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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 16 mars 2026 119 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleImmigration & asile

Bonjour chez vous ! du 14 mars 2026

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 11 %Attaque 50 %Défensif 39 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 74 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 7:26OuverteRéponse partielle

    Elisabeth, quel est pour vous le principal enseignement de ce scrutin ?

  • 9:20OuverteRéponse directe

    Mathieu, quel est pour vous le principal enseignement de ce scrutin ?

  • 13:18OuverteRéponse partielle

    Elisabeth, c'était évidemment très attendu, la ville de Marseille et on se retrouve avec une configuration où on a deux listes très en avance, la gauche de Benoît Payan, le RN de Franck Alizio et deux listes qui talonnent presque les 10%, celle de la droite et celle de la France insoumise.

  • 21:43OuverteRéponse directe

    Thibaut Henoch, vous êtes à l'hôtel de ville de Paris. Qu'est-ce qu'on peut retenir de ce premier tour ? Quelle est la leçon à tirer ?

  • 1:05:33OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'il peut y avoir un barrage anti-LFI ?

  • 1:10:37OuverteRéponse partielle

    Que doit faire le PS face à LFI ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:39IntervenantFait
    « Jordan Bardella espère compter sur l'union des droites pour le second tour. »
  • 6:01IntervenantFait
    « Ne faisons pas la politique du pire au bénéfice de la pire des gauches, celle des Insoumis. »
  • 6:15IntervenantFait
    « Pour ce qui est de renaissance, nous sommes et resterons d'une clarté absolue. Nous ne participerons à aucune alliance directe ou indirecte ni avec l'extrême gauche de la France insoumise ni avec l'extrême droite du Rassemblement national de reconquête ou de l'UDR. »
  • 23:01IntervenantChiffre
    « Sophia Chikirou pour LFI 11,7% et Sarah Knafo pour Reconquête 10,4%. »
  • 32:50IntervenantChiffre
    « Edouard Philippe passe ce premier tour largement en tête avec 43% des voix. »
  • 33:23IntervenantChiffre
    « Jean-Paul Lecoq le candidat communiste et le RN Franck Keller qui arrive à faire 15%. »
  • 34:53PrésentateurFait
    « Je voudrais dire que je suis favorable au plus large rassemblement possible pour éviter le retour en arrière que représenterait au Havre une victoire du parti communiste et de ses alliés insoumis. »
  • 35:14PrésentateurFait
    « et qui n'a d'autres objectifs au Havre que de rendre service à ses maîtres parisiens »
  • 41:45PrésentateurFait
    « pour Éric Ciotti c'est la preuve que les Niçois veulent tourner la page d'un système à bout de souffle »
  • 55:25PrésentateurFait
    « Jean-Michel Aulas dénonce déjà une alliance de la honte entre Jean-Luc Mélenchon et Grégory Doucet »
  • 56:19PrésentateurFait
    « nous devons nous alarmer des scores élevés de l'extrême droite à l'échelle de la métropole de Lyon »
  • 1:08:38PrésentateurFait
    « LFI et le PS émargent électoralement de façon favorable dans les grandes métropoles. »
  • 1:33:31PrésentateurFait
    « les Parisiens ne sont pas stupides d'avoir donné un mauvais score à Mme Dati elle était encore ministre de Macron il y a quelques semaines »
  • 1:34:52PrésentateurFait
    « Benoît Payan a été clair hier il n'y aura pas de fusion avec la France insoumise »
  • 1:39:34PrésentateurChiffre
    « Eric Ciotti est arrivé en tête avec 43,43% des voix »
  • 1:39:51PrésentateurChiffre
    « le candidat Reconquête n'a obtenu hier que 1,8% des suffrages »
  • 1:40:35PrésentateurFait
    « c'est une bataille pour la France si Nice passait sous pavillon UDR-RN ce serait évidemment un symbole très fort »
  • 1:45:37IntervenantChiffre
    « Grégory Doucet est tout juste devant Jean-Michel Aulas un peu plus de 1000 voix séparent les deux adversaires »
  • 1:46:05IntervenantFait
    « il a fermé la porte hier soir à une alliance avec l'extrême droite avec la liste RN-UDR qui a fait 7% des voix »
  • 1:46:20IntervenantChiffre
    « la France insoumise arrivée troisième avec 10,4% des voix peut se maintenir »
  • 1:47:24PrésentateurChiffre
    « le total gauche à Lyon sur lequel j'attire votre attention qui augmente de 5 points en 6 ans »
  • 1:50:19IntervenantChiffre
    « Jeanne Barséguet n'a reculé que 19,72% des voix elle a perdu quasiment un tiers de son électorat par rapport à 2020 »
  • 1:56:06PrésentateurFait
    « à Toulouse le parti socialiste et la France insoumise annoncent une liste commune pour le second tour »
  • 1:57:01PrésentateurFait
    « Brune Retailleau a été très clair je n'ai qu'une seule consigne c'est pas une voix à la France insoumise »

Temps de parole

  • Présentateur73 %
  • Intervenant8 %
  • Intervenant 27 %
  • Intervenant 34 %
  • Intervenant 43 %
  • Intervenant 53 %

0,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous et merci de nous retrouver. Émission spéciale, on est ensemble pendant deux heures pour analyser les résultats de ce premier tour. Des municipales, un scrutin marqué par la poussée du Rassemblement National, qui conserve ces villes et en remporte de nouvelles dès le premier tour. Paris gagnant également pour Jean-Luc Mélenchon, LFI en position d'arbitre dans de nombreuses villes en tête des listes de gauche. Les Républicains, l'EPS qui maintiennent leur position et puis c'est l'incertitude dans les grandes villes.

La bataille gauche-droite à Paris, la gauche menacée par le RN à Marseille et la surprise à Lyon où Jean-Michel Aulas et le maire écologiste Grégory Doucet sont finalement au coude à coude. Les tractations s'annoncent donc difficiles dans l'entre-deux-tours. Y aura-t-il des alliances à l'FIPS ? Elles paraissent indispensables à gauche pour conserver ou conquérir certaines villes. Y aura-t-il une union des droites, un front républicain contre le RN ou la France insoumise ? On va analyser tout ça pendant deux heures et on sera dans de nombreuses villes de France avec nos envoyés spéciaux à Paris avec Thibaut Enoch, à Lyon avec Stéphanie Depierre, à Marseille avec Alexandre Poussard.

On sera également à Nice avec Stéphane Duguay ainsi qu'à Roubaix et à Toulon. Et puis avec nos partenaires de la presse régionale, on vous emmènera à Strasbourg, à Poitiers, au Havre et à Perpignan. Ces municipales qui, vous le voyez, font ce matin la une de tous vos journaux régionaux. On va évidemment y revenir dans une heure. Notre grand débat politique, Olivier Paco pour le LR, Andrea Cotarac pour le RN, Rémi Ferraud pour le PS, David Cormont pour les Verts et Patrick Vignal pour Renaissance. Et pour commencer, nos éditorialistes avec nous pour cette première heure. Elisabeth Martichoux, bonjour, merci d'être là.

Yves Tréard, également avec nous, directeur adjoint de la rédaction du Figaro. Stéphane Vernet de Ouest France est avec nous. Et Mathieu Souquier, également, merci à tous les quatre d'être là. On va analyser tous ces résultats. Voilà pour le programme. C'est parti, on est ensemble pendant deux heures. Bonjour chez vous spéciale municipale, c'est tout de suite. Et avant l'analyse, on va revenir sur les principaux résultats de cette élection. Des élus au premier tour, des surprises. Ils sont résumés par Marion Lompage.

2:27
Intervenant

Les sondages le donnaient favori et c'est confirmé pour Emmanuel Grégoire du Parti Socialiste qui arrive en tête à Paris devant la candidate de droite, Rachida Dati. Sont qualifiés aussi les candidats de LFI, Horizon et Reconquête qui dépassent les 10%. À Marseille, deux visions de la ville s'opposent au vu des résultats. Arrivé en tête, l'union de la gauche menée par le sortant Benoît Payan, talonné par le Rassemblement national de Franck Alizio. Les candidats d'hiver droite et LFI sont eux aussi qualifiés pour le deuxième tour.

Performance décevante à Lyon pour l'ancien président de l'Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas, donné ultra favori durant la campagne et qui arrive en deuxième position derrière Grégory Doucet de l'union de la gauche. La candidate LFI est aussi qualifiée pour le vote de dimanche prochain. Malgré les polémiques, la France insoumise réalise une percée dans ce scrutin et remporte dès le premier tour la ville de Saint-Denis dans le 93 avec Bali Bagayoko, se place en tête à Roubaix avec David Guiraud et Lauria Hadouch arrivant deuxième position à Lille à trois points du Parti Socialiste qui tient la ville depuis plusieurs décennies.

Horizon, le parti d'Edouard Philippe qui a fondé son mouvement sur les élus locaux joue gros. Le chef du parti arrive en tête au Havre avec dix points d'avance sur son concurrent du PCF. Mais à Nice, Christian Estrosi est deuxième derrière Éric Ciotti de l'UDR. L'UDR, tout comme le RN qui font eux aussi une percée dans cette élection. Éric Ciotti arrive donc en tête dans la capitale de la Côte d'Azur. À Perpignan, c'est Louis Alliot du Rassemblement National qui est réélu dès le premier tour.

4:13
Présentateur

Et plus de 90% des communes ont choisi leur maire dès ce premier tour. Et parmi ces villes, il y a Lens, le bastion socialiste qu'on disait menacé par le RN. Le maire sortant, le socialiste, Sylvain Robert, est donc réélu dès le premier tour. Des maires sortants sont également reconduits. Louis Alliot, réélu dès le premier tour à Perpignan. Robert Ménard, réélu également à Béziers. À droite, Natacha Bouchard est-elle réélu à Calais. Jean-François Copé est réélu à Maud. David Lysnard à Cannes avec plus de 80% des voix. À noter également la réélection de Fabien Roussel. On est dans le nord, à Saint-Amant-les-Eaux.

Et puis dans les Outre-mer, Érica Barreitz, l'ancienne ministre socialiste, est-elle réélu maire de Saint-Denis de la Réunion. Alors, c'est un scrutin local évidemment, mais avec des enjeux nationaux. Et les principaux chefs de parti ont réagi. Dès hier soir, on voit ça avec Gaspard Bunel. À peine les premières estimations tombées hier soir, la campagne du second tour s'est lancée. Un enchaînement de prises de parole très scrutées tout au long de la nuit, notamment celle de la France Insoumise, satisfaites de leur percée inattendue dans de nombreuses grandes villes de France. Nos résultats, d'ores et déjà publiés, voient les listes présentées par la France Insoumise

5:28
Intervenant

doubler, tripler ou même parfois quadrupler leur score par rapport à l'élection municipale de 2020.

5:36
Présentateur

Le Rassemblement national, lui, consolide ses bastions historiques. Jordan Bardella espère compter sur l'union des droites pour le second tour. Partout où le contexte local le permet, le Rassemblement national tend la main aux listes de droites sincères, aux listes indépendances et à tous ceux qui refusent à la fois le désordre de l'extrême gauche et la dilution dans le macronisme. Face à ces résultats, les oppositions s'organisent. Pour le patron des Républicains, la consigne est donnée. Il faut faire barrage à LFI.

6:03
Intervenant

Ne faisons pas la politique du pire au bénéfice de la pire des gauches, celle des Insoumis. La seule consigne ce soir que je donne, c'est aucune voie pour LFI.

6:15
Présentateur

De son côté, Gabriel Attal, lui, appelle à un front républicain plus large.

6:19
Intervenant

Pour ce qui est de renaissance, nous sommes et resterons d'une clarté absolue. Nous ne participerons à aucune alliance directe ou indirecte

6:28
Présentateur

ni avec l'extrême gauche de la France insoumise ni avec l'extrême droite du Rassemblement national de reconquête ou de l'UDR. La percée insoumise déstabilise également le parti socialiste, même si les accords avec le parti de Jean-Luc Mélenchon semblent parfois indispensables pour s'imposer dimanche prochain. Olivier Faure tente de garder ses distances. À gauche, la stratégie de conflictualisation de Jean-Luc Mélenchon a montré ses limites. En conséquence, au premier comme au second tour, il n'y aura pas d'accord national entre le parti socialiste et la France insoumise.

Les partis ne disposent que de quelques heures pour négocier de possibles alliances locales avant le dépôt officiel des listes, demain à 18h. Et on va commencer l'analyse de ces résultats. Un mot sur la participation. On est sur la plus faible participation hors élection précédente qui était sous Covid. C'est en Corse qu'on a le plus voté et c'est dans les départements franciliens et en Côte d'Or que l'on sait le moins déplacé. On va commencer par un premier tour de table. Elisabeth, quel est pour vous le principal enseignement de ce scrutin ?

7:30
Intervenant

La percée de LFI, la gauche qui résiste, PLN, elle a son magot, Paris-Lyon-Marseille. Et l'ERN qui est en dynamique mais qui connaît encore une forme de plafond de verre. Stéphane Vernais.

7:44
Présentateur

Moi, je vois surtout le faible taux de participation. Je pense que c'est une très mauvaise nouvelle. J'y vois la marque que le désamour pour les politiques à l'échelon national est en train de contaminer le local et ça, ce n'est pas du tout bon signe. Il ? Oui, c'est vrai que l'abstention, moi, je trouve qu'elle est quand même très, très forte. Ça, c'est la première chose. Deuxième chose, effectivement, c'est la poussée des extrêmes. Alors, la France insoumise, qui était quasiment inexistante en 2020, ils n'avaient pas fait une campagne très, très présente.

Et là, on sent que la stratégie de conflictualisation, contrairement à ce que peut dire Olivier Faure, de Jean-Luc Mélenchon, n'a pas été complètement perdante. Au contraire, je dirais qu'elle a marqué des points et c'est assez intéressant de le voir. Pour le Rassemblement national, je dirais que le Rassemblement national, à mon avis, bénéficie, il faudrait voir localement, bénéficie beaucoup de l'arrivée d'Éric Ciotti à ses côtés, qui n'est pas considéré, l'UDR, dans toutes les têtes, comme un parti qui est englobé dans le Rassemblement national, qui est une nouvelle droite, d'une certaine façon, avec un autre discours. Et d'ailleurs, son discours n'est pas tout à fait le même.

Il faut bien écouter. Et donc, ça, c'est intéressant également. Et puis, évidemment, le suspense qui est total dans les trois grandes villes, le PLM, Paris, Lyon, Marseille, où personne ne peut dire qui va gagner. Et on va se rendre dans ces trois grandes villes dans quelques instants. Mais d'abord, Mathieu, quel est pour vous le principal enseignement de ce scrutin ? Il y avait quelque chose de ridicule hier soir en entendant, en fait, tous les représentants de tous les camps politiques se targuer d'une forme de victoire pour leur parti. C'était un peu ridicule. Et pour une fois, ce n'était pas totalement faux.

C'est-à-dire qu'en réalité, effectivement, il y a un enracinement du RN, avec un plafond de verre incontestablement, mais il y a un enracinement et une extension du RN. Il y a une implantation, pour la première fois, de LFI. Et puis, il y a la gauche qui, à ce stade, en tout cas, semble préserver ses bases dans les grandes villes, dans les très grandes villes, et la droite qui fait un peu la même chose dans les villes moyennes. Donc, à la fin, tout le monde semble s'y retrouver, ou à peu près.

Je dirais même que le camp macroniste, qui n'existait pas dans ce scrutin, s'en sort honorablement, puisque son leader implicite, Édouard Philippe, ne sort pas du jeu avec une potentielle défaite au Havre. On verra, le deuxième tour n'est pas passé. Enfin, a priori, il a sauvé sa peau. Et puis, il y a des villes Nevers, Annecy, effectivement, où les macronistes font des résultats. Bordeaux, peut-être. On va voir où Thomas Cazenave arrive en seconde position. On commence justement notre tour des villes. On va aller sur le Vieux-Port à Marseille. Bonjour, Alexandre Poussard. Merci beaucoup d'être là, Alex, dans cette belle ville ou à Marseille. Évidemment, c'était un résultat très attendu.

Quadrangulaire avec gauche et RN au coude à coude. Eh oui, Oriane, et c'est le choc à Marseille. Et comme le titre, le journal La Provence aujourd'hui, jamais le Rassemblement National n'avait réalisé un tel score dans la cité fosséenne. Il est au coude à coude avec le maire sortant, le socialiste Benoît Payan. Sa liste de gauche du printemps marseillais a récolté 36,7% des voix juste devant la liste du Rassemblement National emmenée par Franck Alizio à 35% des suffrages. Deux autres listes sont également qualifiées pour le second tour.

