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Discours / meetingyoutube.com· 1 septembre 2025 44 minAutoproduitFond programmatiqueTravail & emploiSolidarités & familleInstitutions & électionsÉducation & recherche

Discours de Gérald Darmanin à Tourcoing, 31 août 2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:13Invité politiqueChiffre
    « Le président de la République par un travail acharné pour enfin faire baisser le chômage de notre pays, a tout donné et donne tout encore aujourd'hui avec les élus locaux, avec les chefs d'entreprise pour faire baisser le chômage qui a baissé pour tout le monde mais qui pour les jeunes, on le sait, continue à être une grande graine notamment dans les territoires ruraux et dans les quartiers populaires. »
  • 8:57Invité politiqueFait
    « Ces jeunes qui sont encore plus que nous assignés à résidence, c'est-à-dire que leur code postal, leur prénom, leurs parents, la profession de leurs parents les empêchent plus que d'autres d'accéder à la promesse républicaine. »
  • 19:52Invité politiqueFait
    « Quand on est ministre des comptes publics, bien sûr, on s'occupe des impôts. Mais sa fonction principale, je le dis devant la ministre des comptes publics, c'est en votre nom, au nom de la France, d'emprunter sur les marchés pour payer notre dette et ainsi payer nos fonctionnaires, payer nos services publics. »
  • 20:37Invité politiqueChiffre
    « Nous avons baissé la dette. Nous avons baissé la dépense publique et je le dis avec Olivier du SOP qui m'a accompagné dans cette tâche et qui l'a ensuite continué. Nous avons rétabli les comptes et nous avons donc pu emprunter sur les marchés 315 milliards d'euros. »
  • 21:21Invité politiqueFait
    « Pourquoi ce miracle ? que disaient les banquiers, les agences de notation, les investisseurs. Bien sûr, il posait la question des réformes, la question de nos comptes publics. Avec Bruno Lemè, nous portions un certain nombre de rigueurs mais encore plus important, il posait deux questions. La France a-t-elle un gouvernement stable ? »
  • 22:04Invité politiqueFait
    « La France a-t-elle un gouvernement stable ? Est-ce que sa parole, est-ce que la parole du ministre qui est devant moi, la parole du premier ministre, la parole du président de la République, est-ce qu'elle sera tenue ? Aura-t-on les mêmes interlocuteurs ? »
  • 25:45Invité politiqueChiffre
    « Le chômage, malgré toutes les difficultés que nous connaissons, est de points et demi de moins qu'en 2017. »
  • 26:29Invité politiqueFait
    « Président de la République, nous avons entendu impossible de reconstruire Notre Dame. Surtout pas dans les temps. Nous avons entendu : "Impossible de faire des Jeux Olympiques en pleine sécurité. »
  • 35:45Invité politiqueFait
    « Travailler plus, je préfère désormais le travailler tous. des jeunes qui sont au chômage qui devraient travailler, des gens qui sont à mi-temps qui devraient pouvoir augmenter leur temps de travail, des gens qui sont au chômage qui doivent peut-être retrouver le chemin du travail. »
  • 37:53Invité politiquePromesse
    « Peut-être que nous pourrions rendre obligatoire la participation, l'intéressement, l'actionnariat gratuit, la prime Macron. Si on touche des aides publiques ou si on bénéficie d'allègement de charge, ça ne me choquerait pas. »

Temps de parole

  • Gérald Darmanin95 %
  • non_speech5 %

≈ 0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:18
Gérald Darmanin

C'est toi qui c'est une scène incroyable. ministre parce qu'en fait on va parler le temps qui sort de laisse Ah oui tout ça quand même ou il va faire tout ça donc il faut mais ça va aller vite il va marcher vite. Donc à mon avis, il y aura plein de Tu salut. Ouais. Bon, on va pas com Non mais un Ouais ouais là il y a juste un télé c'est de demande d'accueillir donc le signe le signe ça va tu fais comme Grégor Ouais. à tous. Bienvenue à tous. Bienvenue à tous. Bienvenue à Tourcoin. Merci à tous pour votre participation.

Merci aux intervenants, merci aux bénévoles qui ont permis cette journée, merci aux modérateurs, merci aux élus très nombreux présents, ministres, président de département, députés, élus locaux, parlementaires, tous nos collègues, nous les saluons. Bienvenue à vous. Ce fut une journée très très belle qui nous a permis d'aborder des thèmes essentiels pour la vie de nos concitoyens, touchant à l'intimité, à la jeunesse, à la famille, à la parentalité, à la difficulté parfois de sortir de son de sa commune et de son département et de son de de ses origines tout simplement, mais en même temps pleine d'espoir, pleine d'espérance avec une véritable boîte à outill.

