies, c'est 18 milliards d'euros de dépenses l'an dernier. C'est 7 % d'augmentation tous les ans. »
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« Je ne crois pas à l'open bar. »
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« Le plafond était à 50 euros depuis 2005. En moyenne pour les Français, ça va être une augmentation de 10 euros. »
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« C'est ce que nous proposons. Une indexation sur l'inflation est une mesure plus juste. »
- 12:10S.RistChiffre
« Pour les enfants, c'est plus de 62 % des enfants qui ont fait une rentrée scolaire. »
- 13:10S.RistFait
« C'est aussi les fauteuils roulants remboursés à 100 %. »
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Place à la politique. F.Letellier reçoit ce matin S.Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées. - F.Letellier: Bonjour.
Bienvenue. La canicule revient dans le Sud alors que la France a connu son été le plus chaud jamais enregistré. Une surchauffe qui a fait des morts.
Mon invitée est la ministre de la Santé. 3 mois que ça dure, cette canicule. Est-ce que ça tient dans les hôpitaux et les Ehpad? - S.Rist: Ca fait 3 mois qu'on souffre des chaleurs à répétition.
On a effectivement des constatations qu'on peut faire. Un, que les hôpitaux tiennent et que notre système de santé tient. On a une surmortalité.
Il y a eu 7000 personnes décédées fin juillet. Surtout des personnes dans des milieux isolés, qui habitent seules dans des grandes villes...
Un hôpital qui tient, des personnes isolées sur lesquelles on doit progresser...
Quand on se compare à nos voisins, comme l'Allemagne, on est nettement en dessous niveau surmortalité, même si un mort de plus, c'est un mort de trop. Je crois que notre système tient. - F.Letellier: Les chiffres de la canicule seront connus un peu plus tard, dans quelques jours ou semaines.
En 2003, il y avait eu 15 000 décès liés à la canicule. Il y a malheureusement de fortes probabilités qu'on s'en rapproche ou qu'on dépasse ce chiffre. - S.Rist: En 2003, il y avait 15 jours de canicule.
On sera dans un nombre de jours supérieur. Ce qu'on peut dire à ce stade des analyses...
Santé publique France va continuer d'analyser cette surmortalité pour être sûr que ce soit lié à la canicule. On peut déjà dire qu'il y a probablement moins de décès supplémentaires dans les Ehpad, qu'il y a eu des apprentissages depuis 2003 avec des professionnels mieux formés, et des pièces rafraîchies. On a encore des choses à faire, notamment chez les personnes les plus isolées, à domicile. - F.Letellier: Des progrès dans les Ehpad.
Et les hôpitaux? Il y a eu plus de 30 000 climatiseurs commandés en urgence. Vous craignez une surmortalité? - S.Rist: La promesse du Premier ministre a été tenue.
On est à plus de 33 000 climatiseurs installés dans les établissements et hôpitaux, 16 000 dans les Ehpad. - F.Letellier: Il faudra accélérer l'année prochaine. - S.Rist: Il faut continuer l'adaptation climatique.
On a rénové plus de 40 % des hôpitaux ces dernières années. On en a d'autres à rénover. - F.Letellier: Le gouvernement est à la recherche d'économies.
En 2003, après la première grande canicule historique, il y avait eu un jour de solidarité créé. La question d'un 2e jour de solidarité est relancée régulièrement. Le gouvernement l'a-t-il en tête? - S.Rist: Il y a 2 choses.
Il y a un autre modèle de Sécurité sociale, de protection sociale, donc la question du financement doit être posée. Nous sommes dans un moment très bien pour ça, puisque campagne présidentielle. Le financement de notre protection sociale, notamment de l'Assurance maladie, doit être posé.
En responsabilité... - F.Letellier: En clair, la question d'une 2e journée de solidarité n'est pas exclue? - S.Rist: Ce que je pense, c'est qu'il faut 2 choses. - F.Letellier: Elle n'est pas exclue.
Si je vous entends...
Vous dites que ça peut être une piste. - S.Rist: Il faut que nous ayons collectivement, dans la société, le débat de comment financer notre modèle de protection sociale.
Il y a plusieurs pistes. Il y a eu cette piste. Il y a des gens qui proposent des augmentations de cotisations.
Les Français feront leur choix. - F.Letellier: Mais le gouvernement ne dit pas non à une 2e journée de solidarité. - S.Rist: Le gouvernement proposera dans ce budget des mesures de maîtrise des dépenses d'Assurance maladie pour que notre système tienne. - F.Letellier: Ca a commencé.
