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AutreJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 20 décembre 2019 70 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsJusticeSolidarités & familleEurope & international

Lawfare : Le cas Mélenchon (Documentaire)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 21 %Attaque 68 %Défensif 11 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00Jean-Luc MélenchonFait
    « La France insoumise est visée par deux enquêtes préliminaires, l'une dans l'affaire des assistants parlementaires européens avec des soupçons d'emploi fictif et l'une sur les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon. »
  • 10:00Jean-Luc MélenchonFait
    « On instrumentalise la justice. Pourquoi la justice ? Parce que la justice elle est réputée être quasiment disons, on y projette dans la justice les plus belles choses de l'humanité. »
  • 12:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Lawfare is most classically used by the powerful against the weak, used by states against political enemies. »
  • 16:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Le 16 octobre 2018, une douzaine de procureurs et plus de 80 policiers perquisitionnent 17 lieux dont les sièges de la France insoumise et du parti de gauche. »
  • 18:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Ce qui est arrivé ce jour-là, c'est-à-dire perquisition mobilisant une centaine de personnes avec des forces de police mobilisées, ce qui est logique et normal, avec des parquetiers fort, je crois qu'il y en avait une bonne douzaine et cetera. »
  • 28:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Le 13 février 2018, il a validé officiellement les comptes de Jean-Luc Mélenchon. Au contraire du compte d'Emmanuel Macron, il n'a relevé aucune irrégularité. »
  • 0:15inconnuFait
    « Premièrement, il n'y a pas eu de surfacturation. Deuxièmement, Médiascope n'a pas surfacturé. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Mél on est avec toi Jean-Luc, on est avec la Franceuse. On est avec vous. Nous sommes là tous là, les six convoqués et plusieurs autres comme vous le voyez.

Nous sommes là pour faire entendre nos arguments déterminés, persuadé que tout ça est hors norme, disproportionné depuis le début, y compris cette convocation bien évidemment. Merci, c'est désormais dans le troir que ça va se passer. Merci.

Même si Macron ne veut pas, nous on est là pour l'honneur des travailleurs et pour un monde meilleur. Même si Macron ne veut pas, nous on est là. [acclamation] Résistance résistance résistance résistance résistance résistance résistance résistance [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] Ils ont déclenché ces campagnes judiciaires parce qu'ils ne savaient pas par quel bou s'y prendre pour m'abattre.

Je ne sais toujours pas ce qu'on me reproche. [musique] Presidenta argentina Cristina Fernández de Kitchner quedó inculpada el martes de asociación ilícita y fraude. ant Vladimir Poutine a été arrêté ce matin par les politiques.

Avec lui, l'exprésident du Brésil, Loua, a été à nouveau condamné dans son pays pour corruption. Le 17 novembre et le 17 décembre dernier, il y a eu plus de 4500 personnes gardé été condamné. Trois ont été condamnés en appel dont monsieur Kirent.

Alors la France insoumise est visée par deux enquêtes préliminaires, l'une dans l'affaire des assistants parlementaires européens avec des soupçons d'emploi fictif et l'une sur les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon. Le but du l' faire tel qu'il est en tout cas conceptualisé la paralysation ou l'élimination d'un adversaire politique. C'est ça le l'her. [musique] On instrumentalise la justice.

Pourquoi la justice ? Parce que la justice elle est réputée être quasiment disons, on y projette dans la justice les plus belles choses de l'humanité, les plus belles valeurs de l'humanité. Donc c'est intouchable.

C'est quasiment dire religieux la justice dans une société en serio riesgo la democracia de los paut minces políticos emergentes y proponder a la violación systemales. Le est plus sophistiqué d'attaque politique que les attaques politiques du passé. Dans beaucoup de contextes, le temps des grosses dictatures et des grosses répressions physiques est révolue.

Les persécutions maintenant contre les politique, contre les lanceurs d'alerte, contre les anciens dirigeants sont de plus en plus sophistiqué et cette sorte de pacte incestueux entre une justice politisée et puis ensuite les médias qui jouent leur rôle est ce qui permet de leur faire. [musique] Ce l' faire est au service d'un projet idéologique qui est le néolibéralisme. Le fer n'est pas strictement américain. il peut exister sous des formes diverses et variées plus ou moins graduelles, plus ou moins brutal ou atténué dans des configurations diverses et ce qui on voit arriver en Europe de ce point de vue-là doit effectivement interpeller et en tout cas être connu parce que on voit maintenant que la justice ben elle participe de plus en plus souvent dans la vie politique.

Lawfare is most classically used by the powerful against the weak, used by states against political enemies by not only state but used by corporations against people who get in the way of enterprises. La réponse politique de de ces oligarchies un peu partout, y compris en Europe, face, disons aux tumultes et aux tensions qui se multiplient dans la société, c'est en fait de serrer le jeu, c'est d'avoir la mise en place progressive bah de de d'une réponse politique et une forme de libéralisme autoritaire et qu'on voit en France très clairement. on le voit en France arriver, on le voit à travers la la le niveau des répressions de de la contestation sociale.

Je pense au gilets jaunes. Euh on le voit par plein d'aspects. Euh vraiment le niveau euh de répression est quand même euh plus que préoccupant.

On le voit un peu partout là-dessus. Donc c'est ce libéralisme autoritaire. Une [raclement de gorge] des expressions euh ou euh une des modalités d'application de ce libéralisme autoritaire, c'est la judiciarisation des rapports sociaux, hein, et politique. [musique] Bonjour à tous, bienvenue dans RTL Midi.

Et en ce jeudi [musique] 19 septembre, Jean-Luc Mélenchon devant la justice Mélenchon est jugé à partir d'aujourd'hui au tribunal correctionnel de Bobini, un an après la perquisition. Il est accusé d'intimidation sur un magistrat, d'intimidation, de rébellion et de provocation pour des incidents survenus lors de la perquisition mené en octobre au siège de la France insoumise. Le film de l'actualité politique, il tour [musique] autour de d'un parti, d'un homme.

Jean-Luc Mélenchon, La France insoumise sont les suites de cette perquisition houleuse à son domicile dans les locaux de du mouvement la France insoumise. Accusation portée contre une justice aux ordres, une affaire qui s'est invitée au palais Bourbon. Est-ce que Jean-Luc Mélenchon a poussé le [musique] coup de gueule de trop ?

Le 16 octobre, c'est le chaos. C'est le chaos. Euh c'est le chaos collectivement et c'est le chaos en ce qui me concerne aussi personnellement. [musique] C'est le chaos collectivement parce qu'il faut bien se rendre compte que ce que c'est que quatre ou cinq procureurs, vice-procureurs, substitut du procureur, 100 à 120 policiers sur l'ensemble du territoire pour une opération qui en tout état de cause ne concerne que des gens installés dans la vie dont les principaux responsables ont déjà un long bout de vie sans histoire.

Alors, on va être sérieux. ce qui est arrivé ce jour-là, c'est-à-dire perquisition mobilisant une centaine de personnes avec des forces de police mobilisées, ce qui est logique et normal, avec des parquetiers fort, je crois qu'il y en avait une bonne douzaine et cetera. venir dire que ça a été décidé sur un coin de table par un procureur, c'est une blague.

C'est se moquer du monde. [musique] Une telle affaire contre un des dirigeants d'un des premiers partis d'opposition, hein, avec cette ampleur, avec l'émotion que ça va provoquer, n'a pu être décidé, organisé qu'au niveau de la place Vandô. C'est absolument impossible que la ministre n n'ait pas été au courant.

Et si elle n'était pas au courant, c'est une faute très grave parce que perquisitionner le président d'un groupe d'opposition, ça ne nuit pas à la perquisition ni à l'effet de surprise que le ministre soit au courant. Qui ne le soit pas est extraordinaire. Le garde des sauts est garant d'un certain nombre de procédures et de libertés.

Le président de la République aussi, ce n'est pas, je ne suis pas, pardon de le dire parce que c'est c'est mal vécu par ceux qui l'entendent parfois. Je ne suis pas une personne comme une autre à ce moment-là. Je suis le président d'un groupe d'opposition.