Alors maintenant avec Violette, il nous revient de conclure cette belle journée et de vous demander si tout s'est bien passé. Je crois que tout s'est bien passé, regardez vos visages. Voilà et surtout de voir que finalement le beau temps est présent aujourd'hui à Tourcoin. Mais ça, on le savait madame la maire, que nous saluons et que nous remercions pour son bon accueil dans cette bonne ville de Tourcoin. Merci à vécu. Merci aussi à tous les élus de Tourcoin qui sont très présents aujourd'hui à cette journée.

On a pu travailler, réfléchir ensemble, se poser les vraies questions des défis de demain pour nos enfants, notre jeunesse et pour clôturer cette journée cette belle journée populaire, nous vous demandons d'accueillir Gérald.

4:23
Non speech

[Applaudissements]

4:25
Gérald Darmanin

Bra.

4:30
Non speech

[Applaudissements]

5:16
Gérald Darmanin

Merci. Qui a dit qu'il pleuvait dans le nord ? Comme disait Rena, quand il fait beau c'est pas bon signe, c'est qu'il va pleuvoir. Mes chers amis, comme je l'ai évoqué dans notre presse régionale dans la Voie du Nord hier, comme je crois on l'a évoqué euh tout au long de cette journée et je remercie tous les intervenants qu'on peut applaudir ce depuis ce matin et cette journée de réflexion extrêmement intéressante et comme je crois tous les tous les élus tous les élus locaux tous les élus implantés sur chacune de leurs communes dans chacun de leurs départements le voile le savent et parfois le disent. Les Français ont pris de très nombreux coûts.

Les coûts nés des crises économiques successives. Les coûts nés des crises sociales. Les coups nés des crises démocratiques comme nous l'avons connu pendant les gilets jaunes. des coups nés de cette terrible pandémie du Covid dont on a vu ce matin encore à quel point elle avait non seulement tué des milliers de personnes mis en danger des millions de français mais porter un coup terrible à notre jeunesse. Des coups n de la guerre monsieur le ministre la guerre aux portes de l'Europe la guerre en Europe.

La guerre au Moyen-Orient, le retour de la violence, l'écoute et du climat et du changement climatique, celui qui touche, madame la ministre, tous les Français, toutes les Françaises et particulièrement les plus fragiles d'entre nous. Après tous ces coups, il est bien normal et il est bien logique que les Français ont des hématomes. Ils ont beaucoup d'hématomes. Les hématomes que portent les parents qui essayent d'élever leurs enfants dans des conditions de plus en plus difficiles. Trouver une bonne école, trouver une place en crèche, pouvoir travailler en même temps queon va voir le deuxième ou le trè enfant.

Imaginez que son enfant va vivre sans trop de violence, que ce soit dans le monde réel ou dans le monde numérique et qui peut comme ça d'un seul coup donner des leçons de morale à ses parents. étant jeune papa moi-même, je sais qu'il est difficile au bout de quelques heures de route sur la route des vacances par exemple, de ne pas lâcher pas de patrouille quelques instants. Les hématomes qui touchent nos jeunes, un jeune sur 5 est au chômage dans notre pays.

Le président de la République par un travail acharné pour enfin faire baisser le chômage de notre pays, a tout donné et donne tout encore aujourd'hui avec les élus locaux, avec les chefs d'entreprise pour faire baisser le chômage qui a baissé pour tout le monde mais qui pour les jeunes, on le sait, continue à être une grande graine notamment dans les territoires ruraux et dans les quartiers populaires. Ces jeunes qui sont moins heureux que nous lorsque nous avions 20 ans l'âge des possibles.

Ces jeunes qui sont encore plus que nous assignés à résidence, c'est-à-dire que leur code postal, leur prénom, leurs parents, la profession de leurs parents les empêchent plus que d'autres d'accéder à la promesse républicaine. Des hématomes sur les ouvriers et les salariés. qui travaillent désormais. En tout cas, ils nous le disent, ils nous le crient que pour payer les factures. Des hématomes sur la peau des entrepreneurs et des chefs d'entreprise qui ne s'en sortent plus par les normes, par les charges, par les difficultés d'enre. Les hématomes sont nos agriculteurs qui nous ont crié ou qui nous crient périodiquement leur détresse et leur colère.

