DÉBAT DU MEDEF : LES PATRONS DÉROULENT LE TAPIS ROUGE À LE PEN
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse partielle
Qui va défendre le bilan d'Emmanuel Macron ?
- 1:00OuverteRéponse directe
Que déclare Alexis Colaire sur le bilan Macron ?
- 2:00RelanceRéponse directe
Réaction de Jean-Bernard Gayo Renucci au bilan Macron ?
- 3:30OuverteRéponse directe
Pourquoi Gabriel Atal et Édouard Philippe ne défendent-ils pas Macron ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Que déclare Gabriel Atal sur la pratique du pouvoir ?
- 6:30OuverteRéponse directe
Pourquoi Macron a-t-il transformé les funérailles en moment politique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:05Nils VilqueuFait
« Emmanuel Macron a fait ou essayé de faire tout ce qu'il avait dit avant son élection. »
- 2:15Nils VilqueuFait
« On a déverrouillé quelque chose et démontré qu'avec beaucoup d'énergie, on pouvait avancer. »
- 3:00Jean-Bernard Gayo RenucciFait
« Le bilan en matière de mesures à la fois fort et symbolique est très très pauvre. »
- 3:45Jean-Bernard Gayo RenucciFait
« On a vu ce que cela a donné lors des manifestations et revendications des agriculteurs sur le début du second mandat. »
- 5:30Nils VilqueuFait
« Édouard Philippe promet du sang et de la sueur aux travailleurs. »
- 7:00Nils VilqueuChiffre
« En 10 ans, les arrêts maladies ont augmenté de 30 %. 8,8 millions d'arrêts prescrits en 2025. »
- 7:30Nils VilqueuChiffre
« 17 milliards d'euros par an à l'assurance maladie. »
- 8:30Nils VilqueuChiffre
« Le MEDEF a reçu 270 milliards d'euros de cadeaux sous François Hollande et Emmanuel Macron. »
- 10:30Nils VilqueuChiffre
« La consommation populaire, c'est 55 % du PIB. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour tout le monde, ravi de vous retrouver sur le Média TV. Bienvenue pour un nouvel épisode des Indiscrets, votre rendez-vous hebdomadaire politique avec Nils Vilqueu. Tous les vendredis, il nous offre les indiscrétions du monde politique, les petits secrets des plus grands et avons-le, on adore ça.
Au sommaire de cette émission, on va parler du bilan Macron et qui va devoir l'assumer dans la reine publique. Et on reviendra sur les journées d'été du MEDF à Roland Garos où l'on a pu voir le premier débat présidentiel pour 2027. C'est parti pour les indiscrets.
Bonjour Nils, comment ça va ? Salut Amine, salut à toutes et à tous. Bon, la première question, elle c'est vrai c'est vrai qu'elle va nous tenir pendant toute la campagne.
Qui va défendre le bilan d'Emmanuel Macron ? Bonne question. à force c'est de constater que ça ne se bouscule pas au portillon hein à 8 mois de la fin du mandat de l'actuel président.
Alors euh ce sont ces anciens collaborateurs hein qui s'y collent rien de moins que Alexis Coler hein dimanche dernier l'ancien secrétaire général de l'Élysée surnommé le vice-président ou encore le CERob bis hein en raison de sa proximité avec le chef de l'État euh défend péniblement le bilan d'Emmanuel Macron dans la tribune dimanche. Enfin quand je dis qu'il défend le bilan du président, il faut surtout comprendre qu'il défend en réalité son bilan à lui. Il a été nommé secrétaire général, je le disais dès l'élection de Macron en mai 2017.
Il a été son bras droit le plus puissant de l'Élysée, jamais nommé sous la 5e République, hein. C'est lui qui filtrait l'ensemble des dossiers politiques, économiques, sociaux qui arrivaiit sur le bureau présidentiel. Il est très largement l'auteur de la politique souhaitée par Emmanuel Macron et évidemment de son programme en 2016.
Il est à la fois auteur finalement et légataire de ce bilan. Alors voilà ce qu'a déclaré notamment Alexis Colaire à la tribune dimanche. Emmanuel Macron a fait ou essayé de faire tout ce qu'il avait dit avant son élection.
