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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 12 mai 2019 16 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsImmigration & asileSolidarités & famille

Réunion publique à Draguignan (83) : discours de Gilbert Collard

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 80 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:06Invité politiquePromesse
    « nous avons décidé, Marine Le Pen et celles et ceux qui l'accompagnent, d'accomplir une révolution du bon sens. »
  • 1:54Invité politiqueFait
    « je porte Verdun, Notre-Dame de Paris, et je ne pense pas qu'aucune flèche d'aucune cathédrale qui puisse se briser sous le regard du ciel puisse un jour briser mon cœur comme la flèche de la cathédrale Notre-Dame de Paris a pu le faire en s'effondrant dans les flammes. »
  • 4:30Invité politiqueFait
    « pour qu'on puisse faire fonctionner l'appareil énorme, colossal, bancaire, de cette Europe du marché, qui ne marche pas. »
  • 5:17Invité politiqueFait
    « Et aujourd'hui, on a une technocratie bancaire, une bureaucratie, des concurrences dans les normes sociales, fiscales, qui font que nous sommes au cœur de l'Europe, les rivaux de l'Europe. »
  • 5:34Invité politiqueFait
    « C'est l'Europe, telle qu'on l'a conçue, qui a assassiné la fraternité européenne. »
  • 5:55Invité politiqueFait
    « Non, c'est la paix mondiale qui a permis l'Europe. C'est très différent. »
  • 6:53Invité politiqueFait
    « « Il est indiscutablement au paradis des grandes âmes médiatiques, il n'y a pas de doute, vie droite, irréprochable, socialiste, la blanchisserie des temps modernes, le socialisme. » »
  • 7:25Invité politiqueFait
    « « Vous y entrez pourri, pétiniste, raciste, vous en sortez vierge comme Jeanne d'Arc, en laquelle il ne croit pas. » »
  • 10:14Invité politiqueFait
    « cette diabolique loi électorale fait que nous sommes absolument pas en mesure de représenter la réalité de l'électorat. »
  • 11:50Invité politiqueFait
    « L'immigration, l'immigration, mais c'est un bienfait. »
  • 13:16Invité politiqueFait
    « Merci, M. Macron, vous qui, devant Merkel, vous agenouillez. »
  • 13:20Invité politiqueFait
    « Parce qu'il faut quand même savoir que quand Hollande a été élu, le jour où il est parti en avion, vous savez l'avion qui a pris la foudre, pour rencontrer Merkel. »
  • 14:48Invité politiquePromesse
    « avec la liste que conduit M. Bardella, orateur remarquable, avec le courage, la ténacité de notre forteresse volante, parce qu'elle est partout, Marine Le Pen, nous allons non seulement gagner les européennes, mais nous allons tout gagner. »

Temps de parole

  • Gilbert Collard100 %

0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:06
Gilbert Collard

Franchement, j'aime ça. Ne me faites pas rire, je dois être sérieux. Comme d'habitude. Mes amis, je voudrais tout d'abord saluer et remercier David Racheline. Je voudrais également remercier Frédéric Boccaletti et puis le maire du Luc, Pascal Vérel, qui avant que j'arrive a eu l'indécence d'aller faire goûter à mes amis du rosé sans que je sois là. Que ça ne se reproduise plus. Alors, en ces temps difficiles, nous avons décidé, Marine Le Pen et celles et ceux qui l'accompagnent, d'accomplir une révolution du bon sens. La plus difficile, la plus compliquée. Je pense que vous, comme moi, comme nous, nous aimons l'Europe, mais notre patrie, ça n'est pas Bruxelles.

Non, ma patrie, c'est la France. Mon identité, c'est la France. Et dans les sanctuaires de ma mémoire, je porte Verdun, Notre-Dame de Paris, et je ne pense pas qu'aucune flèche d'aucune cathédrale qui puisse se briser sous le regard du ciel puisse un jour briser mon cœur comme la flèche de la cathédrale Notre-Dame de Paris a pu le faire en s'effondrant dans les flammes. On peut me raconter ce que l'on voudra.