Je suis un député. Ces mots-là ont aucun sens. C'est apparu en tout cas aux yeux de la défense potentiellement comme étant plus qu'une opération judiciaire, peut-être une opération politique [musique] lorsque justement le parquet plutôt que d'utiliser des des méthodes entre guillemets douces à utiliser des méthodes qui sont dignes de la criminalité organisée pour aller interpeller perquisitionner les membres de la France insoum ou en tout cas les prestataires et les proches de du candidat Mélenchon alors que les questions qu'ils avaient à leur poser ne concernaient que des comptes de campagne hein, pas un trafic de drogue ou un trafic d'êtres humain. [musique] Le 16 octobre 2018, une douzaine de procureurs et plus de 80 policiers perquisitionnent 17 lieux dont les sièges de la France insoumise et du parti de gauche. 22 proches du leader de la France insoumise sont auditionnés par les policiers de l'Ocliff, la brigade financière.

Cette opération de grande ampleur qui a mobilisé la quasi totalité des effectifs de cette brigade [musique] est sans précédent. Jamais aucun homme politique n'a vu tout son entourage ainsi perquisitionné et auditionné en un temps record. De quels éléments disposait alors le parquet général pour mener une telle opération ? [musique] Aucun élément probant de la veu même de la procureure Catherine Champrenau. [musique] L'enquête, c'est l'enquête préliminaire.

C'est une enquête qui vient après, un signalement, une dénonciation et donc il faut dans un premier temps faire des vérifications. À l'inverse, si nous ouvrions tout de suite une information, on pourrait dire que tout de suite on considère que nous avons des indices graves ou concordants qui pourraient entraîner une mise en examen. serait quelque chose qui irait certainement trop vite et qui serait disproportionnel pour le coup aux éléments dont nous disposons.

Pourquoi alors un tel dispositif ? Deux éléments sont à l'origine de cette opération. D'un côté, le parquet a ciblé les assistants parlementaires de Jean-Luc Mélenchon au motif d'enquêter sur la réalité de leur fonction.

De l'autre, les procureurs ciblent deux prestataires de la campagne présidentielle pour financement illicite de partis politiques dans le cadre de l'élection présidentielle. Tout part d'une dénonciation de la députée européenne du Front National, Sophie Montel. Marine Le [musique] Pen, empétré dans des affaires d'emploi fictif européen, utilisera alors cette députée pour dénoncer 16 de ses collègues eurodéputés, parmi lesquels Yannick Jadeau.

Mais Jean-Luc Mélenchon ne figure pas dans cette première liste. Ce n'est qu'en juin 2017 que Sophie Montel ajoutera son nom à la demande expresse de Marine Le Pen. Vous maintenez ces accusations contre la France insoumise et Jean-Luc Mélenchon ?

De ma part, il n'y a pas d'accusation. Il y a eu un signalement auprès du procureur de la République et un signalement auprès de l'OAf. Effectivement, j'ai parlé de plaisanterie, mais j'ai parlé de plaisanterie à l'encontre du Parlement européen.

J'ai trouvé que le Parlement européen n'était pas sérieux. Voilà. Et elle me met en cause pour mes attachés parlementaires en disant "Monsieur Mélenchon, utiliser ses attachés parlementaires au parti et pas en tant que député.

S'occuper de Jean-Luc Mélenchon est une tâche à temps plein. Vous pouvez le demander à tout le monde autour de moi." Donc, elle fait ça pour démarrer.

Jean-Luc Mélenchon a été candidat à l'élection présidentielle en 2017. Sa campagne a duré 16 mois et a coûté au contribuable un peu plus de 6 millions d'euros. C'est la campagne la [musique] plus longue et la moins chère.

La commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques était chargée de vérifier les comptes de tous les candidats. [musique] Elle est présidée par le haut fonctionnaire à la retraite François Logerot. Le 13 février 2018, il a validé officiellement les comptes de Jean-Luc Mélenchon.

Au contraire du compte d'Emmanuel Macron, il n'a relevé aucune irrégularité. Ce n'est qu'un mois plus tard que le président Logerau décide de signaler au parquet plusieurs comptes de campagne. Dans la foulée de ce signalement, il verra son salaire augmenter de 57 %.

Le parquet classera sans suite le signalement concernant Emmanuel Macron et la presse annoncera en mai 2018 l'ouverture d'une enquête préliminaire contre Jean-Luc Mélenchon. Pourquoi avoir signalé le compte de Jean-Luc Mélenchon ? Au point de départ, c'est un autre membre de la commission nationale de contrôle des comptes de campagne, Jean- Guuy Chaleveron, qui a déclenché une polémique.

En novembre 2017, il démissionne avec fracas de la commission et exprime des griefs nombreuses et incohérents. Je vous rappelle que j'ai démissionné de mes fonctions de rapporteur parce qu'on ne suivait pas mes prescriptions. Ça c'est un problème ancien.

La commission a validé les comptes. Bravo. Ils ont pensé que ils étaient justifiés.

Alors pourquoi le 16 mars, c'est-à-dire 2 mois après avoir validé les comptes, il porte plainte ? Il y a quand même un un vrai problème de fonctionnement de cette commission, mais j'y suis pour rien moi. Il y avait une anomalie fiscale, hein, une société, une association liée plus ou moins directement à Mélenchon ne payait pas de TVA alors qu'elle devait en payer.

On a écrit au fis qu'en disant dites voilà, on a fait ceci et cela avec cette association, est-ce qu'on doit payer la TVA ? comme fraude, on fait mieux d'aller poser la question. Donc on leur a posé la question et ils ont mis, je crois 18 mois à nous répondre.

Jean- Guy de Chalevron trouvera l'oreille attentive d'un journaliste, Sylvain Tronchet, employé de France Interre. En l'espace de 10 mois, ce journaliste publiera trois sujets sur médiascope accusant la société de communication et sa dirigeante de surfacturation. Incapable d'apporter la moindre preuve à ses accusations, il finira par reconnaître alors ce qui en fait peut poser des problèmes de d'honneur d'ordre, de conflit d'intérêt et cetera.

Est-ce que c'est illégal ? Potentiellement ça peut provoquer des des irrégularités. En soit, c'est pas illégal.

Non non, en soit c'est pas illégal. C'est totalement légal. Ça ne pose absolument aucun problème.

Ce qui est parfaitement légal. Parfaitement légal et plutôt classique. Voilà.

Dans les deux affaires, les accusations sont portées publiquement et sans preuve. Pourtant, peu fiable et tous adversaires politiques de la France insoumise, ces quatre accusateurs Sophie [musique] Montel, François Logera, Jean- Guuy Chalevron et Sylvain Tronchet ont offert au parquet le prétexte espéré pour ouvrir une enquête contre le candidat Mélenchon. Il a une décision qui a été prise au plus haut niveau.

Euh voilà, il faut faut les mettre en cause. De quoi dispose-t ? Il y a l'affaire des comptes de campagne qui qui sont des problèmes techniques d'une autre nature qui relèveraient à mon avis d'autres compétences, hein.

Et puis il y a cette histoire des assistants. La décision de les joindre qui est une décision bizarre, ne serait-ce que chronologiquement qui est une décision très bizarre hein de joindre deux affaires qui n'ont qui n'ont pas grand-chose à à voir ensemble, euh c'est une décision destinée à lancer le filet le plus large possible. Par la force des choses, il y a un rapport avec le contexte politique et judiciaire du moment.

Euh parce que sinon le hasard est trop incroyable. Quel hasard ? Comment se fait-il qu' la perquisition a lieu le jour où on change le ministre de l'intérieur ?

Ça a lieu euh quelques jours après que le ministre de l'intérieur est démissionné à cause de l'affaire Benala. Donc le pouvoir a l'air d'être pris jusqu'aux oreilles dans cette histoire de Benala dans lequel il multiplie d'ailleurs les erreurs et les passes droit absolument incroyables. On a appris que monsieur Benala avait été on lui avait dit "Est-ce qu'on peut perquisitionner chez vous ?" Monsieur Benala non j'ai pas les clés.

Euh est-ce qu'on peut venir le matin ? Oui, venez mais plutôt en fin de matinée et quand la perquisition a luaé manque encore ft. C'est-à-dire il y a un côté ubuesque qui commence à sentir mauvais et à peser lourd sur le pouvoir de monsieur Macron et de son gouvernement.

Et l'évidence de la collusion de ce pouvoir avec la justice est tellement évidente et elle est d'autant plus évidente par la protection dont bénéficient les voyou qui entourent Macron. Le le la lenteur avec laquelle est instruite l'affaire Benala. Madame Penicou bien évidemment, elle devrait être mise en examen pour des lit de favoritisme.