Les hématomes sont nos fonctionnaires qui rendent tous les jours un service public de qualité qui permettent à la République d'être partout qui donne à chacune et à chacun sans aucun neuro en échange. La promesse et le visage de Marianne mais qui sont désespérés parce qu'on les critique parce que peut-être nous ne sommes pas assez efficaces.

Et puis les hématomes des parents solo, les 3 millions de femmes seules et un peu d'hommes seuls mais majoritairement très majoritairement des femmes seules qui travaillent qui ont un de trois quatre enfants parce que le papa n'est plus là qui enchaînent le petit boulot qui vivent dans une petite toute petite situation de logement de précar de difficultés comme maire de Tourcoin. J'ai appris que nous étions des médecins de campagne et j'ai appris que lorsqu'on voyait des hématomes, il ne fallait pas appuyer dessus. Fallait au contraire par médication, par une crème, par un baum, mais aussi par un peu de patience et beaucoup d'empathie.

prendre le temps de comprendre pourquoi ils étaient arrivés et essayer qu'il ne se reproduisent pas pour d'autres. Ceux qui ont eu un tout petit peu de chance, ceux qui ont évité un tout petit peu les coups par une meilleure éducation, par un meilleur quartier, par un meilleur salaire. Être médecin, c'est pas simplement poser un diagnostic, ni même simplement trouver la bonne médication.

De temps en temps, et alors que le président de la République nous a invité, nous a invité depuis 2017 à entendre, à écouter, à rencontrer les Français, de temps en temps, nous avons été un médecin sans doute assez bon diagnostiqueur avec, il est vrai, de très bonnes médications mais qui n'étaient pas très empathique. Un peu comme si lorsque vous allez chez le médecin, avant même de rentrer dans son cabinet médical, il disait à travers la porte sans même voir son visage : "Ne rentrez pas, monsieur Darmana, je sais ce que vous avez. Je vous ai entendu tousser. C'est une engine de type B. Je vais vous envoyer par mail ou par viso ma médication.

Mais laissez-moi votre carte bleue, votre carte vitale quand même. Même si c'est vrai, même si c'est une angine de type B, même si c'est la bonne médication, même si elle va me guérir. Quel drôle de médecin ! Est-ce que vous iriez le revoir ? Moi, je me rappelle de mon médecin de famille qui venait à Pad, qui avait soigné toute la famille, qui nous connaissait tous, qui venait à 21h30 quand on s'inquiétait un peu pour moi avec mon père qui lui servait une bistouille comme on dit dans le nord. S'il faisait plusieurs petits dans la soirée, bon, c'était pas très recommandé, c'est vrai. Et peut-être que ces médications n'étaient pas parfaites, mais il avait l'empathie.

Il écoutait toute la famille et lorsqu'on lui disait qu'on avait mal au genou, mal à la tête, il s'enquerait la dernière difficulté, des boutons de la petite sœur ou des nausées de la grand-mère. D'ailleurs, pour ça qu'autant de médecins de campagne ont été mères de leur village parce qu'ils soignaient les gens, pas simplement par médication bien sûr, mais par empathie, par écoute, par attitude. Cette attitude d'écoute, elle règle bien des problèmes et j'en suis sûr pourrait encore apaiser bien des tensions. Voilà une semaine avec la mère de Tourcoin d'Orien BC, on faisait comme on fait chaque semaine les marchés opus, les brocantes, les braderies à la rencontre de la population.

Et puis là, il y avait un monsieur assez fermé, très imposant, ralence sur à peu près tout lorsqu'il m'a serré la main sur le gouvernement, sur l'État, sur les politiques, sur les services publics, sur ses impôts. Bref, qu'est-ce qu'il disait ce monsieur ? des choses au fond assez général et j'ai compris que son engueulade était sa façon d'entrer en communication. Il fallait être un peu patient et pas lui dire non monsieur tel pourcentage était la réponse à son problème ou tel milliard ou tel million était une réponse rationnelle à sa difficulté. Ce monsieur, il a un problème tout bête. Il était pâtissier, il est toujours pâtissier industriel dans une grande surface juste à côté de Tourcoin.

Il se lève à 3h30 du matin. Il va faire des croissants et du pain dans les grandes surfaces. Et sa femme, elle travaille dans un épad. Elle est là une nuit sur deux. un jeune couple qui avait une petite maison à Tourcoin et qui avait un problème qui le rendait hystérique. Il avait un enfant d'à peine 3 ans, un peu avant 3 ans et il ne savait pas, ça fait 2 mois qu'il attendait, si lundi il pouvait rentrer à l'école. 2 mois d'attente. Et que lui a répondu le service public, la politique, l'État ? Vous verrez lundi, mais lundi il se lève à 14h du matin et sa femme n'est pas là et il doit prendre un contrat de crèche à plusieurs centaines d'euros renouvelable 6 mois.

