Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewRMC· 14 avril 2026 29 min

1er mai : ce revirement qui fait exploser Abel Boyi

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Je suis triste de vivre dans un pays qui est en réalité dirigé par les syndicats et les haut-fnaires où la parole du peuple ne compte plus. Quand on écoute les syndicats, le 1er ma c'est il faut honorer l'obtention d'un acquis social. Moi, je pensais que lorsque l'on obtenait un acquis social, c'était pour avoir la liberté.

Et je suis désolé, les les syndicats ne représentent pas 100 % des salariés. Et comme ça a très bien été dit, des grandes surfaces peuvent être ouvertes et les petits commerçants, les petits artisans prennent des sanctions si os travailler le 1er mai. Depuis que j'ai pris mes fonctions, j'ai toujours favorisé le dialogue social.

C'est dans ces états d'esprit que le Premier ministre a décidé de ne pas demander la convocation de la commission mixte paritaire pour laisser le temps au dialogue social de construire des solutions équilibrées. Je trouve que ça traduit au-delà de la mesure elle-même ce fait que ce gouvernement ne peut rien faire, ne fait rien, ne sert à rien, n'a aucune autorité, a peur de son nombre. Celui que vous avez entendu en premier, c'est le ministre du travail, monsieur Farandou.

Celui que vous avez entendu en second, c'est Jean-Philippe Tanguille, le député du Rassemblement national à propos du gouvernement qui ne sert à rien. Oui, le gouvernement a finalement cédé au syndicat à madame Binet de la CGT et a donc renoncé à autoriser le travail de de salarié le le 1er mai dans les boulangeries, les pâtisseries, chez les bouchers, les fleuristes. C'était sur la base du volontariat, c'était pour mettre fin à à des concurrences assez incroyables.

Par exemple, le 1er mai et bien on peut travailler dans les fast food et dans les restos quand on est salarié mais pas dans une boulangerie. D'ailleurs, Gabriel Atal, le patron du Parti Renaissance qui portait ce projet dit "Bah, c'est quand même dingue qu'en 2026 des grandes surfaces ou des chaînes de fastood peuvent ouvrir le 1er mai, mais pas les fleuristes ou les boulangers indépendants qui le veulent." On voit que ce recul du gouvernement ben montre la faiblesse d'un Sébastien Lecnu qui n'a pas de majorité et qui tremble à l'idée d'être censuré par les socialistes Olivier Fort SMS envoyés par Sophie Binet.

On en est là. Euh donc c'est vrai que c'est c'est inquiétant au-delà du 1er mai parce qu'on se dit mais il reste encore 1 an 1 an de mandature d'Emmanuel Macron, 1 an peut-être de gouvernement le Cornu. Donc il va rien se passer sur un dossier qui est quand même pas un dossier très compliqué le premier mais même sur ça on narrive pas à avancer alors qu'il y avait un consensus.

Le sujet remonte il y a un an souvenez-vous on en parlait déjà il y a un an. Alors là monsieur Farandou nous dit on va faire le dialogue social mais pourquoi il l'a pas fait depuis un an ? C'est toujours la bonne formule le dialogue social.

En général, le quand on commence à dire le dialogue social, c'est qu'on est en train d'enterrer un projet. Les réformes sont possibles mais dans le respect et avec une méthode. Voilà ce que l'on dit au gouvernement.

Je sal l'arrivée d'Antoine Diers. Bonjour mon cher Antoine. On va on va ouvrir son micro.

Métro 8 ralenti. Je suis allé au bout de moi-même et désolé pour ce petit il a plus un p de sec et d'air la mien. Vas-y.

J'ai j'ai couru. Reprends. Mais je suis je suis toujours embêté d'arriver en retard, donc je me je me mets la pression.

Voilà. Alors, qu'est-ce que tu penses de de cette déc du gouvernement ? Mon je suis triste de vivre dans un pays qui est en réalité dirigé par les syndicats et les haut fonctionnaires où la parole du peuple ne compte plus.

Quand on écoute les syndicats, le 1er mai, c'est il faut honorer l'obtention d'un acquis social. Moi, je pensais que lorsque l'on obtenait un acquis social, c'était pour avoir la liberté. Et je suis désolé, les les syndicats ne représentent pas 100 % des salariés et comme ça a très bien été dit, des grandes surfaces peuvent être ouvertes et les petits commerçants, les petits artisans prennent des sanctions si ils osent travailler le 1er mai dans un pays déjà où on se plaint qu'il n'y a pas assez de gens qui travaillent.