Depuis le 1er septembre, les arrêts-maladies sont limités à un mois renouvelable avant d'être prolongés. Combien vous en attendez? - S.Rist: Je suis ministre de la Santé.
Ce qui est important, c'est que les gens aillent mieux et qu'ils aient moins besoin d'arrêts-maladies. Nous luttons aussi contre les abus. Nous devons maîtriser... - F.Letellier: L'open bar, comme dit E.Philippe? - S.Rist: Je ne crois pas à l'open bar.
Ca ne veut pas dire qu'il ne faut pas renforcer la lutte contre les abus. Les arrêts-maladies, c'est 18 milliards d'euros de dépenses l'an dernier. C'est 7 % d'augmentation tous les ans.
Nous devons le maîtriser. - F.Letellier: Le maîtriser ou le baisser?
Il y a un objectif? Un objectif chiffré? - S.Rist: Mon objectif, c'est de mieux prescrire les arrêts-maladies en rapport avec les recommandations de la Haute Autorité de santé, de limiter les abus, voire de les faire disparaître.
Nous prenons des mesures...
Il y a des décrets en cours. - F.Letellier: Vous savez que ça fera des économies. - S.Rist: Quand vous luttez contre les abus, vous vous donnez des objectifs que vous espérez atteindre.
C'est ce qu'on fait avec des décrets actuellement en consultation. C'est notamment pour les abus sur les arrêts-maladies courts qui sont très handicapants pour les entreprises, notamment. Nous avons des mesures que j'ai déjà prises.
Certaines ont été votées l'an dernier et sont mises en place depuis le 1er septembre. On ne peut pas prescrire un arrêt-maladie de plus d'un mois. Il faut revoir le médecin si on ne va pas bien.
Toutes ces mesures vont permettre de diminuer les dépenses. - F.Letellier: A partir du 1er octobre, il y a les franchises médicales sur les consultations et les médicaments qui vont passer à 140 euros.
Ce sera le plafond, contre 100 aujourd'hui. Le pli est pris. Tous les ans maintenant, ce plafond va augmenter au fil de l'inflation? - S.Rist: C'est ce que nous proposons.
Une indexation sur l'inflation est une mesure plus juste. Le plafond était à 50 euros depuis 2005. En moyenne pour les Français, ça va être une augmentation de 10 euros.
C'est un effort, mais nous devons maîtriser nos dépenses. Sinon, nous ne pourrons plus protéger autant. On a le système le meilleur au monde en matière de protection.
Ma responsabilité est de regarder la réalité en face dans un moment de vieillissement de la population. - F.Letellier: L'idée, c'est d'aligner ce plafond tous les ans sur l'inflation? - S.Rist: Oui. - F.Letellier: C'est très clair et net.
Les mutuelles et les complémentaires santé vont devoir prendre le relais et augmenter leurs tarifs. Dans le dernier budget, vous aviez fait écrire dans la loi que les mutuelles ne devaient pas augmenter leurs tarifs. Ce n'est pas le cas, elles augmentent.
Vous aviez dit que ce n'était pas tenable. - S.Rist: Ce n'était pas le gouvernement, mais un amendement du député Guedj, qui a été voté dans la loi.
Il y a une question de constitutionnalité dont je n'ai pas la réponse. Le Conseil constitutionnel a été saisi par une question de constitutionnalité. Nous verrons comment ça sera tranché.
Ma responsabilité est de travailler avec les complémentaires pour éviter ces augmentations des mutuelles et des complémentaires. - F.Letellier: Aujourd'hui, c'est la Conférence nationale du handicap.
Vous allez rejoindre E.Macron dans quelques minutes. Est-ce qu'il y a du progrès dans l'accueil des enfants à l'école, les enfants handicapés? - S.Rist: C'était une forte volonté du président de la République de changer la méthode et d'accélérer l'inclusion des personnes en situation de handicap depuis 10 ans.
Nous avons ces conférences nationales qui permettent tous les 3 ans de travailler avec tous les acteurs pour avoir des politiques publiques qui s'améliorent. Pour les enfants, c'est plus de 62 % des enfants qui ont fait une rentrée scolaire. - F.Letellier: Qui ont pu être accueillis dans une école? - S.Rist: Oui.
Plus de 62 % depuis ces 10 dernières années. C'est aussi les fauteuils roulants remboursés à 100 %...