Bon, Castan tienne, nous allons appeler le directeur départemental de l'éducation nationale et le jour même ce monsieur a eu sa réponse. Son enfant rentrera le 8 septembre, quelques jours d'attente, c'est vrai, mais il peut s'organiser. Il m'a remercié et il m'a dit un truc qui me rassure beaucoup pour les prochaines élections municipales. Je voterai pour vous. Bon, c'est sympathique. Mais qu'est-ce que ça veut dire ? ce monsieur qui attaquait l'État, qui attaquait les politiques, qui attaquait le gouvernement, qui attaquait le service public, il voulait qu'on s'occupe de lui. Il avait entendu qu'on disait que la scolarisation était désormais à 3 ans.

Il avait entendu qu'on disait qu'on allait faciliter la vie des gens. J'ai même porté une loi qui s'appelle la loi du droit à l'erreur qui consistait à aider les citoyens face aux services publics qui sont parfois un mur ou une incompréhension un peu trop technocratique. Bon, manifestement, ça a pas bien marché. Il voulait simplement qu'on l'écoute, qu'on lui résolve concrètement son problème et son problème était tout à fait légitime. Il travaille, sa femme travaille, il a un enfant, il veut l'envoyer à l'école, il a pas assez d'argent pour le mettre de nouveau à la crèche et il compter sur le service public de l'éducation nationale pour accueillir son enfant.

Voilà comment on crée des frustrations et des violences et des difficultés par manque d'attitude, par manque d'empathie, par manque d'être un médecin de campagne. Mais mesdames, messieurs, désormais, il n'y a pas que les Français qui ont des hématomes. Notre pays, la France commence à en avoir et si personne n'est responsable dans quelques jours, elle aura un gros hématome. Bien sûr, je sais qu'il est de coutume de dire que si la semaine prochaine, lundi prochain, notre gouvernement, celui conduit par monsieur le premier ministre, n'a pas la confiance de l'Assemblée nationale, les marchés financiers nous attaqueront.

que la bourse va dégringoler, nous allons détruire la richesse et que c'est vrai, nous emprunterons plus cher, les taux d'intérêt vont augmenter. Tout ça est vrai, tout ça est grave et tout ça est dramatique. Mais il y a pire. En tout cas, en tant qu'éguliste, je pense qu'il y a pire. Le pire n'est pas tellement notre économie qui peut être attaquée. Le pire, c'est la stabilité de nos institutions qui vont être mises en cause. Lundi prochain se joue en partie les institutions du général de Gaulle.

Si nous retombons dans l'instabilité de la 4e République où les gouvernements se succédaient, où l'autorité de l'État n'était pas garantie, où l'administration n'avait pas de chef, où les pays s'interrogent de ce qui se passe dans la plus grande puissance européenne qui est la France, alors ce sont les institutions du général de Gaulle, nos institutions qui seront qui potentiellement seront remises en cause. Et c'est extrêmement grave parce que nos institutions garantissent la paix sociale. C'est parce qu'il y a un état en France que la nation vit le mieux possible. Quand le général de Gaul arrive en 1958, qu'est-ce qu'il fait ?

qui commence par les institutions après l'économie, même si l'économie c'est très important, d'abord les institutions. Et si les gouvernements sont instables, alors nous aurons des difficultés extrêmement importantes pour notre pays. J'ai eu l'insigne honneur d'être ministre des comptes publics pendant 3 ans. Vous pensez à moi désormais chaque année puisque grâce à moi, vous payez votre impôt à la source. Je vous remercie de penser à moi à ce moment. Ça ça me touche beaucoup. Même des gens qui me remercient maintenant de payer leurs impôts à source. Votre truc ça marche super. Quand on est ministre des comptes publics, bien sûr, on s'occupe des impôts.

Mais sa fonction principale, je le dis devant la ministre des comptes publics, c'est en votre nom, au nom de la France, d'emprunter sur les marchés pour payer notre dette et ainsi payer nos fonctionnaires, payer nos services publics. Sous l'autorité du président de la République, sous l'autorité du Premier ministre qui était alors Édouard Philippe, nous avons baissé le déficit. C'est un peu oublié ça, mais nous sommes sortis des fameux critères de 3 %. Nous faisions moins. Nous avons sorti la France du déficit. Nous avons sorti la France d'une hausse continue des impôts. Les impôts ont baissé entre 2017 et 2020. Nous avons baissé la dette.

