Lancement du Parlement de la Nouvelle Union Populaire écologique et sociale
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Bonjour à toutes et à tous. Je suis Aurélie Trouvé, présidente de ce Parlement de la nouvelle Union populaire écologique et sociale que nous lançons ce soir. Voilà, bienvenue à toutes et à tous et merci d'être là. Donc, vous le savez, nous avons réalisé un accord historique entre l'Union populaire, ELV, l'EPS, l'EPC et Génération. Et alors, on le sait, c'est d'abord un accord électoral, certes, parce qu'on a voulu et on veut faire élire une majorité populaire à l'Assemblée nationale dans trois semaines.
Mais c'est aussi d'abord un accord sur un programme partagé de gouvernement avec 650 mesures et la construction d'un espace commun dont je vais vous parler tout de suite, à savoir ce Parlement de la nouvelle Union populaire écologique et sociale. Voilà, ce Parlement, en fait, a vocation d'abord à poursuivre, enrichir, à élargir le travail qui a été réalisé déjà par le Parlement de l'Union populaire durant la campagne présidentielle. Et là, nous faisons le lancement formel de ce nouveau Parlement élargi aux forces politiques qui sont partie prenante de la NUPS ou de la NUPES.
Mais aussi, on va le voir, à de très nombreuses figures du monde syndical, du monde associatif, de la culture, des sciences. Alors, c'est un lancement formel ce soir. On a fait ce qu'on a pu parce qu'on est tous dans nos campagnes législatives respectives. Mais je suis quand même heureuse qu'on puisse le lancer ce soir et qu'on puisse lancer ce travail tous ensemble avec un Parlement qui a vocation progressivement à réunir des forces politiques de la NUPES ou de la NUPES. Et 250, et bien d'ailleurs, je vais vous en parler tout de suite, donc toutes les personnalités qui étaient dans l'ancien Parlement et un grand nombre de nouvelles personnalités qui nous rejoignent.
Et certaines vont prendre la parole juste après. Alors, dans un premier temps, dans les trois semaines à venir, ce Parlement aura vocation à contribuer à la campagne des élections législatives. D'abord, en soutenant les candidats aux élections législatives, dans leurs meetings, leurs actions, etc. En mettant en avant aussi nos appels, des tribunes, des blogs, des notes, voilà. Aussi, les discussions entre nous sur les quelques mesures sur lesquelles nous ne sommes pas à 100% d'accord. Nous avons besoin aussi d'en débattre dans le cadre de ce Parlement, d'être alimentés par des gens qui viennent de la culture, des gens qui viennent des luttes sociales, syndicales, etc.
Ça, et bien de construire, de gagner la bataille culturelle, comme dirait Gramsci, c'est-à-dire de diffuser nos valeurs largement dans la société. Une culture responsable et militant de nos différentes forces politiques, socialistes, ceux qui se battent à l'Assemblée, dans leur mairie, mais aussi avec toutes celles et ceux qui se battent pour un autre monde, dans leur entrée, dans leurs bouquins, dans leurs films, bref, partout où l'on peut faire reculer le règne de l'argent, les rapports de domination qui l'accompagnent et faire primer les besoins humains.
Alors, dans ce Parlement, c'est donc l'idée d'incarner un bloc populaire majoritaire, avec plein de cultures, mais des gens qui se rassemblent de gouvernements partagés, solides, étoffés, pour transformer profondément la société et faire face aux immenses défis écologiques, sociaux et démocratiques. Et donc des gens qui vont travailler ensemble pour faire advenir ce programme. Alors, évidemment, nous sommes portés aujourd'hui par la jeunesse, par les classes populaires, les habitants de tous les quartiers, tous les villages que nous traversons, qui ont retrouvé de l'espoir, qui comptent sur nous.
Au-delà, d'ailleurs, du 19 juin, nous sommes portés par l'histoire et ce qui se passe partout aussi dans le monde. Ce que nous disons depuis 25 ans, un autre monde est possible, eh bien, nous ne sommes aujourd'hui pas les seuls à le penser loin de là. Regardez ce qui se passe au Chili, au Colombie ou même en Australie. Le néolibéralisme de M. Macron est asbine et ce que nous construisons pour une rupture écologique, sociale et démocratique, eh bien, ouvre de grands horizons. Voilà pourquoi j'espère que cette union populaire, cette nouvelle union populaire écologique et sociale et ce Parlement, cet espace commun, s'inscriront dans la durée. On verra bien.
En tout cas, voilà, nous le lançons maintenant et nous allons nous mettre au travail. Et je suis heureuse de me mettre au travail, notamment, alors, moi, en tant que présidente de ce Parlement, mais aussi avec les vice-présidentes qui sont avec moi aujourd'hui. Donc, Marie Toussaint, qui est députée européenne d'Europe Écologie-Les Verts. Corine Arrasigouin, qui est secrétaire nationale du Parti Socialiste. Alors, Eliane Assassi, présidente du groupe communiste au Sénat. C'est taillé polluant, coordinatrice de Génération. Et Manon Aubry, présidente du groupe de la gauche au Parlement européen.
Et donc, il y aura également Éric Coquerel, député français insoumise de la Seine-Saint-Denis, ainsi qu'un certain nombre de membres qui font partie du groupe d'animation qui se réunit d'ores et déjà, qui va se réunir toutes les semaines, et même, je dirais qu'en ce moment, on se réunit tous les jours. Voilà. Donc, je veux aussi saluer la présence dans la salle, évidemment, d'Olivier Fort, de Julien Bayou, d'Adrien Quartelens, qui nous rejoignent de tous horizons.
Dans ce Parlement, je vois que ce soir, il y a, par exemple, l'écrivain Christian Salmon, l'historienne Ludivine Bantini, le directeur de l'Institut Rousseau, Nicolas Dufresne, et bien d'autres personnalités qui nous rejoignent, comme l'écrivain Épris Goncourt, Éric Bouillard. C'est avec eux, autour d'un buffet, et avec bien d'autres, évidemment. Voilà. Donc, je vais d'abord laisser la parole à Laurence Decoq, qui est historienne et enseignante chercheuse engagée pour l'école publique.
Eh bien, écoutez, longue vie à la NUPS, qu'on se mette d'accord sur comment on s'appelle, quand même. Je suis ravie d'être là. Je fais partie de cette alliance depuis longtemps. Donc, j'espère qu'elle se perpétuera. J'espère qu'elle durera le plus longtemps possible. Je voulais commencer par encourager et remercier les candidates et les candidats qui sont en campagne, que je vois régulièrement mobilisés, notamment sur la question des écoles, que je vois avec les parents, que je vois avec les enseignants, que je vois avec les personnels non enseignants. Parfois, je suis à vos côtés. Je l'ai été. Je vous remercie aussi de m'avoir invité.