On aura fait un certain nombre de réformes qu'on disait impossible, les ordonnances travail, la réforme fiscale, celle de la SNCF et du statut de chemine. On a déverrouillé quelque chose et démontré qu'avec beaucoup d'énergie, on pouvait avancer. Et tu as posé la question à un conseiller politique d'Emmanuel Macron justement.
Et oui, on le connaît bien Jean-Bernard Gayo Renouci he qui intervient souvent dans l'émission et sur le média. Euh alors, il a travaillé plus exactement avec la droite avec Macron avant de devenir euh l'un de ses contempteurs, hein, les plus critiques et je lui ai demandé effectivement de réagir à cet embellissement du bilan de l'actuel président. Écouté, le bilan en matière de mesures à la fois fort et symbolique est très très pauvre.
Clairement, d'accord. qui plus est bon nombre des lois qui ont été votées sous les deux mandats et je repense à certaines lois sur le premier et qui ont été confirmé ou un peu transformé lors du second. Je pense entre autres aux lois égalimes sur lesquelles est arrivé et qui était censé mieux défendre une partie de nos agriculteurs.
On a vu ce que cela a donné lors des manifestations et revendications des agriculteurs sur le début du second mandat. Ça a été un quinquena d'empêchement très clairement. Euh et la première des routes, ça a été les gilets jaunes.
Là du fait à la fois du gouvernement et des acteurs politiques de l'autre fait lors du Covid et on en avait quasi terminé puisque de mémoire la deuxième phase Covid était en 21. On en avait quasiment terminé du premier mandat. Voilà.
Alors en réalité Emmanuel Macron est bien seul he pour défendre ses réalisations à l'heure du dernier compte à rebour de sa présidence. Alors il y a bien Sébastien Lecornu ou encore Sabrina Gresti Roubach he qui tente d'en faire les loges mais enfin honnêtement qui les écoute encore ses seconds couteaux. Le bilan de Macron est aussi devenu un boulet pour ses successeurs potentiels hein qui sont sur les rangs et notamment Édouard Philippe et Gabriel Atal, deux anciens premier ministres qui ont appliqué activement et sans état d'âme le programme macroniste avec bien souvent une grande brutalité hein, rappelez-vous des violences policières pendant les gilets jaunes.
Et voici ce que déclare notamment Gabriel Attaque. C'était dans Society, c'était à la mi-join. Je pense que là où j'ai été le plus déçu, c'est sur la pratique du pouvoir.
Il y avait l'idée en 2017 que globalement un énorme mouvement de transformation du pays se mettrait en place et auquel tout le monde pourrait participer. Qu'on soit syndicaliste, associatif, élu local, on se dit que tout le monde pourra participer et qu'on va changer la manière de faire de la politique. Au final, ça a été assez classique, vertical, voire brutal parfois.
Et ça ne plaît pas beaucoup à Macron justement le fait que ses héritiers ne veulent pas le défendre. Bah oui, évidemment, il est piqué au vif. Alors, il en a il a profité d'un événement funeste pour rappeler à Atal et Édouard Philippe ce qui lui devait mercredi dernier, on a vu les macronistes he de la première heure se rendre en nombre au funérail du sénateur François Patria.
Mort le 19 août des suites d'un grave accident de vélo de jours auparavant. Il avait été retrouvé inanimé sur une route de Pouilli en Oxois. C'est en côte d'or hein son fief avant d'être hospitalisé.
Alors, était présent le l'arrière-band de la Macronie, hein, François Baou, Bruno Lemer, Jean-Michel Blanquer, le Cornu évidemment en tant que représentant chef du gouvernement et représentant du gouvernement, mais aussi Richard Ferrand, Alexis Coler, Julien de Normandie ou encore le commissaire européen Stéphane Séjourné qui est aussi le compagnon de Gabriel Atal. Et donc le président a transformé ses funérailles en un moment de politique. Écoutez-le.
Et oui, dans des temps où beaucoup pensent que l'inventeur vaut mieux que d'assumer bravement, il assumait bravement. Là où beaucoup pensent que l'esprit de défaite a déjà gagné, lui il se battait. C'est c'est ça fin et c'est ce que vous avez connu chacune et chacun dans le combat politique national, local et dans toutes les missions qu'il a exercé.