On empêche à des travailleurs de vouloir travailler. Donc je trouve que c'est pathétique et la lâcheté du gouvernement d'un gouvernement de l'âge remettre ça à dans un an alors que c'est un sujet qui est sur la table depuis 1 an. Donc en gros, débrouillez-vous après la prochaine présidentielle et circuler, il y a rien à voir.

Barbara, écoutez, je suis effaré. Je me demande vraiment parce que ça va faire une bonne trentaine d'années qu'on est dans ce système depuis que Jupé et Chirak euh ont baissé leurs pantalons euh devant les troupes dans les rues, voilà sur des réformes. On peut contester une réforme.

Moi, ça me pose aucun problème qu'il y ait des manifestations qu'on conteste une réforme. Ce qui me pose un problème, c'est quand en face il y a des dirigeants qui ont été élus par une majorité de Français qui sont pas capables de tenir leur ligne. Si demain c'est la gauche qui gouverne, elle fera ses réformes.

Il y aura des manifes, elle tient ses elle tient ce qu'elle a promis. Si c'est la droite, idem. Mais en fait, on a une droite parce que la gauche en général, elle tient toujours ce qu'elle dit hein.

Alors elle de toute façon, elle peut pas avoir les gens dans la rue puisque en général, règle générale, les syndicats sont avec elle, sauf quand évidemment ils décident de lui savonner la planche comme ça a été le cas parfois avec Hollande. Mais grosso modo, la gauche quand elle gouverne, elle a plutôt les syndicats avec elle. La droite s'est systématiquement laissé impressionné, notamment la plupart du temps avec des arguments purement moraux, hein, c'est-à-dire c'est la gauche morale, on ne peut pas le les acquis sociaux, on s'est battu, on on a versé du sang pour le 1er mai et cetera.

Donc ces gens sont toujours dans l'invective morale et on a une droite qui à chaque fois se rabou à peur euh se se laisse emporter par le chantage. Donc aujourd'hui, on a un premier ministre qui euh a le pistolet sur la tee. D'un côté il a monsieur Fort, de l'autre, il a madame Binet.

Madame Binet qui a quand même été carrément dans la menace hein. Elle a dit "Ça va se payer très cher." Je sais pas ce qu'elle a voulu dire par là.

Euh peut-être que faudrait qu'elle nous explique l'implicite parce que madame Binet n'est que la n'est que la représentante de la CGT. Quant à monsieur Fort, il a carrément dit je vais censurer et comme on le dit ici et comme je l'ai toujours répété, monsieur le Cornu n'a qu'un seul objectif et il a été mis là pour une seule raison. Garder la place au CH pour les macronistes pour que un macroniste succède à Macron parce que c'est ça leur objectif, c'est de réussir à finir par faire leur plateforme pour avoir leur candidat unique et vous verrez qu'on l'aura.

Ce sera Philippe ou d'autres mais ça sera le petit snacle le macroniste qui il y avait une majorité à l'assemblée pour faire passer ce texte. Je comprends même pas cette recul puisque à part elle et filles et le PS les autres tex mais parce que quand Olivier fort te dit si tu le fais je te fais une motion de censure mais la censure ne peut passer que s'il a le RN mais non je rappelle quand même l'équation c'est que la gauche ne peut faire tomber le cornu que si le RN vote avec elle sinon le cornu il est sauvé donc l'ascensure ne donc c'est c'est double lâchet c'està dire que Sébastien Cornu n'a même pas voulu tenter le truc n'a pas même pas voulu aller au bras de fer alors même que les Français étai majoritairement pour bien sûr. En plus, faut rappeler quand même hein sur la base du volontariat, salaire multiplié par 2, jour rattrapé, non mais tout ça, ces gens-là en plus pour la plupart de certains de ces syndicats qui sont prêts à sacrifier des jours fériers hein, parce qu'il y a des jours fériers qui les dérangent parce que c'est dans le calendrier catholique.

D'accord. Par contre le 1er mai sacré hein, c'est je sais pas, c'est le culte de l'aide suprême. On est revenu au calendrier révolutionnaire.

Non mais ils sont capables de sacrifier la Pente-côte ou l'ascension. Moi je m'en fiche, je suis pas concerné hein, je suis pas chrétienne mais il serait pas il serait capable de sacrifier l'ascension et la pentecôte pour répondre le premier maître. Non mais euh pardon, c'est la gauche et les syndicats contre les Français.

C'est c'est fascinant. C'est plus la fête du travail, c'est la fête des syndicats. C'est-à-dire que c'est leur veau d'or, leur totem.