Et je voulais aussi vous dire ce dossier-là, essentiellement, que j'ai choisi, moi, de rejoindre ce Parlement, parce que je suis une farouche défenseuse de l'école publique. Je suis moi-même enseignante. Je suis chercheuse aussi dans le domaine de l'éducation. Je subis les réformes, mais j'ai aussi les moyens de les analyser avec un peu de réflexivité. Et tout cela ne me dit rien qui vieille. Alors, pour le dire de façon très solennelle, je pense que l'école publique, aujourd'hui, est vraiment sous respiration artificielle. Je pense qu'elle n'a jamais été autant en danger.
Nous en sortons laminés, laminés de cinq années de blanquerisme, laminés par des réformes qui vont à l'encontre complètement de toute forme de démocratisation scolaire, laminés par une brutalité et par un mépris de la part du précédent ministre. Et si la forme risque de changer avec le nouveau ministre, malheureusement, la feuille de route reste la même. Donc, voilà, je considère que, comme l'hôpital, l'école doit être réparée. Elle doit être d'abord réparée, elle doit être ensuite transformée. Et je pense qu'il y a dans les propositions de l'ANUPS de quoi accomplir ce programme-là.
Alors, comme exemple, on peut parler de la réaffirmation de la gratuité, par exemple, qui est un thème de campagne très important et qui est une priorité absolument nécessaire, mais aussi de tout ce qui a été décidé pour améliorer les conditions matérielles d'exercice, des enseignants, bien sûr, mais aussi des élèves. Et c'est très important. Il y a aujourd'hui, en France, des établissements scolaires qui sont une honte à regarder avec des rats sans chauffage dans lesquels on a froid dans certains quartiers populaires. Tout ça doit être évidemment supprimé.
Et puis surtout, c'est un programme qui redonne un cap à l'école publique, c'est-à-dire qui tend prioritairement la main aux enfants qui en ont le plus besoin, c'est-à-dire aux enfants des milieux populaires, à l'encontre, justement, de cet élitisme scolaire ou même de cette méritocratie, aux enfants des milieux populaires, aux enfants les plus pauvres, disons-le comme ça, envers lesquels, depuis très longtemps, la République n'accomplit pas du tout ses promesses. Merci beaucoup.
Je laisse la parole maintenant à Geneviève Savigny, qui est paysanne, ancienne responsable et engagée de longue date dans les luttes pour une agriculture écologique et sociale, donc ancienne responsable de Via Campessina et de la Confédération paysanne. Merci Geneviève.
Excusez-moi, je suis un peu échevelée. J'ai voyagé toute la journée pour arriver à peu près à temps. Et je n'arrive pas non plus à lire mon téléphone, puisque je n'ai pas pu imprimer. Donc excusez-moi, j'espère ne pas improviser trop mal. Mais voilà, ça fait à peu près 30 ans que je suis investie pour défendre l'agriculture paysanne avec mon syndicat, la Confédération paysanne, alors que ce soit au niveau local, pour installer des jeunes, pour se battre pour des normes adaptées, ou au niveau national et européen, avec la coordination européenne Via Campessina, dont j'ai été responsable. Je n'ai jamais été responsable internationale.
Mais à ce niveau européen, où on s'est battu, notamment pour une politique agricole commune plus juste, et puis au niveau international aussi, où en lien avec les paysannes et paysans du monde entier, on s'est notamment battu pour avoir, aux Nations unies, une déclaration des droits des paysans et autres personnes vivant en zone rurale, qui a été adoptée en 2018. C'est les petites victoires qu'on a. On ne les a que lorsqu'il y a alliance avec différents partenaires, avec tout le mouvement social, et en lien avec des gouvernements qui savent écouter, qui peuvent faire avancer les choses dans le dur.
Actuellement, l'agriculture paysanne, elle est de plus en plus attaquée, elle est vraiment face à une avancée de l'agriculture, du système industriel globalisé, qui, avec des nouveaux acteurs, les géants du big data, de la génomique, de la technologie, qui envahissent également le système alimentaire. Et il est vraiment très important qu'on puisse défendre une agriculture et une alimentation proches des gens, proches des territoires, tous ensemble. Et c'est ce que j'ai retrouvé dans le programme de la NUP.
Et dans la période où on est, avec tous les efforts de tous les représentants politiques, je ne pouvais pas faire moins que de venir apporter mon concours à ces efforts et à dire, voilà, on y va, on va voir ce que ça va donner, et puis on se bat. Et puis, il y a aussi, je viens d'une zone rurale, très rurale, mais aussi avec des villes, des petites villes. Et quand je vois tout le travail que font les collègues militants qui vont dans les quartiers, qui vont voir tout le monde, qui font du porte-à-porte pour soutenir la candidature commune, je me dis que, vraiment, je ne pouvais pas faire moins que de venir ici ce soir.
Donc, je laisse la parole à Karl Gazi, qui est le porte-parole de la CGT Commerce et Services de Paris.
Bonsoir à toutes et à tous. Je suis aussi échevelé, et pourtant, je n'ai pris que le métro. Et je voulais d'abord vous dire ma fierté et mon bonheur d'être ici parmi vous, à vos côtés.
Parce que pour le syndicaliste, qui, comme moi, se bat depuis si longtemps contre la précarité, contre les salaires de misère, contre la sous-traitance illicite, pour la réduction du temps de travail, contre le travail du dimanche et de nuit, pour la retraite à 60 ans, pour l'égalité des femmes et des hommes, pour la démocratie dans l'entreprise, pour que les impératifs écologiques se lient aux revendications salariales, pour l'égalité des droits entre les salariés de toutes les origines, pour celui qui s'est battu becs et ongles contre la loi El Khomri et contre les ordonnances pénicaux, ma présence ce soir parmi vous, à vos côtés, c'est d'abord et avant tout un acte d'adhésion aux propositions de la NUPES.
On a eu NUPES, on a eu NUPES. La traduction politique dans un programme de gouvernement de nos combats et de nos revendications ne procède pas d'une illusion qui serait de déléguer aux politiques le soin de mener nos combats syndicaux, bien au contraire. Que le champ politique et le champ syndical ou encore associatif ne se confondent pas, nous en sommes tous convaincus. Nous sommes et nous resterons autonomes dans nos prises de décisions, mais nos intérêts, nos succès ou nos défaites sont étroitement imbriqués.