Tout ça protection tranquille. Donc cette protection jointe à l'utilisation à l'instrumentalisation de la justice contre l'opposition politique fait que dans l'opinion publique on commence à comprendre. Effectivement, lorsqu'on voit le classement sans suite du dossier lié au compte de campagne de monsieur le président Macron et qu'à l'inverse ont été poussé et médiatiquement et judiciairement sans raison juridique valable puisqueencore une fois le dossier est complètement vide, le les comptes de campagne de monsieur Mélenchon, on peut effectivement se poser la question de savoir si le parquet choisit ses affaires en fonction de ce que voudrait ou de ce qu'il pense que voudrait le pouvoir. [musique] Il y a des pays où la justice est plus ou moins indépendante, mais c'est évidemment leur [grognement] faire par définition un manque d'indépendance de la justice. une justice qui se plie à leur volonté des puissants et qui joue un rôle dans la mécanique du pouvoir des élites d'un pays et qui joue un rôle clairement politisé au lieu de jouer un rôle autonome et indépendant. to show his guilt, but they just decided they were going to go for it anyway because they knew they had a judge and judge Morrow now minister Morrow singlely devoted to the goal of imprisoning and not just imprisoning him but doing so il y a un pact entre les différents pouvoirs traditionnels au Brésil, donc les médias, des des les grands patrons de droite, les grands partis de droite et aussi certains secteurs très puissants du pouvoir judiciaire de la de de la justice qui s'accord pour éviter le retour au pouvoir de Loula par exemple qu'à partir du moment où on est dans une société où les juges deviennent en fait et remplacent disons les acteurs politiques élus par les la souveraineté populaire et qu'à partir du moment où le juge sort de ce rôle de son rôle pour entrer dans la vie politique et arb arbitrer des conflits directement politiques, ben il y a une un dysfonctionnement qui commence.

D'un seul coup, le juge se voit euh disons pourvu d'un nouveau pouvoir, hein. Ce pouvoir, c'est que si le juge par ses enquêtes, par les éléments qu'il a pu constituer, a un doute sur votre culpabilité, alors vous l'êtes coupable. Même s'il y a pas de preuve matérielle qui établit cette culpabilité.

Il n'y a pas de preuve de la corruption de Loua. Donc c'est exactement le même mécanisme. C'est ça que nous sommes en train d'essayer de démontrer.

Non pas moi, Jean-Luc Mélenchon ni Loula tout seul, mais l'ensemble des signataires et des gens qui sont incriminés. En fait, on a remplacé euh la preuve par le soupçon. Le soupçon permet d'arriver à toutes les dérives de tous les régimes autoritaires et totalitaire.

Il se base pas les sanctions sur des preuves et des faits mais sur des soupçons. [musique] [musique] En fait, la dérive totalitaire et autoritaire est assumée à l'heure actuelle vers quelque chose qui peut être encore plus grave et c'est marqué noir sur blanc. Dans le code de dérontologie de 86, il y avait un rappel, nous sommes des offenseurs des institutions de la République et maintenant nous sommes devenus défenseurs des institutions sans précision lesquelles et des intérêts nationaux qui sont donc définis par les gens qui sont au pouvoir.

Donc ce glissement sémantique est très important parce que du coup on passe d'une police qui sert l'intérêt général avec le sous-entendu là on sert les intérêts des gens qui dirigent qui peuvent aller contre l'intérêt populaire ce qui est plutôt le cas en ce moment. [musique] Des enquêtes de police peuvent être orientées avec des consignes politiques à partir parce qu'en fait les policiers normalement quand ils font des enquêtes judiciaires notamment dépendent du parquet, c'est qu'ils ne sont plus sous l'hiarchie administrative de la police et dépendent de la justice. Par contre, les commissaires de police, malgré qu'ils aient pas de rôle à jouer sur ce côté officier de police judiciaire, il rappelle e mais c'est moi qui vais gérer ta carrière en fait.

Donc peut-être que tu es indépendant sur ton dossier, mais si tu veux ta mutation ou ton avancement, il va falloir quand même réfléchir à aux ordres que je te donne. Maintenant avec une double sanction, c'est que des fois le parquet est pas aussi indépendant qu'on pourrait le croire et que le parquet lui aussi prend ses ordres en plus au lieu avec des pressions sur certains dossiers pour les enterrer ou pour les regarder ailleurs. C'estd que pour un policier de terrain qui ve faire son travail correctement entre les pressions du côté du parquet, voire du juge d'instruction et de sa hiérarchie policière sur sa carrière, c'est compliqué de pouvoir faire son travail en conscience et surtout juste correctement pour la manifestation de la vérité.

Comme on dit dans le code pénal, la justice est dans aussi dans une relation endogamique avec le pouvoir. Ce sont sociologiquement ce sont les mêmes qu'on va retrouver à l'ENAT, qu'on va retrouver à l'ENM. Alors, pas les mêmes qualités euh personnelles, pas les mêmes caractères, mais ce sont ce sont les mêmes personnes et dans les hiérarchies qui se mettent en place parce que c'est un corps hiérarchisé.

La magistrature, elle est totalement dépendante de ce pouvoir, mais elle est dans une relation de connivance avec ce ce pouvoir. La question c'est aussi est-ce que ce pouvoir politique a le moyen de de faire dire à la justice ce qu'il a envie de dire ? Évidemment, il y a les décorations, il y a les promotions, il y a les la hiérarchie.

Le parquet n'est rien d'autre que le bras armé du gouvernement, hein. Le parquet est un est hiérarchiquement soumis et hiérarchiquement relié à la ministre de la justice qui est elle-même soumise à au Premier ministre qui lui-même répond au président. Donc le le parquet n'est rien d'autre que le bras armé euh de l'État et du gouvernement dans le système judiciaire, de l'exécutif dans le système judiciaire.

Qui a décidé dans le cadre de l'enquête préliminaire de lancer euh ses perquisitions au domicile de Jean-Luc Mélenchon et de ses différents bureaux ? C'est le procureur de la République. François Bonin c'est le procureur de la République.

Il y a un procureur, des procureur adjoints, euh des vice-procureurs, des substituts. Les perquisitions du 16 octobre 2018 ont été décidées, organisées et supervisées par François Molins, procureur de Paris. D'après une information du journaliste Marcand, François Molinas a participé en 2017 à l'élaboration du programme justice du candidat Emmanuel Macron.

Il est placé sous l'autorité de Catherine Champrot, la procureur générale. En 2015, elle été nommée à ce poste par Christian Tobira sur les conseils d'une autre ministre socialiste, [musique] Segolen Royal, dont elle fut la conseillère. Avec Nicole Belloubé, la garde des saut passée du Parti socialiste à Macron, ils affirment ne pas avoir travaillé ensemble pour décider et organiser les perquisitions.

Étonnant quand on lit cette circulaire du ministère de la justice datée de [musique] 2014, le garde des sauts doit être renseigné sur les procédures ayant un retentissement médiatique national ou encore nécessitant une [musique] adaptation de l'organisation interne du parquet. des critères qu'un homme aussi expérimenté que le procureur Molins ne pouvait ignorer. Le pouvoir politique était-il informé à l'avance de ces opérations de police ?

Bien entendu que non et je le dis avec la plus extrême fermeté et solennité. Donc le parquet de Paris était seul à viser de tout ça avec l'Office central et je pense que les conditions dans lesquelles effectivement ça s'est passé, c'est la preuve vivante effectivement de l'indépendance de la justice et de son impartialité dans ce dossier. Vu l'ampleur de l'opération des perquisitions, il est tubuesque de penser que François Molins est tout organisé sans en parler à sa hiérarchie.

Pourtant, il ira même jusqu'à prétendre que la procureur Champrenau aurait découvert l'opération le matin même. Ces perquisition, nous n'en avons parlé à personne. Personne n'était au courant.

Personne. Ni la ministre de la justice, ni même ma procureur générale qui a été avisée par SMS le jour des perquisitions à 7h15. Difficile de croire ces propos.

Madame Champrona aurait ignoré que les 80 policiers de LOCliff, la brigade financière, s'apprêtait à passer toute la journée du 16 octobre à perquisitionner des opposants politiques dans 17 endroits dans tout le pays. De plus, ce sont des procureurs parmi les plus haut gradés qui ont été dépêchés sur le terrain. [musique] Parmi eux, Christophe Peréruot qui se rend au domicile de Jean-Luc Mélenchon.

