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InterviewLCP — La Politique et moi (sur Podcast)· 9 décembre 2024 13 minContradictoirePortrait personnelÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Jean-Paul Mattei, le Modem qui tend la main à la gauche

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:31RelanceRéponse directe

    On attend d'un président de groupe qu'il fasse régner l'ordre, sauf que vous, vous avez mené la fronde contre le gouvernement sur la fiscalité.

  • 1:38RelanceRéponse partielle

    Est-ce que vous êtes vraiment dans votre rôle de président de groupe de la majorité quand vous faites cela ?

  • 2:34RelanceRéponse partielle

    Certains responsables de la majorité vous considèrent comme un enquiquineur, voire un dangereux gauchiste. Vous comprenez ?

  • 3:20OuverteRéponse directe

    Vous avez porté des mesures plébiscitées par la gauche sur la fiscalité. Est-ce que vous en êtes conscient ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    Vous avez travaillé avec des députés de gauche sur des compromis fiscaux. Est-ce que l'opposition frontale est du spectacle ?

  • 5:57OuverteRéponse directe

    Vous expliquez être arrivé à ce poste un peu par hasard. C'est possible en politique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:41PrésentateurFait
    « Vous avez mené la fronde contre le gouvernement avec un amendement pour taxer les super dividendes des grandes entreprises. »
  • 1:18InvitéChiffre
    « Résultat du scrutin, pour 227, contre 88, l'Assemblée nationale a adopté. »
  • 1:45Invité politiqueFait
    « En tout cas, j'ai une forte conviction sur cette mesure, qui est un signe, comme je l'ai dit dans l'hémicycle, il ne s'agissait pas d'un grand soir fiscal, mais simplement d'une mesure qui, pour moi, était de bon sens. »
  • 2:48Invité politiqueFait
    « Non, mais moi, je suis un profond libéral et je pense qu'il peut y avoir des mesures de justice fiscale qui accompagnent. »
  • 4:53Invité politiqueFait
    « Moi, je pense qu'on peut trouver avec certains membres de LFI des points d'atterrissage sur certains sujets. »
  • 6:02Invité politiqueFait
    « Alors, je ne m'étais pas préparé à être président de groupe. »
  • 7:04Invité politiqueFait
    « C'est un poste politique, mais il n'est pas fait pour voir moi. »
  • 7:36Invité politiqueFait
    « Oui. Moi, j'adore le compromis. Je pense que... »
  • 8:21Invité politiqueFait
    « Ma mère, qui n'est plus de ce monde, m'avait reproché un peu d'être très engagé, effectivement, à l'époque. »
  • 9:00Invité politiqueFait
    « Génération sociale et libérale, c'est tout à fait dans la ligne de ce que je pense. »
  • 10:49Invité politiqueFait
    « François Bayrou m'appelle rarement pour me dire, il faut faire si simple. »
  • 12:14Invité politiqueFait
    « Écoutez, je pense qu'il y a un respect mutuel. »

Temps de parole

  • Jean-Paul Mattei60 %
  • Présentateur36 %

0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Il partage avec François Bayrou un attachement pour le même territoire et une amitié de plus de 40 ans. Mon invité a été un peu macroniste avant l'heure, centriste dans l'âme. Il préside le groupe Modem à l'Assemblée avec un style unique, parfois déroutant. Bonjour Jean-Paul Matéi. Bonjour. Alors, en général, on attend d'un président de groupe qui fasse un peu régner l'ordre dans ses rangs. Sauf qu'avec vous, président du groupe Modem, c'est parfois l'inverse qui se produit, notamment pendant le débat budgétaire 2022. Vous avez mené la fronde contre le gouvernement avec un amendement pour taxer les super dividendes des grandes entreprises.

On va réentendre ceux qui ont pris la parole dans l'hémicycle pour vous soutenir, parce que c'est assez étonnant.

