François-Xavier Bellamy (LR) revient sur la messe de Léon XIV à la Concorde
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Questions et réponses
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- 0:11OuverteRéponse directe
François-Xavier Bellamy, vous êtes soutien de Bruno Retailleau, eurodéputé LR. On va vous interroger sur cette campagne présidentielle.
- 0:53OuverteRéponse directe
Vous étiez à la messe XXL place de la Concorde hier. Qu’avez-vous ressenti face à cette ferveur et cette unité nationale ?
- 2:21OuverteRéponse directe
Cette France qui a été moquée, cette France catholique, s’est retrouvée hier à la Concorde. Vous partagez ce constat ?
- 3:10RelanceRéponse partielle
Ces jeunes qui ont fait la fête sans rien casser, que signifie ce comportement pour vous ?
- 4:30FerméeRéponse directe
Avez-vous communié hier place de la Concorde ?
- 5:36OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron n’était pas à la messe. Est-ce une erreur selon vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:53Chiffre
« Vous étiez au Stade de France pour cette veillée géante, vous étiez également à cette messe XXL, place de la Concorde, c'était hier après-midi, aux côtés de près de 800 000 personnes et de nombreuses personnalités politiques. »
- 2:21Fait
« Cette France à qui on a opposé si souvent beaucoup d'ironie, à qui on a opposé tant de moqueries, à qui on a expliqué que c'était le moment de partir, que c'était fini tout ça, que c'était le passé. »
- 3:50Fait
« Moi j'ai vu ce week-end partout des gendarmes et des policiers applaudis, heureux, qui disaient eux-mêmes leur stupéfaction de vivre des moments comme cela. »
- 6:09Fait
« Personne n'est jamais obligé de venir à une messe. Personne. Ce qui compte, c'est que la France était là. »
- 7:59Fait
« Mais aucune loi humaine ne doit vous faire perdre la certitude de votre dignité. C'est d'un nom de cette dignité inaliénable de la personne humaine, que la tentation de donner la mort sous couvert de fausses compassions doit être fermement rejetée. »
- 8:42Fait
« Nos malades, nos aînés, les personnes les plus vulnérables autour de nous, parmi nous, ceux que nous sommes tous, d'ailleurs, parce que nous sommes même tous marqués un jour par l'expérience de la faiblesse, par l'expérience de la dépendance. »
- 10:04François-Xavier BellamyFait
« Vous ne considérez pas qu'il y a assez de garde-fou dans ce textes votés au mois de juillet dernier. »
- 11:15François-Xavier BellamyFait
« On vient de créer un service public du suicide et on voudrait nous expliquer que ça doit être un progrès. »
- 12:36François-Xavier BellamyChiffre
« Et est-ce que vous entendez sans gouvernés par les sondages ? Mais cette aspiration de toute une partie aujourd'hui de l'opinion publique française, de récentes enquêtes d'opinion ont été réalisées jusqu'à 87 % des Français qui soutiennent cette possibilité pour les personnes en fin de vie, de choisir entre soins palliatifs ou adactifs à mourir. »
- 13:51François-Xavier BellamyChiffre
« Il y a 21 départements en France où vous n'avez pas un seul lit de soins palliatifs. »
- 17:20François-Xavier BellamyPromesse
« Et ça, c'est la clé du business model des passeurs. Le jour où tout le monde saura dans le monde entier, que vous ne pouvez rentrer en Europe et y rester que si vous y êtes arrivés légalement, ce jour-là, il n'y aura plus un mort en mer Méditerranée. »
- 21:11Fait
« On ne peut pas comme ça attendre que la chose passe ou simplement proposer d'engouffrer tout tout le denier public pour régler une crise qui, je le disais, a une origine directe qu'est cette tension dans la région. »
- 22:31François-Xavier BellamyFait
« Si les outils frappent les soldats français en Arabie saoudite, que fait-on ? »
- 27:10François-Xavier BellamyFait
« la première chose à faire c'est de suspendre les certificat d'économie d'énergie, tout de suite. Ça ne coûte pas un euro au budget de l'État. »
- 28:58François-Xavier BellamyFait
« la Cour des comptes qui dit qu'il y a autour de ces financements un tiers de frais de fonctionnement, que c'est une structure complètement opaque qui donne lieu à tous les contournements, toutes les triches, toutes les fraudes »
- 29:36François-Xavier BellamyChiffre
« Ça fait baisser de combien ? Ça fait baisser de 17 centimes par litre »
- 31:20François-Xavier BellamyFait
« Il y a un an, Sébastien Lecornu a décidé de sacrifier à Olivier Faure la réforme des retraites, qui avait été votée timide, insuffisante, mais qui avait au moins été faite »
- 31:56François-Xavier BellamyPromesse
« Il est hors de question de geler leur retraite »
- 34:15François-Xavier BellamyFait
« avec 2000 euros il y a des gens qui peuvent vivre très bien mais avec 2000 euros ça peut être extrêmement dur »
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bonsoir bonsoir à tous vous regardez le grand oral 2027 le nouveau rendez -vous politique de bfm tv avec le figaro chaque dimanche 18h le rendez-vous pour vivre la campagne présidentielle bonsoir françois xavier bellamy bonsoir et merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation je Je le rappelle, vous êtes évidemment soutien de Bruno Retailleau, vice-président du parti Les Républicains et eurodéputé. On va évidemment vous interroger sur cette campagne présidentielle en Pour vous interroger à nos côtés, Jim Jarassé, bonsoir, rédacteur en chef du service politique du Figaro. François-Xavier Bellamy, dans quelques instants, on va revenir sur la charge du pape Léon XIV, très notable ce soir à Lourdes, sur la question de la fin de vie.
Vous étiez au Stade de France pour cette veillée géante, vous étiez également à cette messe XXL, place de la Concorde, c'était hier après-midi, aux côtés de près de 800 000 personnes et de nombreuses personnalités politiques. Vous avez été surpris par ces images, cette liesse, cette ferveur vraiment qui ont battu encore une fois tous les records. On attendait 600 000, 800 000 personnes hier. J'ai été et surtout bouleversées, mais comme d'ailleurs des millions de Français. Je pense tous ceux qui y ont participé à ce moment-là, tous ceux qui ont regardé ces images à travers le travail des journalistes qui les ont rapportées. Et ce qui me semble très marquant, c c'est que ce moment a été, et tous les Français le sentent et le savent aujourd'hui, un moment de profonde unité pour le pays.
Ça ne concerne pas que les catholiques, c'est une expérience qui a montré que notre pays pouvait se rassembler dans la concorde à la concorde dans un pays qui par ailleurs est tellement fracturé tellement tendu tellement crisper ou n'importe quel sujet devient occasion de polémiques On a vécu ce moment-là comme un moment où enfin on pouvait aller un peu au-delà de nos querelles et de nos divisions. Et c'est ça qui m'a bouleversé, je crois bien sûr que ce qui était marquant c'était de voir le pape, de l'entendre, d'entendre sa parole, son message très fort, mais de voir aussi la France qui venait voir le pape. De voir cette France qui était... Et moi j'ai vécu cette expérience de voir tant de gens profondément heureux, pour certains jusqu'à en pleurer,
heureux de se retrouver et de voir qu'ils sont encore là. Cette France qui fait son travail, qui éduque ses enfants, qui creuse son sillon depuis si longtemps, qui prend soin de ses aînés, cette France à qui on a... Ce n'est pas le moment de la polémique, donc je ne reviendrai même pas dessus, mais cette France à qui on a opposé si souvent beaucoup d'ironie, à qui on a opposé tant de moqueries, à qui on a expliqué que c'était le moment de partir, que c'était fini tout ça, que c'était le passé. Vous dites qu'on a moqué cette France ou cette cette France catholique finalement qui s'est retrouvée hier à place de la Concorde et partout en France ? Oui je crois, mais d'ailleurs catholique ou encore une fois se posant beaucoup de questions, cette France qui en
sur les Champs-Élysées ce samedi, ce qu'on a vu c'est la France qui regardait son avenir. Nos racines ne sont pas seulement notre histoire, nos racines elles sont aussi ce dans quoi nous pourrons puiser la sève pour nous tourner vers l avenir. Et juste un mot sur ce stade de France plein à craquer, sur ces jeunes qui étaient là, ces jeunes qui ont montré qu'on pouvait faire la fête avec une forme de joie absolue sans rien casser, sans rien détruire, ces jeunes qui ont aussi... Ça veut dire quoi quand vous dites qu'ils ont fait la fête sans rien casser ? Vous faites référence à autre chose, à d'autres gens ? Non, je fais référence au fait que bien souvent, malheureusement, quand le Stade de France est plein, ça se termine quand c'est pour
des grands événements comme ceux qu'on vient de vivre avec des débordements, des tensions, des violences. Moi j'ai vu ce week-end partout des gendarmes et des policiers applaudis, heureux, qui disaient eux-mêmes leur stupéfaction de vivre des moments comme cela vous avez vécu ça comme moi parce qu'il y avait des journalistes partout il y avait des caméras partout on n'a pas vécu un seul moment de tension et encore une fois je le dis mais j'en tire la leçon que la France, elle sait justement montrer ce visage-là d'elle-même et cette France dont je parlais à l'instant, qu'on a souvent cherché à reléguer au second plan, eh bien cette France-là, elle était là avec tout son avenir. Et cette jeunesse, c'est l'avenir du pays qu'on a sous nos yeux aujourd'hui.