Nous ne menons pas nos luttes de la même manière ni avec les mêmes moyens, selon que les rênes du gouvernement sont tenues par des ultralibéraux autoritaires qui détruisent à la fois nos droits et nos outils de lutte ou qu'elles sont tenues par une majorité qui inscrit le progrès social, l'écologie, l'antiracisme et la démocratie au cœur de son programme. On ne gouverne pas de la même manière selon que les luttes sociales se multiplient et gagnent de nouveaux droits ou bien que les organisations de travailleurs sont sur le reculoir, que les droits des femmes sont remis en cause ou que l'antiracisme est pointé comme une tare qui diviserait la France.
Je viens ce soir vous dire ma volonté de me battre avec vous et à vos côtés de toutes mes forces pour le succès de la NUPES, pour son succès le 12 et le 19 juin, évidemment, mais pour son succès durable aussi en larimant au mouvement syndical et au mouvement associatif pour la faire grandir encore dans le cadre de ce Parlement. Parce qu'il est une vérité qui peut paraître si banale que l'on finit par l'oublier. Face au pouvoir de l'argent, face au pouvoir de la finance, face aux désastres sociaux et écologiques dont ils portent la responsabilité, notre union reste notre force principale et cette force-là peut tout renverser.
J'en ai la conviction et c'est pour ça que je suis là avec vous ce soir.
Maintenant, je voudrais laisser la parole à Eva Darlan qui est comédienne, productrice, réalisatrice et féministe engagée.
C'est un échevelage normand fait de crème fraîche et de beurre. Un peu de camembert aussi. Dans ma vie professionnelle comme dans ma vie privée, je me suis toujours engagée pour le respect des valeurs auxquelles je crois, l'égalité, le respect, le partage. Depuis mes débuts, sur scène et dans ma vie de citoyenne, comme actrice et comme autrice, j'ai toujours défendu les droits des femmes. J'ai rencontré celles et ceux qui pouvaient, au gouvernement précédent, faire avancer nos revendications légitimes. Ce fut sans effet. Il s'agissait pourtant de vie. A peu près 700 femmes ont été tuées sous le gouvernement Macron, sans qu'aucune de nos demandes ne soit entendue et prise en compte.
Une indifférence, une fin de non-agir nous ont été opposés. Souvenons-nous des diverses consultations citoyennes faites pour endormir les colères et les urgences. que ce soit pour les femmes, les hôpitaux, l'écologie, autant d'inaction absolue, autant de poudre de perlimpinpin. En 2012, j'ai fait la campagne de François Hollande. En 2017, j'ai participé à celle de Jean-Luc Mélenchon en me désolant de cette désunion de la gauche qui a permis l'élection d'Emmanuel Macron. en 2022, je me réjouis de cette union enfin. Tous ceux qui ont participé ont fait le bon choix. Faisons le nôtre. Nous avons l'occasion de nous faire entendre par notre vote. Ce sont des voix audibles et nécessaires.
Je rejoins aujourd'hui cette union avec foi et enthousiasme. la nouvelle... Je ne me risque pas à dire l'un ou l'autre. La nouvelle union populaire, écologique et sociale qui allie tout ce en quoi je crois cette union. Nous pouvons la rendre majoritaire à l'Assemblée. Ne nous privons pas de cette joie. Avec Nups en tête des deux tours.
Merci beaucoup, Eva. Et du coup, je donne la parole à ta voisine que je connais bien, Marie-Monique Robin, qui est journaliste, réalisatrice, écrivaine.
Bonsoir. Alors, je suis comme toi, Eva, je suis très émue d'être ici. Ça fait tellement longtemps que j'attends ce moment. Un moment aussi où tous les combats que je mène depuis près de 40 ans sont au cœur du programme de la... Alors, je vais dire Nupes. Alors, je vais commencer par une petite note personnelle parce que je pense aussi à toi, Geneviève, n'est-ce pas ? Je suis née sur une ferme du Poitou, comme dit la chanson, n'est-ce pas ? Avec de très anciennes racines paysannes qui remontent à trois siècles et mes parents m'ont toujours dit, un, que le métier de paysan, c'était le plus important du monde parce que sans lui, il n'y a aucun autre métier possible, tout simplement.
Et puis, deux, ils m'ont toujours dit, bon, c'était des cathos engagés, enfin, bon, qu'on pouvait changer le monde. Et c'est pour ça que j'ai choisi d'être journaliste. Alors, ça peut paraître prétentieux et ringard, mais pour changer le monde et d'ailleurs, je l'assume toujours aujourd'hui, même si la tâche est de plus en plus importante. Bon, voilà. Et du coup, le fil rouge et vert de toutes mes enquêtes depuis si longtemps, ça a toujours été les droits humains.
Alors, j'ai commencé par dénoncer les dictatures d'Amérique latine avec la complicité de l'État français, escadron de la mort à l'école française, mais aussi le piratage du vivant, mais aussi les violences faites aux femmes, le trafic d'organes, etc. Et puis, à partir de 2004, je me suis centralisée vraiment à toute la question de la biodiversité et l'impact de ce modèle agro-industriel dont j'ai vu les ravages sur la ferme familiale, l'impact sanitaire, social, économique et évidemment l'impact de ces grandes multinationales dont ma multinationale préférée qui est bien sûr Monsanto et Bayer et les autres. Donc, toute une série de films et de livres que je n'ai pas cités ici.
En 2012, après avoir vraiment soutenu pendant des années avec vraiment têtu comme un baudet du poitou, c'est pas peu dire, les lanceurs d'alerte, j'ai décidé de soutenir les lanceurs d'avenir parce que je voulais tordre le cou à ce qu'a déclaré Mme Thatcher qui a dit « There is no alternative. » Il n'y a pas d'alternative. Eh bien, c'était donc à la fois un film sacré croissance pour dénoncer le modèle productiviste et montrer qu'il y a des alternatives. C'était « Qu'est-ce qu'on attend ? » Les moissons du futur, les nouvelles cordées, etc.
Et puis, le dernier, en date, le film « Les livres la fabrique des pandémies » qui montre à travers les scientifiques que, d'abord, c'est la destruction de la biodiversité qui est à l'origine de nouvelles maladies infectieuses, mais que si on revoit notre rapport au vivant, eh bien, nous allons nous en sortir et c'est une très bonne nouvelle parce que ce sont les mêmes causes qui provoquent l'émergence de pandémie, mais aussi la destruction de la biodiversité, la sixième extinction des espèces, mais aussi le dérèglement climatique.