Celle de Martine Vassal pour la droite et le centre avec 12,4% des voix une énorme déception pour la présidente de la métropole d'Aix-Marseille et du département des Bouches-du-Rhône qui avait pour ambition de conquérir la cité fosséenne. La liste de la France insoumise de Sébastien Delegue est également qualifiée pour le second tour avec 11,9% des voix ce qui ne fait pas les affaires de Benoît Payan. Alors justement Alexandre, on attend évidemment avec impatience cet entre-deux-tours, ce second tour. Est-ce qu'il y a des alliances possibles ?

Eh bien en tout cas très vite hier soir, l'insoumis Sébastien Delegue a appelé à une fusion, à une alliance avec la liste du printemps marseillais du maire sortant Benoît Payan. Mais une fusion, c'est hors de question a dit le maire de Marseille qui rejette la main tendue de la France insoumise. Je le cite, cette main-là, elle m'a donné des coups de poing pendant des mois et des mois et au soir de se partager les postes, elle deviendrait tendue. Ce n'est pas ma conception de la politique a réagi tardivement dans la soirée Benoît Payan. On va écouter sur ce point la sénatrice socialiste Marie-Arlette Carlotti sur ce refus de s'allier à la France insoumise.

Elle était hier soir à mon micro et sur les images de Vincent Even.

12:19
Intervenant

Avec eux, c'est difficile. Ils ont franchi quelques bornes. Vous le savez, tant sur le fond, avec des propos qui frôlent l'antisémitisme pour ne pas dire plus, avec l'hystérisation de la vie politique, c'est inacceptable. Et là, ils nous proposent donc maintenant une espèce de rassemblement dans lequel, tenez-vous bien, ils viendraient sur nos listes, mais ils ne participeraient pas à la gouvernance de la mairie, c'est-à-dire qu'ils arriveraient à l'hôtel de ville, non pas pour gérer en commun avec nous, mais uniquement pour faire exactement la même chose qu'ils font à l'Assemblée nationale, c'est-à-dire bloquer les institutions. Ça n'est pas possible.

12:58
Présentateur

Et face à ce refus de Benoît Payan de s'allier avec la France insoumise, Sébastien Delogu a réagi hier soir en estimant que cette position était irresponsable face au score du Rassemblement national, mais en même temps, pour l'instant, Sébastien Delogu n'a pas annoncé se désister au second tour. Effectivement, un second tour qui va être passionnant à suivre, Alexandre, on vous retrouve tout à l'heure. Elisabeth, c'était évidemment très attendu, la ville de Marseille et on se retrouve avec une configuration où on a deux listes très en avance, la gauche de Benoît Payan, le RN de Franck Alizio et deux listes qui talonnent presque les 10%, celle de la droite

13:33
Intervenant

et celle de la France insoumise. Avec une question concernant Martine Vassal. C'est un peu elle l'arbitre, celle dont on attend évidemment la décision. Est-ce qu'elle se maintient ? Alors rappelons qu'elle était soutenue par Renaissance et LR. Est-ce qu'elle se maintient ? En réalité, c'est intéressant, c'est même assez passionnant parce qu'on ne sait pas très bien quel est l'intérêt de Benoît Payan, qu'elle se maintienne ou qu'elle se retire. La configuration est compliquée pour le maire qui avait une avance plus conséquente au début de la soirée et puis finalement, vous avez vu comme ça se resserre un petit peu plus d'un point. Mais Franck Alizio, on verra.

Par exemple, si elle se retirait, Martine Vassal, c'est une des questions quand même qui concernent beaucoup de villes. Que vont faire les électeurs ? Après tout, les électeurs n'appartiennent pas aux partis. Il va y avoir des consignes. On va voir qu'il va y avoir des stratégies d'alliance. Ça va être passionnant avec ces triangulaires, quadrangulaires, quinquangulaires parfois qui sont potentielles. Que vont faire les électeurs ? Est-ce qu'ils vont suivre les consignes des partis ? Ça, ça va être évidemment une des leçons du second tour.

14:39
Présentateur

Yves-Élisabeth posait la question du maintien ou non de Martine Vassal. Il y a la ville de Marseille mais il y a aussi la métropole qui se joue. Si Martine Vassal se retire dans l'entre-deux-tours, est-ce qu'elle ne risque pas de tout perdre ? Oui. Et puis, il y a quelqu'un qu'on n'a pas cité et qui est très important à Marseille. À mon avis, c'est lui. Alors effectivement, Élisabeth a raison, ce sont les électeurs qui décident mais s'il y a des consignes de vote, c'est lui qui la donnera. À mon avis, c'est Renaud Muselier. Et je ne vois pas Renaud Muselier qui est le président de la région Paca.

Et Renaud Muselier, compte tenu de son histoire familiale, compte tenu de son passé, compte tenu des raisons et des circonstances de son élection à la présidence du Conseil Régional, je le vois assez mal si vous voulez donner une consigne de vote en faveur du Rassemblement National. Il avait été élu au bénéfice d'un Front Républicain en Régionnel. Donc, ça sera très intéressant. Mais encore une fois, il y a un réservoir... Mais donc, vous voyez un maintien ou un retrait de Martine Vasselle ? Je n'en sais rien pour dire, je n'ai pas d'informations. Mais c'est vrai que c'est cornelien pour eux parce que...

Et pardon, mais avec le nouveau scrutin Paris-Lyon-Marseille, le troisième tour dans ces villes-là a son importance. Est-ce que l'élection peut se jouer au troisième tour ? Elle peut se jouer au troisième tour, bien sûr. Ça va être très intéressant. Et Marseille est probablement la ville où la situation du report de madame... Je dis Marseille, mais c'est pareil à Paris, en fait. Du report des électeurs de madame Vasselle va être tout à fait déterminant, je dirais. Et ça, c'est très intéressant. Il faut dire que dans une ville qui a été dirigée pendant 25 ans par la droite, par Jean-Claude Vaudin, on ne s'attendait peut-être pas à un score aussi bas du camp LR macroniste, Stéphane ?

Il y a le score du camp LR macroniste qui est bas mais qui est lié aussi à mon avis à un contexte national. Il y a un rejet des gens qui sont en exercice du pouvoir depuis plusieurs années. Donc voilà. Et après, il y a un niveau de la gauche combinée qui est très élevé. Ce qui est intéressant, et ça, on va le voir dans toutes sortes de villes, c'est toute la mécanique des alliances, des retraits, conditionnés ou pas. Tout ça se joue dans les 48 heures puisque c'est jusqu'à demain, mardi, 18 heures, que chacun peut déposer en préfecture ses éventuelles fusions de listes.

Ce que je trouve intéressant à Marseille et qu'on retrouve ailleurs, c'est la dialectique qui existe entre le PS et le Parti Socialiste et la France Insoumise. À Marseille, vous avez les socialistes qui disent en fait, il faut que Sébastien Delogou se retire pour empêcher le RN de prendre la ville. Et vous avez un Sébastien Delogou qui dit il faut absolument qu'il y ait un accord entre nous pour empêcher le RN de gagner la ville. Et en fait, les deux parties dans plusieurs villes vont se rejeter la notion de responsabilité autour de ces questions. On voit deux formations politiques qui ne s'écoutent plus. Et avec la stratégie d'Alafide de rentrer massivement dans les conseils municipaux.

Du coup, est-ce que Sébastien Delogou peut se retirer son contrepartie ? Ce qui est sûr, c'est que la France Insoumise a adopté pendant la campagne une stratégie qui aboutit à ce que du coup, la fusion ou les alliances qu'elle réclame au deuxième tour paraissent totalement incongrues. En tout cas, elle a contribué à rendre absolument impossible l'alliance qu'aujourd'hui elle semble défendre. À Marseille, il y a quand même un effet vote utile en réalité. C'est-à-dire que la gauche a voté pour Payan massivement, Delogou est loin derrière et la droite ou l'extrême droite a voté massivement pour Alizio qui vient de la droite, rappelons-le. Et effectivement, Vassal s'effondre.

Ça, c'est quand même rude parce que j'avoue que Vassal aussi bas, même les premiers sondages il y a quelques mois ne la donnaient pas du tout à ce niveau-là. C'est ce qui fait aussi que quand même faire campagne ou faire une bonne campagne ou faire une mauvaise campagne ça a un impact. Je ne sais pas si mes camarades et voisins journalistes ont en tête les débats qui ont pu avoir lieu lors des dernières municipales. Je ne suis pas sûr qu'on ait eu des débats télévisés à Lyon en particulier et à Marseille.

En tout état de cause, on a vu que l'effondrement de Vassal et l'effondrement relatif d'Aulas ont quand même aussi tenu au débat catastrophique qu'ils ont fait face à leurs adversaires à la télévision. Donc on a vu ça. Avec Martine Vassal qui, on le rappelle, travaille, famille, patrie, ce sont mes valeurs. C'est ce qu'elle a dit pendant le débat. Voilà, exactement.

18:53
Intervenant

Mais ça c'est intéressant parce qu'effectivement la campagne a joué son rôle à plein à Lyon en particulier. Martine Vassal elle n'a pas arrangé les bidons pour sa candidature avec son triptyque mais elle était quand même en difficulté face à la puissance du RN et du PS. Juste un petit mot parce que vous disiez chers confrères que LFI et le PS ne s'écoutaient plus. Ils vont s'écouter dans certaines villes. Il va falloir regarder à Lyon par exemple ce qui se passe entre l'écologiste Doucet, LFI. On va voir ce qui se passe à Lille, la ville de Pierre Moroy et de Martine Aubry où LFI est en deuxième position et le successeur de Martine Aubry avec une légère avance.

Donc il va y avoir des ententes ça et là effectivement entre le PS et LFI. Les ponts ne sont pas complètement coupés localement.

19:50
Présentateur

On va en reparler ça va se jouer à Toulouse, à Avignon, à Lille même. On va y revenir. Un dernier mot avant d'aller à Paris. Ce qui arrive à Marseille ne m'étonne pas du tout. Ce n'est pas du tout une ville de droite. Jean-Claude Godin était un profil très particulier et un profil tellement particulier qu'il était apprécié par un grand nombre d'électeurs de gauche. C'est une ville de gauche Marseille depuis tout le temps. Ça a toujours été une ville de gauche. C'est la ville la plus pauvre des grandes villes françaises. Et donc il y a un terreau populaire qui est très très... Et c'est pour ça d'ailleurs que le Rassemblement National a toujours fait des bons scores à Marseille.

Parce que c'est une ville très particulière qui n'a rien à voir avec Lyon, qui n'a rien à voir avec Paris. Ce n'est pas une ville de bobos d'ailleurs. Pas du tout.

20:35
Intervenant

Paris est une ville de gauche et même un terreau révolutionnaire Paris 1. Oui, mais Marseille ce n'est pas la même chose.

20:45
Présentateur

C'est une ville complètement différente. Et Jean-Claude Godin d'ailleurs qui était si vous me permettez l'expression cul et chemise avec le président du conseil général le précédent monsieur Guérini qui était socialiste qui était sénateur d'ailleurs. Donc c'est une ville très très très spéciale et ça va être intéressant de voir. Moi ça ne m'étonne pas du tout. Le score de Mme Vassal elle n'a jamais réussi à percer en dépit de sa présence à la tête de Maitre-en-Pol. Au début de la campagne. Oui, dans les sondages. C'est une mauvaise campagne ? Dans les sondages mais elle a fait une campagne difficile. Je ne suis pas sûr que le famille travaille Patrice à lui ait porté préjudice.

Je n'en sais rien parce que si c'était le cas je pense qu'elle serait encore plus bas. Quant à monsieur Aulas à Lyon monsieur Aulas à Lyon il flottait. C'est-à-dire qu'il n'a jamais rien dit. C'était compliqué. Et promis on parle de Lyon dans quelques instants mais d'abord on va à Paris la capitale évidemment autre ville très attendue. Thibaut Henoch vous êtes à l'hôtel de ville de Paris. Qu'est-ce qu'on peut retenir de ce premier tour ? Quelle est la leçon à tirer ?

21:51
Intervenant

Un chiffre Auréane plus de 13 points d'avance. Voilà le chiffre clé du premier tour ici à Paris l'écart entre le socialiste Emmanuel Grégoire 38% et Rachida Dati pour la droite 25,4% et plus net que ne le prédisaient les sondages. Alors la mairie de Paris qui se trouve derrière moi va-t-elle rester à gauche dimanche prochain pour la cinquième fois consécutive ? Rien n'est fait a prévenu Emmanuel Grégoire hier soir. La droite et l'extrême droite peuvent encore gagner a-t-il déclaré un avertissement sur le score cumulé possible de Rachida Dati de Pierre-Yves Bournazel 11% et Sarah Knafo 10%. Les prochaines heures pourraient ainsi être décisives sans attendre ce matin.

Rachida Dati a ainsi appelé Pierre-Yves Bournazel le candidat Horizon pour lui proposer une fusion. L'intéressé réserve pour leur sa réponse. Plutôt partisan du maintien il est sous pression d'Edouard Philippe le chef de son parti qui milite lui pour un rapprochement.

22:51
Présentateur

Alors le second tour évidemment s'annonce très incertain Thibaut il est sous pression des extrêmes ?

22:58
Intervenant

Oui fait inédit le score des extrêmes ici à Paris Sophia Chikirou pour LFI 11,7% et Sarah Knafo pour Reconquête 10,4% un score très haut et qui va donc jouer un rôle important pour le second tour alors lors de sa prise de parole hier soir Sophia Chikirou a dit attendre un appel d'Emmanuel Grégoire pour bâtir je cite un front antifasciste sans quoi a-t-elle menacé elle déposera sa liste dès ce soir l'appel attendu n'a pas eu lieu et ne devrait pas avoir lieu Emmanuel Grégoire ayant dit qu'il refuserait une alliance quelles que soient les circonstances sauf surprise ce devrait être la même chose à la droite de la droite où Sarah Knafo appelle à l'union pour le second tour mais où Rachida Dati a jusqu'ici exclu ce scénario en tout cas vous le voyez le suspense va demeurer jusqu'à demain soir et le dépôt des listes rappelons que celle qui arrivera en tête dimanche prochain aura une prime majoritaire de 25%

23:55
Présentateur

effectivement et là aussi le troisième tour pourrait être très important Thibault alors Stéphane on voit Emmanuel Grégoire qui creuse l'écart au premier tour mais est-ce qu'il ne va pas se retrouver confronté à un problème de réserve de voix pour le second ? si, tout dépend aussi de la capacité à faire alliance ou pas et qui fait alliance et avec qui on pourrait très bien avoir une grande alliance à droite entre Rachida Dati Pierre-Yves Bournazel qui est sous pression comme vous l'avez très bien dit à la fois l'Éloire Philippe qui a les propositions de Rachida Dati mais il faut voir comment Sarah Knafo peut se positionner aussi on peut très bien avoir un...