Question peut-être plus personnelle avant de venir aux aspects plus politiques de cette visite. Hier, place de la Concorde, à cette messe XXL, vous pouvez ne pas nous répondre. Avez-vous communié ? Oui, j'ai communié parce que je suis catholique et c'est pas... J'en ai jamais fait mystère, j'en ai jamais fait non plus un programme politique et on peut être d'ailleurs catholique et s'engager dans des formations politiques ou pour des combats politiques différents. C'est pas du tout que l'évangile puisse devenir une sorte de programme pour l'élection présidentielle mais en l'occurrence quand on s'engage en politique, on doit aussi la transparence aux électeurs et moi j'ai jamais fait mystère de qui je suis.
Et donc j'ai communié mais je suis sûr aussi qu'il y avait sur la place de la Concorde, je le sais parce que j'ai vu, j'ai parlé avec des gens, j'étais au milieu de de la foule, j'ai vu des gens qui me disaient mais moi je ne suis pas croyant, je suis venu ici pour voir et pour vivre ce moment. Et je suis sûr qu'il y a beaucoup de Français, j'en vois autour de nous qui sont en train de hocher la tête, il y a beaucoup de Français qui ne sont pas catholiques ou pas catholiques que pratiquants, mais qui savent encore une fois que ça fait partie de l'identité de notre pays, de ce qui nous réunit et de ce qui peut aussi nous permettre de nous projeter vers l'avenir. Vous savez, Emmanuel Macron, dans son discours au Bernardin, il avait eu ce mot étonnant.
Il avait dit, vous savez, on parle beaucoup des racines chrétiennes de l'Europe ou de la France. On avait eu ce grand débat sur l'inscription des racines chrétiennes de l'Europe dans la Constitution. Et il avait dit, moi, ce qui m'intéresse, c'est pas les racines, c'est la sève. J'avais été très étonné par cette phrase. Je dis pas ça du tout pour polémique et parce qu'encore une fois c'est pas le sujet mais moi je crois que personne ne peut espérer si vous avez un jour planté un arbre vous savez que personne ne peut espérer avoir de la sève si vous n'avez pas d'abord des racines et je pense que ce que la France revit aujourd'hui, c'est ce que le pape Léon XIV est venu rappeler à notre pays. C'est le sens même de la vocation de la France qui appartient à tous les Français,
quelle que soit leur confession, leur histoire et leur religion. C'est ça qui est marquant. Vous avez dit à deux reprises en 5 minutes, l'heure n'est pas à la La polémique, est-ce que pour vous l'absence d'Emmanuel Macron à cette messe de la Concorde et aux deux autres messes célébrées par le pape François est une erreur de sa part ? Ça lui a été reproché notamment par l'un des porte-parole du Rassemblement national. Julien Oudoul qui dit « j'ai honte de ce président qui dégrade l'image de la France ». J'ajoute, pour être complet dans ma question, qu'Emmanuel Macron était venu assister à une messe au stade Vélodrome du pape précédent. Ça lui avait été reproché parfois par d'autres. Est ce qu'il aurait dû être là ? Il aurait pu être là. Pour moi, il n'y a pas de problème de laïcité.
D'ailleurs, il l'avait montré en venant à cette messe du pape François, en effet, à Marseille, il y a quelques années. Maintenant, c'est son choix. Et moi, je ne veux surtout pas polémiquer là-dessus. Personne n'est jamais obligé de venir à une messe. Personne. Ce qui compte, c'est que la France était là. Moi, c'est ça qui m'intéresse. Vous savez, que le président ait choisi de ne pas venir, ça lui appartient. La France, elle était sur les Champs-Elysées ce jour-là. Et elle a magnifiquement accueilli le pape Léon XIV. Et l'État, d'ailleurs, y a concouru à travers ces policiers, ces gendarmes qui ont été si présents sur le terrain, à travers tous ceux qui se sont mobilisés pour qu'un tel événement puisse se réaliser aussi bien. Jim Charassé.
Le président de la République a accueilli le pape à l'Elysée hier. Et le pape, face à lui, a exprimé son opposition sur la loi fin de vie en critiquant ce qu'il appelle l'offre de mort programmée. Et aujourd il y a Lourdes, pardon, il a été encore plus loin. On l'écoute. Mais aucune loi humaine ne doit vous faire perdre la certitude de votre dignité. C'est d'un nom de cette dignité inaliénable de la personne humaine, que la tentation de donner la mort sous couvert de fausses compassions doit être fermement rejetée.
Il est impossible de considérer comme normal, de donner la mort. Ce qui est légal n'est pas nécessairement moral. Alors François-Xavier Bellamy, on connaît évidemment la position de l'Église et du pape sur la question de la fin de vie, mais est-ce qu'il est dans son rôle, le pape, lorsqu'il dit ça sur le territoire français et en l'occurrence hier face au chef de l'État ? Bien sûr. Heureusement que le pape parle de ce qu'il rappelle inlassablement et de ce que nous avons aussi essayé de défendre dans ce débat si important sur la question de la fin de vie. Il faut quand même rappeler que le message central du pape aujourd Aujourd'hui, c'est d'abord celui qui consiste à dire
que les malades sont, je le cite, le cœur battant de notre humanité. Nos malades, nos aînés, les personnes les plus vulnérables autour de nous, parmi nous, ceux que nous sommes tous, d'ailleurs, parce que nous sommes même tous marqués un jour par l'expérience de la faiblesse, par l'expérience de la dépendance. C'est la condition humaine, ce n'est pas un accident de la vie, la dépendance. C'est l'expérience même de la vie. Eh bien le pape rappelle que cela ne retire rien à la dignité d'une personne et je pense que c'était fondamental que le pape le dise et qu'il le dise d'ailleurs aujourd'hui devant des malades devant des personnes marquées par le handicap marqué par le grand âge ou la dépendance qui ont été j'en suis sûr profondément touché d entendre c'est une loi
amorale la loi sur la fin de vie est ce que vous reprenez ce terme moi je crois que cette loi est une loi et je l'ai dit pendant tout ce débat donc ça n'est pas non plus une surprise cette loi est une loi d'abandon en effet Malheureusement, parce que quand on est marqué par la maladie, par la souffrance, bien sûr que dans une situation d'extrême épreuve, chacun, il peut arriver à chacun d'avoir un jour envie d'en finir et ça peut m'arriver demain et j'espère que si ça m'arrivait demain j'espère que la personne à qui je confierai cela ne me dira pas tiens je vais t'aider à mourir j'espère que cette personne me dira mais non la vie est belle et ta vie est belle et je veux t'aider à retrouver goût à la vie. Et cette loi, elle est d'autant plus désolante
qu'elle intervient à un moment où on a, comme jamais dans l'histoire de l'humanité, les moyens de soulager la souffrance. Vous ne considérez pas qu'il y a assez de garde-fou dans ce textes votés au mois de juillet dernier. On peut peut-être les rappeler, tout le monde n'a pas forcément suivi, c'est un feuilleton qui a duré plusieurs années, la personne doit avoir une maladie grave et incurable engageant le pronostic vital, elle doit être en capacité d'exprimer sa volonté. Ce qui ne veut pas dire qu'elle est en fin de vie, ce n'est plus d'ailleurs une loi sur la fin de vie en réalité. Elle peut avoir un pronostic vital engagé mais vous savez d'une certaine façon c'est triste à dire mais c'est l'expérience à laquelle l'humanité est confrontée depuis toujours.