Les Français disent massivement qu'ils voudraient avoir la possibilité de travailler, payer double dans ces temps où l'essence est cher, où tout est compliqué et on pourrait faire une double paye un jour pour ceux pour qui c'est difficile d'aller au resto, d'aller au cinéma et c'est la gauche et les syndicats qui vont dire non à ces gens. Donc ça ça déjà fasciné. La gauche a oublié le peuple.

Les syndicats ont oublié les travailleurs. C'est c'est ahurissant. Ensuite 2è aspect des choses, vous l'avez tous dit hein, l'achet gouvernement, on nous avait promis un macronisme réformateur.

On a rien vu là en avant, rien du tout. Moi maintenant j'aurais espéré que les syndicats patronaux, les syndicats d'artisans aillent un peu au bras de fer et se disent "OK, on va ouvrir, on va faire travailler et on fait une cagnotte solidaire pour payer tous ensemble les amendes de tous ceux qui seraient sanctionnés". Et ben pardon mais là on commencerait à entrer dans le dur et j'aimerais bien qu'on désobéissance au boulanger au fleuris d'ouvrir le premier ma Bah oui bah oui qu'ils ouvrent et puis on fera appel à la solidarité des Français s'il faut payer les inspecteurs du travail qui vont être envoyés pour vérifier alors et j'ai regardé pendant longtemps ils étaient pas envoyés pendant des années ils étaient pas envoyés et là depuis 2 3 an ils ont décidé d'y retourner le ministre du travail pouvait aussi faire et les gars prier mais pour Vous aussi hein, restez tous à la maison.

Souviens-toi quand Catherine Vra ministre du travail, elle expliquait qu'elle pouvait pas empêcher les contrôles. Elleit, donc on se dem à quoi sert, elle pouvait pas empêcher ses fonctionnaires d'aller contrôler et donc elle demandait simplement la mensuitude. D'ailleurs, Gabriel Atal a dit, il demande au gouvernement de donner instruction aux administrations et aux inspections de ne pas sanctionner les artisans qui feront le choix d'ouvrir le 1er mai prochain.

Et ben voilà, et on pera les amendes pour les appelz juste un petit chiffre. Hm hm. En France, le taux moyen de syndicalisation, c'est 10 %. 18 dans la fonction publique, 7,8 dans le privé. 10 % des Français sont syndiqués et 100 % des Français subissent les blocages de une petite minorité de syndicalistes politisés et à l'extrême gauche en plus parce qu'on les a vu depuis quelques années maintenant, c'est carrément devenu des ultra radicaux sur certains sujets.

Donc voilà, on est on est aux mains de ces gens-là. C'est vraiment gravissime. On va aller dans les deux CF parce qu'il y a David qui est avec nous et il est président du collectif des artisans commerçants de France.

Bonjour David. Oui, bonjour les grandes gueules. Merci de m'inviter, de me donner la parole.

Bonour. Je vous en prie. Qu'est-ce que vous pensez de la de la reculade ?

Alors, dites-moi. Ben, c'est un scandale que le gouvernement recule avec avec tout le travail qui a été fait en amont pour rentrer dans le dialogue avec les salariés. Euh enfin, faut savoir que le droit d'ouvrir, on l'a des boulangeries, mais une boulangerie qui ouvre sans ses salariés, c'est pas possible. surtout quand il attendez les zones touristiques.

Nous on favorise l'emploi sur le volontariat. Donc les salariés ont toujours été content sur le mois de mai de toucher une journée double de salaire. Donc voilà.

Donc moi j'ai des boulangers qui sont inquiets pour le 1er mai. Ils ont plein de commandes. Comment ils vont faire ?

Alors même je vous donner un cas particulier. le boulanger qui ouvre et que sa femme est salariée, sa femme a pas le droit de travailler. Mais on marche sur la tête dans ce pays.

Vous savez, la semaine dernière, on a été invité par euh Gabriel Ata justement parce qu'on a travaillé avec lui. Je le remercie vraiment de son engagement auprès des artisans parce qu'il a fait vraiment un effort. Je suis pas son commercial mais franchement euh il a fait beaucoup euh pour nous.

Voilà. Donc il nous a écouté, il nous a convoqué. J'invite tous les partis politiques, nous on est un politique.

J'invite tous les partis politiques à venir dans nos fourniles, à venir nous rencontrer. Nous le CACF, on est bénévole. Vous voyez quand on va à Paris, on paye notre train, on défend les artisans bénévolement.