Mais là à gauche vous voyez une alliance parce que Emmanuel Grégoire avait l'air très clair sur ma liste du premier tour ce sera ma liste du second tour c'est la même problématique c'est là qu'on a une divergence de vue c'est-à-dire moi je pense qu'en fait il y a vraiment quelque chose de cassé entre le Parti Socialiste et la France Insoumise vous avez le PS qui dit pas d'alliance nationale vous pouvez avoir des cas dans certaines villes etc.

où effectivement très localement il peut y avoir des tentatives ou des tentations de rapprochement mais en même temps si vous voulez s'il y a des rapprochements entre la France Insoumise et le Parti Socialiste en ce premier et deuxième tour ils vont se compter sur les doigts d'une main ce sera extrêmement limité et en fait chacun chacun campe sur ses positions en disant c'est ta faute à toi de ne pas faire un pas vers moi et c'est à cause de toi parce que tu ne veux pas faire un pas vers moi qu'on perdra la ville et en fait à Paris je ne vois pas comment est-ce qu'il peut y avoir une entente entre Emmanuel Grégoire et Sofia Chikirou à ce stade ça veut dire que Rachida Dati a potentiellement plus de réserve de voix qu'Emmanuel Grégoire Elisabeth ou ça peut se jouer au niveau des électeurs et ça ne veut rien dire

25:31
Intervenant

c'était un peu effectivement la leçon d'hier soir c'est-à-dire qu'elle a un score décevant Rachida Dati par rapport à ce qu'on lui a prêté au début de la campagne alors il va y avoir un débat alors normalement il va y avoir un débat de ce qu'on tour elle s'est engagée sur le papier à le faire on va voir mais enfin un débat à Paris entre les deux premiers ou les trois ou les quatre on verra mais ce sera intéressant mais ce que je veux dire c'est qu'elle a un score quand même décevant mais elle n'a pas complètement perdu la partie alors vous avez raison à Paris Emmanuel Grégoire ne fera pas alliance avec Sofia Chikirou la campagne a été très dure entre le PS et LFI dans la capitale et puis Sofia Chikirou si vous voulez ça n'est pas n'importe qui à la France insoumise elle ne se vendra pas elle ne se vendra pas du tout et Grégoire ne passera pas le coup de fil qu'il n'a toujours pas passé et qu'elle attend donc on le saura aujourd'hui mais la vérité des prix on l'aura dimanche est-ce que Rachida Dati au final peut bénéficier d'un possible retrait de Bournazel et du maintien de Sofia Chikirou qui est quand même le gros caillou dans la chaussure d'Emmanuel Grégoire il y a un gros suspense voilà

26:42
Présentateur

et suspense Yves autour effectivement Elisabeth le disait du maintien au nom de Pierre-Yves Bournazel Pierre-Yves Bournazel on le rappelle il est soutenu par Gabriel Attal par Edouard Philippe contre Rachida Dati au premier tour sauf que là est-ce qu'il va avoir d'autres choix que de la rallier ?

On ne voit pas tellement qu'il est d'autres choix je pense que Edouard Philippe ne peut pas se permettre de voir Pierre-Yves Bournazel continuer à faire la course en solitaire parce que il en serait comptable et comme il est candidat à la présidentielle je ne vois pas qu'il puisse se présenter à cette présidentielle en ayant l'étiquette du diviseur du centre et de la droite je crois que ça c'est très ça doit être vraiment un cas de conscience très compliqué et moi je ne vois pas Pierre-Yves Bournazel au bout du compte se maintenir parce que je pense que ça serait alors là il serait son camp en tous les cas serait tenu pour responsable de la division à droite à Paris et ils ne peuvent pas se le permettre surtout pas en ce moment et puis à Sarah Knafou alors c'est vrai que le suspense a duré parce que Sarah Knafou toute la soirée elle a tangenté la barre des 10% maintien par maintien finalement à l'heure où on se parle elle semble clairement en capacité de se maintenir c'est une bonne nouvelle ou c'est pas une bonne nouvelle pour Achida Dati ?

ensuite elle n'a pas dit ce qu'elle allait faire la vraie surprise de ce scrutin c'est l'avance considérable en fait d'Emmanuel Grégoire et je dirais que c'est une avance considérable et même une forme d'exploit parce que le désir d'alternance on peut comprendre qu'il existe après 25 ans de gauche à Paris la figure d'Anne Hidalgo était assez clivante pas consensuelle et Emmanuel Grégoire avait été son premier adjoint c'était pas si évident que ça que de se distinguer et donc de fait les 13 points ou 14 points d'avance qu'il a sur Achida Dati constituent une surprise y compris par rapport à tous les sondages qu'on avait vus et donc je dirais que la seule configuration pour de vrai Achida Dati pourrait redevenir au deuxième tour dangereuse ce serait si elle parvenait à rallier et Pierre-Yves Bournazel et Sarah Knafo en tout état de cause leurs électeurs en réalité ça exploserait si elle tentait en fait cette grande alliance ça ne peut pas fonctionner et je dirais même que du côté de Pierre-Yves Bournazel de toute façon compte tenu de la composition de sa liste ça va tanguer aussi qu'il se maintienne ou qu'il se désiste qu'il se désiste et qu'il fasse alliance avec Achida Dati de toute façon ça va tanguer dans les soutiens qui sont les siens ça va tanguer un parce que Achida Dati est de droite et qu'on voit bien que le parti présidentiel en réalité a rallié la droite absolument partout et parce que le profil de Achida Dati n'est pas seulement clivant dans le style qui est le sien il est dangereux parce qu'elle a un certain nombre de casseroles qui aujourd'hui pénalisent de toute façon son avenir politique

29:23
Intervenant

Juste à l'instant il y a 10 minutes Sarah Knafo a tweeté en s'adressant directement à Madame Dati dans un tweet en disant voilà ce que je veux pour Paris donc vous voyez avant de poser sa liste ce soir elle pousse elle pousse elle pousse il y a 10 minutes

29:37
Présentateur

elle se vend très cher si elle se vend très très cher et c'est vrai que Achida Dati elle était un peu ambiguë hier soir elle n'a pas fermé la porte complètement Sarah Knafo elle a changé de ton parce qu'elle ne fait pas un score extraordinaire et elle a complètement changé de ton elle s'est montrée souriante plutôt ouverte je dirais pour ces deux ces deux ces deux réserves de voix qui sont à la fois Knafo et et mais attention attention chacune des têtes de liste n'est pas propriétaire de ces voix et je suis assez curieux de voir quels sont les résultats localement de Madame Knafo qui à mon avis fait de continuer à avoir de bons résultats entre guillemets dans les quartiers ouest de Paris et cet électorat-là est-ce qu'il ne peut pas ne pas voter Dati au deuxième tour c'est la question et surtout est-ce qu'il n'y a pas une équation même si Madame Knafo se maintient et est-ce qu'il n'y a pas une équation un peu insoluble est-ce qu'on peut rassembler Knafo et Bournazel Gabriel Attal Edouard Philippe ils sont très clairs sur le pas d'alliance avec les extrêmes comment elle fait du coup Rachida Dati pour rassembler tout ça

30:44
Intervenant

et bien ce qu'elle a fait hier c'est-à-dire appelé au rassemblement Arro sur la division effectivement on gomme de faire en sorte que l'alternance ait lieu malgré le fait que les encore une fois je suis d'accord avec vous les parisiens ont montré un attachement au parti socialiste à l'hôtel de ville c'est une des leçons à Lyon à Marseille et à Paris le PS garde son magot il essaye en tout cas il n'est pas mort c'est intéressant il fait 4,75% à présidentielle ça reste un parti fort c'était un des enjeux de cette municipale est-ce que le PS va conserver ses baronies donc effectivement Rachida Dati elle va dire si vous voulez l'alternance mais vous votez utile si on peut dire au deuxième tour vous votez pour moi le vote utile ça n'a pas complètement marché pour Dati au premier tour elle a raté ça mauvaise campagne il faut reconnaître et puis encore une fois une sociologie qui ne lui était pas favorable maintenant on va voir un moment tu apprends parois

31:46
Présentateur

dans les grandes villes il y a une sociologie électorale qui désormais est très favorable à la gauche la gauche plurielle la gauche de gouvernement peu importe et il y avait sans aucun doute quand même un problème de profil avec Rachida Dati certes c'est une figure politique nationale connue reconnue etc mais je pense quand même que l'électorat parisien est assez exigeant une campagne où on refuse le débat une campagne d'invective et quand même j'ajoute je pense qu'une partie de la droite parisienne a été très triste que la fin des années Chirac et en particulier les années Tibéri se solde par une forme de situation de corruption morale avancée et je pense que ce que la gauche a permis quand même de faire à Paris avec l'élection de Bertrand Delano il y a 25 ans c'est de remettre un peu de probité dans les affaires publiques parisiennes je ne suis pas sûr que Rachida Dati incarnait cela pour que l'alternance en faveur de la droite se reproduise allez s'il y a bien une ville où ces municipales avaient un enjeu national c'est la ville du Havre où était candidat Edouard Philippe le maire sortant candidat à sa réélection son score était évidemment très attendu bonjour Baptiste Loro merci d'être avec nous depuis le Havre vous êtes rédacteur en chef à Paris-Normandie Edouard Philippe qui sort donc de ce premier tour largement en tête oui tout à fait le coup de tonnerre annoncé par un sondage réalisé mi-février le donnant au coude à coude avec le candidat communiste finalement ce sondage se révèle en tous les cas inexact Edouard Philippe passe ce premier tour largement en tête avec 43% des voix un peu plus presque 44 suivi en fait de Jean-Paul Lecoq le candidat communiste et le RN Franck Keller qui arrive à faire 15% c'est une belle percée électorale dans ce bastion communiste qui a été repris par la droite en 95 en 2020 il faisait 7% là nous sommes à 15% voilà c'est une percée hier soir il flottait un parfum quand même de victoire au QG d'Edouard Philippe il faut être clair même si les équipes se montrent prudentes le terme qui ressort c'est concentré voilà mais Edouard Philippe semble en bonne posture pour ce deuxième tour dimanche prochain alors justement le second tour est-ce qu'on se dirige vers une triangulaire a priori oui Baptiste Edouard Philippe il peut perdre sa ville non Edouard Philippe ne perdra pas sa ville selon toute vraisemblance triangulaire en effet Franck Keller le candidat UDRN l'a rappelé hier il se maintient maintenant entre Edouard Philippe qui arrive à presque 44% et puis Jean-Paul Lecoq à 33% on a plus de 10 points d'écart ça semble difficile pour le candidat communiste de rattraper son retard donc le pari pour Edouard Philippe semble réussi Merci beaucoup merci Baptiste d'avoir été avec nous depuis le Havre on va écouter justement le candidat Edouard Philippe qui s'est exprimé hier soir Et je voudrais dire que je suis favorable au plus large rassemblement possible pour éviter le retour en arrière que représenterait au Havre une victoire du parti communiste et de ses alliés insoumis et que j'appelle au plus large rassemblement possible pour limiter le score d'un candidat du rassemblement national qui ne connaît ni le Havre ni les Havrets et qui n'a d'autres objectifs au Havre que de rendre service à ses maîtres parisiens Voilà la déclaration d'Edouard Philippe très claire il y avait aussi un enjeu pour le rassemblement national c'est un peu ce qui sous-entend Edouard Philippe de le faire tomber au municipal parce qu'il peut être un danger pour le RN en 2027

35:35
Intervenant

Ah oui ça bien sûr puisqu'il avait adossé sa candidature à sa réussite il est possible que le mauvais sondage ait eu un effet cathartique qui a mobilisé son électorat c'est ce qui est arrivé de mieux peut-être à Edouard Philippe pendant la campagne c'est la perspective qu'il perde de sa ville oui le RN ne fera pas tomber Edouard Philippe on verra si c'est une bonne nouvelle pour le bloc central ou pas pour la présidentielle ça la vérité des prix on l'aura beaucoup plus tard là-dessus mais ouf Edouard Philippe va pouvoir sortir s'il gagne avec l'image de celui qui dans l'adversité a gagné ça va peut-être lui donner un élan dont certains observent qu'il lui manque un petit peu

36:20
Présentateur

oui effectivement Paris gagnant pour Edouard Philippe qui semble quand même bien parti pour conserver sa ville le sondage est sans doute inespéré peut-être par la mobilisation effectivement que ça a permis d'avoir et derrière par effectivement l'image du gars qui est renforcée alors qu'objectivement des sondages l'auraient dès le départ donné tranquillement gagnant on aurait considéré que cette victoire a été non seulement acquise mais normale et même le minimum syndical pour prétendre effectivement à la fonction suprême on constate quand même que globalement dans ce scrutin en fait les têtes d'affiches ont été confortées les Béroux les Edouard Philippe les Jean-François Copé les Fabien Roussel etc en fait tout le monde David Lysnard avec plus de 80% enfin on voit qu'effectivement il fait 88 là ouais mais les figures les grandes figures les grandes figures politiques en réalité ont été totalement totalement confortées donc je dirais que même traitement pour Edouard Philippe que pour la plupart des autres il n'y a pas eu de grosse surprise il n'y a pas eu de drame pour quelques têtes d'affiches que ce soit il y a une notion qu'on n'emploie plus du tout l'otage favorable

37:18
Intervenant

regardez j'allais dire l'otage favorable pour François Bayrou à Pau

37:22
Présentateur

vous c'est un peu ancienne génération Yves non ce qui est intéressant à Oavre oui avec 3 candidats qui peuvent être qualifiés enfin qui sont qualifiés au 3ème tour 3 candidats qui d'ailleurs sont toujours de passage au Havre parce qu'aucun des 3 ne vit au Havre c'est drôle

37:39
Locuteur non identifié

et ça c'est fait

37:39
Présentateur

voilà voilà c'est drôle non non écoutez oui alors peut-être qu'il y a eu l'effet alors c'est le contraire de ce qui s'est passé à Lyon c'est-à-dire que le sondage en question a favorisé peut-être mobilisé en faveur d'Edouard Philippe là où M.

Hollas a peut-être été victime de sondages trop favorables non c'est de bonne augure en tous les cas c'est ce qu'on peut dire pour le moment c'est de bonne augure pour la campagne présidentielle d'Edouard Philippe parce qu'il est officiellement candidat donc là au moins mais c'est vrai David Lissnard n'est pas officiellement candidat mais il a un pas vers la présidentielle et il fait un score on n'était pas très inquiet ça dépend toujours un peu du festival de Cannes et on verra il y avait ceux qui n'étaient pas forcément sur des listes Sébastien Lecornu qui était sur une liste mais pas tête de liste c'est Sébastien Lecornu à Vernon sa liste passe au premier tour Gérald Darmanin également qui est sur une liste son candidat qui frôle je crois la réélection au premier tour c'est vrai il n'y a pas de chute de baron un mot juste François Bayrou on va le donner ballotage favorable ça va vous faire plaisir ça Yves 33,83% à Pau il affontera le socialiste et la candidate RN au second tour un mot sur une autre ville Horizon pour le coup c'est Angers où le maire sortant Christophe Béchut lui frôle la réélection au premier tour il a fait 49,48% des voix Stéphane finalement Edouard Philippe Horizon ils s'en sortent pas mal on va aller à Nice dans quelques instants ça va un peu casser l'ambiance pour Horizon il s'en sort très bien moi je vois autre chose je pense que vous savez en fait on verra à l'issue du deuxième tour il faudra compter mais cette élection c'est une élection municipale d'une manière générale c'est une élection d'une très grande stabilité vous avez les deux tiers des exécutifs qui sont renouvelés à chaque fois en fait c'est-à-dire il y a une grande continuité et ce qu'on appelle la prime au sortant au municipal ça marche à plein il y avait un doute cette année il y a on voit la problématique du faible taux de participation les choses auraient pu tourner différemment mais je pense que c'est très paradoxal ce que je vais dire mais je pense que la guerre au Proche-Orient en fait dans la dernière ligne droite elle a escamoté éclipsé les campagnes en tout cas au niveau national la campagne des municipales a disparu des antennes et des ondes au niveau national mais en créant une angoisse internationale etc.

je pense que ça a pu redonner un petit coup de vigueur à la prime au sortant parce que quand vous avez la trouille quand vous vivez dans un contexte difficile vous avez besoin d'être rassuré et être rassuré en général c'est redonner votre voie ou chercher une stabilité une continuité au niveau du politique et ça je pense que ça a pu jouer ça peut être une des choses qui explique le décalage entre les sondages à un moment dans certaines villes et ce résultat de premier tour peut-être au Havre ça a été le cas je pense par exemple à Lyon aussi où Grégory Doucet a été donné nettement distancé par Jean-Michel Aulas et tourne en tête au premier tour ça ça fait partie des surprises et ça peut venir de ça aussi et je vous promets on va à Lyon dans quelques instants mais on va s'intéresser aux résultats du rassemblement national de leurs alliés de l'UDR et justement on va à Nice là c'est la soupe à la grimace pour Horizon on en parlait il y a quelques instants Stéphane Duguay vous êtes sur la promenade des Anglais à Nice on vous retrouve très beau soleil très belle vue dis donc Stéphane le duel fratricide a tourné à l'avantage d'Éric Ciotti Stéphane Oui hier soir c'était un peu deux salles deux ambiances selon si vous étiez au QG d'Éric Ciotti ou au QG de Christian Estrosi parce que vous le voyez sur cette une de Nice matin Éric Ciotti fait la course en tête voilà le candidat député UDR soutenu par le rassemblement national est arrivé en tête avec 43,4% des voix loin devant Christian Estrosi le maire sortant son ancien mentor qui est deuxième avec 30,9% des suffrages pour Éric Ciotti c'est la preuve que les Niçois veulent tourner la page d'un système à bout de souffle a-t-il dit devant ses militants pour Christian Estrosi c'est un résultat qui est évidemment un tremblement de terre il n'a jamais terminé deuxième d'une élection municipale depuis qu'il s'y présente c'est-à-dire depuis sa première élection à l'hôtel de ville de Nice en 2008 hier soir Christian Estrosi a longuement pris la parole à son QG il a d'abord vanté son bilan 18 ans de mandat avant de tacler Éric Ciotti et de s'ériger en rempart il a rappelé que son ancien collaborateur était soutenu par le Rassemblement National et il a appelé à je cite un grand rassemblement de la résistance pour empêcher la victoire de l'extrême droite selon le maire sortant ce n'est pas qu'une bataille pour Nice c'est une bataille pour la France c'est ce qu'il a dit hier soir et pour espérer remporter cette bataille il fait du pied aux électeurs de gauche notamment ceux de la candidate écologiste PS-PCF Juliette Chesnel-Leroux qui s'est aussi qualifiée pour le second tour avec 11,9% des suffrages jusqu'ici elle a catégoriquement refusé de se retirer pour faire barrage autre réserve de voix potentielle pour Christian Estrosi les 8% de la candidate soutenue par la France Insoumise sachant que du côté d'Éric Ciotti les réserves de voix sont assez maigres vu le faible score du candidat reconquête hier soir à Nice ces résultats viennent aussi conclure une campagne de premier tour très violente notamment marquée par l'affaire de la tête de port retrouvée devant chez Christian Estrosi à Nice comme ailleurs les candidats ont jusqu'à demain soir pour déposer leur liste de second tour et pour entrer dans une campagne qui s'annonce ici à Nice pas moins violente que la première Effectivement on vous retrouve dans quelques instants Stéphane un peu plus tard dans cette émission le duel fratricide qui a donc tourné à l'avantage d'Éric Ciotti alors là à Nice dans cet entre-deux-tours Elisabeth va se poser la question du front républicain Stéphane le disait Christian Estrosi appelle à faire barrage à l'extrême droite est-ce que ça peut marcher ?