Euh bon, on voit très bien que Macron considère ses critiques comme des trahisons finalement. Oui, exactement. Et puis le surtout le manque de courage hein de ces deux candidats à la succession, Atal et Édouard Philippe.
Euh mais ça montre aussi finalement les farmant du bloc central et de la droite face au rat de marée de la France insoumise et surtout du RN. La victoire de l'un des deux, quelle qu'il soit, sans mettre bien sûr sur le même plan LI et le fascisme, signifierait la fin du rêve de la startup nation, de la mondalisation rêvée ou encore du dépassement des clivages, hein, tout ce que le macronisme prétendait incarner. Sauf qu'à ce jour hein, LFI et le RN possèdent tout ce qui fait défaut au bloc central. un candidat bien identifié, un programme clair, même si c'est plus clair du côté de la France insoumise que du RN he notamment sur le plan économique et les retraites et surtout une base de fidèles.
Alors il faut bien avouer que le RN est devenu hélas he le premier parti à l'Assemblée nationale et qu'il caracolle en tête des sondages aidés, il est vrai, par les médias dominants. Pendant ce temps, Atal et Philippe se disputent les restes du macronisme. Alors le premier à multiplier déplacement sur le terrain cet été, on en parlait il y a de semaines pour faire parler de lui avec notamment des propositions racistes en harcelant les gens du voyage.
Et le second, Édouard Philippe promet du sang et de la sueur aux travailleurs. Voilà notamment ce pan de son programme. Mais en 10 ans, les arrêts maladies ont augmenté de 30 %. 8,8 millions d'arrêts prescrits en 2025 et ça coûte cher. 17 milliards d'euros par an à l'assurance maladie. une part majoritaire croissante des dépenses totales de la sécurité sociale.
Voilà pourquoi Édouard Philippe parle de dérives préoccupantes aussi bien pour les comptes public que pour l'activité des entreprises et et des administrations. Ce que faire Édouard Philippe, c'est mettre tout le monde à égalité dans le public comme dans le privé 2 jours de carence effectif. La journée de carence d'ordre public, c'est un jour de congé maladie non indemnisé.
C'est-à-dire que l'employeur a l'interdiction de compenser et de rembourser le salarié par un régime complémentaire. Le but c'est évidemment de limiter les arrêts. On hésite plus à en demander un quand on n'est pas payé forcément.
Édouard Philippe qui semblait justement bien placé euh au début de cette campagne face au RN mais qui s'écroule un peu ces dernières semaines. Oui. Au point que certains se demandent si monsieur Horizon ne va pas finir comme un autre Édouard à droite.
Regardez. Je vous demande de vous arrêter. Je vous demande de vous arrêter.
Voilà. Alors évidemment, bon du côté d'horizon, on m'explique que c'est plutôt le camp Atal qui essaie de couler Édouard Philippe, hein. Bon bah, c'est de bonne guerre.
Alors, le problème de toutes ces petites stratégies, c'est que il est pas sûr que ça permette au bloc central de sortir de ce bourbier dans lequel il s'est engoncé, hein. Édouard Philippe et Gabriel Atal semblent être enfermés dans leur costume de mauvais gestionnaire. Ils sont largement responsables d'un système en faillite qu'ils ont alimenté comme le rappelle Jean-Bernard Gayo Renucci.
Écoutez. à EE2, il représente quasiment 5 ans. Hm.
Or, quand bien même ils n'y ont pas été ensemble au même moment euh et conjointement, ça représente 5 ans de macronisme, hein. Euh 3 ans à Matignon euh pour Édouard Philippe et de mémoire grosso modo, à peu près 24 ou 27 mois de ministère distinct et différents jusqu'à Matillon pour Gabriel Atala. Donc ça fait beaucoup pour tenter de se démarquer de ce qu'ils ont été à savoir effectivement pour reprendrez l'expression devenu désormais célèbre lors d'un précédent Kekena des collaborateurs du président.
Souvenez-vous de ce que je disais concernant Gabriel Atal et Emmanuel Macron ? Je disais qu'entre eux c'était une rivière de sang et ça c'était il y a déjà quasiment 2 ans jour pour jour. D'accord.
Ça s'est toujours confirmé mais en même temps Gabriel Natal doit être d'autant plus gêné aux entournes. N'oublions jamais que toute la carrière de Stéphane Zjourné, Stéphanné pardon est le bon vouloir du président Macron hein. De l'autre côté concernant Édouard Philippe euh nous l'avions déjà évoqué tous les deux et tous les trois même avec Amira en plateau euh lors de ma première intervention chez vous.