Mais la colère va monter, je vous le dis, parce que depuis cette nuit, on est en train de s'organiser. Le 2 mai, je vous garantis qu'à Paris, ça va bouger. Il y a les pêcheurs, on on monte à Paris le 2 mai, tous à Paris, les pêcheurs euh derrière euh l'Union des pêcheurs de France là et on va manifester notre colère avec les routiers, les taxis.

On invite tous les consommateurs à nous suivre parce que en fait David, c'est une accumulation de problèmes en fait en ce moment. En fait, nous on a trop de charges, on a trop de normes, trop de contraintes, trop de pression. On nous fait chier avec des contrôles tous les jours là de l'hygiène.

Moi, j'ai des des boulangers qui m'appellent de toute la France. Alors, un coup, c'est la farine explosif, un coup c'est c, un coup c'est là. Mais il faut qu'ils arrêtent quoi.

Je veux dire, ils sont en train de tuer l'artisanat. C'est quoi ce gouvernement ? Ce bordel dans les mystiques.

Le bordel dans les mystiques. Je suis j'ai assisté la semaine dernière avec une délégation du collectif, mais on a honte de notre pays. C'est télévisé.

On dit aux enfants d'être respectueux. On dit d'être sur les terrains de foot de de de vivre ensemble mais le et les fill et la gauche, ils ont foutu un bordel. Mais j'ai jamais vu ça de ma vie quoi.

Je croyais pas mes yeux quoi. C'est honteux. C'est honteux de de des politiques comme ça, il ferit mieux de rester chez eux.

Mais David, vous avez raison, on marche sur la tête parce que non seulement on a un gouvernement qui est lâche et on a un gouvernement qui n'a aucune conviction, ces politiques de premier plan sont payées avec nos impôts et ils oublient qu'ils sont nos salariés. Donc je suis désolé, si la majorité des Français veulent travailler, ils doivent s'exécuter. Lorsque ces gens ils accèdent au pouvoir, et ben ils pensent que nous nous sommes à leur service.

Ils doivent nous servir. Et je pense que même les pays autour doivent bien se moquer de nous parce que c'est la première fois que l'on voit que comme ça des salariés vont se battre pour travailler. Mais c'est une honte totale en J'ai une question à poser moi à David.

Oui s'il vous plaît. Oui. Ouais.

Est-ce que vous avez beaucoup de délégués CGT dans votre profession ? Alors euh ben sûrement alors nous alors ça dépend, nous on est des petites structures hein, on est souvent des entreprises de moins de 10 salariés donc il y a pas spécialement de syndicat. Il y a pas de synd.

Non mais parce que je vois la CGT se mobiliser et je me demande mais à quel point est-elle représentée chez les indépendants artisans ? Bon, je connais la réponse. Il il se sacrifie pour tout le monde.

Mais la CGT c'est avant tout euh les fonctionnaires et et les cheminaux. Donc je vois ils sont la CGT est très peu présente. Donc est-elle vraiment la bonne porte-parole de ceux qui travaillent dans ces métiers là ? la question David, on va continuer la discussion et je vous remercie d'avoir été avec nous ce que vous avez dit.

Donc le 2 mai, attention, il y a une journée d'action qui se prépare. C'est ce que vous disiez. Ouais, on arrive.

On arrive et moi j'appelle le le ministre le cornu à nous mettre autour de la table le collectif parce qu'il faut qu'il entende tout tout le monde. Il faut pas entendre que les les syndicats parisiens. Nous on vient du terrain et on est des chefs d'entreprise tous les matins dans notre entreprise.

Alors pas quand même que monsieural monsieural était premier ministre, il l'a pas fait hein. Et quand Macron avait sa majorité manipulation et quand Macron avait sa majorité absolue absolue pendant ces cin premières années, il a rien fait. Donc maintenant, ils se réveillent alors qu'ils peuvent plus rien faire et ils disent "Oh là là, vous rendez compte, on peut faire aucune réforme." Euh, vous avez eu 7 ans à vrai.

Et on s'étonne de cette recul, enfin, on s'étonne, on s'interroge plutôt sur la reculette du gouvernement concernant le 1er mai. Vincent veut donc en parler avec nous, il est du côté du cher. Bonjour Vincent.

Oui, bonjour. Bonjour les grandes gueules. Tout d'abord, bonjour à monsieur Marchal, bonjour à monsieur Truchotud, bonjour à Barbara, bonjour à Belle et également bonjour à Antoine.

Merci. Bonjour Vincent. Et très poli Vincent et dit bonjour comme ça à tout le monde.