Notre pronostic vital à tous est engagé. Elle doit être en capacité d'exprimer sa volonté de façon libre et éclairée, souffrir de manière insupportable. J'ajoute une clause de conscience a été ajoutée à la loi qui permet aux soignants qui refuseraient de faire le dernier geste de le faire effectivement. Ça ne vous suffit pas. Vous c'est une question de principe ? Bien sûr. Et encore une fois, cette question de principe, elle nous engage tous parce que c'est une question qui dépasse la politique d'une certaine manière. On vit dans un moment où vous savez, tous les Français le savent. Au moment où on se parle, notre hôpital public va très mal. Notre système de santé est à bout de souffle. Et donc, tous les Français savent qu'un jour, ils peuvent se trouver dans une situation
où la souffrance physique sera éprouvante pour Et où, au fond, ça devient presque une facilité pour nous comme société de leur donner le choix de partir au lieu de s'obliger à soulager, à prendre soin, à accompagner jusqu'au Est-ce que je peux, moi aussi, vous poser, comme Marie l'a fait tout à l'heure, une question très personnelle ? Bien sûr. Quel est le rôle de votre foi dans ce que vous nous dites ce soir ? Est-ce que c'est parce que vous êtes croyant que vous considérez que la vie ne peut pas être retirée vous avez réfléchi je suppose pendant des années comme beaucoup de monde, est-ce que vous pourriez changer d'avis là-dessus ? Est-ce que je vous ai donné un seul argument confessionnel ? Un seul argument qui pourrait ne pas être partagé par tous les Français.
On peut ne pas être d d'accord avec moi. Mais c'est une question qui, encore une fois, je le redis, la foi ne constitue pas un programme politique. J'espère ne pas être incohérent. Non mais vous dites concernant ce texte que ça dépasse la politique aussi. Je me sens très heureux. Ce sont aussi vos propos ce soir. Oui parce que ça touche à la condition humaine. Moi je suis professeur de philosophie, j'ai enseigné la philo pendant 12 ans et cette question-là, cette question de la mort... Et la philo c'est le doute aussi ? Bien sûr, bien sûr mais je ne viens pas ici barder de certitudes, je viens vous dire ce qui je crois doit être notre doute fondamental. Est-ce que considérer que la mort peut être un soin, ça n'est pas abandonner tous ceux auxquels nous allons
proposer d'en finir parce qu'ils souffrent trop ? Et je le redis, moi je crois qu'à ce doute on ne devrait même pas tenter d'échapper par la proposition de ce que le pape appelle la mort programmée. On vient de créer... C C'est ce qui vient de se passer en France. On vient de créer un service public du suicide et on voudrait nous expliquer que ça doit être un progrès. Encore une fois avec des gardes-fous législatifs, Marc les a rappelés. Et est-ce que vous entendez sans gouvernés par les sondages ? Mais cette aspiration de toute une partie aujourd'hui de l'opinion publique française, de récentes enquêtes d'opinion ont été réalisées jusqu'à 87 % des Français qui soutiennent cette possibilité pour les personnes en fin de vie, de choisir entre soins palliatifs ou adactifs à mourir.
Ça c'est aussi une aspiration qui est à entendre aux civils politiques qui fêtent la loi. C'est inexact. Tout dépend toujours sur ce sujet, en particulier de la manière dont on pose la question aux Français. Et quand on leur dit, est-ce que vous voulez subir des souffrances épouvantables ou bien est-ce que vous préférez mourir ? Beaucoup de Français répondent qu'ils préfèreraient mourir. Et je comprends ça, bien sûr. Mais la question qui nous est posée, c'est est Est-ce que nous devons nous résigner à ce que des Français soient laissés dans des souffrances insupportables ? Et sur la question des soins palliatifs que vous évoquiez, il faut le rappeler. Et le rappeler toujours, le scandale dans notre pays, c'est que vous avez tous les jours des milliers de Français qui
auraient besoin des soins de soins palliatifs et qui n'y ont pas accès. Parce qu'il y a 21 départements en France où vous n'avez pas un seul lit de soins palliatifs. Ça veut dire, François-Xavier Benhamid, que vous reviendrez sur cette loi. Ça veut dire que puisque vous proposiez que les Français soient consultés. Moi, je crois que c'est la bonne solution, bien sûr. Un référendum ? Et ce que Bruno Retailleau a dit, c'est que cette loi, elle va s'appliquer puisqu'elle a été votée. Elle va s'appliquer. On aura donc au moment où l'élection présidentielle arrivera quelques mois de recul qui permettront de l'évaluer et ça pourra être l'occasion de soumettre aux français la décision parce que tout le monde constate que le processus parlementaire a été très insatisfaisant.
Le Sénat et l'Assemblée, nos deux chambres n'ont pas voté la même chose. Et à la fin, il a fallu d'une certaine manière forcer la main de ce qui généralement encore plus sur un sujet comme celui-là doit permettre un consensus et donc à la fin, ce serait la meilleure des manières de sortir de cette question. Et je ne doute pas que la parole du pape, qui aujourd'hui manifestement a marqué les Français, cette parole du pape peut aussi éclairer. Encore une fois, ce n'est pas une question de croyant ou de non-croyant, elle peut éclairer toute la société sur la place que nous réservons à nos malades, à nos aînés, c'est vraiment la question de la vie. Il y a une autre parole du pape qu'on a aussi entendue lors de son passage à Paris,
il s'est rendu dans un centre d'accueil pour migrants et il dénonce le traitement qui est fait des migrants dans plusieurs pays, il dit il faut absolument les
politique et ce serait d'ailleurs pas son rôle, mais il alerte. Vous entendez sur ce point-là le côté pape de gauche de Léon XIV plus conservateur sur les questions de société mais sur les migrants quand il dit il faut les protéger il dit pas faut les renvoyer. Vous savez Marc Fauvel je crois justement que ce que les Français... C'est le pape de gauche qui vous fait sourire. Non mais ce que les Français ont tellement aimé dans la rencontre avec le pape ce week-end c'est qu'enfin c'était plus une question de droite, de gauche, de camp, de clan, de partie et ça fait tellement du bien. Le pape dit, et il a raison de le dire, que la situation sur le plan migratoire est l'occasion d'une violation terrible là encore de la dignité humaine. Et c'est la dignité humaine son message fondamental.
Je suis d'accord avec lui. Mais si je me bats au Parlement européen contre l'immigration illégale, si j'ai fait adopter le règlement retour il y a quelques mois de cela, c'est justement pour cette raison. Qu'est-ce qui fait aujourd'hui que tant de personnes sont conduites sur les routes de l'immigration et que tant de personnes risquent leur vie et parfois perdent leur vie. Il y a trois jours, dans la Manche, tout près de chez nous, un migrant qu'on ne connaît pas, on ne sait pas son nom, son âge, il avait une vingtaine d'années, a été retrouvé mort, noyé parce qu'il essayait de passer en Angleterre. Pourquoi ça ? Parce que des mafias de passeurs vendent un Eldorado à toute une jeunesse, en particulier sur le continent africain, qui se transforme en réalité en enfer.