Il pose aussi avec le ministre brésilien du gouvernement fasciste de Bolsonaro. Jérôme Marie, un autre procureur, supervise la perquisition de la France insoumise [musique] accompagné de Gelen Pin qui affiche publiquement son soutien à Emmanuel Macron et de Marie P6 nommé juge depuis. Ingrid Dervo [musique] nommé procureur en septembre 2018 après un passage en cabinet ministériel [musique] et Nicolas Barret un ancien conseiller ministériel socialiste, perquisitionne tous deux chez Médiascope.

Ces personnalités sont choisies avec soin par le pouvoir politique et souvent leur nomination fait polémique car elle met à mal la séparation des pouvoirs et contredit l'apparence d'indépendance et d'impartialité de la justice. Nous, on nous demande d'être capable de séparer nos idées politiques de notre travail alors même que notre travail il est politique. Est-ce que eux ils sont capables de le faire ?

Moi, je crois pas. Je honnêtement j'y crois pas. Et pour le coup, le procureur qui a mené le le l'enquête au moment des perquisitions, lui il est lié au pouvoir politique.

Il y est lié. C'est-à-dire que ces perquisitions sont des perquisitions politiques parce que le mec, c'est un proche de Macron. [musique] Tout ça nous inspire évidemment énormément de méfiance et évidemment une volonté de passer à un système juridique judiciaire qui nous permet au moins d'avoir accès au dossier.

C'est pour ça que nous avons demandé à ce que soit désigné des juges d'instruction. Même le juge d'instruction qui est nommé pour notre notre enquête qui est censé être indépendant, lui si on regarde bien, il a euh participé à la construction du programme justice de François Hollande via la fondation Terranova qui est plutôt proche de la Macronie que que du PS. Il a signé des tribunes pour Christian Tobira, pour soutenir Christian Tobira.

Donc, on est en droit de s'interroger sur son degré de d'indépendance vis-à-vis de structures qui sont celles qui ont donné Hollande et qui ont fait aussi émerger Macron. [musique] Je crois que à cette étape, il faut bien se dire que en fait finalement ce qui peut définir aussi le l'FER, c'est la mise en place et la normalisation en fait d'une forme de justice d'exception. Dans le cas de l'Équateur, euh ce sont des prisons préventives qui sont décidées par des juges avant même qu'il y ait euh une inculpation.

Donc il y a une accusation et pendant que l'investigation est en cours, on met les gens en prison. A más de la prisión preventiva, el juez ordenó la prohibición de enajenar sus bienes y la retención de sus cuentas bancarias. Les gens peuvent être en prison pendant plusieurs mois avant qu'il y ait une inculpation des poursuites judiciaires formelles.

Donc ce qui se passe en Équateur et ce qui se passe dans beaucoup de pays d'Amérique latine, c'est que les politiques partent du pays, s'exilent. Donc tous ces gens se retrouvent à l'étranger et ça permet évidemment au gouvernement de gouverner sans opposition. Donc c'est ça l'autoritarisme du lafer, c'est se débarrasser de nos positions de la façon moins répressive possible.

C'està-dire on n plus dans le registre des années 60 70 où en Amérique latine, on a eu des grosses dictatures militaires avec des exécutions en masse et cetera. On est dans une autre logique, une logique beaucoup plus post-moderne, beaucoup plus néolibérale, euh beaucoup plus sophistiquée, qui est une logique de persécution judiciaire et de persécution médiatique pour que les gens ne fassent pas de politique, pour que les les opposants soient écartés, soient à l'étranger et peur. On peut euh d'un seul coup avec des motifs tout à fait mineurs, on peut en gros vous faire un procès qui aboutit bah aller en prison. on n'est pas hors du droit, c'est queon a une une interprétation très extensive euh du droit d'une manière radicale, extrême, mais qui de toute façon en dernière analyse est celle du juge qui n'a plus de limite à son pouvoir.

C'est c'est ça le problème sur cette affaire- làà. Non, j'ai j'ai jamais vu quelque chose d'aussi sans vergogne. C'est-à-dire que on a quelqu'un d'important, on fait une toute une opération lourde, on viole les libertés, on perquisitionne, on prend toute une série d'informations de choses qui auraient dû être sous embargot vis-à-vis de cette perquisition, hein.

Et ensuite, on vient dire "Mais tout ça était parfaitement normal." Ça témoigne mais mais maintenant il y en a d'autres. Ça témoigne d'un niveau de mépris des libertés publiques et des libertés politiques que j'avais pas rencontré jusqu'à présent.

Quand je m'oppose à ce qu'on m'empêche d'entrer chez moi, la loi est de mon côté. La loi est de mon côté. Je suis chez moi.

Nul ne peut empêcher un parlementaire de faire ce qu'il a envie de faire dans ce pays. Parlementaire peut débouler à Ber demander des documents. Il peut aller visiter une prison sans prévenir le directeur de prison.

Il peut rentrer dans un commissariat en disant "Je veux voir les locaux de garde à vue." Il peut aller au Milamlot voir le centre de rétention administrative des étrangers. Il a ce droit-là.

Il nous reste pas grand-chose du parlementarisme en France, mais il nous reste au moins ça, c'est que oui, la personne des parlementaires n'est pas soumis aux règles qui sont les mêmes que les individus qui ne sont pas. Mélenchon dénonce 1 la violation du secret de l'enquête dans une procédure qui est non contradictoire puisque c'est une enquête préliminaire. De un journalisme de PV. 3, il laisse entendre que nous aurions acheté ces informations, qu'il y a forcément contrepartie [grognement] euh donné aux personnes qui nous ont fourni ces informations.

La France entière a eu accès au dossiers. La France entière a eu accès au PV, a pu lire les PV qui ont été faits par les policiers, ont pu voir les scellés, les photos des scellés alors que tout ça est couvert en théorie par le secret de l'instruction et que si la France entière a pu voir ça, nous les avocats de la défense aujourd'hui, nous n'avons toujours pas accès au dossier. Sortir un PV d'audition à l'heure actuelle, c'est assez facile hein.

On prend son smartphone, on fait les photos et puis c'est sorti. Dans ce cas-là, on est plus sur des intérêts particuliers ou des personnes qui sont dans une autre option politique en disant bah voilà, moi j'aime pas Jean-Luc Mélenchon qui représente, donc je vais sortir le PV ou alors j'ai ça arrangerait le pouvoir que ça sorte mais ils peuvent pas le sortir officiellement. Je vais le sortir à la place de l'institution et curieusement sur ces PV là, il y a pas vraiment d'enquête qui sont menées de savoir d'où ça sort quoi.

Nous nous ne pensons pas que ce sont les policiers qui donnent les PV d'audition. Nous pensons que ça se passe dans la sphère de la dit de justice que c'est à cet endroit-là parce que les les fuites commencent quand les documents arrivent dans le circuit de la justice, pas avant. Alors, est-ce que je les en crois capable ?

J'avoue que je suis très troublé parce que tout ça a beaucoup modifié ma perception de beaucoup de choses auxquelles je croyais et auquel je crois plus vraiment maintenant. Parce que ce que j'ai vu, c'est pas de la police, c'est autre chose. Police politique, il y en a une en France et ça on l'a dénoncé depuis le début, c'est l'IGPN.

Ça c'est une police politique parfaitement aux ordres qui blanchira le pire des crapules. Si jamais sert le gouvernement, elle sera blanchie. Et s'il y a besoin de sacrifier quelqu'un, l'opinion publique, il sent ou pas, sera pas la question.

Ce sera on va le jeter en peinture et le JPN fabriquera un coupable. Pourquoi Corbière s'énerve et hurle sur ce policier ? J'ai rien contre lui.

Mais parce que ça fait 10 minutes que je demande que ça se passe dans le calme et que je le vois jeter au sol, une militante qui accessoirement a porté plainte à l'IGPN. Et hier, on a appris que la plainte a été rangée. Toutes nos plaintes euh subissent une lenteur judiciaire et administrative peu commune.

Les plaintes à l'IGPN sont suivies mais à un pas de sénateur si j'ose dire et surtout avec l'explication que potentiellement on ne pourra pas faire grand-chose. Cette enquête, elle dure depuis 14 mois. Nous avons d'abord subi 7 mois d'enquête préliminaire.