Alors, une empreinte écologique très, très mauvaise en ce qui me concerne, mais bon, après 40 ans où j'ai beaucoup vadrouillé, j'ai vraiment compris qu'on est vraiment, vraiment au pied du mur et que le modèle productiviste, et moi, je n'ai pas peur de lire capitaliste, qui nous conduit là dans cette impasse où moi, je suis inquiète pour mes filles, j'ai trois filles, pour mes enfants, je n'ai pas de petits-enfants, mais je suis inquiète quand même pour eux, eh bien, il va falloir qu'on change de cap et très, très, très vite.
Alors, tu as cité tout à l'heure Aurélie Gramsci, mais moi aussi, j'aime bien citer Gramsci, alors vous savez, cette phrase qu'il a dit, le vieux monde est en train de s'effondrer, le nouveau monde tarde à poindre et dans l'entre-deux surgissent les monstres. Alors moi, je suis là, ici ce soir, un, pour que les monstres, on les aiguille, et deux, pour qu'on gagne et qu'on trace ensemble vraiment un avenir pour l'intérêt général et pour... D'abord, ça fera du bien au moral, déjà, c'est déjà une bonne raison de le faire, et puis pour l'avenir de nos enfants. Voilà, merci.
Et je donne la parole maintenant à Denis Quinton, qui est président de l'Observatoire LGBT, directeur, co-directeur, et un des artisans du PAX. Merci.
Bonsoir. Bon, moi, ça fait un petit moment que je n'ai pas été échevelé. En militant depuis 30 ans tout rond, cette année, puisque ça a commencé en 92, pour moi, pour le PAX, pour le mariage pour tous, pour l'ouverture de la PMA, pour les droits des trans, pour les politiques publiques de lutte contre les discriminations, j'ai vu toutes les difficultés, le côté très rugueux parfois, mais aussi la richesse du dialogue entre des militants, ce qu'on appelle la société civile, entre guillemets, et les élus politiques. Toutes ces innovations que je viens d'évoquer, favorisant l'émancipation des individus, sont venues de la société.
C'est pourquoi ce Parlement, ce lieu où, venant d'horizons différents, avec des expertises différentes, mais où on est là pour se parler, puisque c'est un Parlement, j'ai trouvé que ce Parlement, c'était une idée intéressante, et qui manquait sans doute. Dans ce pays, parmi toutes les femmes et tous les hommes qui veulent que ça change, on a déjà eu un échantillon, je trouve qu'on a passé beaucoup trop de temps à s'invectiver, à s'engueuler, même éventuellement, et pas assez à se parler, à confronter nos expériences, et puis à admettre que l'autre peut avoir raison.
C'est un peu bête, mais c'est quand même la base d'une discussion pour tout vous dire, mais en respectant les deux minutes, je crois sincèrement que militer, c'est rêver. Rêver de ce qui n'existe pas et travailler pour que cela advienne. Travailler, ça veut dire apprendre, ça veut dire réfléchir, ça veut dire convaincre, ça veut dire échanger, ça veut dire cheminer. Et je pense que c'est tout ça qui peut être fait. On en a un besoin vital aujourd'hui. Voilà. Quant à la nouvelle union populaire, écologique et sociale, mon soutien va de soi, parce que c'est une union et que, je ne vais pas répéter ce qui a déjà été dit, mais on l'attendait depuis longtemps.
Et sur tous les sujets que j'ai évoqués, c'est l'union qui nous a permis d'avancer. Elle s'est faite sans se dire, dans le feu de l'action militante, face à tous les militants bien trop nombreux qui militaient contre le droit des autres. Elle a été fructueuse et victorieuse, puisqu'on a avancé beaucoup, en 30 ans, en tout cas pour les 30 ans dont je peux témoigner. Et puis, il y a peut-être une dernière chose qui fait que je suis heureux et honoré d'être parmi vous ce soir, c'est que je crois que l'émancipation de l'individu sans la justice sociale, ça n'est qu'un leurre. Et la justice sociale sans l'émancipation des individus, c'est un morceau de justice sociale.
C'est en rassemblant les deux qu'il faut qu'on fasse bouger cette société pour que chacun puisse vivre mieux. Merci.
Bien, un grand merci.
Comme tu le dis, Denis, en fait, ce Parlement, on en avait besoin, c'est un espace inédit, une structure sans précédent, comme d'ailleurs ce que nous réalisons depuis quelques semaines, les candidatures communes, le programme commun partagé, je vois Clémence Guettet qui est ici, enfin voilà, donc tout ça, nous le construisons en ce moment et voilà, j'espère vraiment que ce Parlement, comme il l'a fait durant la campagne présidentielle et encore davantage aujourd'hui, eh bien, ils permettent, voilà, de construire cette culture politique en commun et voilà, d'alimenter nos échanges par la diversité des gens qui sont ici tout en se rejoignant sur l'essentiel et sur ce programme en commun.
Voilà, alors du coup, je voudrais maintenant laisser, je propose de laisser la parole eh bien à celui pour lequel nous avons convenu qu'il serait Premier ministre quand nous aurons la majorité au Parlement, à l'Assemblée nationale, donc à Jean-Luc Mélenchon, merci, merci à toi.
Merci à tous et à tous. Merci de m'avoir donné la parole. Je vois que peut-être vous n'en êtes pas totalement lassé, déjà. Moi, j'ai du mal à me supporter, mais vous, vous me fréquentez moins que moi-même. J'ai compris que la réunion de ce soir avait un caractère formel, mais il fallait néanmoins qu'elle ait lieu. Il fallait que, par un acte aussi simple que celui-ci, nous établissions que le Parlement de la Nouvelle Union Populaire commence. Mais, je sais très bien que l'idée même de ce Parlement, la pérennité de ce Parlement, n'est pas acquise. On s'est accordé pour se dire qu'on se retrouverait dans un Parlement. et bien sûr, la vie va à son rythme.
Nous sommes dans des campagnes électorales, on court partout, il faut répondre à toutes sortes de questions. Et peu s'en est fallu qu'il n'y ait pas de réunion de fondation du Parlement. Il fallait absolument le faire et je veux vraiment remercier Aurélie et l'équipe qui l'entoure d'avoir réussi à faire en sorte qu'on se retrouve, même formellement, même pour une séance de très brève durée. Après quoi, politiquement, nous serons tous mis au pied du mur. Oui ou non, voulons-nous que ce Parlement continue après l'élection et chacun dira le moment venu librement ce qu'il en pense. Pour ce qui concerne le mouvement insoumis, dont je viens, nous en sommes évidemment partisans.