Le jour où le règlement retour s'appliquera, le jour où tout le monde saura, pour ceux qui n'ont pas suivi, que l'Europe se dote de hubs, c'est-à-dire des centres de détention, de rétention des étrangers en dehors des frontières de l L'Union Européenne, on parle par exemple de lieux qui pourraient ouvrir en Afrique. Le règlement retour, en un mot, le règlement retour, il veut mettre fin à la situation actuelle qui fait que vous avez moins de 10 % des OQTF qui en France sont réellement exécutés. C'est-à-dire qu'on les renvoie dans les pays tiers en attendant de régler leur situation. En fait, tout le monde sait aujourd'hui dans le monde entier que si vous arrivez à rentrer illégalement sur le sol européen, vous avez toutes les chances d'y rester durablement.
Et ça, c'est la clé du business model des passeurs. Le jour où tout le monde saura dans le monde entier, que vous ne pouvez rentrer en Europe et y rester que si vous y êtes arrivés légalement, ce jour-là, il n'y aura plus un mort en mer Méditerranée. Ce jour-là, nous ne vivrons plus l'indignité de cette situation qui, en effet, conduit à ce que des êtres humains, perdent leur vie et se trouvent piégés dans l'impasse de l'immigration illégale. Et d'ailleurs, quand le pape a été sur le continent africain, je ne doute pas que vous avez aussi entendu ce qu'il y a dit. Il a parlé à la jeunesse des pays africains et il a dit à ces jeunes ne croyez pas à ces mensonges. Il a dénoncé toutes les causes de l'immigration en Afrique, la corruption des dirigeants, des régimes qui ne promettent
aucune perspective à leur jeunesse. Et il a dit à ces jeunes, c'est chez vous que vous êtes attendus pour développer vos pays. Et il avait raison d'être allé à Lampedusa, mais Lampedusa est un drame pour nous tous. Si j'ai fait voter le règlement en retour encore une fois, c'est parce que Lampedusa doit nous empêcher de dormir. François-Xavier Bellamy, parce que nous avons nombreux sujets à aborder. Juste avant ces images, cette image à vous soumettre, qui a été relayée sur les réseaux sociaux, que par ailleurs moi-même, en étant sur les Champs-Elysées, on a été le témoin de prêtres qui confessent, qui ont confessé ses croyants en marge de la messe hier, sur le trottoir, sur des pas de porte, devant des magasins. Vous comprenez que ces images aient pu interroger à tout le moins
ou peut-être même heurter certains de nos compatriotes. Et vous auriez préféré voir des images de vitrines brisées ? Je ne vois pas une agression, je ne vois pas une violence. Je vois des gens qui parlent paisiblement, des gens qui viennent confier ce qu'ils Ils vivent. Je vois des croyants qui pratiquent leur religion. La laïcité, ce n'est pas l'interdiction de croire. C'est le fait de précisément avoir la liberté de croire ou de ne pas croire. Vous auriez pu y aller vous ? On aurait pu vous voir sur ces Moi j'ai été à la messe, vous m'avez demandé si j'avais communié, je vous ai répondu de manière très transparente. Pour vous ça n'enfreint pas les règles de la laïcité ? C'est incroyable, j'ai vu un de vos confrères qui se
promenait avec son appareil photo en essayant de traquer des gestes comme cela. Mais je ne sais pas à quel moment... Vous voyez, quand je disais que cette France-là, cette France qui était si paisible, si sereine, si joyeuse, que cette France a été si souvent méprisée et parfois insultée, c'est exactement ce qui se passe quand on essaye de prendre en photo ces gens qui vivent par ailleurs un moment assez intime on ne s'est pas beaucoup préoccupé d'ailleurs de la manière dont ils allaient ressentir le fait que ces images soient publiées partout Là, en l'espèce, on ne voit pas leur visage on a fait attention à cela. C'est tout à votre honneur, mais votre confrère n'a pas eu la même discrétion et il a publié un tweet en disant « Lala, quelle horreur !
» des prières de rue dans les rues de Paris. Non mais attendez, si ce qui Je ne vais pas aller si loin dans le commentaire. Je crois que le commentaire a été... Il n'a pas parlé d'horreur, en effet. Je retire ce que j'ai dit, soyons précis. Mais la vérité c'est que si c'est ça qui menace la France, la France va très bien en Je suis plus angoissé quand je vois qu'on ne sait plus vivre une fin de match de foot sans qu'il faille que tous les commerçants dans les vitrines, vous venez de l'afficher à l'instant, sont obligés d'être recouverts de panneaux de bois pour ne pas être détruites. C'est ça qui m inquiète. François-Xavier Bédami, cette semaine Emmanuel Macron a annoncé que la France va envoyer des troupes en Arabie saoudite, des militaires français.
Il s'agit de protéger un complexe pétrolier qui est l'un des plus importants de la région et donc espère Emmanuel Macron, de faire baisser un peu les prix des carburants à l'échelle du monde. Et chez nous en France, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barraud a donné quelques précisions aujourd'hui sur France 2. Comme on l'a fait depuis le début de cette guerre, eh bien de manière strictement défensive, on met à disposition des moyens. Ces capacités vont dépendre de la demande précise qui sera formulée par le partenaire. En termes de soldats, est-ce que là encore c'est une dizaine, une centaine de soldats Ça dépend du besoin tel qu'il sera exprimé par le partenaire, de nos propres capacités et de l'évolution de la situation.
On ne peut pas comme ça attendre que la chose passe ou simplement proposer d'engouffrer tout tout le denier public pour régler une crise qui, je le disais, a une origine directe qu'est cette tension dans la région. Est-ce que vous êtes de ceux qui disent « attention, la France est en train de mettre un orteil ou même tout le pied dans la guerre ? Bien sûr que non. C'est une très bonne décision et je crois que le président de la République a pris une bonne initiative. C'est une bonne initiative à plusieurs titres. D'abord parce qu'aujourd Aujourd'hui, nous avons besoin de montrer que la France est présente et qu'elle sait s'impliquer pour protéger des partenaires qui se trouvent fragilisés, en particulier par le retrait des États-Unis.
L'Arabie saoudite classiquement proche des Etats-Unis et le président Trump a décidé qu'il n'interviendrait pas, il la laisse confronter au Houthi, cette milice qui est en réalité intégralement financée par l'Iran. Et donc c'est le moment de montrer que notre pays sait relever des défis comme cela, de manière uniquement défensive encore une fois. Il ne s'agit pas de rentrer dans un conflit. On entend ce que dit Jean-Noël Barraud, de manière uniquement défensive. La question c'est si nos hommes ou nos femmes sur place sont frappés, sont touchés. Est-ce qu'il faudra répliquer ou pas ? Non, mais on parle d'abord de moyens de protection antiaérienne. Des radars, a dit Emmanuel Macron, mais aussi des troupes. Oui, parce qu'il faut bien effectivement assurer la conduite des opérations.