Compliqué de s'en démarquer euh en prétendant faire du neuf. et est très compliqué de rester dans les pas quand on voit comme vous le reviez très justement la côte d'impopularité effectivement du président. Voilà.
Et petite confédence qu'on a réussi à avoir effectivement hier lors du débat organisé par le MEDEF entre les sep candidats à la présidentielle ou en tout cas ceux qui étaient invités hein. On a appris dans l'entourage de Yelbron Pvé voilà confidence d'une proche de la présidente de l'Assemblée nationale qui est persuadé que il y a un candidat qui va finir par émerger dans le bloc central et à droite et que effectivement bah les macronistes vont finir par s'unir derrière ce candidat. Voilà.
Alors on sait pas trop si Bron Pivé va avoir raison ou pas. Elle avait pas vu venir la dissolution mais enfin pourquoi pas. Alors le salut pourrait aussi venir d'un candidat de dernière minute hein.
On a vu Xavier Bertrand dis donc faire son grand retour hein. L'ancien ministre de Chirak et SarkoZ s'est déclaré un candidat lors de l'université de rentrée du Ménève ce jeudi. Donc écoutez Xavier Bertrand.
Voilà, c'est très court. Êtes-vous candidat à l'élection présidentielle ? Je le saurai, vous le serez.
Voilà. Et on a appris que le président de la région des Haut-de-Fance a dîné avec Claude Chirac he donc la fille de l'ancien président dans la demeure familiale du château de BTI cet été pour se relancer hein. Il a une qualité quand même Xavier Bertrand, il a jamais été premier ministre d'Em Macron comme Édouard Philippe et Gabriel Atal.
Et il pourrait aussi incarner une alternative à Jean Castex dont Macron pousse discrètement la candidature, on l'a appris depuis un certain temps, car Castex a été le directeur de cabinet à deux reprises effectivement de Xavier Bertrand. On l'a un petit peu oublié, c'est Jean-Baria Gayo Renucci qui me l'a rappelé. Il n'a jamais été le Premier ministre d'Emmanuel Macron.
Jamais. Il a failli par deux fois et pour deux raisons différentes, il ne l'a pas été. Une première fois début 2017 où il était un premier ministre putatif avec d'autres et c'est finalement Édouard Philippe qui a été nommé.
Et en 2024 après les dissolutions où de toute façon en fonction du poids du RN à l'assemblée le deal avait été très clair. C'est si Xavier Bertrand est nommé à Matignon, c'est censure dans la foulée. Et donc là le président n'a pas voulu prendre de risque et on peut le comprendre.
Donc Xavier Bertrand n'a pas été. Donc ça finalement ça en fait plutôt un avantage pour lui aujourd'hui puisqu'il n'a jamais été et il ne peut pas être considéré comme comptable du bilan Macron. L'autre avantage d'un Xavier Bertrand, c'est que tout comme un autre candidat et pour le coup premier ministre d'Emmanuel Macron Jean Castex, c'est quelqu'un qui arrive à parler aussi sans aucun problème au centre gauche.
Alors, on le voit dans la région de Xavier Bertrand et Haut de France où la gauche fonctionne plutôt bien, je dirais, je vais peut-être pas dire très bien, mais plutôt bien avec les équipes de Xavier Bertrand. Il fournissent un vrai bon travail. Et puis enfin le dernier point et ça alors pour le coup je pense que tout le monde peut-être d'accord avec lui d'accord et avec moi en l'occurrence c'est que s'il y a bien un élu de la droite républicaine qui s'est toujours montré inflexible quant au RN c'est lui.
Mais Xavier Bertrand va faire face à une grosse concurrence au centre et à droite. Est-ce qu'il lui reste de la place ? Oui.
Bah, il est pas tout seul, hein. Et puis hier, en parlant justement de l'université d'été du MEDF, je peux te dire que les autres candidats et les entourages de candidats euh se sont chargés euh de se moquer et de railler cette candidature, hein. Euh pour le moment, le bloc central et la droite semblent surtout condamné à faire campagne avec un mauvais casting et de mauvaises recettes.
