« C’est désormais à la gauche de gouverner. Nous ne nous déroberons pas ! »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Madame la présidente, monsieur le premier ministre, mes chers collègues, nous sommes convoqués ici un rendez-vous que nous n'avons ni souhaité ni organisé. Nous n'ions rien de la gravité de la situation financière, économique, sociale et politique dans laquelle notre pays se trouve, ni du tragique de l'époque qui menace en toute chose et à chaque instant d'ébranler le monde tel que nous l'avons connu. Mais il n'est qu'un responsable à la crise, à la débacle. au désordre de notre pays, le président de la République qui a avec lui ses épigones aveugles dont vous êtes, monsieur le premier ministre le premier apôtre, un président battu dont la politique disqualifiée dans les urnes, nous a conduit dans la passe dans laquelle nous sommes.
La responsabilité politique, c'est l'obligation morale et publique des dirigeants de rendre les comptes sur leurs actes. Vous aimez la vérité ? La voici.
Emmanuel Macron a cessé d'abîmer le pays, d'apauvrir les pauvres, d'enrichir les riches, de tourner le dos à l'avenir qui n'est plus que la somme de ces petites lâchetés, de ces grands renoncements sacrifiant, l'école, l'hôpital, l'écologie, notre souveraineté. Vous nous demandez de partager avec vous le constat de la situation financière du pays. Je vous confirme le bilan accablant du macronisme en la matière.
En 2017, le déficit était en dessous des 3 %. Il est à plus de 5,2 % aujourd'hui. La protection sociale est était excédentaire.
La voici déficitaire et la dette augmenté de 1000 milliards. Est curieusement faite 40 ans à dénoncer la dette et à peine 8 ans à la creuser comme jamais. Monsieur le premier ministre, vous ne ferez pas aujourd'hui de votre défaite une victoire, de l'absurde un hait, du vide, du vide politique, l'étof d'indestin.
Non, ce vote auquel vous soumittez n'est pas un acte de courage, c'est une dérobade. Que dis-je ? C'est une pantanolade.
Face à l'adversité, vous vous résignez. Face à la difficulté, vous reculez. Face à la responsabilité aujourd'hui vous vous effacez dans le grand silence de l'été nous pensions que vous prépariez le budget en réalité vous prépariez votre sortie derrière votre geste politique solitaire et désinvoltes votre faux sacrifice en dissimule un vrai celui des millions de français de l'hexagon des outres mères ces précaires, ces mères seules ces travailleurs qui ne vivent plus de leur travail toutes celles et tous ceux pour qui la vie est déjà dure. sur leur dos déjà courbé hlas que vous voudriez écrire votre légende celle d'un futur roi qui aurait raison contre tous et pour qui la fin personnelle justifie les moyens publics et politiques.
Et cela, monsieur le premier ministre n'est pas qu'une erreur funeste, c'est une faute morale. [Applaudissements] La politique gouvernementale peut à chaque instant tendre à la consolidation des privilèges ou au contraire à l'extension des démocraties. Elle peut-être résignée à l'injustice ou animée d'une volonté irréductible de progrès.
Un homme d'État se juge et se mesure à ce qu'il a voulu et pu faire à cet égard à l'influence qu'il a exercé sur les réalités aux effets concrets de son œuvre. Alors non, monsieur le premier ministre, vous n'êtes décidément pas Pierre Mind France. Ce sont cela les mots.
Et après demain, le 10 septembre, direz-vous comme Louis Funess dans la folie des grandeurs en aant la colur la colère des Français, il m'acclame, vous voulez poursuivre dans l'érance et dans l'erreur. Car de quoi votre plan est-il le nom ? celui de la souffrance humaine, celui de l'injustice sociale, de de l'inifficacité économique.
C'est l'écroisement d'une croissance parmi les plus faibles d'Europe. C'est la restriction d'un pouvoir d'achat déjà à ton C'est l'augmentation promise du chômage. C'est l'abandon de l'impératif écologique.
C'est l'étranglement des services publics. C'est ajouté de la crise à la crise. Il ne suffit pas d'être centristal. triste destin que celui que vous promettez à notre pays.
Madame la présidente, mes chers collègues, nous députés socialistes et apparentés avons ces derniers mois exercé l'opposition comme on exerce le pouvoir en responsabilité, en prenant des risques, en nous opposant chaque fois qu'il en allit des principes, chaque fois que se dessinait sous nos yeux l'union des droites, en faisant des choix parfois compliqués, en refusant de tenir a priori le compromis pour la part maudite de la politique, en ne perdant jamais de vue, surtout les raisons de se battre ni les hommes et les femmes pour lesquelles nous nous battons ici. Monsieur le Premier ministre, vous n'avez pas été au rendez-vous. Nous n'avons eu que des involtures, manœuvre dilatoire, frus promesse et vraie tarrahison.