Si les outils frappent les soldats français en Arabie saoudite, que fait-on ? Mais d'abord, les outils s'en prennent déjà directement à nos intérêts. Je ne sais pas si ceux qui font cette critique le savent, mais les outils menacent des navires occidentaux, français, à tel point que la marine nationale, depuis des mois maintenant escortent des bateaux dans le détroit d'Hormuz ou dans cette région pour être certain que nos bateaux soient protégés. On n'a pas entendu ceux qui font cette remarque aujourd'hui au Président de la République se plaindre que la marine nationale pouvait être en première ligne quand elle était effectivement impliquée dans ces missions de protection. La question qui est posée, c'est est-ce qu'on devient de fait possiblement des belligérants,
des co-belligérants et par ailleurs, est-ce que ce type de décision, cette annonce, doit être précédée par un vote au Parlement ? Ce que demandent notamment les Insoumis ou le Parti Socialiste. Est-ce qu'il faut que soit organisé à l'Assemblée Nationale un vote des députés pour dire oui ou non allons-y en ce sens ? C'est important que le Parlement soit consulté, qu'il y ait un débat au Parlement mais il n'y a aucune nécessité qu'il y ait un vote. Et d'ailleurs on se souvient que Nicolas Sarkozy avait déjà avec raison d'ailleurs impliqué les troupes françaises dans le soutien à la Arabie Saoudite dans des contextes passés. François Hollande quand il a envoyé les troupes françaises pour le coup dans une opération de
haute intensité pour l'opération Barkhane au Mali n'avait pas consulté le Parlement et encore une fois il avait eu raison de le faire parce qu'il s'agissait de lutter contre des islamistes qui menaçaient aussi directement la sécurité du pays. Juste un dernier mot, j'étais la semaine dernière en déplacement en Jordanie et dans ce pays qui est vraiment à l'épicentre de tous les conflits du Moyen-Orient. Et moi, je suis frappé de voir à quel point la France est attendue, à quel point nous avons un rôle à jouer, pas pour rentrer en guerre, mais pour protéger la paix. Et c'est ça le plus important. Et protéger la paix, c'est aussi protéger nos approvisionnements, notre sécurité est en jeu. Et ceux qui aujourd'hui, au Rassemblement National
ou bien au Parti Socialiste ou chez LFI reprochent à Emmanuel Macron cette décision je ne suis pas macroniste, soyez, mais je ne suis pas sectaire non plus, c'est dire qu'on s'oppose sur ce point-là. Ceux qui font cette critique-là, en fait, sont les plus grands supporters de l'explosion des prix des carburants pour les Français. Si on veut réussir à sécuriser nos approvisionnements, il faut être capable d'appuyer les pays qui aujourd'hui ont besoin d'aide. Avant de parler des carburants, un mot sur les conséquences du conflit ukrainien. Emmanuel Macron a-t-il raison d'alerter sur une montée des menaces Il dit que l'attaque au drone qui s'est produit à l'aéroport de Leipzig pourrait se reproduire chez nous. Éric Ciotti dit qu'il s'agit d'une diversion pour masquer le déclin de la France.
Est-ce que vous êtes d'accord avec lui – Non, je pense que la menace est réelle. Elle est réelle et je le vois tous les jours au Parlement européen à travers nos collègues de tous les pays qui nous partagent aujourd'hui leurs inquiétudes. Ce n'est pas seulement l'attentat manqué de Leipzig. C'est aussi cette frappe qui a eu lieu à deux kilomètres de la frontière polonaise il y a quelques jours. C'est un hélicoptère danois qui a été directement ciblé par un bateau russe. Ce sont les les Pays-Baltes qui sont victimes presque tous les jours de tentatives d'intimidation. La réalité de la tension est là. Je crois qu'il faut dire deux choses. Il faut bien sûr parler aux Français de ce qui est en train de se jouer, mais il faut aussi leur dire que nous n'avons aucune raison d'avoir peur.
Et je pense que tout discours politique qui consiste à tenter, ou en tous les cas, qui aboutit à susciter une forme de peur ou de panique dans l'opinion, paradoxalement sert exactement l'agenda de Vladimir Poutine. Non, non, mais je dis juste que moi, mon point d'attention, il est là. Je pense qu'il faut être lucide sur la réalité de la menace et en même temps, on doit dire aux Français que Vladimir Vladimir Poutine, qui a lancé son attaque contre l'Ukraine il y a maintenant plus de 4 ans. Il n'arrive pas en réalité à atteindre un but de guerre dont il avait dit qu'en 3 jours, il parviendrait à l'obtenir. Ce qui veut bien dire qu'en réalité, il n'est pas si fort qu'il le prétend. Et ces tentatives de déstabilisation, elles viennent précisément du fait
qu'il essaye de nous inspirer la peur parce que lui-même n'arrive pas à gagner cette guerre injuste et scandaleuse qu'il a déclenchée seul contre l'Ukraine Vellamy, dans son intervention aussi le chef de l'Etat pour la première fois n'a pas exclu de baisser les taxes sur le carburant qui ne cesse d'exploser. Si la situation encore une fois, si elle s'aggrave encore et encore. Il dit qu'il n'y pas de sujet tabou. Est-ce qu'il faut un geste ? Est-ce qu'il faut aller plus loin pour tous les Français ? Il faut un geste. Quand on dit un geste, parfois, on a l'impression qu'il y a quelqu'un qui vient quémander et on devrait faire un geste de bienveillance à son égard. Non, les Les Français, ils attendent des actions maintenant.
Et ce n'est pas de la spéculation pour demain qu'on attend du président de la République, c'est qu'ils agissent maintenant. Est-ce que vous dites que certains, finalement, jeudi soir, c'était une intervention pour rien ? Parce que certains pariaient peut-être sur une annonce peut-être plus spectaculaire qu'il n'a pas eu lieu, mais il n'est pas allé jusque-là. Mais il ne l'exclut pas quand même. C'est très sympathique d'entendre qu'il n'exclut pas que ça arrive, mais la vraie question, c'est qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Parce que c'est maintenant que les Français souffre vous baisseriez la tva sur les carburants aujourd'hui il ya des premières choses à faire pour commencer la première chose à faire brune retaillot le propose depuis trois semaines maintenant
mais on en parlait depuis longtemps la première chose à faire c'est de suspendre les certificat d'économie d'énergie, tout de suite. Ça ne coûte pas un euro au budget de l'État. C'est un financement qui va à un fonctionnement d'aide à la transition qui est extrêmement... Alors, pour être précis, c – C'est une taxe qui est payée par les énergéticiens et qui permet de financer la transition écologique. Les énergéticiens font un truc très simple. Si ça leur répercute, c'est directement répercuté sur les Français. – Directement répercuté sur les Français, Directement. Poser la question à Total, par exemple, qui a une position très claire sur le sujet, c'est une taxe… Il répercute ensuite la taxe sur le… Directement répercutée.
Donc c'est les Français qu'il a payé, c'est les gens qui sont autour de nous. En l'occurrence, cette taxe permet aussi de financer la transition écolo, le leasing des voitures électriques, le financement des pompes à chaleur. Est-ce que vous assumez de couper ce robinet au moment où on parle de réchauffement climatique, de crise climatique ? On a vu cet été. Mais pour être très complet, là ce n'est pas le réchauffement climatique dont on parle, c'est surtout l'embolie fiscale et administrative française. C'est la Cour des comptes qui dit qu'il y a autour de ces financements un tiers de frais de fonctionnement, que c'est une structure complètement opaque qui donne lieu à tous les contournements, toutes les triches, toutes les fraudes,
que vous avez un très grand nombre de dépenses qui sont faites avec ces financements qui n'ont jamais de justification véritable. Donc oui bien sûr il faut continuer à faire en sorte que les français puissent s'équiper de pompes à chaleur, puissent rénover leurs logements bien sûr mais c'est pas avec cette espèce d'usine à gaz qu'on va sauver la planète. Et donc pour l'instant son principal effet c'est pas de refroidir le climat c'est de faire s'envoler la facture des français donc il faut commencer par ça tout de suite et c'est pas demain. Ça fait baisser de combien ? Ça fait baisser de 17 centimes par litre, ça dépend si on parle de gasoil ou de sans plomb mais c'est déjà dès et ce sera pas assez, mais c'est déjà un premier pas. Et encore une fois par cela, vous aidez tout le monde.