43:33
Intervenant

En tout cas c'est une sacrée revanche pour Éric Ciotti qui était parti avec le goudon et les plumes de LR un épisode rocambolesque volvilesque une histoire de clé enfin se souvient ça avait provoqué la risée évidemment largement dans les rédactions et au-delà et là c'est la revanche d'Éric Ciotti une belle revanche il a un score quand même très conséquent face à Christian Estrosi qui subit l'usure et avec un parfum d'affaires dans son sillage alors il s'est posé hier en rempart vivant face au risque de laisser les clés de la ville au RN c'est pas tout à fait le RN mais enfin c'est le parti UDR rallié au RN est-ce que ça peut marcher ?

On est dans le sud-est il y a une porosité quand même de l'électorat il y a une lassitude face à cette guerre entre les deux frères ennemis c'est pas sûr que ça fonctionne franchement je vous donne mon avis on verra

44:32
Présentateur

Yves juste il y a la question du fonds républicain puis il y a aussi la question de est-ce que Éric Ciotti a réussi sa stratégie avec l'UDR il y a une autre ville qu'on regarde avec attention c'est Montauban dans le sud-ouest où là aussi c'est un candidat UDR qui arrive en tête qui suit l'électorat de Brigitte Barèche qui elle aussi était UMP puis qui finalement a basculé UDR est-ce que ça valide quand même la stratégie d'Éric Ciotti ?

Oui jusqu'à un certain point mais il faudrait aller dans le détail moi je pense oui que oui mais il faudrait que ça soit confirmé par le détail moi je pense que ce qui s'est joué à Nice je crois que il pourrait être aller animer le débat là-bas j'ai regardé un peu ce qui se passait à Nice il y a quand même un phénomène d'usure de la part de Christian Estrosi il y a aussi sa vie dans la ville de Nice avec sa nouvelle épouse tout ça je ne suis pas sûr que ça a été bien reçu tout ça

45:24
Intervenant

sa nouvelle épouse c'est un bout de temps quand même

45:26
Présentateur

oui non mais d'accord mais oui non mais c'est à l'échelle d'un mandat à l'échelle d'un mandat ou deux et tout ça il y avait une volonté de renouvellement parce que sincèrement je vais vous dire entre Eric Ciotti et Christian Estrosi il n'y a pas grande différence de programme et justement dans le débat que vous avez co-animé c'était à quelques jours du premier tour Christian Estrosi il a quand même joué la carte de on était proche on était dans le même parti est-ce que du coup ça ne rend pas compliqué maintenant d'appeler à un barrage à l'extrême droite oui bien sûr il y avait un côté sentimental dans cette enfin ça a été comme ça ça a été joué comme ça on va voir je crois que ça va être difficile parce qu'attendez madame Damiano de la France insoumise je ne la vois pas très bien appeler à voter pour monsieur Estrosi alors évidemment ses électeurs on verra ça va être intéressant de voir si madame Chanel se maintient mais enfin bon il me semble il me semble quand même que ça va être très très difficile pour Christian Estrosi de remonter la pente très très difficile il peut marcher le front de public parce que dans ce même débat Juliette Chanel semblait dire qu'elle allait se maintenir en disant Christian Estrosi Eric Ciotti c'est kiff kiff alors moi je pense que ça va être très très difficile l'avance d'Eric Ciotti est quand même majeure et ça va être très difficile de rattraper de rattraper en une semaine ce différentiel surtout s'il y a une triangulaire à l'arrivée c'est clair Mathieu un dernier mot sur Nice un dernier mot sur Nice ça illustre assez bien la médiocrité du débat dans les grandes villes du débat politique dans les grandes villes avec en plus l'affaire du cochon à Nice on a sombré effectivement dans le grotesque peut-être une manipulation en prime vraiment tout ça est navrant c'est des têtes de porc qui a été retrouvées devant le domicile de Christian Estrosi et du coup l'enquête montre qu'il y avait peut-être des proximités il est possible que Christian Estrosi lui-même soit vaguement impliqué dans l'atterrissage de la tête de cochon sur son paillasson bon mais l'enquête n'est pas en tout cas globalement on peut se dire que le débat à Nice n'a pas brillé en fait par sa qualité comme il n'a pas brillé par sa qualité à Paris à Lyon etc c'est un premier problème deuxième ça confirme que Nice n'est pas une ville de gauche et ça confirme qu'il s'agit d'une ville où la porosité comme le disait Elisabeth depuis très longtemps en fait entre la droite et l'extrême droite est marquée et ça confirme la fin du règne sans aucun doute de Christian Estrosi Autre ville où le Rassemblement National arrive en tête non loin de Nice c'est la ville de Toulon bonjour Clément Perrault vous êtes avec nous depuis Toulon Laure Lavalette qui est la candidate du Rassemblement National largement en tête au premier tour elle faisait face à une droite divisée Oui et ce matin Toulon se réveille avec le Rassemblement National aux portes de sa mairie Laure Lavalette effectivement est arrivé nettement en tête hier avec 42% des voix derrière c'est José Massy la mère sortante sans étiquette qui fait 29% mais attention on se dirige Oriane sans doute vers un second tour qui sera très serré pourquoi ?

parce que José Massy a plus de réserve de voix sur le papier que Laure Lavalette en troisième position c'est le sénateur Les Républicains Michel Bonus il fait un peu plus de 15% il devrait se désister pour José Massy si on ajoute les voix de la gauche 8% pour les socialistes 4% pour les insoumis et bien ça pourrait permettre à José Massy de passer devant Laure Lavalette mais attention toujours au report de voix vous le savez en politique en matière de report de voix 2 plus 2 ne font pas toujours 4 ce sera vraiment tout l'enjeu pour ce second tour j'étais hier soir dans les QG des deux candidates qualifiées nulle part on a sabré le champagne nulle part on a crié victoire tout le monde s'accorde sur un point ce sera très serré au deuxième tour ça va se jouer à quelques voix merci beaucoup merci Clément effectivement alors là on est dans une autre configuration c'est à dire que Laure Lavalette est en tête au premier tour mais Clément le disait il y avait deux listes de droite la droite arrivée seconde s'est retirée donc le second tour est loin d'être joué à Toulon

49:34
Intervenant

oui oui mais tout a été parfaitement dit par votre confrère Clément et c'est là où on parlait de plafond de verre tout à l'heure elle a peu de réserve de voix si elle échoue à Toulon ce sera quand même un enseignement intéressant on peut être puissant on peut conforter un ancrage et on peut buter sur des conquêtes de cet ordre là effectivement il y avait une configuration particulière avec une mère sortante et un dissident il s'est retiré hier comme il l'avait promis pendant la campagne d'ailleurs donc c'est assez républicain deux et deux ne font pas quatre que feront les électeurs sur le papier c'est pas gagné en tout cas pour Laure Lavalette dont on avait dit qu'elle bénéficiait d'une dynamique extravagante est-ce qu'elle a fait un score suffisamment important au premier tour pour pouvoir l'emporter

50:20
Présentateur

au second moi j'y ai jamais cru ici même d'ailleurs avec Elisabeth j'avais dit que ça serait très serré parce que je voyais mal comment les deux listes derrière qui sont des listes de droite ne pourraient pas s'accorder pour faire face à Laure Lavalette alors c'est une ville qui a déjà connu le Rassemblement National Toulon donc c'est pas quand on dit le Rassemblement National est aux portes de la mairie ça s'est déjà produit elle est déjà rentrée dans la mairie ça s'est mal passé d'ailleurs mais c'est une partie très très difficile pour elle pour Madame Lavalette c'est loin d'être acquis on va regarder d'autres villes dans les Alpes-Maritimes où le RN l'emporte dès le premier tour c'est la ville de Cannes-sur-Mer c'est la quatrième ville des Alpes-Maritimes et Brian Masson le maire sortant le LR Louis Nègre il emporte avec 50,21% des voix autre ville des Alpes-Maritimes qui était scrutée c'est Menton là aussi la députée RN Alexandra Masson est largement en tête 36,5% des voix et trois autres listes de droite au second tour dont celle de Louis Sarkozy qui est arrivé troisième dans le sud-ouest également dynamique du Rassemblement National la plus grosse ville actuellement détenue par le RN va le rester c'est Perpignan bonjour Pierre Mathis vous êtes le rédacteur en chef de l'Indépendant et le maire Louis Arlio est réélu dès le premier tour oui bonjour Louis Arlio a réussi son pari parce que c'est ce qu'il avait annoncé c'est ce qu'il voulait être élu au premier tour il y arrive juste au-dessus de la barre des 50% mais il y arrive bien ce qu'on peut noter plusieurs choses c'est que ça a été une campagne relativement discrète et même d'une certaine manière qui n'a peut-être jamais vraiment commencé il a bénéficié du fait qu'en face de lui

52:06
Intervenant

il y avait des listes notamment à gauche qui étaient très divisées on peut aussi noter que son pari gagnant c'est vraiment celui de la continuité voire d'aller encore même plus loin dans la notabilisation puisque sur sa liste il avait 11 personnes qui étaient dans la liste de Jean-Marc Pujol le maire qu'il avait battu en 2020 donc on est vraiment autant en 2020 Louis Alliot incarnait une forme de rupture par rapport

52:33
Présentateur

à ce qui se passait à Perpignan autant aujourd'hui c'est lui qui incarne la continuité Un mot sur une autre ville Pierre-Mathis c'est la ville de Carcassonne Oui Carcassonne où là on se retrouve dans une situation où le Rassemblement National a réussi un bon premier tour avec 34-52% des voix pour Christophe Barthès là ce qui va être très important ça va être les tractations qui vont commencer puisque derrière il y a quand même on a un candidat au réseau à 25% un candidat de gauche autour de 24% et un maire sortant qui à 12% va certainement sortir du jeu donc là les tractations entre les listes qui sont encore en course théoriquement il peut y en avoir 4

53:15
Intervenant

vont être vraiment importants vont se dérouler dans la semaine et puis ce qu'il faut voir c'est que tout ça va se dérouler

53:21
Présentateur

sur le fond de changements de changements de tête de liste puisque pour le maire sortant Gérard Lara la messe est dite Merci beaucoup merci Pierre Mathis rédacteur en chef du journal L'indépendant la réélection donc dès le premier tour de Louis Alliot vous en avez parlé on va y aller on va à Lyon maintenant alors Lyon c'est une des grosses surprises de ce premier tour Jean-Michel Aulas était donné largement favori jusqu'à ces derniers jours et finalement Stéphanie Depierre on vous retrouve depuis l'hôtel de ville à Lyon finalement Stéphanie c'est une énorme surprise à Lyon Jean-Michel Aulas est au coude à coude avec le maire sortant

54:00
Intervenant

Au coude à coude il n'y a pas d'autre mot entre Grégory Doucet et Jean-Michel Aulas 37,36% des voix pour le maire écologiste sortant 36,78% pour l'ex-patron de l'Olympique lyonnais les résultats définitifs sont tombés vers 2h du matin un millier de voix séparent les deux adversaires un succès vous l'avez dit un score inattendu tant les sondages prédisaient la victoire de Jean-Michel Aulas déçu l'entrepreneur a payé probablement une fin de campagne difficile un débat télévisé assez catastrophique il faut noter la qualification d'une troisième liste celle conduite par la députée insoumise Anaïs Belouassa Chérifi qui obtient 10,4% des voix et donc en théorie en position de se maintenir second tour

54:48
Présentateur

sera aussi sérieux que le premier

54:49
Intervenant

oui probablement Grégory Doucet veut surfer sur la dynamique il a des réserves de voix sur sa gauche la France insoumise lui a proposé dès hier soir une fusion technique il n'a pour l'instant pas répondu mais avant le premier tour il n'avait pas fermé la porte aux insoumis le problème c'est qu'il conduit une liste d'union de la gauche avec des socialistes donc les discussions risquent de ne pas être tout à fait simples du côté de Jean-Michel Aulas pas beaucoup de réserves de voix il refuse une alliance avec l'extrême droite il l'a redit hier ici le liste du RN a fait 7% mais Jean-Michel Aulas dénonce déjà une alliance de la honte entre Jean-Luc Mélenchon et Grégory Doucet il a tenté de rester optimiste hier malgré la douche froide à son QG il a dit j'aime les matchs retour Lyon sera-t-elle l'une des villes symboles de la vague verte de 2020 à tomber la semaine prochaine les candidats ont une semaine pour faire la différence

55:46
Présentateur

merci beaucoup Stéphanie à tout à l'heure et on va les écouter justement Jean-Michel Aulas et Grégory Doucet hier soir chez nos adversaires on voit que l'accord de la honte est en train de se mettre en place et je ne pense pas que les Lyonnaises et les Lyonnais aient envie que Lyon soit à l'extrême gauche ce qui est certain ce soir ce qui est certain ce soir c'est qu'à Lyon capitale de la résistance il n'y aura pas d'élus municipaux du rassemblement national nous devons nous alarmer des scores élevés de l'extrême droite à l'échelle de la métropole de Lyon plus que jamais la lutte contre les idées d'extrême droite nous oblige à la responsabilité le 22 mars prochain il vous faudra confirmer ce choix un choix clair net entre deux visions différentes pour notre ville et là on se retrouve face à une question qui va se poser aux écologistes et au PS faut-il faire alliance avec la France insoumise à corps de la honte dit Jean-Michel Aulas laissant supposer qu'il y aura une entente entre Grégory Doucet et la candidate de la France insoumise alors Grégory Doucet est quand même sans aucun doute détendu et y compris détendu par rapport à cette question de l'alliance parce que tous les sondages quand même le donnaient 10 à 15 points derrière Jean-Michel Aulas alors moi-même je suis content parce que j'avais varié sur ce plateau aussi qu'il y aurait probablement un effondrement on est loin de l'effondrement mais un effondrement de Jean-Michel Aulas je pense que là encore une fois il y a trois facteurs il y a le fait qu'il y a une sociologie électorale qui était favorable en fait à Lyon comme dans les grandes villes au maire sortant au maire de gauche à la tête encore une fois d'une coalition de gauche il est certes écologiste mais en fait c'était toute la gauche plurielle qui était installée à Paris le fait qu'une politique écolo en fait c'est une politique d'aménagement urbain de réaménagement urbain qui crée des nuisances pour avoir été un modeste collaborateur de Delanoé à Paris il y a 25 ans je me souviens du premier mandat de Delanoé qui faisait l'objet de critiques très sévères très fortes constantes il avait été réélu dans un fauteuil et donc je prédisais d'une certaine façon en fait que Grégory Doucet à la fin s'en sortirait honorablement me semblait-il voilà je pense que c'est mal parti pour Aulas et c'est quand même une énorme surprise il y a encore quelques semaines quelques jours personne n'aurait prédit Jean-Michel Aulas derrière Grégory Doucet