Allez-y. Et quand on rentre dans votre boulangerie, c'est un bonjour aussi. Bah bien sûr, c'est un métier de commerce et on se doit de dire bonjour à chaque client.

Et j'ai une pensée très particulière pour mes trois grandes gueules préférées qui sont quand même monsieur Consini, monsieur Girot et puis monsieur euh à Toulon à Toulon à Toulon. Merci. Et je pense également juste pour finir à monsieur Maillot.

Voilà parce que petite confidence après l'émission nous partons déjeuner avec Jacques Maillot Olivier et moi on déjeune avec sal de la part de je pense qu'il écoute parce queil écoute tous les matin GG alors maintenant juste un coup de gueul à passer j'ai un coup de gueule à passer nous sommes maintenant à 15 jours du 1er mai et ça fait 1 an 1 an voire 1 an et quelques mois qu'on tourne en rond avec cette histoire-là et puis quelle considération moi je pense d'abord à mes seul ar quelles considérations Combien de salariés ? J'ai 15 salariés. Salariés aujourd'hui le premier le 1er ma vendredi.

Voilà. Euh quoi qu'il en soit, moi j'ai quelques salariés et puis pas tous et puis c'est pas bien grave. C'est comme ça.

Donc vous n'êtes pas ouvert le 1er mai. Alors et ben écoutez, moi je souhaitais ouvrir mais avec mon épouse, avec ma famille, c'est ça et puis j'avais quand même demandé à quelques salariés s'il souhaitait effectivement travailler. Faut reconnaître que c'est assez paradoxal les baroc c'estàd qu'on peut faire on peut faire travailler la famille comme des salariés mais les vrais salariés n'ont pas le droit de travailler.

C'est c'est là où c'est quand même assez bar d'exploiter ta propre famille. C'est ça. Allez-y Vincent.

Je suis un je suis incapable de gérer mon mon entreprise comme comme l'État gère gère aujourd'hui effectivement ses ses priorité. Euh c'est pas à 15 jours que l'on va dire à des salariés on vient ou on vient pas quoi par rapport à un planning. Pourquoi pourquoi vous ne décidez pas collectivement d'y aller ?

J'ai j'ai vu que c'était 750 € par salarié. Bon c'est c'est cher mais il peut y avoir une une une un pot commun pour toi tu serais prêt à donner dans une période un commun. Est-ce que vous pourriez le faire ?

En toute honnêteté, oui, oui, oui, mais je je peux pas me permettre de prendre des amendes. Donc aujourd'hui, si je si j'y vais, c'est avec mon épouse qui aura déjà fait sa semaine et avec mes deux enfants quoi aujourd'hui. Mes deux enfants quoi qui sont pas boulongers, pâtissiers quoi.

Parce que je peux pas me permettre de faire tourner mon entreprise avec des amendes, c'est pas possible. Bien sûr, mais pas pas au niveau individuel, mais je veux dire, il y a des organisations d'artisans, l'UDP, le représentant des différentes organisations de de boulangerie qu'on qu'on entendait tout à l'heure et et vous vous dites, ils vont pas pouvoir mettre des amendes à tout le monde. Il y en a pas beaucoup des inspecteurs du travail qui vont travailler le 1er mai.

Et ben on y va. Et alors, on n'est pas dans l'idée de faire du buzz, qu'on soit clair. Moi, moi je suis pas dans l'idée de faire du buzz.

Je suis dans l'idée de rendre service à mes euh à mes clients et puis apporter, entre guillemets du chiffre d'affaires sur une journée de plus. Et derrière ça, c'est un vendredi quoi. On travaille le samedi.

Ça fait pas rêver. On n'est pas des on n'est pas des administrations. On va pas pouvoir prendre un pont.

Les salariés, ils regardent ça entre guillemets. Moi, moi ça va être mon vendredi de congé, je reviens le samedi quoi. Ouais, bien sûr.

C'est pas possible. Mais on on on on marche sur la tête aujourd'hui. On marche sur que Vincent, ce qui ce qui est quand même bizarre avec cette histoire, c'est que accorder ce droit n'enlève rien aux autres.

C'est veut dire que c'est une liberté qu'on va accorder à certains salariés de travailler ce jour-là. et de mettre un peu de beurre dans les épinards, ça n'enlève rien aux autres. Donc donc en fait quand on dit ça remet en cause un acquis social, non, ça n'empêche pas que la majorité des Français continueront ne pas travailler le premier.