En parlant de la rentrée du MEDF, le média y était hier et vous l'a fait vivre à sur Instagram et dans un reportage qui devrait sortir bientôt. Et oui, dis donc, c'est toi qui étais sur place hein et qui t''est fadé effectivement des heures entières ça tout ça sous une pluie battante. Et je cru comprendre.
Oui, c'était pourant François Pourtant François Hollande n'était pas présent hein. C'était c'était quelque chose. Ouais.
Donc, il y avait sep candidats à la présidentielle qui avaient été invités par le MDF. On a appris notamment cette semaine que Fabien Rousell lui n'était pas sur la liste voilà des grands candidats. Il a dû se contenter d'un petit débat, d'un mini micro débat avec David Linard à côté entre guillemets des adultes.
He voilà, laisser les adultes faire parler des grands sujets, des sujets sérieux. Mais bon en tout cas voilà, ils se sont tous retrouvés à Roland Garo sur le cours Philippe Chartrier qui a été transformé pour l'occasion en annexe du MDEF. Regardez ça.
Baromètre hip hop fiduciale pour elle c'est le Figaro et Sus radio on voit Marine Tondelier arriver. C'est elle Marine Le Pen qui est gagnante dans tous les cas de figure. On rappelle qu'ils se connaissent bien ils ont déjà disputé ensemble trois présidentiels.
Ils les ont perdu. Marine Le Pen avec un un avantage quand même. Elle a été qualifiée deux fois déjà au second tour par Jean-Luc Mélenchon qui a toujours été 4e ou 5e en bas du podium comme on dit.
Et on a notamment pu observer des apartés entre Marine Tondelier et Jean-Luc Mélenchon. La patronne des verrs a même tenté de rattraper le patron de LFI qui a failli se gaufrer avant le débat. Peut-être à une fourberie des patrons qui sait hein voilà c'est connu faire trébucher à la fille.
Donc plus sérieusement, Mélenchon comme les autres he devaient répondre à des questions de chef d'entreprise sur des thèmes disons très orientés un peu obligatoire. Réduction de la fiscalité des entreprises, de la dette ou encore la réindustrialisation de la France. C'était pas hyper original.
Alors, il faut quand même dire que le MEDF a été malin en faisant miroiter une communication tournée vers l'extérieur, hein. Il s'agit d'abord d'une grande opération d'ouverture à la société civile avec l'exaltation évidemment des valeurs euh patronales, hein, euh travail, réussite individuelle et cetera et cetera. Alors, on veut nous faire oublier évidemment que le MEDEF a reçu 270 milliards d'euros de cadeaux sous François Hollande et Emmanuel Macron.
Et désormais, le MEDEF veut faire croire qu'il se soucie de l'intérêt général. Voilà. Et réussir évidemment à rassembler les principaux candidats à la présidentielle, c'est un peu la réussite ultime he pour un lobby.
Le moment le plus représentatif de ces rencontres. On en parlait ensemble à mine. Moi, j'ai trouvé celui-là.
Regardez la réaction de tous ces patrons quand Mélenchon évoque une augmentation du SMIC. Il faut augmenter le SMIC. Il faut augmenter le SMIC.
Si vous n'augmentez pas les salaires, vous ne rigolerez pas longtemps parce que vous aurez la récession. Et dans ce pays, les salaires et la consommation populaire, la consommation populaire c'est 55 % du PIB. Alors vous rirez jaune si vous ne partagez pas davantage.
Voilà, ça donne un peu la tonalité du débat public sur le salaire et les conditions de travail en France, hein. Bon, en attendant, le MEDEV peut se targuer d'avoir réussi à s'imposer comme l'organisateur du premier débat à la présidentielle qu'à l'époque. Et ce sont ces images qui ont été diffusées hier sur LCI et sur BFM.
La chaîne LCI qui appartient comme on le sait à la famille BIG a décroché l'exclusivité du débat il y a quelques mois en toute discrétion évidemment ce qui n'a pas plu à la concurrence. Alors j'ai posé la question à un proche euh de Gabriel Atal pour essayer un petit peu de comprendre si c'était le MEDEF qui avait convoqué les candidats ou si c'était plutôt les politiques qui trouvaient leur compte à ce type de rencontre. Voilà ce qu'il m'explique.