Nous avons baissé la dépense publique et je le dis avec Olivier du SOP qui m'a accompagné dans cette tâche et qui l'a ensuite continué. Nous avons rétabli les comptes et nous avons donc pu emprunter sur les marchés 315 milliards d'euros. C'est beaucoup beaucoup d'argent à taux négatif. C'estàd que quand j'allais voir les banquiers, les prêteurs, les agences de notation, la France était tellement forte, la réussite du premier quinquena du président de la République était tellement importante que mesdames messieurs, c'était dans la presse qui essaie d'expliquer comment c'était possible quand plus nous en prations d'argent, plus nous en gagnions. Pourquoi ce miracle ?

que disaient les banquiers, les agences de notation, les investisseurs. Bien sûr, il posait la question des réformes, la question de nos comptes publics. Avec Bruno Lemè, nous portions un certain nombre de rigueurs mais encore plus important, il posait deux questions. La France a-t-elle un gouvernement stable ? La France a-t-elle un gouvernement stable ? Est-ce que sa parole, est-ce que la parole du ministre qui est devant moi, la parole du premier ministre, la parole du président de la République, est-ce qu'elle sera tenue ? Aura-t-on les mêmes interlocuteurs ? La réponse était oui. Évidemment oui.

Une majorité à l'Assemblée nationale, un gouvernement stable et un président de la République qui faisait des réformes certes, mais qui incarnait la stabilité de nos institutions. Et puis deuxième question que posent les banquiers, c'est y a-t-il consentement à l'impôt en France ? Alors là, on disait oui aux investisseurs. Bon voilà, faut faut être élu auprès des Français pour savoir que c'est un petit peu plus compliqué que ça. Mais que bon, à la fin des fins quand même évidemment les choses fonctionnent bien puisque la plupart des impôts que vous payez, ils sont indirects.

La TVA par exemple et désormais la po la source qui fait la fierté des réformes administratives puisque paraît-il, c'est la réforme plébiscitée par les Français de ces 10 dernières années. La stabilité de notre gouvernement, de nos institutions, c'est la plus grande garantie que nous n'empions pas trop cher et que nous puissions faire des réformes et avoir continué à avoir des prêteurs. Donc ce qui se joue mesdames messieurs est extrêmement important et pourtant pourtant il suffirait de presque rien comme dit la chanson pour que nous soyons plus heureux et surtout pour que tout aille mieux entre nous. Comme dit le poète, on ne peut pas être à la fois responsable et désespéré.

Donc je suis optimiste, résolument optimiste parce que j'ai tellement entendu dire que c'était impossible et que pourtant nous l'avons fait que je me dis que la France qui est un immense pays avec un immense peuple est tout à fait capable de relever ce défi à condition que nous soyons responsables que les partis de gouvernement qui ont vocation à gouverner le pays quand il y aura des alternances politiques. Et je pense au Parti socialiste qui est un grand parti d'opposition responsable. Je pense aux républicains dont on nimagine pas un seul instant qu'il ne puisse pas soutenir le gouvernement parce que l'essentiel se joue aujourd'hui.

Bien, je pense que nous sommes capables de tendre la main et que même sont capables de tendre la main pour sauver l'essentiel, c'est-à-dire nos institutions. Je suis résolument optimiste et je suis résolument volontaire parce que d'abord à tout point là où je suis élu, c'est une terre non seulement de résistants mais de gens qui ouvrent la voie. J'ai l'honneur cher Vincent d'être le double successeur de Léon Delbec et de Maurice Schuman.

Léon Delbec résistant grâce à qui député de Tourcoin il va aider Jacques Chaband Mas pour le retour du général de Gaul au pouvoir un petit gars du nord qui va aider de façon définitive la France de retrouver la solidité et puis Maurice Schuman bien avant lui la voix de Londres qui habitait pas très loin d'ici et qui au moment où tout était perdu perdu. Futu l'un des premiers compagnons du général de Gaulle et tous les jours parlait par la radio à la France en disant qu'il y avait un chemin. Quand on est modestement celui qui occupe le siège à l'Assemblée nationale de telle figure, on peut pas se résigner. On peut se dire qu'il n'y a qu'un espoir, le chemin de l'espérance.