Il ne t'a pas échappé que en face nous avons des gens qui sont pas dans la logique purement factuelle et économique que tu viens de décrire. Pour eux le travail est une aliénation. Donc voilà pour eux de toute façon travailler c'est aliéner l'humain et le patron et le patron est une ordure.

C'est un bourgeois. C'est la classe dominante boulanger. Mais écoutez, reliser Mars.

Les boulangers sont pas des bourgeois. Les boulangers sont mais que dit Carl Mars ? Il dit que c'est la lutte des classes, qu'il y a deux classes ennemies, la bourgeoisie et le prolétariat et que le rôle du prolétariat c'est de renverser la bourgeoisie qui alienne l'humain, qui transforme l'ouvrier en une machine.

Ces gens-là que vous avez en face de vous sont restés bloqués en 1848, le manifeste du parti communiste de Carl Mars que je fais en ce moment étudier à mes élèves de 4e parce qu'on est dans l'histoire de l'industrialisation. On en est toujours là pour eux. Travailler c'est aliéner l'être humain.

Tu leur parles de liberté, tu leur parles de choisir de travailler. On parle pas du grand capitalisme, on parle pour ces gens mais pour madame pour Binet pour les hom pour tous ces gens pour Adrien Clou pour tous ces grands humanistes de la la LFI. Le travail c'est l'aliénation.

Les mêmes qui on en parlera tout à l'heure je pense appelle Uberitz pour se faire livrer par un pauvre gars qui 63 heures par semaine. Mais c'est pas grave. C'est l'aliénation, le travail.

Donc ces gens-là ne comprennent rien à l'économie. Et voilà. S'il te plaît Rabiel, viens.

Alors, je voudrais simplement reposer une question à Vincent par rapport à ce qu'on disait avec si je peux me permettre, je me mettrai pas dans l'illégalité. Je me mettrai pas dans l'illégalité pour la bonne et simple raison, c'est que je suis un patron qui respecte ce qu'on me dit de faire, ce qu'on me demande de faire, je mettrai pas dans l'illégalité. France trop bien élevée ça fait pas rêver, ça fait pas rêver des salariés d'avoir un vendredi fermé et de revenir le samedi matin parce qu'on peut pas se permettre mais maintenant ça ferait ça permettrait à chacun bah d'apporter un petit peu de du beurre dans les épinards.

C'est c'est quoi ? C'est c'est travailler de 7h à midi quoi. 7h mid 6h de plus pour avoir une journée de salaire en plus pour partir le weekend du 8 mai, le weekend de l'ascension.

Et aujourd'hui, on m'a l'interdit de le faire parce que je n'ai pas de droit. Et ben écoutez Vincent, restez avec nous pour écouter le témoignage de Céd le combat. Cédric, il est dans le Valdoise, il est fleuriste.

Bonjour Cédric. Bonjour les GG. Bonjour à toutes.

Bonjour. Bonouron. Vous êtes fleurist vous avez donc un un magasin, une boutique de fleurs.

C'est ça. Qu'est-ce que vous faites le 1er mai avec vos salariés ? Alors dites-moi.

Alors ex moi c'est un petit peu spécifique parce que c'est le magasin de ma conjointe. Euh moi j'ai une autre société à côté mais on s'aide énormément parce qu'on est dans le même domaine. Et ben nous ce qu'on va faire euh alors on sait pas en fait, on attend de voir euh parce que ma conjointe a un statut de gérante salarié.

Donc grande question c'est est-ce qu'on va pouvoir même elle la faire travailler ? D'accord. Euh pour nos pour nos salariés, je pense que on va pas les faire venir.

C'est pas le droit. C'est ça. Donc c'est pas dramatique.

On va se débrouiller. La question c'est pour ma conjointe. Moi je vais venir quand même.

C'est pas voilà je vous et votre conjointe c'est bon on est bon vous et votre conjointe on est bon salar pas et si vous avez des enfants qui traînent le travail des enfants. Pourquoi pas ? Si c'est vos enfants, ça compme c'est encore un peu compliqué.

Mais pardon Cédric, c'est ce qui est quand même étonnant chez les fleuristes, c'est que ce jour-là donc c'est la vente du Muguayet. Donc je peux venir mettre un stand devant de votre boutique pour vendre du Muguayet mais vous vous n'avez pas le droit d'ouvrir avec des salariés. Ah mais c'est exactement ce qu'on va faire en fait.

C'est ce qu'on va faire aussi. Bah oui, de tout de toute façon. Alors on est en discussion avec notre mère actuellement pour savoir si un arrêté sera mis en place pour d'autres vendeurs à la Soviette.