Ça touche tout le monde. Alors ça aussi, c'est extraordinaire. Donc en fait, quand on rend leur argent aux Français, on les aide ? Mais non, on n'est pas en train de les aider ceux qui en ont le plus besoin encore une fois on est juste on n'aide pas les français on leur rend leurs salaires on leur rend leur argent on leur rend ce dont ils ont besoin pour vivre parce que cet argent c'est eux qui l'ont produit c'est pas l'état qui aide les français en l'occurrence aujourd'hui c'est les français qui font vivre l'état il faut peut-être qu'on renverse les choses et qu'on remette la perspective à l'endroit donc oui il faut suspendre tout de suite les certificats d'économie d'énergie parce que vous avez aujourd'hui des français qui ne peuvent même plus payer l'essence dont ils ont
besoin pour aller travailler pour aller emmener leurs enfants à l'école ou faire des activités il ya des français qui tout simplement se retrouvent pris dans la spirale de l'impuissance qui sont juste pourquoi vous ne dites pas on baisse la tva de 15 centimes est ce que c'est parce que marine le pen le réclame depuis des années non non Non, mais commençons par les certificats d'économie énergie. Ça revient en même finalement. Ensuite, il faudrait établir une TICPE flottante comme ça a pu être fait par le passé pour être certain que l'État au moins ne gagne jamais plus d'argent parce que la crise frappe les Français. Ça, ce serait la deuxième chose fondamentale à faire. Et pour le reste, moi ce qui m'a frappé dans l'intervention du président de la République,
c'est qu'il faut quand même qu'on regarde la situation actuelle pour en tirer toutes les leçons. Qu'est-ce qu'on est en train de vivre aujourd Qu'est-ce que les Français payent ? Ils payent la facture de 10 ans d'inaction. Si on ne peut pas baisser massivement la TVA comme le propose Marine Le Pen, si on ne peut pas baisser massivement les impôts, c'est pour une raison très simple. Les questions sont vides. Aujourd'hui, on ne va pas passer d'une crise sociale à une crise financière. Ce n'est pas que les caisses sont vides, c'est qu'avec 1 000 milliards d'euros de dettes de plus pendant les 10 dernières années, dire que les caisses sont vides, ça voudrait dire qu'on n'a rien. Mais là, on est à pire que rien, on est en train de voler de l'argent à nos petits-enfants.
On en est là aujourd'hui. Et pas pour affronter des crises, pas pour gérer des problèmes, pas pour investir dans l'avenir. On fait ça seulement pour payer nos dépenses de consommation courante. Aujourd aujourd'hui, on a un État qui s'endette pour payer les retraites de nos aînés. C'est un scandale moral. Alors justement, la transition se trouvée. Les retraites, on connaît les contours du budget tel que le souhaite Sébastien Lecornu, 54 milliards d'euros d c'est beaucoup et dans ces 54 milliards d'euros d'économie 6 milliards sur les pensions des retraités actuels est ce que vous estimez que les retraités sont intouchables on il est hors de question de geler leur retraite mais vous dites certains des retraités qui sont
intouchables sont intouchables il est hors de question de geler leurs retraites ou est-ce que vous dites Certains d'entre eux peuvent être mis à contribution. Mais justement, là aussi, on est au cœur du problème que j'évoquais à l'instant. Il y a un an, Sébastien Lecornu a décidé de sacrifier à Olivier Faure la réforme des retraites, qui avait été votée timide, insuffisante, mais qui avait au moins été faite parce que nous l'avions soutenue à l'époque, quelle que soit la difficulté de l'exercice, mais pour remettre les choses à l'endroit. Cette réforme des retraites, c'était 2 milliards première année, 6 milliards deuxième année. Et donc on se retrouve avec un trou. Et donc les 6 milliards, on va aller chercher où ? C'est 2 milliards l'an prochain et donc on ne paye pas encore le coût
de la réforme borne. Où est-ce qu'on va chercher maintenant ce qui nous manque ? Dans la poche des Donc c'est non ? Tout le problème, et là encore une fois je le redis, si la France aujourd'hui se trouve dans la situation actuelle, c'est parce qu'on nous a expliqué pendant des années qu'on pouvait vivre dans le déni de réalité et que la dette n'était pas un problème. Et moi je me Donc, c'est une ligne rouge. Les retraités, s'ils ne sont pas tous réindexés, vous censurez le gouvernement. Bruno Retailleau, les Républicains… Quand vous entendez aussi le ministre de l'Économie dire qu'avec 2000 euros, on vit correctement. Recommençons par le au commencement, il faut rétablir cette réforme. Il est assez peu probable, je sais que c'est la journée des miracles,
on était à Lourdes hier avec le pape, mais il est assez peu probable, je peux me tromper, qu'Emmanuel Macron ou Sébastien Lecornu décident de désuspendre la réforme des retraites d'ici l'élection présidentielle écartons peut-être ce scénario pour voir ce qui pourrait se passer Max Weber dans le métier à la vocation de politique dit il est parfaitement exact de dire et toute l'expérience historique le confirme que jamais dans le monde on n'aurait pu atteindre le possible si l'on ne s'était sans cesse et toujours attaqué à l'impossible donc je commence comme ça impossible n'est pas français et je pense qu'il faut commencer par c'est peut-être pas impossible c'est même nécessaire de regarder nos problèmes en face mais vous m'avez pas répondu ce serait pas un
est-ce que les retraités peuvent être mis à contribution j'ai écarté le miracle que vous appelez de vos voeux est-ce qu'il faut mettre les retraités à contribution mais c'est pas un miracle c'est une nécessité mais il y a l'élection présidentielle pour ça mais non il faut le faire maintenant si on avait cette réforme des retraites aujourd'hui on n'aurait pas besoin d'aller chercher cet argent dans la poche des retraités et moi je suis désolé de le dire mais cette histoire de 2000 euros on est avec 2000 euros ça va très bien on est un retraité aisé d'abord ça me rappelle furieusement la vieille manie socialiste vous rappelez que françois hollande avait commencé à classer qui est riche et qui ne l'est pas bon moi je pense que 2000 euros avec 2000 euros il y a
des gens qui peuvent vivre très bien mais avec 2000 euros ça peut être extrêmement dur ça dépend si vous avez besoin d'aller à l'epad et si vous avez besoin de payer votre ipad un mois d'epad 2000 euros de retraite je peux vous garantir que vous n'en sortez pas très bien pas partout très bien que c'est pas toujours facile donc la vérité c'est que non on doit pas faire de nos aînés une variable d'ajustement ils ont par ailleurs une situation particulière qui fait que quand vous êtes un salarié, si vous avez besoin de gagner plus, il faut que vous puissiez travailler plus. C'est tout le projet de Bruno Retailleux que le travail paye plus et paye mieux. Mais nos retraités, pour le coup, pour beaucoup d'entre eux, ils sont dans une situation où ils ne peuvent Ils ne peuvent
pas augmenter leurs revenus. Et donc, on ne peut pas les mettre dans une impasse sociale aujourd'hui. Vous avez bien mis un mot de politique sur la campagne présidentielle. Vous soutenez un candidat, Bruno Retailleau. Pour ceux qui nous prennent en cours d émission. Voilà. Je le précise, dont on a cité le dénon quelquefois ce soir. Qui présente ses réformes ? Il a d'ailleurs présenté cette semaine sa réforme des retraites, qui a un programme, mais qui ne décolle pas, il est toujours donné sous la barre des 10 % dans les sondages. Comment vous expliquez justement ce décalage entre finalement l'avancement de la campagne de Bruno Retailleau et le fait que ça ne prend pas ? 'abord, on est en début de campagne. On est encore au mois de septembre.
Si les sondages de septembre faisait l'élection d'avril, l'histoire politique de notre pays aurait été très différente et vous suivez la vie politique française avec suffisamment d'expérience pour savoir que les français sont capables de surprendre les sondeurs de septembre et ceux qui font les victoires trop certaines des débuts d'année. Combien de temps il a pour inverser la tournance ? Nous, on est très tranquille, très serein et on avance avec beaucoup de détermination parce que notre certitude c'est que personne d'autre que Bruno Retailleau ne propose aux Français l'offre politique qui pourra relever le pays demain. Vous avez évoqué... Edouard Philippe, le moins qu'on puisse dire c'est que on attend encore avec impatience le programme massif qu'il nous présentait.