Jamais, dans la hiérarchie des sentiments, dans la hiérarchie de l'histoire, dans la hiérarchie des vies qui m'ont précédé, celle de mon père, celle de votre père, celle de ma mère, celle de votre mère, de votre grand-père, de votre grand-mère, dans cette hiérarchie, rien ne les surpassera. Dans la nuit du temps, il y a, pour moi, quelque part, Verdun, Saint-Denis, nos cathédrales, nos tombeaux, nos identités multiples, mais récemment françaises. Et je crois que l'on peut aimer l'Europe à la condition d'aimer d'abord la France, parce que c'est l'enjeu. On peut avoir sa patrie de chair, d'histoire, immarcessible, inaudible, comme une musique dans le lointain qui se perd.

On peut avoir sa France qu'on aime. Et à côté, oui, on peut construire, on aurait dû construire une autre patrie humaine, non pas un organigramme, non pas un comptoir de banques, où des macrons viennent distribuer, ici ou là, au marché des subventions, des aides, pour qu'on puisse faire fonctionner l'appareil énorme, colossal, bancaire, de cette Europe du marché, qui ne marche pas. On peut, si on veut, avoir cette patrie qu'on aime, et une Europe qui deviendrait par les nations, une patrie humaine des nations.

Mais il aurait fallu pour ça que les multinationales, que les conglomérats financiers, que les lobbies, que les trusts bancaires, que la financiarisation ne l'emportent pas sur l'humain. Et aujourd'hui, on a une technocratie bancaire, une bureaucratie, des concurrences dans les normes sociales, fiscales, qui font que nous sommes au cœur de l'Europe, les rivaux de l'Europe. C'est l'Europe, telle qu'on l'a conçue, qui a assassiné la fraternité européenne. Et c'est terrible, alors qu'on ne vienne pas nous dire que l'Europe, c'est la paix. Non, c'est la paix mondiale qui a permis l'Europe. C'est très différent.

Et qu'on ne vienne pas nous dire « Vous me direz, il vaut mieux, mon cher Jordan, que tu t'habitues, parce que les macronades vont macroner. » On va en prendre plein la tête. Alors tu as le choix entre le casque à pointe, le casque plat, ou le casque traditionnel. Voilà. Moi, j'obtiens pour la trancher. Quoique, il faut en sortir. Alors, les macronades nous macronisent en proférant qu'on est des nationalistes. Et voilà que Macron exhume des eaux thermales de Vichy la phrase du président Mitterrand « Il est indiscutablement au paradis des grandes âmes médiatiques, il n'y a pas de doute, vie droite, irréprochable, socialiste, la blanchisserie des temps modernes, le socialisme.

» « Vous y entrez pourri, pétiniste, raciste, vous en sortez vierge comme Jeanne d'Arc, en laquelle il ne croit pas. » Mais le plus extraordinaire, c'est que ça blanchit tellement que vous pouvez même vous retrouver dans « La République en marche ». Alors, la DCA, macroniste, j'allais dire une connerie, et comme de ma vie je n'ai jamais pu m'empêcher de les dire quand elles viennent, elle est... « Ah oui, mais après les emmerdements, c'est moi qui les ai, hein, bon... » « Mais je pense que la pire des choses qui pourrait arriver à la DCA macroniste qui nous mitraille comme ça, c'est qu'elle chope un vol d'oiseau. » « Alors, il...

» « Dix minutes, hein, et tu me préviens quand c'est l'heure, hein ? » « Non, non, mais parce qu'attendez, il y a la patronne qui attend. Encore que c'est quand même agréable de la faire patienter. Mais elle va s'énerver après, bon... » Donc, je disais, je vais conclure, on va nous macroner. Oui, on peut le dire. Il reste 15 jours, et tout va nous tomber dessus.