Parce que quand c'est impossible, ça veut dire qu'on n pas essayé. Le président de la République l'a entendu beaucoup de fois et nous l'avons entendu, nous qui l'avons soutenu beaucoup de fois. Impossible de faire baisser la courbe du chômage. Le chômage, malgré toutes les difficultés que nous connaissons, est de points et demi de moins qu'en 2017.

C'estàd qu'il y a des milliers de Tourquennois, d'habitants de Tourcoin, je ne parle que de chez moi que de mon petit coin qui ont retrouvé de l'emploi, des dizaines de milliers d'emplois qui s'installent dans le Dquerquis, juste à côté d'ici, la vallée de la batterie, c'est l'action que nous avons mené de baisse d'impôts et d'aide aux entreprises. Président de la République, nous avons entendu impossible de reconstruire Notre Dame. Surtout pas dans les temps. Nous avons entendu : "Impossible de faire des Jeux Olympiques en pleine sécurité. Impossible de faire une parade sur la scène, impossible de faire l'impôt sur la à la source.

Et quand j'ai dit que je faisais des prisons de haute sécurité en 6 mois, impossible. Mais si c'est possible, c'est possible ici et maintenant de faire des choses concrètement pour notre pays. Impossible d'augmenter les crédits militaires. Nous préparons notre armée, monsieur le ministre, à ce que j'espère être notre défense pour demain. Impossible d'avoir une diplomatie qui se fasse entendre à travers le monde. Mais heureusement que le président de la République est là pour faire entendre la voix de la France et que nous avons pas écouté les chimères qui nous disaient de fermer des ambassade ou de nous ranger derrière un seul drapeau qui serait même s'il est très beau le drapeau européen.

La voix de la France est singulière. Impossible n'est pas français. Il faut juste que dans un cas d'union nationale, comme notre pays en a connu tant, nous puissions baisser un peu les intérêts privés et regarder l'intérêt général. Alors aujourd'hui, nous sommes dans un moment où nous cherchons l'harmonie sociale et nous avons du mal à la trouver. Il y a un endroit où les choses se passent. Il y a un endroit en France où il y a une harmonie sociale, une harmonie économique, une quasi harmonie politique. C'est le monde des collectivités locales. Où est-ce qu'en France ça marche ?

Quand des élus de bord extrêmement différents pour un territoire qu'ils aiment, pour un territoire d'où ils se battent, arrivent à s'entendre ? Peut-être est-ce décentralisation plus avancée quand nous arrivons pas à faire des choses au niveau national parce que c'est bloqué ? parce que c'est compliqué, parce que c'est trop tendu, parce que les médias regardent trop au quotidien ce qu'il s'y passe, parce qu'on arrive pas à expliquer assez localement ce que nous allons faire comme ce monsieur qui voulait juste qu'on lui réponde pour son école.

Heureusement que il y avait un élu local qui a croisé un monsieur dans une rue qui avait une école à côté avec un directeur local pour pouvoir répondre à sa question concrète. Peut-être que l'une des réponses avec lequelles nous devons discuter avec un grand parti qui est un parti qui a marqué la décentralisation, c'est notamment d'imaginer au moment où les élections locales vont avoir lieu dans quelques semaines, quelques mois, que nous pourrions donner un petit peu plus de pouvoir local avec des responsabilités.

Bien sûr, il faut que les élus locaux puissent être responsables et pourquoi pas d'expliquer davantage que les contraintes, les nœuds qui se nousent nationalement peuvent être défit localement, un peu plus de confiance. Peut-être aussi, est-ce ? Nous devons répartir les efforts autant que la richesse. Et peut-être le moment de continuer encore plus les promesses de 2017, celle du dépassement politique. Je suis de droite et tout le monde le sait. Je suis d'une droite particulière qui est souvent minoritaire dans les partis politiques mais qui à mon avis majoritaire dans le peuple. Je suis ce qu'on appelle le droit de social.

C'est pas très compliqué à comprendre puisque c'est un immense mouvement d'idées politiques. À côté d'ici, j'en ai parlé l'année dernière à Tourcoin et j'en ai parlé l'année d'avant à Tourcoin. Donc j'en parle chaque année parce qu'il est peu connu et que j'ai le souci de la cohérence. Pas très loin d'ici, le premier homme de droite sociale s'appelait l'abé. un prêtre conservateur au début royaliste avant la Première Guerre mondiale qui devient député puis maire d'Asbrook. Hasbrook, c'est la deuxième plus belle ville de France après Tourcoin, faut le savoir. L'Abé Lemire, il a des idées au début un peu pas rigide mais en tout cas conservatrice.