58:02
Intervenant

c'est un reversement de tendance qui marque évidemment ce premier tour des municipales il n'a pas beaucoup de réserve de voix Jean-Michel Aulas donc il va jouer à fond la dénonciation d'un possible accord entre les Verts et LFI pour essayer d'attirer à lui les électeurs modérés de Lyon et puis aussi peut-être les 7% des électeurs d'extrême droite donc en brandissant évidemment l'épouvantail de LFI s'il y a un rapprochement Grégory Doucet n'a jamais fermé la porte il n'a jamais insulté l'avenir de ce point de vue là pendant la campagne à un rapprochement avec LFI il en a besoin même s'il a une dynamique effectivement qui nous a tous surpris hier

58:47
Présentateur

sur la question des alliances moi j'aimerais insister sur le fait que vous avez des positions radicalement différentes entre le parti socialiste et les écologistes je crois qu'on ne le dit pas assez en fait le parti socialiste est très clair pas d'alliance avec la France insoumise les écologistes pas du tout et donc Grégory Doucet moi je pense qu'il va faire alliance avec il y aura une alliance technique avec la liste de la France insoumise qui peut lui permettre de rester en place mais vous avez hier soir ou cette nuit vous avez Marine Tondelier qui a fait ses courses en fait en disant si nous sommes intelligents et si on arrive à s'entendre notamment avec la France insoumise mais dans une logique de grande coalition à gauche elle a fait ses courses elle dit on peut gagner Lorient Villepinte Mulhouse Amiens Saint-Etienne Limoges Toulouse même Nîmes donc voilà le parti socialiste est dans une approche totalement différente ça va poser un gros problème dans certaines villes moi je pense notamment à Nantes Nantes vous avez la maire de Nantes qui est en on va regarder les résultats à Nantes favorable mais les réserves de voix elles sont à droite et sans alliance entre Johanna Roland et enfin le parti socialiste et la liste de la France insoumise qui fait plus de 10% à Nantes je pense qu'elle est en très grande difficulté le problème c'est qu'elle est numéro 2 du parti socialiste et ça la met en porte à faux dans une situation vraiment difficile et on va revenir justement sur ce dilemme qui se joue à gauche on va regarder sur Lyon sur Lyon à Lyon monsieur Dupalais qui n'est pas du tout rassemblement national qui se présente même il le dit lui-même quasiment le vieil RPR vous voyez donc attention attention Lyon en plus c'est une ville particulière il n'y a pas beaucoup d'extrême à Lyon même à gauche c'est une ville d'ailleurs qui a toujours élu des maires Ratzok quoi qui soit de droite ou de gauche c'est quand même très très centriste un mot sur la ville voisine c'est Grenoble alors là Grenoble c'est Alain Carignan qui est en tête Alain Carignan en tête du premier tour donc Alain Carignan pour la droite Grenoble c'était la première ville du coup à être tombée dans l'escarcelle des écologistes en 2014 et donc Alain Carignan est devant Laurence Ruffin qui représentait du coup les écologistes et la gauche un petit mot peut-être Yves sur cet enseignement ça serait une revanche absolument incroyable parce que l'histoire de Carignan et de Grenoble est absolument folle Carignan a gagné la ville de Grenoble en 1983 alors que tous les bobos de Grenoble étaient partis skier à Champs-Rousse parce qu'il faisait un temps magnifique et c'était une ville emblématique de la gauche de la deuxième gauche ce qu'on a appelé la deuxième gauche la ville de monsieur Dubedou qui avait fait une ville absolument incroyable à la faveur d'ailleurs des Jeux Olympiques Carignan inconnu au bataillon qui était secrétaire général de la chambre de commerce qui gagne et qui s'est représenté il a perdu après parce qu'il a eu maille à partir avec la justice il s'est représenté à chaque élection municipale où il a fait des scores plutôt assez médiocres et alors là c'est quand même incroyable c'est des non non non mais vraiment c'est quand même et puis il faut vraiment de la volonté pour il avait raison comme quoi en politique il faut toujours y croire bon c'est pas terminé c'est pas terminé c'est quoi les scores alors Alain Carignan 27-04 et Laurence Ruffin 26,39 il y a 300 voix d'écart il y a 300 voix d'écart à peu près entre les deux et effectivement il y a un second tour qui va être intéressant à regarder on va parler du parti socialiste des villes socialistes c'est du côté de chez vous Stéphane Rennes Nantes Rennes ça semble plutôt bien parti pour la mère sortante Nathalie Aperet qui est effectivement l'otage favorable en tête au premier tour Nantes vous le disiez un petit peu ça semble plus compliqué pour Johanna Roland là aussi la mère sortante mais qui est alonnée par la droite oui il y a un candidat de droite d'union de la droite qui a fait une très bonne campagne et qui est très haut et qui est au coude à coude avec Johanna Roland mais en fait à Nantes il y a eu une grande union de la droite et du centre etc enfin une grande liste d'union qui sort très haut mais on oublie qu'en fait vous avez en quatrième position arrivé un candidat qui était un candidat à renaissance qui avait monté une liste dissidente et qui fait quand même plus de 8% des suffrages en fait s'il y avait eu une union totale au premier tour on peut se dire qu'en fait ce candidat de la droite et du centre aurait pu arriver devant Johanna Roland et lui il a cette réserve de voix alors que Johanna Roland elle le problème c'est qu'elle a une liste la France insoumise qui est en capacité de se maintenir au second tour parce qu'elle fait plus de 10% comme dans très nombreuses grandes villes et que là la question de alliance pas alliance elle va se poser avec le risque de si Johanna Roland reste dans l'idée de si elle suit les consignes de son parti il n'y a aucune alliance avec la France insoumise elle risque de perdre sa ville ce qui sera un coup de tonnerre ce qui sera un coup de tonnerre pour Nantes un mot peut-être Yves sur une ville en revanche que pourrait regagner le parti socialiste c'est Strasbourg c'est Catherine Trottmann là aussi un retour qui arrive en tête à Strasbourg c'est assez serré avec la droite ça a l'air quand même assez serré il faut voir les reports de voix je n'ai pas regardé de façon très attentive mais effectivement c'est un retour aussi c'est un comeback spectaculaire pour Mme Trottmann mais il faut voir si ça tient pour le deuxième tour je ne sais pas L'un des enseignements de ce scrutin c'est la poussée de la France insoumise au municipal exemple à Roubaix où on retrouve Hélène Bonduelle bonjour Hélène merci beaucoup d'être avec nous Roubaix où le candidat de la France insoumise David Guiraud arrive largement en tête

1:04:29
Intervenant

largement en tête il a même frôlé l'élection dès le premier tour David Guiraud puisqu'il est arrivé avec plus de 46% des voix ici à Roubaix devant le maire sortant d'hiver droite Alexandre Garcin avec 20% des voix c'est vrai que ça fait plus d'un an et demi que David Guiraud l'insoumis est parti en campagne ici à Roubaix et je peux vous dire qu'hier l'ambiance était assez électrique dans le hall de l'hôtel de ville puisque la plupart des gens qui étaient là c'était des supporters de David Guiraud qui l'ont applaudi une salve d'applaudissement quand il est entré dans l'hôtel de ville même quand le maire sortant et pourtant candidat Alexandre Garcin a proclamé les résultats et bien il y avait des huées pour lui les gens criaient David, David et puis David Guiraud l'insoumis est sorti il a pris le micro devant l'hôtel de ville il a harangué la foule en disant dans 7 jours dans une semaine on reprend on prend les clés de l'hôtel de ville de Roubaix on rend l'hôtel de ville de Roubaix aux Roubaixiens mais tout cela ça dépendra évidemment de l'abstention

1:05:31
Présentateur

et ça dépendra aussi de ce que vont faire la droite et le parti socialiste est-ce qu'il peut y avoir un barrage anti-LFI ?

1:05:40
Intervenant

Exactement ça dépendra de ça aussi alors je peux vous dire qu'hier soir David Guiraud n'y croyait pas du tout un maire sortant un élu de l'opposition qui se rassemble ce serait trahir les Roubaixiens nous a-t-il dit mais hier dans son allocution et bien Alexandre Garcin le maire sortant d'hiver droite a tendu la main à Karim Amourouni le candidat socialiste en disant je ne veux pas être le marchepied d'un parti sous-entendu la France Insoumise il lui a tendu la main mais quand nous on s'est rendu au local du candidat socialiste hier soir il n'acceptait pas du tout cette main tendue pour le moment il n'a absolument pas l'intention de retirer sa liste donc est-ce qu'il y aura un barrage contre les filles ou pas vous savez les candidats ont jusqu'à demain 18h pour déposer leur liste et pour l'instant à l'heure où je vous parle il y a toujours 4 listes en lice au second tour à Roubaix ici

1:06:29
Présentateur

et merci beaucoup Hélène bon Dieu pour ce point très complet sur Roubaix alors on a beaucoup parlé durant cette campagne du cordon sanitaire anti-LFI est-ce que là Roubaix ça va être l'exemple pratique de savoir si il y aura barrage ou pas à la France Insoumise

1:06:41
Intervenant

en tout cas c'est un cas d'école elle vient de loin sa campagne il a fait une très bonne campagne il a fait oublier le sigle LFI plus d'un an qu'il abour le terrain il n'a pas du tout du tout parlé de toutes les polémiques autour de Jean-Luc Mélenchon c'est des rapages aux relents pas du tout et donc c'est une ville très importante de plus de 100 000 habitants qui tombe dans l'escarcelle de LFI c'est une grosse prise quand même pour eux et ils devraient sortir il a presque rêvé de passer au premier tour hier soir David Guiraud

1:07:13
Présentateur

et ça pose la question au parti socialiste et aussi à la droite le parti socialiste est-ce qu'il faut favoriser l'élection de David Guiraud est-ce qu'il faut lui faire barrage là ça va être la question qui va se poser bon là je pense que de toute manière la paix c'est peut-être perdu de toute manière je dirais qu'il y a un réservoir résiduel de voix de gauche j'emploie à dessein le mot de voix de gauche du candidat socialiste qui va sans doute se porter directement sur David Guiraud donc je crois que là il n'y a pas tellement pour le parti socialiste se désister dans cette ville-là ça n'a pas grande signification alors pour le coup je ne crois pas autre ville qui symbolise la percée de la France insoumise c'est la ville de Lille là aussi c'est une petite surprise Lille puisque le parti socialiste qui est à la tête de la mairie c'est la succession de Martine Aubry qui se joue à Lille le parti socialiste est au coude à coude avec la France insoumise là pour le coup c'est les écologistes qui ont la clé du scrutin mais à Lille le PS est devant le vrai sujet il est peut-être davantage à Toulouse ou à Limoges où LFI pour le coup est devant le PS et donc là se pose la question de l'alliance fondamentalement encore une fois le fait majeur avec LFI dans cette élection pour la première fois c'est le fait que LFI et le PS émargent électoralement de façon favorable dans les grandes métropoles et donc c'est dans les grandes métropoles que le PS pour garder ses bases doit se poser la question de discussions éventuelles ou pas avec LFI mais encore une fois la percée des LFI elle est réelle Roubaix va tomber Saint-Denis est déjà tombé il faut remettre ça en perspective la France insoumise dans les grandes métropoles ou dans les grandes villes elle faisait aux dernières élections législatives comme aux présidentielles des scores considérables Jean-Luc Mélenchon il fait 22% au plan national dans ces grandes villes il est à 30 aux législatives la France insoumise était entre 30 et 40 donc là on parle de villes où au mieux comme à Toulouse elle est autour de 20 et en réalité dans les grandes villes elle est autour de 10 12 mais à 10 12 encore une fois elle empêche l'EPS dont encore une fois ces grandes métropoles sont devenues le bastion en fait elle pose la question au PS de possibles alliances ou pas Et Olivier Faure qui a évidemment réagi hier soir la stratégie de conflictualisation de Jean-Luc Mélenchon a montré ses limites quand on voit les résultats est-ce qu'elle a vraiment montré ses limites

1:09:39
Intervenant

cette stratégie aide de la France insoumise Elisabeth ? Non il y a un désir de rupture dans l'électorat français à gauche la France est en colère donc elle vote RN elle ancre les candidats et effectivement elle vote LFI parce qu'elle ne croit plus en l'offre alternative à gauche le quinquennat de François Hollande continue de produire des effets délétères pour la gauche du gouvernement et promeut LFI malgré les polémiques parce que les candidats de LFI incarnent une rupture à laquelle ils aspirent c'est un peu ça la leçon aussi que va faire

1:10:20
Présentateur

il y a un vote contestataire dans les zones urbaines que ça soit moi ce qui se passe avec la France insoumise là me rappelle étrangement ce qui se passait il y a 30 ans avec le Rassemblement National Juste avant de faire réagir Stéphane que va faire que doivent faire les candidats du parti socialiste on va écouter ce qu'en pense François Hollande il était ce matin sur France Inter La France insoumise se maintient partout tout en prétextant qu'il y a un front antifasciste à faire c'est quand même assez paradoxal de dire le fascisme serait à nos portes mais nous on se maintient partout alors là où la France insoumise est arrivée en tête je comprends que ce soit difficile pour les socialistes mais l'avis que je peux formuler c'est dire là où nous ne sommes pas en capacité de l'emporter là où la France insoumise est en tête et bien la meilleure des solutions c'est soit le retrait soit le maintien Voilà c'est des questions qui vont se poser à Toulouse à Limoges où là la France insoumise est devant le parti socialiste avec possibilité de faire basculer la ville

1:11:16
Intervenant

À Toulouse il y a une conférence de presse là dans deux heures PS LFI Voilà les deux ils ont discuté toute la nuit donc on voit à peu près sur quoi ça va déboucher

1:11:26
Présentateur

Question à Avignon si là c'est le parti socialiste qui est devant LFI d'une courte tête mais Olivier Faure répétait hier il n'y aura pas d'accord national mais localement les questions vont se poser Stéphane Non mais bien sûr que les questions vont se poser localement mais encore une fois moi je voudrais juste revenir sur un on parle beaucoup de la percée des extrêmes du Rassemblement national et de la France insoumise je pense qu'il faut relativiser tout ça il y a une performance de la France insoumise c'est vrai avec on l'a dit Saint-Denis c'est quand même une ville de 150 000 habitants c'est énorme ils sont premiers à Roubaix ils peuvent prendre Roubaix la Courneuve etc d'accord mais pour le reste si vous voulez en fait ce qui frappe les esprits c'est qu'ils sont présents dans la plupart des grandes villes parce qu'ils ont dépassé la barre des 10% mais en fait il faut se souvenir d'une chose c'est que les municipales précédentes en fait sont des élections que la France insoumise enjambait ou sur laquelle elle présentait des candidats mais en alliance avec le reste de la gauche pour la première fois en fait on a la France insoumise qui a changé qui a changé de pied et qui a décidé de présenter des listes complètes dans la plupart des grandes villes partout ils ont énormément de candidats à leur couleur ils sont effectivement présents au deuxième tour dans la plupart des grandes villes ce qui pose problème au reste de la gauche c'est clair mais en fait avec des étiages qui dépassent 10% mais c'est pas foufou non plus vous l'avez très bien dit en fait ils sont en recul par rapport à ce qu'ils faisaient notamment lors des législatives donc quand on parle de percée je pense qu'il faut remettre les choses en place et pour le rassemblement national le rassemblement national confirme en fait en obtenant la réélection d'un certain nombre de maires au premier tour c'est le cas à Perpignan c'est le cas à Hénin-Beaumont c'est le cas à Fréjus ils prennent cagnes etc.

d'accord mais en fait le rassemblement national c'est pareil eux ils sont dans une logique de progression constante à ces élections locales depuis plusieurs dizaines d'années en fait et en fait ils confirment mais c'est pas non plus c'est pas non plus une déferlante des extrêmes que ce soit une déferlante du rassemblement national ou une déferlante de la France insoumise il faut remettre les choses il faut remettre les choses il faut remettre les choses en place Merci à tous les quatre merci d'avoir tiré les premiers enseignements des résultats de ce premier tour dans quelques secondes notre débat politique justement sur ces résultats ils vous sont d'abord résumés résultats et réactions par Marion Lompageuf