J'ai entendu qu'il disait l'autre jour que, tiens oui c'est vrai pour sortir le budget de l'État de la difficulté dans laquelle on est, on pourrait peut-être ne pas remplacer 7000 fonctionnaires l'an prochain. Je précise, il a dit ça pour financer la baisse des taxes sur les carburants. Ce n'était pas l de son projet un oui enfin en tous les cas en termes de massifs on a vu plus solide je pense qu'effectivement la france aujourd'hui et c'est le sens de l'engagement de bruno retailleau et c'est pour ça que je m'engage auprès de lui ce que la France elle est la France elle au bord du précipice je suis sûr qu'elle a tous les moyens de se relever je suis sûr qu'elle a tous les moyens de se reconstruire on est dans un moment où on peut partager de l'espérance mais il va falloir
faire des choix extrêmement courageux mais j'entends françois et bruno et bruno C'est quelqu'un dont la clarté, la constance On peut partager ou pas ses idées Mais tout le monde lui reconnaît Qu'il ne change pas de ligne La force de sa proposition C'est qu'elle est suffisamment radicale Et en même temps suffisamment sérieuse Pour permettre au pays de dire que quand il dit aujourd'hui j'irai jusqu'au bout quoi qu'il arrive il ira jusqu'au bout quoi qu'il arrive Oui et je suis convaincu qu'il peut gagner cette élection présidentielle la perspective d'un duel Mélenchon-Le Pen on en parle beaucoup mais c'est ce que les sondages nous donnent aussi aujourd'hui comme perspective, même dans cette hypothèse, il resterait candidat.
Vous savez, le duel Mélenchon-Le Pen, c'est la meilleure manière maintenant de nous interdire et de réfléchir, et alors il faudrait voter pour qui ? Moi je vois qu'Edouard Philippe, c'est son grand argument, oh là là, il y a un duel Mélenchon Le Pen. Enfin, ça ne l'a pas empêché qu'en quelques mois, vous disiez que Bruno Retailleau ne grimpe pas dans les sondages. Edouard Philippe, lui, il a fortement descendu. Donc si c'était la solution pour éviter... Sans que ça profite à Bruno Retailleau. Si c'était la solution pour éviter quelque duel que ce soit, bon ça se saurait déjà en un sens. Moi je crois que le plus important, ce n'est pas d'abord de dire ce qu'on veut éviter, c'est de dire ce qu'on veut servir pour le pays, ce qu'on veut proposer, ce qu'on veut offrir aux Français,
comment on veut reconstruire la France. Il ne faut pas, et je pense que ce qui épuise les Français, c'est qu'on leur parle tout le temps de ces questions de sondage ou d'écurie. La seule chose qui compte pour eux, c'est comment on reconstruit notre école demain ? Comment on reconstruit notre hôpital ? Comment on rend du salaire aux Français qui travaillent ? Comment on sort de l'appauvrissement que le pays est en train de connaître ? Comment on garantit la paix et la sécurité au lieu d'être entraîné dans la spirale de la guerre qui semble se dessiner autour de nous ? C'est ça qui intéresse les Français. Et sur tous ces sujets-là, je le redis, je ne vois que Bruno Retailleau aujourd'hui qui fasse des propositions qui sont parfaitement clairs,
parfaitement alignés avec ce qu'il a toujours dit, toujours défendu, toujours fait et prête aussi à ses propositions à reconstruire la France. Avec des appels quand même politiques dimanche dernier sur cette notelle, Eric Ciotti le patron de l'udr alliés de marine le pen a lancé un appel direct à bruno retaillot écoutez-le je suis inquiet sur son positionnement futur et j'ai envie de lui dire aujourd'hui de nous rejoindre voilà on voit bien que sa démarche elle ne prospère pas parce qu'il ne peut pas prétendre à la victoire au second tour voilà donc là aussi je crois que le moment est fait pour mobiliser le courage, pour additionner les forces. Et je dis à Bruno de nous rejoindre.
Je lui dis de revenir dans une maison de droite forte, courageuse, audacieuse, et avec nous de renverser la table. Il vous dit de les rejoindre. Est-ce que vous dites jamais, au grand jamais, vous ne rejoindrez le Rassemblement national ? Et je double ma question de certains commentaires. de proches politiques, je pense à Jean-François Copé s'il est encore proche par ailleurs qui vous accuse parfois de complaisance avec le parti de Marine Le Pen de ne pas être assez étanche ce sont ces termes plus précisément qui vous visent en Je n'ai jamais changé de ligne, je vois que bien souvent
quand la droite assume d'être de droite, on l'accuse de toutes les dérives possibles mais la vérité c'est qu'il n'y a pas de dérive quand il y a de la clarté, de la constance et ça a toujours été mon cas et le cas de Bruno Retailleau. Juste un mot sur Eric Ciotti, il dit rejoignez-nous dans une maison de droite. Moi je crois en en effet que, et c'est pas parce que je tiens aux querelles inutiles, mais je crois que dans le débat public, et c'est assez sain, il y a des clivages qui se constituent et qu'il y a une gauche et qu'il y a une droite. J'ai jamais été macroniste parce que j'y ai jamais cru en même temps. Je pense pas que le « en même temps ça existe ». Je pense que la politique c'est comme la vie, ça veut dire faire des choix.
Et je vois qu'il y a dans ce pays une gauche qui assume d'être de gauche et je pense qu'il faut une droite qui assume d'être de droite. C'est pas ce que fait le Rassemblement National. Marine Le Pen a un point commun avec Emmanuel Macron. Elle non plus elle croit pas qu'il y a une gauche et une droite. Et elle est très cohérente là-dessus, je ne lui reproche pas, elle n'a jamais changé d'avis. Elle a toujours dit « moi je veux pas être la droite ». Et elle le montre d'ailleurs dans cette rentrée. Elle commence sa rentrée en disant « la retraite à 60 ans », ça c'est quand
quand on a un système de retraite qui est au bord de l'effondrement, ça me paraît irresponsable. Mais ça ne me paraît pas vraiment être les leçons d'une politique de droite. Quand on lui propose de baisser le nombre de fonctionnaires, vous voyez Edouard Philippe il dit 7000 et bien Marine Le Pen elle dit baisser le nombre de fonctionnaires c'est un truc de droitard. Bon, écoutez, moi je pense qu'il faut qu'on ait cette cohérence qui nous permettra y compris de faire face au problème migratoires. Parce que si vous n'affrontez pas avec des solutions de droite les problèmes de notre modèle social aujourd'hui, vous continuerez d'avoir cette immigration massive qui arrivera dans le pays pour pallier à tous les dysfonctionnements de notre système Sur les questions migratoires et sur la question
du règlement retour, on l'a évoqué tout à l'heure au Parlement européen. Vous avez fait cette alliance, cette union des droites comme on pourrait l'appeler puisque votre parti, Si vos députés se sont associés à ceux du Rassemblement national, pourquoi ne pas reproduire cette alliance au niveau national ? L'histoire est encore beaucoup plus simple. J'ai défendu un texte que je porte depuis des années. Un texte que par ailleurs nous avons porté avec un commissaire européen, autrichien, du PPE, notre famille politique qui se retrouvera à Toulouse à partir de demain, de toute l'Europe. C'est notre ligne que nous avons fait valoir au Parlement européen à travers ce projet de règlement retour. Chacun a pris ses responsabilités, toute la gauche a voté contre à
quelques exceptions près, les macronistes ont voté contre alors que leur propre groupe l'a soutenu majoritairement, preuve qu'ils se sont associés à la gauche sur ce sujet comme sur tant d'autres et les groupes qui, comme le Rassemblement national l'ont soutenu, ont constitué une majorité pour faire que ce texte devienne une réalité. Moi je pense que quand la droite assume d'être ce qu'elle est, elle peut gagner des batailles. Mais ce soir vous... Ça fait que vous pouvez rassurer Jean-François Copé, qui dit qu'il est plus étanche. Un jour il va rejoindre Marine Le Pen. Est-ce que vous pouvez lui dire, Jean-François, ça n'arrivera jamais ? Mais Éric Ciotti était le président de notre parti. Il est parti au Rassemblement national. Est-ce qu'on l'a suivi ?