Et quand je dis subi, c'est parce que il faut savoir que dans l'enquête préliminaire, la défense n'a pas accès au dossier, n'a pas d'interlocuteur avec qui il peut discuter et donc c'est à la fois sourde et aveugle. Voilà pourquoi au bout d'un moment on est obligé de se poser des questions sur un agenda caché ou des pensées cachées avec peut-être beaucoup de de paranoïa ou peut-être beaucoup de réalisme. [musique] Hola, estoy en mi casa de Calafate. anoche procedente de Capital Federal y bueno, esta casa hace tres semanas fue más que más que allanada, literalmente tomada por la gente que Bonadío envió acá, no para para recabar información en la investigación de la causa que tiene a su cargo, sino simplemente como un paso más, como un capítulo y de persecución la police est un dimanche matin à 6h du avec toute la sûreté territoriale 67 le responsable de la sûreté territoriale qui menace de défoncer la porte au Bélier.

Bon, tu peux t'attendre à une répression mais tu dis "Merde, je me bats pour contre les suppressions d'emploi, pour un service public de qualité. Bon, je voilà, on n'est pas dans une situation où le pouvoir risque de vaciler par notre grève." C'est-à-dire que il y a une disproportion totale par cette répression d'état qui se qui se qui s'impose à toi.

On n'est pas forcément prêt à ça quand on est en garde à vue et que ça dure toute une journée euh et que la le fait le chef d'inculpation c'est une dégradation alors qu'on a occupé dans la nuit du 14 juin au 15 juin le siège de la poste que la police était là et que nous a pas embarqué. a fait juste un contrôle d'identité que jamais je me suis soustrait à n'importe quelle convocation de police. On comprend aisément que c'est une volonté d'exercer une pression et d'essayer parce que cet état nos patrons ont une vision en fait euh un peu comme il fonctionneux.

Ils pensent que un mouvement ne tient que sur une tête. Ils pensent que ce sont des individualités et donc ils se disent "On coupe cette tête et on casse le mouvement et on casse la logique." Mais en réalité euh la démonstration qu'il y a eu dans le cadre de cette garde à vue, c'est bien le contraire, c'est que cette tête n'est que le reflet euh d'un mouvement plus large qui est enraciné euh dans notre camp et que en réalité lorsqu'on tape sur cette tête et ben ça touche d'autres personnes.

Et je crois que c'était ça le test qui était fait au moment de ma garde à vue. [musique] Vous me trouver une drôle de tête, c'est parce que je fais l'objet d'une perquisition depuis 7h du matin chez moi ainsi qu'au siège du parti là, le parti de gauche ainsi que au siège de la LFI. Il y a ici plein de monde chez moi.

Le jour où je suis perquisitionné, ma première réaction c'est la stupeur. D'abord, je comprends pas ce qu'on veut. Je comprends pas que c'est une perquisition.

Des gens tapent pas la porte, crie police, j'ouvre la porte, surgisse une addition de personnes qui se trouvent en fil parce que l'escalier de de chez moi était troit. Il rentre comme ça dans la maison h personnes avec des gilets par bal. Chez moi, ils sont arrivés à 7h30 du matin.

Je venais juste de me réveiller. On est vraiment dans un état de perplexité. On comprend rien pour vous dire l'absurdité de la situation quoi.

Donc je leur ouvre et il y a quatre mecs hyper grands hyper baraque qui rentrent avec arme à feu, gilet par balle et qui s'installent, ils commencent à déplier leurs machins, ils me disent "Voilà, vous êtes perquisitionné dans le cadre de euh votre rôle d'assistant parlementaire pour Jean-Luc Mélenchon." Donc je dis "OK, mais enfin pourquoi ? Qu'est-ce qui se passe et cetera Vraiment on est dans une situation où on se sent un peu perdu.

J'ai à côté de moi les amis qui arrivent. Voici Youus Somargi qui est avec moi. Ne laissez pas une seule seconde croire qu'on puisse nous intimider.

Quand j'arrive, je suis sidéré parce que j'arrive chez le président du groupe parlementaire de de l'opposition [musique] [musique] et voir autant de policiers dans son domicile, des magistrats, mais aussi des hommes en armes, ça m'a beaucoup choqué. Quand je comprends que c'est une perquisition, je trouve ça tellement énorme, je visais quand même rappeler que je suis président d'un groupe d'opposition à l'Assemblée nationale et pas n'importe lequel. Par conséquent, c'est un acte d'une violence absolue et je sais très bien qu'il n'est justifié par rien.

Quand j'arrive chez lui, il est en fait un peu sonné, très calme. Il laisse la perquisition se dérouler dans les conditions normales, sans s'y opposer. Vous voyez, je ne me soustrais pas à la loi.

Elle s'applique, les gens fouillent chez moi et je ne dis rien. Il me reste qu'une chose, ma dignité de parlementaire. et d'homme politique.

Et maintenant, je me défends avec la seule chose que je peux faire protester dans l'ensemble des pays européens. immédiatement l'analyse qui est faite par mes collègues de tous les groupes politiques qui soient de droite les libéraux, les verts et la gauche européenne et de dire qu'il y a une instrumentalisation, un recul de les gens sont très choqués par le recul de l'état de droit parce que l'opposition dans une démocratie, elle est sacrée. d'une certaine manière et dans le monde, voir ainsi des policiers dans le domicile du leader de l'opposition parlementaire, c'est quelque chose qui choque énormément. [musique] Beaucoup de mes collègues m'interrogent en réalité, non pas sur ce qui fait l'objet des perquisitions, mais m'interroge sur la situation des libertés en France, sur le régime, le pouvoir macroniste, sur la manière dont Emmanuel Macron se comporte vis-à-vis des uns et des autres.

Donc c'est ça qui fait l'objet des inquiétudes. On a beaucoup montré les images de ce qui s'est passé rue de Dunkerk mais en réalité c'était pour occulter le fait que sur le fond il n'y avait rien, aucune charge, rien qui justifiait un tel déploiement euh de force de police un beau matin ou le jour même de la constitution du gouvernement. euh dans chez Jean-Luc Mélenchon, chez beaucoup de camarades et à la France insoumise.

C'est pas le premier politique évidemment avoir été perquisitionné. Vous avez eu l'affaire Fillon qui a donné lieu à des perquisitions. Vous avez eu la Sarkozi que Fran connaît bien où il y a eu des perquisitions des impacts de truc et un des grands arguments des éditorialistes en plateau pour expliquer pour condamner la réaction de Jean-Luc Mélenchon. [musique] Et pour expliquer que cette perquisition était tout à fait légitime, c'est de dire que tout le monde y a eu droit.

Tous les tous les des tas d'hommes politiques et de personnalités politiques qui ont du droit de tous les bords, y compris dans la majorité la République en marche. Alexis Coler et Richard Ferrand ont été perquisitionné et puis Marine Le Pen et puis voilà tout le monde il a eu droit. Donc c'est normal de se faire perquisitionner éventuellement par 100 policiers dans 10 lieux en même temps.

Faire une énorme opération comme ça. C'est tout à fait normal. Du coup ce qui choque les les les commentateurs, c'est que Jean-Luc Mélenchon, on soit choqué.

Donc a priori tout le monde adore les perquisitions, sauf Jean-Luc Mélenchon qui s'y oppose. Nous, on respecte la loi, l'ordre, la justice, la police. Si vous voulez faire une perquisition, vous perquisitionnez.

Mais nous on est dedans. Je sais très bien que ce serait quelque chose d'inacle d'interrompre une perquisition. Donc j'essaie pas de l'interrompre.

J'essaie d'en devenir témoin pour comprendre ce qu'ils sont en train de faire et pourquoi ils m'empêchent d'entrer. Si les procureurs avaient voulu que ça se passe bien, c'était assez simple. Il sortait sur le palier, il se présentait déjà parce que c'est compliqué de savoir qui est qui exactement aujourd'hui entre un commissaire de police, un substitut du procureur, on voit pas bien, on sait pas les gens se présentent pas dans cet endroit.

Alors que chez Jean-Luc Mélenchon, tout le monde s'était présenté à son domicile. Là, personne se présente, personne ne vient nous voir. Aucune autorité ne vient nous voir.