Mais j'invite à une réflexion qui peut-être prend un peu de distance avec nos appartenances respectives. Si nous gagnons, nous gouvernerons le pays. Nous le ferons dans une situation d'état d'urgence auquel je crois beaucoup d'entre vous ont déjà pensé et dont beaucoup d'entre vous ont pris la mesure. Qu'il me suffise de dire qu'à peine arrivé, nous trouverons devant nous la crise liée aux augmentations de salaires qui prend les familles par millions à la gorge, la sécheresse qui ruine la paysannerie et désorganisera toutes sortes de réseaux du pays, de l'alimentation, de la nourriture des animaux, etc. Et qui atteindra, se superposera à la crise déjà connue et déjà annoncée dans la santé.
Je ne vais pas faire le tour, mais nous aurons immédiatement sur les genoux des tâches brûlantes pour lesquelles la tolérance sera faible. parce que c'est comme ça. Quand les gens sont pris à la gorge, souvent, ils admettent mal qu'on ne puisse pas immédiatement répondre. Et ce sera notre devoir de le faire. En même temps que nous serons placés dans une sorte de situation un peu embarrassante car la bicyclette capitaliste a besoin qu'on pédale pour qu'elle marche. Et si, tout d'un coup, on arrête de pédaler, elle tombe. Mais tout le monde tombe avec. Et par conséquent, pour répondre aux tâches de l'urgence, il va falloir remettre en route une mécanique que nous désapprouvons.
J'en dis un mot dans un instant. Quelle mécanique ? Celle de la croissance pour elle-même. Une croissance sur laquelle on ne s'interroge pas, on ne regarde pas qu'est-ce qui est produit, comment, pourquoi faire, quelle est son utilité sociale. Il faut que ça tourne. Et nous avons besoin d'un peuple qui ne soit pas muré dans les tâches de survie. nous avons besoin d'un peuple qui puisse trouver une autonomie d'action simplement parce que il peut manger, il peut boire, il peut accomplir les tâches élémentaires de l'existence.
Et c'est donc notre devoir que de mettre en route cette machine et de ne pas accepter ce qui nous pend au nez parce que ce qui nous pend au nez, c'est une situation où la décision de la Banque Centrale Européenne d'augmenter les taux d'intérêt ne changera strictement rien à l'inflation mais va produire un ralentissement de l'activité. Ralentissement de l'activité qui s'observe déjà parce que l'augmentation des prix fait qu'on consomme moins et que donc la machine progressivement est bloquée. Ce qui veut dire moins de cotisations sociales, moins d'emplois, etc. etc. Bon.
Donc, à l'intérieur de cette contradiction, relancer un mode de production que nous désapprouvons, il faudra néanmoins engager fermement, rudement, quant aux objectifs à atteindre, les changements fondamentaux pour changer complètement le système. Il va falloir faire les deux en même temps. Je fais le pari que les tâches d'intérêt général humain vont nous permettre des audaces qu'aucune génération avant nous de militants politiques du camp progressiste n'a pu avoir. parce que la situation à laquelle on est confronté a une caractéristique. Non seulement ce système est incapable de se corriger, de se limiter dans ses dégâts, mais il en vit de ses dégâts et de ses turpitudes.
Tant et si bien qu'on sent rouler comme sur une pente une mise en cause de toutes les fonctions fondamentales pour lesquelles la société s'est constituée. Je pèse mes mots. Naître a toujours été une affaire compliquée. Mais enfin, bon ! Alors comment une société développée peut-elle constater sans s'en inquiéter très profondément de ce que la mortalité infantile progresse ? Être nourri a fait partie des activités élémentaires. Comment ne pas s'inquiéter du fait qu'il devienne si difficile de le faire dans des conditions qui n'altèrent pas la santé de celui qui se nourrit ? Quand explose la crise d'obésité, la crise de diabète, etc., etc., etc.
La troisième fonction vitale, évidemment, c'est la sûreté. La société s'organise pour que ces individus puissent en sûreté mener leurs actions. Comment ne pas être sidéré de voir qu'on y tolère sans que rien ne change ? une vague de féminicides dont plus personne aujourd'hui ne peut contester le caractère fondamentalement, pardon de le dire comme ça, genré, une sorte de racisme élémentaire qui conduit à considérer que ça s'appelait avant crime passionnel. Mais maintenant, ça continue et nous sommes censés être une société développée. Je prends l'exemple des féminicides mais je pourrais continuer avec la mort au travail.
Comment se fait-il qu'on accepte 1200 personnes qui meurent chaque année du travail de 1000 personnes qui meurent de ne pas avoir d'abri ? Autrement dit, une par une, toutes les fonctions essentielles pour lesquelles est instituée la société, est instituée l'État, les relations sociales, tout va à contre de l'objectif fixé.
C'est pourquoi je crois que la perception de cette situation s'est largement répandue dans notre peuple et que s'y ajoute le fait que le changement climatique est identifié comme ayant une origine dans le mode de production et dans le mode de production capitaliste en particulier parce que c'est lui qui pousse à produire n'importe quoi, n'importe comment, pour n'importe quel résultat du moment qu'on l'obtient moins cher et moins cher, c'est toujours sur le dos de la santé des travailleurs et de l'environnement sur lequel s'exerce la prédation.
Une conscience politique, écologiste et socialiste spontanée et oserais-je dire communiste spontanée pour la raison qu'une masse de gens ont compris qu'il y a des biens communs et que les biens communs ne peuvent pas être gérés avec les normes de la propriété privée. Eh bien, cette conscience spontanée est montée jusqu'au point qu'elle nous porte aujourd'hui. On ne peut pas expliquer certains succès remportés autrement que par la perception du fait que le futur se construit dans la rupture avec le système dans lequel nous sommes. Et l'exercice du pouvoir devra nous conduire à en faire la démonstration. Soyez assurés que pour ma part j'en ai la volonté la plus forte.
Mais ça m'amène au point que je disais si nous gagnons nous aurons à faire cela. Nous ne pouvons pas nous limiter à penser que ce sera seulement l'œuvre des parlementaires de la Nouvelle Union Populaire. Ce sera l'œuvre bien sûr du mouvement social et écologiste revendicatif dont nous avons besoin. Et je veux le dire très solennellement. J'ai l'âge qui m'a permis de connaître le succès de 1981 en étant un adulte conscient et un militant politique responsable. Je sais qu'il est impossible de changer la société aussi fondamentalement que nous en avons l'ambition sans une application populaire de masse qui intervient directement dans les affaires de l'État et dans les mobilisations collectives.