1:13:47
Intervenant

à Paris c'est le favori des sondages qui est arrivé en tête le socialiste Emmanuel Grégoire dévance de 10 points Rachida Dati mais la victoire n'est pas acquise la gauche parisienne pour asseoir son pouvoir aurait bien besoin des voix de Sophia Chiquirou arrivée 3ème mais Olivier Faure l'a rappelé hier aucun accord PSLFI

1:14:07
Présentateur

A gauche la stratégie de conflictualisation de Jean-Luc Mélenchon a montré ses limites en conséquence au premier comme au second tour il n'y aura pas d'accord national entre le parti socialiste et la France insoumise

1:14:23
Intervenant

A Marseille deux visions de la ville s'opposent au vu des résultats arrivée en tête l'union de la gauche menée par le sortant Benoît Payan talonné par le Rassemblement National de Franck Alizio le président du RN tend la main pour un rassemblement des droites et gagné

1:14:40
Présentateur

Partout où le contexte local le permet le Rassemblement National tend la main aux listes de droites sincères aux listes indépendances et à tous ceux qui refusent à la fois le désordre de l'extrême gauche et la dilution dans le macronisme

1:14:54
Intervenant

Performance décevante à Lyon pour l'ancien président de l'Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas donné pourtant ultra-favori durant la campagne et arrive en deuxième position derrière Grégory Doucet de l'union de la gauche la candidate LFI est aussi qualifiée pour le vote de dimanche prochain Horizon le parti d'Edouard Philippe qui a fondé son mouvement sur les élus locaux joue gros le chef du parti arrive en tête au Havre avec 10 points d'avance sur son concurrent du PCF Mais à Nice Christian Estrosi est deuxième derrière Eric Ciotti de l'UDR impossible pour Gabriel Attal le secrétaire général de Renaissance allié d'Horizon d'envisager une alliance avec les extrêmes Pour ce qui est de Renaissance nous sommes et resterons d'une clarté absolue nous ne participerons à aucune alliance directe

1:15:45
Présentateur

ou indirecte ni avec l'extrême gauche de la France insoumise ni avec l'extrême droite du Rassemblement National

1:15:51
Intervenant

de Reconquête ou de l'UDR les partis ne disposent que de quelques heures pour négocier de possibles alliances locales avant le dépôt officiel des listes demain à 18h

1:16:02
Présentateur

et place à notre débat politique bonjour messieurs merci beaucoup d'être avec nous Olivier Paco sénateur LR de l'Oise merci d'être là Rémi Ferro bonjour sénateur socialiste de Paris Andréa Cotarac bonjour porte-parole du Rassemblement National et dans quelques instants David Cormand pour les écologistes va nous rejoindre on continue évidemment notre Tour de France des villes on sera à Paris dans quelques instants avec Thibaut Hénoc à Marseille avec Alexandre Poussard on sera également à Nice-Strasbourg et à Lyon dans quelques instants d'abord messieurs quel premier renseignement vous tirez de ce scrutin parce que en écoutant un petit peu chacun de vos camps hier soir on avait l'impression que vous aviez tous gagné Olivier Paco

1:16:45
Intervenant

c'est souvent comme ça alors c'est des fois un peu la langue de bois mais c'est vrai que pour prendre les grandes villes on a l'impression quand même que le parti socialiste s'en tire pas mal à Paris ou même à Marseille mais le RN peut revendiquer aussi de bons scores dans certaines grandes villes LFI aussi et alors vous allez me dire et les LR puisque je viens au nom des LR c'est ça les LR quand on prend les villes de plus de 9000 habitants et bien on est en position vraiment de force sur les plus de 9000 habitants mais ce ne sont pas forcément les plus grandes villes alors sur les plus de 9000 il faut quand même avoir des chiffres il y a 1100 villes de plus de 9000 habitants sur ces 1100 villes LR en a déjà gagné dès le premier tour 414 c'est-à-dire plus de 40% 414 alors que le PS en a gagné 82 et le RN 12 donc les résultats ne sont pas mauvais d'autant plus qu'il en reste plus de 400 où les LR sont qualifiés au deuxième tour et où dans 212 d'entre elles ils sont en tête on a donc gagné aussi des villes symboliques comme Aurillac Millau Beaune c'est moins bling bling que Paris ou Marseille mais le résultat de l'enracinement local des LR est bon Est-ce qu'il y a aussi des divisions qui vous coûtent cher ?

1:17:58
Présentateur

Toulon la droite divisée le RN en tête Nîmes la droite divisée le RN au coude à coude avec les communistes est-ce que vous regrettez quand même qu'il y ait eu autant de divisions dans votre parti ?

1:18:07
Intervenant

C'est incontestable que la division amène toujours la défaite ou en tout cas de mauvais score le cas de Toulon c'est un bon exemple il y a un deuxième tour et effectivement à la mi-temps à Toulon le RN mène 2 buts à 1 ça peut se terminer par 3-2 pour la maire sortante puisque le sénateur LR Michel Bonus va certainement la rejoindre et ça peut vraiment inverser la donne

1:18:34
Présentateur

André Acotara quel premier renseignement vous tirez de ce scrutin ?

Nous d'abord c'est que nous avons des maires sortants en RN qui ont quasiment tous été réélus dès le premier tour ça vaut pour les grandes villes comme Perpignan dont la préfecture elle-même avait salué le travail notamment en matière de sécurité les habitants ont confirmé et ont transformé cet essai-là ça vaut pour les villes moyennes qui sont depuis de longues années tenues par le Rassemblement national comme Enambeaumont où c'est quasiment 80% dès le premier tour donc ça ne s'invente pas quand vous choisissez RN vraisemblablement les habitants l'adoptent derrière et puis aujourd'hui on a d'énormes progressions en nombre de voies je ne compare pas à 2020 parce que c'était le Covid mais à 2014 vous prenez la ville de Toulon vous en avez parlé ville préfecture grande ville du sud qui fut RN qui fut RN en 95 quand j'avais 6 ans bon pour moi ça remonte un peu plus voilà loin mais on fait d'énormes évolutions d'énormes progressions je prends le cas de Nice alors on a eu monsieur Estrosi qui expliquait qu'il avait un excellent bilan de mandat qu'il avait doublé le nombre d'étudiants en Nice vraisemblablement il n'a pas doublé le nombre d'électeurs puisque les gens l'ont sanctionné et il y a une vraie volonté de changement donc on va voir c'est le premier tour parce que là évidemment vous parlez des villes que vous gagnez est-ce qu'il y a aussi des déceptions je pense à Lens Lens c'était une cible du rassemblement national et finalement le maire socialiste a gardé la ville oui exactement Lens c'est une grande ville une métropole effectivement le maire socialiste l'emporte au premier tour puisque je crois qu'il y avait vraiment deux listes mais l'évolution du rassemblement national est spectaculaire on fait quasiment 47% à Lens donc on voit que le travail du rassemblement national au niveau du terrain avec les députés demain avec les élus locaux et en tout cas témoigne et reflète d'une énorme progression du rassemblement national sur l'ensemble du territoire français dans toutes les régions contrairement à ce que j'ai entendu Rémi Ferrand sur les premiers grands enseignements pour le parti socialiste alors chacun va dire c'est point de force les municipales c'est des municipales donc c'est extrêmement différent suivant les communes on a beaucoup regardé hier soir cette nuit les résultats des métropoles des grandes villes oui la gauche est forte et oui les socialistes tiennent leur rang alors c'est particulièrement le cas à Paris où la dynamique est du côté de la gauche bien plus que tout ce qui avait été annoncé je m'en réjouis évidemment mais ensuite il y a des situations qui sont extrêmement différentes oui le RN s'enracine mais il s'enracine particulièrement là où il était déjà enraciné oui certainement que dans les petites villes les candidats sortants de droite de gauche les maires sortants sont confortés dans cette élection et puis il y a des surprises je trouve qu'on surestime aussi les commentaires sur la percée j'ai entendu de LFI dans cette élection pour vous c'est surestimé il y a quand même beaucoup de villes d'abord de grandes villes où LFI est devant le parti socialiste à Toulouse à Limoges c'est lié à des situations locales à des campagnes locales à des candidats ce sont des élections municipales à Paris plus des trois quarts des électeurs de gauche ont voté pour la liste d'union de la gauche derrière Emmanuel Grégoire mais quand même est-ce que cette progression d'LFI si on est honnête Rémi Ferro c'est pas un peu votre épine dans le pied pour ce premier tour mais ça dépend des villes et de même Vous y attendiez à une telle progression ?

C'est pas à des tels scores dans certaines villes oui bien sûr d'ailleurs à Paris le score de Sofia Chikirou correspond à celui des sondages et il n'a pas empêché une dynamique de la liste d'Emmanuel Grégoire bien plus que celle qui était prévue Justement on va y aller à Paris on retrouve Thibaut Henoch à l'hôtel de ville de Paris Thibaut un petit point sur les leçons de ce premier tour justement dans la capitale

1:22:21
Intervenant

Oui d'abord une première leçon c'est la forte avance vous le disiez du socialiste Emmanuel Grégoire 38% face à Rachida Dati 24,5% 13 points d'avance une dynamique mais qui pourrait être rebattue par le deuxième chiffre important de ce premier tour 5 candidats en position de se maintenir pour ce deuxième tour une quincagulaire voilà qui ouvre un jeu d'alliance alors à gauche Emmanuel Grégoire a d'emblée semblé écarté la main tendue par Sofia Shikiru 11,7% pour la candidate LFI qui a appelé à une fusion mais Emmanuel Grégoire a dit qu'il refuserait cette alliance en toutes circonstances et ce matin le secrétaire général du parti socialiste a dit que cette alliance n'aurait pas lieu Emmanuel Grégoire compte lui sur un vote utile il a appelé les électeurs du camp républicain et progressiste à le rejoindre pour ce deuxième tour à droite la situation est plus compliquée puisque Rachida Dati qui avec 24,5% a besoin de report de voix elle a appelé cette nuit le candidat centriste Horizon Pierre-Yves Bournazel qui a fait 11% hier les discussions sont en cours Pierre-Yves Bournazel qui est plutôt partisan d'un maintien mais il est sous la pression notamment du président de son parti Horizon Edouard Philippe qui prône lui un rapprochement avec les listes de Rachida Dati Pierre-Yves Bournazel dont le téléphone a chauffé il a aussi reçu des appels du secrétaire général de renaissance Gabriel Attal et même du président de la république Emmanuel Macron des réunions sont en cours en ce moment même autour de lui la décision pourrait intervenir dans la journée dernière candidature qu'il faudra scoter c'est celle de Sarah Knafo la candidate d'extrême droite reconquête 10,4% ce matin dans un message sur X elle a adressé une main tendue à Rachida Dati pour une fusion de leur liste mais la situation est compliquée pour Rachida Dati puisque Pierre-Yves Bournazel et les centristes ont dit qu'une fusion ne serait pas possible si Rachida Dati se rapprochait de Sarah Knafo voilà pour cette géométrie variable du deuxième tour alors la mairie de Paris restera-t-elle à gauche pour la cinquième fois consécutive dimanche prochain vous le voyez ça va dépendre de ce qui va se passer dans les prochaines heures le suspense est complet

1:24:42
Présentateur

merci beaucoup Thibault Rémi Ferro je le rappelle vous êtes sénateur de Paris Emmanuel Grégoire qui arrive largement en tête de ce premier tour problème il n'a plus de réserve de voix ça c'est pas vrai d'abord il peut y avoir des mobilisations supplémentaires il y a une bonne mobilisation à Paris mais elle peut être supérieure au deuxième tour et ensuite il y a tous les électeurs et les électrices qui aient voté Sophia Chikirou ou pour Pierre-Yves Bournazel qui ne veulent pas de la victoire de Rachida Dati vous appelez également des électeurs de Pierre-Yves Bournazel à voter pour vous je n'appelle pas les électeurs ils devront choisir le maire sera Emmanuel Grégoire ou Rachida Dati donc c'est un choix au deuxième tour on choisit le maire et moi je vois dans cette élection à quel point on nous a survendu Rachida Dati depuis des années à quel point elle était surcotée et à quel point les parisiens ne veulent pas qu'elle devienne maire de Paris y compris parce que dans six mois elle sera en procès pour corruption c'est une mauvaise nouvelle c'est un mauvais résultat pour la droite pour les LR à Paris Olivier Paco

1:25:43
Intervenant

je serais totalement malhonnête de vous dire que Rachida Dati a fait un bon score elle est 14 points derrière Emmanuel Grégoire il y a entre guillemets des réserves de voix mais des réserves de voix difficilement conciliables puisque s'il y avait un accord entre Rachida Dati et Sarah Knafo immédiatement Pierre-Yves Bournazel déchirerait la possibilité d'accord donc la situation est très compliquée pour Rachida Dati et c'est vrai qu'un deuxième tour

1:26:14
Présentateur

est-ce qu'elle a été très claire hier soir parce qu'elle a quand même pas du tout fermé la porte à Sarah Knafo est-ce que vous êtes d'accord avec sa stratégie ou est-ce que vous la regrettez ?

1:26:22
Intervenant

sa stratégie c'est l'union des électeurs et évidemment qu'un électeur de Sarah Knafo aura plus envie de voir Rachida Dati qu'Emmanuel Grégoire à la mairie de Paris c'est une évidence néanmoins

1:26:36
Présentateur

mais est-ce qu'elle doit répondre à la main tendue de Sarah Knafo Rachida Dati ou est-ce qu'elle doit fermer la porte et dire je préfère faire Paris

1:26:43
Intervenant

que gagner avec Sarah Knafo il faut être d'une subtilité diplomatique remarquable pour accepter la main de Sarah Knafo sans que celle de Pierre-Yves Bournazel se recule donc c'est très compliqué

1:26:55
Présentateur

Andréa Kotarak alors le RN a fait un très mauvais score à Paris Thierry Mariani est autour de 2% mais qu'est-ce que vous pensez du score de Sarah Knafo et est-ce que pour vous il faut qu'il y ait une fusion en tout cas une convergence entre Sarah Knafo et Rachida Dati mais en réalité ça ne me regarde pas vraiment parce que le RN fait un score effectivement décevant je vais faire comme vous je ne vais pas vous dire le contraire je apporte mon affection d'ailleurs à Thierry Mariani qui est un ami mais la France n'est pas Paris et je crois que si Rachida Dati a fait un score plutôt décevant à Paris c'est aussi parce qu'elle ne peut pas se faire croire quelle est la candidate de la droite il y a encore deux semaines c'était la ministre d'Emmanuel Macron donc M.

Bournazel a reçu des appels de M. Macron Rachida Dati aurait très bien pu aussi avoir des appels de M. Attal M. Macron la réalité aujourd'hui c'est que je crois qu'on est en fin de règne du macronisme et que tous ceux qui se sont approchés de près ou de loin du macronisme ont des scores décevants c'est le cas de Mme Dati qui est encore ministre c'est le cas aussi de M. Hollas M. Hollas sur le papier moi qui suis un élu du territoire et d'Auvergne-Rhône-Alpes donc de Lyon M. Hollas sur le papier c'était très bien son premier rendez-vous il a rencontré M.