0:54
Invité

On va voter l'amendement de notre collègue, parce qu'il prend le pognon là où il faut le prendre pour le donner là où on a besoin. Je crois que c'est une mesure de bon sens et qui devrait rassembler extrêmement largement sur ces bancs. Donc oui, nous votons ce dispositif. C'est un amendement très raisonnable, très constructif, qui, à mon avis, peut rassembler tout le monde pour avancer sur un sujet qui fera du bien à la démocratie et à la justice fiscale. Résultat du scrutin, pour 227, contre 88, l'Assemblée nationale a adopté.

1:28
Présentateur

Alors, on vient d'entendre dans l'ordre Sébastien Jumel pour le Parti communiste, Manuel Bompard pour la France insoumise et Jean-Philippe Tanguy pour le Rassemblement national. Tous ont voté votre amendement contre l'avis du gouvernement. Est-ce que vous êtes vraiment dans votre rôle de président de groupe de la majorité quand vous faites cela ?

1:44
Jean-Paul Mattei

Est-ce que je suis dans mon rôle de président de groupe ? En tout cas, j'ai une forte conviction sur cette mesure, qui est un signe, comme je l'ai dit dans l'hémicycle, il ne s'agissait pas d'un grand soir fiscal, mais simplement d'une mesure qui, pour moi, était de bon sens. Alors, effectivement, je n'ai peut-être pas pris conscience de mon rôle de président de groupe à ce moment-là, mais je pense que mon groupe était totalement derrière. D'ailleurs, ils ont tous voté l'amendement. Vous n'avez peut-être pas pris conscience, c'est-à-dire qu'il y a peut-être un médecin ou pas... Non, je ne cherchais pas un coup politique. Pour moi, il était important d'envoyer un petit signe.

La société était un peu crispée et je trouvais qu'il allait dans le bon sens. D'ailleurs, l'ensemble des intervenants le soulignent. Je n'ai pas cherché à faire un coup. J'ai simplement voulu que l'on vote une mesure, pour moi, de bon sens.

2:34
Présentateur

– Vous comprenez que certains responsables de la majorité vous considèrent un peu comme un enquiquineur, et je reste poli, voire comme un dangereux gauchiste, parce que vous en avez fait d'autres, des coups un peu comme ça, sur la thématique de la fiscalité, qui est vraiment votre domaine de prédilection.

2:48
Jean-Paul Mattei

– Non, mais moi, je suis un profond libéral et je pense qu'il peut y avoir des mesures de justice fiscale qui accompagnent. Est-ce que c'est de gauche ? Est-ce que c'est de droite ? Non, c'était des mesures de bon sens. J'envoyais un signe. Et encore une fois, je ne cherchais pas à jouer les francs-tireurs ou les frondeurs, mais simplement à porter ma pierre au débat budgétaire. Et je pense que le budgétaire a besoin de respirer et d'envoyer quelques signes, notamment aux gens qui galèrent un peu.

3:17
Présentateur

– Alors, il y a eu les super dividendes, mais il y a aussi eu les rachats d'actions par les grosses entreprises, ou encore la niche fiscale d'Airbnb. Sur tous ces sujets de fiscalité, vous avez porté des mesures qui sont plébiscitées par la gauche. Est-ce que vous êtes au courant des surnoms que vous ont donnés les différents députés de gauche ?

3:30
Jean-Paul Mattei

– J'en ai entendu quelques-uns. – Par exemple ? – Je crois qu'on m'a traité de camarade Matéi. – Tout à fait. – Je crois que c'est Jumel qui m'a traité de camarade. – C'est Sébastien Jumel. – Notaire révolutionnaire ? – Notaire révolutionnaire, voilà. – Ou l'insou Matéi, c'est Adrien Clouet de la France Insoumise. – Il y a même un article qui m'a traité de punk, je crois.

3:51
Présentateur

– Et il paraît que les écologistes ont imprimé des t-shirts à votre fille.

3:54
Jean-Paul Mattei

– C'est ce qu'on m'a dit. Moi je n'ai pas vu les t-shirts, mais c'est ce qu'on m'a dit qu'il y avait eu des t-shirts imprimés.

3:59
Présentateur

– Vous êtes la star des députés de gauche ? – Non, je ne cherche pas à être la star des députés de gauche, franchement.