C'est très compliqué d'être à la fois le pouvoir et les contre-pouvoirs. Mais c'est pourtant cet exploit qu'il va falloir que nous le fassions si nous voulons aller aussi loin que nous voulons aller dans les ruptures. Il faudra donc combattre, mobiliser. Ce sera la première fonction de notre union. Mais il y en a une autre. C'est celle de réfléchir et d'éclairer, pas guider, éclairer les chemins du futur pour que nous puissions prendre d'un pied ferme les directions qui nous conviennent. Je dis éclairer parce que nous allons être confrontés à des dizaines de problèmes auxquels personne n'avait jamais eu dans les générations précédentes le temps ni le devoir de réfléchir à échelle de masse.
Ça va sur des sujets j'en ai évoqué un tout à l'heure, les limites des droits de la propriété. Si l'air, si l'eau, si un certain nombre de choses sont des propriétés bien communes, alors comment gérons-nous ça ? Ensuite, comment gérons-nous les impératifs écologiques qui condamnent certaines productions, qui exigent des modifications profondes de comportements individuels et le respect de la liberté individuelle à laquelle nous sommes tous très attachés et peut-être plus dans cette salle que nulle part ailleurs puisque c'est un rassemblement de mauvaises têtes et de désobéissants de première grandeur, il me suffit de vous regarder.
Et puis d'autres questions sur lesquelles nous ne savons pas au juste comment nous les voyons en commun. On en a repéré un certain nombre dans le programme. Ça ne représente que 5% du programme. Mais c'est des vraies questions. Ce n'est pas parce que ça ne fait que 5% que ça n'existe pas. Et ça peut nous conduire à des divergences qui peuvent paralyser notre action. Donc il faudra bien discuter. J'ai fait une première réponse institutionnelle à ce sujet.
J'ai dit que la structure même de la bataille que nous menons, c'est-à-dire prendre le pouvoir démocratiquement après une élection démocratique qui ne l'a pas été puisqu'elle n'a donné aucun mandat politique à la personne qui concentre le plus de pouvoir dans ce pays. Eh bien, nous sommes par la force des choses heureusement obligés de passer à un régime parlementaire. Et nous le ferons de l'intérieur même des institutions en utilisant les articles de la Constitution qui rendent cet exercice possible, mais surtout le fait que nous-mêmes gouvernants, nous nous tournions vers le Parlement pour trancher les questions qui n'ont pas été tranchées.
Vous devrez vous débrouiller, mesdames, messieurs, les futurs députés, mais aussi pour les renvoyer à la société. Dans ce contexte, l'existence d'un Parlement qui a une vocation d'expression politique maîtrisée, construite, raisonnée est indispensable car sinon nous allons ajouter les unes à côté des autres nos voix. Bien sûr, la spécificité de ce que chacun a à dire est essentielle, mais tout aussi essentielle le fait qu'on arrive à parler pour décider en commun. Des sujets des fois nouveaux, j'ai dit tout à l'heure j'en ai évoqué deux faciles mais je pourrais par exemple évoquer la question de la liberté du genre.
Eh bien, un chemin a été ouvert par d'autres pays et ce n'est pas parce que, comme on dit toujours, ah il y a plus urgent. Non, il n'y a pas plus urgent que la liberté individuelle. Il n'y a pas plus urgent que la maîtrise de soi. C'est le fondement même de l'humanisme. La philosophie humaniste qui est née à la fin du 15e siècle postule qu'il n'y a pas d'autorité supérieure à celle de la conscience sur l'être humain qui se construit. C'est une des raisons pour lesquelles le féminisme est fondamentalement un humanisme mais aussi la liberté de disposer de soi absolument, totalement, complètement jusqu'à décider qui on est. Ce qui va contre toutes les apparences et tous les usages.
Il est mieux vous dire que ce n'est pas facile à faire passer. Comme l'idée que nous avons portée pour beaucoup d'entre nous de la liberté du suicide assisté. Je ne voudrais pas qu'on donne l'impression que mon attention n'est concentré que par ça mais je ne veux pas que parce que Dieu parle pour moi-même nous sommes obsédés de la question sociale et de la question écologique. On pense que la question fondamentale des libertés individuelles n'est pas au premier rang de nos préoccupations. Je voulais l'évoquer devant vous et je vous remercie pour votre patience lorsque je le fais.
Alors une fois tout ça posé le Parlement est une nécessité mais vous déciderez ce n'est que dans 15 jours que tout ça d'une certaine manière prendra fin on aura voté. Situation numéro 1 qu'espèrent certains nous avons perdu mais nous serons très nombreux à l'Assemblée nationale. La diversité des candidatures fait que nous pouvons penser qu'il y aura un état d'esprit qui devrait marquer la prochaine Assemblée et qu'elle sera pleinement partie prenante de l'évidente crise politique qui s'avance.
Parce que vous avez un pouvoir qui ne répond à aucune question et les seules idées qu'il a c'est de persécuter encore davantage les gens en reportant l'âge de la retraite en leur infligeant un rattrapage des prix qu'il avait bloqués etc. etc. etc. Par conséquent l'intérêt supérieur du pays c'est qu'on gagne parce que c'est ce qui permettra de trouver une forme d'équilibre dont cette société a besoin. Mais nous verrons on se pliera à la décision que le peuple prendra. Hypothèse numéro 1 et puis tout de même dans cette hypothèse numéro 1 je suis obligé d'attirer l'attention.
Alors cet homme qui a été élu dans les conditions dont vous vous souvenez tous pour la deuxième fois dans les mêmes conditions de flou devant le même adversaire manifestant la même incapacité à être efficace dans sa contestation bref cet homme paraît-il s'est fait imposer son premier ministre. J'ai vu sur France de l'autre soir une émission qui parlait des relations internes à l'actuelle majorité. C'est effrayant.
Alors quand je pense à ce qu'on a dit sur le fait que nous on se parlait mal mais alors là il faut les fouiller avant d'entrer pour être sûr que tout le monde ressort de la pièce mais c'est une tension qui a un sens politique ce sont des personnes respectables individuellement raisonnables et intelligentes mais pour qu'ils en arrivent à ce niveau là c'est donc bien qu'ils ont eux-mêmes perçu qu'il y a un problème. Quelle est l'issue du point de vue du bloc bourgeois comme dirait notre camarade quelle est l'issue à la situation dont ils héritent ? Qu'est-ce qu'ils comptent faire ?
Comment comptent-ils s'y prendre pour imposer à la société un nouveau niveau de violence sociale comme celle qu'ils ont prévue ? Comment vont-ils faire ? Voilà la question qu'ils doivent se poser. Nous c'est clair nous allons désamorcer la violence donc on sait. Mais voyez donc qu'il y a une crise politique qui est là qui germe qui bouillonne qui pourrit pour ainsi dire dans son coin et qui nécessairement nécessairement se présentera sur la scène. Point. C'est comme ça. Alors hypothèse numéro 2 nous gagnons. Eh bien nous sommes prêts.