Les politiques sont demandeurs du débat avec le MEDF car les caméras sont là. C'est le premier grand débat de la présidentielle retransmis en direct. Pour gagner une élection nationale, il faut à la fois séduire les territoires mais aussi les instances patronales et notamment à Paris.
Il y a une forme d'adoubement. C'est un consensus qui s'établit à un moment donné et autour d'une personne. Et puis il y a la place prépondérante donnée au RN et à la droite.
Amine, tu vas nous en parler hein. On a appris hier off de politicau que Marine Le Pen avait demandé et obtenu une loge pour elle seule alors que les autres candidats devaient se contenter d'une pièce commune. Alors ça évidemment c'est pour l'anecdote.
Mais toi tu étais sur place Amine et tu as pu observer ce tapis rouge qui est déroulé à Marine Le Pen. Oui, on était sur place avec mon collègue André Manivit et c'était c'était assez frappant parce que euh à son arrivée déjà, elle est accueillie comme un peu comme une superstar avec euh tous les journalistes qui l'attendaient mais aussi des adhérents du MEDF ou des gens qui étaient là, des sympathisants qui euh prenaient des photos de loin, qui sessayait de s'approcher pour lui demander une photo. Il y avait vraiment une ambiance pour avoir fait l'entrée de tous les candidats.
Il y avait peut-être une euphorie de ce type là que pour que pour Édouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon. Mais mais sinon mais sinon il y avait pas il y avait pas autant de de d'appréciation de la part des personnes qui étaient sur place. D'ailleurs, c'est quelque chose que qu'on a pu remarquer en parlant aux gens en faisant nos micro trottoirs.
Euh c'est le le discours du RL est un peu devenu complètement normalisé. On on entend des mots sur l'immigration, sur les étrangers, euh quelque chose qu'on pouvait qu'on pouvait ne pas imaginer dans cette dans cette droite un peu start-up nation, un peu créatrice de d'entreprise qui compte beaucoup quand même sur l'immigration comme pour le pour le travail. Euh mais euh aussi il y avait le ce qu'on a ce que tout le monde a pu voir à l'écran, c'est les standing ovation pour Marine Le Pen, les applaudissements.
Euh il y avait pas beaucoup d'hésitation de la part du public du MEDF euh au moment où ils avaient envie d'applaudir euh la candidate d'extrême droite. Oui. Et d'ailleurs, on a entendu Marine Tondelier évoquer l'immigration par le travail qui est quand même un discours plutôt de droite he puis que en principe à gauche, on considère pas que les immigrés sont là soit pour pour être des héros, soit pour être voilà des travailleurs forcnés.
Donc voilà un petit peu l'extrait de Marine Tondelier que je voulais vous montrer. Regardez, l'économie française ne pourrait pas tourner en 2050 103,6 millions de travailleurs étrangers. C'est ça la réalité. et je suis applaudie par le MEDF et je m'en réjouis.
Alors bon, il y a quand même eu un quak dans cette campagne en faveur de Marine Le Pen. On a appris au même moment où effectivement elle se montrait devant les journalistes, devant vous que le conseiller économie du RN François Durvi, proche de ce terrain le milliardaire d'extrême droite et recruté par Bardella pour sa propre campagne quittait le navire RN. Alors, elle affirme que c'était sa décision, mais son sourire crispé devant les journalistes disait plutôt le contraire.
Ça va quand même dans le sens de ce qu'on peut observer depuis plusieurs mois. En réalité, ce tapis rouge qui est déroulé à Marine Le Pen et cette normalisation de son discours, on voit bien que les médias dominants et le patronat main dans la main prépare l'arrivée du RN au pouvoir avec des procédés plus ou moins grossiers. Voilà, illustration notamment hier sur BFM Business.
Arrêtez de répondre à Jean-Luc Mélenchon sur la question de l'effacement de la dette. Beaucoup d'économistes sont tombés dans le piège à discuter sur des questions de masse monétaire, d'inflation, sur des sujets techniques comme par exemple Olivier Blanchard qui se retrouve à discuter avec Manuel Bonpard comme s'ils étaient deux économistes. Alors ça c'est injuste, c'est vraiment trop injuste.