Le policier, lui, a un ordre du procureur. Donc, on est dans la logique. Il s'y oppose parce qu'il a un ordre du procureur et dans notre cas d'une enquête préliminaire, il doit obéir au procureur.

Mais là, en plus, les policiers sont confrontés à une scène où il y a 25 personnes. Et c'est d'ailleurs pour ça que le procureur ait dû sortir se présenter à Jean-Luc Mélenchon, discut rentrer Jean-Luc Mélenchon et me faire rentrer moi comme président d'air du peuple pour discuter avec nous, pas se cannasser en disant bah vous personne ne rentre. Mais moi la question que je me pose à ce moment-là c'est qu'est-ce qu'ils font ?

Pourquoi ils veulent pas que je rentre ? Et pourquoi ça m'inquiète ? Mon intention est pas d'empêcher la perquisition, c'est de m'assurer alors qu'on ne fera pas là-dedans comme on a fait chez moi.

Parce que chez moi personne m'a rien demandé et on a pris tout ce qu' avait dans mon ordinateur. Donc je me dis ils sont en train de faire la même chose au siège du mouvement. Mais au siège du mouvement il y a quelque chose dont je suis moralement responsable, c'est le fichier. 500000 noms 500000 noms de personnes qui ont soutenu ma candidature quand ils ont signé.

Ils m'ont pas dit "Monsieur Mélenchon, pouvez donner mon nom à la police ? et au juge. Donc moi, je veux m'assurer que on n'est pas en train de me prendre le fichier parce que ça sera un abut de pouvoir.

Cet abus de pouvoir, il a été commis dans cette journée. Donc, j'ai bien raison de me méfier parce qu'en même temps, il y a une perquisition au siège du parti de gauche et au parti de gauche, ils ont pris le fichier 10000 noms. C'est la première fois dans l'histoire de de de de la République, en tout cas de la 5e République, que un fichier d'un d'adhérent d'un parti est pris. [musique] [musique] [musique] Je crois qu'il y a une chaîne de commandement défaillante.

Les chefs sont chez Jean-Luc Mélenchon parce qu'ils ont voulu peut-être faire les malins et se présenter. que la vraie perquisition difficile allait être au 43 de tout le monde le savait. Enfin, comment est-ce qu'un procureur ou un commissaire de police peut imaginer un seul instant qu'un parti ou un mouvement politique va se faire piquer, copier son fichier d'adhérent et les logiciels qui lui servent à travailler sans rien dire ?

C'est pas possible. Est-ce qu'il y a des journalistes qui sont là ? On ne sait pas ce qui est saisi.

On a Manuel Bompard ne peut pas savoir. Monsieur estime qu'il n'a pas à nous dire ce qu'il prend. He bon monsieur vous partez avec ce que vous voulez.

C'est ça en fait. Ce n'est pas très normal du point de vue de la procédure. D'accord.

Après sur le plan de la morale procédure ne peut pas être dans ces conditions. Lorsqu'on dit il y a quelqu'un qu'il est violent, qu'il est euh qu'il a séquestré des personnes, qu'il est euh qu'il a commis des violences sur des cadres, et bien ça légitime en fait la violence de l'État et y compris ça donne une possibilité à la police de pouvoir se déchaîner. On est rentré sans effraction dans le ministère du travail pour voir notre ministre du travail, Muriel Penico, qui avait autorisé, qui était quand même à l'origine de notre grève depuis près d'un an.

Alors qu'on était en train de discuter avec le cabinet interministériel de quel rendez-vous on pouvait avoir, les CRS sont venus. Ils nous ont évacué avec une une énorme violence. Euh mais ce qu'on entendait puisque les passants ne comprenaient pas, ils voyaient des postiers habillés en postier qui étaient rentrés au ministère du travail se faire expulser avec une énorme violence.

à moi très particulièrement c'est 30 personnes, 30 CRS qui sont jetées sur moi pour m'appréhender comme si j'étais un un un énorme terroriste. Mais ce qu'entendaient en fait les passants, ce qu'entendaient les collègues, c'était pour justifier cet acte. Mais il est violent, vous savez pas en fait, il est extrêmement violent, hein, pour permettre de de légitimer.

Moi, je me considère pas violent, je me concer considère déterminé. Ce qui est clair, c'est que on va pas baisser la vue face à la police, on va pas baisser la vue face au patron et on va pas baisser la vue face au gouvernement. La semaine où vous m'interview, il y a eu un incident très grave.

Il y a eu une fête de la musique et à 4h30 du matin, les policiers sont venus disperser les jeunes gens qui étaient là dans un usage totalement disproportionné de la force. Si bien que 14 de ces jeunes gens sont tombés dans la Loire et il y en a un qui est jamais réapparu. [grognement] Et qu'a fait le ministre de l'intérieur ?

Il a demandé une enquête. Ce qui veut dire que c'est pas plus grave qu'en sujet d'enquête. Pourtant, il y a peut-être mort d'homme et pour la famille, c'est tragique et terrible. [musique] C'est donc un système qui est en train de se refermer d'une dans la violence, dans l'autoritarisme, dans les abus de pouvoir de toutes sortes et qui bénéficie du caractère, comment dire bienveillant de l'accompagnement médiatique qui le rend possible.

Autrement dit, c'est la complicité des médias qui rendent les abus de pouvoir possibles. Ça c'est en fait absolument à qui à mes yeux. [musique] one would think of as externalities that is to say the environment that is created in order to use the weaponry of the law against your your opponents and these classically these days are the media capture also sometimes of course corporate capture of the state itself um which [raclement de gorge] often um is one of the deepest collaborations of all of course state and capital basically using the law together which means using the media capturing the media after we have no neutral On est dans un monde de postvérité.

Donc ce qui est important, c'est pas de de de prouver qu'une personne est coupable ou n'est pas coupable. Ce qui est important, c'est qu'il y ait de la suspicion publique portée sur une personne politique. Alors, il faut déjà comprendre qu'en Amérique latine, les médias étaient un secteur politique très important et lié à la plutocratie latino-américaine.

C'est-à-dire les médias étaient en fait souvent des extensions du grand capital financier. Donc par exemple en Équateur sur les cinq chaînes nationales, quatre étaient des propriétés des grands banquiers. Les médias exercent et on le voit aujourd'hui au Brésil, on le voit en Argentine, on le voit en Équateur une une sorte de vengeance contre ces dirigeants pour goûte que goûte que ces dirigeants ne reviennent plus au pouvoir.

Eu penso que haverá um dia em que as pessoas que irão me julgar estarão preocupadas com os autos do processo, estarão preocupados com as provas contidas no processo e não com a manchete do Jornal Nacional e não com a capa das revistas e com as mentiras do fake news. su principal instrumento para mantener a los gobiernos más inectos y corruptos, para aplastar todo vestigio de progresismo, para calumniar, para matar reputaciones, se llama prensa. Le lien entre les médias et la justice en en période de l'ofer sont effectivement des liens, disons de connexion et d'interdépendance permanent.

Il y a de tous les cas de figure qui passent. Il y a des médias qui lancent des affaires qui sont reprises par les juges et qui leur permettent de justifier l'ouverture de leur procédure spécial. Les rapports entre la justice et les médias sont marqués par par ce point de départ.

C'est-à-dire que ça va se déclencher lorsque le commanditaire aura pu lancer son opération. Ça va se déclencher par les médias d'abord. D'abord quand Mélenchon dit il y a eu un moment où seuls mes comptes à moi étaient disponibles et consultable.

C'est vrai ou pas ? Oui. Pourquoi ?

Alors parce que c'était le compte sur lequel il y avait le plus de demandes des journalistes. Donc la commission a décidé de l'anonymiser en premier et de le mettre à disposition en premier parce que c'était celui sur lequel il y avait le plus de demandes. Ah là je suis stupéfait.

Ça veut dire qu'en fait c'est les médias qui font l'agenda de la commission. En tout cas c'est la commission qui décide de se plier à l'agenda des médias. On peut voir ça comme ça.

Donc ce sont les médias qui vont euh lancer l'opération, la concurrence entre eux, le fait de vouloir faire de l'audience, il y a pas obligatoirement de l'inimitié ou de la méchanceté vis-à-vis de Pierre-Paul Jacques ou vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon, mais c'est qu'une fois qu'il y en a un qui a commencé, on va être dans la surenchère, on va et [raclement de gorge] on va être dans le T pourri qui est un marché tout à fait porteur. Manifestement, certains journalistes étaient informés du calendrier des policiers, du calendrier des perquisitions, du calendrier des investigations. Et nous le savons puisque ces journalistes ont eu la bonne idée de nous prévenir parce qu'ils souhaitaaient des interviews, ils souhaitait des réactions.