Tels que nous sommes nous disposons des moyens humains intellectuels et de ce que vous constituez ce réseau qui représente quelque chose de l'histoire de notre patrie commune. Une bonne partie de son intelligence de sa créativité de sa disponibilité de son ouverture aux autres tout ça est là. Et quelle fierté de retrouver assis côte à côte des syndicalistes des intellectuels des artistes dans une sorte d'union populaire qui n'avait pas été réalisée de cette manière depuis combien de temps ? Combien de temps ? Évidemment tout ça commence et il faut que ça mûrisse. Mais dans le cours même de l'exercice du pouvoir nous avons besoin de l'existence d'une telle structure.
Le groupe parlementaire et son intergroupe seront évidemment des lieux centraux de la vie politique du pays. Nous aurons introduit une très grosse dose de 6ème République dans la 5ème jusqu'au point où peut-être le pays en prenant le goût les choses avanceront. Mais elles avanceront avec quelqu'un dont on peut penser qu'il dirige l'État avec une certaine forme d'angoisse existentielle puisque 1 il aura perdu la majorité 2 il ne peut pas se représenter 3 ses propres amis s'entretuent. Ça fait beaucoup de difficultés et je crois que ça aussi ça finira par s'exprimer un moment en autre et naturellement j'ai pas envie d'en être la victime mais s'il le faut je réagirai évidemment.
tout ça compte dans la projection que je vous fais du futur le plus immédiat qui nous attend nous sommes prêts à gouverner nous savons que faire pas tout ce qu'il faut faire personne ne peut prétendre à ça mais nous savons par quel bout attraper les problèmes par le bout écologique par le bout social par le bout démocratique et dans ces 3 directions c'est le changement de cap qui va l'emporter je crois que tout le monde comprend qu'à partir de là ça est une magnifique histoire qui peut s'écrire mais voyez-vous quoi qu'il arrive puisque nous parlons du premier tour nous avons d'ores et déjà compris que nos adversaires n'ont aucun argument contre le programme politique que nous développons quand nous disons lutter contre le changement climatique installer la planification écologique établir la justice sociale combattre pour donner de l'air à ceux qui en ont besoin aujourd'hui qu'ont-ils à dire en face de ça la retraite à 65 ans quoi ?
la peur c'est tout ce qu'ils ont et il recommence la vieille musique qu'un homme de mon âge a déjà entendu alors avant c'était les chars de l'armée rouge qui allaient arriver en 48 heures on ne les a jamais vus et pourtant il y a eu des communistes au gouvernement mais on nous les avait promis et on ne les a jamais vus et bien c'est reparti nous allons ruiner l'économie du pays et vous avez quelqu'un qui se pique de dire qu'il a été conseiller de François Mitterrand bon alors autrefois je connaissais les gens qui avaient été à l'Elysée mais on ne savait pas si c'était pour balayer la cour ou discuter avec le président il venait de l'Elysée alors tout était dit quoi alors celui-là a été conseiller de Mitterrand mais le reste du temps il a été banquier chez Rothschild passons c'est en détail mais c'est du point de vue de cette science-là qu'il recopie ce qui se trouve dans l'Institut Montaigne et qu'il nous est vendu sous le nom de l'Institut Terra Nova qui est l'Institut qui vous avez donné chers camarades le magnifique conseil d'oublier les classes populaires pour vous intéresser qu'aux classes moyennes avec tout le succès qu'on pouvait attendre d'une telle orientation mais je sais que Olivier c'est pas ta ligne mais enfin bon voilà de tels conseillers personnellement ça va quoi celui qui vous a brisé les bras et les jambes n'est pas autorisé à venir faire votre médecin donc on en est là et il nous dit que nous allons vider la caisse et bien oui en effet certaines caisses vont être vidées mais pas celles de l'Etat ni des braves gens ce seront celles de ceux qui ont le plus et en effet vont devoir donner beaucoup plus et voilà c'est notre tour et pour le contentement commun il nous faut des sommes que nous allons aller prendre là où elles sont disponibles et on le fera avec beaucoup plus de sens de la mesure qui ne le raconte si vous avez 5 minutes à perdre lisez ma petite note de blog sur le sujet elle est inspirée des travaux du groupe d'économistes qui nous entourent et nous aident parce que en plus on a aussi un groupe d'économistes et pourquoi je dis aux économistes de monsieur Macron qu'ils peuvent quand ils veulent le jour qu'ils veulent à l'heure qu'ils veulent proposer un débat il y aura immédiatement 20, 30 ou 40 économistes venus de l'union populaire qui seront prêts à discuter chiffre en main avec toute leur intelligence académique scientifique et politique de tous les sujets qu'ils veulent discuter pour faire la preuve que non seulement notre programme n'est pas ce qu'ils disent mais que c'est lui et lui seul qui est en état de remettre à la machine en route pour que on puisse respirer et vivre je ne sais pas quoi dire de mieux pour le reste je ne vais quand même pas répondre à tous ces journaux articles qui m'ont dépeint comme une des sources les plus probables de la catastrophe et de l'hiver nucléaire qui s'annonce de l'invasion des sauterelles et après il reste moi alors j'ai vu plusieurs unes assez extraordinaires avec des contenus où moi-même je m'ébahis de me voir dans ce rôle de tyran je trouve ça admirable finalement tout ce que je fais déjà en plus je tyrannise bon et puis des choses qui sont extravagantes qui relèvent plus du complotisme que de la pensée politique mais je crois que c'est comme ça le changement d'époque est en train de se nouer nous en sommes les auteurs je sais qu'à partir de ce que nous venons de construire ensemble c'est une autre époque qui commence pour la gauche pour le mouvement que nous représentons dans l'histoire la page précédente est tournée nous sommes absolument et fondamentalement responsables de celles qui arrivent nous ici nous ici nous personne d'autre qu'est-ce que nous allons faire de tout ça quoi qu'il arrive vainqueur ou perdant de peu une force immense dorénavant est là et le premier résultat qu'on observera le dimanche soir du premier tour c'est que peut-être pour la première fois depuis tant et tant d'années nous aurons battu le Front National au premier tour et de loin si bien que comme nous sommes nous aurons commencé à faire reculer ces forces qui pendant toutes ces années ont dispersé la tension semé partout de la haine et de la division et borcelé évidemment le peuple qui en définitive est toujours la victime de ce genre de situation oui cette immense fierté nous pourrons l'avoir en toutes circonstances avec la responsabilité qu'elle implique le bloc populaire peut être