9:29
Locuteur

Tout.

9:30
Gilbert Collard

On va avoir droit à tout. À tout. Mais on s'en tape. Ah oui, ça, pour... Ça... Il n'y a pas l'ombre d'un doute. Philippe Seguin, gaulliste, avait fait à la Chambre des députés... Mais encore quelques députés. Des vrais. Nous en avons, nous. Mais malheureusement, cette diabolique loi électorale fait que nous sommes absolument pas en mesure de représenter la réalité de l'électorat. Philippe Seguin, à la tribune, avait dit, « Mais c'est quoi, ce terrorisme intellectuel ? » Je le cite. « Parce qu'on n'est pas d'accord avec la figure qu'offre l'Europe. on est un nationaliste va-t'en guerre. » Déjà, vous vous rendez compte. Alors, il se renouvelle comme les bandelettes des momies.

Vous pouvez les prendre depuis 30 ans. c'est toujours « Attention, le fascisme arrive. Attention, les libertés sont menacées. Attention, attention, ils pratiquent l'amalgame. Attention, des terroristes. Ah ! Je n'ai pas trop entendu parler de cela. Des frontières ? Ah ! Il n'y en a pas. mais on va s'en occuper. Ne vous inquiétez pas. On a tout fait pour les abolir. On a tout fait pour n'importe qui puisse entrer. Mais on va s'en occuper une fois qu'on sera réélu, mon oeil. L'immigration, l'immigration, mais c'est un bienfait. Vous avez vu qu'il y avait un problème avec l'immigration ?

Vous disent-ils du confort de leurs appartements, du 16e ou du 17e entre biscottes, croissants et autres choses que je ne nommerai pas ? Alors, pour conclure, et à regret, parce que je me sépare de vous par ce lien magique du verbe et de l'écoute, j'ai un peu l'impression qu'on est chacun en face, l'un de l'autre, voyez-vous. mais Marine va venir et c'est bien mieux que vous l'écoutiez, elle, que moi. Le combat, le combat, mes amis, chacun d'entre vous doit le mener. Vous allez vous battre pour que cette Europe change de visage, pour qu'elle n'ait plus, excusez-moi, cette gueule de banque, cette tranche de fric, ce faciès insupportable de technocrates butés, bornés, méchants.

L'Europe doit changer. On nous dit que tout va bien, jamais autant de pauvres. Merci, M. Macron, vous qui, devant Merkel, vous agenouillez. Parce qu'il faut quand même savoir que quand Hollande a été élu, le jour où il est parti en avion, vous savez l'avion qui a pris la foudre, pour rencontrer Merkel. Ce qu'on ne savait pas, c'est que le coup de foudre, il se l'était pris un peu avant rue du Cirque. Ça, on ne nous l'avait pas dit. Mais tout gonflé, il pensait, s'imposait à Merkel. Bon, il est revenu foudroyé et rien n'a changé. Macron a fait pareil.

Il y est allé et il est reparti, il est reparti, il est reparti, il est reparti, il est reparti, il est reparti, il est reparti, il est reparti, il est reparti, avec sa boîte de blédines, complètement soumis à maîtresse Merkel, qui les marque, excusez-moi, je ne l'ai pas fait exprès, qui les marque, à la culotte, nos présidents. Alors, avec la liste que conduit M. Bardella, orateur remarquable, avec le courage, la ténacité de notre forteresse volante, parce qu'elle est partout, Marine Le Pen, nous allons non seulement gagner les européennes, mais nous allons tout gagner, parce que la France, change, parce qu'elle change grâce à vous, par vous.

Merci d'être chacun la force intérieure dont on a besoin, car s'il n'y a pas de force intérieure, il n'y a pas de politique. De Gaulle était d'abord une force intérieure, Clémenceau était d'abord une force intérieure, Marine est d'abord une force intérieure. Vous êtes cette force intérieure, levez-vous, aidez-nous à gagner ! à gagner ! À gagner !

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