Mais dans notre cas, s'il y a rien qui est mis en place, c'est très simple. Je me mettrai 3 m à côté de ma porte et on va vendre comme ça. Bah voilà pourquoi pourquoi vous allez vous transformer en vendeur à cré en France des vendeurs à la sauvette.

C'est pas grave. C'est c'est ce que j'aie expliqué à votre à votre standardiste tout à l'heure. Je disais mais moi j'ai commandé mon Buget il y a il y a 15 jours, 3 semaines, voire même un mois.

Je je pas appeler mon fournisseur de se dire bah tu es gentil en fait mais le Muguayet bah finalement cette année je vais peut-être pas te le prendre. Bah non ça marche pas. Il y a 3000 € de Muguet à l'achat, je peux pas me permettre de perdre 3000 € de marchandise.

La la l'abération Cédric, on va on va continuer d'en discuter. On va dans le Calvados avec Clément qui est responsable de de laboratoire. Bonjour Clément.

Bonjour. Bonjour. Bonjour.

Vous avez entendu Cédric qui nous dit "Bis un stand, vous savez, je vais mettre un très tôt devant mon propre magasin de fleurs." Vous avez entendu Vincent dire "Bah moi ma boulangerie, je vais pas pouvoir faire travailler mes salariés mais qui sait avec ma femme, on va peut-être faire tourner la outil." Je faisir mon cousin, c'est ça.

Qu'est-ce que Qu'est-ce que vous en pensez Clément ? Et ben moi ce que j'en pense, c'est que je suis un peu en opposition avec ce qui se dit un peu sur le plateau. Allez-y, avec les intervenants aujourd'hui.

Euh déjà, bonjour à tous. Bonjour. J'aim j'aimerais faire une petite intervention en fait sur le fait que le 1er mai, c'est avant tout une journée historique.

Euh pourquoi elle est historique ? Ça devrait tenir un peu compte avec ce que ce que Barbara pense. Et puis euh Antoine, excusez-moi, je suis un petit peu je suis un petit peu ému.

Un petit peu ému parce que le 1er mai, c'est quelque chose qui touche particulièrement ma famille. Euh j'ai j'ai j'ai voilà, j'ai des j'ai des j'ai des j'ai des anciens qui se sont battus pour ça et et voilà. Donc bref, je pardon, expliquez-nous ce que ça représente pour vous leer mai parce que là, j'ai entendu des grands mots mais concrètement et puis comment on s'est battu pour ça aussi ?

On s'est battu comment pour le 1er mai ? C'està-dire à quel moment on s'est battu pour le 1er mai ? Bah le 1er mai c'est c'est ça reste quand même moralement une histoire de de lutte sociale de revendication.

Vous dites "J'ai des j'ai des dans ma famille, j'ai des gens qui sont battu le premier gens dérange pas de d'abroger le 11 novembre ?" Tu crois qu'on il y en a qui sont morts pour le 11v. Comment ils se sont battus pour le 1er mai ?

Parce que je Bah parce qu'ils ont toujours fait partie de la de la classe ouvrière et ils se sont battu pour ce type de combat. Ah oui de combat mais pas spécialement pour le premier. Non non pas spécialement le 1er mai mais vous avez bien compris ce que je voulais dire.

H Clément, Clément, excusez-moi, excusez-moi. Vous parlez de l'aspect historique et de la victoire sociale que ça représente. Ça, personne ne le remet en cause, mais quand l'on obtient un acquis social, c'est pour avoir la liberté d'abord, c'est pas pour avoir une nouvelle interdiction.

Donc le projet, c'est que c'est sur la base du volontariat. Et là, ce qui se passe avec des personnes comme vous, comme les syndicats, vous mettez une épée de Damocles sur tous les petits artisans et commerçants qui sont mis sur le même statut que les patrons du CAC 40 qui seraient tous des enflures. Déjà que les personnes sont sont comment dire sont écrasées par des taxes et là on empêche à des gens qui veulent travailler de travailler. la personne qui veut fêter.

Moi, je travaille pas le 1er mai personnellement parce que je respecte justement cette avancée sociale. Mais je ne vais je ne me dis pas que je vais interdire de comment dire me disputer avec quelqu'un qui veut travailler, qui a besoin de gagner sa vie, qui peut être payé double dans un pays vraiment où beaucoup de Français sont en crise sociale. C'est la liberté qui prévaut sur pas du tout en faute.