4:03
Jean-Paul Mattei

Je cherche simplement à montrer qu'on peut dialoguer et trouver des points d'atterrissage sur certains sujets. – Alors justement… – Mais je ne rêve pas, je ne rêve pas. Je sais très bien que même si certaines de mes mesures avaient été adoptées, ce n'est pas pour autant que la gauche aurait voté le projet de loi de finances. – Effectivement, quand vous dites président de groupe, c'est vrai que le mandat précédent, je n'étais pas président de groupe, j'ai porté des amendements sur l'augmentation de la flac taxe. – Ça a fait moins de bruit. – Et ça a fait moins de bruit, voilà, effectivement.

4:30
Présentateur

– Vous avez travaillé main dans la main avec plusieurs députés de gauche sur des questions de fiscalité, en trouvant des compromis, notamment avec Éric Coquerel, qui n'était pas encore président de la commission des finances à l'époque, mais c'était déjà aussi son domaine de prédilection. Est-ce que ça veut dire que cette opposition frontale à laquelle on assiste entre LFI et le gouvernement dans l'hémicycle, c'est du spectacle et qu'il serait possible de trouver des accords ponctuellement avec LFI ?

4:53
Jean-Paul Mattei

– Moi, je pense qu'on peut trouver avec certains membres de LFI des points d'atterrissage sur certains sujets. Avec Éric Coquerel, on avait déposé un amendement en commun sur le fait qu'un dirigeant de grandes entreprises françaises paie ses impôts en France. C'était un peu en écho à ce qui s'était passé avec Carlos Ghosn. – On a trouvé des compromis. – Il y a une part de mise en scène de la politique. – Oui, mais il est certain que moi, je suis dans l'hémicycle comme à l'extérieur. Je peux difficilement changer de style. Pour moi, c'est compliqué d'avoir un autre style dans l'hémicycle que à l'extérieur. Vous avez des députés qui sont un peu en scène, qui font des capsules vidéo.

Moi, je ne sais pas ce que je cherche. Je ne suis pas un fan à la politique spectacle, mais attention. Je pense qu'un parlement, on parle, on débat, et qu'il ne faut pas critiquer les grandes envolées lyriques. Je pense qu'elles sont nécessaires au débat parlementaire. Je suis un peu moins sur ce style. Voilà, chacun a sa façon de voir les choses.

5:54
Présentateur

– Il y a autre chose qui fait de vous un président de groupe assez iconoclaste. Vous expliquez que vous êtes arrivé à ce poste un peu par hasard. C'est possible, ça, de devenir chef en politique par hasard ?

6:02
Jean-Paul Mattei

– Alors, je ne m'étais pas préparé à être président de groupe. Moi, le dernier quinquennat, j'ai fait un mandat assez assidu, où je travaillais en commission des finances, passionné par tout ce que je faisais. J'étais vice-président du groupe Modem à l'époque. Il ne s'appelait pas démocrate, Modem et indépendant. Il se trouve que Patrick Mignola, qui avait pris la suite de Marc Fénaud, a été battu en 2022 aux élections législatives. Et donc, certains de mes collègues ont souhaité que je me présente. Et j'ai présenté ma candidature et j'ai été élu à la présidence de ce groupe. Mais je suis totalement investi dans ce poste. Le hasard s'est transformé en détermination, on va dire.

6:48
Présentateur

– Et alors, vous avez une conception assez particulière de votre rôle de président de groupe. Vous expliquez, j'ai un rôle d'animateur, j'essaie de mettre de la rondeur dans les relations. Je suis un peu le tonton du groupe, le paternel attentif. C'est-à-dire que, pour vous, ce poste de président de groupe n'est pas un poste politique ?

7:04
Jean-Paul Mattei

– C'est un poste politique, mais il n'est pas fait pour voir moi. Mon but, c'est d'être créatif. Et je pense que la créativité, vous l'avez à travers des femmes et des hommes, qui ont tous des talents. Et donc, mon rôle est de faire émerger ces talents et qu'ils soient mis en avant. Je ne cherche pas à me mettre moi en avant. Ce n'est pas mon rôle premier.