Et donc à travers ces demandes d'interview, de réaction, nous avons compris et certains l'ont dit même ouvertement que les perquisitions allaient arriver. [musique] [musique] Notre enquête, on l'a commencé depuis très longtemps et on a on a bouclé le livre une dizaine de jours avant le avant les la faire des perquisitions. C'était pas calculé. lui créera au grand complot comme d'habitude mais nous on est sorti juste après qu'il y a eu les perquisitions et qu'on avait pas vu venir.

Il y a aujourd'hui un mode de fonctionnement qui viole la loi française lourdement et qui est à mon avis une corruption hein euh et et fait par les services de police et par les magistrats. Tout le monde le sait. Donc, il y a un système qui est un système profondément pervers et qui fait que celui qui se retrouve mis en cause est confronté à un hinchage mais mais très difficile parce que il peut pas colmater, c'est impossible, il va y avoir tel journal qui va dire ceci, tel autre journal qui va dire cela. dans une démocratie, surtout lorsqu'on prône la présomption d'innocence, cette collusion entre parquet, police journaliste est forcément néfaste puisque'à partir du moment où les journalistes sont manifestement alimentés par le parquet ou par la police, il ne publie que des éléments à charge et que des éléments qui sont liés à l'accusation. [musique] [musique] [musique] Ça n'existe pas.

En France, il y a pas de journalisme d'investigation. Personne n'investigue rien du tout. La vérité, c'est que ils prennent des pièces qui arrivent de chez les procureurs, qui arrivent de chez les policiers.

Il publient ça et des fois ils disent grâce au documents que nous nous sommes procurés, alors on ne sait pas comment ils se sont procurés. Ça devrait normalement susciter de la part de leur hiérarchie. Une question.

Toute cette affaire du de la relation des personnes qui s'occupent de ces questions avec la police et les magistrats devraient soulever des débats. Mais par où on peut avoir ce genre de débat ? C'est impossible puisque c'est eux qui font les comprer-endus, c'est eux les médias, c'est eux qui racontent.

En politique, il y a même pas besoin de prouver la culpabilité pour que la culpabilité existe. C'est-à-dire que dès l'instant où il existe un article qui dit même en fait parce que il est possible d'utiliser des mots comme emploi fictif, comme détournement de fonds public, comme présomption de culpabilité et tous ces mots-là, il suffit de les dire en politique pour commencer à créer du discrédit [musique] sur la personnalité politique. Il peut arriver que les ces ces chaînes effectivement ça donne à du bashing, à du lynchage aussi parce que euh ça tient beaucoup à la à la structure des invités et des plateaux.

C'est-à-dire que il se trouve souvent des plateaux assez unicolors, assez monocolur où on parle d'un d'un fait, d'une polémique mais sans que les principaux concernés soient là. Donc ça se transforme en tribunal. Ça peut être vraiment une une des attaques pendant un quart d'heure d'un plateau de cinq personnes qui pendant un quart d'heure vont s'attaquer à une personne ou à une autre personne ou ou un fait qui est arrivé et sans aucune contradiction.

Et là effectivement ça devient problématique à part Louis XIV qui aurait pu dire ma personne est sacrée Jul César peut-être et encore. Il a montré qu'il était irrespectueux des institutions. C'est vraiment la ligne jaune qui est franchie.

C'est vraiment Jean-Luc Mélenchon qui est son pire ennemi. Il persistait ici dans le complotisme. Aujourd'hui, c'est Staline, c'est Mao, il a été odieux.

Donc ce type est odieux et orgueux. Alors, il s'agit quasiment d'obstruction, de haine, de comportement déréglé. Le bruit et la fureur, c'est Hitler qui parlait comme ça.

On voit qu'il y a une espèce de rage de hargne corporatiste hein qui n'est justifié que par ça. C'est même pas raisonné. Il nous déteste pour des raisons politiques et il nous haïsent pour des raisons corporatives et tout ça va se déchaîner.

Et ce qui est extraordinaire, c'est pas ça qu'on voit. On a l'impression que ce sont les insoumis qui abusent. Je veux juste souligner tous les mots que vous avez employés vous tous depuis tout à l'heure.

Jean-Luc Mélenchon perscénaire. Attendez écoutez la fin parce que vous en rajouterez des mots. Ben non, je voudrais un pe Vous savez Antoine on n'est pas là pour faire le procès.

On est juste là pour essayer de comprendre ce qui s'est passé cette semaine. Mais vous procédez toujours. C'est ça qui est terrible.

Vous passez votre temps à discréditer les choses que vous avez à nous dire. en étant excessif. Est-ce que c'est quand même pas complètement excessif déplacé ?

Ça n'explique pas bien sûr l'attitude de Jean-Luc Mélenchon qui est quand même dans un état de ner qui peut faire peur prendre chaque sujet mais à ce momentlà vous allez me permettre de pouvoir répondre sur ça certainement pas. Vous avez des regrets par rapport à l'attitude de Jean-Luc Mélenchon le jour de cette perquisition par exemple. Mais bien sûr que si Mélenchon victime de lui-même.

Vous faites pas un tribunal fait pas un tribunal. Ça veut dire qu'ils font une émission en sachant que le but est de faire craquer quelqu'un. Si jamais j'avais pas été convaincu de ce que j'étais en train de faire, euh n'importe qui craque quoi.

Mon intime conviction, c'est que effectivement euh euh ce dossier a été monté euh uniquement pour une opération médiatique et politique sans aucune euh sans aucun fondement juridique ou judiciaire, en tout cas sans aucune infraction qui a été commise ou qui aurait été commise et que le le la volonté était peut-être de nuire à un homme politique de premier plan. Moi, j'ai l'impression que que ça tombe toujours enfin que c'est ces critiques et ces ces ces ces formes de tribunaux médiatiques tombent toujours sur des gens plutôt à gauche et plutôt engagé dans des mouvements sociaux. Voilà.

Enfin, encore un exemple assez récent, c'est la grève des des des enseignants pour euh la correction du bac. Voilà, on expliqué on a expliqué que c'était des extrémistes en voie deations, voilà, des quasiment des terroristes et j'observe que ça tombe effectivement toujours sur sur les mouvements sociaux, sur les mouvements contestataires en cré à gauche. En ce moment, partout en France, tous ceux qui ont travaillé avec moi ou qui ont été proches de moi dans les années dernières subissent une perquisition. partout.

On leur prend leur téléphone, on leur prend leurs ordinateurs. Voilà le début du nouveau ministre de l'intérieur et de la ministre de la justice. Voilà ce qu'ils sont en train de faire dans tout le pays pour intimider et faire peur.

Je vous demande de pas avoir peur, de pas avoir peur et de protester parce que ça n'est pas de la justice, ça n'est pas de la police. Nous ne méritons pas un déploiement pareil. On croirait l'arrestation de de je sais pas quoi, d'un gang, d'un d'une bande.

D'accord. Voilà à quoi sont occupés ces gens. Ce Facebook que réalise Jean-Luc Mélenchon pendant la perquisition est très n enfin est très très commenté sur l'échelleinfo parce que c'est nouveau parce que c'est jamais vu.

Donc voilà, on passe ton temps les présentateurs passent leur temps à expliquer que c'est il dit c'est jamais vu sous la 5e République quelqu'un qui se filme en train d'être perquisitionné et effectivement ces images tournent en boucle toute la journée. On commence à critiquer cette manière de servir des réseaux sociaux par Jean-Luc Mélenchon en expliquant que le les réseaux sociaux de toute façon ce sont les réseaux des extrêmes. Donc que ça va ça va alimenter le le complotisme et la victimisation de des militants de la France insoumise.

Donc en fait que c'est peut-être effectivement un coup monté pour se victimiser et pour entretenir le complotisme des militants de la France insoumise. En plus il sait quel canaux il va utiliser parce que les canaux des extrêmes sont les canaux des réseaux sociaux. Ils ont énormément de de followers, énormément de gens qui les suivent et et donc que ce soit à l'extrême droite ou à l'extrême gauche et donc il va utiliser cet outil là pour justement faire une propagation de son message.