Attal et Renaissance bon bah déjà il a réduit son champ et puis ensuite il n'a pas voulu parler au RN il a encore réduit davantage son champ et aujourd'hui il pleure en parlant du match retour Andréa Kotarac Rémi Ferro comment vous réagiriez si Rachida Dati acceptait d'une manière ou d'une autre la main tendue de Sarah Knafou ce serait clairement l'alliance de la droite et de l'extrême droite mais il y aura mais ça vous inquiète bien sûr et en même temps on voit bien que cette fusion qui devrait nécessiter une mobilisation contre a peu de chances de se produire et aurait peu de chances de l'emporter moi je ne veux pas me situer dans la fiction la réalité aujourd'hui elle est pour Pierre-Yves Bournazel s'il fusionne avec Rachida Dati il se dédie par rapport à tout ce qu'il aurait dit avant le premier tour est-ce que le camp d'Emmanuel Grégoire va tendre la main à Pierre-Yves Bournazel vous avez parlé des électeurs on a compris mais est-ce qu'il va y avoir des discussions entre Emmanuel Grégoire et Pierre-Yves Bournazel pour une fusion ou quoi que ce soit non pas du tout et ça avait été dit clairement Emmanuel Grégoire avait dit que sa liste de deuxième tour serait la même qu'au premier tour c'est pour ça que nous avons fait l'union avant le premier tour notamment pour créer cette dynamique et être clair ce sera le cas On va aller à Marseille là André Akotara que ça s'est mieux passé pour le RN on retrouve Alexandre Poussard sur le vieux port de Marseille Alex le maire sortant Benoît Payan se retrouve donc dans un duel très disputé avec le Rassemblement National Effectivement Oriane le Rassemblement National n'avait jamais été aussi proche de gagner la deuxième ville de France la liste de Franck Alizio pour le RN a récolté 35% des voix juste derrière celle du maire sortant Benoît Payan le socialiste une liste qui a récolté 36,7% des suffrages alors le candidat du Rassemblement National Franck Alizio veut faire je cite de Marseille un exemple français pour inspirer toutes les autres villes de France qui sont victimes d'insécurité le candidat du RN qui a sans doute siphonné les voix de la droite marseillaise puisqu'en troisième position la liste de Martine Vassal pour la droite et le centre ne récolte que 12,4% des suffrages à gauche tous les regards sont désormais tournés vers Sébastien Delogu l'insoumis dans la liste a récolté 11,9% des voix et Sébastien Delogu justement qui pourrait se désister c'est une question est-ce qu'il pourrait se désister pour empêcher la victoire du RN alors c'est la question qui se pose mais pour l'instant la réponse est non Sébastien Delogu n'a pas prévu de se désister au second tour et il appelle plutôt à une fusion avec la liste de Benoît Payan le maire sortant de Marseille qui a répondu tout de suite hier soir il rejette la main tendue de la France insoumise je le cite je ne ferai pas de négociation de couloir je ne ferai pas de tambouille je serai très clair sur ce que je suis a dit hier soir Benoît Payan le maire socialiste de Marseille il appelle au désistement de Sébastien Delogu et il appelle à la mobilisation des Marseillais pour empêcher la victoire du Rassemblement National une mobilisation qui sera un des facteurs clés dans ce second tour à Marseille alors que l'abstention au premier tour a atteint plus de 47% Merci beaucoup merci Alexandre depuis le vieux port à Marseille on accueille David Cormand bonjour merci d'être là député européen écologiste Marseille où donc la gauche et le Rassemblement National sont au coude à coude Franck Alizio qui peut peut-être faire basculer Marseille là aussi problème avec qui André Akotarak ?

le problème le problème c'est que je fais à contrario vous avez vu que les magouilles c'est M. Payan qui en parle le mieux puisqu'il dit non mais je ne veux pas discuter je veux être clair etc on parle de désistement de fusion fusion technique j'entendais Mme Autain qui parlait de gauche propulsive enfin la réalité c'est qu'ils veulent des places en quoi c'est une magouille Benoît Payan il dit ça ne s'est pas bien passé avec Sébastien Delogu et pourquoi est-ce que M.

Alizio a fait un énorme score parce qu'il a axé sa campagne contre l'immigration contre l'insécurité on connaît la situation à Marseille contre la précarité et contre la pauvreté et aujourd'hui on voit après des années de gauche à Marseille après 10 ans de macronisme à l'échelle nationale que les Français dans une démocratie saine souhaitent l'alternance et dans des communes comme ça qui souffrent comme Marseille comme Toulon comme Nîmes et comme bien d'autres et bien effectivement le Rassemblement national reflète cette France du travail cette France des actifs et reflète finalement l'alternance Mais j'en ai à la question Andréa Cotard comment vous allez passer devant Benoît Payan est-ce que vous tendez la main Martine Vassell ?

Je répondrais de la même manière que M. du Parti socialiste à l'ensemble M. le sénateur on a encore d'énormes réserves de voix aujourd'hui Vous tendez la main Martine Vassell ? Aujourd'hui mais c'est à elle de venir nous voir c'est nous qui sommes en position de gagner Donc que fait Mme Vassell ? Que souhaite faire Mme Vassell ? Voilà Moi je pose la question LR parce que d'un côté à Paris ils sont proches des macronistes d'horizon dans le sud ils vont se dire on est proche du RN ou du Parti social on ne sait pas où est la droite et où elle habite donc il faudrait inviter M.

Alizio pour savoir ce que lui aurait dit Mme Vassell mais en tout état de cause aujourd'hui on a un duel la gauche ou le camp du peuple avec le Rassemblement national et les Marseillais devront choisir j'espère que M.

Alizio sera le prochain maire de Marseille ça donnerait finalement une bonne dynamique avant 2027 Mais vous attendez un signe de Martine Vassell Franck Alizio n'ira pas vers Martine Vassell Mais je pense que les électeurs de Martine Vassell ne sont pas stupides de la même manière que les Parisiens ne sont pas stupides d'avoir donné un mauvais score à Mme Dati elle était encore ministre de Macron il y a quelques semaines Martine Vassell on ne sait pas où elle habite donc je pense que ces électeurs eux en revanche préfèrent M. Alizio à la gauche de M. Payan Olivier Paco c'est l'effondrement de la droite à Marseille

1:33:44
Intervenant

Ce n'est pas faux quand on pense qu'il y a encore quelques années le maire s'appelait Jean-Claude Godin effectivement on ne peut pas pavoiser alors il y a quand même eu une abstention très forte et alors on peut espérer que les réserves de voix elles sont là elles sont dans l'abstention alors est-ce que cette abstention est-ce chez un électorat populaire qui pourrait aller au RN ou au contraire aller chez M. Payan je ne suis pas sûr qu'il ira vers Mme Vassell que va faire Mme Vassell honnêtement je ne le sais pas mais il me semble que pour la famille LR elle ne peut pas prendre la main de M.

Alizio parce que ce serait signé la mort des LR à Marseille donc c'est sûr C'est la même chose avec les socialistes c'est la mort de le mort non mais je veux dire que je sois clair

1:34:33
Présentateur

oui Martin Persal a une énorme responsabilité

1:34:36
Intervenant

tout à fait mais elle n'ira pas s'allier encore moins je pense avec Sébastien Delogu j'en parle pas et Benoît Payan mais c'est elle qui va se prononcer

1:34:47
Présentateur

cas concret pour le coup pour la gauche Rémi Ferraud Benoît Payan a été clair hier il n'y aura pas de fusion avec la France insoumise mais est-ce que la gauche peut conserver Marseille sans la France insoumise ?

Oui visiblement il y aura une cadre angulaire au second tour Benoît Payan a été clair si les Marseillais ne veulent pas que la ville passe à l'extrême droite que la mairie passe à l'extrême droite il n'y a qu'un seul vote c'est celui de Benoît Payan et en effet il y a besoin d'un sursaut de mobilisation pour cela j'y crois mais je sais qu'il y a besoin de ce sursaut de mobilisation parce que c'est là qu'il y a les réserves de voix et puis y compris les électeurs marseillais qui ont voté pour Sébastien Delogu au premier tour doivent se poser la question du vote plus qu'utile du vote efficace au deuxième tour et c'est celui de Benoît Payan pour faire gagner la gauche et empêcher l'extrême droite de gagner La question elle va aussi se poser David Cormand pour les écologistes est-ce qu'il faut faire alliance ou pas avec la France insoumise je prends le cas de Lille par exemple Lille le parti socialiste est arrivé en tête en seconde position la France insoumise en troisième position les écologistes qui donc ont la clé du scrutin vers qui faut-il se tourner ?

à Lille il n'y a pas d'enjeu de défaite de la gauche a priori donc en fait c'est assez confortable vous allez faire gagner la France insoumise non mais attendez on n'est pas là pour faire gagner ou quoi notre logique c'est le rassemblement de la gauche derrière la liste qui arrive en tête c'est la règle c'est d'ailleurs nous les seuls qui sommes assez clairs on est pour le faire partout donc il y a une logique à Lille où une liste est arrivée en tête c'est la liste du parti socialiste donc on pense que les gens doivent se rassembler derrière la liste rassembler en tête à gauche de faire obstacle à la droite et à l'extrême droite qui j'entends son arrogance mais au niveau du RN a pas tant performé que cela en dehors de ses zones de force habituelles le RN gagnera vraisemblablement moins de villes qu'il l'espérait et puis il y a une droite qui dans les grandes villes est en difficulté mais peut encore l'emporter dans de nombreuses villes mais par contre reste solide dans les villes intermédiaires entre 10 et 50 000 habitants donc en fait là c'est l'enjeu pour le peuple de gauche c'est de donner des perspectives là où c'est possible et pour donner des perspectives il faut se rassembler c'est aussi simple que cela se rassembler avec la France insoumise il faut rassembler la gauche avec la France insoumise enfin depuis quand la France insoumise n'est plus de gauche moi j'hallucine un peu regardez à Lyon on a Olaz qui dit ah mais c'est horrible regardez ils vont fusionner avec l'FI à quand de là ont-ils dit ça fait 6 ans qu'on gère Lyon et la métropole avec la France insoumise vous avez trouvé qu'il y avait

1:37:27
Intervenant

des trucs affreux qui se sont passés en tout cas pas les Lyonnais pas les Lyonnais monsieur Cotarac pas les Lyonnais j'ai quand même

1:37:33
Présentateur

le droit d'en donner mon avis oui d'accord mais en fait il est très minoritaire à Lyon monsieur Cotarac vous savez que c'est la métropole il est assez minoritaire aussi à la métropole mais je comprends que vous soyez agacés parce que c'est moins que ce que vous auriez espéré parce qu'effectivement le grand périmètre d'Olas entre Wauquiez et le centre vous a y compris pompé pas mal de voix donc en fait la solution pour faire des meilleurs résultats la semaine prochaine c'est de rassembler l'ensemble de la gauche il y a des questions qui se posent sur ces alliances il y a des villes où effectivement vous ne pouvez faire basculer la ville qu'avec une alliance avec le parti socialiste à Toulouse à Limoges avec la France insoumise pardon à Toulouse à Limoges à Avignon Nantes aussi est-ce que Johanna Roland peut conserver Nantes sans accord avec la France insoumise hier Olivier Faure disait pas d'accord national ça exclut pas des accords locaux quelle va être la position du PS Olivier Faure a dit hier soir pas d'accord national et ensuite peut-être que la question se posera dans un certain nombre de villes d'accords locaux moi comme socialiste je défends la position que j'ai toujours défendue je suis hostile à tout accord local avec la France insoumise pour des questions de principe et je pense même que ces accords ne seraient pas des accords gagnants mais ensuite je ne veux pas donner de leçon ville par ville je vous donne ma position de principe elle est claire mais ça veut dire que si par exemple dans ces villes il y a un accord avec PS et LFI vous n'en offusquerez pas il n'y en a pas pour le moment donc ne me demandez pas de faire de la politique fixe à Toulouse par exemple ça ne saurait tarder ne me demandez pas de faire de la politique on verra ça on va aller à Nice justement à Nice retrouver Stéphane Duguay sur la promenade des Anglais à Nice il y avait un duel fratricide entre Eric Ciotti et Christian Estrosi la bataille du second tour est lancée à Nice Stéphane elle sera décisive justement dans ce duel fratricide avec quand même un avantage au candidat UDR RN Oui Eric Ciotti est arrivé en tête avec 43,43% des voix c'est beaucoup loin devant son ancien menteur Christian Estrosi le maire sortant qui est 10 points derrière mais tous les regards maintenant sont tournés vers dimanche parce que tout est encore possible veut-on croire dans le camp Estrosi d'abord parce qu'Eric Ciotti n'a pas beaucoup de réserve de voix sur sa droite ici le candidat reconquête n'a obtenu hier que 1,8% des suffrages et de son côté Christian Estrosi appelle à ce qu'il nomme un rassemblement de la résistance appel aux abstentionnistes mais aussi aux électeurs de gauche sauf que ce deuxième tour à Nice ce ne sera pas un duel mais ce sera bien une triangulaire puisqu'il y a aussi la candidate écologiste PS, PCF et écologiste donc Juliette Chesnel Leroux qui refuse totalement de se retirer des réunions sont prévues de tous les côtés aujourd'hui à gauche pour une éventuelle fusion avec la liste de Mireille Damiano soutenue par LFI qui elle n'a pas réussi à se qualifier pour le second tour réunion aussi du côté de chez Christian Estrosi pour échafauder un plan de bataille d'ici dimanche bataille qui n'est pas celle de Nice a dit le maire sortant hier soir c'est une bataille pour la France si Nice passait sous pavillon UDR-RN ce serait évidemment un symbole très fort puisqu'ici ce sont deux conceptions de la droite qui s'affrontent celle qui a rejoint Emmanuel Macron ça c'est celle de Christian Estrosi et celle d'Éric Ciotti qui a pris la direction de l'extrême droite en faisant alliance avec le parti de Jordan Bardella et de Marine Le Pen merci beaucoup Stéphane cette large avance d'Éric Ciotti est-ce que c'est la validation de sa stratégie est-ce que c'est une très mauvaise nouvelle pour les républicains Olivier Paco

1:41:02
Intervenant

monsieur Estrosi n'est pas LR

1:41:04
Présentateur

non mais bon il est soutenu par les républicains

1:41:08
Intervenant

je pense que Éric Ciotti était le chef de votre parti

1:41:10
Présentateur

il y a encore quelques mois là il arrive en tête devant un candidat LR Macron vous remuez le couteau

1:41:14
Intervenant

dans la plaie vous remuez le couteau dans la plaie c'est un cas particulier Nice parce que cette élection municipale elle est marquée contrairement à ce qu'on annonçait par peu de dégagisme mais là dans le cas de Nice visiblement il y a un vent de volonté de nouveauté qui a soufflé effectivement 12 points et demi de retard ça me semble très compliqué à rattraper ça ne peut se faire qu'avec le soutien de la gauche là qui va se maintenir donc objectivement je ne vois pas comment les choses vont bouger et effectivement là les LR sont dans une situation pas particulièrement brillante oui

1:41:50
Présentateur

vous craignez un front républicain anti-RXOTI anti-RNUDR un prétendument républicain parce que les français ont vu aux élections législatives quels étaient les résultats de ce prétendument front républicain qui visait à asphyxier la démocratie à asphyxier et empêcher l'alternance la réalité c'est que le pouvoir d'achat est en crise la réalité avec ce front républicain c'est qu'on a un record de défaillants entreprises la réalité c'est qu'on a un record de taux de pauvreté de précarité dans le pays un record de déficit et de dettes publiques donc je crois que les français savent ce que c'est que le résultat la réalité c'est que je ne suis pas sûr que Nice soit un cas particulier toutes les personnes qui se sont rapprochées de près ou de loin de la Macronie sont sanctionnées monsieur Estrosi est un candidat horizon proche d'Edouard Philippe proche des macronistes on ne savait pas trop mais aussi un peu sarkoziste il était sanctionné parce que monsieur Ciotti a eu un choix beaucoup plus clair l'alternance autour du Rassemblement National et de l'UDR bon ben il est aujourd'hui poussé par les électeurs monsieur Hollas avait sur le papier quelque chose de bien à faire premier rendez-vous qu'il a pris c'était Gabriel Attal il est sanctionné madame Dati qui se dit être candidate de droite était ministre d'Emmanuel Macron il y a quelques jours donc on voit qu'il y a quand même des faisceaux d'indices communs il y a aussi des macronistes qui sont en bonne position à Nevers à Annecy à Bordeaux c'est pas encore plié non plus le principe des élections municipales c'est que vous avez toujours des contre-exemples mais là sur les grandes villes en tout cas parce que Nice c'est je crois la quatrième ville de France si vous me corrigerez on a quand même des faisceaux d'indices qui prouvent que le macronisme est très largement sanctionné dans notre pays aux élections municipales Que doit faire la gauche à Nice là aussi c'est un cas assez concret Rémi Ferro Éric Ciotti Christian Estrosi est-ce que la gauche et les écologistes je vous pose la même question à tous les deux puisque c'est une candidate d'union parti socialiste écologiste est-ce qu'il faut se retirer ou pas ?

Je crois qu'elle a annoncé qu'elle se maintenait il faut que la gauche soit représentée à Nice c'est la cinquième ville de France Quitte à ce qu'Éric Ciotti gagne ?