7:23
Présentateur

– Il y a un autre point qui a arrêté mon attention. Vous dressez un parallèle entre les raisons qui vous ont fait choisir la profession de notaire et les raisons qui vous ont fait vous engager en politique. Vous dites que c'est pour mettre les gens d'accord. – Oui. Moi, j'adore le compromis. Je pense que… – Et un notaire, c'est pareil.

7:42
Jean-Paul Mattei

– Oui, un notaire, c'est quelqu'un qui passe sa vie à mettre les gens d'accord. Dans les partages de famille, dans les conflits entre voisins, on est là pour apaiser. Donc, c'est assez facile ensuite, dans votre vie politique, et notamment quand j'étais maire, d'avoir cette action de compromis, mettre les gens d'accord. Pas à peine qu'il y ait des conflits, il faut qu'on aboutisse, il faut qu'on se mette d'accord.

8:01
Présentateur

– Si vous êtes engagé en politique, c'est aussi pour soutenir une personne en particulier. Vous expliquez avoir flashé pour Giscard quand vous étiez en terminale. Vous êtes tellement passionné pour lui que je crois que votre mère est convaincue que c'est à cause de Giscard que vous avez loupé votre bac, c'est ça ?

8:15
Jean-Paul Mattei

– Absolument. Ma mère, qui n'est plus de ce monde, m'avait reproché un peu d'être très engagé, effectivement, à l'époque. Cet homme m'a séduit, cette façon de faire la politique un peu hors normes. Vous savez, quand je vois le parcours du président Emmanuel Macron, Valéry Giscard d'Estaing, peut-être un peu plus d'antériorité en politique, mais il est arrivé comme ça. Et quand on est jeune, on n'avait pas le droit de vote. En 1974, le droit de vote était à 21 ans. Je n'avais pas le droit de vote. Je me suis engagé, je me suis passionné pour cette cause-là. Effectivement, j'ai un peu délaissé à ce moment-là mon travail en terminale.

8:55
Présentateur

– Et vous avez très vite pris des responsabilités dans le mouvement des jeunes Giscardiens qui s'appelait à l'époque Génération sociale et libérale. Vous avez même gardé la carte de membre. Je crois que vous la portez presque tout le temps sur vous.

9:04
Jean-Paul Mattei

– Tout le temps, je peux même vous la sortir. – Vous l'avez là sur vous. – Je crois que je l'ai là. Enfin, je ne la porte pas tout le temps, mais je savais qu'il y avait la relation. – Vous y êtes attaché. – Oui, j'ai trouvé ça l'autre jour en rangeant dans mes archives. – Oui, oui. – Et j'ai trouvé ça sympa. Alors vous savez, génération sociale et libérale, c'est tout à fait dans la ligne de ce que je pense. – C'est votre ADN. – Oui, libéral, humaniste, social, moi tout ça, ça me va très bien.

9:24
Présentateur

– Et alors à la fac de Pau, vous avez monté un syndicat étudiant qui s'appelait la Garbure. – La Garbure étudiante. – La Garbure étudiante, qui avait pour objectif de rassembler des gens de sensibilité politique différente. Plus tard, quand vous avez monté votre propre liste pour devenir maire de Gers en 2001, vous êtes allé chercher des gens de tous les bords politiques, droite et gauche. En fait, le macronisme, ce n'est rien d'autre que du mathéisme.

9:45
Jean-Paul Mattei

– Oui, enfin, on va rester à sa place. J'ai eu cette chance d'être à la tête d'une commune de 2000 habitants pendant 16 ans, avec effectivement des gens de tous les bords. Voilà, vous avez, au moment du mariage pour tous, par exemple, il y a eu un peu de crispation dans mon équipe, mais tout ça, ça s'est apaisé. Mais on faisait, on faisait des choses. Avec des conceptions différentes, on faisait des choses. Et je trouve que c'est une très belle expérience. Ça fonctionne, moi je pense que ça peut fonctionner. Et je rêverais qu'on y arrive à l'Assemblée.

