Arnaud Bazin interpelle le gvt sur la fuite en avant de nos finances publiques.
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
c'était juré le quoi qu'il en coûte c'est fini pour la loi de finances 2023 le mantra avait un peu changé c'était chaque euro compte et en même temps depuis quelques semaines le président de la République et le gouvernement rivalisent d'annonce de dépenses nouvelles supplémentaires par centaines de millions voire par milliard d'euros 2 milliards d'euros pour le plan vélo 2 milliards d'euros de baisse pour l'impôt des classes moyennes un milliard d'euros pour les lycées professionnels cela peut représenter 18 milliards d'euros en cumulé d'ici la fin du quinquennat dans le même temps les intérêts de la dette cette année vont augmenter de 12 milliards d'euros bientôt le service de la dette sera le premier budget de l'État et l'impôt sur le revenu des Français ni suffira même plus dans le même temps les prévisions économiques du gouvernement nous les avions jugés optimistes en examinant la loi de finances 1% de croissance ce n'est pas ce que nous observerons le FMI avait dit 06 %, c'est sensiblement ce qui se confirme dans les premiers chiffres que nous avons alors dans ce contexte incertain pour ne pas dire inquiétant des finances publiques quand cette baisse d'impôts en faveur des classes moyennes pourra-t-elle avoir lieu pour vos réponses la parole est au ministre délégué en charge des comptes publics monsieur Attal merci monsieur le Président Mesdames et Messieurs les Sénateurs monsieur le sénateur basant vous abordez des sujets que nous avons longuement évoqué ici même lors du débat d'orientation des finances publiques il y a quelques jours au cours d'une soirée avec le rapporteur général Husson le président rénal est beaucoup d'entre vous d'abord l'annonce du président de la République sur la baisse d'impôt pour les classements moyennes je veux rappeler qu'elle s'inscrit dans une politique résolue de renforcement du pouvoir d'achat des Français qui travaillent qui nous a amenés à la suppression compensée de la taxe d'habitation à la redevance télé qui a été supprimée à la baisse de l'impôt sur le revenu pour les deux premières tranches à la défiscalisation des heures supplémentaires et à l'indexation du barème de l'impôt sur le revenu sur l'inflation cette politique elle a un sens c'est redonné de l'oxygène à tous ces Français qui se lèvent le matin qui travaillent et qui ont parfois le sentiment qu'il finance avec leurs impôts un modèle qui permet à certains de ne pas travailler ou des services publics qui se dégradent ce qui nécessite pour nous évidemment de leur redonner du pouvoir d'achat et d'agir pour la qualité de la dépense publique pourquoi est-ce que cette politique et n'est pas contradictoire avec le rétablissement des finances publiques parce que quand vous prenez des décisions de diminution de fiscalité qui ont un impact positif sur l'activité économique dans notre pays vous avez des recettes supplémentaires on a passé l'impôt sur les sociétés de 33% à 25 %. on collecte plus d'impôts sur les sociétés depuis que le taux est à 25% qu'à l'époque où il était à 33% les décisions qui permettent de renforcer l'emploi dans notre pays de rendre plus attractif l'emploi et l'activité économique sont aussi bonnes pour les finances publiques pour le reste j'ai annoncé et j'ai présenté lors du débat d'orientation des finances publiques la trajectoire budgétaire pour les cinq années à venir issus du programme de stabilité nous allons ramener notre déficit à 2,7% en 2027 nous avons tenu ces dernières années tous les objectifs de déficit que nous avions fixés il a diminué chaque année et s'agissant du cadrage macroéconomique et des doutes sur les prévisions de croissance je veux rappeler qu'ici même il y a un an j'entends des certains douter d'une croissance à 2,5% en 2022 nous l'avons dépassé et qu'à l'automne dernier certains remettaient en cause le fait que nous aurions une croissance positive en 2023 et que les prévisionnistes sont en train progressivement de s'aligner sur notre prévision à 1% de croissance pour cette année 2023 le FMI que vous avez évoqué est à 0,8 l'eau CDE est à 0,7 et donc oui nous avons une économie qui résiste parce que nous avons des entreprises qui embauchent et qui investissent c'est bon pour le pays c'est bon pour l'emploi et c'est même bon pour les finances publiques je vous remercie merci monsieur le président monsieur le ministre le président de la République lui-même a précisé que cette baisse d'impôt sur les classes moyennes serait effective quand la trajectoire des finances publiques le permettra à travers les documents budgétaires que vous avez rappelé par être raisonnable disons moins des raisonnable d'envisager cette baisse à l'échéance du présent du précédent quinquennat en conséquence les Français auront bien compris que la situation des classes moyennes s'améliorera quand Emmanuel Macron ne sera plus président de la République la parole est à notre collègue marie-arlett car le TI pour le groupe socialiste écologiste
Arnaud Bazin