Au contraire, j'ai plutôt tendance à croire qu'économiquement on aurait un gain pour chaque salarié, mais à court terme seulement et et à moyen long terme, je doute que ça puisse avoir un effet dans le temps. Mais il n'est pas question de faire travailler tous les Français le 1er mai. C'est là où, excusez-moi, oui, mais on a toujours une crainte.

Donc dans ce cas-là, on ne fait rien parce que si on a la crainte de tout, on ne change jamais les choses. Simplement on s'est aperçu déjà qu'il y avait une concurrence déloyale. C'està dire qu'un restaurant ou un fast food pouvait ouvrir ce jour-là et le boulanger qui vend des sandwichs et des salades, bah il pouvait pas le faire.

Donc alors que c'est effectivement un jour où les gens se baladent dans les villes et autres, ont du temps et et peuvent effectivement faire des courses. Donc déjà ça me paraît complètement absurde. Ou alors moi j'ai que madame Binet demande la fermeture des restaurants si elle veut aller au bout de sa logique.

Elle va même pas au bout de cette logique. Donc c'est là où où ça crée des On a un dernier témoignage qui va nous amener du côté de la Gironde après le Cher le Valdoise, le Calvados, la Gironde avec Hervé qui est chef d'entreprise. Bonjour Hervé.

Ah je vous prendre 3 30 secondes. On va les prendre Hervé. Comment comment va ?

Ben écoutez, il fait beau et puis nous à Bordeaux, on a plein de victoires sportives. Donc on est on est on est à fond. Euh et puis et puis le premer mai, ben ceux qui sont sur la côte, ils sont en zone côtière, en zone franche, donc eux, ils pourront bosser.

Et puis euh ceux qui sont à l'intérieur euh des terres, ils seront peut-être obligés de fermer. Euh je fais une parenthèse de secondes. Autre dérogation.

Enfin, honnêtement, j'ai voté au centre toute ma vie. J'ai voté Macron une fois, j'ai voté Macron deux fois. Euh, j'ai mal au derrière, je vous cache pas.

Et là, on me présente Édouard Philippe. Moi, j'ai juste envie d'une chose aujourd'hui, c'est d'aller Rassemblement national parce que c'est ce que les gens vont faire aujourd'hui. Il ils vont en fait, ils attendent que ça se passe.

Ils vont se frotter les mains et ils vont récupérer la casse de tous ces gens qui sont insatisfaits. Moi, j'étais plus ou moins satisfait. Aujourd'hui, je le sais plus.

D'accord. Les syndicats aujourd'hui, ils représentent qui ? Ils représentent les salariés de l'État et ils représentent des salariés dans les grandes entreprises où je vous cache pas que c'est bien négocié.

Les gens, la plupart du temps, ils bossent pas le 1er mai. Les chemineaux qui qui bossent le 1er mai, je pense qu'ils doivent être dans d'excellentes conditions. Et ensuite la gauche fort, il représente quoi ? 4 %, 5 %, 6 %, rien.

Et ils viennent aujourd'hui. Alors les macronistes, désolé mais vous avez pas fait le boulot et moi je suis un déçu et aujourd'hui en plus de ça, vous êtes pas capable de mettre le point sur la table disant on va le faire quand même pour les gens les derniers gens qu'on est censé représenter. Et ben c'est pas grave, ne nous représentez plus.

On va être représenté par d'autres et d'autres qui dans 1 an euh ben seront à 40 % au premier tour et là vous allez vous dire "Ah qu'est-ce qui se passe ? On fait un fond entre antirépublicain et ben non, ce sera trop tard et on passera à autre chose." Voilà.

Euh coup de gueule d'Hervé. Vincent le boulanger, vous voulez rajouter quelque chose ? Vincent, je vous en prie.

S'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît, laissez-moi défendre nos métiers d'artisanat. Les boulangers, les pâtissiers, les bouchers, les charcutiers, tous ces métiers aujourd'hui sur lesquels on tape dessus et àquels on interdit de travailler. On est les seuls à recevoir des amendes avec les fleuristes.

Mais laissez-nous bosser, laissez-nous jurer nos entreprises, on va crever mais laissez-nous s'il vous plaît foutez-nous deux coups de gueule. celui de Vincent pour terminer l'artisan boulanger, celui d'Hervé, le chef d'entreprise. Il faudra pas s'étonner de la gifle électorale annoncé ensuite en 2027 travaille le 1er mai le gouvernement gouvernement dégonflé.

Merci à tous pour avoir été en direct avec nous. Gouvernement dégonflé, vous dites clairement à 84 %.

1er mai : ce revirement qui fait exploser Abel Boyi — Gabriel Attal · Pourquijevote