10:15
Présentateur

– Alors, il y a une autre personne que Giscard qui a compté dans votre parcours politique. C'est François Bayrou. Vous le connaissez depuis 1976. C'est un ami, il était présent à votre mariage. Il vous a demandé d'être son suppléant en 2012, lors de la législative perdue à Pau. C'est lui qui vous a demandé de vous présenter en 2017 aux législatives. Quelle est la nature de votre relation politique avec François Bayrou ? Je pose la question parce que dans la majorité, il y en a qui ont un peu l'impression que quand vous parlez, c'est François Bayrou qui parle. Il y avait un responsable de la majorité qui, anonymement, disait dans le Figaro, Jean-Paul Matéi. – Jean-Paul Matéi.

– Jean-Paul Matéi, pardon. C'est la voix de son maître.

10:49
Jean-Paul Mattei

– François Bayrou m'appelle rarement pour me dire, il faut faire si simple. On n'est pas du tout dans cette relation. On se voit, on se rencontre, mais je ne reçois pas de consignes. D'ailleurs, j'aurais du mal à les accepter. Non pas que ça m'agacerait vite, donc je ne suis pas sous curatel ou tutel. J'ai profonde admiration pour le personnage, son parcours, une forte amitié et un fort respect. Mais on n'est pas dans une relation du maître, la voix de son maître. Non, pas du tout. En tout cas, je ne le ressens pas comme ça. Et je pense que lui a la même vision des choses.

11:22
Présentateur

– On va passer à d'autres quiz à présent. Je vous explique le principe, je vais commencer des phrases. Ça va être à vous de les compléter. – Je ne sais pas si je vais savoir faire. – Mais oui, vous allez voir, c'est très simple. C'est parti. À chaque fois qu'on m'appelle Jean-François Matéi, justement. – Non, je l'ai fait il y a quelques instants.

11:38
Jean-Paul Mattei

– Oui, je pense au ministre de la Santé. – Ça vous agace ? – Non, pas vraiment. – Vous reprenez les gens ? – Non, parce que c'était quelqu'un de respectable, que je ne connais pas.

11:45
Présentateur

– Il a été dans la famille centriste aussi.

11:47
Jean-Paul Mattei

– Voilà, avec un très beau parcours. Non, au contraire, vous savez, les matéistes sont un nom assez courant en Corse. Mais ça ne me vexe pas, ça ne me crispe pas, parce que j'ai beaucoup d'admiration pour son parcours. – Ma dernière discussion en tête à tête avec Bruno Le Maire ? – Ça remonte à la semaine dernière, au moment du congrès des maires. Vous savez, il avait fait un pot avec l'ensemble des maires, donc on a échangé. – Ça s'est bien passé, parce que vous avez été un peu en conflit, quand même, à plusieurs reprises. – Écoutez, je pense qu'il y a un respect mutuel. Bruno Le Maire est un ministre des Finances courageux, avec un grand talent. Je ne partage pas tout à fait sa vision.

Je trouve parfois un peu raide sur certains sujets, mais je n'ai pas toutes ces contraintes. En tout cas, moi, je suis dans mon rôle de législateur, et lui, il est dans son rôle de, je dirais, de ministre des Finances.

12:33
Présentateur

– Enfin, si je devais choisir un député avec qui traverser l'Atlantique à la voile ? – Parce que vous n'êtes pas de voile. – Alors, il y aurait soit Jimmy Pint. – Ah bah oui, c'est vrai, ancien skicoleur.

12:44
Jean-Paul Mattei

– Parce que lui, il sait faire. Et pourquoi pas Éric Coquerel ?

12:47
Présentateur

– Eh oui, parce que c'est ce que j'avais en tête. Lui, il a organisé des courses transatlantiques à la voile. – Oui, bien sûr. Pourquoi pas Éric Coquerel ? – Eh bien, les trois ensemble, sur un même bateau. – Ça serait pas mal. – Merci beaucoup, Jean-Paul Matéhi, d'être venu dans La politique et moi.

12:59
Jean-Paul Mattei

– Merci. – Sous-titrage ST' 501