Le plan de bataille des autres, c'est on fait des perquisitions puis il y en a tellement que nécessairement ça fite dans la presse hein parce que il y a un journaliste qui traîne là donc vous comprenez et cetera. Donc le plan de bataille c'est il y a les perquisitions, on est dans l'incapacité de réagir parce qu'il faut pas oublier qu'on a on a personne à son téléphone à ce moment-là. On n'est pas capable de communiquer entre nous.

On n'est pas capable non plus de communiquer au sens propre, c'est-à-dire de faire des de faire justement ce genre de truc, des live Facebook, des photos et cetera, de raconter ce qui se passe. Et dans la foulée et ben logiquement, c'est les médias qui viennent raconter à notre place ce qui est en train de se passer. Et Jean-Luc, il a ce coup de génie du live Facebook, il reprend le contrôle de ce qui est en train de se passer à ce moment-là.

En réalité, face à cette campagne médiatique, on a deux options. La première, c'est d'essayer de s'exprimer médiatiquement également. Donc c'est une option que nous avons évidemment prise individuellement comme collectivement.

Premièrement, il n'y a pas eu de surfacturation. Deuxièmement, Médiascope n'a pas surfacturé. Troisièmement, il n'y a pas eu de détournement de fonds publics.

Quatrièmement, [grognement] il n'y a pas d'enrichissement personnel. C'est très important. C'est posé.

L'interview de Sovia chez Kikirou au chez chez Rutel CRF va remettre un petit peu les choses au point parce que c'est la première fois, je pense, que il y a une interview aussi longue jusqu'à maintenant. C'était on intervie un petit peu les gens de la France insoumise à la sortie de l'Assemblée nationale voilà ou sur un plateau au milieu de de gens qui étaient opposé donc ils étaient un peu face à un tribunal et là pour une fois il y a une il y a une discussion qui s'engage un peu sur le fond et où il y a des arguments qui sont échangés enfin des arguments qui sont qui sont apportés par Sopia Chikirou et ça calme un peu les choses parce que là du coup on compr on comprend mieux ce qui se passe. On peut être d'accord pas juger qu'elle a raison, qu'elle a tort, qu'elle peut-être allemand, je ne sais pas.

Mais au moins ça remet, on sait de quoi on parle. Il y a toujours deux stratégies par rapport [musique] la contreoffensive par rapport au l'offer. Ça passe de toute façon par la mobilisation populaire.

Il y a pas d'autre chemin que celui-là. C'est-à-dire, il faut faire prendre conscience à la population de ce qui est en train de se passer au-delà de son propre cas individuel. Parce que ce qui est en jeu, c'est pas simplement à ce moment là une personne ce qui va être en jeu, bah c'est une une conception même en réalité de la société.

Aujourd'hui, le niveau de connaissance et disons de propagation de la de l'alerte et de la critique sur l'offer augmente partout dans le monde. C'est un sujet qui est en train de de naître. C'est un sujet qui est en train de de s'imposer peu à peu dans le débat public.

Il y a aujourd'hui au Brésil en particulier tous les gens qui se sont intéressés qui peuvent être des gens qui étaient prolou des gens qui étaient moins prolas mais qui s'inquiètent des dérives de ce type de justice là en démocratie aujourd'hui s'organise ont pris des initiatives pour justement interpeller la les institutions internationales l'ONU la cour de justice internationale et cetera pour qu'on on on reconnaisse ce délit de l'aufer en quelque sorte c'est en train de se faire ça a déjà commencé si le l'ffer s'impose la seule manière de lutter contre contre le l'enfer, c'est pas en accourant la justice puisque [rires] celle-ci est politisée, puisque celle-ci est injuste. Et donc c'est évidemment la mobilisation populaire qui va pouvoir faire un contrepouvoir en fait à ce pacte d'élite. On est prêt à subir l'acharnement que lorsqu'on voit que ça arrive quoi.

C'est la l'assurance sur le fait de de de de vivre cette pression, tu peux être sûr que tu passes un peu cet obstacle que lorsqu'il est face à toi. Donc la seule chose qui est sûre quand tu es militant, c'est que tu dois faire face. Voilà, tu dois faire face à ça.

Ça veut pas dire que tu arrive à faire face et ça veut pas dire que tu surmontes l'obstacle. Et surtout faire face que tu sors indemne de ce face- à faceace que tu as avec la répression policière, judiciaire, la répression d'État. Quand l'État exerce cette pression-là, la seule force qui est la tienne, le seul moyen de pouvoir éviter euh qu'on fasse de toi n'importe quoi, c'est le soutien le plus large. [acclamation] La solérité, c'est la seule chose qui reste pour euh pour nous en fait.

Si on y va un par un, on est broyé. Voilà. Si on avance tout seul, on se fait détruire par la machine en face.

Ils ont toute la machine étatique pour détruire les gens à parin. Euh, on a la chance entre guillemets qu'il pensent qu'on raisonne comme eux en face. C'est qu'on a des gens enfin individualistes qui gagnent des somme faramineuse par rapport à ce qu'ils font.

Ils pensent que nous petit peuple on raisonne de la même façon et ce qui nous sauve bah c'est notre solidarité, notre conscience en se disant bah on va pas se laisser faire et que les petites gouttes d'eau font les grandes rivières. On va continuer. Il y a plein de lanceurs d'alerte, plein de gens qui mènent des combats différents et c'est que tous ensemble parce que finalement c'est le peuple.

Nous, on est très nombreux, on a des fois du mal à s'organiser, on a des fois du mal à se comprendre, mais finalement c'est la force populaire et c'est cette force qui va les arrêter parce qu'au bout d'un moment, il représente 1 % de la population. Donc quo on aura pris conscience qu'on est beaucoup plus nombreux et que c'est nous qui dirigeons le pays si on [musique] veut vraiment le diriger et qu'on peut avoir quelque chose d'adapté à ce qu'on veut. On observe qu' a y a il y a une utilisation toujours plus grande des instruments de justice, des instruments de police par le pouvoir néolibéral. tout simplement parce que à partir du moment où il est contesté par toujours plus de monde, moi mon point de vue c'est qu'il devient de plus en plus autoritaire et moi j'hésite pas à dire qu'aujourd'hui en réité c'est un régime autoritaire [musique] qui s'installe.

Faut pas avoir des mots. Il y a une nécessité à regrouper nos forces sur la question de de l'antirépression. personne [musique] n'est protégé euh lorsqu'il revendique [musique] le pas nous on est là on est là on est là on est là pas on est là pour l'honneur des travailleurs et pour un monde le meilleur même si neol pas Nous on est là de ces journées.

Je garde d'abord une énorme tristesse qu'on m'est infligé ça, qu'on est infliger à mes proches, à mes amis, qu'on ait donné cette image de la justice et de la police parce qu'après passe derrière pour expliquer qu'il faut respecter la loi. C'est très difficile. La seule chose dont je pourrais dire que je suis fier, c'est que personne n'a baissé les yeux en cette circonstance.

Les députés ont accouru aussitôt, les militants politiques, les dirigeants sont arrivés. C'est on est en pleine heure de travail. Certains quittent leur boulot pour venir de ça.

Oui, je suis fier parce que je me dis il y a un ressort d'indignation et d'insoumission qui est assez puissant pour que tous ces gens prennent ce risque parce qu'il faut pas croire que c'est facile de tenir tête. Aucun de mes amis dans cette circonstance n'a failli à son devoir. J'en veux beaucoup à tous ceux qui ont organisé ça, mais je pense que leur niveau de conscience est très faible et puis ils ont tort de croire qu'ils resteront impunis.

Moi, je sais pas ce qui va m'arriver d'une certaine façon. Peu m'importe, ma vie est faite euh et euh la part d'affection que je me suis euh assuré, elle sera pas remise en cause. Mais eux oui, eux un jour viendra où ça se saura.

Pourquoi ils ont fait ça ? Qui l'a fait ? Et ça c'est que la petite partie de ce qu'on voit.

Il y a pas un cas Mélenchon France insoumise, c'est un aspect de quelque chose de beaucoup plus ample qui est une méthode générale permanente. Ils l'ont utilisé de toutes les manières possibles. Donc vous voyez, il y a un effet de système.

Un jour, tout ça finira par arriver à la lumière. Bon, j'espère le voir. [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] Ah. [musique] [musique] S [musique] [musique]