Nous sommes au regret de ne pas pouvoir vous faire confiance. En votant aujourd'hui contre la confiance, les socialistes prennent la responsabilité d'affrimer qu'ils sont prêts avec la gauche chez les écologistes à gouverner et à rechercher dans un même élan la stabilité politique et la justice fiscale, sociale, territoriale. Nos choix ne sont pas les vôtres, mais ils sont ceux les Français. pas le travail, le capital, pas les jours fériers, les héritiers, pas le ruissellement, la redistribution, pas les PME, les multinationales, pas la récession, la relance.
Nous proposons un autre chemin, celui des peuples qui refusent la résignation et regarde plus loin que leur chaîne. Aux Français les plus modestes, lass du sacrifice sans horizon, nous disons le droit de vivre de leur travail. La baisse de la CSG que nous voulons, c'est 900 € de plus par an pour un salarié SMIC, 1500 € pour un couple gagnant 1920 € chaque mois aux richettes insolentes, aux fortunes doublées en 10 ans, aux grandes entreprises qui paient moins que les PME et profitent davantage, nous disons le temps du patriotisme économique et de la justice fiscale est venue.
à la France, patrie du courage heureux qui doute de son destin, nous disons l'élan plutôt que le déclin. Un plan de relance réveillera nos territoires, réanimera nos usines, soutiendra l'hôpital, les écoles, préparera l'avenir. À l'histoire enfin qui nous regarde, nous disons "Oui, nous réduions les déficits et la dette mais sans écraser les existences.
Ce n'est pas la vie qu'il faut taxer, c'est l'injustice qu'il faut abolir. Ce soir, nous ne passerons pas sous la tutelle du FMI. Les cartes vitales ne cesseront pas de fonctionner et la politique ne sera pas projetée hors de son orbite.
C'est un nouvel horizon qui s'ouvre pour la gauche et pour le pays. À ceux qui nous font reproche de vouloir exercer le pouvoir et pensent que gouverner c'est trahir. Je réponds exercer les responsabilités.
C'est être fidèle au contrat qui nous lit, aux électeurs qui espèrent de la gauche un changement dans leur vie, aux classes populaires qui ont conscience de leurs intérêts, qui ne peuvent se payer le luxe d'attendre l'hypothétique délivrance d'une nouvelle élection, qui préfèrent l'action même imparfaite au verbe s'il est impuissant et qui savent qu'un pas en avant vaut plus que 1000 programmes. À ceux qui nous disent, il n'y a pas de majorité, je dis qu'il en existe une dans le pays. la majorité des vies difficiles, la majorité absolue des Français qui disent leur colère et leur refus d'une politique qui depuis 8 ans ne se préoccupe pas d'eux.
Je dis qu'il en existe ici la majorité des députés élus dans les langues de fronts républicain tenus à une seule exigence et une seule promesse, ne rien céder à l'extrême droite. Député du socle commun, je m'adresse à vous. Si vous aimez la République, demeurez fidèle à ce serment.
Si vous aimez la France, entendez le pays qui souffre. Si vous aimez la démocratie, acceptez le désir de changement des Français. Oui, c'est désormais à la gauche arrivé en tête de gouverner.
À celles et à ceux qui veulent assumer leur responsabilité de prendre l'initiative. Et comme socialiste, nous ne nous déroberons pas. Nous n'avons qu'une existence servir avec une autre politique mais aussi une autre méthode.
Voilà pourquoi nous dirons que c'est au Parlement ici sur la base de nos propositions sans recours au 493 que nous chercherons des majorités autour de quelques priorités qui répondent à l'urgence des Français et aux attentes du pays jusqu'à la grande explication jusqu'au grand rendez-vous démocratique de 2017. Négocier. Ce n'est pas ce n'est pas capituler ni renonce à ses espérances.
Ce n'est pas nier le disensus, solder le désaccord. Vous fabriquez des majorités artificielles. Vous êtes la droite, nous sommes la gauche.
Mais c'est un acte de confiance dans la démocratie parlementaire et dans les forces républicaines qui peuplent notre assemblée et qui peuvent se retrouver dès demain. Mes chers collègues, Victor Hugo nous avertissait ici il y a 175 ans parce qu'il a haïsait la catastrophe et désestait les écroulements. Un homme assez insensé pour dire "L'humanité ne marche pas.
Dieu répond par la terre qui tremble aujourd'hui aux hommes assez insensi pour espérer des artisans du naufrage, les moyens de s'en sortir. Le pays répond par un cri. Ce cri qui monte, il faut l'entendre aujourd'hui.
Il est encore celui de l'espoir. Ne le décevons pas. De là où il est, il est temps au président de la République de faire son devoir plutôt que de céder à son bon plaisir.
Nous sommes prêts qu'il viennent nous chercher. Je vous remercie, monsieur le président Vallot. [Applaudissements]
Boris Vallaud