Quitte à ce que Christian Estrosi perde parce que c'est cela la question qui se pose moi je ne souhaite évidemment en rien qu'Éric Ciotti devienne maire de Nice mais là la situation elle est locale et je pense qu'il faut que la gauche existe à Nice également David Cormand Le problème c'est que là à Nice il y a un microclimat quand même qui ne donne pas envie entre Ciotti quand même et Estrosi qui n'en finit pas avec ses affaires diverses et variées donc moi je me mets à la place des copines et des copains sur place qui militent dans cette ville dans ce département qui est quand même complètement qui a largué les amarres qui est complètement sur le truc droite extrême ou extrême droite et donc c'est compliqué après mon avis personnel c'est que malgré tout ça il y a l'extrême droite et moi je crois au Front Républicain je crois à la République et je sais dans notre pays qui sont ceux qui l'ont appelé à sa naissance la gueuse et ces groupes politiques d'extrême droite qui haïssent fondamentalement la République aujourd'hui ils peuvent reprendre le pouvoir et donc il faut leur faire obstacle il faut leur faire obstacle parfois sauver la République c'est pas forcément une proposition offensive mais c'est sauver l'essentiel de ce qu'est notre pays et donc voilà alors Nice n'est pas la France mais une fusion républicaine même si elle est compliquée aurait pu être une solution après je pense vraiment que c'est trop compliqué y compris parce que Christian Estrosi voilà c'est quand même c'est quand même too much qu'est-ce que vous voulez je vous dis Allez Autreville qui était scrutée hier et c'est l'une des grosses surprises de la soirée on en a un peu parlé c'est Lyon Lyon on vous retrouve Stéphanie Despierre énorme surprise à Lyon Jean-Michel Aulas a été donné avec beaucoup d'avance dans les sondages jusqu'à il y a encore quelques jours et finalement il n'en est rien

1:45:31
Intervenant

et oui le maire écologiste a déjoué à tous les pronostics Grégory Doucet est tout juste devant Jean-Michel Aulas un peu plus de 1000 voix séparent les deux adversaires alors que la participation a été très forte 10 points de plus qu'en 2014 l'ex-patron de l'Olympique Lyonnais a reconnu qu'il avait perdu le match allé mais il y croit encore pour le match retour pourtant il n'a pas beaucoup de réserve de voix il a déjà rassemblé derrière lui la droite et les centristes derrière sa candidature avant le premier tour il a fermé la porte hier soir à une alliance avec l'extrême droite avec la liste RN-UDR qui a fait 7% des voix son principal argument dans ce second tour ce sera donc de dénoncer ce sont ses mots l'alliance de la honte entre Grégory Doucet et Jean-Luc Mélenchon alliance pour l'instant encore théorique la France insoumise arrivée troisième avec 10,4% des voix peut se maintenir mais elle a proposé une fusion aux écologistes pour garder Lyon à gauche le maire sortant n'a pas dit oui avant le premier tour il n'avait pas fermé la porte totalement aux insoumis alors Grégory Doucet parviendra-t-il à jouer les prolongations à la tête de la capitale des Gaules le suspense reste entier le prochain gros rendez-vous pour les candidats c'est mercredi soir un débat est prévu chez nos confrères de France 3

1:46:46
Présentateur

merci beaucoup Stéphanie c'était la divine surprise pour les écologistes hier soir à Lyon David Cormand en fait on peut le présenter comme ça la réalité c'est que ça fait des mois qu'on nous explique sur tous les tons que les écolos vont se prendre des tôles partout que plus personne ne peut les supporter que c'est vélo c'est incroyable qu'il faut faire des tunnels pour les voitures c'est ça que les gens veulent bon visiblement c'est un peu plus compliqué que ça non seulement Grégory Doucet crée une surprise et une remonte à la monsieur Ola s'appréciera la référence assez historique donc ça c'est formidable ça fait toujours plaisir mais surtout c'est le total gauche à Lyon sur lequel j'attire votre attention qui augmente de 5 points en 6 ans c'est à dire que non seulement il n'y a pas de rejet de l'écologie il n'y a pas de rejet de la gauche et les Lyonnais ont adressé un très clair message à une alliance de toutes les droites de Wauquiez à Attal enfin en principe qui pleuve qui vente qui neige le père Ola s'il devait faire 40-42% et il a en plus siphonné l'extrême droite et je pense que les Lyonnais ont adressé aussi un message de l'extrême droite à Lyon où il y a eu ce qui s'est passé avec Quentin Derang et les Lyonnaises et les Lyonnais ils savent où est le danger et la violence à Lyon comme ailleurs et là aussi ils ont adressé un message y compris électoral qui de mon point de vue me paraît très satisfaisant André Cotarac vous êtes conseiller régional de Vendronalp je le rappelle oui je trouve la réflexion de M.

Cormand assez désobligeante il nous parle vous allez vous en remettre M. Cotarac je pense que je vais m'en remettre vous voyez on est c'est 8h et quelques du matin vous avez commencé par dire l'extrême droite vous êtes arrogant vous êtes d'extrême droite M. Cotarac vous étiez à l'extrême gauche après l'extrême droite M. Cormand ne soyez pas désobligeants vous savez moi je vous respecte je ne vous ai pas coupé la parole j'aurais pu vous dire d'apprendre la géographie pour savoir placer l'Iran puisque vous avez voté d'innombrables résolutions j'aurais pu demander à M.

Jadot de savoir que la Bulgarie c'est membre de l'Union Européenne mais je ne le fais pas on va revenir surtout au cœur du débat des municipales sur Lyon vous savez qu'à Lyon et d'ailleurs sur tous les plateaux de télé on oublie une chose assez importante c'est qu'on a une métropole de Lyon qui n'est pas une intercommunalité qui est une collectivité territoriale à part entière donc les Lyonnais ont voté trois fois les grands Lyonnais et là le RN fait un score à deux chiffres parce qu'il y a beaucoup de questions qui vont se poser au niveau de la métropole de Lyon je sais qu'à Paris on voit un peu mal on arrive mal à cerner cette collectivité territoriale à statut particulier il n'en reste pas moins que le RN fait un score à deux chiffres Jean-Michel Ola ça arrive en temps l'analysé par ailleurs M.

Cormand parle d'alliances énormes de Wauquiez les droites extrêmes etc pardon mais si M. Wauquiez a été réélu dans son fièvre de Haute-Loire c'est parce que la candidate écologiste s'est retirée au profit de M. Wauquiez contre le RN donc si vous voulez les alliances non mais d'accord Front républicain donc vous voyez M. Cormand vous voyez M. Cormand l'alliance vous voyez M. Cormand l'alliance avec Laurent Wauquiez vous n'en avez pas une au Rassemblement national par contre vous vous en comptez puisque vous avez fait en sorte qu'il soit réélu le problème c'est que ce Front prétendument républicain qui est un Front du déni c'est pas un programme M.

Cormand vous voyez bien avec l'honnêteté avec laquelle vous critiquez Wauquiez et vous avez raison vous n'êtes pas d'accord avec M. Wauquiez c'est un fait il n'en reste pas moins que vous avez réélu M. Wauquiez si M. Wauquiez aujourd'hui a une place importante à l'Assemblée nationale auprès des LR à la région de Bernard-Nord c'est grâce au parti de Mme Sandrine Rousseau et de M.

Cormand donc vous voyez le Front républicain ce n'est pas un projet alors que les Français ils souffrent ils souffrent Allez on termine notre tour des villes avec la presse régionale on va dans deux villes actuellement dirigées par les écologistes on commence par Strasbourg bonjour Frédéric Vézard rédacteur en chef des dernières nouvelles d'Alsace et de l'Alsace ville dirigée par les écologistes mais à Strasbourg ils sont en difficulté la mer sortante n'arrive que troisième Oui Jeanne Barséguet n'a reculé que 19,72% des voix elle a perdu quasiment un tiers de son électorat par rapport à 2020 et l'essentiel de la contestation de ce report de voix

1:50:31
Intervenant

s'est fait vers la France insoumise on a une situation très particulière à Strasbourg parce qu'on va avoir trois candidats de gauche au second tour alors sauf s'il y a alliance entre Jeanne Barséguet

1:50:42
Présentateur

et le candidat de la France insoumise et donc une situation qui est assez inédite en fait et je pense assez complexe même à l'échelle nationale parce que l'alliance

1:50:53
Intervenant

entre les écologistes et les filles ici n'a rien d'évident la campagne a été assez dure ils ont des points de divergence donc on va voir ce qui va se passer mais dans tous les cas je pense qu'on s'achemine vers un second tour qui sera très très très disputé

1:51:06
Présentateur

Il va y avoir des alliances et lesquelles Frédéric ?

1:51:10
Intervenant

L'alliance possible et ce qui est clair c'est qu'aujourd'hui Madame Barséguet si elle veut être élue doit passer un accord avec la France insoumise

1:51:18
Présentateur

et donc doit se soumettre à un certain nombre je pense de conditions il faut savoir que Madame Barséguet a une alliance à faire rassemblement

1:51:27
Intervenant

avec également avec certaines branches du parti socialiste ou proches du parti socialiste notamment place publique qui s'est dit hostile à toute alliance avec LFI et donc il va falloir qu'elle choisisse voilà il va falloir qu'elle choisisse

1:51:40
Présentateur

et on a Catherine Trottmann qui représente un socialisme géré municipal historique qui est en position un petit peu en position de force et puis le candidat de droite qui réalise un bon score Jean-Philippe Véter LR qui est au-dessus de ce que prédisaient les sondages voilà donc on a à l'arrivée trois blocs à peu près à 30% et avec une seule certitude

1:52:05
Intervenant

c'est que si Madame Barséguet ne fait pas alliance avec LFI elle n'a aucune chance de conserver la mairie de Strasbourg

1:52:11
Présentateur

Merci beaucoup Frédéric Vézard rédacteur en chef des dernières nouvelles d'Alsace et de l'Alsace Autre ville écologiste Poitiers-Tours on va en parler avec vous Luc Bouriane directeur de la rédaction de la Nouvelle République avant de faire un point sur ces deux villes un mot sur Châtellerault là c'est le Rassemblement National qui est en tête

1:52:29
Intervenant

Oui absolument Riane alors si dans les grandes villes du centre-ouest que sont Blois-Hautour par exemple le Rassemblement National sera certes au second tour mais sans capacité de peser la surprise est venue de Châtellerault où le Rassemblement National arrive en tête en profitant il faut le dire de l'éclatement à Châtellerault de la majorité sortante qui est éclatée en trois listes globalement

1:52:50
Présentateur

sur notre zone de diffusion dans les cinq départements de la Nouvelle République le Rassemblement National fait de meilleurs scores dans les campagnes par exemple en Sologne ou dans le sud Indre avec des listes

1:52:57
Intervenant

plus ou moins clairement soutenues par le RN mais c'est là

1:53:01
Présentateur

qu'il le performe plus que dans les villes Alors on revient à Poitiers et à Tours Luc on le disait deux villes dirigées actuellement par les écologistes comment ça s'est passé ?

1:53:13
Intervenant

L'otage plus favorable à Tours pour le maire écologiste Emmanuel Denis qu'à Poitiers pour la maire sortante Léonore Monconduit à Tours d'abord Emmanuel Denis arrive vire en tête avec plus de dix points d'avance sur le candidat investi par LR et Renaissance l'ancien maire

1:53:29
Présentateur

Christophe Boucher mais signe d'une certaine fébrilité sûrement Emmanuel Denis n'a pas dit un mot hier soir il était sûrement beaucoup trop occupé à discuter d'une fusion

1:53:41
Intervenant

avec la liste insoumise en capacité de se maintenir au second tour la liste de conduite par Marie Quinton reste à savoir si ce rapprochement très probable n'indisposera pas trop les alliés socialistes d'Emmanuel Denis qui étaient avec lui dès le premier tour et quant à Poitiers cela s'annonce particulièrement complexe pour Léonore Monconduit pas moins de 6 listes 6 listes sont en capacité de se maintenir à Poitiers au second tour et pour la maire écologiste il y aura peut-être un choix à faire entre s'allier avec la liste insoumise ou avec celle conduite par François Lanchard socialiste car à Poitiers vous le voyez Aurélien l'offre était particulièrement éclatée au premier tour à gauche et dès hier soir les appels au ralliement se sont multipliés parfois de manière d'ailleurs assez contradictoire à Poitiers la nuit a été courte et la journée s'annonce particulièrement longue

1:54:30
Présentateur

Merci beaucoup Luc et j'imagine que dans beaucoup de villes la nuit a été courte la journée s'annonce longue on le rappelle c'est jusqu'à demain 18h que peuvent se faire les tractations tractations locales mais qui vont dire beaucoup aux nationales je vais vous poser la question à tous les quatre ça va dire beaucoup pour ces municipales ça va dire beaucoup aussi pour la présidentielle il y a des choses qui se jouent à gauche ça peut acter la rupture entre la France insoumise le PS avec les écologistes David Cormand on a l'impression qu'ils sont un peu entre les deux Non mais ça c'est ce qu'on nous dit tout le temps le problème c'est que moi je ne crois pas aux gauches irréconciliables et d'ailleurs le résultat de ces municipales nous le disent ces élections municipales elles disent une autre chose très claire c'est que s'il y a une gauche éclatée elle n'a aucune absolument aucune perspective de victoire la ligne entre guillemets de la clarté sans les méchants insoumis ou quoi on voit que ça marche parfois mais pas partout en tout cas ça frappe pas la majorité dans la France et l'intransitance de Mélenchon suivez mon panache rouge et regardez ma radicalité la mer va s'ouvrir ils font des bons scores mais en fait ça ne gagne pas non plus et donc pardon de répéter inlassablement la même chose c'est qu'il y a un chemin pour la victoire de la gauche dans notre pays mais elle impose oui de la clarté mais aussi l'unité et au municipal dimanche prochain il y a deux solutions soit il y a une union de la gauche la plus large possible et ça sera une victoire de la gauche au municipal soit il n'y a pas cette union et ça sera une défaite de la gauche au municipal pour la France ça sera pareil Rémi Féraud qu'est-ce que vous répondez à David Cormand et alors on n'est plus dans la politique fiction à Toulouse le parti socialiste et la France insoumise annoncent une liste commune pour le second tour comment vous réagissez c'est passé de feu Rémi Féraud les élections municipales c'est municipal il y a des situations différentes moi je suis hostile aux accords avec la France insoumise c'est un principe un principe de clarté une question de valeur ensuite vous êtes opposé au choix de François Briançon le candidat socialiste à Toulouse il n'aurait pas dû s'allier avec la France ensuite il y a des situations locales chacun prend ses responsabilités sont les municipales c'est aussi des questions de projet de situation locale de personnalité donc ne transformons pas des élections municipales en des élections législatives on parlait de Poitiers on parlait de Tours on parlait de Strasbourg on voit bien des situations extrêmement différentes moi je me félicite qu'à Paris la gauche soit en dynamique et n'ait aucun besoin ni aucune envie de faire des alliances qui brisent cette clarté sur les valeurs et sur le projet même question pour vous deux Olivier Paco Andrea Cotarac hier Brune Retailleau a été très clair je n'ai qu'une seule consigne c'est pas une voix à la France insoumise Jordan Bardella il en appelle à la droite sincère est-ce qu'il peut avoir il y avoir des accords des alliances entre vos deux formations

1:57:11
Intervenant

alors très clairement ce que vous nous avez annoncé sur Toulouse moi ça me je cherche le verbe mais enfin je suis consterné et je pense que Rémi Ferraud aussi pas une voix pour LFI LFI n'est pas dans le champ républicain et donc pour les LR c'est très clair nous ne ferons pas aussi par ailleurs d'alliance avec le RN parce que ce serait renier une partie et de nos valeurs et de notre programme économique le RN étant je vous le rappelle économiquement plus proche de Rémi Ferraud que de moi

1:57:45
Présentateur

André Akotarac Jordan Bardella il a dit qu'il prend la main à la droite sincère ça veut dire quoi vous espérez des alliances avec les républicains nous on est assez clair partout on peut l'emporter et éviter la gauche on tendra la main aux autres qui ne souhaitent pas la gauche par ailleurs je constate qu'à gauche vous mettez deux élus de gauche sur un plateau et il y a cinq courants politiques merci beaucoup merci à tous les quatre d'avoir été avec nous merci à tous de nous avoir suivis à 18h suite de nos éditions spéciales consacrées à ces résultats des municipales et puis nous on se retrouve demain pour la suite de cet entre deux tours très bonne journée à demain public sénat public sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé bonjour chez vous retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme public sénat pour la suite

1:58:43
Locuteur

pour la suite d'avoir regardé cette vidéo

Bonjour chez vous ! du 14 mars 2026 · Pourquijevote