Maintenant j'ai une question à poser à Jean-François Copé. Quand il a commencé sa vie politique, il héritait d'une droite hégémonique en France. Le RPR avait toutes les responsabilités, tous les pouvoirs. Il a lui-même eu toutes les responsabilités. Il a été ministre, il a même été président de cette famille politique. Quand il a commencé sa vie politique, le FN était un tout petit parti qui n'existait même pas dans la vie politique française, qui ne pesait pas, qui n'avait pas d'importance. Aujourd'hui, le Rassemblement national a une certitude, c'est qu'il sera au deuxième tour. Si la recette de Jean-François Copé marchait si bien pour combattre le Rassemblement national, on n'en serait peut-être pas là aujourd'hui. Donc je pense qu'il faut juste un peu plus d'humilité.
Et moi je crois que la meilleure manière de faire revenir vers nous des électeurs, qui se sont détournés de LR parce qu'ils ont été déçus, parce qu'ils se sont sentis parfois trahis. Et je comprends que ça ait pu arriver par le passé. La meilleure manière de les faire revenir, c'est d'être clair sur nos idées, c'est de ne pas reculer. C'est quand on l'a vécu au Parlement européen, quand toute la gauche nous a dit « On ne soutiendra pas votre règlement retour », quand les macronistes nous insultaient parfois, comme Mme Keller qui disait que ce serait une régression terrible et qu'on allait sacrifier les droits de l'homme, eh bien on n'a pas tremblé, on n'a pas reculé. On a continué de défendre notre ligne, c'est la ligne de personne d'autre,
mais c'est celle qui a gagnée et c'est celle qui est en train de changer l'Europe maintenant comme elle changera la France demain. François-Xavier Bellamy, une petite phrase qui fait beaucoup parler, celle du président de la République, interrogé il y a quelques jours par nos confrères de Variety sur la possibilité de briguer un jour peut-être un troisième mandat. Voilà ce qu'il dit. Je n exclut rien, c'est assez inhabituel de revenir mais nous verrons bien, la vie est un teint inventif parfois plus que le cinéma. Il pense déjà à son retour Emmanuel Macron selon vous ? Est-ce que les Français y pensent ? Ils y pensent peut-être un peu trop ? Il y pense un peu avant eux en tous les cas. Mais vous savez, moi ce qui m'intéresse, c'est pas tellement la manière dont Emmanuel
Macron se préoccupe de son avenir. Ce qui m'intéresse, c'est d'abord de constater le bilan et je le dis sans aucune animosité, le sujet n'est pas personnelle la réalité du bilan c'est qu'encore une fois après dix ans de macronisme on a un pays qui est plus fracturé que jamais qui est plus tendu plus clivés que jamais un pays qui aussi décroche par tous les indicateurs possibles il suffit de poser notre regard sur n'importe quel secteur de la vie de la société pour voir que après dix ans de En Marche, il n'y a vraiment plus rien qui marche. Vous ne voterez pas pour lui s'il revient ? Moi ce que je crois, mais je n'ai pas voté pour lui non plus avant, ce que je crois le plus important c'est qu'on sorte du macronisme et ça c'est pas la question de 2032, c'est la question de 2027.
Sortir du macronisme ça veut dire ne pas offrir un troisième mandat au macronisme ni avec Gabriel Attal ni avec Edouard Philippe qui en réalité poursuivrait le haut en même temps qui a tellement abîmé la france c'est l'heure du petit oral françois xavier benlami une série de questions courtes et des réponses courtes et parfois plus personnelles pour mieux vous connaître on a beaucoup parlé du pape ce soir quel est votre plus gros péché – Oh là, ça je… Vous savez, dans la foi chrétienne, il y a quelque chose de très important qui est le secret de confession. Donc on ne saura pas. C'est très important d'ailleurs de protéger le secret de confession qui a été remis en en cause par l'extrême-gauche récemment, mais qui fait partie, je crois, d'un élément fondamental de la liberté de conscience.
– François-Gazamé Belani, est-ce que vous pourriez lire un livre en sachant qu'il a été écrit à l'aide de l'intelligence artificielle en tous les cas je voudrais savoir qu'il a été écrit par de l'intelligence artificielle je sais pas si j'aurais très envie de le lire parce que lire un livre et en particulier dans la littérature c'est toujours une rencontre entre un lecteur et un auteur c'est ça qui est si beau dans le miracle de la lecture, c'est qu'aujourd'hui encore, vous ouvrez un livre, vous pouvez rencontrer Montaigne, Pascal, vous pouvez rencontrer Nietzsche et Hegel. Alors on est sûr que ça n'a pas été écrit avec IA. Exactement, mais c'est cette rencontre extraordinaire qui fait que même des auteurs qui nous ont quittés depuis très longtemps sont toujours d'une incroyable actualité.
Donc, ce ne serait pas la même émotion d'ouvrir un livre composé par de l'IA. Je crois que pourtant, le plus important ce serait d'alerter l'auteur à minima sur le fait que l'IA a été utilisé. Marie ? Est-ce que vous partiriez plutôt en vacances avec Edouard Philippe ou avec Marine Le Pen ? Oh là, vous savez... Ça fait sourire le public derrière nous. On a l'occasion de croiser beaucoup de responsables politiques dans cette vie étrange. Ils étaient tous les deux à la Concordiaire. Exactement, et on sait d'ailleurs... Ils sont forcément partis en vacances avec eux. Quand je pars en vacances, je vous promets que j'essaye de déconnecter vraiment. Si on vous obligeait à voter à la primaire socialiste dans quelques jours, vous voteriez pour qui ? Je voterais.
Je ne sais pas si ça va l'aider si je dis ça. Allez-y, on verra. Je voterais pour Raphaël Glucksmann. Parce Raphaël Luxman, on ne pense pas du tout la même chose sur la plupart des sujets, il est de gauche, je suis de droite, on a des désaccords immenses, mais je lui reconnais un courage qui me paraît fondamental, c'est que lui a toujours refusé la soumission de la gauche à l'extrême-gauche. Vous savez qu'en disant ça, il va se faire allumer par une partie de la gauche. Mais je le redis, il est de gauche et on a des désaccords énorme sur énormément de sujets mais il a et je veux dire moi comme un comme un électeur de droite et qui me suis toujours senti héritier de cette famille de pensée que j'espère
que la gauche se sortira de cette espèce de soumission à l'extrême-gauche qu'on a vécue au cours des dernières élections, qui me paraît une trahison absolue de son histoire. Quand vous pensez que vous avez aujourd'hui des dirigeants qui, dans cette primaire, ne renonce pas explicitement à s'allier avec un Jean-Luc Mélenchon qui joue avec l'antisémitisme. Et ils le disent et ils le reconnaissent eux-mêmes, il y a quand même une forme de trahison. On a terminé l'émission la semaine dernière avec Sérén Royal qui venait de qualifier Raphaël Glucksmann de stagiaire et je lui ai dit surveillez votre portable il est possible qu'il vous appelle je vous dis la même chose peut-être que Raphaël Glucksmann aura un petit mot à vous dire ce soir après cette déclaration
non mais c'est pour ça je m'en veux parce que j'espère que ce ne sera pas utilisé contre lui, mais parfois dans la vie politique je pense que c'est important d'être sincère vous m'avez posé la question, je vous réponds et de toute façon visiblement vous n'irez pas et vous ne participez pas à cette c'est probable également merci beaucoup François je ne fais pas assez trimire je le dis pour éviter tout Merci à vous, François-Xavier Bellamy, d'avoir été l'invité du Grand Oral BFM TV Le Figaro. Merci au public qui nous a fait l'amitié d'être là ce soir. Vous pouvez participer à cette émission en vous inscrivant sur le site wiclap .fr.
François-Xavier Bellamy