Et puis au contact du peuple de sa population ombrière, il change, il s'occupe des hématomes. Il fait plein de choses à Bemir, mais il fait notamment les jardins familiaux et on est dans un jardin aujourd'hui. Il partage il partage les difficultés de nos concitoyens en tendant la main et grâce aux jardins familiaux, il lutte contre la faim. Il lutte contre les maladies qui touchent les plus pauvres.

Mais surtout, il recrée une solidarité puisque il imagine les premiers logements sociaux, il imagine et il accompagne les lois de Jul Ferry de l'école publique et laïque en tant que prêtre et il permet ce que le pape quelques années avant avait imaginé comme catholicisme social dans son encylique Kérum Novarum en disant qu'il faut s'occuper des plus pauvres. et que l'église était aussi là pour être social. Puis Marc Sandier a porté très longtemps cette idée. Puis le général de Gaulle, directement inspiré par le catholicisme social idée. Chacun sait qu'il est né à quelques mètres d'ici dans la troisème plus belle ville de France après Hasbrook et Tourcoin.

Et puis ensuite Malot qui évoquait le métro à 5h. Si nous avons des centres sociaux, des MJC si nombreux, c'est grâce à un homme de droite, c'est grâce à André Malot qui s'occupe des plus jeunes de l'éducation populaire. Puis ensuite Philippe Séin, la droite sociale au fond, elle n'a pas beaucoup gouverné. Elle est pourtant majoritaire, me semble-t-il dans le pays. C'est sur ça que Jacques Chirac était élu en 1995. C'est sur ça que Nicolas Sarkozy, me semble-t-il porte l'écoute du travailler plus pour gagner plus ?

C'est sur ça, je pense que le président de la République en partie est élu en 2017 lorsqu'il allit l'autorité et l'écoute dans un dépassement politique auquel je suis très fier d'appartenir. Ce dépassement politique, il faut continuer à le porter. Le général de Gaul en 1958, il avait des ministres socialistes dans son gouvernement. Je dis pas qu'il en faut, faut pas dire ce que j'ai dit, mais il faut des unions. Moi, je suis fier de travailler avec des ministres qui viennent de bord politique extrêmement différents et je suis fier de ce que j'ai fait au gouvernement depuis 8 ans. Je peux regarder les habitants de pourquoi un par un pour dire qu'on a pas tout bien fait.

Peut-être que notre attitude, comme je l'ai dit, était trop lointaine, mais nous avons fait de notre mieux et nous devons continuer à faire de notre mieux. Peut-être que l'empathie sociale est désormais l'enjeu des prochains mois et je l'espère des prochaines années. Alors, puisqu'on est dimanche et que je vous ai beaucoup parlé de la Bemire et du pape, permettez-moi de vous parler de partage. Le partage, c'est une valeur chrétienne, incontestable, mais c'est aussi la première valeur qu'on apprend à ces petits enfants. Donne ton jouet, partage avec ton voisin, ton petit copain, ta petite copine. C'est pas évident. On garde tout pour nous.

Et dès qu'on apprend un peu l'altérité et l'équilibre, on grandit. Le partage d'abord, c'est le partage du constat. Nous devons redresser nos comptes publics. Tout le monde peut partager ce constat. Après avoir beaucoup dépensé pendant le Covid où on a protégé les entreprises, on a protégé les salariés, on a protégé les écoliers, on peut critiquer le système français mais enfin vous étiez nombreux à me demander que le petit cousin qui était aux États-Unis ou la petite sœur qui était en Afrique puisse venir en France se faire soigner pendant le Covid. Regardons la Belgique juste à côté de nous, nous qui sommes voisins, n pas eu cette chance de protection. Évidemment, ça a coûté cher.

Le chômage, la fermeture des commerces et des entreprises aurait coûté plus cher. Évidemment, quand on dépense, il faut un peu rembourser. Comment doit-on rembourser ? Discutons-en. Mais mettons-nous d'abord, partageons d'abord le constat. qu'on aura partagé le constat, on peut partager, c'est tout à fait vrai, les efforts. Tout le monde doit faire des efforts. Les élus sans doute, les gens qu'ent l'argent bien sûr, les entreprises évidemment, mais aussi tous ceux qui doivent travailler davantage. Et moi je ne pense pas que ceux qui travaillent aujourd'hui doivent forcément travailler plus, il travaillent déjà beaucoup, mais il y a plein de gens qui travaillent peut-être pas assez.