le premier parti de France le soir du premier tour de l'élection législative c'est l'objectif que nous pouvons nous donner et monsieur Darmanin qui est aussi nul dans ses manœuvres qu'il l'est pour organiser un match de foot peut toujours essayer de dissimuler qui est là pour nous éparpiller en nous refusant une étiquette commune nous verrons ce que dira le conseil d'état vendredi mais nous savons que ce qui sera annoncé Olivier Faure me disait de m'apaiser il me dit mais non ne te fais pas de soucis il n'a pas que tort ce qui va être annoncé à 20h c'est les agences de les machins d'entreprises de sondage qui vont le faire et donc ils vont nous agglomérer vous savez que il y a toujours 5 points d'écart entre ce qui est annoncé à mon sujet et le résultat ça fait quand même 2 points d'écart par rapport à la marge d'erreur ça fait quand même beaucoup vous donnez une marge d'erreur et moi je suis encore un peu plus loin de 2 crans donc vous commencerez par rectifier le soir même et puis ensuite vous attendrez patiemment la fin de la soirée pour être absolument certain de savoir où on en est vraiment mais je crois que ça sent bon comme on dit vulgairement chez nous ça sent bon pour nous il y a et je vais finir là dessus quelque chose qui n'était pas présent en 2017 je m'en remets à tous ceux qui ont participé aux campagnes à ce moment là les gens ont noté la date c'est énorme pour nous tous qui savons que la politique se construit dans des petites prises de conscience individuelles de braves gens qui essayent de bien faire se rappeler de la date et puis il y a deux dames qui m'ont dit c'est des aides-soignantes quand j'étais là-bas à l'hôpital à Strasbourg elles me disent vous savez monsieur Mélenchon nous on savait pas à quoi ça servait ces élections oui législatives oui oui c'est ça alors c'est pour élire les députés oui oui nous l'avons compris nous viendrons toute la famille ça sent bon partout où l'on passe les gens ont noté la date et savent très bien de quoi il s'agit alors on peut toujours moquer la formule troisième tour c'est le troisième tour que ça leur plaise ou pas parce que c'est bien les questions non réglées à la présidentielle que nous allons politiquement régler et qui raconte ce qu'ils veulent à propos de Mélenchon premier ministre vous savez comment ça se passe ces choses là et bien ils sont drôlement jaloux c'est tout parce qu'ils ont pas trouvé un coup aussi bon à faire aux autres que nous on vient de leur faire voilà et bien oui je sais pas qui m'a reproché il me dit vous personnalisez mais allez mettez un masque si vous voulez j'ai bien vu que dans les tracts macronistes il n'y a jamais les questions il n'y a jamais question de Macron mais pas dans les nôtres on n'a pas honte nous de qui on est de qui sont nos amis eux ils ont honte pas nous on n'a aucune raison d'avoir honte et bien dans tous les pays du monde les élections parlementaires personnalisent et d'ailleurs chacun d'entre vous il y a des candidats ici je ne sache pas que vous fassiez campagne anonymement dans vos circonscriptions en vous cachant en ne mettant pas votre nom ni en disant à quoi vous aspirez ça n'existe pas ce qui est en cause ce n'est pas la personnalisation un monde sans visage sera un monde inhumain ce qui est en cause c'est les pouvoirs qu'on donne à une personne qui fait que quoi que soit le résultat le président va avoir des pouvoirs considérables et bien nous aussi mais on aura surtout un pouvoir moral c'est que nous serons les derniers dont le peuple aura décidé la mission et ça dans une démocratie il n'y a rien au dessus voilà et quand je vous dis que ça sent bon c'est parce qu'il ne nous reste plus que quelques détails je me dis de tout coeur la trouvaille qui a consisté à rajouter des adjectifs à notre nom la nouvelle union populaire écologique et sociale nous aurions pu préciser laïque féministe l'imagination ne manquait pas bon on a fait comme ça je sais pourquoi on l'a fait et j'ai pas l'intention de dire que c'est pas bien mais reconnaissant que pour le prononcer on envoie des vertes et des pas mûres parce que est-ce que c'est la nupesse est-ce que c'est la nupe est-ce que c'est la nupe alors bon je m'y fais comme vous tous et on s'y fera et les gens aussi quand on leur parle de la nupe ils font pas un saut périlleux arrière en disant mais de quoi vous me parlez bon non ils ont l'air d'avoir compris et donc on peut s'en rassurer mais c'est l'union populaire l'union populaire c'est un mot magnifique d'autres avant nous l'ont utilisé pour mener des batailles extraordinaires mon camarade Pierre Laurent qui est taquin ce que vous ne savez pas m'a rappelé l'autre jour qu'il avait lu un grand chapitre dans un livre de Georges Marchais consacré à l'union populaire alors je lui ai promis il m'a promis de me l'offrir le bouquin donc je pense qu'il va me l'offrir bon c'est pour dire le mot le mot a une belle histoire partagée il appartient à personne ici l'union populaire est aux communistes elle est aux socialistes elle est à nous et à ceux qui en veulent bon voilà mais c'est un très beau mot parce que fondamentalement ce que nous allons faire c'est pas seulement une union populaire politique c'est une union populaire sociale parce que quand on sort les gens de la survie on les rassemble quand on décide de supprimer les CDD les contrats d'intérim les contractuels de la fonction publique pour en faire une même corporation pour donner les mêmes statuts aux gens et bien on unifie socialement et donc politiquement quand nous allons redonner du pouvoir dans l'entreprise aux travailleurs nous réunifions une classe sociale atomisée par la sous-traitance la maltraitance anti-syndicale dans toutes les entreprises etc etc l'union populaire est à la fois une méthode un objectif et un chemin alors bon moi je travaille dans mon coin je vais là où on me dit d'aller pas partout parce que sinon j'irai partout et j'essaye d'avancer le travail pour que on puisse faire face immédiatement aux nouveautés qui nous attendent voilà mes chers camarades et amis une décision est dans votre main je ne sais pas si Aurélie a prévu ou de nous réunir de nouveau ou de nous convoquer de nouveau mais de toute façon je crois que nous aurons à décider si le parlement continue ou pas je souhaite de toutes mes forces qu'il continue je souhaite de toutes mes forces qu'il soit constructif et insolent à l'égard du pouvoir même si c'est nous qui l'exerçons et qu'il conserve en lui la capacité qu'a la société à regarder ses dirigeants avec l'esprit frondeur insoumis et ce que vous voudrez qui est la caractéristique du peuple français du fait de son histoire et des révolutions qui l'ont formaté merci merci
merci merci merci merci
Aurélie Trouvé