Voilà donc Mélenchon, c'est pas sérieux. Marine Le Pen, c'est sérieux hein. Euh bien que condamner en appel pour détournement de fonds publics dans l'affaire des assistants parlementaires, on le rappelle condamnation définitive, même si elle s'est pourvu en cassation, la chef de fil des députés RN a choisi de s'élancer hein pour sa 4e présidentielle d'affilé.
Elle a euh relégué Bardella en seconde position, hein. Et ça ça a pas plu au MEDF parce que il imaginait, c'est toujours le grand fantasme du patronat, il imaginait effectivement que Bardella allait être plus malléable sur les sujets économiques et notamment Bardella lui voulait plutôt revenir sur la position du RN sur les retraites. Alors, il est pas venu hier, il a pas fait le déplacement pour aller voir sa patronne, mais le MEDEF semble pouvoir se contenter de Marine Le Pen comme tu l'as constaté et comme tu as pu en témoigner dans l'émission.
Elle semble loin quand même l'époque he où le patronat présentait le RN comme un danger. Voilà, 10 2017, regardez cet extrait que j'ai retrouvé à l'époque la présidente du MAF, c'était Laurence Paris. Voilà ce qu'elle déclarait sur le rassemblement national ou le Front National.
Aujourd'hui, nous sommes face à un choix qui est soit un candidat démocrate centriste, qui a un programme cohérent ou bien une candidate extrémiste, je dis bien extrémiste, qui par sa culture, par son entourage, par ses déclarations a montré sans aucun doute qu'elle avait une capacité à à mettre la France sur une logique très autoritaire. Je je pense même que si elle elle arrivait au pouvoir, elle serait capable d'installer un régime euh très dur. Voilà.
Et puis en 2024, ça c'est un petit peu plus proche de nous quand même maintenant, c'est Patrick Martin donc le président du MEDF actuel qui a affirmé que le programme économique du RN était un danger. Voilà, c'était avant les législatives entre deux tours. Alors désormais, le MEDEV se montre beaucoup plus prudent, voir encourage le Rassemblement national.
Marine Le Pen et Bardella dine avec les patrons sont invités à des soirées. On l'a vu, on l'a lu dans la presse, on en a parlé aussi sur le média et surtout il modifie he leur discours au RN pour paraître plus en phase avec les priorités du patronat. Euh Marine Le Pen avait soigneusement préparé hein son rendez-vous au MEDEF, premier d'une longue série hein où de toute façon ils vont tous se retrouver côte à côte lors de différents débats.
Elle a passé une partie de son mercredi entouré du député RN Jean-Philippe Tangi, hein, le monsieur économique, on appelle aussi son roquet à l'Assemblée nationale. C'est celui qui crie tout le temps contre la France instrumise et la gauche en général. Il y avait aussi son bras droit à l'assemblée Renault Labé, plusieurs conseillers et à midi, ils ont déjeuné évidemment dans un très beau restaurant très chic du 7e arrondissement pour un repas de travail.
C'est ce que nous apprennent nos confrères du Parisien. Les chefs d'entreprise ne se lèvent pas tous les matins en se demandant s'ils vont voter Mélenchon, Le Pen, Philippe, Atal, Rotaillot ou je ne sais qui. Les chaînes d'entreprise et c'est encore plus vrai aujourd'hui parce que la situation est sur un point de bascule se lève tous les matins en se demandant s'ils vont regarder de commande, s'ils vont pouvoir faire les en décisions politiques qui sont prises en mai 2027, les non décisions actuelles et effectivement les décisions qui sont prises en 2027.
Mais que voulez-vous ? On est en phase d'une urgence économique. Nous ce qui nous intéresse, c'est de savoir si les candidats prennent en compte cette urgence économique.
Alors en conclusion de cette rencontre, le patron du MEDF, Patrick Martin, c'est lui satisfait d'avoir entendu beaucoup de choses qui lui avaient fait plaisir. Voilà, c'est ce qu'il a dit au journalistes. Et bien écoute, ça se comprend.
Merci Nils pour toutes ces indescrétions. Je te dis et je vous dis à la semaine prochaine. Mais avant, n'oubliez pas pour qu'on puisse continuer de vous proposer ces formats tout au long de cette campagne présidentielle, rendez-vous sur capsurdk.lemleediatv.fr.
FR. Je vous laisse avec la suite de nos programmes.
Xavier Bertrand