Travailler plus, je préfère désormais le travailler tous. des jeunes qui sont au chômage qui devraient travailler, des gens qui sont à mi-temps qui devraient pouvoir augmenter leur temps de travail, des gens qui sont au chômage qui doivent peut-être retrouver le chemin du travail. Quand je suis devenu maire de Tourcoin, je connais un restaurateur, je peux le présenter à tous les journalistes qui pourraient douter de cette anecdote. Il me disait "Monsieur le maire, je ferme mon commerce, mon restaurant le samedi soir parce qu'il y a pas assez d'habitants qui viennent manger dans mon restaurant dans votre ville." Après, un bilan municipal extrêmement positif et conséquent.

Il y a quelques mois allant manger chez lui, il m'a dit "Bah voilà, je sais que vous avez voulu venir samedi soir dernier mais je ferme parce que je ne trouve pas assez de cuistaux et de serveur." On peut pas se dire que dans une ville qui a encore 12 13 % de taux de chômage, les restaurants par exemple n'ouvrent pas parce qu'ils ont pas assez de serveurs et pas assez de cuisiniers. Donc le partage des efforts, il est pour tout le monde. Le partage des richesses aussi, il est pour tout le monde. Nous avons fait d'énormes progrès en terme de capital, de répartition entre le capital et le travail. La participation.

D'ailleurs, dans participation, on n'est pas très loin de partage mais pour l'instant ce n'est que incitatif. peut-être dans la terre qui a inventé le système d'intéressement et de participation d'actionnariat salarié. L'année dernière, on a eu une table ronde exprès pour ça. Le patron la la famille Muler ven nous expliquer comme des patrons d'entreprise de grosse paix PME, comment ils participaient, comment ils donnaient de l'argent à leur salariés quand ils avaient du bénéfice et que ça réconciliait le capital et le travail. Peut-être que nous pourrions rendre obligatoire la participation, l'intéressement, l'actionnariat gratuit, la prime Macron.

Si on touche des aides publiques ou si on bénéficie d'allègement de charge, ça ne me choquerait pas. Ce serait une manière de dire bah oui, tous les ouvriers, tous les salariés doivent toucher une partie des bénéfices. Ça retient rien au capital, à l'investissement, au patron. Enfin, l'ouvrier, salarié, il a le droit aussi, si l'État a aidé cette entreprise de toucher une part substantielle qui lui permet d'arrondir sa fin de mois et d'être reconnu socialement. le partage des ressources finies de la planète qui est un immense enjeu et pas simplement pour notre jeunesse.

Le partage des chances, on l'a vu toute la journée avec nos intervenants qui n'est pas du tout évidente et puis peut-être le partage d'une vision qui manque peut-être un peu encore à notre pays au moment où on regarde ce qui se passera demain ou après-demain. Alors en anglais pour ceux qui maintenant surfent sur internet ou sur leur clavier partager c'estàd transmettre le partage c'est aussi la transmission et notamment la transmission d'un virus particulier qui s'appelle le virus d'être français d'être fier d'être français notre immense pays. Alors mesdames messieurs, quand on est médecin, on a une devise d'abord ne pas nuire. Le médecin en premier, il ne doit pas nuire aux malades.

Il y a déjà quelque chose de très simple si on veut pas nuire aux malades. Lundi prochain, lundi 8 septembre, il faut que les forces politiques ne nuisent pas à la France, n'abîment pas la France. Ça ne règlera pas tout de voter la confiance au gouvernement. Bien sûr, bien sûr que ce gouvernement doit faire des efforts, doit tendre la main, doit peut-être modifier. Le premier ministre l'a dit lui-même, modifie un certain nombre de propositions. Mais quel coût, quelle abîme, quel hématome que de jouer au jeux politique de l'instabilité institutionnelle. D'abord, ne pas nuire, ne pas abîmer la France. Nous sommes dans un pays magnifique. Nous avons la chance d'être dans un pays magnifique.

Nous avons des difficultés. Mais je suis sûr que le partage parce que les Français sont un peuple de partageurs qui ouvre la porte, qui accompagne, qui encourage, qui accueille grâce à des institutions stables, à des femmes et des hommes politiques responsables et avec la chance qu'à la qualité des peuples heureux, nous ferons, j'en suis sûr, pour les générations futures, la plus belle promesse qui soit. d'habiter en France. Je vous remercie.

41:08
Non speech

[Applaudissements]

41:46
Gérald Darmanin

mode.

41:53
Non speech

[Musique]

43:46
Gérald Darmanin

Yeah.